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Le Nürbur­gring, une ma­gni­fique ex­pé­rience… cy­cliste

Le 25 juillet, Phi­lippe, un ami Lié­geois avec qui j'ai déjà fait plu­sieurs sor­ties cy­clistes en Ar­denne et ailleurs, m'a contacté pour me pro­po­ser une ex­cur­sion ori­gi­nale : aller en Al­le­magne par­cou­rir le cir­cuit au­to­mo­bile du Nürbur­gring à vélo le di­manche sui­vant (27 juillet).

En effet, du ven­dredi 25 juillet au di­manche 27 juillet de cette année, ce cir­cuit lé­gen­daire a été ré­servé aux cy­clistes lors d'une grande « ker­messe » du vélo ap­pe­lée Rad am Ring.

On peut no­tam­ment (si on est en­traîné en consé­quence !) par­ti­ci­per à la prin­ci­pale com­pé­ti­tion or­ga­ni­sée ce long week-end : les 24 heures vélo du Nürbur­gring. Seul, ou en équipe, on fait au­tant de tours de cir­cuit que pos­sible du­rant 24 heures ré­par­ties entre le sa­medi et le di­manche. Mais on peut éga­le­ment par­ti­ci­per à des courses en lignes de res­pec­ti­ve­ment 25, 75 et 150 km or­ga­ni­sées le sa­medi. Ou bien, et c'est l'op­tion que m'a pro­po­sée Phi­lippe, on peut par­cou­rir au­tant de tours de cir­cuit que l'on sou­haite, selon ses ca­pa­ci­tés et son envie, entre 7 h 30 et 14 h 30 le di­manche matin, pen­dant que les par­ti­ci­pants du 24 h conti­nuent leur cal­vaire pé­riple. Cela s'ap­pelle le Nord­schlei­fen Tou­ren­fah­ren, ou le Nord­schlei­fen Tour pour les non-Ger­ma­no­phones.

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Des OVNI (Ob­jets Vé­lo­ci­pé­diques Non Iden­ti­fiés) lan­cés à toute vi­tesse sur le Nürbur­gring.

 

Après avoir ac­cepté la pro­po­si­tion de Phi­lippe, j'ai cher­ché à me ren­sei­gner un peu plus sur le Nürbur­gring en gé­né­ral. Tout d'abord au­près de Phi­lippe lui-même, grand ama­teur de sport au­to­mo­bile, et bien sûr au­près de di­vers sites web, par­ti­cu­liè­re­ment la ver­sion an­glo­phone du site du Rad am Ring lui-même (je parle très peu l'al­le­mand, bien que ma connais­sance du néer­lan­dais, langue proche, me per­mette par­fois de m'en sor­tir). Voici en gros ce que j'ai ap­pris.

Le Nürbur­gring se trouve dans le mas­sif de l'Ei­fel, le­quel est situé à l'est de la Bel­gique et au nord-est du Luxem­bourg, et est ré­parti entre les Länder al­le­mands de Rhé­na­nie du Nord-West­pha­lie et Rhé­na­nie-Pa­la­ti­nat. Géo­gra­phi­que­ment c'est un pro­lon­ge­ment de l'Ar­denne, à la­quelle il res­semble beau­coup en ap­pa­rence, mais il en dif­fère géo­lo­gi­que­ment de par sa na­ture vol­ca­nique (qu'on se ras­sure, ces vol­cans sont éteints de­puis long­temps).

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Un pay­sage ty­pique de l'Ei­fel (source : Wi­ki­pé­dia, comme toutes les images sans logo illus­trant cet ar­ticle).

 

Comme l'Ar­denne, il s'agis­sait au­pa­ra­vant d'une ré­gion très dé­fa­vo­ri­sée éco­no­mi­que­ment. Dans les an­nées 20, les au­to­ri­tés al­le­mandes dé­ci­dèrent de pla­cer leur futur cir­cuit au­to­mo­bile na­tio­nal en plein cœur de ce mas­sif, dans le but entre autres de dy­na­mi­ser l'éco­no­mie lo­cale. Ledit cir­cuit fut achevé en 1927 après deux ans de tra­vaux. Il se trouve dans la lo­ca­lité d'Ade­nau, en Rhé­na­nie-Pa­la­ti­nat, près d'un cha­teau en ruine ap­pelé Nürburg qui lui a donné son nom, le Nürbur­gring.

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Le Nürburg.

 

Le cir­cuit du Nürbur­gring était en fait consti­tué de deux par­cours en boucle très dif­fé­rents : la Nord­schleife (boucle nord), im­mense cir­cuit d'alors 22,8 km de long, et la Südschleife (boucle sud), beau­coup plus courte avec 7,7 km. Les deux boucles, ayant en com­mun la ligne droite des stands et sa pa­ral­lèle, pou­vaient être par­cou­rues sé­pa­ré­ment, ou com­bi­nées en un seul cir­cuit de 28,3 km. Mais très vite, c'est la Nord­schleife qui de­vint pré­pon­dé­rante.

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L'an­cien Nürbur­gring, consti­tué de la Nord­schleife en haut et de la bien plus courte Südschleife en bas (cli­quer sur l'image pour plus de net­teté).

 

Ra­pi­de­ment, le Grand Prix d'Al­le­magne de For­mule 1 prit place sur la Nord­schleife, ainsi que de nom­breuses autres courses. Elle de­vint un des cir­cuits les plus ré­pu­tés du sport au­to­mo­bile, de par sa lon­gueur re­mar­quable, son site pri­vi­lé­gié au mi­lieu d'une na­ture très pré­sente, et sa concep­tion même, tout en pentes mon­tantes et des­cen­dantes, sou­vent longues et sé­vères. Le plat est vrai­ment une den­rée rare sur ce cir­cuit !

Mal­heu­reu­se­ment, elle ac­quit éga­le­ment la ré­pu­ta­tion (jus­ti­fiée) d'être un des cir­cuits les plus dan­ge­reux au monde. Un nombre très élevé d'ac­ci­dents s'y sont pro­duits, sou­vent mor­tels. La Nord­schleife fut sur­nommé The Green Hell, l'en­fer vert, Die Grüne Hölle en al­le­mand par le cham­pion de For­mule 1 Ja­ckie Ste­wart. Un sur­nom qui lui est resté… Au point qu'en 1970, les cou­reurs de For­mule 1 dé­ci­dèrent de boy­cot­ter le cir­cuit, qui re­prit sa place l'an­née sui­vante après l'in­tro­duc­tion d'amé­na­ge­ments de sé­cu­rité sup­plé­men­taires. Mais cela ne suf­fit pas, et il fut dé­cidé avant même qu'il ait lieu que le Grand Prix d'Al­le­magne 1976 de For­mule 1 se­rait le der­nier à par­cou­rir la Nord­schleife. Le ter­rible ac­ci­dent qu'y eut Niki Lauda cette an­née-là (voir plus loin) n'a évi­dem­ment pas aidé à chan­ger cette dé­ci­sion.

On construi­sit donc, à l'em­pla­ce­ment de la Südschleife (tom­bée pro­gres­si­ve­ment en désué­tude et fi­na­le­ment désaf­fec­tée et en par­tie dé­truite), le cir­cuit de for­mule 1 ac­tuel du Nürbur­gring, le Grand-Prix-Strecke, le­quel fut opé­ra­tion­nel à par­tir de 1984. Ac­tuel­le­ment le Grand Prix d'Al­le­magne prend place al­ter­na­ti­ve­ment sur ce cir­cuit et celui d'Ho­cken­heim.

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Le Nürbur­gring dans sa confi­gu­ra­tion ac­tuelle : la Nord­schleife en haut (au­jour­d'hui 20,8 km) et le cir­cuit de for­mule 1 ac­tuel (Grand-Prix-Strecke, 5 km), en bas, qui en com­pa­rai­son fait fi­gure de mi­nus­cule ap­pen­dice cau­dal. Là aussi, il vaut mieux cli­quer sur l'image pour qu'elle soit plus nette.

 

Néan­moins, la Nord­schleife est tou­jours là, avec ses 20,8 km ac­tuels et sa lé­gende in­tacte. Côté com­pé­ti­tion au­to­mo­bile, elle ne sert plus guère de cadre qu'aux 24 heures du Nürbur­gring qui ont lieu tous les ans. Mais elle reste très po­pu­laire au­près des ama­teurs de sport au­to­mo­bile en gé­né­ral. Elle est ré­gu­liè­re­ment ou­verte à tout type de voi­ture, et beau­coup de construc­teurs au­to­mo­biles pro­fitent de son tracé, par­ti­cu­liè­re­ment exi­geant pour la mé­ca­nique, pour y ef­fec­tuer des tests pous­sés sur leurs mo­dèles de série.

Et puis, un week-end par an, elle est donc le cadre de la Rad am Ring, à l'ori­gine de cet ar­ticle. Un grand nombre de cy­clistes par­ti­cipent à cet évé­ne­ment, et cette année j'étais donc parmi eux ! Je vous pro­pose de vous em­me­ner sur mon porte-ba­gages (vir­tuel) pour vous faire dé­cou­vrir ce cir­cuit un peu plus en dé­tail.

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Votre ser­vi­teur et son bo­lide sur la Nord­schleife.

 

Le par­cours de la Nord­schleife com­mence par une longue des­cente, suivi par un « coup de cul » ter­rible qui fait pas­ser du plus gros bra­quet au plus petit en quelques se­condes. Les voi­tures de com­pé­ti­tion font sou­vent des sauts im­pres­sion­nants au som­met de cette bosse, en­traî­nant par­fois des crashes spec­ta­cu­laires, té­moin la vidéo ci-des­sous… Ha­sard des dé­no­mi­na­tions, cet en­droit s'ap­pelle le Flug­platz (aé­ro­drome), parce qu'un aé­ro­drome se trou­vait tout près au­pa­ra­vant.

In­croyable, le pi­lote s'en est sorti sans une égra­ti­gnure !

Juste après, à nou­veau une longue des­cente, à 11 % maxi, jus­qu'au Fuchsröhre, le ter­rier du re­nard. C'est l'oc­ca­sion de se faire plai­sir en cher­chant à at­teindre sa vi­tesse maxi­male, en voi­ture comme à vélo. Il n'est pas rare de voir des cy­clistes y dé­pas­ser les 100 km/h. Pour ma part, je me suis contenté d'une pointe à 83 km/h…

L'in­té­gra­lité de la des­cente vers le Fuchsröhre, à 85 km/h maxi pour le cy­cliste qui filme.

Et puis, à nou­veau une courte re­mon­tée qui fait mal aux jambes et per­met de tes­ter le pas­sage de vi­tesses, et en­core une des­cente, plus longue et plus ré­gu­lière, où l'on peut dé­pas­ser quand même le 70 km/h. Elle mène au point le plus bas du cir­cuit situé à 320 m d'al­ti­tude.

Un peu plus loin, c'est le Berg­werk, la mine, parce qu'une mine avait été ex­ploi­tée à cet en­droit. C'est le début de la por­tion as­cen­dante du cir­cuit. Juste avant ce Berg­werk, dans un léger vi­rage à gauche, a eu lieu le fa­meux ac­ci­dent de Niki Lauda. À voir à ce sujet, la vidéo ci-des­sous et l'ex­cellent film Rush de Ron Ho­ward, axé sur la ri­va­lité spor­tive entre Niki Lauda et James Hunt (par ailleurs vain­queur du Grand Prix d'Al­le­magne le jour de l'ac­ci­dent de Lauda).

Sur un re­plat au cours de la mon­tée, se trouve le Ca­rac­ciola-Ka­rus­sell, du nom d'un pi­lote de l'entre-deux-guerres qui fut le pre­mier à oser em­prun­ter la berme en béton bien vi­sible sur l'image ci-des­sous.

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Le Ca­rac­ciola-Ka­rus­sell.

 

La Hohe Acht, dont l'en­tame se situe juste après le Ka­rus­sell, est le point le plus haut du cir­cuit à 618 mètres. Son nom est le même que celui du point culmi­nant de l'Ei­fel, pas très éloi­gné, qui at­teint lui 747 mètres d'al­ti­tude. C'est la por­tion la plus pen­tue du cir­cuit et donc la plus exi­geante pour les mé­ca­niques… et pour le cy­cliste.

Une pe­tite vidéo du Rad am Ring 2011 mon­trant le pas­sage de la Hohe Acht… et don­nant une idée de sa dif­fi­culté (17 % sur les 200 der­niers mètres).

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La vé­ri­table Hohe Acht, toit de l'Ei­fel.

 

Lors de notre der­nier tour, Phi­lippe m'a pointé une bande de route désaf­fec­tée du cir­cuit (mais ac­ces­sible aux pié­tons et cy­clistes) ap­pe­lée Steil­strecke, une ligne droite de 500 mètres ul­tra-pen­tue : 27 % maxi ! Elle est re­pré­sen­tée sur les cartes du cir­cuit ci-des­sus par le tout petit trait grisé qui joint la Klos­ter­tal et la Hohe Acht en « shun­tant » le Ka­rus­sel. Comme j'avais alors les jambes lourdes, j'ai pré­féré ne pas m'y ris­quer mal­gré l'in­vi­ta­tion de Phi­lippe, et j'avoue le re­gret­ter main­te­nant, car je de­vrai at­tendre un an avant d'avoir à nou­veau l'oc­ca­sion de la domp­ter !

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La Steil­strecke, conçue à l'ori­gine pour tes­ter les mo­teurs sur une pente ex­trême.

 

Après la Hohe Acht suivent une suc­ces­sion de mon­tagnes russes pas par­ti­cu­liè­re­ment no­tables mais tou­jours casse-pattes, puis une longue ligne droite (Döttin­ger Höhe), conte­nant le seul (court) pas­sage de vrai plat, avant la côte fi­nale si­gni­fiant la fin de la Nord­schleife. Et la boucle est bou­clée !

Ceux qui veulent en­core plus de pré­ci­sions sur ce ma­gni­fique cir­cuit peuvent consul­ter ce des­crip­tif très poussé, dé­taillant point par point (pour les au­to­mo­bi­listes) tous les en­droits stra­té­giques de la Nord­schleife, avec vi­déos à la clef, en an­glais. Les plus pa­tients parmi les mor­dus de la pe­tite reine pour­ront vi­sion­ner l'in­té­gra­lité des 54 mi­nutes de la vidéo ci-des­sous, mon­trant un tour du Nürbur­gring com­plet (le pre­mier tour en fait), Grand-Prix-Strecke + Nord­schleife, lors des 24 h vélo de 2013.

Le par­cours de la Nord­schleife pro­pre­ment dite com­mence aux 5 min 40 s de la vidéo pour finir aux 52 min 20 s. Vous pou­vez es­sayer d'y re­con­naître les points-clés que je vous ai si­gna­lés dans l'ar­ticle ! :-) Le reste de la vidéo et du par­cours se passe sur une par­tie du Grand-Prix-Strecke.

Pour notre part, Phi­lippe et moi avons pu faire quatre tours com­plets de la Nord­schleife, plus un dé­tour vers le nou­veau cir­cuit, avant que l'en­semble ne soit fermé aux cy­clistes. Soit un peu plus de quatre heures de vélo, 88 km et 21 km/h de moyenne à mon comp­teur pour 2000 m de dé­ni­ve­lée. On n'est pas loin de la dif­fi­culté d'une ex­cur­sion mon­ta­gnarde ! Le tout sous un ma­gni­fique so­leil et sur un bi­tume ab­so­lu­ment par­fait, qui nous chan­geait agréa­ble­ment de nos routes belges ha­bi­tuelles.

De fait, l'ex­pé­rience nous a tel­le­ment plu que nous en­vi­sa­geons de par­ti­ci­per l'an­née pro­chaine aux 24 heures vélo… dans la me­sure où notre condi­tion phy­sique nous le per­met­tra ! Douze heures de vélo cha­cun sur un par­cours pa­reil, nous avons pu voir que ce n'est pas à prendre à la lé­gère. Mais si notre forme n'est pas suf­fi­sante, nous pour­rons tou­jours re­faire le Nord­schlei­fen Tour avec le nombre de tours qui nous convien­dra ! Et vous aussi, peut-être ?

19 com­men­taires
1)
toto
, le 14.08.2014 à 07:52

Le pas­sionné de vélo que je suis vous re­mer­cie pour cet ex­cellent ar­ticle!

3)
To­TheEnd
, le 14.08.2014 à 11:20

Ex­cellent compte rendu de ce my­thique cir­cuit… et une réelle sur­prise pour moi car je ne connais­sais pas cet évè­ne­ment! Je trouve ori­gi­nal et ça me donne presque envie de par­ti­ci­per… avec ma voi­ture et le vélo sur le toit;-)

T

4)
Fran­çois Cuneo
, le 14.08.2014 à 18:02

Super!

Et en cou­rant, c’est quel di­manche?:-)

5)
Franck Pas­tor
, le 14.08.2014 à 18:46

To­TheEnd, si tu roules avec ta voi­ture sur le cir­cuit ce week-end-là, je vais en cre­ver les quatre pneus, comme ça ça te for­cera à mon­ter sur ton vélo ! :-b

Fran­çois, c’était le sa­medi 26 juillet cette année, donc le même week-end que la Rad am Ring, qu’avait lieu ce que tu de­mandes : la Run am Ring, ou Nürbur­grin­glauf. Tous les dé­tails sont ici, ap­pa­rem­ment en al­le­mand seule­ment.

6)
zit
, le 14.08.2014 à 23:49

Waou !

Belle ex­pé­rience que tu nous conte là !

ça me don­ne­rais presque envie de venir l’an­née pro­chaine (bien que ce soit ces der­nières an­nées le mo­ment où j’ar­rive à Ha­bère Poche, mais une se­maine avant le fes­ti­val), ce­pen­dant, tout d’un coup, un hor­rible doute m’ha­bite (at­ten­tion à l’or­tho­graphe), je fait un tour sur le site, et dans le rè­gle­ment, que vois–je ? :

The fol­lo­wing ma­te­rial or types of bi­cyles are ex­pli­citly not per­mit­ted:
front and/or rear disc wheels
time trial wheels (also « fore spokes »)
tri­ath­lon hand­le­bars, handle bar ex­ten­sions or delta hand­le­bars
hand­le­bar fit­tings of all types (ex­cept MTB bar ends)
road bike trai­lers of all types
sto­rage bags and other pay­loads
drin­king bot­tles made of glass or other brea­kable ma­te­rials
uni­cyles
human po­we­red ve­hicles and re­cumbent bi­cyles (also trikes)
tan­dems
hand­cycles

(c’est moi qui ai mis en gras)

Ça, c’est pour les 24 heures, il y a deux fois moins de li­mi­ta­tions pour l’étape du di­manche, mais pas de re­cumbent non plus, et puis y sont cons ou bieeeen, pour­quoi in­ter­dire les freins à disque ?

Quel sec­ta­risme alors, ne le prends pas pour toi, Franck, mais ça m’es­ca­gasse : 80 ans cette année que le vélo ho­ri­zon­tal (re­cumbent en an­glais) est banni par l’UCI (sous pres­sion, entre–autres, du jour­nal l’Auto, an­cêtre de l’Équipe, un gros mor­ceau), mais ce genre d’évé­ne­ment, c’est plus une sorte de ker­messe, une grande fête de pas­sion­nés, qu’une com­pé­ti­tion, puisque l’on n’a pas be­soin de li­cence ou d’ap­par­te­nir à un club pour par­ti­ci­per… Per­son­nel­le­ment, n’ayant pas du tout l’es­prit de com­pé­ti­tion, ça ne me dé­range pas de ne pas pou­voir faire de courses, j’uti­lise plus sou­vent mon vélo pour faire les courses ;o), mais c’est es­ca­gas­sant, quand même.

En tout cas, merci pour ce su­perbe re­por­tage, c’est vrai que ce bel en­robé et tous ces vi­rages sans per­sonne qui ar­rive d’en face, ça donne envie (une des rai­sons qui m’ont donné envie du mont Faron : la route est à sens unique, donc youppi ! pour les 5 km de des­cente), ça a vrai­ment été une ex­pé­rience for­mi­dable, n’est–ce–pas ? En tout cas, c’est ce que l’on res­sent à la lec­ture de l’ar­ticle ;o).

Ça doit être ter­rible, le pas­sage à 17 % après quelques bornes de des­cente ! quand au mur à 27 %, tu re­grette main­te­nant, mais je pense que c’est en le mon­tant que tu re­grette le plus ! Enfin, je com­prends, quand on aime les côtes, on aime les côtes ;o).

z (en­core dé­solé pour le coup de gueule, je ré­pêêêêêêêêêêêêête : mais ça m’es­ca­gasse vrai­ment ;o)

PS : pour les pneus de TTE, c’est moi le spé­cia­liste !

7)
Ma­dame Pop­pins
, le 14.08.2014 à 23:53

Fran­çois, en cou­rant, c’est pas prévu : tu ris­que­rais de cra­quer pour un autre gad­get en vue de cette course, pense à tes fi­nances ;-)

8)
zit
, le 15.08.2014 à 00:23

à en­vi­ron 1’20 » dans la video de la des­cente, le gars en jaune, à l’ex­té­rieur, re­lance à peu près trois se­condes avant les autres, dans la grande courbe, il leur met 20 mètres d’un coup dans la vue, re­lan­cer en mi­lieu de vi­rage en se pen­chant en­core plus, c’est le pied… et si le vi­rage se re­ferme, qu’il fait plus de 180 °, et bin on a re­lancé avant le mi­lieu du vi­rage, et ça fait des sen­sa­tions, il faut conti­nuer d’ac­cé­lé­rer, im­pos­sible de tou­cher les freins à ce mo­ment là, et se pen­cher en­core un peu plus vers la corde… en es­pé­rant que le pneu tienne au bi­tume, qu’il n’y ait pas de gra­vier ou de flaque d’huile… (enfin c’est un peu comme ça que le dé­bu­tant que je suis gère l’af­faire, si de vrais spé­cia­listes ont une opi­nion, je suis tout z’yeux).

z (et la dé­cé­lé­ra­tion, elle est bru­tale, avec des G ? je ré­pêêêêêêêêêête : je parie qu’au­cun cy­cliste ne fait d’obs­tra­ken en haut de la Hohe Acht ;o)

9)
To­TheEnd
, le 15.08.2014 à 00:40

PS : pour les pneus de TTE, c’est moi le spé­cia­liste !

To­TheEnd, si tu roules avec ta voi­ture sur le cir­cuit ce week-end-là, je vais en cre­ver les quatre pneus, comme ça ça te for­cera à mon­ter sur ton vélo ! :-b

Et voilà, moi qui pen­sais que nous étions entre gens de bonne com­pa­gnie! Je vous rou­le­rai des­sus avant que vous puis­siez at­teindre mes pneus;-)!

T

10)
Franck Pas­tor
, le 15.08.2014 à 09:09

Zit, grâce à toi j’au­rai aug­menté mon vo­ca­bu­laire ! J’avais consulté le rè­gle­ment mais je ne sa­vais pas ce que re­cumbent bi­cycle vou­lait dire. Oui, c’est bi­zarre en effet qu’ils soient in­ter­dits, et tout aussi bi­zarre que les freins à disque le soient aussi, je n’ai aucun début d’ex­pli­ca­tion pour cela.

Il fau­drait contac­ter les or­ga­ni­sa­teurs di­rec­te­ment, je sup­pose. Pen­dant le Nord­schlei­fen Tour j’ai vu un tan­dem cir­cu­ler mal­gré l’in­ter­dic­tion ex­pli­cite pour eux aussi. Peut-être qu’ils font des dé­ro­ga­tions ? Et puis après tout, il y a bien les 24 h e-bike et les 24 h VTT sur ce même cir­cuit le même week-end. Alors pour­quoi ne pas lais­ser les vélos cou­chés y cir­cu­ler ?

Aucun risque que quoi que ce soit s’en­vole à la Hohe Acht (sauf les pul­sa­tions !), elle fait suite à un pas­sage de faux-plats et pas une des­cente, et la pente ne dé­croit pas brus­que­ment après le pas­sage à 17 %. C’est au Flug­platz, juste après la des­cente ini­tiale, que les ba­gnoles peuvent faire un « obs­tra­ken » (connais­sais pas ce terme non plus !). Pour avoir une idée de l’am­pleur de la dé­cé­lé­ra­tion pour les cy­clistes, re­garde à par­tir des 8’10 » de la der­nière vidéo… Ça se me­sure pro­ba­ble­ment pas en G mais on le sent pas­ser !

Pour la tech­nique des vi­rages en des­cente, y a mine de rien un sacré risque à pé­da­ler dans les vi­rages s’il sont ser­rés (pour nous autres sur vélos droits) : que la pé­dale touche le sol. Et quand ça ar­rive, ba­da­boum par terre et sans par­don ! Non, ce n’est pas dans les vi­rages que je cher­che­rais à dou­bler d’autres cy­clistes…

12)
Franck Pas­tor
, le 15.08.2014 à 11:03

En effet ! Je pro­gresse dé­ci­dé­ment beau­coup en vo­ca­bu­laire an­glais comme al­le­mand ces der­niers temps ! :-)

13)
To­TheEnd
, le 15.08.2014 à 12:03

Le plus ab­surde dans ce rè­gle­ment, c’est que ce cir­cuit est pro­ba­ble­ment le seul au monde à lais­ser tour­ner tout et n’im­porte quoi… déjà que motos et ba­gnoles en même temps c’est chaud mais lors des jour­nées « ou­vertes », même des mecs avec des uti­li­taires ou mi­ni­bus se lancent…

Bref, c’est dingue de mettre des li­mi­ta­tions pour les vélos…

T

14)
Franck Pas­tor
, le 15.08.2014 à 12:25

Comme me l’a fait re­mar­quer Phi­lippe (mon ca­ma­rade de sor­tie du Nürbur­gring) par cour­riel il y a quelques mi­nutes, quand on fait le Nord­schlei­fen Tour le di­manche on cir­cule au mi­lieu des concur­rents des 24 h vélo, qui est une course avec clas­se­ment, et donc stric­te­ment ré­gle­men­tée. Il est donc lo­gique de ne pas per­tur­ber le dé­rou­le­ment de cette course en cir­cu­lant parmi eux avec des en­gins trop par­ti­cu­liers.

La ques­tion est de sa­voir si au­to­ri­ser les vélos cou­chés (à deux roues s’en­tend, à trois roues ce se­rait prendre des risques évi­dents) risque de dé­ran­ger la course en ques­tion. Per­son­nel­le­ment je ne crois pas, mais vi­si­ble­ment les or­ga­ni­sa­teurs sont d’un autre avis, et il faut donc s’y plier. Sans eux il n’y au­rait rien du tout ce week-end-là.

15)
zit
, le 15.08.2014 à 14:35

Au temps pour moi pour les feins à disque, ça me pa­rais­sait in­croyable !

z (mais pour les re­cumbent —se contracte en bent, d’où le terme fré­quent bent–rider, plus sym­pa­thique que vé­lo­cou­chiste ;o)—, ça ne m’étonne pas qu’ils soient in­ter­dits, je ré­pêêêêêêêêêêêêête : pas envie de voir le re­cord de vi­tesse tom­ber dans la des­cente par un hur­lu­berlu)

PS :Et pour les pé­dales dans les vi­rages, j’avais presque ou­blié cet avan­tage d’avoir un pé­da­lier dont l’axe se situe à 73 cm du sol ;o).

PS 2 : ah, mais si j’es­sayais quand ce n’est pas un week–end spé­cial vélo ? s’ils laissent tout le monde se lan­cer en temps nor­mal ;oD

17)
Franck Pas­tor
, le 29.07.2015 à 20:27

Juste pour si­gna­ler que j’ai à nou­veau par­ti­cipé à la Rad am Ring cette année. Je n’ai mal­heu­reu­se­ment pas pu faire les 24 heures vélo, mon col­lègue n’ayant pas pu se li­bé­rer. J’ai donc fait la même for­mule qu’en 2014, le Nord­schlei­fen Tou­ren­fah­ren, avec cinq tours de cir­cuit cette fois-ci, un de plus.

Et sur­tout, j’ai grimpé cette fois-ci cette fa­meuse Steil­strecke et ses 27 % maxi. Rien que ça va­lait le dé­pla­ce­ment ! :-)

18)
zit
, le 13.08.2015 à 00:44

Et alors, avec quel dé­ve­lop­pe­ment ? en re­gar­dant la photo de l’ar­ticle, on a l’im­pres­sion que le re­vê­te­ment est im­monde pour nos pneus fins, un genre de béton rai­nuré gros dans la lar­geur ?, en tout cas, pas le même lisse soyeux que le reste du cir­cuit !

Lundi, j’ai es­ca­ladé (avec des pour­cen­tages pa­reils, à vélo, c’est plus de la mon­tée ;o) une pe­tite côte au cœur des ma­gni­fiques vi­gnobles de San­cerre, je l’avais déjà re­pé­rée la pre­mière fois que j’avais dé­laissé la col­line de San­cerre pour m’at­ta­quer aux co­teaux en­vi­ron­nants, et quand on aime grim­per, et des­cendre, c’est court mais in­tense, et donc cette pe­tite pente vers Ver­di­gny celle de droite, toute droite d’ailleurs, elle a l’air d’un vrai mur, en la voyant de loin, j’avais pris la route de gauche, qui monte déjà bien, mais en si­nuant, et on voit donc sur sa droite une pente qui, par­tant du même point pour­tant assez proche, est déjà bien plus haut; et bien là, donc, je l’ai ten­tée après ma se­maine de « stage » en Haute Sa­voie et c’est passé fi­na­le­ment assez bien, à 4 km/h, tout à gauche (24 x 30) dès le dé­part, avec, si j’en crois les infos que j’ai pu trou­ver, un pour­cen­tage maxi­mum à 23 %… c’est drôle, parce qu’il n’y avait qu’un pan­neau d’in­ter­dic­tion aux poids lourds, pas de pan­neau de pour­cen­tage, sinon, je pense que je n’au­rais ja­mais osé ten­ter le coup ;o). Par contre, tout fié­rot de mon ex­ploit, je pen­sais pou­voir mon­ter après le côte des monts dam­nés, à Cha­vi­gnol un petit peu plus vite que mes jambes, elles m’ont vite rap­pelé à l’ordre, et donc, du dans 10 %, je ne dé­passe pas les 5 km/h, enfin si, je peux, mais vrai­ment pas long­temps, et après, faut que je re­des­cende à 3 ou 4 km/h un mo­ment pour me re­mettre… C’est par­fois dur de se sen­tir des ailes et de s’aper­ce­voir qu’on n’est qu’une li­mace ba­veuse… jus­qu’à la pro­chaine des­cente ;o).

z (ahhh, grim­per, je ré­pêêêêêêêêêêêêêêêêêête : et en­suite des­cendre aussi !)

PS: à pro­pos de des­cente, j’ai en­tendu un conseil de Ja­la­bert dans les com­men­taires du tour qui di­sait qu’il fal­lait tou­jours re­gar­der la route le plus loin pos­sible dans les vi­rages, tout le temps, pas juste de­vant sa roue; comme c’est beau­coup plus simple et pas le moins du monde fa­ti­gant avec le dra­gou­net, j’ai ex­pé­ri­menté, et c’est im­pres­sion­nant le gain en vé­lo­cité et sur­tout en fa­ti­gant moins, parce qu’on freine beau­coup moins !
Sur une pe­tite route que je pra­tique ré­gu­liè­re­ment et connais bien, il y a au moins deux en­droits où je me sou­viens que je frei­nais tou­jours et où main­te­nant, je n’en ai plus be­soin, non pas que je me sente plus en confiance et fasse le con, juste parce qu’avec cette tech­nique, je vois, que le vi­rage est sûr et que je peux y aller !

PS 2 : tou­jours pas d’ho­ri­zon­taux ? Main­te­nant que tu es un ha­bi­tué, tu ne vou­drais pas m’ob­te­nir une pe­tite dé­ro­ga­tion ?

19)
Franck Pas­tor
, le 13.08.2015 à 09:09

Pour le bra­quet, c’était 26/34. Et je te jure qu’il m’a paru sa­cré­ment gros ! Au plus fort de la pente, mon comp­teur af­fi­chait 6 km/h et des pous­sières, je ne crois pas avoir ja­mais été aussi lent sur mon vélo.

Le re­vê­te­ment est bien ce qu’il pa­raît sur la photo : des pe­tites plaques de béton jointes, cha­cune striée ho­ri­zon­ta­le­ment. Une ri­gole passe au mi­lieu de la piste tout du long. Peut-être que les stries ho­ri­zon­tales fa­vo­risent l’ac­croche des gros pneus de voi­tures ? Pour les pneus de vélos, ça me pa­raît plus dé­fa­vo­rable qu’autre chose, mais je n’ai pas eu de pro­blème d’adhé­rence ceci dit. J’ai ef­fec­tué l’es­sen­tiel du rai­dard assis, ce qui fa­vo­rise l’ac­croche de la roue ar­rière. Mais la roue avant se sou­le­vait par­fois !

Pour le pro­fil, c’est une ligne droite par­faite. J’ai dé­ni­ché une vidéo de l’es­ca­lade ici, en VTT, sur You­tube. Pour le reste (construc­tion, his­toire, etc.) tu as tous les dé­tails dans cet ar­ticle dédié (en al­le­mand), et no­tam­ment les pour­cen­tages. Trem­blez braves gens ! :-).

Re­gar­der le plus loin pos­sible dans les vi­rages, c’est ef­fec­ti­ve­ment une tac­tique re­com­man­dée que j’ap­plique de­puis long­temps. Le pro­blème, c’est que beau­coup de vi­rages sont « aveugles », tu n’en vois pas la fin quand tu y entres. Fi­na­le­ment, le meilleur moyen d’ap­pré­hen­der un vi­rage c’est de l’avoir re­connu avant :-)

Mal­heu­reu­se­ment, le Rad am Ring est tou­jours in­ter­dit aux vélos cou­chés… et comme je n’ai pas en­core de contact haut placé dans le coin, je ne peux rien y chan­ger… :-(