Vous l'avez certainement remarqué, les mœurs changent.
Au niveau d'Internet, cela est d'autant plus frappant que les choses ont été très vite.
Rappelez-vous. il y a seulement dix ans, nous n'étions pas tellement nombreux à surfer. Je ne suis même pas sûr qu'à l'époque, j'aie disposé d'une connexion au réseau. Pour moi, les premiers pas sur le Web doivent dater de 1995.
Tout allait dix fois plus lentement que maintenant, c'est vrai. Oui, nous trouvions 100 fois moins de services qu'aujourd'hui, mais il régnait une sorte d'effervescence liée à la découverte de ce nouveau moyen de communication et au sentiment de n'être que quelques-uns à l'utiliser que je ne peux m'empêcher de regretter.
Un esprit "famille", un peu comme celui que l'on connaît encore lorsqu'on utilise un Macintosh de nos jours, même si nous sommes heureusement plus que quelques-uns à travailler sur ces machines.
Rappelez-vous vos débuts: vous receviez un mail, et vous répondiez à la minute. Nos interlocuteurs faisaient de même, et c'était tellement agréable. Personnellement, quand je contactais un éditeur de logiciels, sa réponse était immédiate et souvent empreinte de jovialité.
Les Américains étaient particulièrement forts dans ce domaine, si l'on prenait soin de leur écrire en tenant compte des décalages horaires… et dans leur langue.
Maintenant, des mails peuvent rester sans réponse pendant des jours, voire ad aeternam.
Cela vient sans doute de la profusion de messages venant envahir nos BAL. Peut-être aussi du fait que les messages importants sont noyés au milieu de messages publicitaires que l'on n'a jamais demandé de recevoir
Ce n'est pas vraiment une raison. Parce que dans moi, dans ma vraie boîte aux lettres, je reçois aussi tout plein de pub en papier glacé, et cela ne m'empêche pas de mettre de côté les courriers importants, et par conséquent de répondre à ces derniers quand on me le demande, ou de payer mes factures lorsque malheureusement j'en reçois.
Et je continue à faire de même au niveau électronique. Dans la mesure du possible, je réponds dès que j'ai pris connaissance du courriel que vous m'envoyez. Parce que si je laisse aller, j'oublie ensuite de revenir sur le mail laissé en attente.
Il se peut donc que parfois (mais je pense que c'est extrêmement rare), je ne réponde pas à un mail. Dans ce cas, n'hésitez pas à me contacter une deuxième fois, car il s'agit certainement d'un oubli, et en aucun cas d'un mépris de ma part à votre égard.
Tous ces éditeurs, ces commerçants, ces webmasters qui ont des sites et des multitudes d'adresses électroniques dans lesquelles s'entassent des messages auxquels ils ne répondent jamais, tous ces gens feraient bien mieux de fermer leur boutique virtuelle vite fait.
Parce que moi, quand on ne me répond pas, je préfère aller voir ailleurs, pas vous?
, le 08.10.2002 à 11:42
Moi j’appelle ça un courriel, c’est plus joli que "mail". Et ce que j’apprécie le plus c’est la liberté que ça m’apporte: plus besoin de répondre tout de suite comme au téléphone, je peux gérer ma journée comme il me plait. Ta remarque sur les Américains illustre au contraire ce que j’apprécie: je n’ai plus besoin de me préoccuper des décalages horaires: que mes interlocuteurs soient au Japon, aux Etats-Unis ou en Suisse je leur écrit quand je veux et ils répondent quand lis peuvent.
, le 08.10.2002 à 12:03
à l’époque on était quasi tous encore avec nos modem 56k, donc besoin de se connecter régulièrement. Donc pour l’instantanéité, c’était pas ça non plus. Et puis les progrès sont toujours accompagnés de nouveaux désagréments, c’est nien connu.
, le 09.10.2002 à 06:11
Alain, je suis d’accord avec vous. Le problème, ce n’est pas tant qu’on nous répond souvent plusieurs jours après réception du courriel puique ça, ça passe encore, mais c’est que de plus en plus, on ne nous répond tout simplement plus.
Quant au mot "courriel", je l’emploie une fois dans l’humeur, mais il faut préciser qu’à l’époque dont je parle (il y a quelques années) ce mot n’était pas utilisé, et je ne sais même pas s’il existait.
Malgré le fait qu’il devienne maintenant à la mode, je le trouve délicieusement désuet, et vais donc m’appliquer à le préférer à "mail". Une concession de moins aux anglicismes, ça ne peut pas faire de mal:-)
, le 09.10.2002 à 09:21
Courriel et pourriel sont des termes que j’ai lu pour la première fois sous le clavier (!) de Jean-Pierre Cloutier — Chroniques de Cyberie — Québec.
100 % d’accord pour les réponses.
Mais il y a des fois où je n’ai pas le temps de tout lire et, de facto, de répondre…
, le 09.10.2002 à 12:51
Effectivement, courriel et pourriel nous viennent du Québec (http://www.olf.gouv.qc.ca). Nos amis québécois proposent des mots plus poétiques que l’Académie Française qui traduit mail par mél, que bien sûr personne n’utilise!
, le 09.10.2002 à 14:33
http://www.granddictionnaire.com/
Toutes les traductions des mots techniques
, le 09.10.2002 à 16:09
On y apprend que le ‘spamming’ est du ‘pollupostage’. Joli, non ? Je polluposte, tu pollupostes, il polluposte … que nous pollupostassions … que vous eussiez polluposté…
, le 09.10.2002 à 23:16
Mail ou courriel, pour ma part, j’ai l’impression que j’ai le message électronique maudit! Eh oui, je commence à supposer que les destinataires de mes courriels sont se font éjecter dans une dimension parallèle, et que là-bas, ils ont d’autres priorités que de me répondre!
Aussi lors d’appels à l’aide dans la partie occasions de Cuk.ch.
Donc, plutôt que de "beamer" les gens à l’autre bout de la galaxie, je m’abstiens de leur proposer mon aide et espère qu’ils trouveront une aide moins maléfique par ici!
Désolé, bonne chance et bonne journée.
, le 09.10.2002 à 23:51
BoboMac, je n’ai pas compris le passage « Aussi lors d’appels à l’aide dans la partie occasions de Cuk.ch. »
Tu peux m’expliquer stp?
Merci
, le 10.10.2002 à 08:24
Cuk, bien sûr.
D’abord, rien contre Cuk.ch! Là, je parle de la partie du site de Cuk qui échappe à Cuk!
Donc, dans la partie occases, il y a quelques fois des messages genre "Help, besoin d’un bidule, le mien est tilt!".
Alors je regarde dans mon chenit (pour les francophones pas suisses, veuillez consulter le Larousse pour la définition!), je trouve un machin qui pourrait correspondre au bidule cherché, je ponds un courriel et … … … (comment qu’on représente une longue attente angoissante?).
J’aurais apprécié une réponse genre "Merci, plus besoin!", voir même "Toi, j’t’ai pas causé!", ou encore "Monsieur ou Madame (c’est un ou une BoboMac?), à la lecture de votre réponse, notre collaborateur/trice a subitement disparu. Veuillez nous le/la rendre parce que ici, il/elle peut encore servir.".
Mais là, rien. Où sont passés les demandeurs d’aide? Morts et enterrés? Fontt des courses de moto sur les pistes de son ordinateur avec Tron? Je ne sais! Donc, je m’abstiens. Surtout que je ne sais pas ce que risque de me faire subir la loi si mes courriels envoient à tout bout de champs des gens dans les univers parallèles!
, le 11.10.2002 à 19:38
Tout à fait d’accord avec BoboMac..
Quand on demande de l’aide,un renseignement,ou que sais-je encore la moinde des chose,c quand quelqu’un d’assez serviable se donne la peine de répondre,c de lui répondre à son tour…pour au moins et déjà le remercier…..
Mais le civisme échappe à pas mal de gens,(éduqués à la va-vite à ce qu’il semble)que ce soit dans "la vie de la vie",où dans la vie de l’internet,ce qui reste la même chose,on est pas mort parce qu’on est devant un écran,et pas "relié" physiquement à son interlocuteur…
Donc point d’excuse…
Résultat,des personnes de bonne volonté finissent par se lasser….
trés dommage;