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De la marche à quatre pattes

- Tu veux me prê­ter tes quoi?

Je ve­nais de lui dire que, in­vité à un week-end à la mon­tagne je pro­je­tais d’y em­por­ter la canne de mon dé­funt père, de façon à pou­voir sou­la­ger mon genou et son ar­throse dans les mon­tées. Cette amie m’avait ré­pondu:

- Tu veux que je te prête mes bâ­tons de marche?
- Tes quoi?
- Mes bâ­tons de marche. C’est comme des bâ­tons de ski, mais pour la marche. L’avan­tage, par rap­port à une canne, c’est que tu en auras deux, donc un sou­tien plus équi­li­bré.

Je me sou­ve­nais en effet d’avoir vu l’une ou l’autre fois des gens mar­cher avec des « bâ­tons de ski »; je leur trou­vais l’air un peu bêta, ou snob, voire les deux. Bi­zarre en tout cas. Et voilà qu’on me pro­po­sait de m’en prê­ter, en m’ex­pli­quant que non, je n’au­rais pas l’air idiot, que c’est bien des bâ­tons de marche, faits ex­près pour, et que d’ailleurs on en voit de plus en plus sou­vent en mon­tagne.

Bon. Va pour les bâ­tons.

Et vou­lez-vous que je vous dise? De re­tour de cette virée, je les lui ai ren­dus... et j’ai couru m’en ache­ter une paire.

Ça fait bien­tôt 10 ans que je les ai, et ils sont tou­jours opé­ra­tion­nels, sans mises à jour d’OS, sans pro­blèmes de connec­teur, et sans perte d’au­to­no­mie. Le rêve, quoi. ;—) ;-) Cela dit, faut pas dé­con­ner: en uti­li­sa­tion in­ten­sive, je pense qu’après 10 ans ils se­raient quand même un peu fa­ti­gués! Mais il est vrai que je ne suis pas un gros mar­cheur. J’aime mar­cher, mais je ne le fais pas assez, et pas tou­jours avec les bâ­tons.

~ ~ ~

De­puis tou­jours, mar­cher en mon­tagne ne me plai­sait pas plus que ça. Mes pa­rents avaient bien tenté de me mo­ti­ver, mais en vain. Au plat, ça al­lait. D’ailleurs avec ma femme, notre site de pré­di­lec­tion pour aller mar­cher, c’est le Jura. Mais le Va­lais, ça grimpe trop pour moi. Enfin ça grimpait trop. Parce que lors de cette virée, l’uti­li­sa­tion des bâ­tons m’a bien sûr per­mis de mon­ter mal­gré l’ar­throse, mais sur­tout, et cela je ne m’y at­ten­dais ab­so­lu­ment pas, je me suis sur­pris à avoir du plai­sir à mon­ter! Du plai­sir. A la mon­tée. Dingue. De­puis ce jour-là, lorsque le che­min sur le­quel je marche se met à mon­ter, je kiffe. Si l’oc­ca­sion se pré­sente de mon­ter par exemple au Mo­lé­son, j’im­pa­tiente. Dingue, j’vous dis.

Oh, je ne dis pas que je suis de­venu un mon­ta­gnard, non. Je reste un « papi » qui aime mar­cher. Et, en­core une fois, je ne le fais pas (assez) sou­vent. Mais j’aime ça et cette « bas­cule » a vrai­ment été pour moi un évè­ne­ment im­por­tant.

Parce que voyez-vous, je consi­dère que mar­cher est une sorte de pa­ra­bole de ce qu’est vivre. Et le fait que la mon­tée ne soit plus un pro­blème m’a donné à pen­ser que j’ar­ri­ve­rais peut-être à pro­gres­ser dans l’art d’as­su­mer les mo­ments de la vie ou « ça grimpe », où « ça peine »... J’ai d’ailleurs écrit sur mon propre blog un billet sur ce thème

~ ~ ~

Mar­cher avec des bâ­tons, c’est mar­cher à quatre pattes. Et déjà rien que ça, je trouve ri­golo. Ne me de­man­dez pas de l’ex­pli­quer, c’est juste que c’est un mou­ve­ment qui me pro­cure du plai­sir; sub­til, mais réel. Lorsque je n’ai plus tou­ché mes bâ­tons pen­dant quelques se­maines, il me suf­fit de quelques mètres pour re­trou­ver ce plai­sir, comme on re­trouve un lieu, un goût, une per­sonne qu’on aime.

Ce plai­sir est ma mo­ti­va­tion prin­ci­pale. Mais il est un autre bé­né­fice de cette pra­tique que j’ai ra­pi­de­ment ex­pé­ri­menté per­son­nel­le­ment:

En mar­chant, j’ai sou­vent les avant-bras et les mains qui gonflent à cause d’une cir­cu­la­tion de re­tour un peu flem­marde. À ce qu’on m’a dit, c’est pour em­pê­cher cela que nombre de mar­cheurs et mar­cheuses glissent leurs pouces sous les bre­telles de leur sac à dos, ou dans des pe­tites la­nières conçues ex­près pour cet usage. L’uti­li­sa­tion des bâ­tons, en fai­sant tra­vailler les bras, em­pêche ce gon­fle­ment. Déjà sim­ple­ment parce qu’ils ne pendent pas. De plus, on a na­tu­rel­le­ment ten­dance à ser­rer le bâton lors­qu’on le plante et à re­lâ­cher la main en­suite. D’où un mou­ve­ment de « pompe » fa­vo­rable à la cir­cu­la­tion san­guine et dont on re­par­lera bien­tôt.

Voici quelques-uns des autres bé­né­fices re­ven­di­qués par les pra­ti­ciens des bâ­tons:

  • Il pa­raît que cette marche « à quatre pattes » est bonne pour la tête, et plus par­ti­cu­liè­re­ment pour l’ap­pren­tis­sage. (De­nis­son) Ça fa­vo­ri­se­rait la col­la­bo­ra­tion entre les hé­mi­sphères cé­ré­braux. Ce pour au­tant que l’on avance non comme un cha­meau, mais comme la plu­part des qua­dru­pèdes, en avan­çant la patte ar­rière droite — le pied — en même temps que la patte avant gauche — le bâton — et ré­ci­pro­que­ment.
  • D’autre part, à cause de ce mou­ve­ment croisé, l’axe des épaules ef­fec­tue un mou­ve­ment de ro­ta­tion à contre­sens de celui ef­fec­tué par le bas­sin. Il en ré­sulte une lé­gère tor­sion de la ca­vité ab­do­mi­nale, pro­vo­quant un mas­sage des vis­cères fa­vo­rable no­tam­ment au tran­sit in­tes­ti­nal.
  • L’usage des bâ­tons en­traîne par ailleurs un mou­ve­ment des membres su­pé­rieurs qui rend l’exer­cice de la marche plus com­plet. Les bras prennent ainsi à leur compte une par­tie de l’ef­fort fourni par les jambes (par­tage des tâches!). Il en ré­sulte un meilleur équi­libre dans la dé­pense d’éner­gie, une meilleure ré­par­ti­tion du mou­ve­ment et de l’ef­fort. La so­li­da­rité nord-sud, quoi!

On le voit, l’uti­lité de ces ac­ces­soires dé­passe les deux pre­mières choses qui viennent à l’es­prit, à sa­voir 1/ le sou­la­ge­ment des ge­noux (ce qui m’y a amené) et 2/ une cer­taine aide à l’équi­libre sur cer­tains ter­rains ac­ci­den­tés.

Je vous pro­pose à pré­sent de vous pré­sen­ter ces ob­jets de façon un peu plus pré­cise. Il convient tout d’abord de dis­tin­guer deux types de bâ­tons. Per­met­tez-moi de vous pré­sen­ter les miens, pho­to­gra­phiés par mes soins sur le car­re­lage de ma cui­sine qui n’est pas leur bio­tope na­tu­rel!

Mes bâtons de randonnée, qui ont fait notamment la Côte de granit rose (Bretagne).

Mes bâ­tons de ran­don­née, de la marque al­le­mande Leki,

qui ont fait no­tam­ment la Côte de gra­nit rose (Bre­tagne)...

 

Mes bâtons de marche nordique.

... et mes bâ­tons de marche nor­dique, de la même marque.

Les deux dif­fé­rences prin­ci­pales sont im­mé­dia­te­ment vi­sibles:

  • Struc­ture

Les bâ­tons de ran­don­née sont en plu­sieurs seg­ments; ils sont sou­vent té­les­co­piques; ainsi est-il pos­sible d’en ré­gler la lon­gueur en fonc­tion du ter­rain. Com­plè­te­ment re­pliés, ils sont alors plus fa­ciles à trans­por­ter. Les sacs à dos ac­tuels sont gé­né­ra­le­ment équi­pés d’un dis­po­si­tif d’at­tache qui per­met de les ac­cro­cher à l’ex­té­rieur de façon sé­cu­ri­sée et de les ré­cu­pé­rer ra­pi­de­ment en cas de be­soin, sans être obligé d’ou­vrir ledit sac. Cela dit, il existe aussi des mo­dèles avec plus de ser­gents, plus courts, qui se re­plient en zig­zag. Mais du coup, ils ne sont pas ré­glables. La marque Leki a sorti un mo­dèle «mixte» en quatre seg­ments; les deux pre­miers sont ef­fec­ti­ve­ment té­les­co­piques; c’est en les dé­ployant qu’on fait s’em­boî­ter les deux der­niers comme on le voit dans la vidéo.

Les bâ­tons uti­li­sés de marche nor­dique, eux, sont gé­né­ra­le­ment d’une seule pièce, pour en al­lé­ger le poids au maxi­mum. Aussi chaque mo­dèle est-il pro­posé en dif­fé­rentes tailles. Le choix de la taille se fait en mul­ti­pliant sa propre taille par 0.68, ou en consul­tant des ta­bleaux que l’on trouve sur dif­fé­rents sites. Les miens me­surent 115 cm; mais pour ma taille (165 cm), les dif­fé­rentes sources va­rient entre 110 et 115.   Il en existe tou­te­fois des mo­dèles té­les­co­piques, gé­né­ra­le­ment en deux seg­ments.

Par ailleurs, la dra­gonne dans la­quelle on glisse sa main est, sur un bâton de ran­don­née, une simple cour­roie ré­glable:

BtDragRando

alors que dans le Nor­dic Wal­king, on a les mains « at­ta­chées » au bâton par un dis­po­si­tif muni de vel­cro:

BtDragMN

Ainsi peut-on — et l’on doit! — lorsque la main passe à l’ar­rière du corps, l’ou­vrir com­plè­te­ment, ac­cen­tuant ainsi ce mou­ve­ment de « pompe » déjà men­tionné.

Au cha­pitre des dif­fé­rences, j’ai vu que cer­taines marques de bâ­tons de rando pro­posent des mo­dèles avec une sus­pen­sion, des­ti­née à amor­tir le choc du bâton sur le sol. Je n’ai per­son­nel­le­ment au­cune ex­pé­rience avec ce genre de mo­dèle. Mais j’ima­gine que cet « amor­tis­seur » doit quelque peu alour­dir l’ob­jet.

Une autre dif­fé­rence, mais qui n’est qu’ap­pa­rente: les bâ­tons de rando ont une pointe qui les fait res­sem­bler aux bâ­tons de ski, alors que ceux que l’on voit cou­ram­ment dans les mains des « mar­cheurs nor­diques » on un em­bout en ca­ou­tchouc. En fait, ils sont tous deux poin­tus, pour une uti­li­sa­tion sur ter­rain meuble, mais peuvent être équi­pés de l’em­bout pour une uti­li­sa­tion sur ter­rain dur comme le gou­dron de nos parcs.

BtPointes

Les ex­tré­mi­tés de mes bâ­tons de rando,

avec et sans leurs gommes.

~ ~ ~

Je vais vous don­ner à pré­sent quelques in­di­ca­tions sur la pra­tique de la marche avec les bâ­tons, in­di­ca­tions es­sen­tiel­le­ment ba­sées sur ma pra­tique per­son­nelle. Plus un par­tage d’ex­pé­rience qu’un vé­ri­table cours, donc. Mais je don­ne­rai en fin d’ar­ticle deux liens vers des sites qui contiennent des ren­sei­gne­ments plus dé­taillés.

En marche nor­dique, le mou­ve­ment des bras n’est qu’une am­pli­fi­ca­tion du ba­lan­ce­ment na­tu­rel de ceux-ci lors de la marche: on avance le bras droit en même temps que le pied gauche et in­ver­se­ment. On ne plie pas le bras, du moins pas au plat et en vi­tesse de croi­sière. Mais il est im­por­tant que le bras soit dé­tendu, et non raide façon mi­li­taire au dé­filé! On serre un peu la main pour pous­ser, mais très vite on l’ouvre jus­qu’à ce qu’elle soit com­plè­te­ment ou­verte en fin de course, vers l’ar­rière.

À la mon­tée, on plante le bâton un peu plus en avant.

À la des­cente, je pra­tique une tech­nique qui m’a été en­sei­gnée par ma prof de Marche Nor­dique, tech­nique que j’ai ex­pé­ri­men­tée en ran­don­née.

À la fin d’une rando de quelques heures, j’avais le choix entre un che­min en pente douce, qui al­lon­geait no­ta­ble­ment le par­cours, et un rac­courci « droit en bas le talus ». Le genre de rac­courci qui, chez moi, est im­man­qua­ble­ment suivi d’un solo de cas­ta­gnettes ro­tu­liennes qui me donne une dé­marche que je qua­li­fie­rai pu­di­que­ment... d’ap­proxi­ma­tive. J’ai choisi l’op­tion « droit en bas », pen­sant que c’était l’oc­ca­sion de tes­ter cette fa­meuse tech­nique. Il s’agit de main­te­nir fer­me­ment — mais sans cris­pa­tion — les coudes au corps en fai­sant des pe­tits pas avec les pieds et les bâ­tons. À mi-che­min de la des­cente, je me suis dit qu’il n’y au­rait pas de mi­racle, faut pas dé­con­ner, c’est pas ces pe­tits plan­ter de bâ­tons qui al­laient tel­le­ment sou­la­ger mes ro­tules, bien mal­trai­tées par ma charge pon­dé­rale et mon manque d’en­traî­ne­ment; j’au­rais bel et bien droit à une paire de jambes en coton avec trem­ble­ments et tout. Nais ar­rivé en bas, sur­prise: j’ai re­joint ma voi­ture sans aucun de ces symp­tômes. Cette tech­nique m’avait bel et bien sou­lagé et pour un peu je se­rais presque re­monté pour vé­ri­fier (non, j’dé­conne!).

~ ~ ~

Vous dire en­core qu’après avoir pra­ti­qué la sté­réo, j’ai dé­cou­vert ré­cem­ment les joies de la mono:

Je vais par­fois me ba­la­der sans prendre mes bâ­tons, par dis­trac­tion ou par choix. Et il m’est ar­rivé, en route, de ra­mas­ser une branche pour en tenir lieu, par exemple lorsque le ter­rain s’avé­re­rait moins... confor­table que prévu. Et j’ai réa­lisé que j’avais aussi plai­sir à me ser­vir de cet unique bâton. Alors j’ai com­mencé à sor­tir par­fois avec un seul bâton. Je m’en suis même acheté un, que j’avais vu dans un ma­ga­sin et qui m’avait bien plu vi­suel­le­ment. Ce mo­dèle était vendu à la pièce. Par ailleurs, étant com­posé de quatre seg­ments, il prend en­core moins de place re­plié:

Mon bâton "Terre de treck"

Mon bâton «Terre de treck».
Sous le pom­meau se cache un pas de vis
sur le­quel on peut fixer un ap­pa­reil de photo.

En l’uti­li­sant, j’ai vite constaté une chose: si j’ai mon bâton dans ma main droite et que je le plante à chaque pas du pied gauche (mou­ve­ment croisé), cela crée un dés­équi­libre entre les deux bras. Le bras droit fai­sant tout le bou­lot, il en vient très vite à ma­ni­fes­ter de l’ani­mo­sité en­vers le gauche qui n’en fout pas une.

Non, plus sé­rieu­se­ment; cette dis­sy­mé­trie de mou­ve­ment entre les deux bras m’était désa­gréable. Mais j’ai trouvé la so­lu­tion: je plante mon bâton en même temps que le pied du même côté, et un peu en avant de ce­lui-ci, en l’in­cli­nant vers l’ar­rière. Ce se­rait pro­ba­ble­ment fas­ti­dieux de dé­crire ici la sé­quence com­plète; mais si quel­qu’un est in­té­ressé, je m’y col­le­rai avec plai­sir, ici ou par mail! Sa­chez sim­ple­ment que cela me per­met de conser­ver le ba­lan­ce­ment des bras syn­chro­nisé avec la jambe op­po­sée. Dingue, j’vous dis.

Pour être franc, mon ostéo m’a dit que cette marche avec un seul bâton n’était pas très bonne. Je ne la pra­tique donc qu’oc­ca­sion­nel­le­ment, en pre­nant garde de chan­ger de main de temps en temps. Mais je crois vo­lon­tiers qu’il soit dés­équi­li­brant pour l’or­ga­nisme d’ins­tal­ler une telle dis­sy­mé­trie fonc­tion­nelle, pro­pice à des dés­équi­libres pou­vant en­traî­ner à terme des com­pen­sa­tions source de pro­blèmes in­flam­ma­toire et plus si af­fi­nité! Je suis quand même très content d'avoir dé­cou­vert cette tech­nique, car j'en ai ex­pé­ri­menté l'uti­lité lors de la marche avec mes deux bâ­tons, dans cer­taines si­tua­tions.

~ ~ ~

Bon allez, j’vous lâche les bas­kets avec mes bâ­tons. S’il y en a que cela in­té­resse, j’ajoute en­core deux liens. Et je suis tout dis­posé à une ren­contre « IRL » si quel­qu’un a envie de faire une pe­tite séance de nor­dic wal­king avec un py­thon...

 

10 rai­sons d’uti­li­ser des bâ­tons de ran­don­née

un site suisse sur la marche nor­dique (avec une page de liens très riche)

 

Votre serviteur "bâtonnant" sur une plage bretonne

Votre ser­vi­teur "bâ­ton­nant" sur une plage bre­tonne

 P.S. Au mo­ment de pu­blier cet ar­ticle, je le mets dans la ca­té­go­rie "Culture, jeu, loi­sir". Je pour­rais aussi le mettre dans Ma­té­riel, pé­ri­phé­riques, dans Test, prise en main (il fau­drait mettre ce der­nier mot au plu­riel) et dans Uti­li­taire (au plu­riel aussi...). Mais je crains que ces ca­té­go­ries ne soient in­adap­tées... ;-)

24 com­men­taires
1)
Gilles Theo­phile
, le 02.06.2014 à 09:20

La marche nor­dique, c’est top.

Et c’est vrai qu’on prend vite le pli de mar­cher avec des bâ­tons, au point d’avoir l’im­pres­sion d’être « à poil » lors­qu’on n’en a pas.

Mal­heu­reu­se­ment, j’ai quitté l’Al­sace où la marche nor­dique est éga­le­ment très pra­ti­quée, grâce à l’in­fluence des voi­sins ger­ma­niques et suisses et là, dans le Médoc, il y en a aussi, mais c’est très anec­do­tique et d’ailleurs assez mal or­ga­nisé.

2)
Gilles Theo­phile
, le 02.06.2014 à 09:28

Oh et Leki ce n’est pas suisse mais al­le­mand… faut faire at­ten­tion parce que les suisses ont ten­dance à s’ap­pro­prier les in­ven­tions des autres (l’hor­lo­ge­rie, le cho­co­lat) et si tu ne cor­riges pas, tout le monde sera per­suadé, dans 20 ans, que c’est la Suisse qui a in­venté les bâ­tons Leki et, par ex­ten­sion, la marche nor­dique. LOL.

:-P

3)
ysen­grain
, le 02.06.2014 à 09:31

Pas d’ex­pé­rience de la marche à 4 pattes ci-des­sus dé­crite, mais je vous pro­pose, après la marche nor­dique, ce que j’ai trouvé sous l’ap­pel­la­tion de marche af­ghane (?) qui im­plique la res­pi­ra­tion.

Bine en­tendu, ça né­ces­site un peu de concen­tra­tion au début, mais une fois ac­quis le « truc » je trouve plus fa­ci­le­ment un rythme.

Voici la chose:

– Ins­pi­ra­tion sur 3 pas

– Apnée sur le 4 ème

– Ex­pi­ra­tion sur les 3 sui­vants

– Main­tien des pou­mons vides sur le der­nier

4)
Dom' Py­thon
, le 02.06.2014 à 10:01

@Gilles
Merci! C’est cor­rigé.
(Dam­ned! Moi qui avait choisi cette marque pour ache­ter « local »…!)

5)
Ma­dame Pop­pins
, le 02.06.2014 à 10:53

Do­mi­nique,

Ache­ter local, com­ment veux-tu quand on sait que To­ble­rone n’est plus suisse ? ;-)

Merci pour ton billet : il a ré­pondu à une ques­tion que j’avais de­puis long­temps, à sa­voir pour­quoi, lorsque je vais mar­cher (sans bâton) avec une amie le di­manche, j’ai tou­jours les mains gon­flées en fin de par­cours ? Du coup, c’est un fu­rieux ar­gu­ment pour m’in­té­res­ser à ta marche à quatre pattes !

Bonne route,

6)
ysen­grain
, le 02.06.2014 à 10:55

j’ai tou­jours les mains gon­flées en fin de par­cours ? Du coup, c’est un fu­rieux ar­gu­ment pour m’in­té­res­ser à ta marche à quatre pattes !

On peut aussi, se se­couer les avant bras, les mains, mar­cher quelques mi­nutes avec les avant bras re­pliés, non ?

7)
Dom' Py­thon
, le 02.06.2014 à 11:14

On peut aussi, se se­couer les avant bras, les mains, mar­cher quelques mi­nutes avec les avant bras re­pliés, non ?

À ce qu’on m’a dit, c’est pour em­pê­cher cela que nombre de mar­cheurs et mar­cheuses glissent leurs pouces sous les bre­telles de leur sac à dos, ou dans des pe­tites la­nières conçues ex­près pour cet usage.

…mais à mon avis (et à celui d’un ami mon­ta­gnard), rien ne rem­place le mou­ve­ment!

8)
M.G.
, le 02.06.2014 à 11:25

Ça fait bien­tôt 10 ans que je les ai, et ils sont tou­jours opé­ra­tion­nels, sans mises à jour d’OS, sans pro­blèmes de connec­teur, et sans perte d’au­to­no­mie. Le rêve, quoi. ;—) ;-)

Rien que par cette phrase, l’au­teur prouve tout son bon sens ;-)

Moi qui au­rais bien be­soin de mar­cher plus que ce que je ne le fais (mon Pulse de Wi­things ne cesse de me le rap­pe­ler), je trouve enfin une ex­pli­ca­tion à ces fa­meux bâ­tons dont sont sys­té­ma­ti­que­ment af­fu­blés les ran­don­neurs « vus à la télé ».

Merci Do­mi­nique. Il va fal­loir que je m’y mette…

Je pour­rais peut-être com­men­cer par tes­ter la marche « af­ghane » pro­po­sée par ysen­grain ? Dans les rues du Pla­teau à Dakar, ce se­rait moins exo­tique ;-)

Marc, l’Afri­cain

9)
Dom' Py­thon
, le 02.06.2014 à 13:26

et là, dans le Médoc, il y en a aussi, mais c’est très anec­do­tique et d’ailleurs assez mal or­ga­nisé.

Perso je pra­tique es­sen­tiel­le­ment en solo. Je suis donc mon propre or­ga­ni­sa­teur!

@y­sen­grain: Il existe en effet un cer­tain nombre de tech­niques de marche in­té­res­santes. Ça pour­rait faire l’ob­jet d’un autre billet!

@Mme Pop­pins: Voui, je sais, mais j’es­saie quand même, tout en sa­chant que les éti­quettes de la Coop van­tant la pro­ve­nance ro­mande des fruits et lé­gumes ont peut-être été im­pri­mées en Chine!

@Marc: Merci pour le bon sens! Et je réa­lise du coup que ce billet a un lien de pa­renté avec mon tout pre­mier billet cu­kien (sous mon an­cienne iden­tité)

10)
J-C
, le 02.06.2014 à 21:42

Bon­soir,

Plus jeune, j’ai mis à mon actif quelques étapes du plus beau sen­tier de grande ran­don­née, le GR20 en Corse…

Monte Doro, la Pa­glia Orba, U Ta­fo­natu, Crenu, Ca­pi­tellu, la Punta Lisa, ça doit par­ler aux connais­seurs… Si Fran­çois es­sayait ça, il lais­se­rait tom­ber le ma­ra­thon !

Et à l’époque, per­sonne n’uti­li­sait ces fa­meux bâ­tons… On grim­pait uni­que­ment avec les jambes, le dos lour­de­ment chargé… Les 20 pre­mières mi­nutes étaient assez dé­cou­ra­geantes, mais on s’y fai­sait !

D’ou ma ques­tion: ces fa­meux bâ­tons sont-ils vrai­ment ef­fi­cace pour la grimpe ?

J’en­vi­sage de m’y re­mettre à moyen terme…

Très bonne soi­rée

11)
Fran­çois Cuneo
, le 02.06.2014 à 21:45

Com­ment ça To­ble­rone n’est plus suisse???????

T’as lu ça où? J’ai rien vu de tel!

12)
Ma­dame Pop­pins
, le 02.06.2014 à 23:53

Fran­çois,

Je dois ad­mettre que la pro­priété n’est pas lim­pide pour moi (après 12 se­condes de re­cherches) mais en gros, c’est

 » la mul­ti­na­tio­nale amé­ri­caine Mon­de­lez – pro­prié­taire (de­puis les an­nées 1990, mais sous dif­fé­rents noms) de la marque aux plus de 100 mil­lions de dol­lars de ventes an­nuelles »
http://​www.​letemps.​ch/​Page/​Uuid/​92f8d9f8-3055-11e3-bc21-1f9a37883dcf/​Toblerone_​entreouvre_​les_​portes_​de_​son_​unique_​fabrique

ou http://​www.​swissinfo.​ch/​fre/​archive/​Ovo,_Ri­cola,_To­ble­rone:_cha­cun_­son_­des­tin.html?cid=5352342 pour un autre pro­prié­taire.

Mo­ra­lité, on croit que c’est suisse, ça semble suisse, on vou­drait que ça soit suisse mais rien n’est moins sûr ! Mais ce qui reste cer­tain, c’est que c’est bon !

J-C, le GR20 est mon fan­tasme ab­solu : pour moi, ça se­rait une es­pèce d’abou­tis­se­ment (pour quand je serai grande et réel­le­ment spor­tive); si t’as des pho­tos, fran­che­ment, fais un billet des­sus !

Do­mi­nique, en te li­sant, j’ai réa­lisé que je n’avais ja­mais ré­flé­chi au lieu de pro­duc­tion des éti­quettes ! Je sais, c’est con, j’au­rais dû mais je me suis tou­jours sa­tis­fait d’un « pro­duit en Suisse », voire d’un « pro­duit à côté de chez moi ». On de­vrait donc aussi de­man­der si l’éti­quette n’a pas tra­versé la moi­tié de la pla­nète, c’est en effet un truc à sa­voir : c’est dom­mage de choi­sir le concombre local pour lui col­ler un truc qui vient de Chine des­sus ! Pas évident de consom­mer in­tel­li­gent, sauf à s’ap­pro­vi­sion­ner chez le pay­san du coin.

Bonne nuit à toutes et tous,

14)
Gilles Theo­phile
, le 03.06.2014 à 08:06

D’ou ma ques­tion: ces fa­meux bâ­tons sont-ils vrai­ment ef­fi­cace pour la grimpe ?

Il ne s’agit pas de pro­blème de grimpe, mais bien de marche nor­dique, qui a pour but de faire fonc­tion­ner 80% de la mus­cu­la­ture.

Le mou­ve­ment des bras et l’usage des bâ­tons n’est pas anec­do­tique, ils font par­tie de l’ef­fort à four­nir. Bien ap­pli­quée, la marche nor­dique est un sport assez phy­sique, même plus que la course à pied, car il sol­li­cite plus de muscles. Et, autre avan­tage, il n’y a pas ce côté violent et tuant de la course à pied. Ni les va­ria­tions ac­cé­lé­rées du pal­pi­tant, ni les chocs dans les ar­ti­cu­la­tions. C’est d’ailleurs une ac­ti­vité qui est re­com­man­dée aux per­sonnes plus âgées, en plus d’être un bon car­dio-trai­ning.

D’ailleurs, la marche nor­dique dé­rive de la pra­tique du ski de fond. je crois-même (à vé­ri­fier) que ça vient du fait que les fon­deurs cher­chaient un moyen de conti­nuer l’en­traî­ne­ment hors sai­son hi­ver­nale.

15)
J-C
, le 03.06.2014 à 10:11

… en fait, il me sem­blait que l’usage des ba­tons per­met­tait de sou­la­ger l’ef­fort sur les ge­noux, en ré­par­tis­sant la charge…

Je monte bien plus fa­ci­le­ment un es­ca­lier en m’ac­cro­chant et en ti­rant sur la ram­barde…

Quoi­qu’il en soit, un essai s’im­pose !

16)
Ange
, le 03.06.2014 à 12:17

Si cela vous tente de dé­cou­vrir cette ac­ti­vité (que per­son­nel­le­ment je ne connais pas…en­core) il y a
Le ras­sem­ble­ment eu­ro­péen de la marche nor­dique du 18 au 22 juin 2014 sur le Ver­cors, avec dif­fé­rents par­cours (dont cer­tains de­puis mon vil­lage-Lans en Ver­cors) et c’est pas trop/ três loin du pays du To­ble­rône !
Plus d’in­fos sur le site de l’euro nor­dik walk.

17)
Dom' Py­thon
, le 03.06.2014 à 13:20

@J-c:
Je ne parle ef­fec­ti­ve­ment pas que de marche nor­dique mais éga­le­ment de « grimpe ». Les bâ­tons de ran­don­nées sont faits pour tous les ter­rains. Et ma pre­mière ex­pé­rience, que je re­late en début de billet, s’est bien dé­rou­lée à la grim­pée, sur les haut du val d’An­ni­viers, de­puis l’hô­tel Weis­shorn.

Et quelques temps plus tard, en par­tant de Cham­pex (~1500m), ma femme et moi sommes mon­tés au Grands Plans (2194m) par le che­min le plus raide, et re­des­cendu par le val­lon d’Ar­pette (un régal!). Ja­mais je n’au­rais pu me faire ces 700m de dé­ni­velé sans mes bâ­tons!

Donc oui, les bâ­tons de ran­don­née sont un vrai plus pour mon­ter… et des­cendre (cf mon billet)!

18)
Gilles Theo­phile
, le 03.06.2014 à 13:39

Sorry Do­mi­nique et JC, j’ai com­plè­te­ment zappé la grim­pette.

Oui, Do­mi­nique a rai­son, je me vois mal sans bâ­tons dans ce cas là. C’est une aide sup­plé­men­taire, on est bien d’ac­cord, et après y avoir goûté, dif­fi­cile de re­ve­nir en ar­rière.

19)
Dom' Py­thon
, le 03.06.2014 à 16:12

j’ai com­plè­te­ment zappé la grim­pette

Une contre­pè­trie?

->…

20)
Dom' Py­thon
, le 03.06.2014 à 18:16

On de­vrait donc aussi de­man­der si l’éti­quette n’a pas tra­versé la moi­tié de la pla­nète,

En fait je ne pense pas. Mais je me suis sou­venu de cette his­toire: Il y a quelques an­nées, une cam­pagne d’af­fi­chage avait été or­ga­ni­sée à Ge­nève, pour in­ci­ter les Ge­ne­vois(es) à ne plus aller faire leur courses en France voi­sine. Les af­fiches « Je vis à Ge­nève, j’achète à Ge­nève » avaient été com­man­dées à un im­pri­meur ge­ne­vois, qui avait sous-traité… en France voi­sine!

21)
Blues
, le 04.06.2014 à 11:46

C’est ultra vieux (de­puis 1990) que To­ble­rone n’est PLUS Suisse: sous l’égide de Phi­lip Mor­ris (Kraft Ge­ne­ral Foods en­suite Kraft Ja­cobs Su­chard) et main­te­nant suite aux fu­sions dans Phi­lip Mor­ris, ça ap­par­tient à Mon­delēz In­ter­na­tio­nal

D’autres exemples du genre, . Ovol­mal­tine est an­glais de­puis 2002 (As­so­cia­ted Bri­tish Foods)

Dans le genre es­pé­rons que notre pa­tri­moine reste sain et sauf ? Car la Grèce par ex. est en train de vendre ses îles et autres biens ou en­tre­prises . Et vive le ca­pi­ta­lise :D au­tre­ment dit : dans quelle so­ciété de M… on vit !

22)
Jean-Yves
, le 04.06.2014 à 18:10

Sujet sympa, sen­suel, et orienté plai­sir.
J’ai eu l’im­pres­sion de vous ac­com­pa­gner au cours de cette lec­ture !

Comme le sou­ligne “ysen­grain”, la res­pi­ra­tion de­vient une pré­oc­cu­pa­tion évi­dente dès que l’on sort de ses “ra­tios” ha­bi­tuels.
J’ai, par exemple, di­visé par deux mes am­bi­tions sur la façon de mon­ter les marches de­puis quelques an­nées.
L’équi­libre rythme et res­pi­ra­tion se trouve avec la pra­tique, semble-t’il.

Pour le bâton, les ber­gers, pra­ti­quants his­to­riques des sen­tiers de mon­tagne ont peut-être un avis ?

PS : Je ne connais pas le ber­ger et je n’ai pas compté les pattes, chiens com­pris. Mais le bâton y est ;-)

23)
Gilles Theo­phile
, le 05.06.2014 à 07:17

Qu’on ne touche pas au To­ble­rone ! Ce truc, com­ment dire, cet éclat de nou­gat en­robé de miel qui ap­pa­raît au dé­tour d’un bout de cho­co­lat, c’est une tue­rie.

Par contre, en Suisse, il y a deux abo­mi­na­tions qui n’au­raient ja­mais du sor­tir :
– Le Ri­vella
– L’Ovo­mal­tine

J’ai du mal à croire que tout hu­main qui se res­pecte puisse consom­mer – et ap­pré­cier – quelque chose d’aussi in­fect :-P

24)
To­TheEnd
, le 05.06.2014 à 10:48

Par contre, en Suisse, il y a deux abo­mi­na­tions qui n’au­raient ja­mais du sor­tir :
– Le Ri­vella
– L’Ovo­mal­tine

Pour le Ri­vella, je suis bien d’ac­cord mais c’est nor­mal quand tu as été ha­bi­tué à boire cette igno­mi­nie de Chas­se­las.

Par contre, pour l’Ovo, il faut pas dire n’im­porte quoi… c’est bes­tial! Mon faible va pour une re­cette que je fais pour un ga­teau mais aussi, pour leur plaque en cho­co­lat noir.

Après, le goût et les cou­leurs;-)

T