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Les at­trac­teurs étranges…

At­trac­teur étrange... La ma­thé­ma­tique du chaos a ceci de poé­tique qu'elle pos­sède des at­trac­teurs, étranges qui plus est. At­trac­teur... Quel joli nom d'ou­til. Une peine de cœur, un éloi­gne­ment, une presque rup­ture? Vite, sor­tons notre at­trac­teur, qu'il nous pare de suf­fi­sam­ment d'étran­geté qu' Elle nous re­vienne. Une nou­velle ren­contre, un élan? De notre at­trac­teur, gé­né­rons un champs d'in­ti­mité sur une brane d'em­pa­thie. Ah! Que n'existe-t-il réel­le­ment, cet at­trac­teur, hors de la ma­thé­ma­tique!

Si dans le do­maine amou­reux, il ne semble exis­ter, pleu­rons, que pé­rio­di­que­ment, il semble bien pré­sent dans le jour­na­lisme, qui ac­croche le client par des titres bien étranges ap­pe­lant à plus d'étran­geté en­core...

Un exemple? Curt Co­bain : bien­tôt la co­mé­die mu­si­cale? (Gala, en ligne, mer­credi 2 avril 2014)

Curt Co­bain, idole tou­chante et lu­naire de la grande es­cro­que­rie qu'est le ro­ck'n roll, tel que Mac Laren l'a jus­te­ment dé­fini, se voit brus­que­ment de­ve­nir héros d'un évè­ne­ment vul­ga­ri­sa­teur, po­pu­laire car voulu lu­cra­tif. Je l'ima­gine, Curt, brus­que­ment, dans une pro­duc­tion Camus & Coul­lier, comme le Johnny d'une cer­taine époque, li­vret de Luc Pla­mon­don et cho­ré­gra­phies de Kamel Ouali, gui­tare en plas­tique brillant, faire le gu­gusse pour faire pas­ser le mes­sage qu'il n'ar­riva à faire com­prendre, fi­na­le­ment, que par une mort pré­coce et vo­lon­taire.

Non, vrai­ment, ça ne colle pas. C'est un pro­jet an­ti­thèse. Nous sommes tom­bés là sur de la presse du chaos, à ne lire que dans la on­zième di­men­sion...

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Hou, hou!, cria la foule!...

 

Une qui, j'en suis sûr, pos­sède un at­trac­teur étrange, c'est Fleur Pel­le­rin, ex mi­nistre dé­lé­guée char­gée de l'éco­no­mie nu­mé­rique qui, brus­que­ment re­ma­niée, pren­dra un se­cré­ta­riat d'Etat au com­merce ex­té­rieur dans le nou­veau gou­ver­ne­ment fran­çais. Elle rem­pla­cera une Ni­cole Bricq, qui, elle, c'est sûr, n'a pas d'autre at­trac­teur étrange que la cru­dité et l'odieuse vul­ga­rité des par­ve­nus ci­reurs de pompes, ama­teur de ré­seaux, flat­tant le puis­sant sur un par­vis de luxe, dans le grand oubli d'une presse pour­tant jap­pante, ca­méra ou­verte, et par l'odeur al­lé­chée.

Ou­blions le mé­diocre, j'ai tou­jours  perçu chez cette mi­nistre, Fleur Pel­le­rin, cette idée de com­pé­tence, de jus­tesse, de vo­lonté et de per­ti­nence qu'on de­vrait cer­tai­ne­ment trou­ver en chaque mi­nistre, s'ils n'étaient si sou­vent per­clus d'am­bi­tions in­avouées et in­avouables, déjà em­bou­ca­nés par les va­peurs toxiques d'un pou­voir aux li­mites floues, car sans mo­rale. J'ai craint un ins­tant que ses qua­li­tés n'en fasse une pros­crite : ouf! Son at­trac­teur fonc­tionne! Tout va donc pour le mieux. Elle va pou­voir conti­nuer à œu­vrer, et j'en suis fort aise.

As­so­cia­tion d'idée, at­trac­teur, at­trac­tion, il me re­vient une ré­plique d'Au­diard dans le Pacha : "Quand on met­tra les cons sur or­bite, t'au­ras pas fini de tour­ner!". Ça me rap­pelle que les éco­lo­gistes ont re­fusé d'en­trer au nou­veau gou­ver­ne­ment, mal­gré un pro­jet qui les concer­nait au pre­mier chef et dont ils au­raient eu la res­pon­sa­bi­lité. S'il est dif­fi­cile de se sen­tir so­li­daire du parti au pou­voir, il me semble in­ima­gi­nable qu'on puisse conti­nuer à mi­li­ter dans ce parti qui n'a plus d'éco­lo­gique que la ru­meur in­of­fen­sive qui l'en­toure et ses prin­cipes so­lubles dans la po­li­tique. À la place, nous au­rons donc une Sé­go­lène, qui est à la po­li­tique ce que les Volks­wa­gen sont à l'au­to­mo­bile : in­usables et in­des­truc­tibles. Enfin... C'est ce que dit la pub...

En tout cas, je me de­mande qui aura le culot d'un jour in­clure la Pêche et l'Agri­cul­ture dans le mi­nis­tère de l'Éco­lo­gie. Voilà qui ne se­rait pas si étrange que ça, mais at­trac­tif?...

16 com­men­taires
1)
To­TheEnd
, le 03.04.2014 à 00:40

Ah les re­ma­nie­ments, cette grande ré­pé­ti­tion qui oc­cupe nos mé­dias et les dis­cus­sions de comp­toir; une vraie épreuve. Heu­reu­se­ment, la pe­tite fa­mille est à nou­veau réunie.

Et dire que dans moins de 3 ans, fau­dra re­mettre ça; quel sus­pens.

T

2)
Da­nielH
, le 03.04.2014 à 08:26

Et com­bien tout cela nous COUTE!!!

3)
zit
, le 03.04.2014 à 08:31

Alors là, per­met­tez moi de m’in­sur­ger un poil.

On nous pro­met monts et mer­veilles (alors que la mer­veille a déjà été épos­tou­flan­te­ment étu­diée de près cette se­maine), enfin de la science sur cuk, et de la dure, des ma­thé­ma­tiques, et on tombe sur Gala !

je vais donc re­cen­trer le débat avec un pa­ra­graphe de la plus pure poé­sie her­mé­tique qu’il soit :

At­trac­teur étrange :

 » Un at­trac­teur est la li­mite asymp­to­tique des so­lu­tions par­tant de toute condi­tion ini­tiale si­tuée dans un bas­sin d’at­trac­tion qui est un do­maine de vo­lume non nul « .

Lorsque les co­or­don­nées, dans l’es­pace des phases, d’un sys­tème phy­sique sont com­prises au cours du temps dans un do­maine res­treint de l’es­pace en­tier (i.e. au­cune co­or­don­née ne di­verge) alors l’évo­lu­tion du dit sys­tème a deux com­por­te­ments pos­sibles.

Soit le sys­tème est chao­tique au sens éty­mo­lo­gique du terme, et l’évo­lu­tion de ses co­or­don­nées se fera dans l’anar­chie la plus to­tale (com­por­te­ment aléa­toire). Soit il est chao­tique dé­ter­mi­niste et pos­sède un at­trac­teur étrange.

On dis­tingue trois types d’at­trac­teurs. D’une part, le point fixe et le cercle li­mite qui se ca­rac­té­risent par des mou­ve­ments at­tei­gnant un état sta­tion­naire ou qui se re­pro­duisent in­dé­fi­ni­ment. D’autre part l’at­trac­teur étrange (ex­pres­sion uti­li­sée pour la pre­mière fois en 1971 par Ruelle et Ta­kens). L’at­trac­teur étrange dé­signe une fi­gure dans l’es­pace des phases re­pré­sen­tant le com­por­te­ment d’un sys­tème dy­na­mique. Il est re­pré­sen­ta­tif d’un sys­tème multi-pé­rio­dique si le sys­tème pos­sède au moins deux fré­quences d’os­cil­la­tion in­dé­pen­dantes. L’at­trac­tion des tra­jec­toires au­tour de l’at­trac­teur est liée au ca­rac­tère dis­si­pa­tif du sys­tème réel.

Tiré de ce site.

Su­blime, non ? je n’y com­prends ab­so­lu­ment rien, mais il n’y a pas be­soin de com­prendre pour s’émou­voir (pas plus qu’il ne faille prendre pour se mou­voir), il n’y a que la phy­sique quan­tique et ses néo­lo­gismes ri­go­los (muons, gluons et bo­sons sont dans un ba­teau…) pour sur­pas­ser ça !

Et en plus, en image, ça le fait trop grave aussi :

Une simple re­cherche en montre des my­riades.

Sinon, les his­toires de re­ma­nie­ment, je ne sa­vais même pas qu’il y avait re­ma­nie­ment jus­qu’à ce que ma mi­nistre nous en­voie un cour­riel pour nous dire comme elle était contente de res­ter dans son ma­gni­fique bu­reau don­nant sur les jar­dins du Pa­lais Royal (enfin ce n’étaient pas tout à fait ses mots, mais c’est un peu ce que j’en ai com­pris).

z (quand à l’éco­lo­gie, de toute façon, on est fi­chus, je ré­pêêêêêêêêêêêêête : ce ne sera que la cin­quième ou sixième ex­tinc­tion mas­sive d’es­pèces vi­vantes qu’aura connu la pla­nète, au­cune in­quié­tude sur la ca­pa­cité de la vie à nous sur­vivre : on trouve des bac­té­ries se nour­ris­sant dans les fûts de plu­to­nium, d’énormes cham­pi­gnons noirs au cœur même de la cen­trale de Tcher­no­byl…)

4)
zit
, le 03.04.2014 à 09:54

Et, heuu, com­ment dire, le voi­sin de ma mère a un in­croyable at­trac­teur étrange, croi­se­ment d’une Mas­sey–Fer­gu­son pure race et d’un petit John Deere très mi­gnon (quoique son pé­di­grée soit dou­teux à la sep­tième gé­né­ra­tion).

z (ça fait de très jolis pe­tits, je ré­pêêêêêêêêêêêêête : mais c’est re­bu­tant quand ils co­pu­lent)

5)
Mo­dane
, le 03.04.2014 à 11:15

Je me de­man­dais un peu qui se­rait ému par la beauté de ce concept, et qui se­rait le pre­mier à en dé­voi­ler les images. Et c’est Zit! Je le sen­tais! Ma­gni­fique, n’est-ce pas?

6)
ysen­grain
, le 03.04.2014 à 11:47

je n’y com­prends ab­so­lu­ment rien, mais il n’y a pas be­soin de com­prendre pour s’émou­voir

Il faut ex­pli­quer ça aux po­li­tiques, qui sont « drô­le­ment ri­di­cules » mais qui ne font pour­tant pas rire du tout

7)
Diego
, le 03.04.2014 à 12:11

En par­lant de re­ma­nie­ment, j’ai en­tendu ce matin à la radio (RTS la Pre­mière) un fort bon mot d’un chro­ni­queur dont je n’ai pas re­tenu le nom à pro­pos de M. Mon­te­bourg :

Il adore les ef­fets de manche, car en effet, c’est un manche.

J’en ris en­core !

8)
fxc
, le 03.04.2014 à 13:03

phrases de Co­luche

la po­li­tique, 5 ans de droit, tout le reste de tra­vers….

Tu leur donnes le sa­hara à gérer, après 6 mois, il faut ache­ter du sable ailleurs..

Je compte tou­jours mes doigts, après leur avoir serré la main…

« La po­li­tique, c’est pas com­pli­qué, il suf­fit d’avoir une bonne conscience, et pour cela il faut juste avoir une mau­vaise mé­moire ! »

« Le mois de l’an­née où le po­li­ti­cien dit le moins de conne­ries, c’est le mois de fé­vrier, parce qu’il n’y a que vingt-huit jours. »

« Les jour­na­listes ne croient pas les men­songes des hommes po­li­tiques, mais ils les ré­pètent! C’est pire! »

« La droite vend des pro­messes et ne les tient pas, la gauche vend de l’es­poir et le brise. »

« Ca fait beau­coup mar­rer les gens de voir qu’on peut se mo­quer de la po­li­tique, alors que, dans l’en­semble, c’est sur­tout la po­li­tique qui se moque de nous. »

et enfin la meilleure

« Je ferai re­mar­quer aux hommes po­li­tiques qui me prennent pour un ri­golo que ce n’est pas moi qui ait com­mencé. »

9)
fxc
, le 03.04.2014 à 13:13

Et si vous vou­lez faire de la po­li­tique comme eux, il suf­fit d’al­ler sur ce site

a peu près au mi­lieu de la page, étu­diez bien les 32 phrases met­tez les comme vous vou­lez, vous ser­rez mi­nistre en peu de temps(;D

10)
Fran­çois Cuneo
, le 03.04.2014 à 23:17

Ouf, fini mon ar­ticle juste à temps, je viens d’avoir le temps de lire.

Je suis at­tracté (que ce fichu cor­rec­teur d’OSX s’éver­tue à tra­duire en « at­tristé ».

11)
fxc
, le 04.04.2014 à 00:20

Fran­çois, n’écrit pas cuk sans te re­lire….

12)
zit
, le 04.04.2014 à 15:09

Oui, Mo­dane, trèèès jo­lies, tes ma­thé­ma­tiques !

z (et ahhh, Co­luche, j’adore, je ré­pêêêêêêêêêêêêêête : en­foiré !)

13)
Jean-Yves
, le 06.04.2014 à 19:11

Cher Mo­dane, j’abonde, en glis­sant un très léger bémol ce­pen­dant.
Mais peut-être vous ai-je mal lu ou in­ter­prété sur ce point de dé­tail.
J’ai tiqué sur l’ex­pres­sion « La Grande Es­cro­que­rie du ro­ck’n’roll », bien que n’ayant pas vu ce film réa­lisé par Ju­lian Temple, à priori bien cor­na­qué par Mal­colm McLa­ren.

Ne peut-on faire sa propre mois­son dans ce vaste champ d’in­cer­ti­tude sans tom­ber sur des es­crocs ?
Cer­tains culti­va­teurs têtus tracent leur sillon de­puis des dé­cen­nies, sans tom­ber dans ces tra­vers qu’on pour­rait lé­gi­ti­me­ment leur re­pro­cher au­tant qu’aux po­li­tiques ;-)

Concer­nant ce mi­nis­tère de l’Éco­lo­gie, pro­fon­dé­ment sou­hai­table plus que cu­lotté parce que déjà ébau­ché, au moins dans la forme :
En 1981, Edith Cres­son a été nom­mée mi­nistre de l’Agri­cul­ture, de la Forêt et de la Pêche, au grand dam des syn­di­cats agri­coles de l’époque, qui, je cite : “consi­dèrent que la no­mi­na­tion d’une femme té­moigne du « mé­pris » à leur égard, selon l’ex­pres­sion de Fran­çois Guillaume alors pré­sident de la FNSEA”. Ainsi que du mi­nis­tère concerné, mais es­sen­tiel­le­ment à cause du pa­pier à en-tête !
Le pre­mier mi­nis­tère avec l’in­ti­tulé “Éco­lo­gie” est ap­paru en 2002 …

Zit, il est vrai que si l’on re­garde la liste de ceux qui s’y sont suc­cé­dés, il y a du mou­ron à se faire.
Il y en a même un qui a été hé­bergé “aux frais de la prin­cesse” suite à condam­na­tion pé­nale.
Il avait un peu trop mé­langé BTP et en­vi­ron­ne­ment per­son­nel …

Mais, comme Mo­dane, je veux y croire. D’ailleurs, avons nous le choix ?
D’abord, j’ai deux en­fants, et ça fait par­tie des choses que l’on par­tage.
Et deux pe­tits en­fants que j’ai­me­rai bien conti­nuer à re­gar­der droit dans les yeux.

14)
Mo­dane
, le 07.04.2014 à 15:27

Bien sûr, qu’il faut y croire! Et il faut le dire haut et fort, que l’idée de po­li­tiques au ser­vice du ci­toyen et d’un idéal ré­pu­bli­cain se ré­pande!

Quant à la dé­fi­ni­tion du Rock, entre cou­rant mu­si­cal, art glo­bal et simple (?) phi­lo­so­phie, au­cune dé­fi­ni­tion ne m’a convaincu. Mais le bou­quin de Mac Laren ex­plique bien des choses…

15)
Jean-Yves
, le 07.04.2014 à 18:15

Pas plus de pro­blème pour y croire que pour le dire ;-)
Gre­noble, ma ville, a au­jour­d’hui un conseil mu­ni­ci­pal très ma­jo­ri­tai­re­ment vert.
C’est très loin de me dé­plaire. Main­te­nant, on va voir, parce qu’il y a quand même quelques rares in­té­gristes bien pi­qués des han­ne­tons parmi les nou­veaux élus.
Et il m’ar­rive de m’in­ter­ro­ger sur leur idéal ré­pu­bli­cain jus­te­ment.

La dé­fi­ni­tion du Rock est-elle à cher­cher ?
J’ai pris la pré­cau­tion de par­ler de “vaste champ d’in­cer­ti­tude” en pro­po­sant un lien, bien évi­dem­ment très sub­jec­tif.
Ce lien se vou­lait contre­point à ce pro­jet de co­mé­die mu­si­cale “ins­pi­rée” par Curt Co­bain.
Deux per­son­nages, deux ré­ac­tions aux dif­fi­cul­tés de la vie.
L’un conti­nue avec ses va­lises (2 en­fants au­tistes … et quelques potes mu­si­ciens)
L’autre, vous avez tout dit !

Pour le bou­quin de Mac Laren, je vais ten­ter.
Pour­tant, le per­son­nage ne me sug­gère pas vrai­ment de sym­pa­thie.

16)
fxc
, le 07.04.2014 à 18:18

Mais le bou­quin de Mac Laren ex­plique bien des choses…

Au moins un bou­quin que l’on peut lire vite.