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Le franc fort a bon dos pour le tou­risme suisse

Nous sommes allés, avec Ma­dame K et 4 de nos en­fants réunis (6, 6, 8, et 13 ans, les trois plus grands ayant de­puis long­temps pré­féré leur in­dé­pen­dance au ni­veau des va­cances), pas­ser une nuit au Lac Tanay, qui est une mer­veille de petit lac de mon­tagne situé au-des­sus de Vou­vry, dans le can­ton du Va­lais.

La mon­tée n'est pas longue (une heure), mais elle est rude au ni­veau dé­ni­vel­la­tion pour des mar­cheurs très ama­teurs.

Ar­ri­vés au som­met, un peu fa­ti­gués vu le manque d’en­traî­ne­ment (purée, c'est lourd un D800, même sim­ple­ment avec le 24-120), la ré­com­pense en vaut vrai­ment la peine.

 

 

 

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Ce petit lac est un pa­ra­dis, que l'on ne peut at­teindre qu'à pied, ou mal­heu­reu­se­ment en 4/4, ce qui fait que la mon­tée (nous n'avons pas osé, avec les plus pe­tits, prendre le sen­tier en­core plus es­carpé) est sou­vent in­ter­rom­pue par le pas­sage de ces gros vé­hi­cules qui, évi­dem­ment, font de la pous­sière sur la route dé­fon­cée et caillou­teuse.

Pour pas­ser la nuit au Lac Tanay, trois so­lu­tions:

  • quelques places pour des tentes de cam­ping (une di­zaine me semble-t-il au maxi­mum)
  • un dor­toir dans une des deux au­berges
  • des chambres dans la même au­berge

Évi­dem­ment, le tou­riste qui monte là-haut n'y vient pas pour faire la nouba, mais pour y trou­ver un peu de calme.

Or à ce ni­veau...

 

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Mais re­pre­nons de­puis le début:

 

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–Bon­jour Ma­de­moi­selle, nous avons deux chambres ré­ser­vées chez vous pour la nuit au nom de Ma­dame K et fa­mille.

–Ah bon? Deux chambres? Ici?

–Heu... ce n'est pas l'hô­tel de la Vouivre ici?

–Non, nous ne sommes pas un hôtel. Une au­berge.

-Oui mais, c'est bien chez vous qu'on a ré­servé ou bien?

–Oui mais... Bon, je vais re­gar­der.

Et la char­mante de­moi­selle de consul­ter un grand livre dans le­quel, après de­mande de ren­sei­gne­ment à sa pa­tronne (très gen­tille), de finir par nous trou­ver.

Ça sent bon l'ac­cueil où l'on est at­tendu déjà...

Nous fai­sons un petit tour vers le lac, et al­lons en­suite nous ins­tal­ler.

Tour des chambres par la pro­prié­taire.

Deux chambres simples, pe­tites, avec des lits su­per­po­sés. L'ac­cès aux salles d'eau se fait en tra­ver­sant le dor­toir ou en tra­ver­sant la chambre des en­fants.

Pour 50 per­sonnes (j'ima­gine), deux toi­lettes, dont une porte ne ferme pas, que l'on doit tirer vers soi pour ne pas qu'un autre ouvre la porte pen­dant que vous y êtes,  avec chasse d'eau en­dom­ma­gée, l'autre sans lu­mière (am­poule pétée), deux douches, dont une porte ne ferme pas non plus, ce qui fait que pen­dant ma douche du matin, trois per­sonnes ont ou­vert la porte sur le mi­nus­cule local, ce qui fait que j'ai fini par me chan­ger à l'in­té­rieur de la ca­bine de douche pour que tout le monde ne me voie pas à poil (ben oui, j'ai de la pu­deur moi).

 

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La chambre des pa­rents a un pla­fon­nier dont l'am­poule est à nu et qu'il faut ti­tiller pour que la lu­mière soit, ce qui ex­plique au pas­sage que nous ayons choisi cette chambre jus­te­ment pour les pa­rents, cette ins­tal­la­tion nous sem­blant trop dan­ge­reuse pour les en­fants qui pou­vaient la tou­cher voir s'y co­gner de­puis leur lit su­per­posé.

 

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Re­mar­quez qu'il y a ten­ta­tive de ré­pa­ra­tion avec le pa­pier d'alu­mi­nium...

 

Vous me direz, c'est la mon­tagne, à la guerre comme à la guerre.

Oui mais...

Cette au­berge et ce vil­lage n'ont rien à voir avec la mon­tagne sau­vage où il est très dif­fi­cile de s'ap­pro­vi­sion­ner. Et rien non plus du simple dor­toir au ni­veau des prix.

Comme nous avions peur de dé­ran­ger avec les en­fants, nous n'avons pas pris un dor­toir, et c'est tout de même 100 francs suisses (en­vi­ron 85 €) pour la chambre des pa­rents, (nous avons pris une 3-4 places la deux places étant prise, mais faut voir la gran­deur de la­dite chambre, enfin, vous la voyez en photo) et 110 francs (en­vi­ron 95 €) pour la 4 places pour les en­fants (toute pe­tite aussi, avec lits su­per­po­sés), sans comp­ter bien sûr le petit dé­jeu­ner, et le repas du soir (deux as­siettes de spa­ghet­tis à la to­mate pour les en­fants, une pe­tite as­siette de jam­bon cru, deux sé­racs (dé­li­cieux, ça, il faut le goû­ter une fois si vous aimez la chose) et une soupe du cha­let, le tout ac­com­pa­gné de thé, d'une bière et d'un jus de pomme, ça nous fait tout de même une fac­ture pour une nuit de 350 francs (en­vi­ron 300 €).

Tout ça pour nous re­trou­ver avec un groupe d'une di­zaine de Suisses al­le­mands contem­po­rains, j'ima­gine, de 1940, qui avaient monté une gui­tare et qui ont chanté dans le bis­trot de 19 heures 30 à 23 heures, sans dis­con­ti­nuer (je ne sais même pas com­ment ils ont mangé, ils ont dû se re­layer).

Nous avons donc mangé de­hors, en ayant un peu ras la pa­tate de les en­tendre au bout de 4 chan­sons, même s'ils chan­taient assez bien.

Nous étions venus trou­ver le calme, pas écou­ter un groupe que nous n'au­rions ja­mais choisi d'al­ler écou­ter.

Je n'ar­rive pas à com­prendre que ces gens ne se soient pas dit un petit mo­ment "est-ce que nous dé­ran­geons les autres?".

Je ne com­prends pas que les res­pon­sables de l'au­berge ne soient pas venus vers eux au bout d'un mo­ment pour leur de­man­der un peu de dis­cré­tion.

Les ga­mins cre­vés, évi­dem­ment, ne pou­vaient pas dor­mir, im­pos­sible puisque dans un cha­let, tout son passe, et qu'à la fin, quelques per­sonnes un peu avi­nées, se sont mises à chan­ter avec eux, en brayant en­core plus fort que le groupe d'ori­gine.

À 23 heures pas­sées de quelques mi­nutes donc, le calme est heu­reu­se­ment re­venu.

Jus­qu'au len­de­main 7 heures, où le groupe de contem­po­rains s'est ré­veillé, et ne s'est pas posé la moindre ques­tion de sa­voir s'il y avait d'autres gens qui dor­maient en­core.

Tout le monde était très heu­reux de se re­trou­ver, ça ri­go­lait, ça com­men­tait, et ça ri­gole et ça com­mente fort, un Suisse al­le­mand heu­reux.

On me dira que c'est comme ça en ca­bane, que l'on se lève tôt, et que 7 heures, c'est la grasse ma­ti­née.

Sauf qu'en ca­bane, on peut dor­mir le soir.

Et sauf qu'il ne s'agit pas d'une ca­bane, mais au tarif des chambres, d'un petit hôtel ou une pe­tite au­berge de mon­tagne.

Et au ni­veau de l'ac­cueil, je trouve qu'un mi­ni­mum de for­ma­tion, même dans un petit hôtel re­culé comme cette au­berge de la Vouivre, ça ne fe­rait pas de mal lors­qu’on parle du tact à avoir avec les clients.

Par exemple...

À l'ar­ri­vée, aux deux pa­rents: vous allez uti­li­ser tous les lits? Nous: euh, non, juste deux. La dame: alors merci de ne pas dé­faire l'autre. Bien sûr que nous ne sommes pas bêtes, nous n'al­lions pas le faire. Mais même, à la li­mite, puisque nous avions payé les trois places (on ne nous a pas fait la trois place au prix de deux parce que nous n'étions que deux), cela ne re­gar­dait pas la pa­tronne de sa­voir ce que nous al­lions faire de ces lits.

Au sou­per, il est 20 h 20, je de­mande jus­qu'à quelle heure nous pou­vons com­man­der: oh, jus­qu'à 20 h 30 que l'on nous ré­pond (je pré­cise que le res­tau­rant a servi en­suite des fon­dues jus­qu'à passé 22 heures!).

Bien...

Nous al­lons donc nous dé­pê­cher!:-)

Lorsque ma pe­tite hé­site entre des spa­ghet­tis et du jam­bon cru (à peine quelques se­condes), je dis à la jeune fille qui nous sert: je viens vous dire dans une mi­nute ce qu'elle a choisi, elle me ré­pond "mais ça ne va pas, il faut que la cui­sine ait toute la com­mande d'un seul coup".

Le soir à 22 heures 30, Ma­dame K de­mande si nous pou­vons payer le sou­per avec la note de la chambre, et la jeune fille nous ré­pond un peu sec que non, et de toute façon, nous al­lons de­voir payer le tout im­mé­dia­te­ment.

Bref, rien de grave, tout va bien, nous avons passé un bon mo­ment, mais purée, toutes ces pe­tites choses ali­gnées ont fini par nous stres­ser un tout petit peu et à nous en­le­ver un peu de plai­sir.

Nous re­ve­nons de plu­sieurs pe­tits hô­tels fran­çais, où pour 53 € dans la chambre, (même en mon­tagne), nous avions des toi­lettes et douches dans la chambre, de la tran­quillité, et le petit dé­jeu­ner com­pris.

Et des te­nan­ciers plus "ave­nants".

Je sais bien qu'on ne peut pas com­pa­rer les prix suisses et les prix fran­çais, un ins­ti­tu­teur fran­çais ga­gnant bien moins qu'un Suisse, mais tout de même... Que doit dire alors un ins­ti­tu­teur fran­çais qui vient en Suisse pas­ser un sé­jour?

Rien en fait, parce que j'ima­gine bien qu'il ne peut même pas se payer un sé­jour chez nous.

Et je ne sais pas moi, mais si j'étais le pa­tron d'un petit hôtel comme cette au­berge de Vouivre, si j'avais des portes de douches ou de toi­lettes qui ne fonc­tion­naient pas, je les ré­pa­re­rais dans la jour­née qui suit le dégât, j'au­rais une lampe brin­le­ban­quante et toute pétée, je la chan­ge­rai im­mé­dia­te­ment!

Vous savez, à voir le nombre de taxis 4/4 qui amènent les gens dans cette au­berge, la chose n'est pas cou­pée du monde! Aller chez Ikea et ache­ter un pla­fon­nier de base à 3.95 (eh oui, c'est le prix), est-ce vrai­ment trop de­man­der?

Et il s'agit ici d'un simple exemple de ce que nous avons vécu ces der­nières an­nées au ni­veau du tou­risme en Suisse.

 

 

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Oui les te­nan­ciers souffrent parce que le taux pla­fonné (ar­ti­fi­ciel­le­ment, sinon, ce se­rait en­core pire) à 1.20 pour 1 € leur coûte cher.

Mais moi, fran­che­ment, la pro­chaine fois, je trou­ve­rai une autre so­lu­tion avec mes en­fants.

Au­cune envie de pas­ser une nuit à ce prix-là, avec ces pres­ta­tions, et les désa­gré­ments, même si la nour­ri­ture était bonne, le pa­tron très gen­til (nous l'avons peu vu, pris qu'il était en cui­sine), et le pay­sage ma­gni­fique.

Oui amis va­lai­sans, mais aussi amis suisses tout court, il va fal­loir vous re­mettre un peu en ques­tion si vous ne vou­lez pas mou­rir, et ne pas for­cé­ment de­man­der des aides de tous les côtés, comme des baisses de la TVA pour conti­nuer à exis­ter.

Il fau­drait peut-être ne pas conti­nuer à croire que nos pay­sages font tout et per­mettent tout, que le fait d'être à la mon­tagne per­met toutes sortes de mal­adresses désa­gréables pour ceux qui vous font vivre.

Il faut prendre aussi un peu sur vous.

45 com­men­taires
1)
coa­coa
, le 13.08.2012 à 00:46

J’abonde.

2)
Sa­luki
, le 13.08.2012 à 01:02

À lire le début, je me croyais en France… En fait c’est bien de l’im­par­fait, non plus du pré­sent.

J’ai beau­coup voyagé pour le tra­vail et aussi les va­cances. J’ai vécu tout cela, mais je crois que ça a changé : les hô­te­liers ont fait des pro­grès même si tout n’est pas par­fait, loin de là, comme cette chambre ré­ser­vée jus­qu’à 19h et plus dis­po­nible à 19h05.

Les sou­cis vien­draient ici plu­tôt de la cui­sine : le beau tollé levé dans la pro­fes­sion quand il a été ques­tion d’af­fi­cher quand la “bouffe” n’était pas faite sur place…

3)
gg­krail
, le 13.08.2012 à 01:21

Tel­le­ment vrai, mal­heu­reu­se­ment… Je me fai­sais déjà ce genre de ré­flexions de­puis quelque temps, mais après une année au­tour du monde, c’est en­core plus fla­grant.

4)
ysen­grain
, le 13.08.2012 à 08:44

Comme Sa­luki, on se di­rait en France.

Ceci dit, pour avoir ran­donné pas mal, j’ai le sou­ve­nir des toi­lettes d’un re­fuge des Alpes qui était une ca­bane à 3 côtés: la porte et 2 pa­rois la­té­rales. A l’ar­rière, rien … enfin … 1500 mètres d’à pic !! Ver­ti­gi­neux, non ?

5)
ce­rock
, le 13.08.2012 à 08:57

Je crois que le tou­risme suisse a en­core beau­coup de che­min a faire et pas seule­ment en Va­lais. Nous avons déjà eu des sou­cis avec un Hôtel que nous re­ser­vions presque en­tiè­re­ment ;) Mais les autres can­tons ne sont pas mieux. Hors sai­son, nous sommes par­tis au Gri­son. L’hô­tel était gé­nial, mais le pre­mier verre que nous sommes allez boire lors d’un après midi, nous ne sommes pas prêt de l’ou­blier lol Une bierre pour moi, un ri­vella pour ma femme qui al­laité le petit et un sirop pour le grand, le tout pour la mo­dique somme de Acht Fran­ken com­ment j’ai mal com­pris… haaaaaa Acht­zehn Fran­ken, ha oui quand même. Je ne sa­vais pas que j’était au mi­lieu de nul part ac­ces­sible uni­que­ment en ane et en hé­li­co­ptère… ha non, il y a une route qui passe juste a côté ;)

C’est mar­rant, mais ça fait deux ans que l’on part en va­cance en Grèce… pour 200 à 300.- de plus qu’au Tes­sin. (mais all-in­clu­sive contre repas a faire soit-même)

Pour nos amis Fran­çais Acht­zehn (a pro­non­cer à la suisse al­le­mande) cor­res­pond a 18.- francs suisse soit env 15 eur

6)
Droopy
, le 13.08.2012 à 09:18

La phrase de Sa­luki: À lire le début, je me croyais en France…, est ter­ri­ble­ment ré­duc­trice.

Certes des adresses comme celle là, il y en a en France, et par­tout dans le monde d’ailleurs. Mais, et main­te­nant c’est fait grâce à Fran­çois, il faut le faire sa­voir, et mettre des com­men­taires dans des sites comme Trip ad­vi­sor et autres.

Et pas seule­ment des avis né­ga­tifs, mais aussi des avis po­si­tifs lorsque l’on a dé­ni­ché une adresse im­pec­cable.

Je fais 3 à 4 voyages par an, d’une durée de 1 à 2 se­maines. Je loge en hôtel, ou mai­son d’hôtes. Et la façon dont on vous ré­pond au té­lé­phone ou la pré­sen­ta­tion de leur site est déjà un in­dice du sé­rieux de l’adresse.

Je de­mande tou­jours une confir­ma­tion de ma ré­ser­va­tion par un mail, et il m’est ar­rivé, une fois, d’an­nu­ler une ré­ser­va­tion parce que j’at­ten­dais le mail de confir­ma­tion de­puis plu­sieurs jours, mal­gré mes re­lances. J’ai trouvé autre chose quelques kms plus loin, et bien m’en a fait parce que lorsque j’ai sé­journé les com­men­taires sur l’autre adresse étaient par­ti­cu­liè­re­ment né­ga­tifs.

Cela me per­met d’avoir fait des sé­jours ex­tra­or­di­naires, d’avoir ren­con­tré des gens “vrais”, et de faire cir­cu­ler leur co­or­don­nées vers d’autres voya­geurs.

L’ex­pé­rience de Fran­çois est bien l’exemple qu’il y a 2 types d’hô­te­liers. Ceux qui font bien leur mé­tier, et ceux qui prennent les sous des tou­ristes l’été, et qui sont sur­ement content de les voir par­tir après avoir en­caissé le chèque.

Mais hélas mon cher Sa­luki, des comme ça il y en a par­tout !

7)
Rit­chie
, le 13.08.2012 à 09:19

Ceci dit, pour avoir ran­donné pas mal, j’ai le sou­ve­nir des toi­lettes d’un re­fuge des Alpes qui était une ca­bane à 3 côtés: la porte et 2 pa­rois la­té­rales. A l’ar­rière, rien … enfin … 1500 mètres d’à pic !! Ver­ti­gi­neux, non ?

Moi je di­rais : “Bombs away !!!”

8)
giam­paolo
, le 13.08.2012 à 09:22

Fran­çois, je te conseille mille fois le Val d’Aoste. On mange mieux qu’au Va­lais (beau­coup mieux!), on y aime les fa­milles et les en­fants en par­ti­cu­lier et l’ac­cueil n’a rien à voir avec l’ac­cueil que tu as connu.

9)
dj­trance
, le 13.08.2012 à 09:28

Fran­çois, c’est juste hal­lu­ci­nant ce que tu dis, un en­droit tel que le Lac de Tan­nay de­vrait être juste pa­ra­di­siaque… Et dire que cette au­berge est tenue par des per­sonnes dont je tai­rais ce que j’en pense…

Le style de sé­jour (m… quoi, tu leur a laissé 350 balles!!) où je ne pars pas sans me faire rem­bour­ser ou du moins, un mi­ni­mum!

Ton ar­ticle, c’est tant mieux en fait: j’avais l’in­ten­tion de faire un saut là-bas, je sais du coup que je ne m’ar­rê­te­rais pas dans cette au­berge!

Dom­mage, sé­rieux, des gens qui bous­sillent le pa­tri­moine pa­reil!

+1 pour Giam­paolo, le Val d’Aoste, l’ac­cueil fait aux vi­si­teurs/tou­ristes est juste des plus agréables!

10)
Ca­plan
, le 13.08.2012 à 10:00

Après plu­sieurs ex­pé­riences dé­ce­vantes, il est clair que le pro­blème avec les Va­lai­sans, c’est qu’ils veulent être ac­tifs dans le tou­risme tout en n’ai­mant pas les gens qui viennent de l’ex­té­rieur!

On a tou­jours l’im­pres­sion qu’ils se tiennent pour res­pon­sables de la beauté des mon­tagnes, mais qu’elles se­raient en­core plus belles s’il n’y avait pas tous ces tou­ristes…

Par contre, l’ar­gent des tou­ristes est tou­jours le bien­venu. En fait, pour eux, l’idéal se­rait que les tou­ristes en­voient de l’ar­gent… sans venir!

11)
Sa­luki
, le 13.08.2012 à 10:20

Cher Droopy

Tu n’as sans doute pas lu la deuxième de mes phrases. Elle in­dique que la si­tua­tion a changé, ici.

Bien sûr, il y a des en­droits agréables et d’autres qui le sont moins. Même Giam­paolo ne connaît pas tout du Val d’Aoste : je me suis fait dé­ro­ber deux roues une nuit à St Vincent. D’ac­cord, pour cer­tains ça ne compte pas, c’étaient des roues de kat­kat…

12)
Di­dier
, le 13.08.2012 à 10:29

Ah l’ac­cueil en Suisse, il me semble éga­le­ment que l’on ne va vrai­ment pas dans le bon sens. Je me de­mande quelle per­cep­tion ont les tou­ristes qui nous vi­sitent.

Sinon pour veux qui aiment bien ce genre de pe­tite es­ca­pade, il y a plein d’idées ici http://​www.​buvette-alpage.​ch/​

13)
Hervé
, le 13.08.2012 à 10:38

Sa­luki et Ysen­grain, je ne suis ab­so­lu­ment pas d’ac­cord avec vous : nous re­ve­nons de huit jours pas­sés en Tou­raine pour re­faire la tour­née des châ­teaux de la Loire. Et par­tout avec notre chienne qui ne passe pas in­aper­çue : 45 kilos de chair et de poils. Par­tout ac­cueil non seule­ment com­mer­cial mais ai­mable, voire cha­leu­reux. L’en­trée de tous les parcs ou­verte aux chiens et même dans cer­tains châ­teaux, pos­si­bi­lité de vi­si­ter l’in­té­rieur si vous pou­vez prendre votre ani­mal dans les bras. Et par­tout avec le sou­rire !

Quant aux prix : trou­vez-moi en­core en Suise un repas com­plet (en­trée, plat, des­sert ou fro­mage) pour 15€, y com­pris le quart de vin (Ma­dame est “sans al­cool”). Je ne par­le­rai pas du prix dea hô­tels puisque nous avions dé­li­bé­ré­ment choisi deux “Re­lais-Châ­teau” :-). Bon di­sons le prix d’un 3* de Ge­nève, mais un cadre et un amé­na­ge­ment à vous croire le duc de Guise en per­sonne ! Et ac­cueil ex­trê­me­ment cha­leu­reux dans les deux avec vi­site aux chan­delles menée par la pro­prié­taire qui en connais­sait “un bout” sur l’his­toire de sa de­meure et de la ré­gion.

14)
Fran­çois Cuneo
, le 13.08.2012 à 10:40

Tiens, ça me fait pen­ser à une py­ro­gra­vure à l’en­trée de l’au­berge, en gros “Les clients nous ap­portent tou­jours le bon­heur, cer­tains quand ils ar­rivent, d’autres quand ils partent”.

Je trouve ça d’un mau­vais goût crasse.

Je sais de quelle ca­té­go­rie je fais par­tie:-)

15)
Sillage
, le 13.08.2012 à 10:47

J’es­saie tou­jours d’évi­ter les hô­tels en Suisse, 9 fois sur 10 on est déçu. Cher, li­te­rie vieillotte et per­son­nel qui pousse la tronche. C’est dom­mage pour le dixième qui reste. Quand je peux, je vais en “bed and break­fast”, c’est un peux moins chère, mais sur­tout les gents sont très sym­pa­thiques.

16)
tho­mas
, le 13.08.2012 à 11:01

Ex­pé­rience va­lai­sanne du même genre ré­cem­ment au re­fuge Bri­tan­nia, au des­sus de Saas Fee. On se se­rait cru dans un concen­tré des pires re­fuge CAF ;)

Heu­reu­se­ment, un jour­née de mon­tagne plus tard, on pas­sait par le Täschhütte, où l’ac­cueil était sympa et le gâ­teau à la fram­boise ré­con­for­tant. Ici comme ailleurs, on di­rait qu’il faut sa­voir ap­pré­cier les pe­tits en­droits…

17)
Mar­co­li­vier
, le 13.08.2012 à 11:25

Sauf res­pect pour ceux d’entre eux qui nous lisent ;o), ce n’est sans doute pas un ha­sard si on sur­nomme nos voi­sins des val­lées de l’est du bout du lac, les Va­les­crocs.

Blague à part, suite à une se­maine de va­cances de ran­don­née l’an­née der­nière dans les Gri­sons, j’ai été in­fi­ni­ment sur­pris par la gen­tillesse de l’ac­cueil, et par le ca­rac­tère rai­son­nable des prix, tant des hô­tels que des repas et bois­sons. Certes, il y a Saint Mo­ritz et d’autres en­droits plus chics (et chers), mais néan­moins, je ne me suis ja­mais senti consi­déré comme un por­te­mon­naie sur pattes. Certes, je parle un peu la langue, ce qui aide sans doute. Mais l’on me ré­tor­quera que ça cause un peu de fran­çais de l’autre côté du Rhône. Ja­wohl but, c’est sans doute comme pour les grandes dents du Grand mé­chant loup, pour mieux nous plu­mer…

Ce court sé­jour dans les Gri­sons m’a tel­le­ment plu que j’y suis re­tourné la se­maine sui­vante, dans un en­droit re­com­mandé par Anne C., So­glio. Ce fut l’oc­ca­sion d’une ma­gni­fique ba­lade en moto de­puis Lau­sanne jus­qu’au Val Bre­ga­glia, de ran­don­ner dans le Val Bon­dasca à la ca­bana di Sciora puis à celle de Sasc Fürä, et de dé­cou­vrir le Pa­lazzo Solis, hôtel pas donné mais ma­gni­fique et ma­gique.

Au re­tour, pas­sant par le Fur­ka­pass, je me suis ar­rêté à la bu­vette à tou­riste do­mi­nant le gla­cier du Rhône afin de l’ad­mi­rer de plus près. Enfin, sou­hait pieux car pour s’ap­pro­cher du gla­cier sans de­voir es­ca­la­der les ro­chers alen­tours, il était re­quis de payer CHF 2.-, ce que je me suis re­fusé de faire. « Ah c’est vrai, l’ac­cueil va­lai­san.. », ai-je sou­piré. Et ni une, ni deux, plu­tôt que de conti­nuer sur la route de la Furka en di­rec­tion de Brig, j’ai bi­fur­qué vers le can­ton de Berne en pre­nant le Grim­sel­pass, en di­rec­tion d’In­ter­la­ken.

Ma conclu­sion : le Va­lais c’est bien, les Gri­sons c’est mieux. Et puis on y parle une autre langue que le fran­çais, ce qui ra­joute tel­le­ment plus aux va­cances…

18)
JMG
, le 13.08.2012 à 11:29

Et oui… l’ac­cueil tou­ris­tique en Suisse… j’hé­site tou­jours: est-ce un gag ou une lé­gende? On lit ré­gu­liè­re­ment dans les jour­naux que cer­tains jeunes (et moins jeunes) hô­te­liers font de leur mieux pour lais­ser un bon sou­ve­nir à leurs hôtes, jolis re­por­tages photo à l’ap­pui. Ca existe donc et tant mieux, mais fran­che­ment, il y a du tra­vail, foi de grand voya­geur. Pour moi, un hôtel en Suisse c’est seule­ment si je suis obligé, le rap­port qua­lité prix os­cille entre moyen et ca­tas­tro­phique 8 fois sur 10.

19)
Jaxom
, le 13.08.2012 à 11:29

Ça dé­pend vrai­ment du coin où l’on tombe. Je viens de faire un tour de 5 jours du coté des Gri­sons et jus­qu’à San Pel­le­grino. Nous avons fait 2 nuits en Suisse.

À l’al­ler à Goes­che­nen. Bon, c’est pas un vil­lage fol­li­chon qui sert sur­tout de por­tail d’en­tré aux tun­nels rou­tier et fer­ro­viaire du Got­thard. Mais l’hô­tel était vrai­ment mau­vais : la chambre petit (bon on est ha­bi­tué) avec la douche, mais les toi­lettes à l’étage. La déco n’avait pas été re­faite de­puis 1975 je pense. Heu­reu­se­ment, c’était le jour de repos pour le cui­si­nier et nous sommes aller prendre le sou­per ailleurs. Le pe­tit-dé­jeu­ner était com­pris, mais ça fai­sait quand même 100.- pour la chambre à deux.

Au re­tour à Di­sen­tis. L’hô­tel était de­vant la gare, la chambre pour deux à 120.-, mais : deux lits enfin pas trop mou, deux ca­na­pés, avec une table basse et un bal­con. Une salle de bain avec bai­gnoire ! et une toi­lette sé­pa­rée de la salle de bain et une cui­sine agréable.

On peut vrai­ment tom­ber sur du bon et du mau­vais. Je connais aussi par exemple une très bonne au­berge à Ul­ri­chen qui vous offre une demi-pen­sion avec un menu qu’il est dif­fi­cile de ter­mi­ner (car un peu trop co­pieux).

20)
Droopy
, le 13.08.2012 à 12:08

Ef­fec­ti­ve­ment mon cher Sa­luki, j’avais pas bien capté comme disent les jeunes.

Et sale his­toire pour tes roues, cela a du quand même gâ­cher le voyage.

Mais pour re­ve­nir au Val d’Aoste, j’y ai ef­fec­tué un pé­riple de 10 jours au prin­temps.

J’ai com­mencé par la Franche Comté, car je vou­lais com­prendre et dé­cou­vrir l’his­toire du fro­mage “Comté”, mais aussi de la sau­cisse de Mor­teau, et de l’Ab­sinthe.

Et en­suite, nous sommes allés dans le val d’Ajol, ou là aussi la gas­tro­no­mie est tout à fait in­té­res­sante.

Et pour com­pen­ser les dé­gus­ta­tions, la marche et la grim­pette dans des dé­cors somp­tueux.

Je n’ai pas pé­né­tré en Suisse, mais fait un super repas dans un cha­let d’al­page, à 200 m de la fron­tière suisse, ma­té­ria­li­sée par une ran­gée de sa­pins.

Une autre fois peut être, mais là je pré­pa­re­rais aussi le voyage.

21)
Pos­sum
, le 13.08.2012 à 13:17

Ex­cel­lente, cette dis­cus­sion! Dom­mage pour Fran­çois et les siens, mais ça a donné un sujet amu­sant et utile. Mais on se pose des ques­tions: qu’est de­venu l’hos­pi­ta­lité lé­gen­daire suisse? Une lé­gende, ap­pa­rem­ment…

D’ailleurs, je suis allé voir le site de l’hô­tel de la Vuivre, voici les 3 der­niers pa­ra­graphes:

Les ré­ser­va­tions an­nu­lées 48h à l’avance pour des rai­sons de météo font par­tie de la vie à la mon­tagne et ne font l’ob­jet d’au­cun dédit.

En cas d’an­nu­la­tion ou de non pré­sen­ta­tion le jour prévu de votre ar­ri­vée, nous nous ré­ser­vons le droit de fac­tu­rer la pre­mière nuit de votre sé­jour. Merci de votre com­pré­hen­sion.

Nous n’ac­cep­tons pas les cartes de cré­dits.

Et au­cune ré­duc­tion pour en­fants sauf en dor­toir? Bon, quand je vois ce genre de trucs, je m’abs­tiens. Non mais!

P.S. C’est vrai­ment super sympa de lire les ex­pé­riences de voyage des cu­kiens, j’en re­de­mande!

22)
dj­trance
, le 13.08.2012 à 14:24

Ahah, non, sé­rieux, moi ça me fait mal d’en­tendre ça! Mal­heu­reu­se­ment, un client mé­con­tent, c’est 10 clients mé­con­tents, puis­sance cuk, ça en fait du monde!

De mon côté, vu que Giam­paolo par­lait du val d’Aoste, j’ai eu l’oc­ca­sion d’y faire un petit sé­jour (plu­sieurs hô­tels dif­fé­rents). Dans un des hô­tels, ils n’avaient pas pré­vus assez à man­ger: on nous a ser­vis des pe­tits pois et ca­rottes en boîte avec deux ri­di­cules mor­ceaux de viande pour char­bon­nade.

La table a côté de nous a eu de la chance: ils ont eu droit à la der­nière por­tion (lé­gumes frais du jar­din, sca­lo­pine sauce mi­la­nese, etc….) Hum hum :)

23)
Amely
, le 13.08.2012 à 15:06

Je trouve dom­mage que l’ac­ceuil ne soit pas mieux, un client content et un client qui re­vient et qui en parle au­tour de lui. En tout cas cela ne donne pas envie d’al­ler trou­ver ces gens. Nous avons tou­jours été très bien reçu en Suisse.

On était allé au Tes­sin il y a 2-3 ans dans une chambre d’hôte 50.- la nuit par per­sonne avec petit dé­jeu­ner très co­pieux servi di­rec­te­ment dans la chambre à une heure conve­nue la veille. En plus c’était grand avec un coin cui­sine et une salle de bain et un joli bal­con avec vue sur les mon­tagnes. J’y re­tour­ne­rais vo­lon­tiers pas­ser un week-end.

24)
jean­not
, le 13.08.2012 à 15:16

Je vous re­com­mande le pays de la Baie du Mont-Saint-Mi­chel, c’est beau, c’est unique, c’est calme, ce n’est pas trop cher et on n’y voit pas trop de 4×4…. et je vous pro­mets vous y dé­ni­cher des chambres avec des pro­prios sym­pas connais­sant leur tra­vail, puis je vous dirai où dé­ni­cher des pe­tits coins extra…

25)
giam­paolo
, le 13.08.2012 à 16:16

J’ai parlé du Val d’Aoste et je suis le pre­mier conscient que l’on trouve par­tout des en­droits peu ac­cueillants. Mais ce qui me frappe avec l’hô­tel­le­rie suisse, c’est la com­plainte ré­pé­tée par les hô­te­liers du pro­blème du franc fort. Si le franc fort est tel­le­ment un pro­blème alors pour­quoi nos hô­te­liers ne re­doublent-ils pas d’ama­bi­lité, de sou­plesse, de créa­ti­vité, etc etc pour com­pen­ser cet han­di­cap et ac­cueillir les clients de ma­nière à ce qu’ils s’em­pressent de re­ve­nir ou de faire la pro­mo­tion au­près d’autres? Etre ai­mable ne coûte rien.

Beau­coup d’Al­le­mands pré­fèrent aller en Au­triche plu­tôt qu’en Suisse. Est-ce un ha­sard? Dom­mage, les pay­sages suisses sont pour­tant si beaux.

26)
War­rik
, le 13.08.2012 à 16:29

Tout le monde parle de Suisse et de France, mais per­sonne n’a en­core parlé d’Amé­rique du Nord. Ca­nada ou Etats-Unis, pa­reil : hô­tels de qua­lité, mau­vaises sur­prises assez rares, ac­cueil très sou­vent par­fait et prix to­ta­le­ment in­com­pa­rable à l’Eu­rope.

Je me suis sou­vent fait une ré­flexion… Sur Tri­pAd­vi­sor, quand vous cher­chez des avis sur un hôtel amé­ri­cain, que ça soit un motel de chaîne ou un grand hôtel, vous trou­vez presque tou­jours des di­zaines et des di­zaines d’avis. Par-contre, quand vous cher­chez des avis sur un hôtel fran­çais, trou­ver deux ou trois avis c’est déjà rare, et je ne parle même pas des cri­tiques sur les hô­tels suisses, presque in­exis­tantes. Il est d’ailleurs amu­sant de re­mar­quer que les rares avis qu’on trouve sont sou­vent écrits par… des étran­gers :). Alors, ma ré­flexion : si les Eu­ro­péens avaient la men­ta­lité amé­ri­caine de sys­té­ma­ti­que­ment prendre deux mi­nutes pour noter / com­men­ter l’hô­tel sur Tri­pAd­vi­sor et donc rendre ser­vice aux voya­geurs sui­vant, est-ce que les pres­ta­tions des hô­tels eu­ro­péennes ne s’amé­lio­re­raient-elles pas un peu ?

27)
In­connu
, le 13.08.2012 à 16:49

Je re­viens du Val d’Aoste, c’est su­perbe, on mange très bien, j’ai tou­jours été bien ac­cueilli et ils sont fran­co­phones, pas éton­nant que le som­met s’ap­pelle Grand Pa­ra­dis. Je n’ai pas vu de kat­kat, sinon j’au­rai piqué 4 roues parce qu’avec 2 ça roule en­core ces bêtes-là !

28)
Tris­tan Boy de la Tour
, le 13.08.2012 à 17:07

Oui, je confirme qu’en Suisse, on a un gros pro­blème dans l’hô­tel­le­rie: en re­ve­nant de nos va­cances en Grèce par l’aé­ro­port de Bâle-Mul­house, nous avons dû dor­mir une nuit dans un hôtel à Bâle, car trop tard pour le der­nier train pour Lau­sanne. Déjà, trou­ver un hôtel «Fa­mily frendly», chambre à 4 lits, ce n’est pas de la tarte! Enfin, on en a trouvé un, l’hô­tel Ro­chat, ap­pa­rem­ment cor­rect et pas trop cher (200 Francs suisses la chambre à 4 lits).

Ah oui, mais il y des frais an­nexes! 3,50 Francs par per­sonne de taxe de sé­jour, petit dé­jeu­ner non com­pris, 16 Francs par per­sonne! Même pour les en­fants? Oui mon bon Mon­sieur! Votre chambre est au 4e, mais l’as­cen­seur ne marche pas, enfin, on veut bien vous aider un peu pour mon­ter toutes vos va­lises… L’es­ca­lier est en bois, je te ra­conte pas le bou­can quand les clients des­cendent avec leurs va­lises le matin pour cho­per l’avion de 6h30.

La clim fonc­tionne à plein tubes, ça fait rire quand tu re­viens de Grèce, mais im­pos­sible de l’ar­rê­ter! Il faut faire venir le ré­cep­tion­niste qui va mettre un long mo­ment avant d’y par­ve­nir.

Seule com­pen­sa­tion, le mini-bar est gra­tuit, mais tu penses bien, ils ont en­levé les bou­teilles d’al­cool (bon c’est vrai, on n’avait qu’à pas prendre la chambre Fa­mily frendly!)

Bon d’ac­cord, en Suisse, les sa­laires du per­son­nel, le prix du ter­rain, de la construc­tion, c’est pas comme en Grèce, mais on s’at­ten­drait tout de même à un mi­ni­mum de pres­ta­tions. La pro­chaine fois que je passe par Bâle-Mul­house, je prend un hôtel côté fran­çais. C’est 2x moins cher…

29)
Sa­luki
, le 13.08.2012 à 17:31

Tris­tan

Quitte à faire quelques km côté fran­çais : vas jusque .
J’y ai logé quelques mois, trois nuits par se­maine et j’ai pris 5 kg…

Edit : Et puis c’est bien dé­brous­saillé dans les sous-bois : ils ont des lamas !

30)
ro­lando
, le 13.08.2012 à 22:12

Je vais être franc avec vous. Le seul en­droit où dé­sor­mais je loge en Suisse, c’est lorsque je vi­site ma fa­mille à Rolle. Est-ce juste mal­chance où ré­vé­la­teur d’un pro­blème ? Sur 6-7 ex­pé­riences en Suisse Ro­mande, j’ai au mieux été ac­cueilli froi­de­ment. Le rap­port prix/pres­ta­tions m’est tou­jours ap­paru très dé­fa­vo­rable.

Je vais plu­tôt en France où tout n’est pas par­fait, mais je note de vrais pro­grès ces der­nières an­nées. De plus, avec l’ha­bi­tude, on finit par faire le tri (à la voix au tél., grâce au site et aux ‘avis’).

Je re­viens d’une se­maine de stage photo dans les Ecrins, est-ce juste de la chance ? Je n’ai ren­con­tré qu’ac­cueil cha­leu­reux et ta­rifs ul­tra­cor­rects. J’ai même tel­le­ment sym­pa­thisé avec les pro­prié­taires du gîte (ex­cep­tion­nels) qu’ils m’ont pro­posé de prendre une jour­née de congé lors de ma pro­chaine vi­site pour m’em­me­ner vi­si­ter les coins d’où ils sont ori­gi­naires.

Pour l’ins­tant, c’est en Ecosse, en France (cer­tains coins) et au Qué­bec que l’ac­cueil m’a été le plus mé­mo­rable. Mais je n’ai fait qu’une pe­tite par­tie de notre pla­nète. Je dé­teste les gé­né­ra­li­tés. Il y a des gens ac­cueillants par­tout. Ce sont les pour­cen­tages qui va­rient. Par­fois trop.

31)
stefb
, le 13.08.2012 à 22:48

Merci de conti­nuer à par­ler des hô­tels: si on com­mence à par­ler de l’ac­cueil dans les res­tos ça va être le dé­luge de com­men­taires…

Des fois je me de­mande si les pro­prié­taires (ou ex­ploi­tants) sont vrai­ment là pour ga­gner de l’ar­gent.

32)
Phi­lob
, le 13.08.2012 à 23:14

Je n’ai presque ja­mais dormi à l’hô­tel en Suisse, mais les rares fois j’ai eu beau­coup de chance, tant mieux.

La plu­part du temps, lorsque nous voya­geons avec ma femme, nous uti­li­sons les op­por­tu­ni­tés du Couch­Sur­fing, c’est vrai­ment gé­nial et l’on fait des ren­contres ab­so­lu­ment sym­pa­thiques et aussi ori­gi­nales. D’ailleurs, nous ado­rons re­ce­voir aussi chez nous, je vous conseille vrai­ment le sys­tème, il y a une part de dé­cou­verte et de sur­prise, mais il y a tou­jours une ren­contre.

33)
na­tha­lie
, le 13.08.2012 à 23:37

J’ai bien ri en li­sant ton ar­ticle, Fran­çois… A la bu­vette de la ca­bane Ill­horn à Chan­do­lin, où il y a des tra­vaux (ce qui jus­ti­fiera bien­tôt une aug­men­ta­tion des prix, j’ima­gine), on sert le jus de pomme dans des go­be­lets en plas­tique, 4 francs le verre de 3 décis. Très éco­lo­gique! Je de­mande où sont les toi­lettes… (c’était pa­ra­doxa­le­ment le but de ma vi­site!). Le ser­veur me dit , ri­go­lard, que je peux aller faire mes be­soins der­rière les arbres… Les pay­sans du Val d’An­ni­viers ap­pré­cie­ront!

Aux “2000”, au coeur du vieux vil­lage, très joli bis­trot mon­ta­gnard, cela ferme à l’heure de l’apéro. Et ils ont en plus sept pan­neaux, au cas où ils n’au­raient pas envie de nous re­ce­voir… Fermé le lundi, fermé le mardi, fermé le mer­credi… Le pa­tron est sur­nommé “Sta­khan­nov”…

C’est un peu comme si on était prof et qu’on n’ai­mait pas les élèves ou qu’on au­rait pas envie de trans­mettre quelque chose. .. Pour­quoi ces gens ouvrent-ils un éta­blis­se­ment si le client est si mal ac­cueilli? S’ils n’aiment pas les gens??

Oui, je me ré­jouis de lire un ar­ticle sur l’ac­cueil dé­plo­rable dans les cafés et res­tau­rants en Suisse. J’en au­rais des vertes et des pas mûres à ra­con­ter …

34)
In­connu
, le 14.08.2012 à 06:43

…je pense que vous com­met­tez deux er­reurs ici:

  • celle de tom­ber dans l’amal­game (hotel suisse = ar­naque/boui boui cher)
  • celle de res­treindre vos com­men­taires audit amal­game.

On di­rait des fran­cais a l’etran­ger qui daubent sur leur cu­ture, et je sais de quoi je parle.

D’un autre cote, c’est mar­rant de voir comme cette hu­meur est a rap­pro­cher d’un chan­ge­ment d’ap­pa­reil photo par Fran­çois… Il ne faut que rem­pla­cer quelques mots ça et là. :)

Allez, vous qui pleu­rez sur l’ex­tinc­tion de ver­tus hel­ve­tiques, dres­sez vous en exemples plu­tot qu’en juges: la vie est belle,non?

(a noter, je rentre de 5 jours dans un 5 etoiles a Lis­bonne ou c’etait tout ex­cellent et tres bon marche, y com­pris les taxis pour aller de A à B).

35)
Fran­çois Cuneo
, le 14.08.2012 à 07:31

D’un autre cote, c’est mar­rant de voir comme cette hu­meur est a rap­pro­cher d’un chan­ge­ment d’ap­pa­reil photo par Fran­çois… Il ne faut que rem­pla­cer quelques mots ça et là. :)

Ah bon? Ex­plique ste­plait!

36)
In­connu
, le 14.08.2012 à 08:16

a te lire je te trouve tres ma­ni­cheen: soit c’est tout bon et adopte a vie, voire “fait adop­ter” par les hordes cu­kiennes, soit c’est tout kêkê af­freux et mis au ban ici bas.

Ceci dit, mon com­men­taire se pre­tait au­tant a ton hu­meur qu’a la masse de com­men­taires in­dignes al­lant dans ton sens qui en a de­coule.

Note, c’est tout de meme in­ter­es­sant, at­ten­tion! Di­sons que je com­mente la facon thea­trale de de­crire les choses bien que j’ap­pre­cie beau­coup le fait que de tels com­men­taires bien en­flammes mais suf­fi­sem­ment des­crip­tifs existent…

la pe­tite re­marque qui m’a fait ti­quer: tu vas dans cet eta­blis­se­ment qui a tous les de­fauts du monde, ce a quoi tu ne t’at­ten­dais pas, et, par des­sus le marche tu t’etonnes de payer 350 balles. tu ne sa­vais pas com­bien tu au­rais a re­gler? tu n’as pas bud­ge­tise cette es­ca­pade avant-coup?

37)
Fran­çois Cuneo
, le 14.08.2012 à 08:55

Mais bien sûr que j’avais bud­gé­tisé cette es­ca­pade, mais jus­te­ment, nous at­ten­dions plus, voire beau­coup plus pour le “sa­cri­fice”.

Main­te­nant relis tran­quille­ment l’ar­ticle, et tu ver­ras que tout n’est pas mau­vais là-haut.

Je parle même de pa­trons très gen­tils de nour­ri­ture bonne.

Mais vas-y, et tu ver­ras! Tout ce que j’ai écrit est au­then­tique, en une seule nuit.

38)
In­connu
, le 14.08.2012 à 09:09

J’en suis sur, note que c’est aussi la horde de com­men­taires de­sa­greables a l’egard de l’ho­tel­le­rie hel­ve­tique qui m’a fait rea­gir.

(mais entre nous, les spa­ghet­tis le soir, j’he­site, even­tuel­le­ment pour les gosses mais trop ca­lo­rique une fois la crois­sance ache­vee)

quand je dors en mon­tagne en suisse, c’est au Son­nen­berg , a Mürren. c’est pas for­ce­ment hy­pra-bon marche, mais c’est le pa­ra­dis et la li­te­rie est impec.

39)
john­fowles
, le 14.08.2012 à 17:41

J’avoue ne pas bien com­prendre cette dé­fense de quelque chose qui est in­dé­fen­dable et que nous connais­sons tous, l’abus d’une rente de si­tua­tion, phé­no­mène par­ti­cu­liè­re­ment fré­quent dans les en­droits beaux et re­cu­lés.

Le client est d’une cer­taine ma­nière pris en otage car il ne peut plus re­ve­nir en ar­rière et en plus, quand c’est dans son pays comme dans le cas de Fran­çois, un peu hon­teux à l’avance de sa­voir que des mul­ti­tudes de tou­ristes vont re­par­tir de là avec une image dé­plo­rable du pays.

Ce genre de cas n’ar­rive pas qu’en Suisse, de loin pas, mais en Suisse, il est trop fré­quent et plus aigu en re­gard des prix pra­ti­qués. Ce ma­tin-même la radio an­non­çait des sta­tis­tiques sur le prix moyen des hô­tels de Ge­nève et Zürich à res­pec­ti­ve­ment 316 et 304 francs suisses. On parle ici de moyenne. A ces ta­rifs là, il n’y a pas d’ex­cuse. A 100 francs la nuit au fin fonds d’une val­lée al­pine non plus.

Le cas de l’am­poule est très ré­vé­la­teur. Est-ce que l’un d’entre nous peut se per­mettre ça dans son tra­vail ? Pas moi, en tout cas.

40)
Su­las­ker
, le 14.08.2012 à 22:33

Yop! Je viens de ren­trer d’un mois aux USA et je dois dire que, même si je ne suis pas tout à fait d’ac­cord avec le sys­tème amé­ri­cain, lorsque le ser­vice n’est pas com­pris dans le prix, le per­son­nel est tou­jours ave­nant et ac­cueillant. Ils ont in­té­rêt puis­qu’une bonne par­tie de leur sa­laire pro­vient des pour­boires.

Avec nos deux en­fants nous avons eu quelques sou­cis lors des com­mandes au resto ou d’achats. Eh bien, pas de pro­blème. Le plat est changé et avec le sou­rire. Parce que, fi­na­le­ment, on a le droit de se trom­per.

Et si quelque chose ne va pas, il y a tou­jours une so­lu­tion (le com­pro­mis hel­vé­tique en a pris un coup. Les suisses ne sont pas les seuls à cher­cher une so­lu­tion qui convienne à tous).

Bref, pour moi les va­cances, c’est de moins en moins en Suisse, car le rap­port qua­lité-prix est vrai­ment mau­vais. Je gé­né­ra­lise, mais c’est un fait. Trop sou­vent mal reçu et de qua­lité mé­diocre. La moindre pizza en fa­mille, c’est 120.- pour 4 per­sonnes. Trop cher pour ce que c’est!

Bonne fin d’été!

+1 pour ce­rock et les autres

41)
mff
, le 14.08.2012 à 23:40

Il y a des so­lu­tions:

Peut-être un peu rus­tique pour cer­tains

– Les amis de la na­ture: cher­chez sur in­ter­net il y en as beau­coup en Suisse et dans de très beaux en­droits et avec des en­fants c’est très pra­tique :)

– Pour ma part si je dois dor­mir en Suisse: Au­berge de jeu­nesse

– En France: Gites de ran­don­neurs où sou­vent les per­sonnes qui s’en oc­cupe connaissent la ré­gion et sont sym­pa­thique :) On y dors très bien pour pas trop cher, choix entre se faire sa po­pote ou man­ger sur place

D’ac­cord ce ne sont pas des hô­tels mais cela me convient par­fai­te­ment :)

42)
Mat­kin­son
, le 16.08.2012 à 14:00

Ce qu’il faut pas lire…

Ex­pé­rience va­lai­sanne du même genre ré­cem­ment au re­fuge Bri­tan­nia, au des­sus de Saas Fee. On se se­rait cru dans un concen­tré des pires re­fuge CAF ;)

Heu­reu­se­ment, un jour­née de mon­tagne plus tard, on pas­sait par le Täschhütte, où l’ac­cueil était sympa et le gâ­teau à la fram­boise ré­con­for­tant. Ici comme ailleurs, on di­rait qu’il faut sa­voir ap­pré­cier les pe­tits en­droits…

En même temps, c’est des ca­banes CAS. Les gens s’ima­ginent par­fois qu’ils sont à l’hô­tel, mais non, ça reste des ca­banes: on bouffe, on dort tant qu’on peut et zou on re­part grim­per. Par contre ça ar­rive ré­gu­liè­re­ment qu’il y ait des bouf­fons qui dé­barquent sans dé­chaus­ser et qui font un bou­can du ton­nerre à 3h du mat, parce que “com­pre­nez ma bonne dame, je veux être le pre­mier en haut.”

Cela dit, ce qui me frappe dans tous les com­men­taires plus haut, c’est que ce soit au­tant à fond anti-hô­tel­le­rie suisse en terme d’ac­cueil. Moi je pré­fère me mettre à leur place et com­prendre que ça puisse fran­che­ment saou­ler de voir ar­ri­ver des hordes de tou­ristes qui se croient en ter­rain conquis. Heu­reu­se­ment, ce n’est pas la ma­jo­rité, mais voilà, c’est tou­jours la mi­no­rité qu’on en­tend le plus n’est-ce pas?

En re­vanche, +1 avec le boss d’ici: les hô­tels sont bien trop chers en gé­né­ral, et même la force du franc ne jus­ti­fie pas ce ni­veau de ta­rifs.

43)
Fran­çois Cuneo
, le 19.08.2012 à 18:40

Et nous ne sommes pas ar­ri­vés en ter­rain conquis, je t’as­sure, ce n’est pas du tout notre genre.

44)
Mat­kin­son
, le 19.08.2012 à 18:44

Je le sais bien que ce n’est pas ton genre, j’énon­çais une gé­né­ra­lité. ;-)

Bon di­manche!

45)
pau­la­bruxelles
, le 12.09.2014 à 09:39

Bon­jour à tous,
Nous voya­geons sou­vent avec mon mari, cet été nous avons par­couru la France à l’aven­ture avec le rou­tard afin de trou­ver des adresses sympa pour de pe­tits res­tau­rants et des coins à vi­si­ter.
J’ai trouvé un nou­veau site in­ter­net pour ceux que cela pour­rait in­té­res­ser du style boo­king ou autres mais 100% Fran­çais où les ré­ser­va­tions se font di­rec­te­ment sur le site des hô­tels et sans com­mis­sion prise au pas­sage! Donc la fac­ture est plus in­té­res­sante pour les voya­geurs! Voici l’adresse http://​www.​tonhotelpascher.​com , je les ai contac­tés car il n’y a pas en­core beau­coup d’hô­tels ré­fé­ren­cés, et ils m’ont ré­pondu que c’est en cours car le site a ou­vert mi-août 2014!
J’es­père que ces pe­tits conseils vous ai­de­rons à faire de beaux voyages au meilleur coût…..
Bon voyage à tous.
Paula.