Un ferry coulé à Providence par la tempête de 1938.
En 1938, la côte est des Etats-Unis fut ravagée par une mémorable tornade. Les dégâts furent considérables et les victimes nombreuses.
Ronald Myers possédait une entreprise de travaux publics à Boston. Il était spécialisé dans la construction et la rénovation des routes. Il disposait d'un important parc de machines, dont une douzaine de rouleaux compresseurs.
Ronald Myers (deuxième depuis la gauche) et son équipe de chauffeurs.
Le 20 septembre 1938, il devait envoyer deux rouleaux compresseurs sur un chantier de Kentucky Street. Il n'avait malheureusement aucun chauffeur pour convoyer ces machines, car la plupart des hommes étaient rentrés chez eux pour préparer leur maison après l'annonce de l'arrivée d'une énorme tempête.
Lorsque la tempête arriva, elle fut si puissante qu'elle arracha maisons et autos du sol, coula les bateaux dans les ports et détruisit les usines et les hangars. Celui de Ronald Myers ne fit pas exception. Le toit s'envola et la tempête, redoublant de puissance, souleva de terre les rouleaux compresseurs qui pesaient entre 15 et 18 tonnes chacun. Deux d'entre eux volèrent assez loin pour aller jusqu'à Kentucky Street... où ils s'écrasèrent!
Les deux rouleaux compresseurs après leur atterrissage.
Les deux rouleaux compresseurs demandés arrivèrent donc à bon port sans que personne ne s'en charge, mais ils étaient très abîmés. Ainsi, depuis ce jour, les entrepreneurs américains arriment toujours leurs rouleaux compresseurs pour la nuit, de peur qu'une tempête ne les emporte. Le saviez-vous?
, le 20.03.2012 à 08:11
Non je ne le savais pas, mais j’ai une excuse, je ne sort jamais de chez moi dans ce genre de situation, déjà que je me méfie lorsque l’on me dit qu’il pleut des hallebardes.
, le 20.03.2012 à 08:20
Hummm, ai trouvé ceci :
Rien à voir avec les tornades et des hallebardes arrachées de leur musée …
Tant que le ciel ne nous tomba pas sur la tête, par Toutatis ;-)
, le 20.03.2012 à 11:33
Excellent, comme d’habitude : quel plaisir que celui de trouver une connexion et de lire un billet si amusant, merci Caplan !
Bises depuis la Croatie, à bientôt,
, le 20.03.2012 à 12:05
Oh cela je le sais, ma prudence s’accroit quand la rumeur annonce qu’il pleut comme vache qui pisse….
, le 20.03.2012 à 12:45
Surtout quand tu vois qu’au Salon de l’agriculture, un taureau peut pisser pendant plus d’une minute et demi sans arrêt (chrono en main !) … cela en dit long sur la saucée qu’on peut se prendre … c’est très poétique toutes ces discussions.
On dit aussi : “une tempête à écorner les boeufs”, ” Il pleut à boire debout” etc etc
, le 20.03.2012 à 13:16
Alors dans la tronche, un rouleau compresseur, ça doit faire mal.
Sinon merci pour ce moment d’histoire culturant!
, le 20.03.2012 à 13:27
Disons, que ça remet tout à plat ;-)
, le 20.03.2012 à 14:31
et à l’hosto,” je viens voir l’accidenté.
Oh oui il est chambres 212, 214, 216, 218
, le 20.03.2012 à 15:11
et pis moi quand on parle de vache ça m’émeut.
, le 20.03.2012 à 17:08
Oui, merci Caplan de rappeler cette triste affaire, il y en a un qui ne s’en est pas complètement remis, d’ailleurs :
depuis, il est comme ça :
z (toujours se méfier de ce qui vient du ciel, je répêêêêêêêêêête : s’il pleut, j’attache mon vélo !)
, le 20.03.2012 à 18:03
Quand ça se passe mieux, ça permet de passer les portes fermées sans problème:
Merci à tous pour vos commentaires!
, le 20.03.2012 à 21:14
Cuk ça devient vraiment n’importe quoi !!!!!