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Sur­vol d’iBooks Au­thor

La se­maine der­nière, une nou­velle app est ap­pa­rue, au mi­lieu d’un bou­quet de trois : iBooks Au­thor afin de fa­ci­li­ter la créa­tion de pu­bli­ca­tions pour iPad. C’est la pre­mière fois que j’écris une hu­meur « au fil de l’eau » en sui­vant ma propre dé­cou­verte. Et vous sau­rez pour­quoi tout-à-l’heure.

Hors Sujet, ou presque

Tout d’abord, vous vous sou­ve­nez sans doute de l’hu­meur du Boss­Pa­tron­d’Ici, il y a dix jours sur Tom­Tom. Déjà que j’avais conçu une vieille dent contre eux, lorsque j’avais trouvé ce genre d’info s’af­fi­cher quand j’étais et pas qu’un peu im­pli­qué dans ce dos­sier.

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Eh bien, pas plus tard que sa­medi der­nier, je re­çois – pur ha­sard ? cuk en se­rait-il la cause pre­mière ou im­mé­diate ?- une in­vite de Tom­Tom à com­plé­ter un ques­tion­naire de sa­tis­fac­tion, très, très, mais vrai­ment très long. Ils ont tout com­pris : le ré­sul­tat n’est pas le même sur l’iPad et le MBA, ils ont be­soin d’une « màj » de ce côté-là aussi.

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Et à voir les causes de dys­fonc­tion­ne­ment énon­cées, il y en a, ap­pa­rem­ment, que per­sonne n’avait si­gnalé dans les com­men­taires de cuk ! Comme c’est un de mes su­jets de for­ma­tion, l’ana­lyse du com­por­te­ment des consom­ma­teurs, ou “Consu­mer Be­ha­viour”, j’ai com­mencé à le rem­plir, sim­ple­ment « pour voir » l’ar­chi­tec­ture du son­dage.
Il y a des ques­tions croi­sées qui per­mettent de re­cou­per ce qui a été dit trois pages avant, et des ques­tions plus per­son­nelles, par exemple : “Quelle est votre date de nais­sance?”, sans doute pour m’of­frir une mise à jour gra­tuite en ca­deau ? Tu re­fuses, et à la page sui­vante ils te de­mandent ton âge. Donc ce n’était pas pour un ca­deau…
Bref, mal­gré mon in­té­rêt pour la struc­ture de l’en­quête, je les ai ren­voyés à la lec­ture de l’hu­meur de cuk…

Re­ve­nons au sujet

Tout d’abord cette hu­meur n’a pas la pré­ten­tion de de­ve­nir le Ma­nuel de Ré­fé­rence de l’ap­pli­ca­tion de la­quelle il est ques­tion au­jour­d’hui, mais mon ex­pé­rience de dé­cou­verte…

On trouve fa­ci­le­ment deux vi­deos qui dé­crivent le sys­tème, clai­re­ment orienté par Apple vers l’édu­ca­tion. la pre­mière, en an­glais c’est ici. Le se­cond lien que je vous pro­pose est de par­cou­rir, si vous ne l’avez pas déjà fait, l’ar­ticle de “macGé” paru jeudi der­nier et c’est ici.

Pour­quoi suis-je au­tant in­té­ressé ?
Sim­ple­ment parce que j’édite un bul­le­tin men­suel d’as­soc’ et que je pro­duis aussi des cours pour un mas­tère, l’un créé sous Pages et l’autre sous Key­note. La pub’ dit que les deux sont fa­ci­le­ment in­té­grés à iBooks Au­thor.

C’est ce que je vous pro­pose de dé­cou­vrir en pas à pas, comme je l’ai vécu, et non pas comme on peut nous le ra­con­ter.

Tout d’abord, Hé­naur­meeeuh es­prit de sa­cri­fice à l’égard de cuk, je passe un Mac­Book sous Lion, alors que toutes nos ma­chines en ré­seau sont res­tées sous Snow­Leo­pard en rai­son de l’ob­so­les­cence pro­gram­mée de pas mal de nos app’s pro­fes­sion­nelles. Lion, c’est quand même fa­cile à ins­tal­ler !
Du coup j’achète aussi Pages App pour l’ins­tal­ler à côté, puisque, ça ce n’était pas prévu, l’an­cien ne semble plus tour­ner des­sus. ;°((

Prise en Mains

Celui qui a l’ha­bi­tude de Pages n’est vrai­ment pas dé­bous­solé : il y a un peu les mêmes choses : un choix de mo­dèles au dé­mar­rage, un Ins­pec­teur mul­ti­fonc­tions et dé­dou­blable, une pa­lette d’ou­tils que l’on peut op­ti­mi­ser à son gré.

La su­per­po­si­tion des deux barres des menus est par­lante.

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Quizz : La­quelle est la­quelle ?

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La pa­lette d’ou­tils de per­son­na­li­sa­tion de la barre des menus est…confor­table.

Di­sons tout de suite que le choix des mo­dèles de pu­bli­ca­tion pro­po­sés ne m’em­balle pas outre me­sure, il cor­res­pond à une es­thé­tique que je qua­li­fie­rais de “roman de gare”.

Ah oui, si vous vou­lez l’aide en ligne, y’en a pas, où que vous cli­quiez ap­pa­rem­ment. Cela fait plu­sieurs jours que j’ai le mes­sage, alors que Sa­fari peut af­fi­cher, à cet ins­tant même en ar­rière plan, l’ar­ticle de Franck. C’est un vrai f… de gueule, si c’est bien ce que je crains. Sans faire un ques­tion­naire à la Ma’aam’ Pop­pins : Quid chez vous qui l’avez éga­le­ment ?

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Au­raient-ils seule­ment écrit la table des ma­tières ? Je vais le dire en plai­san­tant : ils ont cer­tai­ne­ment es­sayé de le faire avec iBooks Au­thor…

Pas­sons aux Tra­vaux Pra­tiques

En­ten­dons-nous bien, je ne cherche pas à faire de pro­sé­ly­tisme ici : je ré­dige le bul­le­tin d’in­for­ma­tion men­suel des Lions de Paris. Il est adressé par cour­riel au petit mil­lier de bé­né­voles de la ca­pi­tale.
Je le com­pose sous Pages et il est en­voyé en .pdf. C’est pour ad­joindre un nou­veau mode de dif­fu­sion, adapté à l’iPad, que j’ai té­lé­chargé cette app’...

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... c’est quand même plus simple, je n’ai pas be­soin d’al­ler jouer avec In­De­sign pour çà…

Com­ment pas­ser de l’une à l’autre ? C’est quand même très simple : Pomme-c, Pomme-v, même si la pomme s’est éva­nouie de nos cla­viers. Enfin , presque, et nous al­lons voir pour­quoi, tout de suite.

Donc, pre­nons un exemple si­gni­fi­ca­tif : les blocs d’an­nonce de ma­ni­fes­ta­tions com­portent le plus sou­vent un lien vers une af­fiche et éven­tuel­le­ment un bul­le­tin d’ins­crip­tion qui sont en ligne, quelque part dans le site web. On ac­tive le mot, on coche la case dans l’on­glet « liens » de l’Ins­pec­teur et on copie l’URL de la pièce jointe.

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1,2,3 : simple comme bon­jour.

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Voici les liens du mois cou­rant et, en tête de gon­dole, le lien vers l’af­fiche du Loto de sa­medi pro­chain.

Les choses se com­pliquent quand je constate que le simple et fa­meux « Pomme-c, Pomme-v » ne trans­met pas les liens hy­per­texte. Dom­mage, mais pas de sou­cis quand même mar­monné-je : je vais les re­créer.

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Oui, mais, im­pos­sible d’ac­ti­ver le lien ! 1, ja­mais 2, donc pas 3 !

Vous pen­sez bien que j’ai es­sayé sur une autre feuille sans tout ce que j’avais déjà chargé. J’ai es­sayé de créer un lien sur « Im­bé­ciles ! », au mi­lieu d’une page vers http://​www.​apple.​com. Je ne com­prends pas pour­quoi ça ne marche pas non plus.

Donc,

Conclu­sion

In­utile pour moi, il ne peut me don­ner ce dont j’ai be­soin, les liens vers les fi­chiers à lier. Ne me dites sur­tout pas que le lien est caché, j’ai dé­roulé tous les re­coins de la barre de menus. Dire que c’est un pro­gramme achevé, c’est…trop.

Ah, One more thing !

J’ai quand même voulu tes­ter le ré­sul­tat. Il suf­fit, dit-on de connec­ter un iPad… Voui…

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Sauf que …ça ne marche pas.

Je suis têtu, aussi je dé­cide de l’ex­por­ter quand même pour en avoir l’as­pect, à dé­faut des liens, et juger sur mon iPad.

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Je ne cherche pas à vendre, aussi je l’en­re­gistre sur le bu­reau, le mets sur une clef, la passe sur l’iMac, un petit coup de Dream­wea­ver et il est en ligne, je peux main­te­nant le té­lé­char­ger sur mon iPad. 1,3 Mo “sans liens” quand le .pdf “avec liens” fait 733 ko.

Pen­dant que ça se charge, j’ex­porte aussi en .pdf, c’est la case à côté, n’est-il pas ?

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J’ai hâte de dé­cou­vrir mon œuvre

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Voilà, l’iBook est ins­tallé

Allez, une nou­velle mau­vaise sur­prise pour finir, même si c’est amu­sant de pi­vo­ter à deux doigts la page…

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L’ex­port m’a changé la po­lice de ti­traille, un peu au ha­sard. Au lieu d’”Eth­no­cen­tric”, je trouve je ne sais quoi, Hel­ve­tica, peut-être?

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Conclu­sion de la conclu­sion

Ci­ta­tion d’un cer­tain Sa­luki en début de cette prose :
C’est la pre­mière fois que j’écris une hu­meur « au fil de l’eau » en sui­vant ma propre dé­cou­verte. Et vous sau­rez pour­quoi tout-à-l’heure.

En voici la rai­son : quand j’ai vu au­tant de dys­fonc­tion­ne­ments dans le bou­zin, j’ai quand même eu un doute. J’ai donc ré­es­sayé, nada, puis tout sim­ple­ment re­for­maté le DD, ré­ins­tallé Lion (merci, Très Ho­no­rable GG), ré­ins­tallé les apps et re­pris l’ou­vrage à zéro. Je crois que l’adresse steve@​apple.​com ne fonc­tionne plus, ;°((, dom­mage, je lui au­rais bien donné le lien vers l’hu­meur 5038 de cuk.

Le sur­vol se ter­mine en crash. Je ne vois pas l’in­té­rêt d’al­ler faire jou­jou avec un cours en Key­note puisque j’ai là des di­zaines de liens ex­ternes !

Non, mais : t’as vu l’heure ? ça ne t’est ja­mais ar­rivé, Sa­luki ! Et tu dois en­core tout re­lire.

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Fin de re­lec­ture, coup d’œil là-des­sus et cor­rec­tion de pé­touilles : il est 23h31, ouf : je suis dans les clous.

20 com­men­taires
1)
iker
, le 02.02.2012 à 03:51

J’ai pour ma part une ex­pé­rience bien plus sa­tis­fai­sante avec iBooks Au­thor dont j’en­tre­vois tout le po­ten­tiel, même si, il va nous fal­loir ap­prendre à jon­gler avec les dé­fauts de jeu­nesse.

Le lo­gi­ciel étant mis à dis­po­si­tion de­puis douze jours, je le teste en per­ma­nence de­puis lors, et je ne ren­contre pas tout à fait les mêmes pro­blèmes que toi Sa­luki.

Peut être cela tient-ils à nos confi­gu­ra­tions ?

Comme toi, j’avais la dif­fi­culté d’être resté sur Snow Léo­pard, or of­fi­ciel­le­ment, iBooks Au­thor (iBa) ne fonc­tionne que sur Lion.

••••• Ins­tal­ler iBooks Au­thor sur Snow Leo­pard

Heu­reu­se­ment, le soir de la mise à dis­po­si­tion, Mac Gé­né­ra­tion a pu­blié un mode d’em­ploi pour pou­voir l’ins­tal­ler quand même sans chan­ger de sys­tème. Ins­tal­ler iBooks Au­thor sous Snow Leo­pard

On ne lit ja­mais assez bien ce genre de pro­cé­dure, j’ai du m’y re­mettre à deux fois ;-)

••••• Une in­ter­face fa­mi­lière avec iWorks

Le soir même je com­men­çais l’ex­pé­ri­men­ter.

Comme Pages, et num­bers, et sur­tout Key­note, me sont par­ti­cu­liè­re­ment fa­mi­lier, je n’ai pas été dé­paysé par iBooks Au­thor.

Je suis d’abord parti d’un ou­vrage simple que j’avais pu­blié il y a trois ans avec Pages.

••••• Im­por­ter du texte

Pas de fonc­tion d’im­por­ta­tion, comme dans n’im­porte quel lo­gi­ciel de mise en page pro­fes­sion­nelle, mais ef­fec­ti­ve­ment un co­pier col­ler de­puis Pages vers iBooks Au­thor. (ou Word, ou tout trai­te­ment de texte).

Les feuilles de styles de Pages sont im­por­tées aussi, avec leurs at­tri­buts, mais les textes qui en dé­pen­daient ne sont plus liées à leur feuille de style d’ori­gine. Il va fal­loir les ré­ap­pli­quer pa­ra­graphe par pa­ra­graphe. C’est un bug très gê­nant. Sur­tout pour des pro­duits qui ont une telle proxi­mité et res­sem­blance. C’est sans doute pro­vi­soire.

••••• La feuille de style

L’ar­bo­res­cence est donc bien là, on va pou­voir op­ti­mi­ser les for­mats de titres, sur­titres, sous-titres, chapô, lé­gendes, cré­dits, si­gna­tures, textes cou­rants, textes avec ou sans ali­néas, énu­mé­ra­tions, sous-énu­mé­ra­tions, ci­ta­tions, en­ca­drés…

Je dé­cide alors de per­son­na­li­ser le mo­dèle “Edi­to­rial” sur les “sciences de la terre”, un des six ga­ba­rits pro­po­sés par dé­faut par iBooks Au­thor.

En réa­lité je n’en garde qua­si­ment rien, ni les po­lices, ni les fonds, ni les cou­leurs… bref, je crée mon propre ga­ba­rit avec mes propres feuilles de styles et leurs rac­cour­cis cla­viers as­so­ciés pour ga­gner du temps dans leur ap­pli­ca­tion aux pa­ra­graphes concer­nés :

• 10 textes cou­rants (F1)

• 20 énu­mé­ra­tion (F2)

• 30 sous énu­mé­ra­tion (F3)

• 40 ci­ta­tions (F4)

• 50 in­ter­titre (F5)

• 60 Titre de sec­tion (F6)

• 70 Titre de cha­pitre (F7)

Les choix sont beau­coup plus li­mi­tés qu’avec Xpress par exemple, où l’on peut avoir des di­zaines de feuilles de styles avec leur rac­cour­cis as­so­ciés en com­bi­nant les touches op­tion, ma­jus­cule, com­mande et contrôle.

Mais pour un ou­vrage simple, c’est tout à fait com­mode.

••••• Conce­voir son ga­ba­rit per­son­nel

Et la pre­mière bonne sur­prise, c’est que les ga­ba­rits créés à la main sont bien plus fiables que ceux que j’ai pu faire dans Pages. Tant et si bien que dans cer­taines cir­cons­tances, iBooks Au­thor pour­rait rem­pla­cer Pages. À bon en­ten­deur ;-)

••••• De­puis que Pages dis­po­sait de l’ex­por­ta­tion au for­mat ePub, puis ePub + vidéo

J’avais l’ha­bi­tude de for­ma­ter des cours, des ar­ticles, avec mes propres feuilles de style pour en faire des ibooks tra­di­tion­nel j’avais même inclu des vi­déos de­dans, mais je ne maî­tri­sais ni le choix de la fonte, ni le choix du corps. Je ne maî­tri­sais pas la forme vi­suelle qu’au­rait mon texte dans les mains du lec­teur. J’avais été dé­pos­sédé d’une fonc­tion émi­nente. Bref, j’étais frus­tré en terme de de­sign.

Avec iBooks Au­thor, nous re­trou­vons un petit peu une cer­taine maî­trise du de­sign à condi­tion de res­pec­ter au moins une règle de base à la­quelle Sa­luki s’est heur­tée sans sa­voir qu’elle exis­tait.

••••• Le choix des po­lices doit être celui des fontes dis­po­nibles dans l’iPad.

Le for­mat d’un Text­Book (nom étrange pour un livre mul­ti­mé­dia qui com­porte bien d’autres choses que du texte), est adapté à la taille de l’écran (au­jour­d’hui 1024/768 pixels, sans doute beau­coup plus avec l’iPad 3 at­tendu avec une vive im­pa­tience).

Comme c’est l’au­teur et le met­teur en page qui dé­ter­minent le de­sign et la taille des ca­rac­tères, au­tant les ré­gler de ma­nière op­ti­mum pour qu’ils soient li­sibles à l’écran (et dans mon cas sans lu­nettes, et en­core moins len­tilles comme di­rait le boss).

Le texte cou­rant au lieu d’être en 12 ou en 13 comme il pour­rait l’être sur un livre pa­pier doit pas­ser en 18 voire en 20.

Ce qui veut dire que de toute ma­nière, il va fal­loir re­vi­si­ter de fond en comble toute sa feuille de style conçue ini­tia­le­ment pour du pa­pier.

Si on change le corps, on change aussi l’in­ter­li­gnage, la ges­tion des es­paces avant et après, les ali­néas, les ta­bu­la­tions.

Et il faut ré­ta­blir la hié­rar­chie vi­suelle des corps entre les titres, les in­ter­titres et les textes… Donc le choix de la po­lice des titres, et de celle des textes.

Les textes cou­rants et les énu­mé­ra­tions doivent avoir les mêmes po­lices, même corps, même in­ter­li­gnage.

Bref, il faut se peau­fi­ner et hié­rar­chi­ser sa feuille de style de telle ma­nière que l’ar­chi­tec­ture gé­né­rale soit res­pec­tée.

Et puis il faut ré­ap­pli­quer cette feuille de style de bout en bout.

Si un dé­tail cloche, il est aisé de mo­di­fier un pa­ra­graphe, de le tes­ter, et de mo­di­fier la feuilles de style, aus­si­tôt, tous les autres pa­ra­graphes ayant les mêmes ca­rac­té­ris­tiques de ca­rac­tère et de for­ma­tage se­ront ins­tan­ta­né­ment mo­di­fier.

Tout cela est fa­mi­lier aux uti­li­sa­teurs pro­fes­sion­nels de Quark Xpress, in­De­sign ou même Pages et Word.

D’où l’im­por­tance de maî­tri­ser les feuilles de style qui de­vraient être en­sei­gnées le plus tôt pos­sible (au col­lège voire à l’école pri­maire).

Mais avoir une bonne ar­chi­tec­ture ty­po­gra­phique ne suf­fit pas. En­core faut-il uti­li­ser les bonnes po­lices de ca­rac­tères.

Et lors­qu’on fait un “aperçu” avec iBooks Au­thor, com­mencent les sur­prises de sub­sti­tu­tions de po­lices de ca­rac­tère, pro­blèmes que tu as ren­con­tré Sa­luki.

On peut tri­cher en pré­pa­rant son ti­trage dans un lo­gi­ciel gra­phique (comme Art Text 2 par exemple)

On ob­tient alors par un simple co­pier col­ler, un titre to­ta­le­ment per­son­na­lisé en jouant sur la typo de son choix, sa cou­leur, ses dé­gra­dés, ses om­brages, mais qui n’est qu’un objet gra­phique, et a perdu tous ses at­tri­buts tex­tuels qui sont bien utiles par ailleurs (pour la table des ma­tières par exemple).

Mais pour ce qui est des textes, pas ques­tion de faire appel à un lo­gi­ciel gra­phique.

À l’heure ac­tuelle, à la dif­fé­rence d’un fi­chier PDF, les po­lices, et à l’in­té­rieur d’une po­lice, les dif­fé­rentes fontes qui les com­posent, ne sont pas “em­be­ded” dans le Text­Book. On se de­mande bien pour­quoi dans la me­sure où les fi­chiers mul­ti­mé­dias n’étant pas lé­gers, ce ne sont pas les quelques cen­taines de kilo-oc­tets sup­plé­men­taires par fonte (en­vi­ron 300 ko par fonte) qui sont les plus contrai­gnantes.

C’est donc un petit dé­faut de jeu­nesse qu’Apple devra cor­ri­ger au plus vite.

••••• Com­men­cer par des do­cu­ments simples

J’ai donc com­mencé par des textes seuls, puis en­ri­chis… et au fur et à me­sure de chaque en­ri­chis­se­ment, me­suré les li­mites et les contraintes de la ver­sion ac­tuelle.

Certes elle n’est pas par­faite, mais je trouve que les ré­sul­tats sont déjà assez im­pres­sion­nant pour une pre­mière ver­sion.

•••••• L’ex­port vers l’iPad : l’aperçu

D’abord pour faire cet aperçu, il faut ou­vrir iBooks sur son iPad, et connec­ter l’iPad au mac avec le cable idoine (celui qui per­met de le char­ger ou de faire les mises à jour sys­tème).

Il semble que ce soit le même di­po­si­tif pour ceux qui réa­lisent des ap­pli­ca­tions pour l’iPhone et l’iPad.

••••• Va­li­der sou­vent

Pour voir com­ment ré­agis­sait mes livres sur l’iPad, j’ai donc ré­gu­liè­re­ment va­lidé mes es­sais en fai­sant des aper­çus. Ma­nœuvre qui consiste à faire une forme d’ex­port du livre au for­mat “.iba” qui n’est li­sible qu’avec la toute der­nière ver­sion d’iBooks (2.0).

Lorsque mon Text­Book ne com­por­tait en­core que du texte, il se com­por­tait sans pro­blème, et of­frait un confort pour sur­li­gner et an­no­ter su­pé­rieur à un iBook tra­di­tion­nel.

Mais les choses se sont com­pli­quées un peu, lorsque j’ai com­mencé à char­ger la bête avec des images (qui n’étaient pas toutes au même for­mat, tiff, png et jpeg, et pas de même di­men­sion, dans un dia­po­rama).

Je ne sais pas si c’est du à la mé­moire vive li­mi­tée de mon iPad (pre­mière gé­né­ra­tion soit 256 mo), mais mon pre­mier pro­to­type pe­sant une cen­taine de mega, avait ten­dance à plan­ter de façon aléa­toire.

l’iPad 2 est doté de 512 megas… es­pé­rons que l’iPad 3 at­tein­dra le giga, parce que les livres à conte­nus en­ri­chis sont for­te­ment consom­ma­teurs de res­sources et de puis­sance.

••••• Wy­siwyg ou Wy­si­molwyg ?

Puis j’ai for­maté mes textes avec mes po­lices ha­bi­tuelles et le wy­siwyg de mon iMac n’était plus tout à fait le même que celui de mon iPad. Au­tre­ment dit, Apple a ré­iventé le What you see is more or less what you get.

Es­pé­rons que c’est pro­vi­soire, et que iBooks Au­thor ne sera pas que l’ou­til de tra­vail du pauvre.

••••• l’aide en ligne marche sur Snow Leo­pard

Bi­zar­re­ment Sa­luki, même si l’ins­tal­la­tion d’iBooks Au­thor n’est pas pré­co­ni­sée sur Snow Leo­pard, l’aide du lo­gi­ciel marche par­fai­te­ment et sa lec­ture est assez ins­truc­tive.

On y ap­prend no­tam­ment que lors­qu’on va créer un aperçu du livre à l’iPad les po­lices pe­son­na­li­sées que l’on uti­li­sait dans sa ma­quette sur Pages, et que l’on a été pui­ser dans sa ty­po­thèque per­son­nelle consti­tuée pa­tiem­ment au fil du temps, ne sont pas opé­ra­tion­nelles.

Ef­fec­ti­ve­ment, il y aura un rem­pla­ce­ment de po­lices plus ou moins heu­reux (les ca­rac­tères bâ­tons, le Fru­ti­ger ou le Fu­tura, par de l’_­Hel­ve­ti­ca_, le Ga­ra­mond Adobe ou Ga­ra­mond ITC avec leurs at­tri­buts ty­po­gra­phiques (pe­tites ca­pi­tales, old styles fi­gures – chiffres mi­nus­cules) par du Geor­gia ou du Pa­la­tino.

En réa­lité, dans toute pre­mière ver­sion, par ailleurs très pro­met­teuse, il faut uti­li­ser des fontes qui sont exac­te­ment les mêmes que celles qui sont conte­nues dans le sys­tème de l’iPad sous iOS 5 dont voici la liste. Sinon, elles se­ront rem­pla­cées par des po­lices ap­pro­chantes.

Par exemple, mon Gill sans qui doit venir de chez Adobe ou Li­no­type, n’est pas rem­placé par le Gill Sans de l’Ipad, mais par de l’Hel­ve­tica, c’est assez aga­çant (et non Aga Sans)

À part cer­taines po­lices re­com­man­dées pour les langues orien­tales par exemples, il faut aller pui­ser dans cette liste ai­ma­ble­ment pu­bliée par Apple par son site de sup­port.

liste des po­lices au­to­ri­sées et leurs ver­sions nu­mé­ro­tées

Pour l’ins­tant, la ver­sion 1.0 d’iBooks Au­thor est donc li­mi­tée à ces po­lices là.

Comme toute les ap­pli­ca­tions Apple ou pour le Mac écrites dans les règles de l’art, on est tenté de faire le choix des po­lices en ac­ti­vant la fe­nêtre des po­lices, “com­mande t” (t comme type) ou dans le menu for­mat (de Pages et iBooks Au­thor). Oui, mais voilà, si on fait ça, on va être tenté d’uti­li­ser ses po­lices ha­bi­tuelles, qui à 90 % ne sont pas celles de l’iPad.

Donc si tu choi­sis tes po­lices par la fe­nêtre des po­lices, tu risques uti­li­ser tes po­lices à toi, et pas celles de l’iPad, et ce der­nier les igno­rera avec mé­pris.

Le mieux est de faire comme c’est in­di­qué ici, sur la page d’as­sis­tance Apple dé­sor­mais en fran­çais

Il faut ac­ti­ver dans iBooks Au­thor la barre des for­mats, et se rendre comme l’in­dique la flèche orange, vers le menu des po­lices de cette cette barre.

!Ajustement!

Dans le sous-menu, ne s’af­fichent en haut que les fontes uti­li­sées dans le do­cu­ments et en bas celles qui sont ef­fec­ti­ve­ment dis­po­nibles dans l’iPad.

Bien que nous ayons plu­sieurs pos­si­bi­li­tés, c’est donc ex­clu­si­ve­ment dans ce sous-menu qu’il nous faut choi­sir la po­lice, et éven­tuel­le­ment la graisse et le style dans la­quelle elle se dé­cline, dans sous-menu sui­vant de la barre des for­mats.

Donc dans l’at­tente qu’Apple donne accès à toutes les po­lices de ca­rac­tère de la ty­po­thèque dont nous dis­po­sons sur nos or­di­na­teurs, nous de­vons re­non­cer à la fe­nêtre des po­lices, bon­jour la barre des for­mats et ex­clu­si­ve­ment celle-ci.

Sinon, il fau­dra avoir re­cours à des ou­tils plus pro­fes­sion­nels, mais in­fi­ni­ment plus contrai­gnants et plus coû­teux.

On re­mar­quera, que l’Op­tima, par exemple, avec ses trois graisses et ses dé­cli­nai­sons ita­liques est dis­po­nible à la fois sur le Mac et l’iPad, il n’y aura donc pas de souci.

Par contre il reste quelque ca­rac­tères ré­si­duels ou des styles (en pro­ve­nance de Pages) en Fru­ti­ger, qu’il ne trou­vera pas au mo­ment de créer l’aperçu l’ou­vrage dans iBooks Au­thor avec de le lire dans l’iBooks.

••••• Les pre­miers bugs

Sur un iMac 27” avec 8 GO de Ram, iBooks Au­thor est re­mar­qua­ble­ment stable.

Par contre il a quelques dé­fauts de jeu­nesses qui sont déjà les dé­fauts de vieillesse de Pages, alors il se­rait temps de les ré­soudre et chez l’un et chez l’autre.

Le bug des apos­trophes et guille­mets

L’un des plus aga­çant, c’est le non rem­pla­ce­ment des apos­trophes et guille­mets droits ” et ’ par les apos­trophes ou­vrantes ’ et les guille­mets ty­po­gra­phiques ou­vrants et fer­mants “ et ”, que je pri­vi­lé­gie, ou « et » si on est or­tho­doxe sur le choix des guille­mets fran­çais et leurs es­paces in­té­rieurs épou­van­tables.

Comme dans Pages, on ne peut tou­jours pas faire une re­cherche rem­pla­ce­ment sur ces apos­trophes et guille­mets, elles se­ront d’of­fice rem­pla­cées par leurs ver­sions droite.

La ruse consiste donc à faire cette re­cherche dans Tex­tE­dit, qui sait faire ça par­fai­te­ment, puis de co­pier col­ler soit dans Pages, soit dans iBooks Au­thor avant de for­ma­ter son texte avec les feuilles de style.

C’est pé­nible à l’usage.

Le bug de la cé­sure

La cé­sure marche assez bien en an­glais, mais pas dans les autres langues, ils ont tout sim­ple­ment ou­blié de l’im­plé­men­ter. Ce sont les mêmes al­go­rythmes que pour Pages, ça ne de­vrait pas être dif­fi­cile de les ré­in­tro­duire, dans une pro­chaine mise à jour cor­rec­tive.

Certes, ni avec Pages, dans toutes les langues, ni avec iBooks Au­thor en an­glais, on n’ob­tient pas la qua­lité du gris ty­po­gra­phique, de cé­sure et des blancs, des ap­proches et des es­paces in­ter­mots d’un lo­gi­ciel pro­fes­sion­nel comme Xpress ou en­core in­De­sign (dont je concède que le mo­teur ty­po­gra­phique est l’un des points forts ma­jeurs sur son concur­rent, que je pré­fère pour­tant par ailleurs, pour sa pro­duc­ti­vité et son er­go­no­mie, ayant pra­ti­qué abon­dam­ment les deux, mais c’est une que­relle aussi in­ter­mi­nable que celle des Mac contre les PC).

Après avoir re­péré ce bug, et en at­ten­dant que ce soit ré­solu, j’ai dé­cidé pro­vi­soi­re­ment de lais­ser croire à iBooks Au­thor que mes textes se­raient donc en an­glais, même si ce n’est pas le cas.

En agis­sant ainsi je me prive de la cor­rec­tion as­sis­tée, en fran­çais. Le pro­blème se pose par ailleurs pour les do­cu­ments en basque dont aucun lo­gi­ciel n’est fiable ni en terme de cé­sure, ni de cor­rec­teur or­to­gra­phique, au­tant dire que je suis ha­bi­tué à cette baisse de confort, mal­gré tout chro­no­phage.

Cette bi­douille, in­té­grée à la feuille de style de mes textes cou­rants, me per­met de jus­ti­fier à peu près cor­rec­te­ment les textes quitte à tri­cher un peu à l’oc­ca­sion, lorsque les cé­sures violent les règles fran­çaises de façon très vi­sible.

En an­glais comme en fran­çais, il y a des règles lo­giques de cé­sure, liées à la ma­nière dont la langue s’est construite.

Ainsi en an­glais on peut cou­per entre deux voyelles à smok-ing ou go-ing en fran­çais à fu-mant ou al-lant (quoique, dans ce der­niers cas, deux lettres d’un côté ou de l’autre ne soit pas bien aca­dé­mique).

Mais vous vous ver­riez cou­per “vo-yelle” ou “voy-elle” vous ? ;-) eh bien en an­glais, dans cer­taines cir­cons­tances, ça ne lui po­se­rait pas de pro­blème, là où en fran­çais c’est exclu.

Les au­teurs d’iBooks Au­thor ont d’au­tant moins dû se rendre compte du pro­blème de la cé­sure que dans leurs mo­dèles, les textes sont tou­jours conçus en fer à gauche, où la ques­tion de la cé­sure ne se pose plus.

Voici ce que ça donne en gar­dant les pa­ra­mètres de cé­sure en fran­çais

Et avec les pa­ra­mètres de cé­sure an­glais ap­pli­qués à un texte fran­çais

••••• Les plan­tage d’un Text­Book, too rich content em­bed­ded

Un autre pro­blème sont les plan­tages des ibooks mul­ti­mé­dias gé­né­rés. Comme déjà évo­qué, ça pour­rait être lié à l’in­suf­fi­sance de mé­moire… 

Et voilà le re­tour de l’ob­so­les­cence pro­gram­mée évo­quée par Sa­luki dans son ar­ticle du jour, pas pour une ap­pli­ca­tion cette fois mais pour l’iPad lui même. Si c’est le cas, c’est mes­quin.

J’ai usé et abusé de pos­si­bi­li­tés mul­ti­mé­dias d’iBooks Au­thor, et ce qu’il ap­pelle les “wid­gets” : gal­le­ries de pho­tos, in­clu­sion de vi­déos (qui doivent être au for­mat M4V), in­clu­sion de pré­sen­ta­tions key­notes…

Pour ce qui est de la vidéo

Voilà ce que dit l’aide en ligne d’iBooks Au­thor

Conver­tir un fi­chier vidéo Ou­vrez le fi­chier dans Quick­Time 10.1 ou une ver­sion ul­té­rieure.Choi­sis­sez Fi­chier > Exporter.​Procédez de l’une des ma­nières sui­vantes :Pour créer une vidéo jus­qu’à 420p : sé­lec­tion­nez « iPod touch et iPhone 3GS ».Pour créer une vidéo jus­qu’à 720p : sé­lec­tion­nez « iPad, iPhone 4 et Apple TV ».Les chiffres font ré­fé­rence au nombre de lignes ver­ti­cales. Pour une qua­lité op­ti­male, sé­lec­tion­nez l’op­tion 720p (iPad). Si vous êtes pré­oc­cupé par la taille du fi­chier ou sou­hai­tez ob­te­nir de meilleures per­for­mances, uti­li­sez 420p (iPod touch).Cli­quez sur Exporter.​Ajoutez le fi­chier ex­porté au wid­get Mul­ti­mé­dia (ou HTML).

Il est donc for­te­ment re­com­mandé de bas­cu­ler sur Lion. Ce que j’ai fini par faire sur une par­ti­tion de mon disque dur.

Tou­te­fois ça marche avec Quick­time Player 10.0 de Snow Leo­pard, même si je n’ai pas les mêmes op­tions que celles pro­po­sés par l’aide ci-des­sus.

•• In­clu­sion de dia­po­ra­mas Key­notes fiables

J’ai éga­le­ment créé des dia­po­ra­mas dans Key­note qui, bi­zar­re­ment, sont plus fiables que les dia­po­ra­mas (gal­le­ries) de iBooks Au­thor. L’ef­fet de tran­si­tion est tou­te­fois li­mité à “fondu”.

Mais par contre on perd l’avan­tage des lé­gendes d’iBooks Au­thor.

Peut être que le pro­blème vient de la né­ces­sité de re­di­men­sion­ner ses images pour qu’elles oc­cupent plei­ne­ment soit la lar­geur, soit la hau­teur de l’iPad ac­tuel (1024/768) ?

Je n’ai pas en­core testé d’autres fonc­tions plus so­phis­ti­qués de Key­note, que j’en­vi­sage d’ex­por­ter sous la forme de film Quick­time.

••••• L’ex­port en PDF

On peut ex­por­ter le do­cu­ment au for­mat PDF où il perd alors tous les conte­nus en­ri­chis, mais fort pré­sen­table par ailleurs.

••••• Quelques ré­flexions en pas­sant

Au final, mon pre­mier pro­to­type d’un ma­nuel pé­da­go­gique que je vais pré­sen­ter ven­dredi est un do­cu­ment assez spec­ta­cu­laire d’ores et déjà.

Et en tout cas, bien plus fa­cile à réa­li­ser que les usines à gaz pro­duites par in­De­sign ~ et dans une moindre me­sure par Quark ~ dont les mo­dèles éco­no­miques de fi­na­li­sa­tion de la pu­bli­ca­tion de livres s’ap­pa­rente par ailleurs à une forme de ra­cket, en par­ti­cu­lier pour les en­sei­gnants et les as­so­cia­tions à but non lu­cra­tifs, les pe­tits au­teurs, les édi­teurs mi­li­tants…

Adobe et Quark, pro­fi­tant de leurs si­tua­tions de mo­no­pole ont ré­in­tro­duit la né­ces­sité de pas­ser par une “mou­li­nette” in­terne avant de pu­blier des ou­vrages.

Avec le livre élec­tro­nique, il n’y avait plus de pho­to­com­po­si­teur, de pho­to­gra­veur, d’im­pri­meur, ils ont réussi à le ré­in­ven­ter, et à le dé­lo­ca­li­ser du quar­tier où vous im­pri­miez avant, pour le re­lo­ca­li­ser aux États Unis. Chapô les mecs. En agis­sant ainsi, ces édi­teurs de lo­gi­ciels ont ver­rouillé un mar­ché émergent, et dé­cou­ra­ger les édi­teurs et les au­teurs, en abais­sant au même ni­veau voire plus bas leurs ni­veaux de ré­mu­né­ra­tion.

Une pre­mière ten­ta­tive pour dé­vé­rouiller cet étau, avait été tenté avec la pu­bli­ca­tion de “our choice”, le su­perbe livre mul­ti­mé­dia d’Al Gore (dont le de­sign et l’in­ter­ac­ti­vité re­mar­quable avait été ins­piré par le très jeune Mike Matas, de­si­gner de­puis l’âge de 14 ans chez om­ni­group, puis De­li­cious Li­brary, qui avait re­cy­clé ses éta­gères en bois chez Apple avec l’iPhone et l’iPad sur iBooks et a été un des de­si­gners des icônes et de ef­fets, sur Pho­tos par exemple, avant de s’ex­ter­na­li­ser et de co­fon­der Pu­sh­pop­press.

Cette jeune star­tup avait pour vo­ca­tion de rendre ac­ces­sible au com­mun des mor­tels la pos­si­bi­lité de pro­duire et com­mer­cia­li­ser ses bou­quins mul­ti­mé­dias. Fa­ce­book qui est ré­puté pour sa ca­pa­cité à ab­sor­ber les tech­no­lo­gies des autres afin de les em­pê­cher d’émer­ger, s’est jeté sur Pu­sh­pop­press, à la fois pour en ré­cu­pé­rer les sa­voir-faire et les ta­lents.

Tou­te­fois, quelques élé­ments clés dé­cou­verts, dans le livre d’Al Gore, par ailleurs Vice Pré­sident d’Apple, se re­trouvent dans iBooks Au­thor et les Text­Books. Il semble que ce fut même un sujet de ten­sion entre Steve Jobs et Mike Matas, à la fin du prin­temps der­nier. Une ten­sion qui a pro­ba­ble­ment ac­cé­léré l’ac­cep­ta­tion de l’idée de mettre un terme aux ac­ti­vi­tés de Pu­sh­pop­press et d’in­té­grer l’équipe de de­si­gner de l’in­ter­face Fa­ce­book, qui par ailleurs en a bien be­soin.

C’est dans ce contexte de grandes ma­nœuvre entre les grands ac­teurs mo­no­po­lis­tiques du sec­teur qu’ar­rive donc iBooks Au­thor, avec un contrat de li­cence contro­versé.

Tant que vous ne faites pas payer votre pro­duc­tion, vous êtes libres de la dif­fu­ser comme bon vous semble, y com­pris sur l’iBooks­tore. Ce que ne per­mettent pas les deux autres sys­tèmes pro­fes­sion­nels concur­rents. La li­cence d’iBooks Au­thor au­to­rise de dif­fu­ser les ou­vrages aussi gra­tui­te­ment par ses propres ca­naux (sur son site in­ter­net, sur CUK.​CH par exemple).

Tou­te­fois, le lo­gi­ciel n’est pour l’ins­tant ca­pable que de pro­duire des Text­Books dans un for­mat epub 3 pro­prié­taire, ex­clu­si­ve­ment sur iPad (et peut on es­pé­rer sur iPhone et Mac un jour ?).

Dès lors que l’ou­vrage aura vo­ca­tion a être payant, il ne pourra-t-être dif­fusé que par l’iBooks­tore.

••••• un outil de base pour l’auto-édi­tion

Je n’ai pas en­core ex­pé­ri­menté le dis­po­si­tif des livres payants, ça ne sau­rait tar­der, c’est le but de la ma­nœuvre, ten­ter de pu­blier di­rec­te­ment des ou­vrages pour que l’au­teur puisse vivre dé­cem­ment du fruit de son tra­vail en re­la­tion avec ses lec­teurs en li­mi­tant au strict mi­ni­mum le nombres des in­ter­mé­diaires.

Sur­tout si cet au­teur a une ap­proche glo­bale de son écri­ture, et qu’il maî­trise tech­ni­que­ment, tous les as­pects tech­niques de son tra­vail en amont et en aval de son écri­ture.

Lorsque j’écris un texte, je sais d’em­blée com­ment je vais l’éclai­rer par de la photo, du son ou de la vidéo… ex­pli­quer un phé­no­mène com­plexe par une ani­ma­tion créée avec Key­note par exemple. C’est un tra­vail d’ar­ti­san im­mé­dia­te­ment mis à dis­po­si­tion du monde.

Ça ne dis­pense pas de le faire re­lire et cor­ri­ger par des per­sonnes qua­li­fiées. Car nous ne maî­tri­sons ja­mais nos propres fautes. En par­ti­cu­lier aux heures les plus tar­dives de la nuit.

••••• pour un livre payant, ex­clu­si­ve­ment sur la pla­te­forme Apple

Hélas, ce sera li­mité à la pla­te­forme Apple, pour l’ins­tant même es­sen­tiel­le­ment iPad, avec un peu de coffre (vo­lume de sto­ckage, RAM, et haut débit pour té­lé­char­ger des ou­vrages qui font sou­vent un giga ~ maxi­mum re­com­mandé ~ à deux gigas, maxi­mum au­to­risé).

Si nous vou­lons tou­cher d’autres pla­te­formes (Kindle, Hobo, or­di­na­teurs, il fau­dra faire appel à d’autres tech­no­lo­gies, et re­faire le tra­vail. C’est là que les pla­te­formes pro­fes­sion­nelles mul­ti­pla­te­formes avec des in­ter­mé­diaires peuvent avoir du sens. Au dé­tri­ment des édi­teurs et de la ré­mu­né­ra­tion des au­teurs.

Les condi­tions d’Apple sont certes, au­jour­d’hui, sans com­mune me­sure avec les mé­thodes mo­no­po­lis­tiques des deux mas­to­dontes des lo­gi­ciels de PAO. Mais la dif­fé­rence se me­sure plus dans le degré de leur in­ten­sité que dans leur na­ture et dans leur prin­cipe.

Un de mes grand re­gret des der­nières an­nées c’est qu’au­cun lo­gi­ciel n’était fa­ci­le­ment ca­pable de pro­duire du PDF mul­ti­mé­dia, li­sible sur toutes les pla­te­formes (ni Aperçu sur Mac, ni l’iPad ne sont ca­pable des les lire. Il faut alors re­cou­rir à une ver­sion du lec­teur Acro­bat rea­der). Sans que nous sa­chions exac­te­ment si c’est de la faute d’Adobe ou d’Apple.

iBooks Au­thor, en de­ve­nant un outil grand pu­blic et gra­tuit de pro­duc­tion de contenu, est censé ap­por­ter une ré­ponse simple, élé­gante et fa­cile d’em­ploi. Mais ou­blie le pdf mul­ti­mé­dia in­ter­ac­tif, pour un for­mat pro­prié­taire qui es­quisse peut être les fu­tures pré­co­ni­sa­tions et mises en œuvre de l’epub 3, dont il contri­buera peut être à aider à en fixer les contours, du fait que l’iPad est au­jour­d’hui la pla­te­forme de ré­fé­rence.

L’ou­til grand pu­blic ou pro­fes­sion­nel exige un mi­ni­mum de tech­ni­cité pour ob­te­nir un ré­sul­tat qui tienne la route. Mais il n’est pas en­core, pour l’ins­tant, uni­ver­sel. C’est sim­ple­ment le pre­mier cou­teau suisse de la mise en page de livres mul­ti­mé­dias, qui va aider à dé­ver­rouiller un mar­ché confis­qué par Adobe et Quark.

Ces deux là ont, pour l’ins­tant ver­rouillé ce mar­ché mar­ché émergent, par leurs po­li­tiques ta­ri­faires ex­ces­sives, ré­in­tro­dui­sant des in­ter­mé­diaires avec tous les in­con­vé­nients que l’on peut sup­po­ser (à com­men­cer par l’obs­tacle fi­nan­cier fort coû­teux avant de pu­blier un ou­vrage, mais aussi éven­tuel­le­ment les pro­blèmes de cen­sure puisque ces deux édi­teurs de lo­gi­ciels, tous les deux amé­ri­cains, nous obligent à pas­ser par leurs fourches cau­dines pour pu­blier des ou­vrages).

De la même ma­nière qu’Apple peut dé­ci­der de pu­blier ou de re­ti­rer une ap­pli­ca­tion jugée in­con­ve­nante. Qu’en sera-t-il des livres ?

Mais s’il faut en plus pas­ser par le biais d’Aqua­fa­das, d’Adobe ou de Quark, qui se sur­ajoutent à Apple, ce risque est pire en­core. Les si­tua­tions de mo­no­poles sont par­ti­cu­liè­re­ment dans le co­li­ma­teur des ins­ti­tu­tions amé­ri­caines et eu­ro­péennes.

À trop tirer sur la corde, il y a un dan­ger au­quel ces so­cié­tés mo­no­po­lis­tiques au­raient in­té­rêt à ré­flé­chir avant de s’obs­ti­ner dans cette voie, les lois anti-trust existent dans nos pays.

Lorsque Cal­vin s’est ré­fu­gié à Ge­nève, il a pu y faire pu­blier des livres que le Royaume de France lui in­ter­di­sait. Qu’en sera-t-il de­main lorsque des ou­vrages met­tront en cause “l’em­pire amé­ri­cain”, ou dé­ran­ge­ront des in­té­rêts puis­sants ?

Mais c’est une autre ques­tion.

2)
iker
, le 02.02.2012 à 05:11

Une der­nière re­marque, Sa­luki. Lorsque tu créées un lien vers un site à tra­vers un mot, il ar­rive qu’on omette de rem­pla­cer le lien stan­dard pro­posé par Apple et qui ren­voie vers son site

par le lien per­son­na­lisé qui ren­voie vers la page de ton choix.

Ça m’est ar­rivé si sou­vent avec Pages, j’ima­gine que c’est ce qui a pu se pro­duire avec iBooks Au­thor ?

3)
pter
, le 02.02.2012 à 06:50

Sa­luki: merci. Iker: en­orme! :) cette hu­meur est su­perbe

4)
Sa­luki
, le 02.02.2012 à 09:32

Iker, c’est …im­pres­sion­nant.

Pour au­tant, mon MBPro est un 15” , 2,53 GHz, Co­re2­Duo, mi-2009, 4Go de RAM. La config est la plus simple pos­sible : comme j’ai com­mandé – et j’at­tend tou­jours d’ailleurs – un ber­ceau et un SSD, j’ai fait le grand mé­nage dans le DD et la config’ est ce que Lion ins­talle + iBooks Au­thor et Pa­ge­sApp.

“Pen­ser à per­son­na­li­ser son lien”, ben oui mais à la condi­tion que “ac­ti­ver comme lien” fonc­tionne.

Ce matin, tou­jours pas d’aide en ligne alors que je poste ceci de­puis cette bé­cane. Mais je vais écrire une feuille de style ex-ni­hilo.

5)
Sa­luki
, le 02.02.2012 à 11:27

Je viens d’ins­tal­ler MacOS 10.7.3 et… ça semble fonc­tion­ner mieux, en tout cas pour l’aide en ligne !

Edit : il voit aussi mon iPad.

6)
jpp
, le 02.02.2012 à 13:11

Pas de pro­blème pour moi avec l’aide en ligne Lion 10.7.2 à Iker : su­perbe in­ter­ven­tion;merci et bravo.

7)
bo­re­lek
, le 02.02.2012 à 13:57

Bravo, et merci de nous avoir éco­no­misé tout ce temps. Re­faites une hu­meur quand vous serez sa­tis­faits.

Ami­tiés.

8)
fxc
, le 02.02.2012 à 18:32

02-02-2012 : 03h51

au­rais tu des in­som­nies pro­li­fiques car pondre un tel cor­rec­tif à 3h du mat. cha­peau bas et merci, merci aussi à maître sa­luki, mais lui c’est plus tôt

Non, mais : t’as vu l’heure ? ça ne t’est ja­mais ar­rivé, Sa­luki ! Et tu dois en­core tout re­lire.

9)
iker
, le 02.02.2012 à 20:24

3 h 51, c’est le pre­mier jet… de 4 h à 7 h, ce sont les mul­tiples cor­rec­tions de fautes plus in­vrai­sem­blables les unes que les autres ~ et il en reste en­core ~ ré­or­ga­ni­ser les titres pour le rendre li­sible, re­cons­truire les liens avec skitch qui ne mar­chaient pas en stan­dard, écrire des com­plé­ments, être plus pré­cis dans les for­mu­la­tions ;-)

J’avais prévu de me cou­cher plus tôt… comme toutes les nuits. Au­jour­d’hui, ce n’était pas une in­som­nie, mais la vo­lonté de par­ta­ger le maxi­mum d’in­for­ma­tion avant qu’une idée dé­fi­ni­tive ne se forge sur ce pro­duit. … ;-)

Ceci, dit, je suis en plein de­dans, et envie de par­ta­ger ça avec vous, car je crois au po­ten­tiel de cet outil qui pour­rait être au livre mul­ti­mé­dia, ce que Key­note peut être aux pré­sen­ta­tions, aux cours et aux confé­rences.

J’ai­me­rai re­trou­ver dans Key­note le prin­cipe des feuilles de style déja pré­sentes dans Pages et iBooks Au­thor.

Apple dans ses ou­tils a le mé­rite de leur ap­por­ter ré­gu­liè­re­ment des amé­lio­ra­tions vi­ve­ment at­ten­dues par les uti­li­sa­teurs, en er­go­no­mie et fonc­tion­na­lité no­tam­ment.

Mais dans ces condi­tions les pe­tits bugs qui durent dans le temps sont moins sup­por­tables. La ques­tion des guille­mets et des apos­trophes, n’est pour­tant pas si dif­fi­cile à faire. Puisque le site “cuk.​ch” le fait au­to­ma­ti­que­ment, on se de­mande en­core pour­quoi Pages et iBooks Au­thor n’en se­raient pas ca­pables.

10)
Fran­çois Cuneo
, le 02.02.2012 à 20:34

Alors ça iker, c’est du com­men­taire!!!!!

Sinon, je vais m’y mettre à ce lo­gi­ciel. Ça m’a l’air su­perbe mal­gré les dif­fi­cul­tés ren­con­trées par Sa­luki.

Et merci d’avoir été dans les clous!:-)

C’est stres­sant hein?:-)

11)
iker
, le 02.02.2012 à 20:49

Mac gé­né­ra­tion a pu­blié au­jour­d’hui l’in­for­ma­tion selon la­quelle Jum­soft a été au­jour­d’hui le pre­mier à dé­gai­ner avec des ga­ba­rits com­plé­men­taires.

Mac gé­né­ra­tion

On verra sans doute comme d’ha­bi­tude d’autres so­cié­tés (telles Key­note Pro ou Key­note User) sor­tir d’autres ga­ba­rits.

“Jum­soft”:http://​www.​jumsoft.​com/​book-palette/​

12)
Migui
, le 02.02.2012 à 21:41

Je suis assez en­thou­siaste sur la chose.

J’ai deux livres que j’ai l’in­ten­tion de faire pas­ser en ver­sion élec­tro­nique après les avoir édi­tés sur pa­pier; et un petit cours de chi­mie donné à l’uni­ver­sité. Je me ré­jouis de m’y mettre pro­chai­ne­ment…

13)
pat3
, le 03.02.2012 à 00:01

Merci Sa­luki, et iker pour vos deux ar­ticles (je ne sais pas si le com­men­taire d’iker peut être en­core traité de com­men­taire).

Ayant presque tous mes cours à re­faire (je bi­furque en en­sei­gne­ment et en re­cherche), et étant un fervent uti­li­sa­teur de Key­note, je me ré­jouis­sais déjà de la sor­tie de iBook Au­thor, et plus en­core de­puis que je vous ai lu.
Mais ça me pren­dra bien plus de temps qu’à vous d’ex­pé­ri­men­ter la chose…

Si ça peut aider, l’équi­valent de la feuille de style, dans Key­note, c’est la mo­di­fi­ca­tion de mo­dèle; dans Key­note, tu choi­sis Af­fi­cher>Af­fi­cher les mo­dèles de dia­po­si­tives, et là tu peux du­pli­quer le mo­dèle de diapo de ton choix, puis l’en­re­gis­trer comme mo­dèle pour toutes tes uti­li­sa­tions fu­tures.

Mais je fais plus simple,

  • parce que je ré­pugne à mo­di­fier les thèmes, pour ne pas avoir à gérer les ver­sions, les re­mises à plat avec les mises à jour (du thème ou de Key­note),
  • et aussi parce que j’aime par­fois re­par­tir de zéro, même avec un thème que j’uti­lise sou­vent, pour tes­ter de nou­velles as­so­cia­tions:

Voici donc ma façon de pro­cé­der:

  • à l’ou­ver­ture, je crée mes pre­mières dia­pos, et quand elle me sa­tis­font, je les du­plique pour créer les sui­vantes, au be­soin en vi­rant tous les textes;
  • pour aller plus loin, je crée un “jeu” de dia­pos (titre, titre et puce, image, etc.),
    • je place les dia­pos 2, 3 etc en sous dia­pos de la diapo 1 de titre, et je re­ferme la diapo un;
    • lorsque je du­plique, c’est tout le jeu en une fois.

En tout cas merci en­core pour ce test ap­pro­fondi, qui a re­nou­velé mon in­té­rêt déjà élevé pour la chose.

14)
pat3
, le 03.02.2012 à 00:12

Mac gé­né­ra­tion a pu­blié au­jour­d’hui l’in­for­ma­tion selon la­quelle Jum­soft a été au­jour­d’hui le pre­mier à dé­gai­ner avec des ga­ba­rits com­plé­men­taires.

Mac gé­né­ra­tion

On verra sans doute comme d’ha­bi­tude d’autres so­cié­tés (telles Key­note Pro ou Key­note User) sor­tir d’autres ga­ba­rits.“Jum­soft”:http://​www.​jumsoft.​com/​book-palette/​

Book Pa­lette semble ne plus être dis­po­nible sur le Ma­cAppS­tore fran­çais, et sur le site de Jum­soft, ils n’in­diquent que le Ma­cAppS­tore :-(

15)
iker
, le 03.02.2012 à 01:46

Merci pour le truc Pat3, concer­nant les mo­dèle de Key­note… c’est vrai que tra­vaillant avec de­puis les toutes pre­mières heures de la toute pre­mières ver­sion, j’ai été échaudé des pro­blèmes de thèmes d’une ver­sion à l’autre.

Mais je vais de­voir me re­plon­ger dans les mo­dèles in­ces­sam­ment je sens.

Pour ma part, le lien vers l’ap­pli­ca­tion Book Pa­lette marche dans l’AppS­tore. Est-ce une rai­son géo­gra­phique ? ou un lien pro­vi­soi­re­ment sus­pendu et ré­ta­bli de­puis ?

Pour Sa­luki, ne te dé­cou­rage pas, une fois que tu auras ap­pri­voisé la bête tu en feras d’ex­cel­lents usages.

Fran­çois, Migui, Pat3, je sens que votre créa­ti­vité va trou­ver tout son sens.

J’ai hâte de voir les fa­meux tu­to­riels de Fran­çois réa­li­sés dans des Text­Books… le pied ;-)

••••• Autre bug aga­çant tou­te­fois

J’ai passé une bonne par­tie de la nuit der­nière et en­core au­jour­d’hui à faire des va­ria­tions sur le fi­chier du livre que j’ai à pré­sen­ter de­main.

Cer­taines mises à jour de l’Aperçu al­laient jus­qu’au bout et abou­tis­saient à un mes­sage d’er­reur tout à fait à la fin… sans que je n’ai à ce jour une ex­pli­ca­tion convain­cante.

L’un d’entre vous au­rait-il ren­con­tré cette dif­fi­culté ?

Peut être est-ce fa­mi­lier à ceux qui dé­ve­loppent des ap­pli­ca­tions ?

••••• Pré­sen­ta­tions Key­note J’ai inclu dans le livre his­toire de faire un essai, une pré­sen­ta­tions Key­note que j’avais faite il y a cinq ans, après un voyage sur les al­ter­na­tives ur­baines à tra­vers l’Eu­rope. C’est à cette oc­ca­sion que j’étais venu à la Cuk day de Cugy de sep­tembre 2007 et que j’ai ren­con­tré nombre d’entre vous.

Mal­gré son âge vé­né­rable (bien que j’en ai d’autres qui ont cinq ans de plus, que le temps pase vite) cette pré­sen­ta­tion key­note assez lourde s’est in­cluse sans dif­fi­culté.

Mais la plu­part des ef­fets et tran­si­tions ont été ra­me­nés à des tran­si­tions plus simples. L’une des rares tran­si­tion à avoir sur­vé­cue est “le cube”.

16)
Sa­luki
, le 03.02.2012 à 15:00

C’est bien quand j’au­rais eu be­soin de connexion que l’ADSL décon…necte. En­cé­pha­lo­gramme plat pen­dant plus de 24h, et Orange qui te dit “c’est pas moi, c’est l’autre…” Grrr!

J’ad­mire les er­rances noc­turnes d’Iker!

Je vais aller de ce pas du côté de Jum­soft.

Comme Pat3, je me suis per­son­na­lisé mes pages Key­note, et je re­pars de mon “mo­dèle.key”, pas en­re­gis­tré comme tel, à chaque nou­velle pré­sen­ta­tion.

Je re­vien­drai dans quelques se­maines si j’ai su ou pu évo­luer.

17)
pat3
, le 04.02.2012 à 01:05

J’ai pu té­lé­char­ger Book Pa­lette… après la mise à jour (Combo) en 10.7.3. Vous avez dit bi­zarre?

18)
iker
, le 04.02.2012 à 11:16

Comme à chaque fois qu’une nou­velle ap­pli­ca­tion sort, il y a de pe­tits cor­rec­tifs dans les se­maines qui viennent.

Un des pro­blèmes des Text­books, c’est qu’ils avaient une fâ­cheuse ten­dance à plan­ter dans cer­taines cir­cons­tances non iden­ti­fiées, de s’ou­vrir sur la page dite “fi­chier mul­ti­mé­dia d’in­tro­duc­tion” et de res­ter blo­quer des­sus, sur une page grise. C’était aléa­toire.

J’ai cru d’abord que c’était du à l’in­suf­fi­sance de mé­moire du pre­mier iPad… Apple a sorti hier soir un pre­mier cor­rec­tif de ce pro­blème en met­tant à jours iBooks (en ver­sion 2.01).

De­puis lors j’ai aussi beau­coup moins de plan­tage à la lec­ture des text­books. Comme d’ha­bi­tude il y a un petit temps d’ajus­te­ment avant d’éli­mi­ner les pe­tits pro­blèmes ren­con­trés à l’usage.

Mon pre­mier pro­to­type de livre a été va­li­dée hier par l’équipe à la­quelle je l’ai pré­senté, et pro­vo­qué un cer­tain en­thou­siasme de­vant les fonc­tion­na­li­tés pro­met­teuses des Text­Books.

Toute tech­no­lo­gie a be­soin de ses pion­niers, qui es­suient les plâtres. Nous en sommes là, et je suis tout aussi heu­reux qu’il y a 27 ans lorsque sont sor­tis les pre­miers lo­gi­ciels de mi­cro-édi­tion que l’on n’ap­pe­lait pas en­core la PAO : Mac Edi­teur suivi de Pa­ge­ma­ker, Wri­ter + pour pré­pa­rer les textes en amont, puis Pho­to­shop, Free­hand ou Illus­tra­tor, enfin Xpress dont j’ai été le pre­mier ache­teur sur le conti­nent eu­ro­péen, à l’oc­ca­sion d’une Apple Expo où il n’y avait qu’un seul exem­plaire, et qui of­fi­ciel­le­ment n’était pas en vente.

On ne peut pas dire qu’ils étaient d’une pro­duc­ti­vité à toute épreuve, cer­tains mêmes étaient assez in­stable. À côté, iBooks Au­thor est un mo­dèle de sta­bi­lité ;-)

Seul Xpress était im­mé­dia­te­ment pro­duc­tif au point que ron­geant mon frein de ne pou­voir le tes­ter à Paris, où j’étais en dé­pla­ce­ment, j’ai passé ma se­maine à lire et re­lire, en an­glais, la do­cu­men­ta­tion du pro­duit, avant de pou­voir le tes­ter. J’en connais­sais les moindres des fonc­tion­na­li­tés avant de le mettre en œuvre.

L’es­sayer, c’était l’adop­ter. Du jour au len­de­main, toute mes pro­duc­tions sont pas­sées sur Xpress, je n’ai plus ja­mais ou­vert Pa­ge­ma­ker, si ce n’est pour ré­cu­pé­rer d’an­ciens do­cu­ments. Ce der­nier avait été su­bi­te­ment rin­gar­disé, par l’er­go­no­mie et la pro­duc­ti­vité du nou­veau venu.

Mais si j’avais ou­vert Xpress pour la pre­mière fois sans lire la do­cu­men­ta­tion, j’au­rais été “comme une poule de­vant un cou­teau”. Im­pos­sible de sa­voir quoi en faire, sans un mi­ni­mum de pré-re­quis.

Au­jour­d’hui on né­glige d’au­tant plus cette étape que les do­cu­men­ta­tions pa­piers sont ré­duites à la por­tion congrue voire in­exis­tantes.

Sa­luki ne dis­po­sait même pas de l’aide en ligne, ni des liens vers le site in­ter­net d’Apple où plein de ré­ponses, déjà fran­ci­sées, aux ques­tions sur les fonc­tion­na­li­tés et les li­mites d’iBooks Au­thor.

Tou­te­fois, d’ores et déjà, j’en­tre­vois toutes les pos­si­bi­li­tés de ce pro­duit, et son évo­lu­ti­vité, son po­ten­tiel d’adap­ta­tion et les nou­velles fonc­tion­na­lité que l’on est en droit d’en es­pé­rer.

Et je ne peux dis­si­mu­ler mon en­thou­siasme que j’ai envie de par­ta­ger. Lan­cez-vous, ex­pé­ri­men­tez, quitte à râler et à faire re­mon­ter à Apple les in­suf­fi­sances et les at­tentes… Mais dans le droit fil de la ré­vo­lu­tion de la PAO, une nou­velle ré­vo­lu­tion est en train de se pro­duire. L’iPad a trouvé son outil de concep­tion de do­cu­ments à conte­nus en­ri­chis.

19)
iker
, le 04.02.2012 à 11:17

Et si je pou­vais par­ta­ger une ré­flexion avec nos “amis” d’Adobe et de Quark, ce se­rait-celle ci.

Vous êtes au­jour­d’hui dans une si­tua­tion de mo­no­pole bien plus im­por­tante que ne l’étaient en 1984, Li­no­type, Mo­no­type, Ber­thold, Scan­gra­phic et quelques autres… que vous dé­non­ciez pour leur mo­dèle d’un an­cien temps.

27 ans plus tard, c’est ma­ni­fes­te­ment à votre tour. Vous n’avez pas vu venir l’iPad et ses nou­velles op­por­tu­ni­tés. Vous avez mis un an à sor­tir des usine à gaz pour pro­duire des livres mul­ti­mé­dias, en ra­jou­tant à vos lo­gi­ciels hors de prix, des contraintes tech­niques et fi­nan­cières dé­li­rantes pour pu­blier des ou­vrages même gra­tuits en cher­chant à pro­fi­ter d’une rente de si­tua­tion qui a eu pour effet de ver­rouiller le mar­ché du livre mul­ti­mé­dia, au cours des deux der­nières an­nées. Pous­sant de nom­breux au­teurs et édi­teurs à ron­ger leur frein.

Mac Edi­teur, in­con­tes­table pion­nier du sec­teur, est mort en quelques mois. Pa­ge­ma­ker, de chez Aldus était avec Apple et Adobe, le triple A des in­ven­teurs du Desk­top Pu­bli­shing. Adobe a été co­fondé par Apple, et a ab­sorbé Aldus, tuant dans l’œuf Pa­ge­ma­ker. Pen­dant ce temps, un nou­vel ac­teur issu des rangs de la pho­to­com­po­si­tion, Quark, s’est éman­cipé pour lan­cer le pre­mier pro­duit mul­ti­page vé­ri­ta­ble­ment pro­duc­tif, quoique non exempt de pe­tits dé­fauts aga­çants, exac­te­ment comme au­jour­d’hui avec iBooks Au­thor.

Si en 1987, du jour au len­de­main en tant que “early adop­ter” et “evan­ge­list”, je me suis em­paré de cet outil que vous nous avez pré­senté, au point de com­men­cer à for­mer à son usage, dès les pre­mières se­maines pen­dant une quin­zaine d’an­nées, 4 000 jour­na­listes et édi­teurs sur trois conti­nents, mais sur­tout dans une qua­ran­taine de pays eu­ro­péen, qui a contri­bué à éta­blir une forme de lea­der­ship de Xpress en France et de loin, dans le mar­ché de la presse et de l’édi­tion.

Vous avez la pos­si­bi­lité d’ima­gi­ner ce qui pour­rait se pas­ser lorsque des di­zaines de nou­veaux uti­li­sa­teurs, les “nou­veaux évan­gé­listes”, exas­pé­rés par la lour­deur de vos pro­cé­dures de pu­bli­ca­tion, le coût de vos ou­tils, et la forme d’oc­troi que vous avez éta­bli avant de pou­voir pu­blier le moindre ou­vrage… il vous suf­fit de re­gar­der en ar­rière ce que votre in­tru­sion sur le mar­ché il y a un quart de siècle, à peine, a pro­vo­qué chez les di­no­saures de l’an­cien ré­gime, de leurs rou­tines et de leurs si­tua­tion de mo­no­pole. Au­jour­d’hui, il n’en reste rien. La plu­part de ces so­cié­tés sont es­sen­tiel­le­ment ré­duites à des dif­fu­seurs de ca­ta­logues de po­lices, construites au fils des siècles.

Si j’osais une mé­ta­phore, vous me faites pen­ser au fre­lon asia­tique, l’une des causes mul­tiples de la dé­vas­ta­tion de l’api­cul­ture. Vous vous êtes pla­cés à l’en­trée de la ruche, éli­mi­nant à la fois les abeilles qui tentent de sor­tir et celles qui re­viennent les pâtes char­gées de pol­len et de nec­tar. En agis­sant ainsi, vous êtes en train de dé­truire la ruche, et pas sim­ple­ment de ré­duite à néant l’ac­ti­vité de l’api­cul­teur, mais aussi tout l’éco­sys­tème de pol­li­ni­sa­tion et de dis­si­mi­na­tion qui était la fonc­tion na­tu­relle des es­saims d’abeilles avant même de voir leur ac­ti­vité ser­vir aux plai­sirs gus­ta­tifs des hu­mains.

Nous sommes à l’aube d’une ré­vo­lu­tion dans les usages de la lec­ture. Vous avez la pos­si­bi­lité d’être des ac­teurs ma­jeurs du chan­ge­ment en nous fai­sant tous bé­né­fi­cier de votre ex­pé­rience et de vos sa­voir-faire, ou bien vous vous dres­ser sur les freins, pour ten­ter de conser­ver en­core quelques temps la rente de votre si­tua­tion de mo­no­pole au risque de pro­vo­quer l’exas­pé­ra­tion de vos uti­li­sa­teurs au risque de subir à votre tour, en temps de crise éco­no­mique et so­ciale, le même sort que vous avez fait subir aux te­nants des an­ciennes mé­thodes et des an­ciens ou­tils.

L’his­toire est un éter­nel re­com­men­ce­ment. Ou nous l’écri­vons en­semble, ou nous pas­sons à autre chose et, lit­té­ra­le­ment, nous tour­nons la page.

20)
Sa­luki
, le 04.02.2012 à 11:32

Je pro­gresse !

Mais c’est quand même aussi grâce à la 10.7.3 mise en fonc­tion jeudi der­nier.

J’ai aussi vu la dis­pa­ri­tion des im­pri­me­ries dans le XIXe ar­ron­dis­se­ment de Paris, pas seule­ment due à la fin des Li­no­types, mais plus à la dé­loc’, là aussi.