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Tcher­no­byl, 25 ans après…

Il y a un mois, je suis ren­tré d'une ba­lade de 8000 ki­lo­mètres en moto sur les routes d'Eu­rope de l'Est. Près de deux se­maines, soit la moi­tié de ce voyage, ont été consa­crées à l'Ukraine, de Yalta à Lvov en pas­sant par Odessa et Kiev. L'une des étapes les plus mar­quantes fut la vi­site de la zone de sé­cu­rité de Tcher­no­byl, le 27 sep­tembre der­nier. En voici le récit.

En 2004, j'avais lu avec beau­coup d'in­té­rêt le récit d'Elena Fi­la­tova. Cette ukrai­nienne af­fir­mait avoir clan­des­ti­ne­ment par­couru en moto la zone in­ter­dite au­tour de la cen­trale nu­cléaire de Tcher­no­byl. Il sem­ble­rait qu'en réa­lité, sa vi­site fut mise en scène et qu'elle se dé­roula de ma­nière tout à fait of­fi­cielle, dans un mi­ni­bus. Peu im­porte, de­puis ma lec­ture de ce récit, l'idée d'al­ler voir par moi-même ce ci­me­tière de l'hu­ma­nité me trot­tait dans l'es­prit.

Lorsque je voyage, je ne pré­pare ja­mais par avance mon iti­né­raire, pré­fé­rant me lais­ser por­ter au gré des ren­contres et des en­vies de l'ins­tant. J'avais prévu de pas­ser deux jours à Kiev, ca­pi­tale de l'Ukraine et ville dis­tante de cent ki­lo­mètres de Tcher­no­byl, mais je ne sa­vais pas si la vi­site de la zone de sé­cu­rité se­rait pos­sible. Le no man’s land au­tour de la cen­trale nu­cléaire, dont le ré­ac­teur n°4 ex­plosa le 26 avril 1986 à 1h23 du matin, couvre une sur­face de 2600 km². Il est im­pos­sible de pé­né­trer dans la zone sans au­to­ri­sa­tion, le seuil de ra­dio­ac­ti­vité étant en­core très élevé par en­droits. De­puis 1998, l’Etat ukrai­nien, au tra­vers de son agence Cher­no­byl In­ter­in­form, per­met des vi­sites en­ca­drées. Des scien­ti­fiques et des jour­na­listes ont pu ainsi avoir accès à la zone, puis la pos­si­bi­lité en a été don­née à tous ceux qui en ac­ceptent les risques. Plu­sieurs agences pri­vées jouent le rôle d’in­ter­mé­diaires pour le compte de l’or­ga­ni­sa­tion gou­ver­ne­men­tale. En­vi­ron dix mille per­sonnes vi­sitent Tcher­no­byl chaque année, ce qui consti­tue un ap­port de de­vises non né­gli­geable pour le gou­ver­ne­ment. Cela dit, les quelques in­for­ma­tions que j'avais pu col­lec­ter ici et là étaient contra­dic­toires. Cer­taines sources fai­saient état d'une fer­me­ture de la zone au pu­blic, d'autres de ta­rifs exor­bi­tants et de listes d'at­tente. Je n'ai su que la veille de ma vi­site que j'al­lais pou­voir faire celle-ci. Une fois ar­rivé à Kiev, j'ai contacté au ha­sard un tour ope­ra­tor, So­loEast Tra­vel, et j'ai réussi à trou­ver à la der­nière mi­nute une place dans un groupe par­tant le len­de­main matin.

 

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État de la conta­mi­na­tion au cé­sium-137 en 1996 (cré­dit : Eric Gaba)

Le ren­dez-vous a lieu place de l’In­dé­pen­dance, qui fut le théatre des grandes ma­ni­fes­ta­tions de la Ré­vo­lu­tion Orange. Je suis un peu en avance et cela me donne l’oc­ca­sion de ré­flé­chir au choix de faire cette vi­site. Celle-ci n’est en effet pas ano­dine. Je m'in­ter­roge sur la li­mite entre "tou­risme" et voyeu­risme. L’ac­ci­dent nu­cléaire de Tcher­no­byl causa plu­sieurs mil­liers de morts et de très nom­breuses fa­milles de la ré­gion furent tou­chées. Ce fut un drame per­son­nel ma­jeur pour les Ukrai­niens, qui voient d’un assez mau­vais oeil ce "tou­risme de l’ex­trême". 90% des vi­si­teurs sont des étran­gers. Lorsque j’avais évo­qué ce pro­jet avec avec une Ukrai­nienne de Kiev ren­con­trée à Yalta, celle-ci avait été assez cho­quée. Pour ma part, je consi­dère cette vi­site comme une mise en re­la­tion entre l’his­toire que nous avons tous sui­vie par mé­dias in­ter­po­sés et une réa­lité dont on ne peut prendre réel­le­ment conscience qu’en étant sur place. Je me suis posé la même ques­tion et ai abouti à la même conclu­sion lorsque je suis allé au camp de concen­tra­tion d'Au­sch­witz cinq jours jours plus tard. La ques­tion du nu­cléaire, de son uti­lité et de sa dan­ge­ro­sité, nous concerne tous, en cette époque de fin an­non­cée des éner­gies fos­siles. Par ailleurs, je suis a priori fa­vo­rable au nu­cléaire civil – j’ai même tra­vaillé quelques mois à la cen­trale de Bel­le­ville sur Loire à la fin des an­nées quatre-vingt – et me suis dit que voir sa face ca­chée pour­rait me don­ner d’autres élé­ments de ré­flexion.

A neuf heures, notre mi­ni­bus quitte Kiev. Nous sommes quinze vi­si­teurs, de na­tio­na­li­tés dif­fé­rentes, ac­com­pa­gnés d’un chauf­feur et d’un res­pon­sable de l’agence Cher­no­byl In­ter­in­form. Ce der­nier sera notre guide et le res­pon­sable de notre sé­cu­rité. Tcher­no­byl se trouve au nord de Kiev et le tra­jet dure 2h30. Pen­dant ce­lui-ci, on nous pro­jette un do­cu­men­taire en an­glais. Mon pro­pos ici ne sera pas de re­la­ter l’his­toire dé­taillée de l’ac­ci­dent, mais uni­que­ment de té­moi­gner briè­ve­ment de cette ex­pé­rience. Pour en sa­voir plus, beau­coup de res­sources sont à dis­po­si­tion sur le ré­seau In­ter­net, à com­men­cer par Wi­ki­pe­dia.

Au fur et à me­sure que nous nous rap­pro­chons de la zone conta­mi­née, les vé­hi­cules que nous croi­sons se font de plus en plus rares. C’est le seul in­dice vi­sible, la route res­sem­blant à toutes les autres, bor­dée de champs – pour la plu­part en friche – et de fo­rêts. A trente ki­lo­mètres de la cen­trale, nous ar­ri­vons au check­point, gardé par des mi­li­taires. Nous de­vons des­cendre du mi­ni­bus et pas­ser un contrôle des pas­se­ports, la liste des vi­si­teurs ayant été préa­la­ble­ment com­mu­ni­quée.

 

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Tcher­no­byl, 300 ha­bi­tants

Nous rou­lons en­suite pen­dant une ving­taine de mi­nutes jus­qu’à la pe­tite ville de Tcher­no­byl où vit quinze jours par mois le per­son­nel tra­vaillant tou­jours à la dé­con­ta­mi­na­tion de la zone. Là, nous nous ar­rê­tons de­vant les bu­reaux dé­cré­pis de l'agence In­ter­in­form. On nous fait si­gner une dé­charge de res­pon­sa­bi­lité et on nous donne quelques in­for­ma­tions et consignes de sé­cu­rité. Il est in­ter­dit de prendre quoi que ce soit dans la zone, de mar­cher sur la vé­gé­ta­tion, très ra­dio­ac­tive, et de prendre des pho­tos de la cen­trale en de­hors des en­droits au­to­ri­sés. Nous re­pre­nons le mi­ni­bus et nous ar­rê­tons à nou­veau un peu plus loin, de­vant une épi­ce­rie où il est pos­sible d’ache­ter de quoi gri­gno­ter et boire. Près de cette épi­ce­rie, un mo­nu­ment a été érigé en hom­mage aux six cent mille "li­qui­da­teurs". C’est ainsi que l’on ap­pelle ceux qui ont donné par­fois leur vie pour construire le sar­co­phage de béton qui re­couvre com­plè­te­ment le ré­ac­teur n°4. Au pied du mo­nu­ment est écrit en cy­ril­lique "A ceux qui ont sauvé le monde". Le sa­cri­fice de ces "li­qui­da­teurs" a per­mis d’évi­ter de jus­tesse une se­conde ex­plo­sion qui au­rait été bien plus dé­vas­ta­trice que la pre­mière en conta­mi­nant l’Eu­rope en­tière.

 

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A ceux qui ont sauvé le monde

Nous re­mon­tons à bord du mi­ni­bus dans le­quel on dis­tingue très net­te­ment les cré­pi­te­ments des deux comp­teurs Gei­ger por­ta­tifs qui nous ac­com­pa­gne­ront tout au long de la vi­site. Nous pas­sons de­vant un champ sur le­quel sont posés deux hé­li­co­ptères et ar­ri­vons au se­cond check­point qui dé­li­mite la zone tou­jours très conta­mi­née. La route est bor­dée par des fo­rêts, hau­te­ment ra­dio­ac­tives comme en at­testent les pan­neaux plan­tés à in­ter­valles ré­gu­liers. Sur notre gauche se trouve une zone dé­pour­vue d’arbres. Il y avait là un vil­lage qui a été presque en­tiè­re­ment rasé et dont les mai­sons ont été en­ter­rées à trois mètres de pro­fon­deur, cou­vertes de sable et de terre. Le guide nous montre les comp­teurs Gei­ger, dont le cré­pi­te­ment s’est ac­cé­léré jus­qu’à par­fois pro­duire un son continu. La ra­dio­ac­ti­vité dé­passe ici plus de dix fois le ni­veau dan­ge­reux pour l’homme. Mal­gré cela, l’am­biance dans le mi­ni­bus est dé­ten­due, comme si l’en­nemi in­vi­sible n’était qu’une in­ven­tion de l’es­prit. A aucun mo­ment, nous ne nous sommes pas sen­tis en sé­cu­rité.

Nous ar­ri­vons au canal ar­ti­fi­ciel de re­froi­dis­se­ment des ré­ac­teurs et aper­ce­vons les che­mi­nées des tranches 5 et 6, qui ne furent ja­mais ter­mi­nées. Nou­vel arrêt quelques cen­taines de mètres plus loin d’où nous pou­vons enfin voir, à dis­tance, le ré­ac­teur n°4 et son mons­trueux sar­co­phage. Nous des­cen­dons prendre des pho­tos. Pour nous dé­mon­trer la conta­mi­na­tion de la zone, le guide ap­proche l’un des comp­teurs Gei­ger de l’herbe que nous fou­lons. Son cré­pi­te­ment s’af­fole. C’est im­pres­sion­nant et ça ne donne vrai­ment pas envie d’al­ler se pro­me­ner…

Nous re­par­tons et tra­ver­sons ce que le guide nous dit avoir été bap­tisé "le pont de la mort". C’est là que quelques ha­bi­tants de la ville voi­sine de Pri­pyat s’étaient pos­tés pour re­gar­der l’in­cen­die qui a suivi l’ex­plo­sion du ré­ac­teur. Le vent souf­flant dans leur di­rec­tion, ils sont tous morts. Je re­pense aux nom­breuses tombes aper­çues le long des routes de­puis que je vi­site l’Eu­rope de l’Est. Ici, pas de sé­pul­tures, la mort est pas­sée par­tout. L’am­biance est assez ir­réelle car rien ne per­met de de­vi­ner la tra­gé­die qui a eu lieu ici même il y a vingt-cinq ans. L’en­droit est calme, aéré, bordé de ver­dure. Un vé­hi­cule de ser­vice passe de temps à autre sur la route. On pour­rait presque croire à une mise en scène si les cré­pi­te­ments des comp­teurs Gei­ger ne nous rap­pe­laient la si­nistre réa­lité.

Nous conti­nuons notre route et nous voilà à pré­sent en­tou­rés par la vé­gé­ta­tion. Le guide nous an­nonce que nous sommes sur … l’ar­tère prin­ci­pale de Pri­pyat ! En re­gar­dant at­ten­ti­ve­ment au tra­vers du feuillage touffu, on de­vine en effet des bâ­ti­ments. Pri­pyat était en 1986 une ville de 40000 ha­bi­tants, où ha­bi­taient le per­son­nel de la cen­trale nu­cléaire et leurs fa­milles. Si­tuée à trois ki­lo­mètres de la cen­trale, elle a été en­tiè­re­ment éva­cuée en moins de quatre heures, le sur­len­de­main de l’ex­plo­sion. Des mil­liers de bus ont as­suré la na­vette. Les ha­bi­tants n’ont rien pu em­por­ter avec eux. Dans l’en­semble de la zone conta­mi­née, ce se­ront 250000 per­sonnes qui se­ront éva­cuées en quelques jours.

 

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Pri­pyat, la ville fan­tôme

 

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Au loin, le ré­ac­teur n°4

Pri­pyat est de­ve­nue une ville fan­tôme, figée dans le temps, pro­ba­ble­ment pour tou­jours. Nous al­lons pas­ser près de deux heures à vi­si­ter les ves­tiges de cette ville, plon­gée dans le si­lence total. Seuls nos pas sur les gra­vats ré­son­ne­ront sur les murs à la pein­ture écaillée. Nous nous ar­rê­te­rons à l’hô­tel, au théâtre, au parc d’at­trac­tions – dont la grande roue avait été inau­gu­rée la veille de l’ex­plo­sion – et à l’école. La vé­gé­ta­tion a presque en­tiè­re­ment en­vahi les rues de la ville, mais les bâ­ti­ments, d’ar­chi­tec­ture ty­pi­que­ment so­vié­tique (la ville a été construite en 1970), sont en­core en assez bon état struc­tu­rel. L’in­té­rieur a été gé­né­ra­le­ment pillé, mais beau­coup d’élé­ments d’époque sont en­core vi­sibles, en par­ti­cu­lier dans le théâtre et dans l’école. On trouve des jour­naux, des af­fiches, des ob­jets di­vers. Le parc d’at­trac­tions est presque in­tact.

 

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La grande roue du parc d'at­trac­tions

 

Le plus im­pres­sion­nant est sans doute l’école, où les ca­hiers et les livres des élèves sont res­tés ou­verts sur les pu­pitres. De nom­breux pos­ters édu­ca­tifs, à la gloire de l’Union So­vié­tique, sont af­fi­chés sur les murs. Dans une salle, se trouve un piano sur le­quel est posée une pou­pée dé­mem­brée. Dé­tail si­nistre, le sol est jon­ché de masques à gaz de pe­tite taille…

 

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L'école

 

Nous quit­tons Pri­pyat en mi­ni­bus pour aller re­joindre le bâ­ti­ment de la can­tine qui sert les repas aux trois mille per­sonnes qui tra­vaillent en­core dans la zone. Avant de dé­jeu­ner, nous pas­sons un par un dans un ap­pa­reil me­su­rant notre ni­veau de conta­mi­na­tion. Aucun d’entre nous ne dé­passe le seuil au­to­risé. Si cela avait été le cas, on nous avait pré­venu qu’une hos­pi­ta­li­sa­tion de deux ou trois jours, pour ob­ser­va­tion, se­rait né­ces­saire.

Avant de quit­ter les lieux, nous avons fait deux der­niers ar­rêts. Le pre­mier sur un pont de che­min de fer en­jam­bant le canal de re­froi­dis­se­ment de la cen­trale. On peut y aper­ce­voir des pois­sons-chat dont cer­tains, en l'ab­sence de pré­da­teurs, sont énormes. Le se­cond arrêt sera à deux ou trois cent mètres du sar­co­phage du ré­ac­teur n°4. Les cré­pi­te­ments des comp­teurs Gei­ger se font plus ra­pides. Dans cette zone, le per­son­nel ne peut tra­vailler qu’une seule jour­née d’af­fi­lée. Nous ne sommes au­to­ri­sés à prendre des pho­tos que sous un cer­tain angle.

 

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La construc­tion du sar­co­phage en 1986

 

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Le ré­ac­teur n°4 au­jour­d'hui

L’heure est venue de par­tir, après quatre heures pas­sées dans la zone in­ter­dite. Nous em­prun­tons la même route qu’à l’al­ler. Au check­point prin­ci­pal, nous de­vons des­cendre du mi­ni­bus pour tous re­pas­ser à nou­veau dans un ap­pa­reil de me­sure de notre conta­mi­na­tion. Le mi­ni­bus sera éga­le­ment vé­ri­fié par un por­tique dédié à cet effet.

Deux heures plus tard, nous sommes de re­tour dans les em­bou­teillages de Kiev.

57 com­men­taires
1)
Sa­luki
, le 14.11.2011 à 01:14

En 1992 nous étions à Khar­kov, plus au sud, pour rendre vi­site au fils de Mme Sa­luki qui fai­sait son VSNE dans la fi­liale d’une so­ciété fran­çaise. Il avait un scin­tillo­mètre sur son bu­reau…

Smop, tes pho­tos sont gla­çantes.

2)
To­TheEnd
, le 14.11.2011 à 03:41

Si j’ose dire, ça donne envie… à vrai dire, j’ai­me­rais bien y faire un tour une fois…

3)
alien­le­barge
, le 14.11.2011 à 06:29

Ca fait froid dans le dos. Merci pour ce reçit.

N’ou­blions pas …

4)
Stil­gar
, le 14.11.2011 à 08:09

THG, nous sommes donc im­pa­tient de te lire.

5)
Le Cor­beau
, le 14.11.2011 à 08:17

THG Pour le voir de l’in­té­rieur par un an­cien du CEA qui a par­ti­cipé à des vi­sites de contrôle…

tcher­no­byl

6)
GGete
, le 14.11.2011 à 10:05

Je reste à ja­mais mar­qué par Tcher­no­byl, j’avais 10 ans quand c’est ar­rivé, j’ha­bi­tais dans la Drôme, et la me­nace me sem­blait tel­le­ment ef­frayante, et in­vi­sible… Ce voyage est juste gla­çant. C’est ter­rible de voir ce monde ar­rêté, figé, et pen­ser à tout ce qu’il y a der­rière… Et en même temps, la vie qui re­prend son che­min (le pas­sage des pois­sons est in­té­res­sant, j’ai lu pas mal d’his­toires ra­con­tant que des es­pèces rares ré­ap­pa­rais­saient à Tcher­no­byl en l’ab­sence du pré­da­teur hu­main…).

@THG : je suis par­tiel­le­ment d’ac­cord avec toi. Oui, il y a déjà eu des re­por­tages, mais dans la presse. Là, ce sont des gens comme toi et moi qui vont juste vi­si­ter ce qui est un en­droit où s’est passé un drame hu­main unique. Sur le côté voyeu­risme et bu­si­ness : j’au­rais ten­dance à dire qu’il faut bien que l’ar­gent re­vienne vu tout ce que ce pays a perdu, et qu’il n’y a au moins pas ici d’ex­ploi­ta­tion hu­maine…

@Le Cor­beau : je suis allé voir le site, il n’est pas vrai­ment joli, mais il est ex­trê­me­ment com­plet et in­té­res­sant. Et il fait beau­coup ré­flé­chir, aussi… Merci.

7)
alad­din­sane
, le 14.11.2011 à 10:28

Smop : tu dis être allé à Au­sch­witz en­suite, est-ce que le res­senti fut le même qu’à Tcher­no­byl ?

Je pré­cise ma pen­sée : je suis allée à Au­sch­witz au début des an­nées 90 et ce qui m’a mar­quée, c’est cet in­croyable dé­ca­lage, cette contra­dic­tion même, entre la paix ex­té­rieure et in­té­rieure res­sen­ties, le spec­tacle de la na­ture foi­son­nante alors que lieu donne en même temps à éprou­ver son his­toire mons­trueuse.

Il y avait quelque chose de presque in­dé­cent, qui m’a beau­coup trou­blée : le plai­sir de vi­si­ter un lieu de paix qui en même temps me je­tait en pleine face l’atro­cité de ce camp ?…

8)
Smop
, le 14.11.2011 à 11:21

Smop : tu dis être allé à Au­sch­witz en­suite, est-ce que le res­senti fut le même qu’à Tcher­no­byl ?

J’ai tenu un blog pen­dant mon voyage (d’où est d’ailleurs tiré mon billet sur Tcher­no­byl). Je ra­conte ma vi­site du camp de concen­tra­tion d’Au­sch­witz [ici].

9)
Blues
, le 14.11.2011 à 12:02

Le sujet me touche non seule­ment “na­tu­rel­le­ment”, mais aussi parce qu’un de mes en­fant est né ce jour-là il y a 25 ans.

Sur TSR 2, le lundi 21 mars 2011, deux ex­cel­lents re­por­tages (le 1er filmé par notre TSR à nous, et le deuxième est “ex­terne”) ont fait lar­ge­ment le tour du sujet.

– Le pre­mier “Tcher­no­byl et la Suisse. Les consé­quences d’une ca­tas­trophe” est en­core en ligne à cette adresse

– Le deuxième re­pré­sente ton es­ca­pade, en plus dé­taillée avec beau­coup de (bonnes) ques­tions po­sées (au­tant scien­ti­fiques – par ex. sur le nou­veau sar­co­phage prévu – que sur la vie des gens, sur la faune et de la flore de la ré­gion, etc… etc.. = très pointu ce re­por­tage) se nomme “Cher­no­byl 4 Ever” dom­mage il n’est ap­pa­rem­ment plus en ligne

Par contre on le trouve sur You­Tube en 4 par­ties (sous titré en ENG) PART 1 / PART 2 / PART 3 / PART 4 ou sur cette page en ver­sion in­té­grale en FR

A pro­pos du nou­veau sar­co­phage (cout es­timé à 1,5 mill d’eu­ros) à lire ici et

_

PS: je suis du même avis que THG, car j’ai aussi de la peine à com­prendre la dé­marche vi­site tou­ris­tique & voyeu­risme.

PS2: ”…des pois­sons-chat dont cer­tains, en l’ab­sence de pré­da­teurs, sont énormes.” ne t’es-tu pas posé la ques­tion si leur énor­mité n’était pas liée à leur mu­ta­tion due aux ra­dia­tions ? (le film Cher­no­byl 4 Ever parle par ex. de ce genre de probl.)

10)
Smop
, le 14.11.2011 à 15:50

@s­naer-41 : Ces ques­tions, je me les suis po­sées, et je se­rais moins ca­té­go­rique que toi sur ce qu’elles m’ont ins­piré. Tout d’abord, n’ou­blions pas que ces vi­sites sont or­ga­ni­sées ex­clu­si­ve­ment par Cher­no­byl In­ter­in­form, qui est une agence gou­ver­ne­men­tale. Elles coûtent entre $160 et $500 (USD) et il y a en­vi­ron 10000 vi­si­teurs par an. Cet ar­gent re­vient donc au bout du compte en grande par­tie à l’Etat. Les voya­gistes qui re­vendent ces vi­sites ne per­çoivent qu’une par­tie de ce chiffre d’af­faires. En­suite, Tcher­no­byl est au­jour­d’hui un lieu de mé­moire, au même titre que le camp de concen­tra­tion d’Au­sch­witz que j’ai vi­sité quelques jours après. Voir ces en­droits, c’est main­te­nir cette mé­moire vi­vante, c’est en par­ler, c’est faire un lien entre ce qui passe au tra­vers du filtre des mé­dias et la réa­lité crue. Pour ma part, vi­si­ter Tcher­no­byl m’a donné bien plus de ma­tière à ré­flexion sur la via­bi­lité et les condi­tions d’ex­ploi­ta­tion du nu­cléaire que le bla­bla élec­to­ra­liste des “Verts”.

11)
alad­din­sane
, le 14.11.2011 à 16:08

@Smop : j’ai lu ton ar­ticle sur ton blog, très in­té­res­sant. Cela ren­voie bien à l’ex­pé­rience que j’ai pu faire. Ce lieu m’a pro­fon­dé­ment mar­qué.

12)
marc­di­ver
, le 14.11.2011 à 17:19

J’ai dé­voré cette hu­meur, merci !

13)
Fran­çois Cuneo
, le 14.11.2011 à 17:38

THG, je com­mence à en avoir ras le bol.

OK, le lec­teur peut dire ses exi­gences.

Mais de­puis quelque temps, tu n’es là que pour dire que tu ne com­prends pas pour­quoi on écrit tel ou tel ar­ticle.

En plus, tu es com­plè­te­ment contra­dic­toire: jus­te­ment avec Cuba, je mon­trais le po­si­tif, et pas le côté “dic­ta­ture” que beau­coup ra­content sou­vent, ce qui avait dû te cho­quer d’ailleurs.

Là, je n’ai ja­mais rien lu de tel que ce qu’a écrit smop.

Per­son­nel­le­ment, je n’irai pas à Tcher­no­byl.

Lui y est allé, il nous ra­conte, je trouve ça in­té­res­sant.

Pas toi?

C’est par­fai­te­ment ton droit. C’est même bien sûr ton droit de dire pour­quoi tu n’y se­rais pas allé.

Mais pour­quoi l’écrire avec cette hargne qui te ca­rac­té­rise de­puis quelque temps?

Gilles, ce que je ne com­prends pas, c’est que tu es le pre­mier sur ton site à dé­tes­ter la contra­dic­tion et la cri­tique fa­cile.

Alors pour­quoi la ra­mènes-tu de­puis quelques moi que pour dé­mo­lir ce que les gens font ici?

Quand je n’aime pas ce que tu écris (ce qui est rare) sur ton site, je ne l’écris pas avec agres­si­vité voire mé­chan­ceté comme c’est le cas ici. Je passe. His­toire de ne pas te bles­ser, conscient du tra­vail que l’écri­ture a dû te de­man­der.

J’aime bien ton ar­ticle smop.

14)
marc­di­ver
, le 14.11.2011 à 17:55

J’ai dé­cou­vert ton site au­jour­d’hui grâce à cet ar­ticle Smop, un tout grand merci, je dé­vore en­core…!!!

15)
Anne Cuneo
, le 14.11.2011 à 18:15

Je suis allée en re­por­tage à Tcher­no­byl, et je trou­vais, à l’époque (il y a sept ou huit ans) que mes man­da­taires étaient des voyeurs. Mais une fois que j’ai passé par là, j’étais contente d’y être allée, et d’avoir pu en par­ler, car tout est pré­fé­rable au si­lence et à l’ou­bli; j’ai­me­rais qu’on me montre les re­por­tages «vus mille fois ailleurs». Les gens qui pré­fèrent qu’on n’en parle pas, ou qu’on parle d’autre chose – par exemple de la jeu­nesse qu’on a am­puté d’une par­tie de son pays, je sup­pose – ou­blient que la seule chose “po­si­tive” (si on ose dire) sor­tie de Tcher­no­byl, puis de Fu­ku­jima, c’est de nous don­ner une conscience aiguë de ce que coûte un ac­ci­dent nu­cléaire, quelque soit la rai­son pour la­quelle il est ad­venu.

Au contraire, il faut par­ler de Tcher­no­byl le plus sou­vent pos­sible, et se ré­pé­ter à sa­tiété.

Merci smop, j’ai re­trouvé les images, et l’hor­reur res­sen­tie sur place.

16)
Anne Cuneo
, le 14.11.2011 à 19:06

– Le pre­mier “Tcher­no­byl et la Suisse. Les consé­quences d’une ca­tas­trophe” est en­core en ligne à cette adresse

Je viens de re­gar­der ce do­cu­men­taire. Merci!

Il ré­pond à THG, qui di­sait: «J’at­tends tou­jours de voir quel­qu’un ra­me­ner un re­por­tage qui s’in­té­res­se­rait un peu plus aux côtés po­si­tifs de ce pays, ses es­poirs, sa jeu­nesse, les ef­forts en­tre­pris – car il doit for­cé­ment y en avoir – au lieu de res­sas­ser sans cesse les mêmes choses.»

Le re­por­tage (fait avant Fu­ku­jima) montre à quel point il est dif­fi­cile, au­jour­d’hui en­core, de par­ler des es­poirs de la jeu­nesse» d’Ukraine. Une par­tie de l’Ukraine est à ja­mais hy­po­thé­quée, que ça nous plaise ou pas.

17)
Ma­dame Pop­pins
, le 14.11.2011 à 20:44

THG,

S’il est une per­sonne pour qui la li­berté d’ex­pres­sion est im­por­tante, c’est bien Fran­çois. Sauf qu’il pos­sède une autre qua­lité : ex­pri­mer ses opi­nions avec une cer­taine re­te­nue, avec un cer­tain tact, avec une cer­taine at­ten­tion dans la for­mu­la­tion. Et ça, je trouve que c’est pré­cieux : on peut en effet ne pas être d’ac­cord et mal­gré tout se dire les choses avec res­pect.

Oui, Fran­çois pour­rait fer­mer son site, c’est une op­tion. Que tu t’ex­primes en choi­sis­sant une for­mu­la­tion plus res­pec­tueuse, une autre.

Smop, ton billet m’a… com­ment dire… plom­bée : je l’ad­mets, il est des choses aux­quelles j’évite par­fois de pen­ser, j’ai dû être une au­truche dans une autre vie et rien que pour ça, ton billet a “du bon”, merci !

18)
Fran­çois Cuneo
, le 14.11.2011 à 22:31

Merci Ma­dame Pop­pins.

Je pense que cela n’a pas d’im­por­tance pour THG puisque tu dois être ca­té­go­ri­sée dans “de ma bande”.

Je dois dire que je suis un peu vexé de me faire trai­ter de manque d’ou­ver­ture par quel­qu’un qui ne sup­porte même pas qu’on cri­tique le pro­gramme dont il est le chantre sur son blog.

Mais bon… C’est comme ça.

19)
To­TheEnd
, le 14.11.2011 à 23:12

Pu­tain, tous ces mecs qui cri­tiquent la cul bien au chaud, on di­rait la France…

20)
Hervé
, le 14.11.2011 à 23:31

Je dois dire que je suis un peu vexé de me faire trai­ter de manque d’ou­ver­ture par quel­qu’un qui ne sup­porte même pas qu’on cri­tique le pro­gramme dont il est le chantre sur son blog

Ben oui, Fran­çois, ayant eu l’ou­tre­cui­dance de l’ap­pe­ler ici “le gou­rou de LR”, je me suis fait trai­ter d’in­com­pé­tent no­toire.
no­toire : connue de tout le monde
Zut… je m’‘étais pro­mis de ne plus ja­mais in­ter­ve­nir sur un com­men­taire de THG.

21)
Smop
, le 15.11.2011 à 00:02

PS2: ”…des pois­sons-chat dont cer­tains, en l’ab­sence de pré­da­teurs, sont énormes.” ne t’es-tu pas posé la ques­tion si leur énor­mité n’était pas liée à leur mu­ta­tion due aux ra­dia­tions ? (le film Cher­no­byl 4 Ever parle par ex. de ce genre de probl.)

Non, d’après le guide qui nous ac­com­pa­gnait, ainsi que selon ce que j’ai pu lire, la taille éton­nante des pois­sons-chats qui vivent dans le canal d’eau de re­froi­dis­se­ment du com­plexe de Tcher­no­byl n’est pas due à des mu­ta­tions gé­né­tiques. Elle se­rait bien due à une ab­sence de pré­da­teurs. Ils sont aussi gras­se­ment nour­ris par les “tou­ristes” à qui l’on dis­tri­bue du pain de mie pour faire venir les pois­sons à la sur­face. D’ailleurs, l’une des choses sur­pre­nantes de la zone d’ex­clu­sion est de consta­ter à quel point la na­ture a re­pris ses droits. J’ai vu quelques ani­maux et la vé­gé­ta­tion (très ra­dio­ac­tive) est luxu­riante. L’un des in­té­rêts de cette vi­site est aussi de se rendre compte par soi-même ce qu’est réel­le­ment une ca­tas­trophe nu­cléaire en pre­nant conscience de la dan­ge­ro­sité du nu­cléaire non contrôlé, mais aussi en tor­dant le cou aux lé­gendes ur­baines.

23)
To­TheEnd
, le 15.11.2011 à 08:58

Ca va sinon?

Ecoute, pas si mal. Un peu en­nuyé que l’hi­ver ar­rive déjà parce qu’ici, la piste de ski la plus proche se trouve à 6 heures de ba­gnole ou de train… Paris en hiver, y a plus ex­ci­tant…

24)
dad­schib
, le 15.11.2011 à 09:46

@ smop : Merci pour cet ex­cellent récit qui m’a scot­ché-glacé.

@ THG : Pour­quoi lis-tu ce blog ??? Si ça ne te plait pas, vas voir ailleurs ;-) !

25)
dj­trance
, le 15.11.2011 à 10:02

Ecoute, pas si mal. Un peu en­nuyé que l’hi­ver ar­rive déjà parce qu’ici, la piste de ski la plus proche se trouve à 6 heures de ba­gnole ou de train… Paris en hiver, y a plus ex­ci­tant…

Ahhh mais ex­cellent :))

TTHG : Pour­quoi lis-tu ce blog ??? Si ça ne te plait pas, vas voir ailleurs ;-) !

Stra­té­gie mar­ke­ting :P

26)
gg­krail
, le 15.11.2011 à 10:03

Com­plè­te­ment d’ac­cord avec le der­nier com­men­taire ci-des­sus. Merci à la com­mu­nauté cu­kienne (la bande?) pour la qua­lité de ce site, et en tant que lec­teur, lors­qu’un ar­ticle ne me convient pas (il y en a par­fois), je ne le lis pas et je passe mon che­min. Par contre, celui en ques­tion m’a per­son­nel­le­ment in­té­ressé. Au ni­veau du voyeu­risme, on peut se poser la ques­tion dans de nom­breux en­droits du monde: je viens de pas­ser un mois au Cam­bodge et suis main­te­nant en Thaï­lande, deux pays ra­va­gés par les inon­da­tions. Quand je pho­to­gra­phie cer­taines scènes de dé­so­la­tion et que je les pu­blie sur mon site, suis-je un voyeur ou par­ti­cipé-je d’une ma­nière ou d’une autre à in­for­mer ceux qui me lisent? Je ne pré­tends pas avoir la ré­ponse, je me cen­sure par­fois ou m’in­ter­dis même de prendre des pho­tos dans cer­taines si­tua­tions. Qui pen­sons-nous être pour tou­jours juger et tou­jours pen­ser avoir rai­son? Lais­sons la li­berté à cha­cun de faire et d’ex­pri­mer ce que cha­cun veut faire ou ex­pri­mer, tant qu’on ne fran­chit pas les li­mites de la lé­ga­lité.

27)
gg­krail
, le 15.11.2011 à 10:04

D’ac­cord avec le 32… C’était le der­nier au­pa­ra­vant ;-)

28)
Hervé
, le 15.11.2011 à 10:28

Je pense, Fran­çois, qu’il fau­drait que tu ne te trompes pas de cible et avant de me re­pro­cher de ne pas sup­por­ter la cri­tique, de te re­gar­der dans un mi­roir.

C’est l’hô­pi­tal qui se fout de la cha­rité, là !
Tu connais l’his­toire de la paille et de la poutre ?
Mais fi­na­le­ment, il fau­drait rap­pe­ler que “Les chiens aboient, la ca­ra­vane passe”
(At­ten­tion : pro­verbe d’im­mi­grés)

29)
Hervé
, le 15.11.2011 à 10:59

@THG

« La sot­tise et la va­nité sont com­pagnes in­sé­pa­rables” (Beau­mar­chais)

Edit :
Où est pas­sée la ré­ponse de THG dans la­quelle il m’in­for­mait qu’il se fou­tait éper­du­ment de mon opi­nion ?
Edit 2
En fait, je viens de consta­ter que TOUS les com­men­taires de THG ont été sup­pri­més. Comme Fran­çois n’a ja­mais pra­ti­qué la cen­sure, je pense que cette ini­tia­tive ré­jouis­sante re­vient à l’au­teur lui-même. Se­rait-ce la fin de THG sur cuk ? Si oui, je ne vais pas le re­gret­ter.

30)
je­je31
, le 15.11.2011 à 14:53

Et Pom­péi ? A-t-on le droit de vi­si­ter Pom­péi ?

31)
dj­trance
, le 15.11.2011 à 15:47

Rhoooo non! zut!! C’est fran­che­ment pas cool!

32)
Fran­çois Cuneo
, le 15.11.2011 à 21:01

Ah, que ce soit clair, ce n’est pas moi du tout qui ai sup­primé le moindre com­men­taire de THG.

Merci THG, je n’en at­ten­dais pas moins de toi ces der­niers temps. Ainsi, on ne com­prend plus rien, j’ima­gine que ça ne te dé­range pas.

J’ai pu voir tout de même une ci­ta­tion de toi dans le post 28 d’Hervé à pro­pos du fait que je ne sup­porte pas la cri­tique ni la contra­dic­tion… Juste un exemple: sur le site de smop, j’ai pu voir qu’il n’était pas vrai­ment an­ti­nu­cléaire, ce que je suis pro­fon­dé­ment de­puis des an­nées.

De même, j’ai laissé TTE écrire ce qu’il vou­lait sur le sujet du nu­cléaire, quitte par exemple à lais­ser ce même TTE mon­trer que selon lui, on ne pou­vait pas se pas­ser de nu­cléaire.

Je pense avoir tou­jours fait preuve d’ou­ver­ture.

Ce que je ne sup­porte pas? La cri­tique mé­chante, qui dé­mo­lit le tra­vail des gens. La cri­tique sur le contenu ne me dé­range pas par contre.

Je n’aime pas non plus les “les gars de ta bande”, et les trucs du genre.

Donc tu pars, très bien, c’est ton choix. Foutre en l’air le fil de ce post l’est un peu moins.

33)
ReReX
, le 15.11.2011 à 21:12

Hors sujet, comme toutes mes in­ter­ven­tions : 1-Guillaume Gete sur Cuk, la classe. 2-(Certes c’est un peu pro­sé­lite, mais…)Le Ca­nard En­chainé a sorti un hors-sé­rie sur le nu­cléaire. C’est édi­fiant.

34)
Yvan Ra­moni
, le 15.11.2011 à 21:18

Bon dé­bar­ras

35)
THG
, le 16.11.2011 à 07:28

Parti ?

Vous allez bien vite en be­sogne…

@ Ra­moni Tu veux que je te dise ce que je pense des cons qui en pro­fitent, au pas­sage, pour mettre leurs liens com­mer­ciaux dans les com­men­taires et dis­cus­sions ? Cherche pas, la ré­ponse est com­prise dans la ques­tion.

37)
pter
, le 16.11.2011 à 07:59

” les cons c’a ose tout […]” -> il est de re­tour pour une énième couche!

38)
GGete
, le 16.11.2011 à 09:05

@Re­rex : oh je suis un lec­teur ré­gu­lier hein :)

39)
Fran­çois Cuneo
, le 16.11.2011 à 09:20

THG, tu nous gâtes avec ton der­nier com­men­taire!

40)
THG
, le 16.11.2011 à 10:01

Ben oui, Fran­çois, mais moi j’ai au moins la po­li­tesse de ne pas faire de ra­co­lage pu­bli­ci­taire… (sur­tout quand on voit la gueule du site et des pho­tos en ques­tion mais, bon, bref, ce n’est pas le sujet).

Au fait, est-ce que l’au­teur de l’ar­ticle, au lieu de dé­pen­ser son ar­gent pour ser­vir son voyeu­risme en pen­sant vivre une grande aven­ture (et en­grais­ser l’état ukrai­nien cor­rompu), a-t-il pensé qu’il au­rait été bien plus utile à re­ver­ser la somme, par exemple, à une as­so­cia­tion s’oc­cu­pant des vic­times ? Parce que si on compte l’al­ler re­tour en avion, l’hé­ber­ge­ment, le prix de l’ex­cur­sion voyeu­riste, etc… ça doit faire un joli pa­quet tout ça.

41)
Hervé
, le 16.11.2011 à 10:39

Hélas, hélas, trois fois hélas !

Et avec une conne­rie de lieu com­mun à la me­sure de son au­teur ! Car tous les cré­tins qui partent en va­cances pour­raient pen­ser à res­ter chez eux et à don­ner l’ar­gent aux gou­ver­ne­ments des pays où ils au­raient pu aller. Et comme on va sou­vent en France, cela per­met­trait à Sarko de s’ache­ter une nou­velle Rolex !

42)
RHA
, le 16.11.2011 à 10:59

Voyeu­risme: Le voyeu­risme est un terme à conno­ta­tion mo­rale, qui dé­crit un com­por­te­ment ou une ten­dance « voyeu­riste », c’est-à-dire basé sur l’at­ti­rance à ob­ser­ver l’in­ti­mité ou la nu­dité d’une per­sonne ou d’un groupe de per­sonnes dans des condi­tions par­ti­cu­lières en cher­chant à y éprou­ver une jouis­sance et/ou une ex­ci­ta­tion (dé­lec­ta­tion voyeu­riste). (Dé­fi­ni­tion Wi­ki­pe­dia).

On ne peut par­ler de voyeu­risme concer­nant la vi­site d’un site si­nis­tré de­puis de longues an­nées, qui n’est plus qu’un lieu dé­serté. Vi­si­ter Tcher­no­byl, Au­sch­witz, Pom­peï, des im­meubles éven­trés de Bey­routh ou le bagne des îles du Salut ne re­lève pas du voyeu­risme. In­com­pa­rable avec le fait de s’ar­rê­ter sur le bord de la route pour “contem­pler” une opé­ra­tion de sau­ve­tage de vic­times d’ac­ci­dent de la cir­cu­la­tion, avec les voi­tures en­core fu­mantes et les vic­times en­san­glan­tées.

On choi­sit ou pas de vi­si­ter un lieu ra­con­tant une his­toire dif­fi­cile mais il s’agit d’une dé­marche per­son­nelle et aucun choix n’est cri­ti­quable. Je doute qu’une quel­conque dé­lec­ta­tion fasse par­tie des sen­ti­ments éprou­vés face à des tra­gé­dies de l’his­toire, ou alors cela concer­ne­rait une poi­gnée de gens ma­lades.

Par ailleurs, il semble com­pré­hen­sible que la vi­site de la cen­trale nu­cléaire soit gui­dée, et donc nor­mal qu’une contri­bu­tion soit de­man­dée aux vi­si­teurs. Ceux qui éprouvent une com­pas­sion pour le peuple ukrai­nien n’ont qu’à faire des dons aux as­so­cia­tions, ce se­rait une ini­tia­tive per­son­nelle louable. Les don­neurs de le­çons sont sou­vent des bien­fai­teurs dans l’âme, mais que dans l’âme.

Pour ter­mi­ner, je pré­cise que la vi­site de smop a eu lieu lors d’un par­cours de l’Ukraine à moto, le der­nier com­men­taire de THG est un ré­vé­la­teur de plus que sa lec­ture de l’ar­ticle ne s’est pas plus at­tar­dée sur les condi­tions de la vi­site que sur les ques­tion­ne­ments à l’ef­fec­tuer ou pas.

43)
Le Cor­beau
, le 16.11.2011 à 11:00

En­core un ar­ticle qui semble écrit par des ri­cains, l’au­teur in­culte situe Tcher­no­byl en Ukraine alors que, non seule­ment il s’agit d’une ville Suisse mais qu’en plus les ra­dia­tions ne sont plus maî­tri­sées :-))

@G­Gete ef­fec­ti­ve­ment, très très moche le site, c’est pas parce qu’on est ex­pert dans l’atome qu’on est bon en de­sign et en er­go­no­mie !!!

Bon je m’éloigne avant que la Suisse ex­plose

44)
THG
, le 16.11.2011 à 11:01

À la dif­fé­rence près que les va­can­ciers ne nous in­fligent pas d’ar­ticles in­utiles ou vus et revus, dans les­quels ils se croient in­ves­tis d’une mis­sion ou d’un mes­sage (sans par­ler de la ten­dance à don­ner des le­çons qui pol­lue un peu trop sou­vent ce qu’on lit ici).

Quant à tes in­jures, sache, Hervé, que je m’en tape le co­quillard. C’est bien la preuve que tu n’as aucun ar­gu­ment sé­rieux à op­po­ser. On peut être en désac­cord total avec mes dires, être outré ou cho­qué, je le conçois par­fai­te­ment, mais ma­nier l’in­jure pour contre­dire dé­note d’une grande pau­vreté d’es­prit, et, sin­cè­re­ment, je te plains, mon bon ami…

Allez, je dé­bar­rasse le plan­cher (cris de joie dans la foule en dé­lire).

Bonne conti­nua­tion à tous.

45)
dj­trance
, le 16.11.2011 à 11:04

On ré­colte ce que l’on sème…

Sur cuk, on s’aime! :)

46)
Hervé
, le 16.11.2011 à 11:43

In­jure ’ Où donc ? Qui a traité Ra­moni de con ?
Tu m’as traité en son temps d’in­com­pé­tent no­toire : c’était une gen­tillesse, sans doute. Quant à ma pau­vreté d’es­prit, je m’en ac­com­mode, merci.

Enfin, si mes re­marques ont contri­bué à te faire dis­pa­raître de ce lieu, Dieu sait si je m’en ré­jouis et sans doute pas mal d’autres avec moi.

47)
THG
, le 16.11.2011 à 11:54

Ra­moni, je l’ai in­sulté ? Rhooooo

In­com­pé­tent no­toire ? Je ne sais plus à quel pro­pos, mais si je l’ai dit, c’est que ça de­vait être vrai.

48)
Hervé
, le 16.11.2011 à 12:00

Com­men­taire THG n°35 et cela s’ap­plique aussi à Gete qui doit ap­pré­cier

Tu com­mences à pré­sen­ter des signes de sé­ni­lité pré­coce : tu es har­gneux et tu perds la mé­moire et tu es­times avoir tou­jours rai­son : des symp­tômes assez concor­dants !

Mais je vais ar­rê­ter, parce que sinon tu ne vas ja­mais par­tir !

49)
Yvan Ra­moni
, le 16.11.2011 à 15:03

THG ma si­gna­ture pour de la pub ???? Je ne fait presque ja­mais de com­men­taires alors tu parle de pub et c’est pas com­mer­cial mais juste un hobby que j’ai d’ailleurs stop­per Pour ma part je t’es ja­mais in­sulté mais au vu de ta ré­ac­tion après mon com­men­taires tu es très sen­sible mon petit et si tu me connais­sait pour de vrai tu me trai­te­rais sû­re­ment pas de con car je suis le roi des bon type alors si tu veux on peut aller boire un verre et dis­cu­ter entre 4 yeux (je sais pas ou tu ha­bite) je suis ton homme ;) Main­te­nant ré­pond moi d’une ma­nière po­si­tive cela fera du bien à tous le monde je pense. À +

50)
dj­trance
, le 16.11.2011 à 16:02

Je confirme!! Yvan +1 :) D’ailleurs, fau­drait se re­voir, ça fait un bail…

51)
Fran­çois Cuneo
, le 16.11.2011 à 21:24

Ecoute THG, tu as pris le soin d’ef­fa­cer tous tes pre­miers mes­sages, ce qui a déjà foutu un bor­del.

Main­te­nant tu re­viens. Qu’est-ce qui te per­met de faire ça?

De plus, comme le dit Hervé, tu ne sais même plus ce que tu dis, relis le com­men­taire 35 (à moins que tu ne l’ef­faces, tu es ca­pable de tout).

Alors main­te­nant quel que soit ce que tu penses de moi, ce qui m’est bien égal, je te de­mande de quit­ter ce site.

Tu n’y es plus le bien­venu.

Les gens qui ne pensent qu’à dé­truire le tra­vail des autres (celui de smop ici, notre site de ma­nière gé­né­rale, les sites des com­men­ta­teurs parce qu’ils n’ont pas de belles pho­tos (selon toi) ou parce qu’ils signent avec un lien vers leur site), ça me dé­becte.

D’ailleurs, je prends moi-même la dé­ci­sion de te stop­per là.

Voilà, c’est fait.

52)
Ma­cAque
, le 17.11.2011 à 07:32

Tiens, c’est cool de voir GGete sur le site (hors sujet, mais il vaut mieux…) Bonne jour­née à tous !

53)
Sa­luki
, le 17.11.2011 à 14:44

J’ai suivi du coin de l’œil l’em­poi­gnade et je ne trouve pas celà très ra­goû­tant.

Quand on se plante en re­dres­seur de torts comme ici :

Parce que si on compte l’al­ler re­tour en avion, l’hé­ber­ge­ment, le prix de l’ex­cur­sion voyeu­riste, etc

Il se­rait ju­di­cieux de lire la pre­mière ligne de l’hu­meur de smop et de com­prendre qu’il l’a fait en moto.

L’aveu­gle­ment mène aussi dans le mur.

54)
To­TheEnd
, le 18.11.2011 à 01:03

De même, j’ai laissé TTE écrire ce qu’il vou­lait sur le sujet du nu­cléaire, quitte par exemple à lais­ser ce même TTE mon­trer que selon lui, on ne pou­vait pas se pas­ser de nu­cléaire.

Selon moi? Ar­rê­tons les 440 ré­ac­teurs nu­cléaires de­main matin et at­ten­dons de voir ce qui va se pas­ser… Comme le dit Janko, le grand per­dant de Fu­ku­shima, ce n’est pas le nu­cléaire mais le cli­mat.

C’est bien ça qui m’hal­lu­cine, c’est cette pro­pen­sion à ne pas voir le pro­blème de de­main qui sera 10x plus gros mais celui d’au­jour­d’hui… Mais pas de pa­nique, les verts s’oc­cupent de tout et le car­bone va bon train…

55)
zit
, le 18.11.2011 à 14:15

PURÉE !

À peine le dos tourné, et on en rate de ces trucs !

Enfin, j’ai aussi suivi d’un d’œil ce qui se pas­sait de­puis le début, mais n’avais pas le temps d’y mettre mon grain de kek­chose…

z (quand on voit ce kon voit, kon en­tend ce kon en­tend, et kon lit ce kon lit… je ré­pêêêêêêêêêêêêêête : on se dit kon a peut–être rai­son de pen­ser ce kon pense ;o)

PS : pour ce qui concerne le sujet du jour : « On n’ar­rête pas le pro­grès, c’est lui qui nous ar­rê­tera ! »

56)
Crunch Crunch
, le 18.11.2011 à 22:34

Ex­cellent ar­ticle. Merci pour le par­tage de ce voyage. J’ai beau­coup aimé :-)

57)
bord­champ
, le 19.11.2011 à 22:26

J’aime Cuk, j’aime bien Fran­çois et je dé­teste la mé­chan­ceté gra­tuite. Je suis heu­reux de ne plus avoir à sup­por­ter les com­men­taires de THG.