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Le plai­sir so­li­taire…
Je vous ai vus, in­utile de nier : vous avez ou­vert le billet du jour avec un re­gard sur­pris par le titre et l’oeil amusé “quoi, elle a osé ?” Et vous me connais­sez, je ne re­cule de­vant rien pour sur­prendre le lec­teur fi­dèle ou at­ti­rer le ba­daud de pas­sage.

Mais à la ques­tion, je ré­pon­drai par la né­ga­tive : non, je ne vais pas vous en­tre­te­nir de mas­tur­ba­tion. En effet, je ne vois pas très bien ce que je pour­rais vous dire que vous ne sa­chiez déjà et même si j’ai ap­pris cer­taines choses en li­sant quelques ar­ticles choi­sis au ha­sard sur la ques­tion avant de me mettre au cla­vier, j’avais d’autres idées en tête.

Re­mar­quez, il sera quand même ques­tion de plai­sir et de “so­li­tude” mais pour des rai­sons bien plus ba­nales.

L’idée du billet m’est venue di­manche midi, alors que je fai­sais un foo­ting (le terme est pro­ba­ble­ment in­adé­quat sa­chant que je souf­flais comme un boeuf et souf­frais sans au­cune di­gnité sur un par­cours très mo­deste de moins de trois ki­lo­mètres). Non­obs­tant mon air rou­geaud et ma vé­lo­cité plus que mo­deste au deuxième tour, j’ai pris un plai­sir énorme à re­gar­der le so­leil jouer à cache-cache entre les feuilles et à écou­ter les oi­seaux qui sif­flaient dans les arbres : quel bon­heur que celui de pou­voir tra­ver­ser une forêt aussi belle, quelle chance d’avoir une santé assez bonne pour cou­rir, quel régal que de pou­voir être seule de­hors, au grand air, sans en­fants à sur­veiller.

Oui, je sais, c’est tri­vial, c’est pro­ba­ble­ment même un peu bête mais alors que je lais­sais l’eau de la douche ef­fa­cer les traces de cette piste Vita, je me suis ren­due compte une fois de plus que je n’ap­pré­ciais pas for­cé­ment à leur juste va­leur ces choses simples, or­di­naires, que la vie m’offre, l’es­prit tou­jours tourné vers autre chose, vers “et après”, vers des pré­oc­cu­pa­tions plus im­por­tantes.

Pour­tant, ces choses simples, ces plai­sirs fu­gaces sont jus­te­ment ceux qui me per­mettent d’être en­suite dis­po­nible pour les autres – mari, en­fants, amis -, d’être en me­sure d’as­su­mer mon em­ploi et d’en sup­por­ter la charge, de me sen­tir bien et en ac­cord avec moi.

Mais parce que je passe mon temps à prio­ri­ser, à or­ga­ni­ser, à an­ti­ci­per, je fais trop sou­vent l’im­passe sur les ac­ti­vi­tés que j’aime pra­ti­quer seule : lire un polar passe à la trappe parce qu’il y a en­core du linge à plier, le concerto pour piano est ou­blié pour cause d’or­ga­ni­sa­tion d’une fête de fa­mille et je ne me sou­viens plus de la der­nière fois que je me suis of­fert un long bain mous­sant en si­ro­tant un verre de cham­pagne car il y a tou­jours des pa­piers à clas­ser et un pique-nique à pré­pa­rer pour une course d’école.

Les plai­sirs so­li­taires aux­quels je pense sont presque tous à ran­ger dans la ca­té­go­rie “terre à terre”, par­fois même fran­che­ment “rin­gards”, voire car­ré­ment stu­pides : hon­nê­te­ment, je ne me dé­lasse pas en re­gar­dant un do­cu­men­taire sur les or­phe­li­nats rou­mains sous l’ère Ceau­sescu. En re­vanche, lorsque Mis­ter est de sor­tie et que les en­fants, eux, sont “ran­gés” dans leur lit, je ju­bile à la pers­pec­tive de re­gar­der deux épi­sodes in­édits de Grey’s ana­tomy en en­glou­tis­sant des ca­ca­huètes au wa­sabi, ava­chie sur le ca­napé, sous la couette, le dos bien calé par deux oreillers.

Et que se passe-t-il lorsque mon mi­ni­mum vital de plai­sirs so­li­taires n’est pas at­teint ? Je de­viens (en­core plus) iras­cible, je m’em­porte pour des brou­tilles, j’ou­blie des choses im­por­tantes, je dors mal, je ne me sens pas en équi­libre avec moi-même.

Bref, en sor­tant de la douche et en re­trou­vant les en­fants qui tra­ver­saient l’ap­par­te­ment en hur­lant et dé­gui­sés en pa­da­wan, je me suis pro­mis de gar­der da­van­tage à l’es­prit le fa­meux “carpe diem”, en fai­sant tous les jours une pause, même très brève, pour un ins­tant de plai­sir – une tasse de thé, un carré de cho­co­lat – : le stress, fi­na­le­ment, c’est pro­ba­ble­ment ainsi qu’on en vient à bout.

Et vous, quels sont vos plai­sirs so­li­taires ?

25 com­men­taires
1)
In­connu
, le 09.05.2011 à 07:00

Il y a trom­pe­rie sur la mar­chans­dise. Tout ça pour at­ti­rer des lec­teurs qui n’ont pas be­soin de ça pour envie de venir. Mon plai­sir so­li­taire, c’est une ba­lade en bord de mer, un café dans mon jar­din

2)
Phi­lob
, le 09.05.2011 à 07:44

Mes plai­sirs so­li­taires, oui, j’ai la chance d’en avoir plu­sieurs, quand je rentre du bou­lot, je me fais un thé menthe très sucré, à la mode ma­ro­caine (menthe du jar­din bien sûr) en li­sant une revue ou une BD.

Chez moi c’est par­fois aussi du cho­co­lat, mais un carré……. ri­di­cule, toute la plaque.

Le bain, oui ça m’ar­rive aussi, mais plu­tôt en hiver quand la nuit tombe vite, mais c’est un DVD que je re­garde sur mon Mac­Book­Pro avec une as­siette-TV bien rem­plie; c’est bi­zarre, à la fin du DVD je suis tout fripé !

Le plus sou­vent, le week-end, c’est pro­me­nade en so­li­taire, avec mon ap­pa­reil de photo, tôt le matin (car Ma­dame dort), j’en pro­fite même pour aller à pied ache­ter les crois­sants en pré­vi­sion du super brunch dans le jar­din qui sui­vra mon re­tour.

Bien sûr, mes en­fants sont grands et n’ha­bitent plus avec moi, ça aide.

Lire CUK le matin, c’est mon plai­sir so­li­taire quo­ti­dien.

Petit conseil, le re­pas­sage et ran­ger le linge, ça, c’est un bou­lot pour Mon­sieur Pop­pins, non ?

3)
Diego
, le 09.05.2011 à 08:16

Petit conseil, le re­pas­sage et ran­ger le linge, ça, c’est un bou­lot pour Mon­sieur Pop­pins, non ?

Ça va pas de don­ner des idées pa­reilles à me femme. Je te si­gnale que je dé­pense une éner­gie consi­dé­rable à en­tre­te­nir l’illu­sion que le contrôle an­nuel du ni­veau d’huile de sa voi­ture et le chan­ge­ment (tou­jours an­nuel) des pneus d’été, res­pec­ti­ve­ment hiver, re­pré­sente une charge de tra­vail consé­quente jus­ti­fiant le fait que je ne puisse m’at­te­ler au re­pas­sage qu’au grand maxi­mum un fois par an.

4)
Fran­çois Cuneo
, le 09.05.2011 à 08:18

Aller lire le jour­nal à Orbe, chez Gui­gnard.

D’ailleurs ce plai­sir n’est même plus so­li­taire, et qu’est-ce que j’aime ça!

En gé­né­ral, le pro­blème des plai­sirs so­li­taires dont tu parles, c’est que quand on les fait, on culpa­bi­lise lé­gè­re­ment en tâche de fond, et ça ça me tue.

5)
Phi­lob
, le 09.05.2011 à 08:35

Mme Pop­pins, ap­prends vite à contrô­ler l’huile et à chan­ger une roue, tu feras une très bonne af­faire.

Diego, le re­pas­sage c’est le pied, tu t’ar­ranges pour écou­ter une bonne émis­sion à la radio et c’est assez in­con­gru comme ac­ti­vité do­mes­tique pour le mâle de la mai­son qu’en­suite tout lui soit par­donné.

6)
Thu­rax
, le 09.05.2011 à 08:52

Ah, Fran­çois, en­core ces pro­blèmes d’in­uti­li­taires qui ra­len­tissent ta ma­chine en tâche de fond… ;-)

7)
ysen­grain
, le 09.05.2011 à 09:04

L’un des bé­né­fices de l’âge est de ne plus avoir d’en­fant à gérer quo­ti­dien­ne­ment. En­core que la si­tua­tion de grand père en re­traite qui m’at­tend ….

Donc, di­sais-je, ma chère et tendre et moi vi­vons, la pé­riode ma­tu­ti­nale sim­ple­ment: elle ja­mais avant 11h30, votre ser­vi­teur, ra­re­ment après 5h30.

Le matin, si­len­cieux dans la mai­son, ni­veau de bruit com­pris entre 45 et 50 dB (me­suré avec ceci), un peu de mu­sique, je lis, je web­sur­fise, ma­ni­pule Ligh­troom. Il m’ar­rive aussi de ne rien faire, ac­ti­ve­ment, sur­tout. Li­berté to­tale et so­li­taire jus­qu’à ce que 11h30/12h ar­rivent; c’est un plai­sir d’une grande sim­pli­cité, sou­vent très pro­duc­tif et in­dis­pen­sable

8)
mon­mac
, le 09.05.2011 à 09:11

Mé­di­ta­tion et… ci­ga­rette. Rou­lée bien sûr :-)

9)
yea­ger13
, le 09.05.2011 à 09:40

Comme tous les plai­sirs à pra­ti­quer avec mo­dé­ra­tion….je parle des ca­ca­huètes au wa­sabi, le co­lo­rant vert est can­ce­ri­gène donc faut y aller mollo et sur­tout pas en don­ner aux en­fants…..

10)
Sa­luki
, le 09.05.2011 à 09:41

Ce que je fais le mieux :

R I E N

11)
Smop
, le 09.05.2011 à 10:53

L’un des bé­né­fices de l’âge est de ne plus avoir d’en­fant à gérer quo­ti­dien­ne­ment.

On peut aussi faire le choix de ne pas en avoir !

12)
ysen­grain
, le 09.05.2011 à 11:05

@Smop: ne pas avoir d’en­fant par choix. Belle ques­tion.

A mon tour, juste une pour la­quelle j’ai une ré­ponse per­son­nelle que je ne ré­vé­le­rai pas ici, ce n’est ni le lieu, ni le sujet du jour: mise à part la trans­mis­sion de la vie avec tout ce qui est dans cet «Hé­naurme boite», c’est quoi vivre ?

13)
Smop
, le 09.05.2011 à 11:45

A mon tour, juste une pour la­quelle j’ai une ré­ponse per­son­nelle que je ne ré­vé­le­rai pas ici, ce n’est ni le lieu, ni le sujet du jour: mise à part la trans­mis­sion de la vie avec tout ce qui est dans cet «Hé­naurme boite», c’est quoi vivre ?

Vivre ? Euh, ma ré­ponse ins­tinc­tive se­rait “subir avec plus ou moins de bon­heur un état fini de conscience ré­sul­tant d’un choix fait par d’autres”, car je ne suis pas convaincu que don­ner/re­ce­voir la vie soit un ca­deau. Pour le reste, j’adhère sans re­te­nue à l’ap­proche hé­do­niste : re­cher­cher un maxi­mum de plai­sir pour un mi­ni­mum de dé­plai­sir.

Je me plais aussi à citer Cio­ran : “Le fait que la vie n’aie aucun sens est une rai­son de vivre, la seule du reste.”

14)
fxc
, le 09.05.2011 à 11:52

Mon plai­sir so­li­taire:”lire les mas­tur­ba­tions in­tel­lec­tuelles de mâââââââââââââââââme Pop­pins”

—>

15)
Blues
, le 09.05.2011 à 13:19

pour moi en solo – tout plein !

– une plaque de bon choc – chaise longue au so­leil avec une bonne BD ou un bon bou­quin

– idem mais une bonne glace à la place du choc

– es­ca­pade / ba­lade sans per­sonne pour me faire shi-shi

Au fait pour les “en­fants à gérer quo­ti­dien­ne­ment” quand y’en a plus / y’en a en­core, car c’est au tour de la gé­né­ra­tion sui­vante = les pe­tits en­fants qui ar­rivent (mais ef­fec­ti­ve­ment c’est moins que du quo­ti­dien­ne­ment) … c’est pour bien­tôt dans mon cas (et moi qui pen­sait être libre en­core un bon mo­ment)

16)
Puzzo
, le 09.05.2011 à 13:38

– Pour moi, ce sera la lec­ture. Même dans un bus ou à la mai­son, je peux faire le vide au­tour de moi (presque à en ou­blier l’ar­rêt) tant que le livre m’in­té­resse.

– Les bains sont aussi un vrai plai­sir (mais pas trop en cette sai­son)

Mais de ma­nière gé­né­rale, j’aime bien par­ta­gée mes mo­ments de dé­tentes avec mon amou­reux, ma fa­mille ou mes amis.

17)
In­connu
, le 09.05.2011 à 14:40

Un bon livre ou un bon film avec un verre de Loch Lo­mond ou autre single malt.

18)
In­connu
, le 09.05.2011 à 16:32

allez j’avoue mon plai­sir so­li­taire, c’est de re­for­ma­ter un PC avec une par­ti­tion win­dows. Je l’ins­talle rien que pour le plai­sir de re­for­ma­ter

19)
Mo­dane
, le 09.05.2011 à 16:54

Me lever avant l’aube pour sur­prendre le pre­mier chant des oi­seaux sur la mai­son en­dor­mie.

20)
Ma­dame Pop­pins
, le 09.05.2011 à 22:13

Re­naud :-))) évi­dem­ment qu’il y a trom­pe­rie sur la mar­chan­dise ! Mais je signe pour une ba­lade au bord de la mer et un café dans le jar­din !

Phi­lob, ahhh, quel dé­lice que ce thé menthe très sucré ! En re­vanche, pour la BD, j’ai presque un peu honte : j’en lis mais cela ne me pro­cure pas un réel plai­sir, j’ai grandi sans BD, j’ai com­mencé à en lire déjà ado et je n’ai ja­mais réussi à réel­le­ment “cro­cher”. Et si ton che­min te mène par chez moi, c’est vo­lon­tiers pour les crois­sants !

Quant au re­pas­sage, je dois bien ad­mettre que Mis­ter a été très mo­deste dans son af­fir­ma­tion : certes, il contrôle le ni­veau d’huile mais il y a en­core mille et une choses qu’il fait pour la fa­mille, dont la cui­sine presque tous les soirs ! Et ça, c’est pas rien pour moi qui ai hor­reur de faire à man­ger. Et tu au­rais vu le re­gard de Mini, ce matin, au ré­veil, quand il a vu les in­vi­ta­tions que Mis­ter lui a fait pour in­vi­ter ses co­pains, c’était ma­gni­fique !

Mis­ter, voyons, je te laisse chaque fois une che­mise, his­toire qu’il ne soit pas dit que je fais tout le re­pas­sage ! ;-)

Fran­çois, jus­te­ment, moi, quand j’au­rais ten­dance à culpa­bi­li­ser, je me rap­pelle que si je n’ai pas ma dose, même homéo, de plai­sirs, je de­viens iras­cible et ça, c’est bon pour per­sonne. Du coup, pfft, plus de culpa­bi­lité !

Ysen­grain, je me dis qu’une fois que les Grem­lin’s au­ront quitté le nid fa­mi­lial, je pour­rais bien adop­ter le rythme… de ta femme !

ah-mac, la mé­di­ta­tion et la ci­ga­rette, en même temps ?

yea­ger13, il ne me vien­drait même pas en rêve l’idée de par­ta­ger mon wa­sabi avec mes en­fants qui, par bon­heur, n’aiment pas ça : ça aide pour res­ter égoïste !

Sa­luki, BRAVO : on n’ima­gine pas le nombre de gens que ne rien faire an­goisse !

Smop, bien sûr qu’on peut, faut juste être sûr de sa dé­ci­sion, c’en est une qui, sur­tout pour une femme, de­vient ir­ré­ver­sible à un mo­ment donné.

Ysen­grain, je n’ai pas la ré­ponse à la ques­tion mais un vague début d’ébauche : pro­fi­ter des ex­cel­lents mo­ments pour sur­mon­ter les moins bons.

Smop, j’aime bien ta ci­ta­tion !

fxc, merci ;-)

Blues, noir, le cho­co­lat ?

Puzzo, le pro­blème, avec la ma­jo­rité des bai­gnoires, c’est qu’elles sont trop pe­tites pour deux !

Had­dock, oh que oui, pour le single malt !

Re­naud, t’es vrai­ment sé­rieux de chez sé­rieux ? Tu dé­cris un cau­che­mar pour moi !

Mo­dane, et même pas be­soin de ré­veil pour ça ?

21)
Mo­dane
, le 10.05.2011 à 06:37

Avec le ré­veil, ce ne se­rait pas un plai­sir!… ;)

22)
zit
, le 10.05.2011 à 09:42

Ah, oui, un bon petit café le matin, en sa­vou­rant le cuk du jour…

Et un bon bou­quin que l’on ne peut pas lâ­cher, une sor­tie de 3-4 heures à bi­cy­clette, sur des routes peu fré­quen­tées par les vé­hi­cules pol­luants…

En ce mo­ment, des heures dans mon ate­lier à es­sayer de faire de jo­lies choses…

z (qui vous en par­lera un jour, je ré­pêêêêêêêêête : ça com­mence à de­ve­nir pas­sion­nant)

23)
Chi­chille
, le 10.05.2011 à 09:54

Le meilleur du plai­sir so­li­taire, c’est quand il est par­tagé (y com­pris les plai­sirs ma­nuels…).

24)
In­connu
, le 10.05.2011 à 11:45

Ma­dame pop­pins: oui je dé­conne. J’ap­pelle le ser­vice IT pour ré­ins­tal­ler Win­dows sur mon ordi.

25)
Blues
, le 10.05.2011 à 14:39

Alors des fois oui … NOIR le cho­co­lat et plu­tôt de cette marque-là (mais pas for­ce­ment > cer­taines spé­cia­li­tés au lait de chez Ca­mille Bloch ou Fa­var­ger /ou évent Vil­lars/ sont aussi un plai­sir)

Ces der­niers temps je me dé­lecte de ce­lui-là (au lait > éclats Ca­ra­mel au beurre salé)