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Etre suisse…
Etre suisse, ça a du bon : tenez, on a le droit de man­ger des quan­ti­tés as­tro­no­miques de cho­co­lat – jus­qu’à 11 kg par ha­bi­tant par année – tout en ar­gu­men­tant que ça fait mar­cher l’éco­no­mie lo­cale, pra­tique, non ?!

Vivre dans ce petit pays, c’est fran­che­ment bien quand on aime faire usage de ses droits de ci­toyen : on y vote en­vi­ron trois, voire quatre fois par année, sur sept à huit ob­jets. Et moi, je l’ad­mets : j’aime bien quand on me de­mande mon avis, même s’il m’ar­rive d’être très très fâ­chée par les ré­sul­tats des urnes.

La Suisse est ca­pable de faire de bien jo­lies choses, qui me font rêver par­fois, même si je ne les scru­te­rai ja­mais à mon propre poi­gnet, ce qui, je l’ad­mets, m’in­dif­fère to­ta­le­ment.

Bon, ok, y a aussi des désa­van­tages à être suisse : même si les cli­chés me font gé­né­ra­le­ment mar­rer, ça me fa­tigue par­fois de consta­ter que pour les étran­gers, le Suisse est for­cé­ment ban­quier, très riche, suisse al­le­mand et vo­tant UDC… (le der­nier point au­rait ten­dance non pas seule­ment à me fa­ti­guer mais car­ré­ment à me fâ­cher tout rouge).

Au-delà des images vé­hi­cu­lées par le Suisse lui-même, par les per­cep­tions plus ou moins cor­rectes des étran­gers, il y a les tra­di­tions. Oh, celle dont je vais vous en­tre­te­nir au­jour­d’hui n’est pas que suisse, loin s’en faut, tous nos voi­sins s’y adonnent mais chez nous, c’est un vé­ri­table pè­le­ri­nage, une sorte d’obli­ga­tion à la­quelle il faut se sou­mettre en af­fir­mant que “oui, ça va être super, y z’ont an­noncé du so­leil et de la neige fraîche”.

Et là, au­tant le dire “droit di­rect”, sans chi­chi : le ski, moi, je dé­teste ça. Non, fran­che­ment, com­ment peut-on aimer un truc qui vous im­pose de bou­di­ner vos pieds dans des chaus­sures hyper lourdes et ri­gides, pour por­ter d’un air non­cha­lant des skis en­com­brants sur l’épaule ? Je pige pas qu’on puisse avoir envie de dé­pen­ser un gros pa­quet de fric pour avoir le droit de se les geler sur un té­lé­siège qui va for­cé­ment tom­ber en panne alors que le vent gla­cial se lève. Et le bou­quet, c’est la por­tion de frites mal cuites, tièdes, dans un res­tau­rant “tel­le­ment sympa en haut des pistes”, où on vous re­çoit comme un che­veu dans la soupe, en vous in­di­quant d’un signe de tête har­gneux le che­min des toi­lettes tel­le­ment dé­gueu­lasses que vous re­non­cez à boire une deuxième bière, tiède.

“Ben, t’as qu’à qu’à pas aller au ski” me di­rez-vous assez lo­gi­que­ment. Le rai­son­ne­ment est par­fait, du moins le se­rait si je n’étais pas ma­riée, mère de deux en­fants ca­pables de tenir sur leurs jambes, donc sur des skis.

En effet, Mis­ter a une soeur qui a l’ex­trême gen­tillesse de nous prê­ter son ap­par­te­ment, très bien amé­nagé et fonc­tion­nel, pour les fa­meuses “re­lâches” (com­pre­nez “se­maine de ski” en jar­gon hel­vé­tique); en outre, Ju­nior et Mini ont, dès la pre­mière fois, dé­ve­loppé une sorte de pas­sion pour la neige, la glisse et la vi­tesse : de­puis qu’ils ont goûté à cette drogue, im­pos­sible de faire l’im­passe sur ces va­cances en par­ti­cu­lier.

Bref, de­puis trois ans, je passe chaque année une se­maine en mon­tagnes, à m’en­nuyer pro­di­gieu­se­ment – il y a trois ans, je m’oc­cu­pais de Mini, en­core trop petit pour consa­crer plus de deux heures au ski, au­jour­d’hui, Tom Pouce (15 mois) m’in­ter­dit de faire la grasse ma­ti­née et de boire un café tran­quille­ment en li­sant le jour­nal ou un livre sur une ter­rasse en­so­leillée.

Donc, oui, je suis “grinche” à l’idée d’être prise en otage du­rant une se­maine par amour pour ma fa­mille mais, par chance, j’ai une connexion in­ter­net de­puis mon sé­jour : elle me per­met de vous pos­ter quelques tri­bu­la­tions même de­puis 1’570 mètres d’al­ti­tude et de vous poser une ques­tion : “vous, le ski, vous cro­chez ?”, en d’autres termes “vous faites quoi, vous, par amour pour vos proches mais dont vous vous pas­se­riez ?”

32 com­men­taires
1)
Alexandre
, le 28.02.2011 à 00:17

“vous faites quoi, vous, par amour pour vos proches mais dont vous vous pas­se­riez ?”

heuu… le repas chez les beau-pa­rents…

2)
Smop
, le 28.02.2011 à 01:33

vous faites quoi, vous, par amour pour vos proches mais dont vous vous pas­se­riez ?

Sans au­cune hé­si­ta­tion : RIEN !

L’ex­pé­rience m’a ap­pris que si l’on se laisse aller aux conces­sions, le na­tu­rel re­vient un jour au galop, ce qui consti­tue une source ga­ran­tie de conflits fu­turs. Alors on me prend comme je suis, point… Par contre, il m’ar­rive de chan­ger d’avis et d’ap­pré­cier au­jour­d’hui ce que je n’ai­mais pas hier.

Tiens, à pro­pos, je dé­teste aussi le ski ;-)

3)
In­connu
, le 28.02.2011 à 06:08

Je fais “re­lache” cette se­maine. Cela fait 35 ans et je suis tou­jours aussi fan. Mes en­fants adorent faire de la luge et de la te­le­ca­bine. Et puis il y a le vin chaud :)

4)
Franck Pas­tor
, le 28.02.2011 à 08:18

Je suis Gre­no­blois d’ori­gine, on m’a mis les skis au pied dès l’âge de cinq ans, j’ai passé en­suite au moins une se­maine de va­cances de ski par an (sans comp­ter les sor­ties week-end) jus­qu’à ce que je parte en Bel­gique à l’âge de 28 ans. De­puis lors, je n’en ai plus ja­mais fait, plus de ski de­puis dix ans donc… et ça ne me manque pas ! Je crois que mon en­tou­rage gre­no­blois jouait un rôle dé­ter­mi­nant dans mon envie d’al­ler skier. Et pour mon en­tou­rage belge, le ski n’est pas vrai­ment une prio­rité, donc…

Ceci dit, mini-Mlle Pas­tor a dé­cou­vert la mon­tagne et la luge avec ses oncle et tante cet hiver, et elle a for­te­ment ap­pré­cié ! Elle n’a en­core que deux ans et ne pousse donc pas en­core son Papa à re­ve­nir sur les pistes al­pines, mais le compte à re­bours est en­clen­ché, je crois ;-)

5)
no­wall
, le 28.02.2011 à 08:19

“Et puis il y a le vin chaud”

Bon, alors tu n’as pas vu le A Bon En­ten­deur d’il y a une ou deux se­maines: les vins chauds ser­vis en sta­tion sont en fait des vins pré-pré­pa­rés in­dus­triels. Tout de suite ça calme. Enfin, après une leçon de “plan­ter du bâton M. Dusse, plan­ter du bâton”, ça ne peut pas faire de mal (hor­mis au porte-mon­naie)

6)
Phi­lob
, le 28.02.2011 à 08:33

J’ai adoré le ski, j’en ai fait beau­coup, il faut dire qu’avant (en­ten­dez : de mon temps) dès l’âge de 10 ans je pou­vais par­tir seul (ça veut dire sans un de mes pa­rents) de­puis de­vant ma porte, prendre un fu­ni­cu­laire et en­suite un car et on ar­ri­vait sur des pe­tites pistes (juste 2 té­lé­skis) , c’était vrai­ment la li­berté avec les co­pines et co­pains tout en fai­sant du sport en plein air.

De plus mes pa­rents ont un cha­let bien placé (c’est à dire un peu en de­hors) d’une grande sta­tion va­lai­sanne et je pro­fi­tais de la pen­sion, du logis et aussi des prix “bour­geois” (car ori­gi­naire de l’en­droit), c’était en­core mieux que “in­di­gène”. J’ai eu la grande joie de pas­ser des jour­nées de ski avec mon père et aussi mes en­fants, 3 gé­né­ra­tions sur les skis et ce n’est pas mon père qui ar­ri­vait le der­nier en bas du schuss (même à 82 ans).

Mais voilà, je ne fais plus de ski, fran­che­ment le rap­port qua­lité/prix est ac­tuel­le­ment ca­tas­tro­phique, je pré­fère les ra­quettes; quand je serai à mon tour grand-père, peut-être que je re­chaus­se­rai les skis, on verra.

Bien sûr, j’ai fait plein d’autres conces­sions, des pe­tites, mais je ne suis pas prêt à faire n’im­porte quoi, un exemple, je dé­teste les cra­vates, et mon choix pro­fes­sion­nel en a été in­fluencé; je ne re­grette ab­so­lu­ment rien.

7)
ReReX
, le 28.02.2011 à 08:55

Non bien sur en Suisse on ne vote pas qu’UDC, il y a aussi le PLR (de dan­ge­reux gau­chistes) et le MGC (de sym­pa­thiques ré­gio­na­listes fier de leur ter­roir).

8)
mon­mac
, le 28.02.2011 à 09:08

Mais qu’est-ce qui pousse nos congé­nères à tou­jours avoir be­soin d’ac­ces­soires pour se créer des sen­sa­tions? Comme si mar­cher dans la mon­tagne et se mettre au dia­pa­son de la na­ture n’était pas en soi une joie suf­fi­sante. Sans comp­ter la dé­fi­gu­ra­tion du pay­sage. Y’en a marre de de­voir pas­ser par Pho­to­shop pour sup­pri­mer tous ces câbles et py­lône qui pol­luent mes cli­chés :-)

Quant aux conces­sions, la liste est longue, mais en faire par amour les trans­forme en com­pas­sion et peut aussi en­ri­chir les re­la­tions.

9)
Mar­co­li­vier
, le 28.02.2011 à 09:19

Une seule ré­ponse, en an­glais ;o).

10)
Guillôme
, le 28.02.2011 à 10:21

pour les étran­gers, le Suisse est for­cé­ment ban­quier, très riche, suisse al­le­mand et vo­tant UDC…

Ah bon, c’est pas plu­tôt un man­geur de Fro­mage et de rhu­barbe, par­lant très len­te­ment, for­cé­ment dans la fi­nance ou l’hor­lo­ge­rie, et fa­rou­che­ment in­dé­pen­dant :p

tenez, on a le droit de man­ger des quan­ti­tés as­tro­no­miques de cho­co­lat – jus­qu’à 11 kg par ha­bi­tant par année –

Im­pres­sion­nant, je ne pen­sais pas que c’était au­tant! La suisse doit être le 1er pays mon­dial en consom­ma­tion… Je com­prends mieux pour­quoi on trouve du to­ble­rone de 1 mètre de long!

vous faites quoi, vous, par amour pour vos proches mais dont vous vous pas­se­riez ?

Plein de choses, je ne fais pas de liste ni de comp­ta­bi­lité, c’est ça aussi l’amour pour ses proches ;).

11)
Jaxom
, le 28.02.2011 à 10:33

Ca va faire trois ans que je ne suis plus allé faire du ski. Et les pré­cé­dentes an­nées, c’était en gé­né­ral du­rant une seule jour­née. De­puis une ving­taine d’an­née c’est comme ça, est au point que mes ski sont tou­jours des Au­thier droit. J’ai un peu l’air d’un ex­tra-ter­restre avec ses longs ma­chins.

Pour­tant étant en­fant, je pro­fi­tais des bus or­ga­nisé par Lau­sanne pour aller skier toutes les se­maines. J’ai fait des camps de ski à plu­sieurs oc­ca­sions. Je trai­nais mes pa­rents en sta­tion alors que ni l’un ni l’autre ne skiaient.

Pour­tant ça ne me manque pas. Mais bon, je me suis aussi mis à un autre passe temps tout au­tant peu éco­lo­gique : la moto.

12)
Jimbo
, le 28.02.2011 à 10:39

@Mar­co­li­vier

Im­pres­sio­nant cet ar­ticle. Je ne crois pas que tout le monde soit ca­pable de de­ve­nir un génie quel que soit le tra­vail in­vesti (ça se sau­rait).

J’ima­gine les dé­gats avec les en­fants qui n’ont pas les ca­pa­ci­tés et qui par consé­quent ne sont pas à la hau­teur des at­tentes de leurs pa­rents quoi qu’en dise la per­sonne. Je trouve son rai­so­ne­ment ex­trê­menent ré­duc­teur et sim­pliste puisque uni­que­ment basé sur la propre ex­pé­rience de vie…

13)
Rit­chie
, le 28.02.2011 à 11:29

J’ai fait du ski, dans ma jeu­nesse, à par­tir d’en­vi­ron 10 ans au Qué­bec ! L’avan­tage, les pentes (c’est des col­lines, pas des mon­tagnes, on est d’ac­cord) n’étaient pas trop loin et on y al­lait sou­vent.

De­puis que je suis ar­rivé en France, j’y suis allé deux fois, une fois à Tignes pour une se­maine et j’ai été déçu, on com­mence à être bien sur ses skis le jeudi quand il faut re­par­tir le sa­medi. Une autre fois pour un WE à Grin­del­wald, j’avais re­joint mon père qui y était pour 2 se­maines. Lui, bien meilleur skieur que moi, fillait à vive al­lure, moi à moi­tié ma­lade en plus, je me trai­nais.

J’ai aban­donné ce sport, parce qu’une fois par année ça en est même dan­ge­reux pour ses ar­ti­cu­la­tions et sa santé quand on n’est pas pré­paré (mon père s’en­traî­nait pen­dant 3 mois au­pa­ra­vant et ef­fec­tuait plein de sor­ties sur les pentes du Qué­bec avant de se re­trou­ver dans les Alpes). Je ne com­prends tjrs pas pour­quoi cer­tains qui ne font que très peu (ou pas du tout) de sport “doivent” aller pas­ser une se­maine de ski au risque de se cas­ser qqch, ça me dé­passe. Sans comp­ter le prix que tout cela coûte !

J’pré­fère faire autre chose ! A la li­mite, un peu de rando en ra­quette et se re­po­ser au grand air, mais plus de ski pour bibi !

14)
sven­jick
, le 28.02.2011 à 11:37

Avez-vous es­sayé le ski de fond? C’est bon mar­ché, on peut faire grasse mat car avant 10h il fait trop froid, les skis sont léger et les chaus­sures confor­tables, en pas de pa­ti­neur ça va très vite et les bis­trôts le long des pistes sont très sou­vent au­then­tiques…

15)
Mirou
, le 28.02.2011 à 12:36

Je suis un très mau­vais Suisse.

Je peste contre l’UDC grosso modo 3 fois par jour, les bons jours. Je ne mange pas de To­ble­rone, mon compte en banque af­fiche un solde ri­di­cule, je re­fuse de faire des éco­no­mies ou un troi­sième pi­lier, et si je peux ima­gi­ner que pas­ser une se­maine dans un cha­let de mon­tage en hi­vers peut avoir son charme, il est ab­so­lu­ment hors de ques­tion de me lever le di­manche matin avant le so­leil, d’at­ta­cher des skis sur le toit de la voi­ture en pleine tem­pête de pluie pour aller m’ex­té­nuer et me péter les ge­noux dans le seul but de ren­ta­bi­li­ser une carte jour­na­lière hors de prix…

:-)

16)
ysen­grain
, le 28.02.2011 à 12:48

…vous faites quoi, vous, par amour pour vos proches mais dont vous vous pas­se­riez ?”

La même chose qu’elle fait pour moi de­puis tou­jours.

17)
Fran­çois Cuneo
, le 28.02.2011 à 13:16

J’adore le ski, à rai­son de trois heures par jour.

Faut pas m’em­mer­der du style “Faut ren­ta­bi­li­ser l’abon­ne­ment”. Un petit bis­trot, quelques des­centes, pis de nou­veau un petit bis­trot… Il y en a des sym­pas au mi­lieu des pistes.

Pour ré­pondre à ta ques­tion, quand on a des ga­mins, on n’ar­rête pas de faire des trucs qu’on ne fe­rait cer­tai­ne­ment pas si on ne les avait pas, les ga­mins.

J’aime ça, d’ac­cord, mais des fois, il y en a un peu marre.

D’où au moins un avan­tage de di­vor­cer… ça vous per­met de vivre quelques jours par mois avec votre douce rien que ce que vous aimez faire.:-)

Et Dieu que c’est bon!

18)
Mat­kin­son
, le 28.02.2011 à 13:22

“Ben, t’as qu’à qu’à pas aller au ski”

Ben t’as qu’à te mettre au ski de rando. ;-) J’ai ÉNOR­MÉ­MENT de mal à skier en sta­tion de­puis que je m’y suis mis…

19)
ce­rock
, le 28.02.2011 à 14:35

Je ne suis pas un bon suisse, et en­core moins un bon va­lai­san ;) J’ai ré­pondu faux à toutes les der­nière vo­ta­tions et je ne fais pas de ski.

Je pré­fère mille fois les ra­quettes (pour au­tant qu’il ait de la neige). Per­son­nel­le­ment, je n’est rien contre le ski, mais je suis contre les re­mon­tée mé­ca­nique hor­rible et la dé­fo­res­ta­tion pour le plai­sir du ski (et j’ha­bite un can­ton spé­cia­lisé en merde de se genre)

our les fa­meuses “re­lâches” (com­pre­nez “se­maine de ski” en jar­gon hel­vé­tique)

Heuuu dé­solé, mais ici en Va­lais nous n’ap­pe­lons pas ça “re­lâches” mais va­cances (de car­na­val)

Pour ré­pondre a ta ques­tion, pour l’ins­tant, cela ne m’est pas en­core ar­rivé, mais les en­fants sont pe­tits

20)
pbook
, le 28.02.2011 à 16:46

On consomme beau­coup de cho­co­lat en Suisse, c’est vrai. C’est un re­cord, même si sur ces 11kg par ha­bi­tant, on es­time que 20% de cette consom­ma­tion est le fait de tou­ristes, nous dit Cho­co­suisse.

21)
cap­tainski
, le 28.02.2011 à 18:24

Peut être que sur les pistes on ar­rive à ou­blier ( un mo­ment ) toutes ces conne­ries de l’UDC. Mais fran­che­ment des jours comme au­jour­d’hui , so­leil et pou­dreuse, là fran­che­ment on ne peu que craquer.​Et si vrai­ment le ski vous en­nuie, il reste la marche au so­leil Entre nous 1570 m c’est pas une sym­pa­thique sta­tion du val d’An­ni­viers qui com­mence par Gri et fini par mentz. Allez bonne re­lâches pour les vau­dois et neu­châ­te­lois.

22)
Leo_11
, le 28.02.2011 à 18:59

Du ski j’en ai fait beau­coup… la se­maine de re­lâches était consa­crée à cette ac­ti­vité du­rant de nom­breuses an­nées… j’ai fait pas­sa­ble­ment de peau de phoque aussi, dé­va­ler les pentes vierges en 15’ alors que tu as mis 2 h. 1/2 pour la gra­vir… j’ai adoré… et tout à coup de­puis dix ans main­te­nant plus de skis ni sur piste ni hors piste… et ben ça ne me manque même pas… le temps d’at­tende et sur­tout les prix des équi­pe­ments et des ins­tal­la­tions m’ont dé­fi­ni­ti­ve­ment fait aban­don­ner cette ac­ti­vité…

Par amour ce que j’ai pu faire alors que ça ne me ten­tait pas… aller en boîte… j’ai une sainte hor­reur de la danse…

24)
In­connu
, le 28.02.2011 à 22:55

Le ski, im­pos­sible pour moi de pas­ser un hiver sans aller à la mon­tagne res­pi­rer un bon bol d’air frais et de dé­va­ler des pistes avec un pa­no­rama su­blime à perte de vue. Ça rem­place toutes plages de sable fin du monde. Sur­tout quand la fon­due at­tend au re­tour des pistes… :-)

25)
Pierre.G.
, le 01.03.2011 à 02:20

Per­son­nel­le­ment, je dé­teste tous les sports de neige tels que pra­ti­qués ac­tuel­le­ment, parce qu’après lors­qu’elle a fondu on s’aper­çoit que les Suisses(et les autres) sont de vrais co­chons et qu’on doit ra­mas­ser des tonnes de dé­chets(c’est pas moi, c’est les autres Msieur…).

Et que les ca­nons à neige sont un vrai sui­cide éner­gé­tique, mais bon, je ne risque pas non plus de voire un vin chaud ve­nant de Chine en briques, d’ailleurs on vient de m’of­frir un très vieux Porto à ca­ra­fer, je vous quitte pour aller pré­pare cela pour ce midi ;-)

26)
In­connu
, le 01.03.2011 à 07:24

No­wall: je fais mon propre vin chaud, et en plus il est bio :)

27)
Anne Cuneo
, le 01.03.2011 à 09:08

Ah Mme Pop­pins, dans mes bras!

Après une vie pas­sée à voir mes amis, mes en­fants, mes élèves, mes col­lègues, faire du ski, j’en conclus que c’est un truc cultu­rel: ceux d’entre nous qui n’avons pas fré­quenté les mon­tagnes avant d’avoir 15 ou 20 ans ne com­pren­dront ja­mais.

En tout cas moi, je suis comme toi.

28)
Tom25
, le 01.03.2011 à 18:15

En­fant, j’avais la chance de par­tir une se­maine par an en fa­mille. Puis ça s’est ar­rêté pen­dant quelques an­nées. Il y a 7 ou 8 ans, mes pa­rents ont acheté un ap­part dans un vil­lage d’une sta­tion, puis il y a 3 ans l’ap­part voi­sin. En re­traite, ils y passent une par­tie de l’hi­vers, et je les y re­joins très sou­vent (je skie entre 20 et 30 j par an). Mes pa­rents y sont en ce mo­ment même avec mes filles, qui aiment beau­coup ça.

J’adore le ski, je fais ré­gu­liè­re­ment du sport toute l’an­née, et j’at­tends l’hi­vers avec im­pa­tience. C’est un sport qui de­mande une bonne condi­tion phy­sique et de la tech­nique. Et il est pré­fé­rable d’avoir un bon équi­pe­ment, chaus­sures et skis pour prendre du plai­sir, et com­bi­nai­son pour ne pas avoir froid.

Concer­nant le pay­sage, il est vrai que les re­mon­tées mé­ca­niques le sac­cagent quelques peu. Mais j’ob­serve chez les skieurs la même chose que chez les conduc­teurs. Il faut des té­lé­sièges (des voi­tures) plus gros car on veut être moins ser­rés. Il faut des sièges chauf­fants. Je prends ma voi­ture même si un trans­port en com­mun fait exac­te­ment mon tra­jet car je ne veux pas me mêler à la po­pu­lace. Je laisse le siège 8 places de­vant moi par­tir avec seule­ment 3 per­sonnes car je veux être seul avec ma femme et mes 2 gosses. Le débit des re­mon­tées mé­ca­niques est gran­de­ment di­mi­nuée par ce genre de com­por­te­ment, du coup on les mul­ti­plie. Ca je le cri­tique. Mais sup­pri­mer toutes les re­mon­tées, cela re­vient au même dis­cours que de sup­pri­mer tous les vé­hi­cules à mo­teur.

29)
Pierre.G.
, le 02.03.2011 à 01:29

Là c’est un poil ex­ces­sif Tom, on tra­vaille aussi avec des vé­hi­cules à mo­teur, par contre j’es­père que lors de tes sor­ties en VTT tu ne laisses aucun pa­pier der­rière toi ;-)

31)
zit
, le 02.03.2011 à 09:36

Ha ! Ahhh, plus de dix ans que je n’ai pas planté le bâton, j’adore skier, mais c’est loin, coû­teux… Et puis, j’avoue que je se­rais plus tenté main­te­nant par le ski de fond ou la peau de phoque.

Par contre, pour les bars d’al­ti­tude, ça a tou­jours été sans moi : les skis plan­tés ver­ti­ca­le­ment dans un coin tran­quille avec une belle vue, les bâ­tons à l’ho­ri­zon­tale sur les fixa­tions font un très bon siège pour dé­gus­ter le sand­wich pré­paré le matin.

z (Ouiiiii, sup­pri­mer tous les vé­hi­cules à mo­teur ! je ré­pêêêêêêêêêête : de toute façon, bon gré mal gré, on va y ar­ri­ver…)

32)
Tom25
, le 02.03.2011 à 12:04

Non non Pierre, bien sûr qu’on ne laisse aucun pa­pier. Et si un dé­chet vient à s’en­vo­ler, on court après pour le mettre dans notre sac pou­belle. On part tou­jours sac à dos avec pique-nique, et sui­vant le temps on mange dans des salles hors-sacs ou de­hors. Mais en Suisse il y a très peu de salle hors-sacs.

J’adore le ski de bosses, un peu moins la mole mais j’aime quand même. Je n’aime pas trop les «grands bou­le­vards» tout damés. D’ailleurs, tout comme les té­lé­sièges 8 places ja­mais rem­plis car les gens veulent leurs aises, c’est pa­reil pour les pistes, on les trans­forme pour les rendre plus fa­ciles et ça aussi c’est très éner­gi­vore. A peine 3% des pistes sont lais­sées avec des bosses sur la plu­part des do­maines skiable.

Mon­ter à peau de phoque au­to­rise 2 des­centes à tout cas­ser, et pour quel­qu’un qui a une sacré forme. Les re­mon­tées mé­ca­niques per­mettent de faire du ski de des­cente. Mais comme pour tout, l’ex­cès n’est pas bon. Par excès j’en­tends mes cri­tiques for­mu­lées plus haut (sièges chauf­fants et non rem­plies, pistes da­mées tous les jours, etc.).