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Ma­dame Pop­pins part ache­ter des éta­gères…
Il y a quelques jours, j'ai dé­cidé de mettre - enfin - de l'ordre dans les chaus­sures, bottes, gants, bon­nets, cas­quettes qui traînent sans cesse der­rière la porte d'en­trée. Afin de ne pas mettre en péril le bud­get fa­mi­lial, dé­part pour Ikéa. Avec, bien sûr, dans mon sillage, trois bam­bins entre (presque) huit et un ans. Ce qui me lé­gi­ti­mait, selon moi, à me garer juste de­vant la porte d'en­trée du ma­ga­sin, sur une de ces places ré­ser­vées "pous­settes" par l'en­tre­prise sué­doise.

Ces places, à mon ar­ri­vée, étaient, bien évi­dem­ment, toutes oc­cu­pées. En soi, cela n'était pas bien grave puisque je suis lar­ge­ment en me­sure de mar­cher, mes deux aînés aussi, le troi­sième sié­geant fiè­re­ment dans une pous­sette mais, je l'ad­mets, je pré­fère que mes en­fants se mettent tout de suite sur le trot­toir après être des­cen­dus de la voi­ture plu­tôt que de tra­ver­ser un par­king bondé, rem­pli de conduc­teurs plus ou moins at­ten­tifs, la pru­dence de mes en­fants étant toute re­la­tive.

En re­vanche, lorsque je suis pas­sée avec mes trois pe­tits mecs à la hau­teur de ces fa­meuses places, j'ai vu, assis dans une voi­ture, un homme, tout seul. Si je suis dis­po­sée à sup­po­ser qu'il at­ten­dait sa femme et leur des­cen­dance, je me suis quand même in­ter­ro­gée sur l'exis­tence de ces bam­bins : il n'y avait pas le moindre siège pour en­fant dans cette voi­ture. Et per­sonne ne me fera croire qu'une mère se bal­lade dans une sur­face com­mer­ciale avec, "sous le bras", les sièges de ses mou­flets !

J'ai donc posé sur le gars mon re­gard no 14, "je suis éner­vée mais je ne sais pas quoi faire", cher­chant ce que je pour­rais bien dire au contre­ve­nant : mal­heu­reu­se­ment, mon ins­pi­ra­tion m'a to­ta­le­ment fait dé­faut et je suis en­trée dans le ma­ga­sin déçue de consta­ter que "pous­sette", ça veut dire, pour cer­tains, "après moi le dé­luge, tant pis pour les fa­milles, ce qui compte, c'est que je ne me fa­tigue pas à mar­cher".

J'ai l'in­time convic­tion que si j'avais frappé à la fe­nêtre, il au­rait ou­vert et, à ma re­marque "ces places sont ré­ser­vées", il au­rait ré­pondu "mais je ne reste pas long­temps". Ce qui, de mon point de vue, ne change stric­te­ment rien au fait qu'il n'au­rait pas dû sta­tion­ner à cet en­droit : le manque de res­pect ne dis­pa­raît pas par le fait qu'il n'a oc­cupé in­dû­ment une place que du­rant une di­zaine de mi­nutes.

Une fois mes achats ef­fec­tués, j'ai passé à nou­veau juste à côté de ces places. Dont une poi­gnée - et j'ai omis de le pré­ci­ser - en­core plus proche de l'en­trée, est clai­re­ment si­gna­lée (dans un jar­gon po­li­ti­que­ment cor­rect) comme étant des­ti­née "aux per­sonnes à mo­bi­lité ré­duite".

Alors que je pous­sais vaillam­ment le "car­rosse" de Mini, ti­rant de l'autre main le caddy conte­nant les éta­gères convoi­tées, re­com­man­dant à Ju­nior et à Mini de bien re­gar­der avant de se pré­ci­pi­ter vers notre voi­ture, garée à l'autre bout du par­king, j'ai vu, conster­née, un jeune couple mon­ter dans sa voi­ture, les bras char­gés d'achats di­vers.

Mon sang n'a fait qu'un tour, au point d'ailleurs de me cou­per une nou­velle fois la chique : ni l'un ni l'autre ne souf­frait de la moindre res­tric­tion de la mo­bi­lité ! Ni l'un ni l'autre n'avait be­soin de cet es­pace sup­plé­men­taire prévu sur les places pour han­di­capé pour per­mettre l'ou­ver­ture com­plète de la por­tière, his­toire de sor­tir une chaise rou­lante avec un "treuil".

Là, seule la pré­sence d'oreilles mi­neures m'a em­pê­chée de jurer et j'ai chargé à mon tour mes pa­quets dans le coffre de la voi­ture, je suis ren­trée à la mai­son, j'ai monté mes éta­gères.

La fu­reur m'a donné des ailes : j'ai ex­pé­dié cette tâche en très peu de temps, l'es­prit tou­jours oc­cupé par ce couple, en pleine forme, mo­no­po­li­sant une place qui ne lui était pas des­ti­née.

Mais pour être tout à fait hon­nête, j'étais sur­tout fu­rieuse contre moi-même : c'est parce que per­sonne ne dit rien que cer­taines per­sonnes conti­nuent, en toute tran­quillité, à pé­na­li­ser les gens qui au­raient be­soin de ces places de sta­tion­ne­ment. Et bien sûr, il y a pire, dans la vie, que ce manque de res­pect mais no­tam­ment à cause de moi et de ma pas­si­vité, il y a peut-être une per­sonne qui a re­broussé che­min, in­ca­pable de sor­tir de son vé­hi­cule sur une place de parc "or­di­naire".

Pro­mis, la pro­chaine fois, je ne res­te­rai pas les bras bal­lants, je n'ai pas envie d'être com­plice une nou­velle fois. J'es­père néan­moins que cela n'ar­ri­vera pas trop ra­pi­de­ment : je ne sais tou­jours pas ce que je dirai à cette per­sonne.

Et vous, lorsque vous voyez une per­sonne en ex­cel­lente santé oc­cu­per une place de parc "han­di­capé", vous ré­agis­sez com­ment ?

55 com­men­taires
1)
Tof
, le 25.10.2010 à 00:52

Je ne ré­agis pas. Je n’ai pas à ré­agir. Il y a des gens man­da­tés pour ça, et ça coûte cher aux contre­ve­nants. Sinon on s’achète tous un slip rouge et une cape, et on in­ter­vient chaque fois que nous es­ti­mons qu’il y a crime ou délit, selon nos propres cri­tères bien sûr. En outre, je trouve que prendre une place “pous­sette” in­dû­ment n’est en aucun cas com­pa­rable à oc­cu­per illé­ga­le­ment une place ré­ser­vée à un han­di­capé. On per­çoit bien votre co­lère, qui est lé­gi­time et qui n’a pas à être jus­ti­fiée : vous avez le droit d’être en co­lère dans ce cas : oui. Je le se­rais éga­le­ment à votre place. J’adhère beau­coup moins au reste du texte.

2)
Smop
, le 25.10.2010 à 01:25

Moi non plus je ne ré­agis pas. Je suis très gêné par cette idée – cou­rante dans les pays an­glo-saxons et peut-être aussi en Suisse – que le ci­toyen se sub­sti­tue à l’au­to­rité pu­blique. L’ac­cep­ter c’est ou­vrir la porte à la dé­la­tion et l’au­to­dé­fense. Ca me rap­pelle ces boîtes aux lettres très cho­quantes “Neigh­bo­rhood watch” que je voyais lorsque j’ha­bi­tais en Aus­tra­lie. Cha­cun doit être libre et res­pon­sable de ses actes, même si ceux-ci sont contraires aux lois, cou­tumes et bonnes ma­nières. Ce n’est cer­tai­ne­ment pas le rôle du ci­toyen lambda de faire la po­lice. Pour le reste, j’ai bien assez à faire avec mes propres pro­blèmes de conscience pour m’oc­cu­per de ceux des autres.

3)
Krynn
, le 25.10.2010 à 01:43

Bon­jour,

Perso, j’ai déjà ré­agit qq fois. Mais ont a tou­jours le droit a des ex­cuses vrai­ment bien pour­ries. Du style: “C’est ma femme qui est han­di­ca­pée et elle va bien­tôt re­ve­nir”.

Mais perso, je trouve que la bonne so­lu­tion se­rait que le ma­ga­sin mette un place un p’tit sys­tème pour li­mi­ter ces abus, comme un simple type avec le t-shirt du ma­ga­sin qui vienne dire sim­ple­ment: “ces places sont ré­ser­vées ….

Ça se­rait plus simple, et après un mo­ment les gens ar­ren­te­rait peut-être d’abu­ser, non?

4)
Mar­col
, le 25.10.2010 à 05:23

Heu­reu­se­ment que les blogs sont là pour ex­pri­mer sa co­lère et sa frus­tra­tion. Sinon n’au­rions-nous pas plus de gens chez le psy? Quant on ma­lo­trus, c’est pas de­main la veille qu’il n’y en aura plus…

5)
In­connu
, le 25.10.2010 à 05:29

Je croasse, mais il faut dire que je suis carré avec une grosse voix et un peu tête brû­lée quand il s’agit d’ad­mo­nes­ter un in­connu (qui le mé­rite, je ne suis pas un voyou non plus)…

Bref, ça dé­mar­re­rait par:

(at­tra­per un gamin dans les bras et ame­ner sa tête à la hau­teur de la mienne au ni­veau du chauf­fard)

-Tu vois petit, c’est parce que ce mon­sieur n’a pas voulu re­non­cer à son confort qu’on a du se taper tout le par­king a pattes. Dis merci au mon­sieur.

En gé­né­ral le type re­garde ailleurs parce qu’il ne veut pas s’ex­po­ser: c’est le point faible des Hel­vètes: ils haïssent d’être pris en pu­blic en flag de couen­ne­rie, sur­tout les Totos.

6)
pter
, le 25.10.2010 à 05:41

On met en places des places “ré­ser­vés” mais en fin de compte ce n’est uni­que­ment que pour plaire aux lois. Rien n’est fait pour que dans les faits on res­pecte ses places. Si c’est sur un par­king “prive” d’une en­seigne, une lettre dé­non­çant (même si on est pas per­son­nel­le­ment concerné) le manque de res­pect des dif­fé­rences et han­di­cap de notre so­ciété est déjà quelque chose, après ne plus “nour­rir” cette en­seigne (lo­ca­le­ment car cela dé­pends sou­vent du gé­rant lui-même). Et puis ces pe­tits dé­tails, c’est aussi un in­di­ca­teur de la dé­rive gé­né­rale de notre so­ciété: res­pect de l’ordre, res­pect de la li­berté, res­pect des gens…tout fout le camp! (moi aussi!)

7)
In­connu
, le 25.10.2010 à 07:10

J’ai ja­mais vu de place “pous­settes” en France. Seule­ment les em­pla­ce­ments pour han­di­ca­pés

8)
fxc
, le 25.10.2010 à 07:12

vu sur un par­king ré­servé:

Si tu prends ma place prends aussi mon han­di­cap.

9)
An­toche
, le 25.10.2010 à 07:22

Une fois, il y a quelques an­nées, une dame d’un âge res­pec­table mais néan­moins pas du tout at­teinte du syn­drome de la mo­bi­lité ré­duite, s’était par­quée sur une place pour han­di­ca­pés de la Grosmi. Dans l’as­cen­seur, je le lui fait re­mar­quer, elle me ré­pond ” j’at­tends une place de­puis dix mi­nutes, il y en a point d’autre ”. Je lui ai juste ré­pondu “et après on dit que c’est les jeunes qui ne res­pectent rien”. Elle est par­tie, pas­sez moi l’ex­pres­sion, la queue entre les jambes… Une autre fois, une su­perbe blonde dans une su­perbe voi­ture sort de cette der­nière aussi par­quée sur une place han­di­ca­pés. Je lui dis en pas­sant ” ma­dame, ce sont des places pour han­di­ca­pés, mais le cer­veau ne compte pas” . Elle n’a pas du tout ap­pré­cié, m’a fu­sillé du re­gard, mais ayant moi aussi les mêmes ca­rac­té­ris­tiques phy­siques que Korbo, elle a bougé son tas de tôle.

10)
Ma­cAque
, le 25.10.2010 à 07:36

Ma­dame Pop­pins, faites comme moi, allez voir la per­sonne, re­gar­dez la dans les yeux et dites lui: Je vois, chez vous le han­di­cap, il est au ni­veau du cer­veau.

Ma­cAque

11)
Ti­romh
, le 25.10.2010 à 07:43

Dis toi que l’im­pu­nité ne dure pas…

Re­naud > les places “pous­settes” n’existent pas sous ce titre, c’est des places fa­milles et elles sont jaunes. Elles ne sont pas vrai­ment ré­gle­men­tées, à ce titre, elle n’existe gé­né­ra­le­ment que sur les par­kings des su­per­mar­chés.

12)
Phi­lob
, le 25.10.2010 à 07:43

Ça m’énerve aussi beau­coup, mais je ne dis rien, car c’est aussi in­utile que dire à un fu­meur que cela est mau­vais pour sa santé; celui qui fait cela a un dé­fi­cit d’édu­ca­tion, et il s’en fiche pas mal d’une éven­tuelle re­marque d’un qui­dam et une édu­ca­tion ne se cor­rige pas si fa­ci­le­ment (une ver­ba­li­sa­tion son­nante se­rait peut-être plus ef­fi­cace); mais c’est une bonne oc­ca­sion de faire de l’édu­ca­tion, de prendre cet évé­ne­ment en exemple pour édu­quer nos en­fants ou nos proches.

La pire si­tua­tion que j’ai eu à vivre avec mon épouse (qui ne l’était pas en­core), nous al­lions faire des courses et elle s’est par­quée jus­te­ment sur une place ré­ser­vée aux per­sonnes han­di­ca­pées (car on n’en avait pas pour long­temps), je lui ai dit que si elle fai­sait ça, c’en était ter­miné entre nous, elle a vu que j’étais et en co­lère et très sé­rieux, elle a ob­tem­péré sans com­prendre le fond de mon rai­son­ne­ment; il a fallu plu­sieurs dis­cus­sions après cet évé­ne­ment pour qu’elle me com­prenne, et moi j’ai aussi ap­pris qu’elle ne se ren­dait ab­so­lu­ment pas compte du tort qu’elle fai­sait en se par­quant là. Il y avait un dé­fi­cit dans son édu­ca­tion, une ten­dance à mettre la li­berté in­di­vi­duelle avant toute chose, en ou­bliant que nous vi­vons en­semble dans une four­mi­lière et qu’il y a des li­mites à sa li­berté per­son­nelle. C’était un exemple par­fait d’in­ci­vi­lité, l’ac­tuel fléau de notre so­ciété.

13)
ysen­grain
, le 25.10.2010 à 07:50

Comme cha­cun, je peste et me console en pen­sant que parmi nos «sem­blables», il en existe 2 sortes, ceux qui ont été éle­vés et ceux qui ont été sim­ple­ment nour­ris.

14)
Sa­dique de la forêt
, le 25.10.2010 à 08:15

Et bien pour ma part, pre­nant l’exemple de la pe­tite ville d’Orbe où nous nous ren­dons ha­bi­tuel­le­ment pour nos achats, je trouve que ces em­pla­ce­ments sont plu­tôt bien res­pec­tés. Je vois re­la­ti­ve­ment sou­vent les par­kings com­plets avec les places han­di­ca­pés libres. Néan­moins, les com­por­te­ments cités plus hauts m’in­su­portent pro­di­gieu­se­ment!

15)
In­connu
, le 25.10.2010 à 08:25

Ti­romh: ja­mais vu non plus (j’ha­bite dans la ré­gion de Tou­lon-Mar­seille, pour pré­ci­ser).

16)
406
, le 25.10.2010 à 08:30

Perso, j’ai aussi ten­dance à mau­gréer contre cer­taines voi­tures mal garée. Sur­tout contre un dans ma rue qui ne se gare casi-ja­mais bien et se met tou­jours en double fil pour faire mon­ter sa fa­mille. son ac­cou­tre­ment pour­rait faire pen­ser qu’il lit la Torah mais le pas­sage du res­pect des autres, il n’a pas dû en­core le lire… Le pro­blème, c’est que mon bam­bin de 9 ans, se met à faire pa­reil à tout bout de champ. il faut que je me re­prenne. Par contre, concer­nant la pous­sette, cer­taines ont le siège bébé (enfin plu­tôt nour­ris­son ) qui peut pas­ser d’une voi­ture au sup­port 4 roues sans sou­cis.

17)
Droopy
, le 25.10.2010 à 08:58

Il suf­fit de voir s’il y a bien une carte “han­di­capé” sur le pare brise du vé­hi­cule. S’il y a cette carte, rien à dire. S’il n’y en a pas, cha­cun fait ce qu’il pense être bien alors.

18)
TIenno
, le 25.10.2010 à 10:09

Bon­jour ! Pour ma part, 50 berges, 100 kg et 1m80, je n’hé­site ja­mais à faire la re­marque, par­fois trèèèès ap­puyée à la dite per­sonne. Mais il est vrai que chez nous, les places han­di­ca­pées sont clai­re­ment sou­li­gnées “si tu veux ma place, prends mon han­di­cap”… et les places fa­milles bien mar­quées dans les par­kings de grande sur­face. Même si la per­sonne fait sem­blant de rien, je sais que ma re­marque va la mettre mal à l’aise pour une demi jour­née au moins. C’est déjà ça de pris…

Elles étaient fa­ciles à mon­ter, les éta­gères ? Tienno

19)
Smop
, le 25.10.2010 à 10:27

”ma­dame, ce sont des places pour han­di­ca­pés, mais le cer­veau ne compte pas”

Ex­cellent, je m’en sou­vien­drai de celle-là ;-)

c’est aussi in­utile que dire à un fu­meur que cela est mau­vais pour sa santé; celui qui fait cela a un dé­fi­cit d’édu­ca­tion

Je ne pense pas qu’il existe beau­coup de fu­meurs – sur­tout adultes – qui ne soient au fait de la no­ci­vité de la ci­ga­rette. En quoi l’ac­tion as­su­mée de ceux-ci est-elle cri­ti­quable ? Dans une so­ciété ma­lade et ultra po­li­cée, où per­sonne n’a de­mandé à venir, la dis­po­si­tion de soi est l’un des der­niers re­fuges in­alié­nables. Quant à l’édu­ca­tion, pre­nons-là avec cir­cons­pec­tion et es­prit cri­tique, car n’ou­blions pas que son pre­mier rôle est le ni­vel­le­ment nor­ma­tif.

20)
yl
, le 25.10.2010 à 10:30

J’évite d’al­ler chez IKEA et dans les grandes sur­faces en gé­né­ral. Ainsi, ja­mais de pro­blèmes de par­king et sur­tout pas moyen de s’éner­ver ;-)

21)
Phi­lob
, le 25.10.2010 à 11:01

Juste une pré­ci­sion un peu hors sujet, et spé­cia­le­ment pour Smop, “dé­fi­cit d’édu­ca­tion se rap­porte à l’au­to­mo­bi­liste qui parque sur une place ré­ser­vée et non pas au fu­meur (il y a un ”;” après santé). Je donne tout loi­sir à un fu­meur de fumer en sa­chant que cela est mau­vais pour sa santé……….. mais bien sûr qu’il fasse cela très loin de moi :-) et des autres “four­mis”.

22)
dj­trance
, le 25.10.2010 à 11:15

C’est total hors sujet!

C’est une ques­tion d’édu­ca­tion: les places han­di­ca­pés sont et doivent être re­ser­vés aux han­di­ca­pés, tout comme les places fa­mille ou en­core les places “Pour vous Ma­dame” (qui sont, allez le sa­voir pour­quoi, plus grande que les places “nor­males”…) doivent être re­ser­vées qu’aux Mes­dames!

Faire une re­marque, ça me tente bien, mais pour prou­ver quoi? Je pré­fère me dire que je suis “mieux” édu­qué et que je suis un peu moins “con” que la per­sonne…

Les lais­ser dans l’igno­rance se­rait, sans doute, le pire des châ­ti­ments. Après tout, dire quelque chose lais­se­rait pen­ser que l’on a fait “at­ten­tion” à la per­sonne, et c’est sans doute ce qu’elle re­cherche, de l’at­ten­tion…

23)
in­fisxc
, le 25.10.2010 à 11:25

Une fois mes achats ef­fec­tués, j’ai passé à nou­veau juste à côté de ces places

Ma­dame Pop­pins, voyons ! “Une fois mes achats ef­fec­tués, j’ai passé ma co­lère sur le jeune couple qui man­quait de ci­visme” : ça vous au­riez pu ; “Une fois mes achats ef­fec­tués, j’ai passé ma main par la fe­nêtre du sale type pour l’at­tra­per par le col et lui dire ma façon de pen­ser” : ça aussi vous au­riez pu ; mais “Une fois mes achats ef­fec­tués, je suis pas­sée à nou­veau juste à côté de ces places”.

Pour ce qui est de dire sa façon de pen­ser aux ma­lo­trus, per­son­nel­le­ment, je trouve ça dif­fi­cile, car il faut ren­trer dans la sphère de l’autre et aller au conflit. D’ailleurs, gare aux bourdes : re­gar­dez-y à deux fois der­rière le pare-brise à la re­cherche du fa­meux ma­ca­ron avant de venir faire la mo­rale à quel­qu’un. Les ap­pa­rences sont par­fois trom­peuses, et telle per­sonne en bonne santé sem­blant usur­per une place han­di­ca­pée peut être af­fec­tée d’un han­di­cap pas for­cé­ment bien vi­sible à pre­mière vue, ou bien être ac­com­pa­gna­trice d’une per­sonne han­di­ca­pée. Et quand on s’aper­çoit de sa bou­lette, on n’a plus qu’à être confus pour un bon mo­ment.

Cela étant, lors­qu’il y a ef­fec­ti­ve­ment in­ci­vi­lité, je suis plu­tôt fa­vo­rable au fait d’in­ter­ve­nir. Contrai­re­ment à ce qu’ont dit Tof et Smop, il ne s’agit pas de faire la loi : il ne s’agit pas de cas­ser la fi­gure aux ma­lo­trus. Juste de leur faire re­mar­quer leur manque de sa­voir-vivre. Le vivre en­semble, ça s’ap­prend, et c’est le res­pect des autres. Lorsque quel­qu’un ne res­pecte pas les règles de la com­mu­nauté, n’im­porte quel ci­toyen est en droit de se sen­tir agressé et de le faire sa­voir. @Smop, @Tof : si votre voi­sin met sa mu­sique trop fort à 3h00 du matin, il vous pa­raît na­tu­rel de le lui faire re­mar­quer. Vous ne faites pas la loi : vous vous conten­tez de rap­pe­ler quel­qu’un à l’ordre, parce que sa li­berté em­piète sur la vôtre. C’est la même chose.

24)
Smop
, le 25.10.2010 à 12:15

Lorsque quel­qu’un ne res­pecte pas les règles de la com­mu­nauté, n’im­porte quel ci­toyen est en droit de se sen­tir agressé et de le faire sa­voir. @Smop, @Tof : si votre voi­sin met sa mu­sique trop fort à 3h00 du matin, il vous pa­raît na­tu­rel de le lui faire re­mar­quer. Vous ne faites pas la loi : vous vous conten­tez de rap­pe­ler quel­qu’un à l’ordre, parce que sa li­berté em­piète sur la vôtre. C’est la même chose.

Les “règles de la com­mu­nauté” est une no­tion à géo­mé­trie va­riable. Chaque in­di­vidu a sa propre échelle de va­leurs, qui elle-même évo­lue selon le temps et l’ex­pé­rience. Par ailleurs, il existe une nuance de taille entre dé­fendre son es­pace et in­ves­tir celui des autres. De plus, tu ou­blies un élé­ment es­sen­tiel qui s’ap­pelle la to­lé­rance. Si un voi­sin fait du bruit, je le sup­porte. Si ça de­vient sys­té­ma­tique, je fais appel à la per­sonne qui est payée pour ré­gler ce genre de pro­blèmes, à sa­voir le gar­dien de la ré­si­dence où j’ha­bite.

Lorsque j’étais gamin, il y a une tren­taine d’an­nées, comme la plu­part des ados de mon âge, j’avais des deux-roues très bruyants. Les 10 km/h que je ga­gnais sur mes 50cc jus­ti­fiaient à mes yeux le bruit d’en­fer que fai­sait ma pé­tro­lette après avoir mo­di­fié son pot d’échap­pe­ment. Au­jour­d’hui, lorsque je vois pas­ser de­vant moi un de ces en­gins, bien que je trouve main­te­nant ce bruit in­utile et dif­fi­ci­le­ment sup­por­table, je m’abs­tiens d’in­ter­ve­nir. Je sais que a) ça ne sert à rien, et b) j’ai aussi été “jeune et con”. D’ailleurs, ça marche aussi dans l’autre sens.

25)
jc­bourdo
, le 25.10.2010 à 12:21

Je dis au contre­ve­nant ( je suis réel­le­ment in­va­lide et il me faut beau­coup de place pour mon­ter dans ou sor­tir de ma voi­ture) : bravo, vous au moins vous n’avez pas peur des in­va­lides, si cette place était ré­ser­vée aux cham­pions de boxe vous ne vous y met­triez pas.

26)
Mar­co­li­vier
, le 25.10.2010 à 12:21

Ne pos­sé­dant pas de voi­ture, je n’ai, me semble-t-il, ja­mais été in­ter­pellé par une telle si­tua­tion. Par contre, et contrai­re­ment à Tof et à Smop, je crois au contraire dans la vertu de la pré­ven­tion qui consiste, non pas à dé­non­cer, mais de s’in­té­res­ser vé­ri­ta­ble­ment aux autres tout en ayant le cou­rage de leur mon­trer que par­fois (comme nous d’ailleurs), ils agissent de ma­nière peu res­pec­tueuse des autres, sou­vent sans mau­vaises in­ten­tions d’ailleurs.

Par exemple dans le train, il est très fré­quent que les per­sonnes qui écoutent leur ipod dé­rangent les autres sans s’en rendre compte. Les basses et autres ryth­miques, c’est sympa sauf lors­qu’on en­tend que ça. Pre­nant le train jours les jours, je n’hé­site plus de­puis long­temps à in­di­quer po­li­ment aux per­sonnes que leur mu­sique s’en­tend fort et de les prier de bais­ser quelque peu le vo­lume (va­lable pour les conver­sa­tions sur natel/mo­bile). Dans la quasi ma­jo­rité des cas, les per­sonnes ne se ren­daient pas compte qu’ils étaient une source de nui­sance pour les autres, et après ex­cuses, ont baissé le son.

Ce n’est ja­mais plai­sant de se faire re­mettre à l’ordre lors­qu’on fait quelque chose de so­cia­le­ment in­adapté (cra­cher par terre, jeter ses dé­chets sur le trot­toir, écou­ter très fort sa mu­sique, mettre ses pieds sur la chaise d’en face, ne pas céder sa place aux vieux, etc.), et nous les Suisses sommes plu­tôt sen­sibles à ces re­mon­trances. Ce­pen­dant, dire les choses avec gen­tillesse, sans acri­mo­nie, en pen­sant sin­cè­re­ment que la per­sonne ne cherche pas spé­ci­fi­que­ment à nuire, ça aide beau­coup, et la per­sonne sera d’au­tant plus ré­cep­tive si vous lui faites une re­marque avec dou­ceur, tout en res­tant ferme. Mais comme ce n’est tou­te­fois pas à nous de l’obli­ger à agir, elle est libre d’agir comme bon lui semble, en toute mau­vaise conscience ce­pen­dant…

27)
Tom25
, le 25.10.2010 à 13:13

Moi aussi ça m’énerve quand les gens oc­cupent les places ré­ser­vées. Mais ça m’énerve aussi quand ils se garent dans les al­lées près de la porte, ça rend la cir­cu­la­tion dans le par­king bien moins pra­tique, moins fluide et plus dan­ge­reuse (on a moins de vi­si­bi­lité quand on roule).

J’au­rais envi de faire ne re­marque, mais je ne le fais que ra­re­ment. Pas mé­cham­ment au début, mais j’ai dû mal à lâ­cher si le ton monte. Et je ne suis pas im­pres­sion­nant, mais spor­tif, cer­tains ca­ma­rades d’écoles l’ont re­mar­qué … un peu tard, tant pis pour eux ….

Je pense ef­fec­ti­ve­ment que les re­marques sont jus­ti­fiés, et ce n’est pas se faire jus­tice que de faire une re­marque. Se faire jus­tice se­rait d’y pous­ser sa ba­gnole dans le talus pour li­bé­rer la place, ou d’y cre­ver les pneus, ou ….

Ce qui me dé­range avant tout dans ce com­por­te­ment, c’est le sen­ti­ment qu’ont ces per­sonnes d’être plus ma­lines que les autres, ou plu­tôt d’avoir plus de droit que les autres. Co­luche au­rait dit « On est tous égaux, mais cer­tains sont plus égaux que d’autres ! ».

28)
ce­rock
, le 25.10.2010 à 13:44

Etes-vous prêt a rire ? Ma femme c’est une fois fait en­gueu­ler pour avoir sta­tion­ner un bus pour han­di­ca­pés sur une place dé­diée. Un homme (en par­faite santé et sans aucun ma­ca­ron) vou­lait ce par­quer là ;) Il y a vrai­ment des sans gênes

29)
Mat­kin­son
, le 25.10.2010 à 13:51

Moi ce qui m’énerve, ce n’est pas seule­ment les gens qui se garent in­dû­ment sur les places ré­ser­vées aux han­di­ca­pés, mais juste qui se garent n’im­porte où n’im­porte com­ment (genre sur un pas­sage pié­ton, sur un trot­toir, etc.) et qui pré­té­ritent la sé­cu­rité des pié­tons. En Suisse je trouve qu’on a beau­coup de chance, les au­to­mo­bi­listes sont très lar­ge­ment res­pec­tueux des em­pla­ce­ments (faut voir com­ment ils sont ra­pides à poser un PV les pan­dores aussi). Quand je vais en France par contre, no com­ment… Ceci dit je trouve quand même que les places ré­ser­vées res­tent res­pec­tées en gé­né­ral.

En ce qui concerne ces places ré­ser­vées, je me suis déjà fait avoir par un gars ap­pa­rem­ment pas han­di­capé mais qui l’était réel­le­ment. Je lui avais fait signe qu’il était sur une place pour han­di­ca­pés, et il m’a ré­pondu très gen­ti­ment en sou­riant et en poin­tant du doigt sa carte que je n’avais pas vue. Au temps pour moi… :-) Quand j’étais plus jeune mon style c’était plu­tôt col­ler un post-it sous l’es­suie-glace avec un début de prose qui fe­rait honte à mes aïeux (ça m’éneeer­vait quand je voyais ça mais alors !). C’est tou­jours plus sympa que d’écrire au mar­queur sur le pare-brise ou le capot…

Main­te­nant je ne fais plus rien, ça m’énerve pour fi­na­le­ment pas grand-chose, vu que ce n’est pas tel­le­ment mon pro­blème à la base et qu’il y a d’autres choses qui me pa­raissent plus im­por­tantes que ten­ter un cours de ci­visme sur un…… voilà quoi. :)

Au fait, les pan­neaux “Si tu prends ma place, prends mon han­di­cap” se trouvent des deux côtés de la fron­tière (tant à Tou­louse par exemple que sur Suisse ro­mande).

30)
406
, le 25.10.2010 à 14:05

çà me rap­pelle une fois, à la grande motte. avec la pous­sette, im­pos­sible de pas­ser sur le pas­sage pié­ton à cause d’une twingo garé des­sus. Ma com­pagne a tagué de “noms d’oi­seaux”, toutes les vitres avec son rouge à lèvres. =))

32)
406
, le 25.10.2010 à 17:08

je ré­agis pa­reil que quand je vois des bour­geois qui roulent au fuel. =))

33)
In­connu
, le 25.10.2010 à 17:34

Il y a un truc que j’ai fait 2 fois et qui a mar­ché à chaque fois: même en tenue de ville, s’éton­ner de l’ir­ré­gu­la­rité du par­cage du tru­blion avant de conclure sur le ton le plus sé­rieux du monde: “Je vais de­voir ver­ba­li­ser.

34)
Smop
, le 25.10.2010 à 17:36

je ré­agis pa­reil que quand je vois des bour­geois qui roulent au fuel. =))

Qu’est ce que c’est qu’un “bour­geois” ? Un cou­sin de Li­liane Bet­ten­court ? Celui qui ar­rive à bou­cler ses fins de mois ? Un qui­dam pro­prié­taire de son ap­par­te­ment (pour le­quel il paye vingt ans un cré­dit) ? Le pay­san qui ex­ploite son propre lopin de terre ? Ou bien celui qui mange à sa faim ?

35)
zit
, le 25.10.2010 à 18:28

Je n’ai pas la chance d’avoir une au­to­mo­bile, ni une voi­ture, donc comme Su­per­co­pieur, je fré­quente ra­re­ment ces lieux, vu que ce type de grande sur­faces de zones com­mer­ciales ne peut se fré­quen­ter qu’avec un moyen de trans­port pol­luant, es­sayer de s’y rendre à bi­cy­clette est sui­ci­daire ! (en plus, les bâ­ti­ments en tôle peinte de cou­leurs vives ou pas­tel de ces zones me ré­pugnent, on em­pêche à un ci­toyen de faire la moindre mo­di­fi­ca­tion chez lui, genre amé­na­ger des combles ;–), mais ex­pli­quez moi com­ment ces hor­reurs ont pu avoir un per­mis de construire ! D’autre part, après 5 mi­nutes chez Ikea, j’ai mal au crâne, ce qui m’ar­rive ra­re­ment, peut–être so­ma­tisé–je, mais peut–être est–ce dû aux sol­vants des colles qui font tenir la sciure, pask’un meuble Ikea, c’est ça, du dé­chet de bois que l’on colle –très écolo, en fait–).

Non­obs­tant, je suis tou­jours assez cour­roucé par le manque de res­pect que ma­ni­festent les gens en gé­né­ral, place han­di­capé ou pas­sage pié­ton, mais aussi piste cy­clable ou place de li­vrai­son, peu im­porte, la sacro–sainte ba­gnole prime sur tout…

z (cy­cliste qui s’ar­rête aux pas­sages pour pié­tons, je ré­pêêêêêêêêêêête : quand il s’y trouve un pié­ton !)

36)
Fran­çois Cuneo
, le 25.10.2010 à 18:46

Ma­dame Pop­pins, il y a quelques an­nées, je la ra­me­nais à chaque fois.

Pas seule­ment dans le cas dont tu parles, mais aussi quand les pa­rents d’élèves se par­quaient sur nos places, ou sur le trot­toir, ren­dant dan­ge­reux l’ac­cès à l’école par les élèves.

En règle gé­né­rale, je ne ré­agis plus.

Je suis dé­cou­ragé, je laisse faire, me ren­dant bien compte que si je fais une re­marque, c’est en­core moi qui vais pas­ser pour un con.

Je n’ai pas à édu­quer les gens en de­hors des élèves de mon col­lège, comme le disent cer­tains ici, il y a des gens qui sont payés pour ça.

Par contre, j’in­ter­viens dans la rue si je vois des ga­mins se battre, ou avoir un com­por­te­ment dan­ge­reux en rap­port avec la cir­cu­la­tion.

37)
Sa­luki
, le 25.10.2010 à 19:20

@406
C’est une auto ? Pour d’autres, c’est 993.

Les pan­neaux « Si tu prends ma place, prend mon han­di­cap » se mul­ti­plient de ce côté de la fron­tière à l’ini­tia­tive d’un club ser­vice. Mais ce n’est pas gagné avec cer­taines mu­ni­ci­pa­li­tés qui le re­fusent, dont, je crois,la ca­pi­tale-que-le-monde-en­tier-nous-en­vie.

Ma­dame Pop­pins, fais comme Ma­dame Sa­luki : elle avait re­péré la voi­ture de l’épouse du maire/syn­dique garée aussi peu ci­vi­que­ment. Elle a laissé son en­gin-honni-ici (avant de cas­ser le mo­teur, Fran­çois) der­rière elle. Elle a fait ses courses, puis a salué avec cha­leur la dame qui a at­tendu un bon mo­ment…

38)
pat3
, le 25.10.2010 à 19:30

Ça me rap­pelle une anec­dote ré­cente. Je vais en ville por­ter l’iMac fa­mi­lial qui a fait un ma­laise, et, su­bo­do­rant la dif­fi­culté à trou­ver des places à proxi­mité, je rentre dans le par­king sou­ter­rain le plus proche; vingt mi­nutes plus tard, j’en res­sort épuisé, sans avoir trouvé la moindre place et après avoir fait au moins cinq tours de ma­nège.
Nous étions nom­breux à tour­ner, per­sonne n’a songé à prendre un place ré­ser­vée aux han­di­ca­pés. Mais l’éner­ve­ment ga­gnant, à chaque tour j’ai re­gardé les trois places déses­pé­ré­ment vide, de­vant les­quels at­ten­dait un jeune homme em­ployé par une of­fi­cine au nom proche de “wa­shyour­car”. Au deuxième tour, je tem­pê­tais in­té­rieu­re­ment à me dire que cet em­pla­ce­ment, très bien placé à l’en­trée du par­king au­rait très bien pu ser­vir à me garer.
Au cin­quième tour, avant de quit­ter cet enfer pour le plein air et le beau so­leil d’au­tomne qui ré­gnait sur Tou­louse ce jour-là, j’ai pensé à ce jeune homme dont le bou­lot consis­tait à at­tendre le client rétif en sous-sol, en bouf­fant du pot d’échap­pe­ment, et, fran­che­ment, je l’ai plein.

J’ai trouvé une place cent mètres plus loin, et j’ai mar­ché avec mon iMac 20 pouces sous le bras. Il fai­sait beau, le so­leil se re­flé­tait sur la Ga­ronne pa­res­seuse, et j’ai trouvé que fi­na­le­ment, la vie était belle, par­fois.

Edit Presque rien à voir avec le sujet! Ainsi va la mé­moire as­so­cia­tive :-)

39)
Tom25
, le 25.10.2010 à 20:35

Je ne suis ja­mais allé chez IKEA. Nos meubles ont été acheté chez un bro­can­teur du vil­lage voi­sin. Jeunes, on en avait acheté chez Confo­roma (qui ne doit pas être bien dif­fé­rent d’IKEA).

Blo­quer une voi­ture pour­rait me venir à l’es­prit, mais pas trop long­temps tout de même. Je pense que je guet­te­rais de­puis la ter­rasse d’un café et j’y irais au bout de quelques mi­nutes. Se garer à une place han­di­capé est un com­por­te­ment mé­pri­sant, blo­quer quel­qu’un très long­temps l’est tout au­tant.

Et je n’au­rais pas me­nacé ma fiancé de la quit­ter si elle avait fait ça. On se se­rait sû­re­ment en­gueu­ler par contre.

En­core une fois, je suis assez pour la vio­lence phy­sique en fait, je trouve ça moins violent que cer­taines ré­ac­tions que je lis ici.

40)
Ma­dame Pop­pins
, le 25.10.2010 à 21:27

Ce qui va man­quer de ci­visme, c’est… mon at­ti­tude à moi, ce soir : je ne vais pas réus­sir à ré­pondre à tout le monde mais j’ai envie de vous re­mer­cier – une nou­velle fois – pour vos com­men­taires.

Cer­tains m’ont amusé – j’ima­gine la tête du gars si je m’étais par­quée der­rière lui -, m’ont éton­née – le pro­blème de la place pour han­di­capé ne se ren­contre pas que dans une zone com­mer­ciale, il peut sur­ve­nir de­vant un théâtre, un hô­pi­tal, un ci­néma, une pis­cine ou que sais-je -, m’ont in­ter­ro­gée – bien sûr que le low cost a un prix mais fran­che­ment, qui me dit que le cher a un meilleur rap­port “prix – contri­bu­tions so­ciales, outre que, de toute ma­nière, mon porte-mon­naie ne me le per­met pas – m’ont fait sou­rire – j’ima­gine le “je vais de­voir ver­ba­li­ser – m’ont fâ­chée un peu – dire sa ré­pro­ba­tion n’est pas se sub­sti­tuer à l’au­to­rité pu­blique puis­qu’il faut dis­tin­guer “res­pon­sa­bi­lité lé­gale” (être amendé pour ce com­por­te­ment) et “res­pon­sa­bi­lité mo­rale”, la­quelle existe même en l’ab­sence de “sanc­tions ju­ri­diques”.

Bref, je vous pré­sente mes ex­cuses de ne pas prendre le temps de ré­pondre à cha­cun in­di­vi­duel­le­ment : j’ai des gants, écharpes, bon­nets, chaus­sures à ran­ger sur mes éta­gères, moi :-) Le temps est hi­ver­nal ici en Suisse, les pre­mières neiges sont tom­bées par loin de chez nous et on va bien­tôt pou­voir avoir un billet sur “je dé­teste les cons qui fraudent dans la file de­vant les re­monte-pentes” !

Bonne soi­rée,

MP (qui ne fait pas de ski en réa­lité)

41)
guru
, le 25.10.2010 à 21:54

Faire une re­marque hu­mo­ris­tique à un ma­lo­tru n’est pas prendre la place du per­son­nel ha­bi­lité à sanc­tion­ner. Je ne pense pas qu’il faille se taire… en tous cas j’ai du mal à le faire. Comme le di­sait Al­phonse: “Mon sang ne fit pas cent tours; mon sang ne fit pas 99 tours; mon sang ne fit pas 98 tours… Bref mon sang ne fit qu’un tour”.
Sou­vent je vais vers ces usur­pa­teurs et je leur dis: “C’est triste pour vous” et de­vant le re­gard in­ter­lo­qué “ce han­di­cap… la tête je sup­pose?”

42)
Smop
, le 26.10.2010 à 00:17

Non­obs­tant, je suis tou­jours assez cour­roucé par le manque de res­pect que ma­ni­festent les gens en gé­né­ral, place han­di­capé ou pas­sage pié­ton, mais aussi piste cy­clable ou place de li­vrai­son, peu im­porte, la sacro–sainte ba­gnole prime sur tout…

Ne met­tons pas tout sur le dos de la “ba­gnole” – enfin, les vé­hi­cules à mo­teur – (pour ma part, je ne roule qu’à moto). Car si l’on s’as­sied une heure à la ter­rasse d’un café pa­ri­sien, on verra bien plus de vélos qui grillent les feux rouges, cir­culent à contre­sens ou sur les trot­toirs, de pié­tons qui tra­versent n’im­porte où et n’im­porte quand, de “vé­hi­cules” di­vers et va­riés se dé­pla­çant sur les trot­toirs à une vi­tesse po­ten­tiel­le­ment dan­ge­reuse pour les pié­tons (ska­te­boards, rol­lers, trot­ti­nettes, Seg­ways) que d’au­to­mo­bi­listes ir­res­pon­sables.

Je roule tous les jours et beau­coup, ce qui me donne mal­heu­reu­se­ment loi­sir de croi­ser sou­vent mes sem­blables. Si je de­vais dé­cer­ner une dis­tinc­tion aux mau­vais conduc­teurs en mi­lieu ur­bain, le haut du po­dium se­rait sans aucun doute tenu par les scoo­ters, sui­vis de près par les vélos, et la troi­sième marche se­rait pour les li­vreurs, ex-ae­quo avec les bus et les poids-lourds. Au mi­lieu de tout ça, les quelques cons qui sta­tionnent sur les places pour han­di­ca­pés re­lèvent de l’anec­dote.

Il est de bon ton au­jour­d’hui de cri­ti­quer les vé­hi­cules mo­to­ri­sés, mode écolo oblige, mais n’ou­blions pas qu’il y a tou­jours un hu­main aux com­mandes. Je se­rais prêt à pa­rier que le jour où les mo­teurs à ex­plo­sion se­ront de l’his­toire an­cienne, on trou­vera un nou­veau bouc émis­saire.

43)
Ti­romh
, le 26.10.2010 à 07:08

Re­naud > y en a Aix :)

44)
zit
, le 26.10.2010 à 07:42

Smop, je ne stig­ma­tise pas la ba­gnole par effet de mode, c’est juste que je la cô­toie tous les jours sur mon deux–roues à pro­pul­sion gui­bo­lesque, et, puisque le sujet était le sta­tion­ne­ment ir­res­pec­tueux, c’est quand même elle qui a la palme. Concer­nant le conster­nant pi­lo­tage des cy­clistes, je suis bien d’ac­cord qu’il en est qui mé­ri­te­raient de se faire fau­cher par un 38 tonnes, pour leur ap­prendre !

Néan­moins, la cir­cu­la­tion dans Paris s’est sin­gu­liè­re­ment com­pli­qué ces der­niers temps du fait de pistes cy­clable à peine ma­té­ria­li­sées sur les trot­toirs (on se fait en­gueu­ler par les pié­tons entre qui on est obli­gés de sla­lo­mer alors qu’on est dans son bon droit, et que c’est à eux de dé­ga­ger), puis, cet été, de très nom­breuses pe­tites rues étroites ont vu leur cir­cu­la­tion au­to­ri­sée à contre–sens par les cy­clistes, avec un mar­quage au sol bien fai­blard…

Comme l’ex­plique le mou­ve­ment Mieux se Dé­pla­cer à Bi­cy­clette et d’autres as­so­cia­tions mi­li­tant pour la pe­tite reine, le code de la route ex­clu­si­ve­ment dédié à l’au­to­mo­bile est à amen­der, en ville, au pro­fit du vélo… Il reste en­core beau­coup de che­min à par­cou­rir, mais l’im­pul­sion don­née par la mu­ni­ci­pa­lité va dans le bon sens.

z (qui, mal­gré la langue et la bouffe in­nom­mable ai­me­rais bien ha­bi­ter Am­ster­dam, je ré­pêêêêêêêêêêête : vi­ve­ment de­main !)

PS : je le ré­pêêêêêêêêêêête : je m’ar­rête aux pas­sages pié­tons, même sans feu de si­gna­li­sa­tion, s’il s’y trouve un qui­dam sou­hai­tant tra­ver­ser (à leur grande sur­prise, en gé­né­ral).

PS2 : au Japon, la cir­cu­la­tion des cy­cliste est in­ter­dite sur la chaus­sée, obli­ga­toire sur les trot­toirs, et ça se passe très bien…

45)
Smop
, le 26.10.2010 à 12:19

Zit – tou­jours dans le hors-su­jet dont je suis un spé­cia­liste no­toire : si ça peut te ras­su­rer, les mo­tards ne sont pas beau­coup mieux lotis que les cy­clistes à Paris, ne se­rait-ce que par l’in­ter­dic­tion d’em­prun­ter les voies pour bus. Les pou­voirs pu­blics pré­fèrent voir les motos prendre des risques consi­dé­rables en to­lé­rant la re­mon­tée des files de voi­tures. Sans par­ler de la si­gna­li­sa­tion au sol et des pavés ex­trê­me­ment glis­sants, du sta­tion­ne­ment sur les trot­toirs de plus en plus sou­vent ver­ba­lisé, etc.

Quoi qu’il en soit, comme je l’ai com­menté dans un billet Cuk il y a quelques se­maines, je pense que Paris, de par sa su­per­fi­cie et son ac­ti­vité, n’est pas une ville faite pour les cy­clistes. De vé­hi­cules de pe­tite taille, tels que les Smart – éven­tuel­le­ment élec­triques – me semblent plus adap­tés.

Pour ter­mi­ner à pro­pos d’Am­ster­dam, en de­hors de la bouffe et de la langue, tu ou­blies le cli­mat épou­van­table. Pour ma part, point de bon­heur en des­sous de 25 de­grés ! Ah, vi­ve­ment que je re­tourne dans les îles tro­pi­cales…

46)
jc­bourdo
, le 26.10.2010 à 12:31

Smop, si les quelques cons qui sta­tionnent sur les places pour han­di­ca­pés re­lèvent pour vous de l’anec­dote, pour moi c’est un obs­tacle de plus sur un par­cours d’han­di­capé déjà bien en­com­bré. Ce genre de com­men­taire res­semble à “les quelques cons qui brûlent des voi­tures re­lèvent de l’anec­dote”.

47)
Smop
, le 26.10.2010 à 12:45

@ jc­bourdo : je me suis peut-être mal ex­primé, ou été mal com­pris. Je veux dire que parmi les mille pro­blèmes de ges­tion du tra­fic de mil­lions de per­sonnes, le pro­blème d’oc­cu­pa­tion abu­sive des places de sta­tion­ne­ment pour han­di­ca­pés reste “anec­do­tique” en termes de nombre de cas. Cela ne veut évi­dem­ment pas dire qu’il n’est pas à prendre en consi­dé­ra­tion, mais qu’il existe bien d’autres prio­ri­tés, même si une ré­flexion sta­tis­tique peut sem­bler cy­nique lors­qu’il s’agit de vies hu­maines. N’ou­blions pas qu’une conduite dan­ge­reuse ou des in­fra­struc­tures in­adap­tées sont sources d’ac­ci­dents et donc po­ten­tiel­le­ment d’han­di­cap. En tant que mo­tard de longue date, et de­vant un cer­tain nombre d’amis qui sont au­jour­d’hui en chaise rou­lante ou morts, j’en suis tri­ple­ment conscient. Pour moi, il s’agit d’un risque quo­ti­dien et ac­cepté, mais je sais aussi être ob­jec­tif.

48)
Guillôme
, le 26.10.2010 à 19:28

Pour ter­mi­ner à pro­pos d’Am­ster­dam, en de­hors de la bouffe et de la langue, tu ou­blies le cli­mat épou­van­table. Pour ma part, point de bon­heur en des­sous de 25 de­grés ! Ah, vi­ve­ment que je re­tourne dans les îles tro­pi­cales…

Peut-être que les filles de tris­tesse en vi­trine et les ci­ga­rettes qui font rire com­pensent lar­ge­ment pour Zit ces pe­tits désa­gré­ments ;)

49)
zit
, le 26.10.2010 à 21:43

Peut-être que les filles de tris­tesse en vi­trine et les ci­ga­rettes qui font rire com­pensent lar­ge­ment pour Zit ces pe­tits désa­gré­ments ;)

Bah, non, pas vrai­ment, mais es­sayer un Fle­vo­bike :

… toute la mé­ca­nique en­tiè­re­ment ca­ré­née, le cul dans un hamac, avec un moyeux Roh­loff 14 vi­tesses, freins à disque, un bel engin, pas trop dans mes moyens, mais on peut rêver.

z (vrai­ment mûr pour le vélo cou­ché, je ré­pêêêêêêêête : yennna pas, chez Ikea ?)

50)
Ma­dame Pop­pins
, le 26.10.2010 à 22:48

Zit :-))) j’ai­me­rais bien es­sayer, ça doit être vrai­ment “fun”. Et je te parie que d’ici peu, Ikea va en vendre ! Et pré­voir les places de parc qui vont avec !

51)
jc­bourdo
, le 27.10.2010 à 11:50

Smop, j’avais très bien com­pris, mais non seule­ment vous vous êtes mal ex­primé, mais vous avez fait un “hors sujet”. En effet, la ques­tion posée par ma­dame Pop­pins était : et vous, lorsque vous voyez une per­sonne en ex­cel­lente santé oc­cu­per une place de parc “han­di­capé”, vous ré­agis­sez com­ment ? Il n’a ja­mais été ques­tion d’un pro­blème de ges­tion du tra­fic de mil­lions de per­sonnes, sujet sur le­quel vous vous êtes étendu à tort. Bien sur, il existe d’autres prio­ri­tés et cette oc­cu­pa­tion abu­sive est anec­do­tique par rap­port à tous les risques in­hé­rents à la cir­cu­la­tion, mais il ne s’agis­sait que d’un pro­blème de sta­tion­ne­ment et de rien d’autre. Si on sort du contexte, on peut éga­le­ment écrire qu’en di­men­sion mon­diale, les pro­blèmes de cir­cu­la­tion sont de ca­rac­tère anec­do­tique.

52)
Tom25
, le 27.10.2010 à 13:29

Moi, je ré­sume tous ces pro­blèmes à de la crise exis­ten­tielle. Nous sommes nom­breux, de plus en plus nom­breux, avec de plus en plus de contacts (Fa­ce­book etc.) et pour­tant de plus en plus ano­nymes.

Se garer sur une telle place ré­ser­vée nous sort de notre ano­ny­mat, on s’oc­troie plus de droit que les autres, on est plus im­por­tant, et on se fait re­mar­quer (tant pis si c’est en mal).

Et quand on fait une re­marque à ces per­sonnes, quand on in­ter­vient, n’est ce pas un peu le même pro­ces­sus ?

Tom, qui contrai­re­ment à d’autres, ne s’ar­rête aux pas­sages pié­tons que si la per­sonne à lais­ser tra­ver­ser est un plai­sir pour les yeux (si vous sui­vez ma pen­sée ).

53)
Ma­dame Pop­pins
, le 27.10.2010 à 22:58

Tom, qui contrai­re­ment à d’autres, ne s’ar­rête aux pas­sages pié­tons que si la per­sonne à lais­ser tra­ver­ser est un plai­sir pour les yeux

Merde, est-ce à dire que je suis moche et que c’est pour ça que j’ai failli me faire écra­ser avec deux de mes bam­bins ce midi à cause d’un dé­bile qui li­sait ses mes­sages au vo­lant !! :-)))

54)
Tom25
, le 31.10.2010 à 15:47

Meuh non, toi au contraire tu crées des bou­chons ! Même quand tu ne sou­haites pas tra­ver­ser, même quand tu es en­core très loin de la chaus­sée, les hommes s’ar­rêtent pour te lais­ser pas­ser. Et ça crée des em­bou­teillages monstres !!!

55)
flup
, le 01.11.2010 à 08:31

J’avoue que je fais par­tie de ceux qui vont faire 10 fois le tour de l’en­droit pour trou­ver une place plu­tôt que me garer n’im­porte com­ment.

Par contre, la façon dont c’est consi­déré change en fonc­tion des ré­gions (pays?). À Bruxelles, les agents qui ver­ba­lisent pour mau­vais sta­tion­ne­ment ne sont pas des po­li­ciers; ils peuvent donc faire payer un au­to­mo­bi­liste qui n’avait pas payé, mais ne peuvent pas ver­ba­li­ser un usa­ger qui s’est placé à un en­droit où il ne pou­vait pas se pla­cer (place pour han­di­capé, de­vant une porte de ga­rage etc.).

En gros, il vaut mieux “se mettre n’im­porte où” que ne pas payer l’au­to­mate :(