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Vendredi 14 mai 2010
DXO, ho ho (v6)

Revoici l'article sur DxO que j'avais mis en ligne il y a quinze jours.

C'est un peu paresseux comme article du vendredi, je sais, mais bon c'est comme ça!

Bon week-end prolongé à toutes et à tous.

J'ai déjà parlé au moins… 10 fois de DxO.

Bien plus en fait (29 si les recherches Cuk ne se trompent pas, et encore, je n'ai cherché que sur le titre des articles!).

À la fois pour me pâmer sur ses qualités, tout au long des dernières versions, que pour gueuler ses multiples retards sur Mac au niveau des mises à disposition. Ça n'a pas raté cette fois, il a fallu attendre plusieurs mois pour voir sortir la version 6 sur nos machines, alors que nos cousins du monde PC disposaient de la chose depuis fin 2009.

On nous a promis cette nouvelle version Mac pour mai 2010, promesse tenue, puisque le logiciel est annoncé pour le 4 mai à 10 heures pour être finalement reporté au 10 mai à la même heure.

J'ai néanmoins reçu un lien vers la "golden master", que je vous propose de découvrir rapidement ici.

Je ne vais que montrer les nouveautés (et encore, peut-être ne suis-je pas exhaustif) puisque j'ai déjà décrit les principales fonctions de ce logiciel ici en version 5.1 et encore plus en détail ici, en version 4.1.

DxO, c'est quoi?

Juste avant de commencer, je me permets de vous redire ce qu'est DxO: un programme qui se targue de corriger vos images en tenant compte des faiblesses de votre matériel. Le fabricant a ainsi créé des modules dédiés à un objectif pour un boîtier. Ainsi, de nombreuses erreurs seront corrigées:

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Notez que les réglages peuvent être aussi bien automatiques que manuels. Que vous régliez ou pas manuellement, le programme connaît via le plug-in les faiblesses de votre couple boîtier-objectif, et corrigera par exemple le piqué là où c'est utile de le faire, puisque le logiciel sait où ce même piqué (par exemple) est déficient dans le couple objectif-boîtier utilisé.

Je dirais que ce qui me manque par rapport à un Lightroom ou un Aperture, c'est la correction locale , qui est certes possible puisque le logiciel le fait tout seul, mais qui n'est pas utilisable "au pinceau", comme le permettent les deux programmes précités.

J'ai ainsi pris 350 photos du mariage de Théodore samedi, Mathieu en a pris tout autant, et l'un comme l'autre, nous avons atténué les ombres sous les yeux des mariés et de leurs invités, par quelques coups de pinceaux, ce que n'est pas capable de faire DxO.

En contrepartie, DxO corrige toutes les erreurs des objectifs et permet de relever les ombres de manière générale via l e DxO Lighting.

Une installation simplifiée

Tout d'abord, au niveau installation, les choses sont plus simples qu'avant.

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On glisse l'application vers le dossier "Applications", et puis c'est tout.

Plus même besoin de télécharger les modules pour les appareils de photo en se prenant la tête pour ne rien oublier: vous glissez une image dans votre projet, si le module manque, une fenêtre vous propose de télécharger ce dernier.

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Remarquez que si vous voulez passer par une première étape de téléchargement, c'est toujours possible.

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Tout cela là aussi est bien plus simple que précédemment. Bravo.

Une interface bien plus OSX

L'interface est bien plus "OSX" qu'auparavant.

Nous retrouvons les fonds noirs très à la mode dans le monde des programmes de traitement de photos.

La fen p;ecirc;tre principale peut afficher 4 domaines différents qui sont:

  • Sélectionner, qui permet de choisir les photos à intégrer à un projet;

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L'affichage des vignettes est vraiment très rapide, tout comme le défilement dans le projet. On choisit les images en les glissant dans la zone du bas de la fenêtre.

  • Personnaliser, qui lui vous met en relation avec moult tirettes ou réglages automatiques à intégrer ou non à chaque image;

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En mode "Personnaliser", vous ne voyez certaines corrections que passé le cap des 75%

  • Traiter, qui s'occupe du développement de votre image (on va dire RAW) vers un autre format (disons JPEG, mais il y en a d'autres bien évidemment). Vous pouvez même d amp;eacute;velopper en même temps une même photo dans différents formats;

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  • Visualiser, qui vous permet d'afficher l'image originale et son "développement"

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Enfin! La visualisation de votre travail et les différences avec l'original sont visibles rapidement et quel que soit le pourcentage d'agrandissement. Quelle différence avec les versions précédentes! Remarquez que vous pouvez également présenter l'image

Notons au passage le nouvel assistant qui vous donne les indications nécessaires au bon démarrage du programme.

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DxO est d'une richesse incroyable. Presque trop riche même parfois. Pour pallier ce problème, trois espaces de travail sont disponibles:

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Les palettes (centre nerveux du programme) sont touchées par ces différents espaces.

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Espace "First Step" (premiers pas)

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Espace "Essentials"

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Espace "Advanced"

DxO et les performances

Ce qui m'a frappé à l'utilisation de DxO en mode "Sélectionner", c'est sa célérité.

En effet, j'ai chargé les 350 images du mariage de Théodore dans Lightroom 3 beta 2, et ce dans un nouveau catalogue, et les mêmes 350 images dans un projet DxO: au niveau prévisualisation des vignettes, DxO est incroyablement rapide par rapport à Lightroom. Magnifique navigation dans le programme français, beaucoup de ralentissements (mais j'en reparlerai, je crois que j'ai trouvé une solution) dans Lightroom.

En mode "Personnaliser", il faut compter 5 à 6 secondes pour afficher un RAW de Nikon D700 (12 MP), pratiquement le même temps que pour afficher la même image dans le module "Développement" de Lightroom.

Pour exporter les images, il faut compter entre 50 secondes par photo (toujours un RAW de D700) et un peu plus d'une minute. C'est pas mal tout de même, mais n'oublions pas que les corrections sont par défaut plus nombreuses que celles proposées par Lightroom, si l'on excepte les corrections locales de ce dernier, qui reste à ce niveau nettement plus rapide cependant.

DxO et la qualité d'images

Le nouveau moteur de développement du RAW offert par cette version 6 est simplement excellent.

Voyez un premier exemple en taille réelle, à 12'800 ISO (les images qui suivent ont été prises dans une piscine couverte sans aucune lumière artificielle, alors qu'il pleuvait dehors, donc dans des conditions très difficiles, avec un Nikon D700, associé à un zoom 70-200 ouvert à 2.8).

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Comme vous le voyez, le bruit est magnifiquement maîtrisé, sans trop de perte de détail.

Regardons maintenant la même photo reprise par LightRoom 3 beta 2.

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Le grain de type film est bien présent. Certains préféreront, d'autres pas.

Une photo à 6400 ISO maintenant, moins dans les extrêmes…

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Enfin, un essai 4'000 ISO. Toujours un détail en taille réelle.

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Moi, je trouve magnifique ce que savent faire les bons appareils (le Nikon D700) associés à de bons logiciels, dans les hautes sensibilités.

Je vais revenir également en quelques lignes sur le magnifique FilmPack 2 (qui ne change pas si j'ai bien compris).

Vous pouvez toujours (application autonome, plug-in Photoshop ou directement dans DxO) choisir le type de rendu du traitement des couleurs pour simuler de très nombreux films bien connus, mais aussi la forme du granulé desdits films.

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Mieux, vous pouvez croiser des rendus de couleurs et des rendus de grains.

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Encore plus fort, vous pouvez simuler le rendu de couleurs des boîtiers numériques les plus connus.

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Les autres nouveautés

Au niveau des nouveautés, je note qu'il est maintenant possible de travailler manuellement les corrections d'un objectif, même s'il n'est pas reconnu par DxO. Je n'ai pas pu essayer la chose, tous mes objectifs Nikon sont reconnus par le logiciel.

Les presets sont devenus des autoréglages, et son bien plus simples (à mon avis, mais c'est peut-être que j'ai lu le livre de Jean-Marie Sépuchre dont je vous parlerai la semaine prochaine) à manipuler qu'auparavant.

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En deux mots, un autoréglage vous permet de créer un type de rendu pour une image, et de l'appliquer sur d'autres ensuite.

DxO s'intègre parfaitement à Lightroom 2 (pas encore avec la 3 beta, ce qui est bien normal puisque les formats de catalogues ne sont pas encore définitivement coulés dans le bronze) dans un sens comme dans l'autre (possibilité d'aller chercher une image dans un catalogue Lightroom depuis DxO, ou d'envoyer une image depuis un catalogue Lightroom vers DxO qui sera réintroduite ensuite dans le catalogue, une fois le traitement effectué. Ça, la version 5 savait déjà le faire. Désormais, la 6 est capable de récupérer les données XMP d'une image et de les réintégrer ensuite dans le développement qu'il a effectué.

En conclusion

DxO est toujours meilleur, à chaque nouvelle version (encore heureux d'ailleurs!), même s'il ne fonctionne plus que sur MacIntel (je ne me rappelle plus si c'était déjà le cas avec la v5).

Pas de problème technique (l'éditeur semble avoir compris la leçon), célérité améliorée au niveau de l'utilisation dans tous les modules, excepté au niveau de l'exportation qui, si vous avez beaucoup d'images, risque d'être un peu chronophage, facilité d'utilisation me semble-t-il encore augmentée, rien à dire, cette nouvelle version est un gros progrès par rapport à la v5.

Le nombre d'objectifs et de boîtiers reconnus augmente à la vitesse grand V, même si certains regretteront toujours l'absence de leur matériel (plus de 2'000 combinaisons au moment où j'écris ces lignes).

Reste à savoir quelle est la place d'un tel logiciel dans nos flux de production.

Il est clair qu'un Lightroom, un Aperture ou un Bibble 5 ont l'avantage de tout gérer, de l'importation au catalogage en passant par le traitement dans la même application. DxO d'ailleurs l'a bien compris puisqu'il est capable, comme je l'ai écrit plus haut, de travailler en symbiose avec Lightroom (pas encore avec Aperture, malheureusement, je ne sais même pas si la chose est prévue.

Pour tous ceux qui travaillent avec des catalogueurs, DxO permet des corrections grandioses, automatiquement ou non.

Bref, je sais déjà que beaucoup vont trouver que ce logiciel est trop cher, trop ci ou trop cela. Je sais aussi que certains ont eu des problèmes à l'époque, qui me semblent être totalement oubliés.

Si vous êtes dans ce cas, peut-être pourriez-vous donner une petite deuxième chance à ce logiciel, puisqu'il est disponible en version démonstration entièrement fonctionnelle 30 jours.

Notez que la version Elite ou Pro ont exactement les mêmes fonctions: la différence? Les boîtiers reconnus de la version Pro vont du bas de gamme au matériel professionnel, ce dernier étant absent de la version Elite. Je vous laisse comparer la liste des matériels reconnus par les deux programmes ici.

Disponibilité et prix 

Les éditions Standard et Elite de DxO Optics Pro v6.2 pour Windows et Mac seront disponibles dès le 10 mai sur la boutique en ligne de DxO Labs et chez les revendeurs photo, avec une remise exceptionnelle jusqu’au 15 juin 2010

  • Edition DxO Optics Pro Standard : 99 € au lieu de 149 € (soit une économie de 50 €) 
  • Edition DxO Optics Pro Elite : 199 € au lieu de 299 € (soit une économie de 100 €) 

Cette mise à jour est gratuite pour tous les clients possesseurs d’une version 6, ou d’une version 5 achetée depuis le 1er juin 2009. Les autres utilisateurs bénéficient d’une remises exceptionnelle jusqu’au 15 juin 2010 sur les mises à jour : 

  • Mise à jour DxO Optics Pro Standard (toutes versions) vers DxO Optics Pro 6 Standard : 49 € au lieu de 69 €. 
  • Mise à jour DxO Optics Pro Elite (toutes versions) vers DxO Optics Pro 6 Elite : 69 € au lieu de 99 €. 

 

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