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Gestion des références bibliographiques (I): EndNote

Lorsqu’on publie les résultats de recherche, la maîtrise des références bibliographiques correspondantes permet de dégager une bonne vue d’ensemble de ce qui est déjà connu dans le domaine considéré.

Avec l’essor des outils informatiques sont apparus des logiciels permettant non seulement de collecter et de gérer ces références, mais également d’automatiser leur citation dans les publications ultérieures.

Aujourd’hui, nous passerons en revue un outil dédié à ce genre de tâches, l’usine à gaz dans son domaine, EndNote.

Dans un prochain billet, je vous parlerai également de deux outsiders que j’utilise aussi régulièrement, Papers et Zotero.

Il faut savoir que dans le domaine scientifique, les références bibliographiques proviennent essentiellement de trois sources:

  • Les publications parues dans des revues internationales et accessibles moyennant abonnement, généralement sous forme de pdf.
  • Les brevets, eux aussi accessibles en pdf.
  • Les livres, plus précisément appelés «monographies», qui constituent une étude complète et détaillée sur un sujet précis. Pour ce type d’information, c’est actuellement le papier qui prédomine, probablement plus pour longtemps.

Nous nous concentrerons sur le premier type de références, celles qui proviennent de revues internationales.

Enfin, pour clarifier ce qui suit, il est important de distinguer 3 éléments quand on parle de bibliographie:

  1. L’article lui-même (en général, le document pdf ou la version papier) qui contient   l’information scientifique publiée.
  2. La citation qui se trouve directement dans le texte de la publication, sous forme brève (p. ex. n° de référence, auteur-année) et qui renvoie à la référence se trouvant soit en bas de page, soit en fin de document.
  3. La référence, qui contient les métadonnées permettant de retrouver l’article. Elle comporte généralement le nom de l’auteur, le nom du support (revue, livre,...), ainsi que la référence propre du support (année, volume, page,...).

Une confusion fréquente vient du fait qu’en anglais, la référence est souvent traduite par «citation».

J’ai donc testé la dernière version de EndNote (X2.0.1), édité par Thomson Reuters.

Nous passerons en revue les différentes fonctions de ce logiciel.

  1. Son apparence
  2. Les formats y associés
  3. L’ajout et la gestion des articles
  4. Le formatage de la citation et de la référence
  5. L’introduction des citations et références «à la volée» dans les logiciels de traitement de texte, appelée «CWYW» en anglais, «Cite While You Write».

L’installation de EndNote se fait par simple glisser-déposer:

image

L’application prend 211 Mo d’espace disque. Après avoir installé un patch de mise à jour vers la version X2.0.1, on est prêt à démarrer.
Ah, j’allais oublier! Je vous parlais d’usine à gaz. Regardez un peu le nombre de dossiers accompagnant le logiciel lui-même. Nous verrons tout à l’heure l’utilité de certains d’entre eux.

image

Double-clic sur l’icone du programme, on sait tout de suite qu’il s’agit d’une version démo de 30 jours.

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Je vais quand-même pousser ici un coup de gueule contre ce développeur: au travail, j’utilise EndNote sur PC, ce qui me donnerait le droit d’utiliser chez moi le logiciel sur PC. Mais pas sur Mac! Si je veux utiliser la version Mac, je dois payer la licence plein pot, c’est à dire 227 €! Et ce, malgré mes demandes insistantes tant chez leur représentant pour la Belgique que directement aux USA.  Non mais, je ne vais quand même pas me convertir au PC uniquement pour pouvoir utiliser gratuitement EndNote à la maison. Non, non et non!
En fait, la version de démonstration, une fois les 30 jours passés, ne permet plus d’introduire de nouvelles références dans la base de données. Les autres fonctionnalités, elles, restent  heureusement inchangées.
Une fois tout ceci terminé, on doit effectuer un dernier choix:

image

En toute logique, on va créer une nouvelle bibliothèque. Je l’appelle «Projet 1», elle sera stockée dans mon dossier «Documents»:

image

Je n’active pas la fonction «Save as package»: ceci me permettra de me rendre compte de ce que fait EndNote quand il crée une bibliothèque.
Si je vais en effet dans le dossier «Documents», je me rends compte en effet que 2 entités sont créées.

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La base de données elle-même, c’est le fichier au format propriétaire .enl («EndNote Library»). C’est ce fichier qui contiendra les références.
Le dossier «Projet 1.data» servira à stocker les fichiers liés, comme par exemple les articles en pdf.
Au fait, si j’active l’option «Save as package», un seul document au format «.enlp» est généré. Si je le rebaptise en «.zip», je retrouve un dossier contenant les deux éléments précités, le fichier .enl et le dossier .Data .

Regardons de plus près l’interface de EndNote:

image

Maintenant, on peut tout fermer et nous allons chercher une publication sur le site de l’ACS, l’American Chemical Society, par exemple dans le «Journal of Organic Chemistry».
Les personnes allergiques à la chimie peuvent se rassurer, j’utilise ces publications ici simplement pour illustrer EndNote, pas pour vous faire faire de la chimie!
Nous ouvrons donc Firefox et allons sur le site de ce périodique. Nous allons nous intéresser par exemple au premier article du dernier numéro. Il apparaît comme ceci:

image

En premier lieu, je télécharge le pdf qui constitue donc le coeur de l’article. Ce pdf, je le stocke pour l’instant sur le bureau et je le renomme, ce qui me permettra de l’identifier facilement, même en-dehors de EndNote:
JOC_2009_74_2261
Ensuite, je vais cocher l’article et télécharger la citation.

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Je choisis de prendre la référence qui contient l’abstract (si, si, «abstract» est bien la traduction française, je viens de vérifier dans le «Robert et Collins». A mon grand étonnement cependant, il ne se trouve pas dans le Robert 2007!)
Comme vous pouvez le constater, le format EndNote est supporté par notre périodique, j’active donc le téléchargement.
C’est alors que je reçois la nouvelle fenêtre de dialogue suivante:

image

Je pourrais choisir d’ouvrir le fichier «downloadCitation» avec EndNote, mais je vais d’abord l’enregistrer sur le bureau. Histoire de voir ce que contient l’animal.
En l’ouvrant avec TextEdit, on obtient ceci:

image

Il s’agit en fait d’un texte tabulé et qui va donner à EndNote toutes les informations nécessaires pour stocker la fiche correspondant à cet article.
Vous remarquerez par exemple que les auteurs sont listés à côté de «%A» ou que le nom du journal se trouve à côté de «%J».
Pour insérer cette référence dans ma bibliothèque «Projet 1», il me suffit donc de glisser-déposer le fichier «downloadCitation» sur l’icone EndNote. Après s’être ouvert, EndNote me demande de sélectionner la bibliothèque dans laquelle je souhaite stocker cette référence. Je vais donc chercher le fichier «Projet 1.enl» dont j’ai parlé plus haut.
Youpie, la première référence se trouve maintenant dans mon fichier «Projet 1»! Ne pas oublier d’y attacher le pdf mentionné plus haut via le menu References > Attach File...

image

Une fois le pdf sélectionné, il va être copié par EndNote dans son propre dossier, vous vous souvenez, celui qui s’appelle «Projet 1.data».
Dès ce moment, vous pouvez donc mettre à la corbeille le pdf stocké sur le bureau.
L’écran principal de EndNote apparaît donc comme ceci:

image

La présence du trombone à gauche signifie qu’un fichier est bien lié à notre référence. Pour ouvrir ce fichier, il suffit de sélectionner le bouton «Open file» qui est entouré sur la capture ci-dessus.
En répétant ces opérations vous allez donc construire votre bibliothèque, qui ressemblera à ceci:

image

Pour gérer au mieux les dizaines, centaines ou milliers de références dont vous pouvez disposer, il est commode de créer des groupes, voire des groupes intelligents. C’est bien entendu de la même veine que ce qui se fait dans iTunes ou dans iPhoto.

Sur la partie supérieure droite de l’écran, vous avez également la possibilité d’effectuer une recherche. C’est ici qu'on trouve un gros point faible de EndNote: le logiciel est incapable de rechercher un mot au sein des fichiers pdf liés, il ne connaît que le contenu du fichier «.enl». Ce qui, pour moi, est tout bonnement anachronique au vu des possibilités techniques actuelles. Nous en reparlerons plus tard lorsque je vous présenterai le logiciel Papers. Un peu de patience.

Nous venons donc de voir que EndNote permettait de gérer une collection de références. EndNote permet également d’automatiser la citation de ces références dans un texte.
Revenons à notre premier article, celui dont j’avais stocké le pdf dans mon «Projet 1».
On peut le citer de plusieurs manières dans le texte:

  • (Khan, 2009)
  • (Khan et al.)
  • (1)
  • 1
  • ...

On peut le référencer de plusieurs manières:

  • Au niveau du rappel de la citation
    • (1)
    • 1
    • 1.
    • ...
  • Au niveau des auteurs
    • Mujeeb Khan, Volker Enkelmann and Gunther Brunklaus
    • Khan, M.; Enkelmann, V.; Brunklaus, G.;
    • M. Khan et al.
    • ...
  • Au niveau de la référence du journal
    • The Journal of Organic Chemistry 2009, 74, 2261-2270.
    • The Journal of Organic Chemistry 74, 2261-2270 (2009)
    • ...

Chaque périodique a son propre format pour donner la référence.
Si je veux écrire un article dans le «Journal of Organic Chemistry», un format propre à ce périodique doit être appliqué. Dans un autre journal, on demande un autre format.

Ce n’est pas très compliqué de formater à la main une ou deux références, mais cela peut devenir fastidieux quand vous écrivez un texte dans lequel se trouvent quelques dizaines, voire quelques centaines de références. C’est là qu'un logiciel comme EndNote devient presque indispensable.
Pour comprendre la situation, allez faire un tour de ce côté: Applications > EndNote X2 > Styles. Ce dossier ne contient pas moins de 3671 fichiers «.ens» («EndNote Styles») qui vont donc servir à formater différemment la citation et la référence à insérer dans mon texte.

Je retourne dans EndNote et via Edit > Output Styles > Open Style Manager, je sélectionne le style du journal «J Org Chem» dans lequel je veux écrire un article.

La référence formatée est visible dans la partie inférieure de l’écran EndNote:

image

Maintentant, je sélectionne ma référence, qui apparaît formatée dans la partie inférieure de EndNote:

image

Un contrôle-clic sur la référence, et je peux sélectionner l’option «Copy Formatted». Il me suffit après de venir à mon texte et d’y coller cette référence formatée:
    (1)    Khan, M.; Enkelmann, V.; Brunklaus, G. The Journal of Organic Chemistry 2009, 74, 2261-2270.

Encore une fois, cette opération simple peut devenir fastidieuse si vous devez mentionner un grand nombre de références.

Pour terminer, la cerise sur le gâteau, qui porte un nom: «CWYW», «Cite While You Write», que je traduis librement par «Référencement à la volée». C’est en fait un plug-in, développé tant pour Word que pour Pages. Il suffit d'installer le plugin correspondant.
Je vous l’explique pour Pages 09, qui effectue magnifiquement l'intégration avec EndNote. Il suffit d’avoir une bibliothèque ouverte dans EndNote au moment où vous travaillez sur Pages. Voyez la simplicité: après avoir choisi le format de la référence (menu Edition > Citations EndNote... > Gérer les citations... > Format de la bibliographie...) je vais dans le menu Insertion > Citation EndNote:

image

Après avoir introduit un critère de recherche (nom d’auteur par exemple), la référence apparaît et il n’y a plus qu’à l’insérer:

image

Une fois insérée, cette référence apparaît dans la bibliographie à la fin du document.

Concernant le prix de EndNote, je constate que la situation est plutôt confuse. Dans l’ordre croissant, voici quelques prix relevés:

Pays                              
Prix Normal    
Prix éducation
USA
amazon.com
195 $ 105 $
Belgique
researchsoftware.nl
227,23 € 105,41 €
Suisse
scientific-solutions.ch
379 CHF 179 CHF
France
ritme.com
300 € 179 €

Au-delà du prix élevé, même pour les versions «étudiants», on peut encore une fois regretter cette disparité, même au sein de l'Europe! Je ne sais pas vous, moi, j’y sens toujours une odeur d’arnaque. Et ils n'ont même pas l'excuse des frais de traduction, EndNote n'existe qu'en anglais!

Pour récapituler, nous avons vu la facilité avec laquelle des références pouvaient être introduites dans EndNote. Un fichier de type pdf peut être lié à chaque référence. Le logiciel facilite la gestion de ces références, ce qui est particulièrement bienvenu lorsqu’elles sont nombreuses.

Ensuite, les références formatées peuvent être introduites dans n’importe quel traitement de texte à partir de EndNote lui-même via la fonction «Copy Formatted».

Enfin, cette opération peut même se faire directement depuis le traitement de texte, grâce à la fonctionnalité «CWYW», «Cite While You Write» et ce, à condition que le plugin correspondant soit disponible, ce qui est le cas pour Pages et pour Word.

Dans les regrets, le fait que le logiciel ne soit pas capable d’effectuer une recherche au sein même des documents pdf. Pour une prochaine version, une interface un peu plus recherchée serait également la bienvenue. Mais il est vrai que EndNote est un logiciel issu du monde PC, on ne doit peut-être pas se plaindre trop.

Dans un prochain article, je vous présenterai Papers et Zotero, deux logiciels alternatifs à EndNote.

16 commentaires
1)
François Cuneo
, le 21.04.2009 à 07:19
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Merci Migui, j’ai enfin compris comment fonctionne Endnote.

Je sais que je n’en aurai pas besoin, mais alors quelle puissance pour le scientifique!

Il y a un module Latex? (Je ne demande pas ça pour moi hein, mais pour deux de nos rédacteurs chéris, qui je pense, je ne me rappelle plus, ont trouvé l’équivalent gratuit!:-))

Pour les différences de prix, je pense que c’est une question de distributeurs qui font leur marge.

Cela dit, étonnant, le coup du “vous avez le droit d’utiliser le produit sur la même plateforme à la maison, pas sur une autre…”.

Soit on interdit tout, soit on autorise tout.

Merci pour ce bel article

2)
Louije
, le 21.04.2009 à 07:54
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@François Cuneo : ça, c’est un défi pour qu’une belle âme propose un article sur BibDesk. Je seconde…

Merci beaucoup Migui, en tout cas. J’ai moins peur d’EndNote.

3)
Jean-Pierre Gattuso
, le 21.04.2009 à 07:55
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Je voudrais souligner que la politique commerciale de l’éditeur d’EndNote est particulièrement couteuse pour ses clients. Les mises à jours (payantes, environ 100 euros) se succèdent au rythme d’une tous les 12-18 mois. C’est la raison pour laquelle j’ai cessé de l’utiliser il y a 3 ou 4 ans.

Deux logiciels ne sont pas mentionnés dans l’article:

– Bookends, $99 avec des mises à jours payantes à une fréquence et un coût ($29) raisonnables : http://www.sonnysoftware.com/

– Bibdesk, gratuit et particulièrement bien adapté aux utilisateurs de latex: http://bibdesk.sourceforge.net/

Papers et Zotero, qui feront l’objet d’un prochain article, sont des alternatives intéressantes et innovantes mais je reste, pour l’instant, un utilisateur de Bookends.

4)
elo
, le 21.04.2009 à 09:06
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Merci pour la présentation. Les gestionnaires bibliographiques sont parmi les applications indispensables et presque les moins utilisées, même à l’université. Pourtant, ils facilitent énormément la vie. J’apprends à mes enfants qui sont au collège à déjà utiliser Bookends. À mon avis on devrait en apprendre l’utilisation à tous les étudiants dès le collège. Y’a pas photo entre avec et sans dès le début.

J’ai également travaillé avec Endnote quand j’étais encore sur Windows, après avoir vu la lumière je l’ai aussi essayé sur Mac. Je suis vite passé à Bookends, beaucoup moins cher, aussi puissant, avec un support technique hyper rapide et proactif et natif de Mac. Papers est très bien, mais moins adapté aux sciences sociales. Zotero est encore à améliorer. Biddesk et Jabref pour Windows sont gratuits et peuvent être utilisés pour LaTeX, mais pas uniquement. Je les conseillais à mes étudiants qui n’étaient pas prêts à payer pour Endnote ou un autre logiciel. On peut au minimum faire du copier coller, c’est mieux que rien. Moi j’utilise Bookends avec Pages, Word, Mellel, DevonThink et également en fait LaTeX.

Endnote est le gestionnaire le plus utilisé, car il a essentiellement un monopole sur Windows et grâce à l’inertie des milieux académiques, mais le prix est surfait, la politique commerciale effroyable et le support technique presque absent, à moins que cela se soit amélioré depuis mon expérience.

5)
Franck Pastor
, le 21.04.2009 à 09:47
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Il y a un module Latex? (Je ne demande pas ça pour moi hein, mais pour deux de nos rédacteurs chéris, qui je pense, je ne me rappelle plus, ont trouvé l’équivalent gratuit!:-))

Maiheuu tu nous piques nos répliques François ! :-)

Je précise la question : y-a-t-il un module de sortie BibTeX dans EndNote ? La bibliographie en LaTeX est en effet le plus souvent gérée par ce programme externe à LaTeX, BibTeX (voir cet article). On stocke les « métadonnées » bibliographiques dans un fichier d’extension .bib, selon une syntaxe précise, et BibTeX se charge ensuite aussi bien du formatage de la bibliographie que du tri des références et de la gestion des citations.

Bref, ce serait bien si EndNote pouvait produire des fichiers de base de données .bib à partir de ses propres bases de données.

Sinon, comme le disent elo et J.-P. Gattuso, il existe un programme sur Mac OS X nommé BibDesk (testé ici par Fabien) qui est justement cela : une interface conviviale pour stocker ses références bibliographiques et produire ensuite des fichiers .bib. On pourrait le voir comme une alternative gratuite à EndNote, mais en beaucoup moins sophistiquée (je ne crois pas que BibDesk permette d’attacher l’article à la fiche de données correspondante, par exemple !).

Edit : j’ai rien dit, d’après le test de Fabien BibDesk permetde visualiser l’article correspondant, si on lui précise où il se trouve sur l’ordi ou sur le web. Pas d’attachement à proprement parler de l’article lui-même, par contre.

6)
Erio
, le 21.04.2009 à 10:49
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Ppour éviter l’usine à gaz EndNote et ses problèmes incessants (il y a qq années au moins), j’utilise maintenant Papers (trop bô) pour la gestion de ma biblio, surtout avec son mode de lecture plein écran, et Sente uniquement pour la mise en place des références bibliographiques dans un article. L’un et l’autre sont des sharewares & gèrent BibTex.

7)
elo
, le 21.04.2009 à 11:02
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Franck,

En fait au début j’utilisais Bibdesk pour LaTeX. Maintenant j’utilise Bookends. Cela me permet d’utiliser un seul logiciel pour utiliser ma biblio avec Word, Pages, DT, LaTeX. Tout est expliqué dans le pdf de Bookends. Il y a import-export entre BibDesk et Bookends, et Bookends importe sans problème Endnote, en tout cas il l’a fait pour moi quand je suis passé à BE.

Erio

Si je ne m’abuse Papers et Sente sont payants. J’ai essayé Sente et Papers avant d’opter pour Bookends. Papers est vraiment bien conçu et est à surveiller dans son évolution, mais, étant conçu à l’origine pour le monde scientifique, il n’est pas aussi polyvalent pour les sciences sociales et les études littéraires il me semble.

8)
Théodore Besson
, le 21.04.2009 à 11:30
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Merci Migui,

J’utilise Endnote au quotidien indispensable mais alors qu’est-ce qu’il pourrait être amélioré comme tu le dis.

Pas croyable le manque de dynamisme de ce soft au fil des ans.

Me réjouis d’avoir ton avis sur Zotero et Papers dont on m’a souvent dit le plus grand bien mais que je n’ai jamais testé personnellement.

Zotero est d’ailleurs il me semble uniquement compatible avec Firefox?

A bientôt et merci encore car cela faisait longtemps que je me disais qu’on devrait parler d’Endnote et consorts sur Cuk.

Th.

9)
Franck Pastor
, le 21.04.2009 à 15:56
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Je me réponds moi-même : oui, il est possible d’exporter le contenu d’une base de données EndNote au format BibTeX, si on en croit ce document explicatif en PDF. Et l’inverse est également possible !

Franck,

En fait au début j’utilisais Bibdesk pour LaTeX. Maintenant j’utilise Bookends. Cela me permet d’utiliser un seul logiciel pour utiliser ma biblio avec Word, Pages, DT, LaTeX. Tout est expliqué dans le pdf de Bookends. Il y a import-export entre BibDesk et Bookends, et Bookends importe sans problème Endnote, en tout cas il l’a fait pour moi quand je suis passé à BE.

Je n’avais jamais entendu parler de Bookends. Je vais y jeter un œil intéressé aussi.

10)
CHD
, le 21.04.2009 à 16:11
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J’ai utilisé EndNote un moment mais bon avec ma flemme… En pratique, je me contente d’une simple arborescence de fichiers triée par thématique et par auteur. Parfois j’accompagne le fichier (ps, pdf, doc, ppt, etc.) d’un petit fichier side-car au format rtf. Bref, cela n’offre pas tout les automatismes d’un Endnote mais c’est portable dans la mesure ou n’importe quel spotligth-like suffit pour retrouver les bons documents. Oula, il faudrait que je fasse un peu le ménage dans mon petit 5 Go de souk bibliographique – long soupir – !

11)
Théodore Besson
, le 21.04.2009 à 16:13
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Hum, il faudrait que je fasse un peu le ménage dans mon petit 5 Go de souk bibliographique – long soupir –

Je compatie, idem pour moi, mais bon sang pourquoi ne le fait-on pas (le ménage) au fur et à mesure!

Th.

12)
Migui
, le 21.04.2009 à 21:35
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Merci pour tous ces commentaires qui enrichissent ma propre connaissance du domaine.

Quelques commentaires au vol:

Merci pour vos “autoréponses” concernant BibTeX et autres exportations… moi, je n’aurais pas pu répondre!

Il y avait peut-être des problèmes avec les anciennes versions d’EndNote, je n’en ai eu aucun jusqu’à maintenant. Et les quelques fois où j’ai contacté leur support pour l’une ou l’autre question, on m’a aidé correctement.

Concernant d’autres logiciels, Bookends et Bibdesk, je ne les connais pas. En allant faire un tour du côté de Bookends, le logiciel me semble un peu moins fini que Papers, mais ce dernier, j’en parlerai extensivement dans mon prochain billet.

C’est vrai qu’à l’université, on est loin de l’unanimité pour l’utilisation de logiciels bibliographiques, beaucoup de professeurs ne les connaissent pas. Même pas ce professeur lausannois que je connais bien et qui a pourtant écrit moult articles et autres livres scientifiques!

J’ai utilisé EndNote un moment mais bon avec ma flemme…

C’est vrai que je dois parfois m’y obliger. Mais une fois que la base est complète, quel plaisir de savoir que la biblio de tout votre projet se trouve à un seul endroit. Fini les tracas!

13)
thomas
, le 21.04.2009 à 21:53
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Bonsoir,

Ce que je vais dire ne vise pas du tout l’article (très bon, merci :)

Je suis très étonné de voir dans les commentaires que la plupart des lecteurs utilisent des solutions payantes alors qu’il existe aujourd’hui zotero qui est multiplateforme, synchronisable, intégré à word, traduit en français (et plusieurs dizaines d’autres langues), et bientôt collaboratif. Tout ça pour rien, pour ma part, je trouve ça vraiment trop bien! Tant qu’on y est, je vais aller faire un tour sur leur site pour voir comment avance la prochaine mise à jour.

Vivement le deuxième article…

14)
Migui
, le 21.04.2009 à 22:05
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Je suis très étonné de voir dans les commentaires que la plupart des lecteurs utilisent des solutions payantes alors qu’il existe aujourd’hui Zotero…

Zotero, s’il est multi-plateforme et gratuit, n’est pas encore tout à fait complet…

Rien à faire, il faudra vraiment attendre la suite au prochain numéro ;-)

15)
Guillôme
, le 22.04.2009 à 10:45
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il existe aujourd’hui zotero qui est multiplateforme, synchronisable, intégré à word, traduit en français (et plusieurs dizaines d’autres langues), et bientôt collaboratif.

Oui mais apparemment, il ne fonctionne pas avec LaTeX…

Avec le support vraisemblablement de BibTeX avec OpenOffice 3.1, BibDesk est une solution très intéressante et gratuite.

16)
chenneq
, le 23.04.2009 à 23:21
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Merci pour ce très bon papier. Je vais le garder en référence dans EndNote ;-) Plus sérieusement, une revue aussi complète de Sente est elle envisagée ? Il semble qu’aujourd’hui ce soit le seul logiciel compatible avec Pages 08. mais aussi compatible avec les suites du monde libre (NeoOffice …) Une présentation agréable très proche de l’excellent (et pour moi indispensable Papers). Il pourrait potentiellement combiner stockage des pdf et outil de référencement pour les articles. Son prix 90$. C.