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Ces lu­tins qui nous hantent

La crise fi­nan­cière fait rage.  Le chô­mage est en hausse. La vio­lence est par­tout. Les pri­sons sont sur­peu­plées. Et ainsi de suite. Du coup, j'ai hé­sité: avais-je en­core le droit de rire?

Et puis, sa­medi der­nier, j'ai en­tendu Alain Ba­ra­ton, le jar­di­nier de Ver­sailles et de France Inter, par­ler des nains de jar­din. Et af­fir­mer que la ca­rac­té­ris­tique des nains de jar­din était qu'il n'y avait que des in­di­vi­dus mas­cu­lins parmi eux, pas de Mme Naine. J'étais convain­cue avoir pris un jour une photo de naine de jar­din, j'ai fouillé dans mes ar­chives photo, je l'ai re­trou­vée, et je l'ai en­voyée à Alain Ba­ra­ton.

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Cette créa­ture fé­mi­nine est-elle la naine-alibi?

 

Bien en­tendu, il m'a fait re­mar­quer par re­tour de cour­riel que oui, c'était là l'ex­cep­tion qui confirme la règle, et je me suis de­mandé si vrai­ment il avait rai­son.

J'ai com­mencé à cher­cher, et je suis tom­bée toute crue dans le monde des nains de jar­din. Ce qui m'a donné l'oc­ca­sion de me sou­ve­nir que j'ai un jour tra­duit un texte sur les nains de jar­din écrit pour un congrès de psy­cha­na­lyse, ou quelque chose d'ap­pro­chant, et que des gens très sé­rieux y par­laient du nain de jar­din sur un ton très sé­rieux.

J'ai dé­cidé de vous faire faire un petit tour dans le monde très sé­rieux des nains de jar­din. Ce qui du coup ré­pond à ma ques­tion de dé­part: la pla­nète va mal, il n'est donc sur­tout pas ques­tion de rire.

 

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Aux ori­gines du nain de jar­din

Venu des temps loin­tains, le nain de jar­din a en­vahi les jar­dins aux quatre coins du monde. Ils sont plu­sieurs à se dis­pu­ter l'hon­neur d'avoir “in­venté” le nain de jar­din, comme tou­jours pour les grandes in­ven­tions: élec­tri­cité, éner­gie ato­mique, pé­ni­cil­line - et nain de jar­din. La pa­ter­nité est contro­ver­sée.

Il sem­ble­rait qu'ils soient issus de la mode des jar­dins ba­roques, dans les­quels on pla­çait des fi­gures de toutes sortes - Apol­lon, Diane chas­se­resse, Leda, paons, tigres, lions - et lu­tins, qu'on n'ap­pe­lait pas en­core “nains de jar­din” Ils étaient en ma­té­riaux friables, à peine plus que du sable, ils ont dis­paru à ja­mais.

Cer­tains as­surent que c'est dans un roman de Wolf­gang Goethe qu'ils font leur pre­mière ap­pa­ri­tion sous le nom que nous leur connais­sons.

Cym­bales, Maes­tro, s'il vous plaît, le génie va par­ler.

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«Mon jar­din était cé­lèbre dans tout le voi­si­nage, et les voya­geurs s'ar­rê­taient pour ad­mi­rer, au-delà de la pa­lis­sade rouge, les men­diants en pierre et les nains co­lo­rés.» (Her­mann et Do­ro­thée, 1797)

Les ab­sents ayant tou­jours tort, une en­tre­prise qui a tenu le coup af­firme au­jour­d'hui que son an­cêtre a été le pre­mier créa­teur du nain mo­derne, vers 1874. Re­con­nais­sons qu'il fait par­tie des pré­cur­seurs, et avec ça on aura contenté tout le monde. Quant à la pre­mière image d'un nain de jar­din, il pa­raî­trait qu'elle a paru dans la Deutsche Illus­trierte Zei­tung du 5 juin 1886. Mal­heu­reu­se­ment, en dépit du sé­rieux de cette re­cherche, im­pos­sible de me pro­cu­rer cette illus­tra­tion his­to­rique. Il faut me croire, tout comme je crois ceux qui m'ont in­for­mée.

Bon, alors. C'est en Thu­ringe que le nain de jar­din a pris ra­cine, et c'est de­puis la Thu­ringe qu'il a es­saimé. Pas­sons sur les fa­bri­cants qui ont dis­paru. Le pre­mier dont nous avons toute l'his­toire, le voilà.

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Phi­lippe Grie­bel, fon­da­teur de dy­nas­tie

Il avait fini son ap­pren­tis­sage d'ar­ti­san de la por­ce­laine en 1860, en­suite de quoi, près de 15 ans du­rant, il a fa­bri­qué des têtes d'ani­maux, c'était sa spé­cia­lité. En 1874 il a dû en avoir marre, en tout cas il a quitté son job et il a ou­vert son propre ate­lier; contrai­re­ment à de nom­breux autres, il ne l'a ja­mais re­fermé. Il est mort en 1896, mais nous en sommes ac­tuel­le­ment à la qua­trième gé­né­ra­tion de Grie­bel, et leur boîte marche tou­jours très bien, merci. C'est qu'entre-temps, le nain de jar­din est de­venu un ob­jet-culte, et je ne suis pas sûre que les foudres du ciel ne s'abat­tront pas sur moi pour avoir usé du mot “objet”.

 

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Le voilà au sor­tir du four ma­ter­nel, bébé dont on dis­tingue déjà l'iden­tité

 

Selon cer­tains so­cio­logues, la pre­mière vague de nains a vrai­ment en­vahi les jar­dins après que, en 1896, l'Abbé Le­mire, dé­puté maire d'Ha­ze­bouk, a fondé la “Ligue du coin de terre et du foyer”, des­ti­née (sic) à mo­ra­li­ser la classe ou­vrière en la fai­sant ac­cé­der à la pro­priété d'un lopin de terre, pré­cur­seur des jar­dins ou­vriers. La dé­marche consis­tait en un double pro­jet, à la fois idéo­lo­gique et es­thé­tique.

Quoi de plus fa­cile que d'ame­ner de la gaieté dans ce qui était une ac­ti­vité ré­créa­tive que d'y pla­cer des nains de jar­din?

Au­jour­d'hui, il y en a 27 mil­lions en Al­le­magne, il s'en fa­brique deux mil­lions par an et les nains de jar­din s'ex­portent et pa­rent les jar­dins du monde en­tier.

 

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Un ca­ta­logue da­tant de 1929 - le nain a grossi en même temps que la po­pu­la­tion (photo Gri­bel)

 

Le conflit du nain de jar­din

Ce n'est pas simple. Car, contrai­re­ment aux lu­tins des fables qui se contentent d'être pré­sents au coin des his­toires et des contes de fées, ces lu­tins nou­velle ma­nière sont hau­te­ment vi­sibles, et sus­citent des sen­ti­ments très contras­tés: amour pas­sionné ou haine fé­roce. Il y a des in­dif­fé­rents, pro­ba­ble­ment mi­no­ri­taires - on ne compte pas ceux qui ignorent l'exis­tence du nain de jar­din, le jour où ils sau­ront, soyez as­su­rés qu'ils pour­raient bien prendre parti.

Pour­quoi aime-t-on le nain de jar­din?

Un groupe de so­cio­logues a une ré­ponse, que je vous livre ici

«Parce qu'ils sont de purs sym­boles de l'in­do­lore rou­tine, de pe­tits êtres sans per­son­na­lité, ils in­carnent aux yeux de leurs "met­teurs en scène", sans doute du fait de l'ado­rable terre à terre de leur âme, ce bon­heur my­thique de l'ab­sence de conscience. Parce qu'il ne pense pas, et qu'il est par là même igno­rant de tous les troubles du monde, sa vie ras­sure. Elle est, pour ré­su­mer, cette ab­sence d'ef­forts et de sur­prises à la­quelle as­pire l'ou­vrier vieilli à l'usine ou le petit com­mer­çant qui aborde la re­traite comme une Terre pro­mise. Le nain est leur éten­dard et à tra­vers leurs sta­tuettes en cé­ra­mique, tous les jar­di­niers-dé­co­ra­teurs re­de­viennent Adam, dans les trente mètres car­rés de leur pa­ra­dis que borde et pré­serve un grillage vert bou­teille.» (A. Ger­maine, V. Bar­baud, A. Fou­quaut, Les nains de jar­din, vers 2002)

D'autres y voient les pul­sions im­ma­tures de l'homme, on évoque Freud, Bet­tel­heim, je n'in­siste pas.

 

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Le voici dans son ha­bi­tat, le nain au­then­tique en terre (Photo Kari Baer)

 

Et puis il y a ceux qui haïssent le nain de jar­din. Il est le sym­bole d'un kitsch in­sup­por­table, le té­moin des faillites de l'édu­ca­tion, de la mé­dio­crité por­tée en bou­ton­nière. Sou­ve­nez-vous, lorsque le pre­mier mi­nistre bri­tan­nique John Major, com­plè­te­ment paumé, un peu pi­toyable, s'ef­fon­drait dans les son­dages et cou­rait prendre des conseils chez Mar­ga­ret That­cher qu'il avait rem­pla­cée, les An­glais l'avaient sur­nommé Nain de jar­din.

Il y a même des troupes d'ex­ter­mi­na­teurs du nain de jar­din, si, si.

Et puis il y a ceux qui consi­dèrent que des nains de jar­din en­fer­més dans des en­clos sont des vic­times, des pri­son­niers de l'égoïsme pe­tit-bour­geois, et ils ont fondé un Front de li­bé­ra­tion du nain de jar­din, qui s'est dis­tin­gué plus d'une fois par des ac­tions spec­ta­cu­laires, que les uns ap­pellent “de li­bé­ra­tion”, d'autre “de vol” des nains, sor­tis des jar­dins et remis dans la na­ture - où bien en­tendu beau­coup de ces nains meurent pi­toya­ble­ment, car un nain ap­pri­voisé ne peut pas être ra­mené sans autre à l'état de na­ture. Un nain de jar­din ça se soigne, ça s'en­tre­tient.

Car il faut sou­li­gner un élé­ment es­sen­tiel: un nain de jar­din digne de ce nom est en cé­ra­mique - le nain en plas­tique n'est pas un nain de jar­din, ce n'est qu'une illu­sion, il est au nain de jar­din ce que la ver­ro­te­rie est au dia­mant. De même que le vrai nain est tou­jours digne, par­fai­te­ment ha­billé, et… oui, d'ac­cord, Alain Ba­ra­ton, c'est un être es­sen­tiel­le­ment mas­cu­lin.

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Et voici un usur­pa­teur - sympa, mais en plas­tique (Photo Kari Baer)

 

Cu­rio­si­tés

Cela n'em­pêche cer­tains de créer d'étranges êtres - je ne vous en donne que quelques exemples, vous lais­sant le soin d'en cher­cher d'autres dans les ca­ta­logues.

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Ceci est une aber­ra­tion: un nain est tou­jours ha­billé et sa vie sexuelle se passe dans le se­cret des moules et des fours, pas comme ça, en pu­blic… (pu­bli­cité)

 

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En­core une ex­cep­tion vo­lon­ta­riste qui confirme la règle. Cette char­mante créa­ture s'ap­pelle Emma (pu­bli­cité)

Ces créa­tures-là sont sou­vent fa­bri­quées ailleurs qu'en Thu­ringe - ah oui, n'ou­blions pas que le nain de jar­din fait aussi l'ob­jet d'une guerre éco­no­mique, entre les “vrais” fa­bri­cants al­le­mands de vrais nains, et la concur­rence po­lo­naise ou autre, qui pro­duit à prix cas­sés des ob­jets qui ne sont pas dignes du nom de “nain de jar­din”.

Mo­ra­lité: il en va du monde des nains de jar­din comme du monde des hommes. Il y a les au­then­tiques et les imi­ta­tions, les sym­pas et les autres, la paix un temps, la guerre un autre - et sans doute la crise de la fi­nance, le chô­mage, la vio­lence. Après tout, les nains de jar­din ne sont pas des lu­tins, tout au plus n'en sont-ils qu'une éma­na­tion.

Les vrais lu­tins, eux, sont ailleurs: ils veillent tou­jours (du moins les éco­los es­pèrent, et moi aussi) sur les tré­sors de la terre. Il fau­dra que je me ren­seigne la pro­chaine fois que je ren­contre un lutin au dé­tour d'un rêve. A suivre.

 

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Ce nain de jar­din est presque re­venu à l'état de lutin. Un au­then­tique parmi les au­then­tiques. Je n'ai pas réussi à éta­blir le nom du pho­to­graphe - nord-est de l'Al­le­magne en tout cas.

 

Liens

Pour qui com­prend l'al­le­mand, je conseille ce lien avec un petit film qui re­late les aven­tures du nain de jar­din en Al­le­magne. D'ailleurs, on peut le voir même si on ne com­prend pas le texte

Le nain de jar­din a aussi ins­piré des groupes rock,

Et le site-kitsch le plus kitsch est ici.

Men­tion­nons en­core le Front de li­bé­ra­tion des nains de jar­din.

Et enfin je vous en­cou­rage à vi­si­ter la dé­fi­ni­tion du nain de jar­din, et à suivre les liens qu'elle vous sug­gère.

 

PS. Autre chose, en pas­sant.

1) J'ai com­mencé à tenir mon propre blog, ECRI­TURE, pas en­core très nourri, mais ça vien­dra. Vous pou­vez me rendre vi­site!

2) C'est la pre­mière fois que je mets mon hu­meur en ligne toute seule, suite à la leçon ex­press que Fran­çois m'a don­née lors du der­nier CUK Apéro. Et j'ai mis mon blog en ligne dans une égale au­to­no­mie, grâce à la leçon ex­press de Ca­plan au même apéro. Merci à eux.

Comme quoi les CUK apé­ros ont du bon, qu'on se le dise!

27 com­men­taires
1)
Ma­dame Pop­pins
, le 14.10.2008 à 07:12

Je suis sur­prise de ne point trou­ver un mot dans ce billet : gé­ra­nium ! En effet, le nain de jar­din fleu­rit très bien à côté de cette plante, à la­quelle il semble étroi­te­ment lié. Et je me de­mande vrai­ment bien pour­quoi; le nain est une in­ven­tion tel­le­ment ado­rable, tan­dis que le gé­ra­ni­mum de­vrait être in­ter­dit.

Merci pour ce billet, j’aime bien com­men­cer ma jour­née avec un tel sujet !

2)
Bi­galo
, le 14.10.2008 à 07:33

Sou­ve­nez-vous, lorsque le pre­mier mi­nistre bri­tan­nique John Major, com­plè­te­ment paumé, un peu pi­toyable, s’ef­fon­drait dans les son­dages et cou­rait prendre des conseils chez Mar­ga­ret That­cher qu’il avait rem­pla­cée, les An­glais l’avaient sur­nommé Nain de jar­din.

Sans qu’il s”agisse d’un sur­nom, l’ex­pres­sion « nain de jar­din » a éga­le­ment été fré­quem­ment as­so­ciée à Ro­bert Hue, le pré­dé­ces­seur de Ma­rie-Georges Buf­fet à la tête du PCF.

3)
Leo_11
, le 14.10.2008 à 07:38

Je ne peux pas dire que je hais les nains de jar­dins… je les ignore tout sim­ple­ment… pay­sa­giste amou­reux de l’Art des jar­dins, je trouve qu’ils sont juste une faute de goût tout comme le tapis rond au mi­lieu du salon, le saule pleu­reur à Ver­bier, un mé­lèze au bort du lac Léman ou le pla­quage de dalles contre un mur…

Ce­pen­dant je dois avouer que cet ar­ticle m’a beau­coup plu et, avec l’au­to­ri­sa­tion de l’au­teur, je pense en uti­li­ser une par­tie pour mes cours pro­fes­sion­nels…

Merci Anne

4)
Anne Cuneo
, le 14.10.2008 à 08:30

le nain est une in­ven­tion tel­le­ment ado­rable, tan­dis que le gé­ra­ni­mum de­vrait être in­ter­dit

Je me suis in­ter­dit de prendre parti dans mon ex­posé du nain de jar­din, mais enfin, on ne peut pas com­pa­rer! Rien à voir! ;-))

5)
Leo_11
, le 14.10.2008 à 08:41

Je suis sur­prise de ne point trou­ver un mot dans ce billet : gé­ra­nium ! En effet, le nain de jar­din fleu­rit très bien à côté de cette plante, à la­quelle il semble étroi­te­ment lié. Et je me de­mande vrai­ment bien pour­quoi; le nain est une in­ven­tion tel­le­ment ado­rable, tan­dis que le gé­ra­ni­mum de­vrait être in­ter­dit.

Que l’on soit bien d’ac­cord Mme Pop’s… on parle bien du gé­ra­nium (genre Pe­lar­go­nium ) et non pas du Ge­ra­nium plante vi­vace in­di­gène qui est fort in­té­res­sante par bien des as­pects…

6)
Fran­çois Cuneo
, le 14.10.2008 à 08:44

d’autre “de vol” des nains, sor­tis des jar­dins et remis dans la na­ture – où bien en­tendu beau­coup de ces nains meurent pi­toya­ble­ment, car un nain ap­pri­voisé ne peut pas être ra­mené sans autre à l’état de na­ture. Un nain de jar­din ça se soigne, ça s’en­tre­tient.

J’adore!:-)

Chouette ton Blog, hop, en RSS.

7)
Ca­plan
, le 14.10.2008 à 10:41

Un grand ar­ticle consa­cré aux p’tits nains! Mais j’en veux pas dans mon jar­din, de ces trucs-là! ;-)

P.S: Pour ton blog, j’ai juste dit que c’était fa­cile à ou­vrir! Pour le reste, tu as l’air de te dé­brouiller très bien! ;-)

Mil­sa­bor!

8)
Alain Le Gal­lou
, le 14.10.2008 à 12:16

L’ar­ticle m’a beau­coup in­té­ressé pour son in­for­ma­tion sur le sujet.

Mais comme Ca­plan, hors de ques­tion de mettre une lai­deur pa­reille dans mon jar­din. Par contre, si vous savez où l’on trouve une Diane chas­se­resse en bronze ou autres sta­tuts, sans de­voir aller à Drouot. Je suis pre­neur.

9)
levri
, le 14.10.2008 à 12:23

@ Anne Cuneo : est ce né­ces­saire de ver­rouiller ton blog en ne per­met­tant pas les com­men­taires par Nom/URL et/ou ano­nyme ?

10)
Anne Cuneo
, le 14.10.2008 à 12:28

est ce né­ces­saire de ver­rouiller ton blog en ne per­met­tant pas les com­men­taires par Nom/URL et/ou ano­nyme ?

Mais… les com­men­taires de mon blog ne sont pas ver­rouillés, ils sont seule­ment mo­dé­rés (je les par­cours avant deles mettre en ligne). La preuve, j’en ai reçu plu­sieurs. Je viens d’es­sayer d’en écrire un, ça avait l’air de mar­cher.

11)
levri
, le 14.10.2008 à 12:34

@ Anne Cuneo : il faut être Google/Blog­ger, ou uti­li­ser Ope­nID tu n’ac­ceptes pas les op­tions Nom/URL et ano­nyme

12)
Anne Cuneo
, le 14.10.2008 à 12:38

@le­vri, peut-on pour­suivre ce débat par cour­riel ? Clique sur mon nom, ethop. Il me semble avoir fait tout ce qu’il fal­lait, mais s’il me faut de longues ex­pli­ca­tions, par­lons-en ailleurs, et lais­sons ici l’hon­neur aux (MU­SIQUE) nains de jar­din.

13)
Eniotna
, le 14.10.2008 à 14:03

Agré­men­ter votre jar­din de nains dé­li­cieu­se­ment sub­ver­sifs? Une vi­site s’im­pose sur le site de Plonk et Re­plonk, les deux Chaux-de-fon­niers dé­jan­tés dont les créa­tions sont pu­bliées chaque sa­medi dans Le Temps – entre autres.

Par exemple

ou en­core

Pour en sa­voir plus, c’est ici

Et voilà.

Eniotna

14)
Anne Cuneo
, le 14.10.2008 à 15:42

si vous savez où l’on trouve une Diane chas­se­resse en bronze ou autres sta­tuts, sans de­voir aller à Drouot. Je suis pre­neur

Si vrai­ment vous vou­lez évi­ter Drouot, il y en a une à 27.95 Euro ici .

Don­ner en­suite pour la re­cherche Diane Chas­se­resse, ou Diana.

Je suis sûre qu’on trouve de telles mi­gnonnes ailleurs aussi.

15)
XXé
, le 14.10.2008 à 19:36

Ex­cellent, comme sou­vent :-)

Ce­pen­dant je re­joins quelques uns de mes pré­dé­ces­seurs dans ces com­men­taires : pas de nains chez moi ! :-P
Mais main­te­nant, lorsque je se­rais en ba­lade en forêt, si ja­mais j’en aper­çois un pré­ten­du­ment li­béré, pro­mis je lui de­man­de­rai d’où il vient et je le ra­mè­ne­rai. Suis pas non plus pour qu’ils meurent !

:-)

Di­dier

16)
Je­Ma­Muse
, le 14.10.2008 à 20:29

Hello Anne, Ar­ticle drôle et sur­pre­nant, qui m’a ap­porté quelques in­for­ma­tions bien in­té­res­santes …

En fait, les NdJ ne font pas vrai­ment par­tie de mes goûts ou de mes in­té­rêts. Je dois dire qu’une des seules fois où le sujet m’a fait marré, c’est le tour du monde du nain de jar­din dans Amé­lie Pou­lain. Trop drôle !

17)
mff
, le 14.10.2008 à 21:41

Anne, j’ai bien aimée ton ar­ticle :))))

Bien que je ne suis pas mais alors pas at­ti­rée par les nains de jar­din ni par les gé­ra­niums, que je n’in­ter­di­rai pas car il en faut pour tous

Pour­tant

Des nains de jar­dins j’en aie pho­to­gra­phié mais des gé­ra­niums JA­MAIS !

19)
mff
, le 14.10.2008 à 22:36

Comme quoi il en faut pour tous ;)

20)
Hervé
, le 14.10.2008 à 23:11

Un de mes “nains de jar­din” à Ge­nève a cette al­lure

alors qu’en Grèce, “elle” vous ac­cueille sur la ter­rasse avec le pain et le vin

et tout au­tour, c’est plein de gé­ra­niums. Parce que ça éloigne les mous­tiques

21)
Bi­galo
, le 14.10.2008 à 23:30

Comme l’a fait re­mar­quer Leo_11, ce que l’on ap­pelle en gé­né­ral Ge­ra­nium (les fleurs rouges culti­vées) sont en fait des Pe­lar­go­nium. Les vé­ri­tables Gé­ra­nium sont des fleurs sau­vages mauves que l’on trouve dans de nom­breuses prai­ries en Eu­rope.

Moi non plus, je n’aime pas beau­coup les Pe­lar­go­nium, même s’ils offrent un beau contraste avec le bois foncé des vieux cha­lets va­lai­sans.

Tou­te­fois, ils pré­sentent un in­té­rêt par­ti­cu­lier à mes yeux d’en­to­mo­lo­giste : ils sont ori­gi­naires d’Afrique du Sud, dans la ré­gion du Cap, dont le cli­mat est mé­di­ter­ra­néen ; on conti­nue à en im­por­ter, et il y une quin­zaine d’an­nées, on a in­tro­duit ac­ci­den­tel­le­ment un de leur pa­ra­sites, Ca­cy­reus mar­shalli.

Il s’agit d’un pa­pillon de pe­tite taille, en­vi­ron 3 cm d’en­ver­gure, ap­par­te­nant à la fa­mille des ly­cènes. Il s’agit d’un groupe de pa­pillons qui ne sont ja­mais très grands, mais qui ont sou­vent une très belle or­ne­men­ta­tion. Les mâles de nom­breuses es­pèces sont d’un bleu vif spec­ta­cu­laire, et on parle clas­si­que­ment de petit bleus.

Compte tenu du cli­mat de la ré­gion dont il pro­vient, C. mar­shalli s’est très bien adapté dans une bonne par­tie de l’Eu­rope (Es­pagne, Sud de la France, Ita­lie. Il a même été trouvé en ré­gion pa­ri­sienne et à Bruxelles ! Selon les ré­gions, il y a une série in­in­ter­rom­pue de gé­né­ra­tions (plu­sieurs par an), ou il ne ré­siste pas à l’hi­ver, et ses ap­pa­ri­tions sont alors plus ir­ré­gu­lières.

Voici à mes yeux le prin­ci­pal in­té­rêt des Pe­lar­go­nium : ils re­pré­sentent le vec­teur qui a per­mis l’ar­ri­vée d’une nou­velle belle es­pèce de lé­pi­do­ptère en Eu­rope. En ma­tière de bio­di­ver­sité, il n’y a pra­ti­que­ment aucun dan­ger, car la che­nille de mar­shalli se can­tonne pra­ti­que­ment aux Pe­lar­go­nium, plante exo­tique qui n’est pas ex­ploi­tée par les in­sectes in­di­gènes.

Pour ceux qui ai­me­raient sa­voir à quoi res­semble le pa­pillon, leps.​it en pré­sente une belle série d’images.

22)
Anne Cuneo
, le 15.10.2008 à 08:16

@ Hervé et Bi­galo J’hé­si­tais à cou­rir dé­fendre le Pe­la­gor­nium – merci de l’avoir fait pour moi. Je vis der­rière, ou de­vant com­meon vou­dra, un jar­din qui est un poil trop hu­mide, parce qu’il y a une source des­sous à ce qu’on m’as­sure, ce qui fait que sui­vant les étés il y a pas mal de mous­tiques. On m’a conseillé les Pe­la­gor­niums. Ra­di­cal. Et j’ai même la fai­blesse de trou­ver la cou­leur su­blime.

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From New Album 15.10.2008 08:13

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On peut cli­quer sur New Album, et on a quelques exemples de mon bord de fe­nêtre, que je n’ar­rive pas à trou­ver rin­gard, même si le nain de­jar­din n’est pas ma tasse de bal­con. Et entre ces fleurs d’un rose étour­dis­sant et les arai­gnées, les mous­tiques ont pra­ti­que­ment dis­paru.

23)
levri
, le 15.10.2008 à 10:59

Pour éloi­gner les mous­tiques, j’ai planté de la ci­tron­nelle sur ma ter­rasse, pas de “jo­lies” fleurs rouges, mais ça sent très bon. Ne crai­gnant que les mous­tiques, je n’ai pas de nains de jar­din pour une éven­tuelle pro­tec­tion contre les bes­tiaux d’un ga­ba­rit su­pé­rieur.

J’écoute The Waltz That Car­ried Us Away And Then A Mos­quito Came And Ate Up My Swee­theart de John Fahey sur l’al­bum Ame­rica

24)
Hervé
, le 15.10.2008 à 17:24

Mais qui a pré­tendu que les Pe­lar­go­nium ne sont que rouges !!! Je suis en­touré de rouges, d’au moins quatre roses dif­fé­rents, des vio­lets, des blancs et même des bleus.

D’ac­cord, ils n’ont pas la pré­ten­tion des roses, mais jus­te­ment, les roses, c’est pré­ten­tieux !

25)
Leo_11
, le 15.10.2008 à 19:06

C’est juste Hervé, il existe pas mal de cou­leurs dans le genre Pe­lar­go­nium du blanc pur au rouge sang en pas­sant par des mauves (pas vrai­ment bleus), des sau­mons… et de nou­veaux culti­vars sortent chaque année…

De même Bi­galo, les Ge­ra­niums ne sont pas que mauves… il en existe des blancs, des roses, des vio­lets…

26)
zit
, le 15.10.2008 à 20:22

Ah, j’ai­me­rai bien en mettre un sur ma pas­se­relle…

Mais zi­tou­nette ne veux pas, sans dis­cus­sion.

z (tant pis, je vien­drais les ad­mi­rer ici, je ré­pêêêêêête : merci, Anne ;-)

27)
mff
, le 17.10.2008 à 20:12

Ah! c’est exac­te­ment ces gé­ra­niums que je n’aie pas en­core pho­to­gra­phié ;)

Ils me font pen­ser à des têtes de “ma­dames fri­sées” propre en ordre un di­manche matin ;)

“n’immmmmmm­porte quoi ” vous allez dire ;) Non!

Par contre les autres gé­ra­niums ,pen­dant et d’autres cou­leurs ou sau­vage ne me font pas cet effet là bien que je ne les aie point en­core pho­to­gra­phié.

Je dois avouer que j’ai une très net pré­fé­rence pour les fleures pas édu­quées du tout ! c’est comme ça !