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Le quizz « bou­quins » avant l’été
Vous vous en sou­ve­nez peut-être, l'été passé avait été placé sous le signe du quizz hel­vé­tique.

Cette année, pour pou­voir éta­ler non seule­ment la crème so­laire (sur nos cuisses un peu trop blanches et nos ventres un peu trop mous) mais aussi notre culture - ça fait tou­jours chic, au bar de l'hô­tel, de cau­ser d'autre chose que de la fi­nale de l'Euro ou des pro­chains JO - un petit quizz "lit­té­ra­ture en vrac et sans pré­ten­tion au­cune" et, sur­tout, sans google si pos­sible. De toute ma­nière, je ne suis pas sa­dique : la ré­ponse se trouve évi­dem­ment no­tam­ment par les liens pro­po­sés.

1. Quel est le point com­mun entre Fer­mine et Van der Meersch ?

2. Citez trois écri­vains belges fran­co­phones ?

3. En quelle année est né Milan Kun­dera ?

4. Qui nous en­seigne com­ment voya­ger avec un sau­mon ?

5. En com­bien de langues a été tra­duit "cien años de so­le­dad" ?

6. Ar­nal­dur In­dri­da­son est-il connu pour ses poèmes ou pour ses ro­mans po­li­ciers ?

7. Quel est le pré­nom des deux pro­ta­go­nistes prin­ci­paux dans "les cerfs-vo­lants de Ka­boul" ?

8. Com­ment est mort Ste­fan Zweig ?

9. Quelle dis­tinc­tion a été re­mise à Ya­su­nari Ka­wa­bata ?

10. Citez trois au­teurs dont le pré­nom est André. Des idées de ré­ponse ici, ici ou en­core ici.

11. Dans quelle ca­té­go­rie ran­gez-vous les écrits de Bar­bara Cart­land ?

12. De quel monde parle Jo­stein Gaar­der ?

13. De quel chef d'oeuvre est ex­trait le texte sui­vant : "quand notre âme est op­pres­sée, com­ment s'ap­pelle-t-il, du désar­roi ? de l'ac­ca­ble­ment ? Une brume in­vi­sible, mais dense et lourde, pé­nètre en nous, nous en­va­hit tout en­tier, et nous étreint, quelque part au mi­lieu de notre poi­trine. Et nous sen­tons en nous cet étau trouble, et il nous faut un cer­tain temps pour com­prendre ce qui nous op­presse si vi­ve­ment".

14. Qui est le frère de Franny dans le titre d'un roman de J. D. Sa­lin­ger ?

15. Qui a écrit "Grup­pen­bild mit Dame" et "die ver­lo­rene Ehre der Ka­tha­rina Blum" ?

16. Pre­mière ques­tion "joker" (je n'ai pas la ré­ponse à cette ques­tion) : quel est le livre le plus vendu entre la Bible, les "Harry Pot­ter" et le Sei­gneur des an­neaux ?

17. Deuxième ques­tion "joker" (pour qui n'au­rait pas en­core glâné un seul point, c'est le mo­ment où ja­mais) : quel est votre au­teur pré­féré en ce mo­ment ?

18. Troi­sième et der­nière ques­tion "joker" : quel roman n'avez-vous ja­mais ter­miné quand bien même il avait été en­censé par les cri­tiques ?

Allez, dites-moi en­core une chose : quel(s) livre(s) al­lez-vous glis­ser dans votre va­lise pour les va­cances ?

39 com­men­taires
1)
fx­prod
, le 07.07.2008 à 00:12

Deuxième ques­tion “joker” (pour qui n’au­rait pas en­core glâné un seul point, c’est le mo­ment où ja­mais) : quel est votre au­teur pré­féré en ce mo­ment ?

Fran­çois Cuneo…..

2)
Le Ci­ta­din
, le 07.07.2008 à 01:13

je ne sais pas quand est né Kun­dera, j’aime bien les 2 ro­mans que ‘ai lu de lui, mais pour ce qui est de ses idées et de ses écrits sur le ci­néma, la BD et de ce qui touche le monde de l’image, hon­nê­te­ment, c’est un des plus gros ra­mas­sis de conne­ries du genre que j’ai lu!

2 perles: “La pra­tique du rea­der’s di­gest re­flète fi­dè­le­ment les ten­dances pro­fondes de notre temps et me fait pen­ser qu’un jour toute la culture pas­sée sera com­plè­te­ment ré­écrite et com­plè­te­ment ou­bliée der­rière son re­wri­ting. Les adap­ta­tions ci­né­ma­to­gra­phiques et théâ­trales des grands ro­mans ne sont que rea­der’s di­gest sui ge­ne­ris.” (Jacques et son maître (In­tro­duc­tion à une va­ria­tion), Gal­li­mard nrf)

“De nos jours, on se jette sur tout ce qui a pu être écrit pour le trans­for­mer en film, en dra­ma­tique de té­lé­vi­sion ou en bande des­si­née. Puisque l’es­sen­tiel, dans un roman, est ce qu’on ne peut dire que par un roman, dans toute adap­ta­tion ne reste que l’in­es­sen­tiel. Qui­conque est assez fou pour écrire en­core des ro­mans au­jour­d’hui doit, s’il veut as­su­rer leur pro­tec­tion, les écrire de telle ma­nière qu’on ne puisse pas les adap­ter, au­tre­ment dit qu’on ne puisse pas les ra­con­ter.” (L’im­mor­ta­lité, trad. Eva Bloch, Folio n°2447)

En voilà un qui n’a pas com­pris grand chose (et qui est à peine pré­ten­tieux)….

3)
Emi­lou
, le 07.07.2008 à 08:23

En son temps j’avais une sym­pa­thie pour Se­phan Zweig qui s’est tra­gi­que­ment sui­cidé en se pen­dant à un ré­ver­bère di­sait-on à l’époque. On sait main­te­nant qu’il en était rien que son sui­cide fut moins ro­man­tique.

4)
Ker­mor­van
, le 07.07.2008 à 08:25

Le Doc­teur Car­ton était une sorte de gou­rou fou, un in­té­griste chré­tien, illu­miné et au­to­ri­taire, qui pré­ten­dait s’être guéri tout seul de la tu­ber­cu­lose. J’ai connu de ses adeptes qui, en ap­pli­ca­tion de ses théo­ries, cui­saient les lé­gumes dans trois eaux, afin de leur ôter leurs sels mi­né­raux. L’or­don­nance des repas car­to­niens était ri­gou­reuse. La to­mate était pros­crite, clas­sée toxique à cause de son aci­dité (un cha­pitre d’un des livres de Car­ton est in­ti­tulé “dé­cal­ci­fi­ca­tion, dé­mi­né­ra­li­sa­tion, et in­fec­tions par jus de fruits acides”). L’acide, voilà l’en­nemi. Une es­pèce de pomme était spé­cia­le­ment re­com­man­dée, la ‘Faro’ (les pré­ceptes de Car­ton s’éten­daient au jar­di­nage). Et tout à l’ave­nant. Les croyants de la secte car­to­nienne ap­pre­naient les œuvres du bon doc­teur, qu’ils ci­taient à tout bout de champ. La liste de ses pu­bli­ca­tion est très longue, et les titres parlent d’eux-mêmes. L’unique ré­fé­rence mé­di­cale de Car­ton, c’était Hip­po­crate, dont il avait adopté une fois pour toutes la clas­si­fi­ca­tion des tem­pé­ra­ments. Sui­vant le pré­cepte selon le­quel “le mi­crobe n’est rien, le ter­rain est tout”, les re­com­man­da­tions étaient es­sen­tiel­le­ment com­por­te­men­tales, de l’ordre de l’hy­giène de vie. Tout n’était certes pas à jeter dans ces pres­crip­tions hy­gié­nistes (ainsi, il dé­con­seillait l’al­cool, le sucre, les viandes grasses), mais ça tour­nait à la folie cri­mi­nelle lorsque le mé­de­cin na­tu­ra­liste et idéo­logue in­ter­di­sait for­mel­le­ment l’usage des an­ti­bio­tiques. L’écri­vain de Rou­baix Maxence Van der Meersch, prix Gon­court et tu­ber­cu­leux, sui­vit ces pres­crip­tions; j’ai sou­vent en­tendu citer son roman de 1943, Corps et âmes (tra­duit en treize langues, pa­raît-il), primé par l’Aca­dé­mie, écrit à la gloire de Paul Car­ton et de ses théo­ries; l’ou­vrage fit beau­coup pour la ré­pu­ta­tion du mé­de­cin, dont l’en­sei­gne­ment per­dure de nos jours dans les mi­lieux dits na­tu­ristes, tan­dis que Van­der­meersch est un peu tombé dans l’ou­bli.

5)
Franck_­Pas­tor
, le 07.07.2008 à 08:36

Pas ter­rible, mon ni­veau de culture li­vresque, en ce mo­ment. Donc, sans re­gar­der les liens :

2. Vincent Engel, Tho­mas Gun­zig, Amé­lie No­thomb pour les ac­tuels (merci à la ma dame Belge à côté de moi, je ne connais­sais qu’Amé­lie No­thomb parmi ces trois). Mau­rice Mae­ter­linck, Emile Ve­rhae­ren, Charles De Cos­ter pour les an­ciens, que je connais­sais déjà avant de venir en Bel­gique.

8. Sui­cidé…

10. Mal­raux, Gide et Bre­ton.

12. Celui de So­phie.

16. Cer­tai­ne­ment la Bible, de­puis le temps qu’elle est sor­tie. Rien que l’an­née 2007, 30 mil­lions d’exem­plaires dif­fu­sés dans le monde.

17. Tol­kien, dont je relis les œuvres en an­glais cette fois.

18. Aucun, je me fais un prin­cipe de ter­mi­ner tous les livres que je com­mence.

En co­hé­rence avec la ques­tion 17, j’em­mè­ne­rai pro­ba­ble­ment « The Hob­bit » cet été si je pars en va­cances, j’au­rais fini « The Lord of the Rings » d’ici-là, j’es­père. Mais je ne crois pas que je par­ti­rai cette année.

6)
bgc
, le 07.07.2008 à 09:40

17- Pas for­cé­ment mon au­teur pré­féré, mais sans Pa­mela Lyn­don Tra­vers, nous ne se­rions peut-être pas ici en train vous lire :-)

19-quel(s) livre(s) al­lez-vous glis­ser dans votre va­lise pour les va­cances ?

Et vous chère ma­dame Pop­pins?

7)
Guillôme
, le 07.07.2008 à 10:47

16. Pre­mière ques­tion “joker” (je n’ai pas la ré­ponse à cette ques­tion) : quel est le livre le plus vendu entre la Bible, les “Harry Pot­ter” et le Sei­gneur des an­neaux ?

Fa­cile, la bible sans conteste ;)

quel est votre au­teur pré­féré en ce mo­ment ?

Ca date un peu, mais comme j’en ai parlé ré­cem­ment, je dirai Ro­main Gary / Emile Ajar

quel roman n’avez-vous ja­mais ter­miné quand bien même il avait été en­censé par les cri­tiques ?

Fa­cile aussi, c’est ré­cent : “Trois jours chez ma mère” pour­tant Prix Gon­court 2005, comme quoi…

quel(s) livre(s) al­lez-vous glis­ser dans votre va­lise pour les va­cances ?

Là j’ai prévu d’em­bar­quer la série des Mil­le­nium . C’est gros, c’est en 3 vo­lumes, c’est di­ver­tis­sant à lire, idéal pour l’été ;)

8)
Ca­plan
, le 07.07.2008 à 10:51

J’ai une idée de ré­ponse à 3 ques­tions sur les 15 pre­mières… Mais il faut dire aussi que je me fous to­ta­le­ment de sa­voir “Qui est le frère de Franny dans le titre d’un roman de J. D. Sa­lin­ger…” ;-)

Mon au­teur pré­féré reste Léo Malet. Et quand il est mis en images par Tardi, c’est ex­tra­or­di­naire.

Pour la ques­tion 18, je cale dans beau­coup de livres en­cen­sés par la cri­tique, à com­men­cer par Pen­nac…

Mil­sa­bor!

9)
kris
, le 07.07.2008 à 12:59

fx­prod : d’ac­cord avec toi, ex­cellent au­teur. Son der­nier texte sur la vie quo­ti­dienne de ses chats et leurs re­la­tions avec sa fa­mille montre ses im­menses qua­li­tés et son cha­risme.

10)
Franck_­Pas­tor
, le 07.07.2008 à 13:14

Pour la ques­tion 18, je cale dans beau­coup de livres en­cen­sés par la cri­tique, à com­men­cer par Pen­nac…

Mais­mais­mais com­ment c’est pos­sible, ça, caler sur Pen­nac ? Sur le­quel de ses bou­quins as-tu calé ? Ses livres sont jus­te­ment parmi les rares que je ne peux plus lâ­cher une fois com­men­cés.

11)
Fran­çois Cuneo
, le 07.07.2008 à 14:07

Pour la ques­tion 18 (les 17 pre­mières, j’aban­donne, ça me donne envie de pleu­rer…), un cer­tain nombre:-) Les­quels, ben je ne me rap­pelle plus.

Pour la der­nière:

Alors…

  • Tout sa­voir sur le D300;
  • Ligh­troom, ma vie, mon oeuvre
  • Com­ment chan­ger la réa­lité grâce à DxO

Bon, plus sé­rieu­se­ment, même si ça fait po­pu­laire, Anna Ga­valda, La conso­lante. J’ai tel­le­ment adoré En­semble c’est tout.!

Bon, je re­tourne à mes caisses de four­ni­tures sco­laires. Plus que deux jours dans mon sous-sol.

12)
Ca­plan
, le 07.07.2008 à 14:14

Mais­mais­mais com­ment c’est pos­sible, ça, caler sur Pen­nac ? Sur le­quel de ses bou­quins as-tu calé ?

Sur “Au bon­heur des Ogres” et “La fée Ca­ra­bine”, au temps où il écri­vait à la Série Noire. Ses his­toires de Ma­laus­sène me gonflent.

J’ai plus tard acheté la BD “La Dé­bauche” des­si­née par mon cher Tardi. L’his­toire est de Pen­nac et ça se voit: n’im­porte quoi! (à mon avis…)

Mil­sa­bor!

13)
In­connu
, le 07.07.2008 à 14:16

1 : sais pas 2 : heu… si­me­non? si­me­non? si­me­non? heu 3 : j’ai les livres à coté, mais je ré­siste… 1939? 4 : heu… 5 : 50? 6 : ro­mans 7 : heu. 8 : heu. 9 : prix nobel de lit­té­ra­ture. Je crois. 10 : andré gide, andré sal­mon, … 11 : nulle (c’est la ré­ponse) 12 : heu. 13 : Proust? “à la re­cherche du temps perdu”? 14 : granny? 15 : un suisse? 16 : la bible. 17 : Ha­ruki Mu­ra­kami. 18 : “l’homme sans qua­lité” de Musil. (et je m’en mords les doigts en­core. Mais il est tou­jours là, il m’at­tends.) va­cances : Mu­ra­kami, et on verra pour le reste.

bon, main­te­nant je clique sur les liens.

14)
Guillôme
, le 07.07.2008 à 14:18

Bi­zarre, per­sonne ne cite Anne Cuneo pour la ques­tion 17!

J’ai plus tard acheté la BD “La Dé­bauche” des­si­née par mon cher Tardi. L’his­toire est de Pen­nac et ça se voit: n’im­porte quoi! (à mon avis…)

C’est “La Dé­bauche” qui m’a fait dé­cou­vrir et aimer Tardi et j’ai d’ailleurs beau­coup aimé l’his­toire… Comme quoi!

15)
zit
, le 07.07.2008 à 15:49

Woaaaaah ! va­che­ment dif­fi­cile, ce test !

  1. Je ne c’est pas qui c’est…
  2. Heuu, Si­me­non, Brel et Arno (ben, heuu, Brel et Arno, ils écrivent bien leurs textes, non ?)
  3. je ne sais pas, et je m’en contre­fiche, par contre, je ne trouve pas grand–chose à lui re­pro­cher au sujet des ci­ta­tions de Le Ci­ta­din.
  4. Heuuu, Pi­card, Fin­dus ?
  5. Chais pas (et je m’en fiche d’ailleurs).
  6. Je di­rais poëëëmes, vu que je lis beau­coup de po­lars et que son nom ne me dit rien… Mais ça doit être un piège, donc polar.
  7. Pas lu, mais même, j’ai déjà du mal à me sou­ve­nir des titres des livres que j’ai lus, alors le nom des pro­ta­go­nistes, même pas en rêve !
  8. Kissa ?
  9. L’ordre du Ca­mem­bert Fuyant, avec men­tion “As­ti­cots” ?
  10. Arrrgh ! je coince sur André Citroën !
  11. Epis­té­mo­lo­gie ?
  12. Kissa ?
  13. C’est un chef d’oeuvre paske c’est dé­pri­mant ? En tout cas l’ex­trait ne me tente pas du tout du tout, j’aime bien les au­teurs un peu plus guille­rets…
  14. Alexande ?
  15. Heiiin ?
  16. Je di­rais la bible, c’est sur­pre­nant d’ailleurs que tu ne cites que des ro­mans de “Fan­tasy”…
  17. En ce mo­ment, et de­puis des lustres : Ray­mond Que­neau, Italo Cal­vino, aussi membre de L’OU­LIPO, et Jean–Ber­nard Pouy, membre, pour sa part de l’OU­LI­POPO, et voilà pour le po­dium, im­pos­sible de les dé­par­ta­ger sur la photo fi­nish…
  18. Les Car­nets de Malte Lau­rids Brigge, de Rai­ner Maria Rilke … quelle prise de tête ! je ne suis pas cer­tain d’avoir tenu plus de vingt pages . Et dans un autre genre, les confes­sions de Jean–Jacques Rous­seau, quel sale type, et il se per­met d’ex­pli­quer com­ment on élève un en­fant dans L’Emile, en plus ! Mais en gé­né­ral, je finis tou­jours ce que j’ai com­mencé (en livres).

Cette année, pas de va­cances, mais ça ne m’em­pê­chera pas de lire beau­coup, comme d’ha­bi­tude.

z (prin­ci­pa­le­ment du polar, je ré­pêêêêêêêête : ou de la SF)

16)
Isaacm
, le 07.07.2008 à 15:58

1. Quel est le point com­mun entre Fer­mine et Van der Meersch ?

Passe

2. Citez trois écri­vains belges fran­co­phones ?

No­thomb

L’au­teur du “Cha­grin des Belges” dont j’ai ou­blié le nom

Le troi­sième, je ne sais pas !

3. En quelle année est né Milan Kun­dera ?

1927 ?

4. Qui nous en­seigne com­ment voya­ger avec un sau­mon ?

Um­berto Ecco !

5. En com­bien de langues a été tra­duit “cien años de so­le­dad” ?

Je ne lis pas les au­teurs qui éprouvent de la sym­pa­thie pour des dic­ta­teurs !

6. Ar­nal­dur In­dri­da­son est-il connu pour ses poèmes ou pour ses ro­mans po­li­ciers ?

Passe

Je ne lis ni ro­mans po­li­ciers ni poé­sie. je pré­fère la chan­son qui est ma poé­sie du quo­ti­dien.

7. Quel est le pré­nom des deux pro­ta­go­nistes prin­ci­paux dans “les cerfs-vo­lants de Ka­boul” ?

Pas lu ni vu.

8. Com­ment est mort Ste­fan Zweig ?

Sui­cide au poi­son avec sa com­pagne.

9. Quelle dis­tinc­tion a été re­mise à Ya­su­nari Ka­wa­bata ?

Prix Nobel de lit­té­ra­ture

10. Citez trois au­teurs dont le pré­nom est André. Des idées de ré­ponse ici, ici ou en­core ici.

André GideAndré Bre­tonAn­drée Ché­did

11. Dans quelle ca­té­go­rie ran­gez-vous les écrits de Bar­bara Cart­land ?

Po­li­cier ?

12. De quel monde parle Jo­stein Gaar­der ?

Le monde de So­phie. Je l’ai acheté, il a très long­temps, mais ne l’ai pas lu.

13. De quel chef d’oeuvre est ex­trait le texte sui­vant : “quand notre âme est op­pres­sée, com­ment s’ap­pelle-t-il, du désar­roi ? de l’ac­ca­ble­ment ? Une brume in­vi­sible, mais dense et lourde, pé­nètre en nous, nous en­va­hit tout en­tier, et nous étreint, quelque part au mi­lieu de notre poi­trine. Et nous sen­tons en nous cet étau trouble, et il nous faut un cer­tain temps pour com­prendre ce qui nous op­presse si vi­ve­ment”.

Mar­cel, A la re­cherche… ?

14. Qui est le frère de Franny dans le titre d’un roman de J. D. Sa­lin­ger ?

Passe

15. Qui a écrit “Grup­pen­bild mit Dame” et “die ver­lo­rene Ehre der Ka­tha­rina Blum” ?

Ein­rich Böhl ? (suis pas sûr de l’or­tho­graphe)

16. Pre­mière ques­tion “joker” (je n’ai pas la ré­ponse à cette ques­tion) : quel est le livre le plus vendu entre la Bible, les “Harry Pot­ter” et le Sei­gneur des an­neaux ?

un livre de Marc Lévy ? ;-) (non, je plai­sante)

17. Deuxième ques­tion “joker” (pour qui n’au­rait pas en­core glâné un seul point, c’est le mo­ment où ja­mais) : quel est votre au­teur pré­féré en ce mo­ment ?

Ze­ruya Sha­lev

18. Troi­sième et der­nière ques­tion “joker” : quel roman n’avez-vous ja­mais ter­miné quand bien même il avait été en­censé par les cri­tiques ?

Beau­coup : A la re­cherche du temps perdu, par exemple.

Mes livres de l’été :

de Marc Weiz­mann, Fra­ter­nité

de Ze­ruya Sha­lev, Mari et femme

17)
ysen­grain
, le 07.07.2008 à 16:02

Ques­tion 1 : Maxence

Ques­tion 2 Amé­lie No­thomb, Maxence van der Meersch et puis …

Ques­tion 3 1929

Ques­tion 8 Sui­cide dou­teux avec une his­toire de ré­ver­bère. En pas­sant, sa nou­velle “Le joueur d’échecs” ++++

Ques­tion 6 Il écrit des polar, et il me semble que MP nous en a déjà parlé

Ques­tion 10: Mau­rois, Gide, Mal­raux

Ques­tion 11 la pou­belle se­rait un ex­cellent ran­ge­ment, pour­tant déjà oc­cupé par tant d’autres

Ques­tion 13: je ne sais pas mais ça sent la Rus­sie

Ques­tion 14 Zoey bien sûr

Ques­tion 15 un Prix Nobel al­le­mand dont le nom m’échappe sur l’ins­tant

Ques­tion 16 en Oc­ci­dent on dit que c’est la Bible, je m’in­ter­roge à pro­pos du Coran

Ques­tion 17 J’ai, ado­les­cent adoré Roger Vailland et DH Law­rence. J’ai un peu plus de mal à m’en­thou­sias­mer de­puis quelques temps.

Oh ! si ! je sais: Une cer­taine Ma­dame Pop­pins dont les écrits justes, drôles, goû­teux, me manquent.

Ques­tion 18: Belle du Sei­gneur qui m’a emm…dé à un point in­dé­fi­nis­sable

Je viens d’ache­ter tout Ste­fan Sweig.

Je re­li­rais vo­lon­tiers “Les Bien­veillantes” de Jo­na­than Lit­tel afin de bien me pé­né­trer de ce que peut faire et en­gen­drer la mons­trueuse conne­rie hu­maine.

ET pour faire dans un peu plus léger, un petit coup de Pen­nac ne me dé­plai­rait pas.

18)
Franck_­Pas­tor
, le 07.07.2008 à 16:05

Sur “Au bon­heur des Ogres” et “La fée Ca­ra­bine”, au temps où il écri­vait à la Série Noire. Ses his­toires de Ma­laus­sène me gonflent.

J’ai plus tard acheté la BD “La Dé­bauche” des­si­née par mon cher Tardi. L’his­toire est de Pen­nac et ça se voit: n’im­porte quoi! (à mon avis…)

Ah ? On est vrai­ment aux an­ti­podes l’un de l’autre, sur ce coup-là. J’ai dé­cou­vert Pen­nac jus­te­ment par « La fée Ca­ra­bine », et après avoir en­glouti ce chef-d’œuvre (à mon avis) je me suis pré­ci­pité sur le reste de la saga. Rayon BD, je n’ai pas lu la « La dé­bauche » parce que je n’aime pas du tout le des­sin de Tardi qui me flanque le ca­fard dès la pre­mière case (par­don)…

19)
Franck_­Pas­tor
, le 07.07.2008 à 16:09

– L’au­teur du “Cha­grin des Belges” dont j’ai ou­blié le nom

Il s’agit d’Hugo Claus, dé­cédé tout ré­cem­ment, mais c’était en fait un Belge néer­lan­do­phone, et « Le cha­grin des Belges » est tra­duit du néer­lan­dais (« Het ver­driet van België »).

20)
Oka­zou
, le 07.07.2008 à 17:23

Lisez, lisez ! Il en res­tera tou­jours quelque chose.

J’ai une ten­dresse par­ti­cu­lière pour Ka­wa­bata, cet écri­vain ma­gni­fique. On peut tout lire de Ka­wa­bata. Il faut tout lire de Ka­wa­bata.
Idem pour l’écri­ture de Zweig. Lire Zweig est un bon­heur. Par­fois un bon­heur triste. Ce n’est pas le poi­son, qui l’a tué, mais le déses­poir.

En ce mo­ment, ce n’est pas un roman, que je lis, mais un do­cu­ment so­lide, très sé­rieu­se­ment do­cu­menté de Ma­rie-Mo­nique Robin, écrit après une en­quête comme ne se donnent plus la peine d’en ef­fec­tuer les au­teurs et jour­na­listes que l’on est ha­bi­tués à voir dans la lu­carne. Un grand tra­vail de jour­na­liste. Du grand re­por­tage de haute volée. Il s’agit de Le monde selon Mon­santo. De la dioxine aux OGM, une mul­ti­na­tio­nale qui vous veut du bien.

Sa lec­ture est ab­so­lu­ment si­dé­rante. Elle per­met de com­prendre par quelles mé­thodes une trans­na­tio­nale de la chi­mie par­vient à im­po­ser des pro­duits, pour­tant dé­cla­rés dan­ge­reux, sou­vent in­ter­dits, contre nos in­té­rêts, contre tous nos prin­cipes, avec un cy­nisme qui fait froid dans le dos.

21)
coa­coa
, le 07.07.2008 à 18:48

1. Quel est le point com­mun entre Fer­mine et Van der Meersch ?

Sais pas…

2. Citez trois écri­vains belges fran­co­phones ?

Jean-Ma­rie Piemme, Pa­trick Roe­giers, Mau­rice Mae­ter­linck

3. En quelle année est né Milan Kun­dera ?

Au bol, en 1927 ?

4. Qui nous en­seigne com­ment voya­ger avec un sau­mon ?

Um­berto Ecco

5. En com­bien de langues a été tra­duit “cien años de so­le­dad” ?

En tout plein… Au moins 35, non ?

6. Ar­nal­dur In­dri­da­son est-il connu pour ses poèmes ou pour ses ro­mans po­li­ciers ?

Ben il n’est pas connu par moi en tout cas.

7. Quel est le pré­nom des deux pro­ta­go­nistes prin­ci­paux dans “les cerfs-vo­lants de Ka­boul” ?

Sais pas.

8. Com­ment est mort Ste­fan Zweig ?

Sais pas. Avais envie de dire en re­ce­vant une branche d’arbre sur la tête sur les Champs Ely­sées, mais ça c’est Hor­vath

9. Quelle dis­tinc­tion a été re­mise à Ya­su­nari Ka­wa­bata ?

Le Prix Nobel

10. Citez trois au­teurs dont le pré­nom est André. Des idées de ré­ponse ici, ici ou en­core ici.

André Mal­raux, André Gide, André Bre­ton

11. Dans quelle ca­té­go­rie ran­gez-vous les écrits de Bar­bara Cart­land ?

Ro­mans à l’eau de rose, ou de gare

12. De quel monde parle Jo­stein Gaar­der ?

Celui de So­phie

13. De quel chef d’oeuvre est ex­trait le texte sui­vant : “quand notre âme est op­pres­sée, com­ment s’ap­pelle-t-il, du désar­roi ? de l’ac­ca­ble­ment ? Une brume in­vi­sible, mais dense et lourde, pé­nètre en nous, nous en­va­hit tout en­tier, et nous étreint, quelque part au mi­lieu de notre poi­trine. Et nous sen­tons en nous cet étau trouble, et il nous faut un cer­tain temps pour com­prendre ce qui nous op­presse si vi­ve­ment”.

Je di­rais “Notre be­soin de conso­la­tion est im­pos­sible à ras­sa­sier”

14. Qui est le frère de Franny dans le titre d’un roman de J. D. Sa­lin­ger ?

Sais pas.

15. Qui a écrit “Grup­pen­bild mit Dame” et “die ver­lo­rene Ehre der Ka­tha­rina Blum” ?

Sais pas.

16. Pre­mière ques­tion “joker” (je n’ai pas la ré­ponse à cette ques­tion) : quel est le livre le plus vendu entre la Bible, les “Harry Pot­ter” et le Sei­gneur des an­neaux ?

La Bible

17. Deuxième ques­tion “joker” (pour qui n’au­rait pas en­core glâné un seul point, c’est le mo­ment où ja­mais) : quel est votre au­teur pré­féré en ce mo­ment ?

En ce mo­ment, je di­rais Gilles De­leuze, qui écrit la phi­lo­so­phie avec art. Mais Tho­mas Bern­hard n’est pas loin.

18. Troi­sième et der­nière ques­tion “joker” : quel roman n’avez-vous ja­mais ter­miné quand bien même il avait été en­censé par les cri­tiques ?

Ulysse de Joyce, mais je le lirai un jour !

Quel(s) livre(s) al­lez-vous glis­ser dans votre va­lise pour les va­cances ?

Les Mil­le­nium

EDIT

Bon, y’a des er­reurs, mais j’ai as­suré pour la ques­tion 5, non ? J’y crois même pas…

22)
rupi
, le 07.07.2008 à 20:55

Rayon BD, je n’ai pas lu la « La dé­bauche » parce que je n’aime pas du tout le des­sin de Tardi qui me flanque le ca­fard dès la pre­mière case (par­don)…

Alors là, je dis STOP! NON! Pas d’ac­cord…

Je n’ai pas for­cém­ment le temps de ré­agir à cer­tains ar­ticles, mais là, là…

Com­ment ne pas aimer le des­sin de TARDI. Je ne sais pas Frank si tu connais l’oeuvre de Tardi, mais là, fran­che­ment c’est un manque de goût fla­grant. C’est vrai, on aime ou n aime pas, telle est la ques­tion ! Mais ton “me flanque le ca­fard..” est une mé­con­nais­sance to­tale de son oeuvre.

J’ai dé­cou­vert TARDI (Ici-même, scé­nar de Fo­rest) par le biais du men­suel “A SUIVRE” n°1, fé­vrier 78. Il fai­sait la UNE ce jour- là. Puis vinrent les PRATT (Corto Mal­tese en Si­bé­rie), COMES (la Be­lette, Si­lence..,), Chan­tal Mon­te­lier, F’MURR, sans ou­blier notre Suisse na­tio­nal, CEPPI (Le Guêp­pier sor­tit en 78 ra­con­tant l’his­toire de Sté­phane) et bien d’autres qui ont élevé, grâce à leur ta­lent d’ILLUS­TRA­TEUR et de scé­na­riste, la BD au rang de 9ème art dans la clas­si­fi­ca­tion de l’art.

La cri­tique est tou­jours fa­cile, mais là où je m’in­surge, c’est contre ce genre de phrase à l’em­porte- pièce : j’aime pas….!!!

Le gra­phisme, la fa­ci­lité qu’a TARDI à trai­ter les clairs/obs­curs, l’ex­pres­sion de ses per­son­nages (Dé­clic, Adèle Blanc-Sec, Griffu, scé­nar de Man­chette, Po­lo­nuis, Tueur de ca­fards, etc) la re­cherche his­to­rique de ses plans/pay­sages ou his­to­riques (Adieu Brin­da­voine suivi de la Fleur au fusil, C’était la guerre des tran­chées, Images d’Epi­nal) sont tout sim­ple­ment mé­mo­rables.

Il se­rait bon, avant de faire la cri­tique, d’avoir un tant soit peu de connais­sances, cela ne fe­rait pas de mal dans ce monde où le “tout ap­par­tient à tout le monde”.

Coup de gueule, peut-être, mais bos­sant dans le do­maine de l’art, com­bien de fois ai-je en­tendu de cri­tiques non fon­dées par manque de connais­sances.

Ca­plan, les Man­chette, Vau­trin, Mal­let (re­pris par TARDI), etc., comptent éga­le­ment parmi les plus grands scé­na­ristes de BD.

En guise d’amuse-bouche, je vous conseille pour les va­cances “SI­LENCE” de COMES, parue en 1980 aux édi­tions CAS­TER­MAN, splen­dide…!

Voilà…!

23)
bgc
, le 07.07.2008 à 21:05

@O­ka­zou

Le monde selon Mon­santo. De la dioxine aux OGM, une mul­ti­na­tio­nale qui vous veut du bien

Ef­fec­ti­ve­ment, su­perbe tra­vail de Ma­rie-Mo­nique Robin. Quelle vo­lonté! Quel cou­rage! Son do­cu­men­taire dif­fusé sur Arte était aussi re­mar­quable.

Dans le même genre, il y a eu le roman de John Le Carre: “La constance du jar­di­nier”. Cer­tai­ne­ment tiré de faits (très) réels. Par contre, le film tiré du roman était net­te­ment moins bien. Dom­mage.

24)
In­connu
, le 07.07.2008 à 21:27

“com­bien de fois ai-je en­tendu de cri­tiques non fon­dées par manque de connais­sances.” hum, il faut se mé­fier de ce genre de phrases…

26)
Ma­dame Pop­pins
, le 07.07.2008 à 22:22

Fx­prod :-) Moi aussi, j’adore lire Fran­çois !

Le Ci­ta­din, à vrai dire, je vois mal com­ment on peut contes­ter que de nos jours, tout le monde (ou presque) se jette sur les ro­mans en tous genres pour les trans­for­mer en film et que lors de cette trans­for­ma­tion, beau­coup de choses se perdent ou, du moins, à mon avis, me font perdre la part de non-dit, ce qui n’avait pas été dit dans le livre en lui-même : je suis peut-être à côté de la plaque mais je n’aime pas tout à coup voir un per­son­nage que je m’étais ima­gi­née prendre “vie” sous les traits d’un ac­teur connu.

Emile Ver­schue­ren, est-ce que cela en­lève quelque chose à la qua­lité de ses écrits ?

Ker­mor­van, je l’avoue : le seul livre de Van­der­meersch que j’ai lu (et dont j’ai ou­blié le titre) était re­la­ti­ve­ment “lon­guet” et son es­prit “ro­man­tique” (l’ou­bli total de soi par amour pour un es­pèce d’égoïste) ne m’a guère mar­quée et, je l’avoue tou­jours, je n’avais ja­mais en­tendu par­ler des thèses de la toxi­cité des to­mates, que je trouve amu­sante, juste dom­mage qu’elles aient été si mal uti­li­sées !

Franck_­Pas­tor, je suis ad­mi­ra­tive : je n’ai ja­mais réussi à ter­mi­ner les livres qui m’en­nuient et je n’ai ainsi ja­mais dé­passé la page 25 de la Char­treuse de Parme par exemple !

bgc, je vais glis­ser des po­lars (PD James, A. In­dri­da­son, F. Var­gas) mais sur­tout ma loi sur le tra­vail et le code des obli­ga­tions, exa­mens de sep­tembre fai­sant force de loi…

Guillôme, Gros câlin a été pour moi comme une es­pèce d’ex­plo­sion, un pure mo­ment de bon­heur ! Et je com­prends qu’on ne ter­mine pas “trois jours chez ma mère” : au plus tard après deux jours, j’ai envie de ren­trer chez moi ;-) Fi­na­le­ment, Mil­le­nium, je suis cu­rieuse de connaître ton avis : j’avais com­mencé le troi­sième vo­lume un peu comme si c’était Noël – Nou­vel An – Pâques et les grandes va­cances d’été en même temps pour un en­fant de 5 ans mais j’ai calé, bi­zar­re­ment… Je vais donc peut-être aussi le prendre avec moi en va­cances. Les deux pre­miers : j’ai juste adoré, li­sant même au-delà de ma fa­tigue cer­taines nuits !

Ca­plan, mo­ra­lité, c’est que tu n’as pas lu ce livre : quand on l’a lu, on ne se fout plus du pré­nom de la soeur ! Et ne pas aimer Pen­nac, je l’avoue, je suis…. Sa saga a été pour moi un ins­tant tel­le­ment pé­tillant, amu­sant et tendre à la fois ! Comme quoi, une fois de plus, les goûts et les cou­leurs…

Franck_­Pas­tor + 1

Fran­çois Cunéo, qu’est-ce qu’on se fout de sa­voir si c’est “po­pu­laire” ou non ! Fi­na­le­ment, “po­pu­laire”, je trouve ça bien : pour­quoi fau­drait-il lire ab­so­lu­ment des ou­vrages top mou­moutes genre…. Ligh­troom, hein ?

Cla­quy, j’ai com­mencé l’homme sans qua­lité plu­sieurs fois mais va com­prendre, à chaque fois, j’ai rangé le livre : moi aussi, il m’at­tend mais il risque de conti­nuer à le faire !

Zit, j’adore l’es­prit de dé­duc­tion du grand lec­teur de polar, qui a envie de dire poème pour In­dri­da­son mais qui dit polar ;-) c’est bel et bien “polar” (du moins une es­pèce de). Mais pro­mis, le pa­villon des can­cé­reux est réel­le­ment (à mon humble avis) un chef d’oeuvre, es­saie ! Et si t’aimes pas, ça fait quand même “chic” de se pro­me­ner à la plage avec ça !

Isaacm, pas be­soin d’avoir de la sym­pa­thie ! J’avais juste été sur­prise de lire qu’il avait été tra­duit en au­tant de langues ! En re­vanche, “po­li­cier” pour Bar­bara Cat­land, fal­lait oser ;-)

Ysen­grain, même si je n’ai au­cune af­fec­tion pour B. Cart­land, j’avoue que je pré­fère quel­qu’un qui lit ses bou­quins plu­tôt que rien du tout ! Et merci pour les qua­li­fi­ca­tifs au sujet de mes écrits : je re­viens à mon blog en… oc­tobre, pro­mis ! Mais à mes mails bien avant, c’est cer­tain : les va­cances com­mencent ce week-end !

Oka­zou, c’est tel­le­ment juste, ce que tu écris : lisez, lisez, il en res­tera tou­jours quelque chose ! Et je te tire mon cha­peau : du­rant ton temps libre, tu ar­rives vrai­ment à lire des trucs aussi dif­fi­ciles que Le monde selon Mon­santo ?

Coa­coa : les chiffres du pro­chain Eu­ro­mil­lion, tu les au­rais aussi ? Vu que tu es en veine avec la ré­ponse no 5… Et je pense que tu ai­me­rais les cerfs-vo­lants de Ka­boul (le livre, j’ai pas vu le film).

Rupi, pe­tite ques­tion : quand on n’aime pas, il faut dire com­ment alors puisque “je n’aime pas du tout, (…) me flanque le ca­fard ?” n’est pas re­ce­vable ? Il est des ta­bleaux, pein­tures que j’aime, d’autres que je n’aime pas et je me fiche pas mal de la tech­nique, je guette l’émo­tion : n’ai-je le droit de ne pas aimer que si je suis his­to­rienne de l’art ?

Krynn, à vrai dire, si je n’avais moi-même ré­digé le quizz, j’au­rais aussi été à la ra­masse : c’est assez fa­cile à faire quand on a et le temps et google… ;-)

Fi­na­le­ment, je suis ad­mi­ra­tive de­vant le fait que nom­breux sont ceux qui sa­vaient que le prix nobel avait été remis à Ka­wa­bata : moi, c’est une en­trée dans google “prix nobel lit­té­ra­ture” qui me l’a ap­pris !

Allez, à toutes et tous, bonne lec­ture, qu’elle soit en­ri­chis­sante, dis­trayante, agréable, pas­sion­nante ! Et à dans 15 jours.

27)
Isaacm
, le 08.07.2008 à 00:20

En re­vanche, “po­li­cier” pour Bar­bara Cat­land, fal­lait oser ;-)

L’amour, c’est sou­vent un roman noir, non ? Quant à Ga­briel García Márquez, ma re­marque n’était qu’une pure pro­vo­ca­tion. J’ai bien lu Cé­line.

28)
levri
, le 08.07.2008 à 00:38

@ rupi : heu il me semble que tu t’ex­cites quelque peu là …

Bien que re­con­nais­sant que Tardi fasse des trucs de qua­lité, en ce mo­ment je n’aime pas des masses, moi non plus. Vais je me faire trai­ter d’ignare ? :D

Aimer ou pas quelque chose n’a rien à voir avec une cri­tique éla­bo­rée pour “connais­seurs”, aimer ou pas, cela vient des tripes, c’est un sen­ti­ment, ça peut être à l’em­porte pièce, sans être for­cé­ment cri­ti­quable.

L’art gra­phique peut plaire ou pas, pour une rai­son ou une autre, nul be­soin d’un condi­tion­ne­ment ou d’une édu­ca­tion pour avoir le droit d’ap­pré­cier ou pas quelque chose à priori.

Pour faire comme tout le monde, ou comme quel­qu’un en par­ti­cu­lier, on peut es­sayer d’as­si­mi­ler les conven­tions pic­tu­rales à la mode ou eth­niques, afin de com­prendre pour­quoi cer­tains ap­pré­cient, et peut-être même com­men­cer à ap­pré­cier soi-même, mais bon on a aussi le droit d’ai­mer ou pas de ma­nière vis­cé­rale, sans que “ceux qui savent” nous al­lument ! :P

29)
hump­tius dump­tius
, le 08.07.2008 à 00:42

Sur les livres ja­mais finis : — _L’homme sans qua­li­tés_, je l’ai lu pen­dant que je ré­di­geais ma pre­mière thèse, il y a 23 ans, déjà, avec comme parti-pris de ne rien lire d’autre que ce qui concer­nait la thèse et donc, l’homme sans qua­li­tés (que j’ai lu plus tard en ori­gi­nal). Di­sons-le tout de suite, je com­prends qu’on n’y ar­rive pas, d’au­tant que cela n’a ja­mais été réel­le­ment fini. La so­lu­tion, puisque là aussi, ça n’a qu’une im­por­tance assez re­la­tive, c’est de ne pas né­ces­sai­re­ment se for­cer à lire dans l’ordre, les sec­tions Ul­rich et Agathe, ça n’a pas été vrai­ment lu, mais j’en ai re­par­couru plu­sieurs en­core et en­core, à chaque fois que Bou­ve­resse me parle de Musil, à chaque fois qu’on parle du Sa­lève (sur le­quel ses cendres ont été ré­pan­dues, « Das abend­liche Grünblau des Sa­lève ist wie immer un­bes­chrei­blich », Tagebücher, 6 no­vembre 1941).Wo­raus be­mer­kens­ver­ter Weise nichts her­vor­geht, mais c’est mieux en Jac­co­tet. Je peux dire sans exa­gé­rer que c’est un au­teur que l’ai lu in­té­gra­le­ment, Jour­naux com­pris, les Désar­rois de l’élève Törless ex­cep­tés, parce que j’avais vu un soir à la télé fran­çaise des an­nées 60, le film qu’en avait tiré Vol­ker Schlöndorff, et je n’ai ja­mais réussi à lire un livre après avoir vu un film tiré de…, ni été ca­pable d’al­ler voir un film après avoir lu le livre (les Chand­ler mis à part). Mais je crois quand même que j’ap­pré­cie­rai de lire l’ou­vrage qui a donné Ras­ho­mon de Ku­ro­sawa…

Sur Ulysse de Joyce, en­core un pas­sa­ger de la Suisse, c’est fai­sable (en 2 ans) mais il y a bien pire, Fin­ne­gan’s Wake, ça c’est à peu près im­pos­sible et je n’ai pas même pensé à l’es­sayer en ori­gi­nal. Il faut sans doute être un pro­fes­sion­nel de la pro­fes­sion pour en tirer les lignes en en­tier.

Sur Rous­seau, c’est sans doute l’au­teur le plus éprou­van­table (une va­lise, je garde) du XVIIIe siècle. Je n’ai ja­mais lu en en­tier que son Dis­cours sur les Langues (Aca­dé­mie de Dijon 1750), et c’est déjà bien trop.

Mon au­teur pré­féré en ce mo­ment, Do­nald West­lake et Ro­bert Musil mis à part, Le Cler du Brillet ?, Gué­neau de Mont­beillard ?, en fait j’ai pas le temps de lire grand chose en de­hors du tra­vail en cours, mais le Traité de la Po­lice vol. 4, « Voi­rie », Le Cler du Brillet, 1738, c’est assez jo­li­ment écrit, en tout cas mieux que Rous­seau et bien plus riche en in­for­ma­tions. Pour vous évi­ter une re­cherche sans doute in­fruc­tueuse sur un Google quel­conque, Gué­neau de Mont­beillard est un or­ni­tho­logue bour­gui­gnon col­la­bo­ra­teur de Buf­fon qui a écrit un assez bon mé­moire contre la peine de mort en 1772.

J’ar­rête là, sinon on at­taque la des­crip­tion de ma bi­blio­thèque et j’ai en­core bien de l’ou­vrage sur les voies, pies­sentes, tra­verses, fi­ne­rots, flé­gards, les tra­vaux de cor­vée et cette ob­ses­sion très fran­çaise, l’ali­gne­ment. D’ailleurs, sa­viez-vous que…

30)
ysen­grain
, le 08.07.2008 à 09:52

Ysen­grain, même si je n’ai au­cune af­fec­tion pour B. Cart­land, j’avoue que je pré­fère quel­qu’un qui lit ses bou­quins plu­tôt que rien du tout !

Je pense tout à fait le contraire. lire c’est se créer un monde men­tal, une ma­nière d’ap­pré­hen­der l’autre et les autres. Je me trompe peut-être, voire sans doute, car c’est un do­maine où il n’y a pas de vé­rité scien­ti­fique, mais le monde tel qu’il est dé­crit par Cart­land est un monde to­ta­le­ment ar­ti­fi­ciel, em­prunt de par­fum (à l’eau de rose bien sûr) qui pol­lue le monde men­tal du lec­teur.

Dans le même genre, un ex chi­rur­gien amé­ri­cain Frank Slaugh­ter qui se prend pour un écri­vain, montre des “Doc­tor’s in hos­pi­tal” que la télé a bien po­pu­la­risé.

Pour moi, ce monde d’écri­vas­siers-là: à la pou­belle; alors que par exemple Cé­line qui s’est com­porté comme un sa­laud ne mé­rite cer­tai­ne­ment pas le même type de clas­se­ment.

31)
pbook
, le 08.07.2008 à 13:35

Ri­golo. D’après wi­ki­pe­dia ici la bible est ta­lon­née par le petit livre rouge du pré­sident Mao. Après, ils font bien re­mar­quer que la bible est sou­vent don­née plu­tôt que ven­due.

32)
Oka­zou
, le 08.07.2008 à 17:38

« du­rant ton temps libre, tu ar­rives vrai­ment à lire des trucs aussi dif­fi­ciles que Le monde selon Mon­santo ? »

Tu vou­drais en dé­goû­ter les lec­teurs que tu ne t’y pren­drais pas au­tre­ment !

On le trouve par­tout, ce livre sur Mon­santo, je l’ai trouvé au su­per­mar­ché. Alors, la pro­chaine fois que tu fais tes courses et que tu aper­çois au rayon livres une cou­ver­ture jaune, ouvre-le et lis quelques pas­sages, tu ver­ras que c’est un polar du réel. Lec­ture fluide que l’on a du mal à sus­pendre. Alors, achète-le !

33)
Oka­zou
, le 08.07.2008 à 17:44

« Quant à Ga­briel García Márquez, ma re­marque n’était qu’une pure pro­vo­ca­tion. J’ai bien lu Cé­line. »

D’au­tant que l’homme dont tu parles n’a vrai­ment rien d’un dic­ta­teur. Po­pu­liste, si tu veux, mais il va fal­loir ap­prendre à sai­sir ce terme avec des pin­cettes tant la droite li­bé­rale le jette sys­té­ma­ti­que­ment, au­jour­d’hui qu’ils sont aux abois, au vi­sage de ceux qui s’op­posent à elle.

Quant à Cé­line, je boy­cotte tou­jours.

34)
Ma­dame Pop­pins
, le 08.07.2008 à 19:36

Oka­zou,

Oui, il faut se mé­fier de termes comme “po­pu­liste” mais il faut aussi se mé­fier de “dif­fi­cile” : pour moi, dif­fi­cile ne veut pas dire “à évi­ter” et mon pro­pos n’était nul­le­ment de dé­goû­ter quel­qu’un. Ainsi, dom­mage que tu aies sup­primé le pas­sage “je te tire mon cha­peau”….

Hump­tius dump­tius, com­ment t’es venue l’idée de ce pseudo ? Il est amu­sant ! L’homme sans qua­lité, sou­pir… fau­drait vrai­ment que j’es­saie en­core !

35)
In­connu
, le 08.07.2008 à 23:11

oui, il y a aussi Ulysse de James Joyce qui traine, et que je me dit qu’il me faut re­lire. il fau­drait ra­jou­ter : “quels livres re­li­sez-vous ré­gu­liè­re­ment ?” moi ce sont les jim ha­ris­son, et les scé­na­rios de woody allen. Mais livre rare!

36)
Oka­zou
, le 09.07.2008 à 07:14

« Ainsi, dom­mage que tu aies sup­primé le pas­sage “je te tire mon cha­peau” »

Chère Ma­dame Pop­pins, c’est jus­te­ment ce sou­lè­ve­ment de couvre-chef qui m’alarma, fi­gure-toi. Ce bou­quin se lit tel­le­ment comme un polar qu’on ne mé­rite vrai­ment aucun com­pli­ment à le lire. On dé­vore, c’est tout, et c’est bien.

« Hump­tius dump­tius, com­ment t’es venue l’idée de ce pseudo ? »

La­ti­ni­sa­tion de l’œuf mer­veilleux de ce bon vieux Char­lie Dodg­son. Com­prenne qui pourra…

37)
hump­tius dump­tius
, le 10.07.2008 à 02:15

La ré­ponse est cent sens, évi­dem­ment Through the loo­king-glass, évi­dem­ment le humpty-dump­tyesque point of view, cette que­relle sur la prag­ma­tique du lan­gage, l’usure des mots et des cens, mais aussi un mo­ment his­to­rique de l’his­toire des jeux de bis­trot, le pre­mier flip­per élec­tro-ma­gné­tique de l’his­toire (1947, grande année pour le bour­gogne, aussi), ainsi nommé par Got­tlieb parce que Flip­per était co­py­righté, Humpty Dumpty choit de son mur à la fin.

« — When I use a word, Humpty-Dumpty said in ra­ther a scorn­ful tone, it means just what I choose it to mean, nei­ther more or less. — The ques­tion is, said Alice, whe­ther you can make words mean so many dif­ferent things. — The ques­tion is, said Humpty-Dumpty, which is to be Mas­ter, that’s all. Alice was too much puzz­led to say any­thing, so after a mi­nute Humpty Dumpty began again. — They’ve a tem­per, some of them — par­ti­cu­larly verbs, they’re the prou­dest — ad­jec­tives you can do any­thing with, but not verbs— ho­we­ver, I can ma­nage the whole lot ! Im­pe­ne­tra­bi­lity ! That’s what I say ! — Would you tell me, please, said Alice, what that means ? — Now you talk like a rea­so­nable child, said Humpty Dumpty, loo­king very much plea­sed. I meant by “im­pe­ne­tra­bi­li­ty’ that we’ve had en­ough of that sub­ject, and it would be just as well if you’d men­tion what you meant to do next, as I sup­pose you don’t in­tend to stop here all the rest of your life. — That’s a great deal to make one word mean, Alice said in a thought­ful tone. — When I make a word do a lot of work like that, said Humpty Dumpty, I al­ways pay it extra. — Oh ! said Alice. She was too much puzz­led to make any other re­mark.” Through The Loo­king-Glass And What Alice Found There, vi.

La­ti­ni­ser une pin­ball ma­chine, ça me cor­res­pond assez bien, le latin m’a per­mis de ga­gner ma vie à un mo­ment cri­tique, le pin­ball, j’ai ar­rêté à cause de l’ar­throse et d’un genou dé­faillant et des bis­trots qui ne sont plus ce que j’ai­mais et de ces ma­chins mixtes avec pas­sage en jeu vidéo, mais je crois bien dé­te­nir à vie le re­cord de « Crys­tal Ca­li­burn » (sur Mac).

Im­pe­ne­tra­bi­lity.

39)
zit
, le 12.07.2008 à 22:11

@ Rupi : “je n’aime pas” n’est peut–être pas vrai­ment ce que l’on pour­rait ap­pe­ler une cri­tique construc­tive, mais au moins, c’est un point de vue ob­jec­tif et per­son­nel, à mon sens bien plus ap­pro­prié qu’un “c’est de la merdre” ou un “c’est nul”. Pour ma part, “je n’aime pas” de nom­breuses choses, sans pour au­tant les juger de haut et de ma­nière dé­fi­ni­tive par un “c’est nul”.

z (d’ailleurs, Tardi, c’est loin d’être nul, je ré­pêêêêêête : mais je n’aime pas trop non plus…)