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Les femmes sont foot ou les femmes s’en foutent ?
Au­tant être sin­cère : le titre du billet, c'est une copie pure et simple d'une phrase lue dans une li­brai­rie de Lau­sanne il y a une di­zaine de jours.

L'idée du billet, quant à elle, m'est venue il y a un peu plus de deux mois, lorsque Ju­nior (5 ans) m'a de­mandé "tu crois que c'est quelle équipe qui va ga­gner au foot, cet été ?"; j'ai alors ré­pondu to­ta­le­ment au ha­sard, n'y connais­sant stric­te­ment rien à ce sport... celle du Bré­sil ! Mis­ter, avec le tact et la di­plo­ma­tie qui le ca­rac­té­risent, m'a fait re­mar­quer gen­ti­ment que selon toute vrai­sem­blance et à moins d'un cham­bou­le­ment géo-po­li­tique sou­dain, ce pays ne par­ti­ci­pe­rait pas... à l'Euro ! "Ouais, Mun­dial, Euro, fran­che­ment, c'est juste la même chose, non ?!"

Le ton est donné : lorsque j'ai éla­boré le pre­mier brouillon de ce billet, j'avais sur­tout pour ob­jec­tif de "vomir", un peu, sur le ta­page fait au­tour de ces quelques jours de ren­contres en Suisse et en Au­triche, de vi­tu­pé­rer, beau­coup, sur le mon­tant des trans­ferts des joueurs, d'éta­ler au pas­sage ma "science ju­ri­dique" en glo­sant doc­te­ment sur l'ar­rêt Bos­man et de fan­tas­mer quelques se­condes sur le torse des joueurs, dis­si­mulé par un maillot tou­jours trop grand.

Puis j'ai re­gardé le match d'ou­ver­ture de l'Euro, sa­medi soir à 18h00, Suisse-Ré­pu­blique tchèque, prin­ci­pa­le­ment parce que je ne ré­siste pas à des "allez, Maman, dis oui, on peut re­gar­der le match, hein, t'es d'ac­cord ?"

Au­tant être sin­cère : je n'ai pas tout vu et j'ai no­tam­ment man­qué le seul but de la ren­contre : il fal­lait bien que Ju­nior et Mini mangent du­rant la mi-temps et man­ger, avec des en­fants, ça prend tou­jours un cer­tain temps et un temps cer­tain.

Après le repas, en fai­sant la vais­selle, je son­geais en­core à la 43e mi­nute de la ren­contre et à Alexandre Frei. Dont l'exis­tence m'avait été ré­vé­lée uni­que­ment par l'al­bum Pa­nini de mon fis­ton, il y a quelques jours, et que je n'avais en­core ja­mais vu en ac­tion sur un ter­rain.

Au­tant être sin­cère : je me fous to­ta­le­ment du fait qu'un joueur se blesse sur le ter­rain mais lorsque je l'ai vu quit­ter le stade en clo­pi­nant et, sur­tout, en pleu­rant, j'ai eu comme une sorte de flash : je l'ai ima­giné s'en­traî­nant dur, se le­vant tôt le matin, cou­rant à tra­vers la forêt, re­non­çant à des voyages, à des sor­ties, s'as­trei­gnant à une dis­ci­pline stricte et de longue ha­leine, tout cela dans le seul et unique but de pou­voir par­ti­ci­per à cet Euro 2008.

Et j'ai res­senti comme une sorte de bouf­fée d'em­pa­thie pour cet in­connu : il au­rait pu être tchèque, j'au­rais res­senti exac­te­ment la même émo­tion. Exac­te­ment ? Pas sûr puisque j'ai ex­pli­qué à Ju­nior "tu sais, c'est grave pour notre équipe s'il ne peut plus jouer". "Notre" équipe ? Voilà qui était sur­pre­nant puisque je ne connais même pas les règles du hors-jeu et qu'une éven­tuelle et pro­bable éli­mi­na­tion de la Suisse au pre­mier tour ne m'em­pê­chera pas de dor­mir. N'em­pêche, oui, il s'agit bien de "mon" équipe : je suis suisse et j'aime mon pays.

Je l'aime no­tam­ment parce que lorsque je me bal­lade dans les rues, je vois à toutes les fe­nêtres des dra­peaux por­tu­gais, des fa­nions ita­liens, cô­toyant du rouge à croix blanche : j'aime l'idée qu'il soit com­posé aussi de "se­con­dos", de gens plu­ri­lingues, de per­sonnes pour qui fon­due et fe­choada font bon mé­nage. Je l'aime parce qu'il est entre lacs et mon­tagnes, parce qu'il fa­brique dans les col­lines du Jura les plus belles montres du monde (le meilleur cho­co­lat, ce sont les Belges qui le font) et parce que, ci­toyenne, j'ai sou­vent l'oc­ca­sion de m'ex­pri­mer.

Mais re­pre­nons le fil : les femmes sont foot ou s'en foutent ? Au­tour de moi, même si je sais que le nombre de femmes sup­po­sées se pas­sion­ner pour le bal­lon rond aug­mente d'an­nées en an­nées, je ne compte parmi mes amies, mes co­pines et mes connais­sances au­cune femme fan, juste des nanas qui su­bissent le foot, qu'elles ré­su­me­raient pro­ba­ble­ment par "horde de mecs qui courent der­rière un bal­lon et gars qui re­gardent la té­lé­vi­sion en gueu­lant vi­ri­le­ment contre l'ar­bitre, for­cé­ment un sa­laud, tout en bu­vant des bières".

Et alors que le com­men­ta­teur dis­ser­tait avec en­thou­siasme sur la qua­lité des passes hel­vé­tiques et la dé­fense tchèque, Mini criant "allez les Fran­çais" (il tient de sa mère côté connais­sances en ma­tière de foot), j'ai tout à coup réa­lisé que si le sport, en tant que tel, me lais­sait to­ta­le­ment in­dif­fé­rente, j'avais néan­moins gardé en mé­moire beau­coup de mo­ments dif­fé­rents, qui ont un point com­mun à mes yeux, à sa­voir une es­pèce d'émo­tion : Ok­sana Baiul et Nancy Ker­ri­gan, Mi­chael Gross et Nadia Co­ma­neci ou en­core Tom­mie Smith.

Alors non, je ne serai ja­mais foot mais je serai quand même tou­jours un peu ad­mi­ra­tive de­vant la per­sé­vé­rance, le cou­rage, la dé­ter­mi­na­tion, de­vant l'ef­fort et les larmes, d'émo­tion ou de dé­cep­tion de ces gens qui quittent un stade ou qui viennent cher­cher leur mé­daille.

Que vient faire le vin es­pa­gnol dans tout ça ? Re­gar­der un match, passe en­core, mais pas avec de la bière !

Pour conclure, si je dis "sport", vous ré­pon­dez quoi ? Et pour sa­tis­faire ma cu­rio­sité, dites-moi aussi ce qu'en pensent vos femmes, concu­bines, co­pines !

56 com­men­taires
1)
levri
, le 09.06.2008 à 02:42

Bah, le sport ça doit être un truc qu’on fait pour s’amu­ser, se dé­tendre, se dé­fou­ler avec des potes. Quand ça de­vient un mé­tier, un spec­tacle et/ou une pompe à fric je trouve juste que ça pue !

… Et pas­ser des heures de­vant un écran à s’ex­ci­ter comme un ma­lade sur l’ac­tion de quelques “ath­lètes” en bouf­fant des co­chon­ne­ries et en pic­co­lant … c’est pas ma tasse de thé non plus. :)

J’écoute Stink-Foot de Frank Zappa sur l’al­bum Apos­trophe

2)
fx­prod
, le 09.06.2008 à 03:50

(le meilleur cho­co­lat, ce sont les Belges qui le font)

enfin une juste re­con­nais­sance… mal­gré qu’après une barre tri­an­gu­laire de to­ble­rone y a plus rien, mis à part le nou­gat qui lui colle bien dans les dents .

15 jours de foot l’hor­reur in­té­grale, le même navet sur toutes les chaines, la même folie gré­gaire qui va s’em­pa­rer des foules “panem et foot­balles”

3)
AleX54
, le 09.06.2008 à 06:25

…il s’agit bien de “mon” équipe : je suis suisse et j’aime mon pays…

… la per­sé­vé­rance, le cou­rage, la dé­ter­mi­na­tion, de­vant l’ef­fort et les larmes, d’émo­tion ou de dé­cep­tion…

Que c’est beau… C’est du à l’abus de vin es­pa­gnol ? Parce que là, c’est digne d’un match au PMU du coin.

On a connu des Ma­dame Pop­pins moins conve­nue.

Ceci n’en­lève rien à la qua­lité gé­né­rale (de mon point de vue) de vos posts, Ma­dame Pop­pins. Mais ce­lui-là, je suis très ré­servé.

4)
Jé­ré­mie
, le 09.06.2008 à 07:11

(le meilleur cho­co­lat, ce sont les Belges qui le font)

Non, mais tu veux des baffes, ou bieeeen?

Concer­nant l’eu­ro’08, j’ai écrit en long en large et en tra­vers ce que j’en pen­sais ici .

Et ma femme… elle est très contente que je ne sois pas un foo­teux.

5)
Phi­lob
, le 09.06.2008 à 07:43

Dé­ci­dé­ment, je ne suis pas foot et en plus je n’ai pas la TV, ainsi j’évite le pire.

Je dois dire que déjà 1 mois avant le début de l’évé­ne­ment, j’avais at­teint ma sur­dose de foot.

Mais je com­prends que cette “chose” peut in­té­res­ser d’autres per­sonnes et je ne les prends pas pour des dé­biles; de plus en fai­sant beau­coup d’ef­forts pour ou­blier l’as­pect fric, je peux voir un tra­vail d’équipe et même du sport avec, si on re­garde bien, par­fois des gestes spor­tifs (j’étais chez mes pa­rents ce WE et j’ai re­gardé le match avec mon père).

Ça s’ar­rête là, j’ai plus d’ad­mi­ra­tion pour mon voi­sin qui a un léger sur­poids et qui va cou­rir ré­gu­liè­re­ment; il rentre dé­gou­li­nant de sueur, mais avec le sou­rire pro­curé par la joie de l’ef­fort qui a du sens.

Ah ! j’ou­bliais, je n’aime pas la bière et en­core moins les chips, ces temps je me sens un peu un “comme dans un autre monde”. Tiens je vais aller m’en­trai­ner un peu car ma fille dé­sire cou­rir Mo­rat-Fri­bourg avec moi cet au­tomne et je me ré­jouis beau­coup.

6)
co­lo­nel mou­tarde
, le 09.06.2008 à 07:51

La man­chette du Cour­rier sa­medi ré­su­mait bien l’Euro: “Que la fête™ com­mence” !

(le meilleur cho­co­lat, ce sont les Belges qui le font)

Ma­dame Pop­pins ne doit pas connaître Tris­tan à Bougy-Vil­lars !

7)
ysen­grain
, le 09.06.2008 à 07:58

Il y a 2 ca­té­go­ries de sport. Les sports pour­ris par le fric et la dé­me­sure: foot, bas­ket, foot amé­ri­cain, base ball. ceux là ne sont in­té­res­sants que dans “l’exer­cice ama­teur de base”, vrai­ment pour le sport. Les autres sont à consi­dé­rer. Un bémol: la grand messe qua­drien­nale qui va nous oc­cu­per une bonne par­tie de l’été est fon­dée sur le fric et la dé­me­sure

A la ques­tion posée je ré­ponds: rugby, ath­lé­tisme parce que je les ai pra­ti­qués et que j’y reste fi­dèle. Ma chère et tendre est de­ve­nue avec le temps fa­na­tique de rugby.

P.S. ja­mais de bière

8)
Gr@g
, le 09.06.2008 à 07:58

Les belges brassent éga­le­ment les meilleures bières du monde…

9)
Ca­plan
, le 09.06.2008 à 08:12

Les belges brassent éga­le­ment les meilleures bières du monde…

Les Belges brassent de la bière,

Les Suisses brassent du fric,

Les Fran­çais brassent de l’air.

Cha­cun son truc… ;-)

Mil­sa­bor!

10)
6ix
, le 09.06.2008 à 08:31

Il y a 2 ca­té­go­ries de sport. Les sports pour­ris par le fric et la dé­me­sure: foot, bas­ket, foot amé­ri­cain, base ball. ceux là ne sont in­té­res­sants que dans “l’exer­cice ama­teur de base”, vrai­ment pour le sport. Les autres sont à consi­dé­rer.

Pas vrai­ment d’ac­cord! Si on veut mettre 2 ca­té­go­ries, je di­rais alors ceci: il y a les sports qui sou­lèvent les masses, et les sports plus “ré­ser­vés”. Même avec de l’ar­gent, le jeu peut res­ter beau et en­thou­sias­mant. Quel bon­heur par exemple de re­gar­der la Rus­sie aux der­niers cham­pion­nats du monde de ho­ckey…

Et le simple fait qu’un sport at­tire au­tant de monde que le foot par exemple, suf­fit à quelque part à don­ner un “re­flet” de la so­ciété de tous les jours, à sa­voir au­tant les bons que les mau­vais côtés. Le foot amé­ri­cain brasse des dol­lars aux états-unis, il n’en est rien en Suisse, tout sim­ple­ment parce qu’il n’y a pas du tout la même pas­sion, donc moins d’in­té­rêt pour les spon­sors aussi!

Pour ma part, j’aime le foot pour ce qu’il est, un jeu. Et à écou­ter ce qu’il se dit au­tour de moi, j’ai l’im­pres­sion que ceux qui aiment voient le côté “fête” et es­pèrent as­sis­ter à de belles ren­contres, alors que ceux qui n’aiment pas ne voient for­cé­ment que les dé­ra­pages…

Je com­prends tout à fait que l’on puisse aimer ou pas un sport, mais j’ai du mal avec les ex­trêmes: sup­por­ter son équipe ne si­gni­fie pas avoir de la haine en­vers les autres (et dé­rives qui s’en suivent), et ré­su­mer un sport à “c’est nul tout cet ar­gent”, je trouve un peu li­mité. Bien en­tendu, je ne dis pas que tout ce bras­sage d’ar­gent est quelque chose de bien, mais quand je re­garde Cris­tiano Ro­naldo, je m’en tape qu’on paie 100 mil­lions pour l’avoir dans son club, j’es­père juste le voir faire des gestes ma­gni­fiques!

11)
Fran­çois Cuneo
, le 09.06.2008 à 08:34

Ben merde, je dois être dé­bile…

J’aime bien le foot.

Et la bière de­vant le foot.

Et ça m’énerve quand la Suisse perd.

Je vous dis… zéro je suis.

12)
Fa­bien Conus
, le 09.06.2008 à 08:36

Et bien moi, le foot, ça me gonfle.

Quand on voit qu’une ville comme Ge­nève est prise en otage à cause d’un sport, je me dis qu’il y a quelque chose qui cloche.

Vous vous ren­dez compte qu’ils vont fer­mer l’au­to­route pour en faire un par­king ?? Que l’ac­cès au centre-ville sera qua­si­ment blo­qué pen­dant tout l’euro (Fan­Zone oblige).

On en ar­rive même à un point où les RH de ma boîte nous on conseillé de ne pas venir tra­vailler mer­credi (ou plu­tôt, de tra­vailler de­puis la mai­son) car l’ac­cès à la zone où je tra­vaille sera trop dif­fi­cile !!!!

Et on ne parle pas de la vi­site d’un pré­sident ou d’un som­met po­li­tique, non, on parle d’un p…tain de match de foot !!!!

Purée j’en ai ras la pa­tate !

13)
Fran­çois Cuneo
, le 09.06.2008 à 08:56

On en ar­rive même à un point où les RH de ma boîte nous on conseillé de ne pas venir tra­vailler mer­credi (ou plu­tôt, de tra­vailler de­puis la mai­son) car l’ac­cès à la zone où je tra­vaille sera trop dif­fi­cile !!!!

C’est pas beau ça? Pou­voir res­ter à la mai­son? Le rêve… Dom­mage qu’il n’y ait pas de matchs la jour­née!

Et bien moi, le foot, ça me gonfle.

On peut pas en dire au­tant du bal­lon sur le jet d’eau!:-)

14)
So­heil
, le 09.06.2008 à 09:18

Juste deux mots, en pas­sant:

1. Il n’y a pas que les femmes qui se foutent du foot.

2. Le meilleur cho­co­lat n’a pas de na­tio­na­lité, il n’a plus que des cho­co­la­tiers.

Et une ques­tion: ça va durer com­bien de temps tout ce cirque?

15)
Franck_­Pas­tor
, le 09.06.2008 à 09:29

(le meilleur cho­co­lat, ce sont les Belges qui le font)

C’est l’évi­dence même.

Sinon, ques­tion sport, je pra­tique le vélo ré­gu­liè­re­ment, j’adore tout ce qui est ran­don­née et plus gé­né­ra­le­ment les sports d’en­du­rance (na­ta­tion ex­cep­tée). J’ai fait très long­temps du judo, mais je n’en fais plus : une année je n’en ai plus fait et je n’ai pas trouvé le cou­rage de m’y re­mettre. Faut dire que je n’y étais pas par­ti­cu­liè­re­ment doué. J’aime aussi jouer au foot, sans stress et sans com­pé­ti­tion, mais c’est de­venu rare.

J’aime bien re­gar­der aussi un beau match de foot à la télé. Par beau match, j’en­tends un match où les deux équipes n’ont pas ou­blié que le but de ce sport, c’est de mar­quer plus de buts que l’ad­ver­saire. Et je sou­haite voir aussi des joueurs qui n’es­saient pas de cas­ser l’ad­ver­saire en deux à chaque contact. Et là, pour cet Euro, c’est mal barré.

16)
bgc
, le 09.06.2008 à 09:44

Les Fran­çais brassent de l’air

Et ils en brassent mieux que per­sonne, d’après ce que disent les femmes étran­gères :-))

17)
6ix
, le 09.06.2008 à 09:48

J’ai fait très long­temps du judo, mais je n’en fais plus

Le judo a beau­coup à ap­por­ter je trouve, sur­tout si l’on s’in­té­resse à ce qu’il est vrai­ment, à sa­voir une école de vie, et pas sim­ple­ment un sport.

18)
pbook
, le 09.06.2008 à 09:50

Ce qui me fait bien sou­rire, c’est l’agit-prop qui ar­rose avec dé­ter­mi­na­tion ma fille et ses ca­ma­rades à l’école. Pré­pa­ra­tion psy­cho­lo­gique des se­maines à l’avance (bri­co­lages, des­sins, re­con­naître les dra­peaux, Pa­nini à la récré, foot à la gym), grand tour­noi le week-end pro­chain, no­tions de bases du pa­trio­tisme (na­tio­na­lisme?) sous forme d’exer­cices pra­tiques : chaque classe re­pré­sente un pays, ceux de ma fille c’est la Croa­tie. Je sou­ris tou­jours un peu niai­se­ment quand elle crie “allez la Croa­tie, ouzè la Suisse” à la Coop du vil­lage. Elle vou­lait mettre un dra­peau croate sur la voi­ture. Euh… di­sons qu’on en a pas trouvé… Elle crie aussi de temps en temps “allez l’Ita­lie”, parce que les gar­çons de la classe sont en blocs pour l’Ita­lie (sais pas pour­quoi, d’ailleurs, mais ils sont tous, elle y com­pris, ha­billés aux cou­leurs de l’Ita­lie au cours de gym), et, de­puis que je lui ai ex­pli­qué que la Suisse par­ti­ci­pait, ce qu’elle n’avait ap­pa­rament pas capté, et que nous avions subi une dé­faite ter­ri­ble­ment lourde de consé­quences, elle consent à ajou­ter de temps en temps “allez la Suisse”. Elle crie aussi “à bas la Tché­quie”, mais là, je gronde pé­da­go­gi­que­ment.

Evi­dem­ment, ces jours on joue au foot dans le jar­din. Elle n’en re­vient pas quand je lui ra­conte que le foot exis­tait déjà quand j’étais petit (époque qu’elle situe à peu près entre les di­no­saures et l’em­pire ro­main) et que j’en fai­sais aussi à l’école.

Un der­nier mot sur la tac­tique éla­bo­rée par la maî­tresse, et dont la Nati pour­rait s’ins­pi­rer: 23 joueurs to­ta­le­ment po­ly­va­lents qui ont reçu une seule consigne, mais claire: fon­cer sur le bal­lon, puis fon­cer en di­rec­tion du but ad­verse. Et, pour ré­pondre un peu à Mme Pop­pins: les buts mar­qués par une fille valent double. Ma fille adore le foot.

19)
FT'e
, le 09.06.2008 à 10:01

Ma voi­sine est assez foot (et ten­nis) à la télé. Moi, homme de mon état, je dé­teste ça et ça me gonfle en moins d’une mi­nute montre en main.

C’est chiant, c’est long, il ne se passe rien. Ils sont 2×11 (j’ai juste ?) et ils sont in­fou­tus de mettre plus d’un but ou deux en 90 mi­nutes. Don­nez-leur un bal­lon cha­cun, ça sera plus mar­rant. Oh, je sais, il y a la tac­tique tout ça, c’est juste que j’y suis her­mé­tique. Les dé­ve­lop­pe­ment de cette tac­tique sont trop lents.

Sports amé­ri­cains ! J’aime bien le bas­ket, et j’adore le foot amé­ri­cain. Ça bouge, il y a des points mar­qués en pa­gaille, et dans les phases d’ap­proche, ils se mettent des tas de bourres-pif. Les phases de jeu étant courtes et se suc­cé­dant ra­pi­de­me­ment, on peut voir les tac­tiques se dé­ve­lop­per et évo­luer beau­coup plus ra­pi­de­ment.

Et il y a un autre petit fac­teur de rien du tout qui me fait conspuer le foot (soc­cer) : les sup­por­ters. Au­tant on ne voit pour ainsi dire ja­mais un dé­bor­de­ment dans un stade de foot amé­ri­cain ou une salle de bas­ket, au­tant à chaque match de foot il y a de gros cons in­ci­vi­li­sés qui, par­don­nez mon lan­guage, sèment leur merde, sinon pire.

Tout ceci n’est que mon humble avis, rien qu’à moi. Je n’ap­pré­cie pas moins ma voi­sine parce qu’elle aime le foot.

20)
Blues
, le 09.06.2008 à 10:55

Moi j’suis pas foot du tout; par contre je peux com­prendre qu’il y ait des fans de… Mais je ne suis pas d’ac­cord qu’on nous ma­traque avec ce sport (et les autres sports/ou évén. cultu­rels alors ?) et d’être pris en otage à cause de lui – routes fer­mées, tv radio média qui nous bas­sinent – J’avoue que ça me casse un peu les …, de plus vu le fric qui tourne là au­tour, c’est vrai­ment trop, juste “pour ça” ! Je n’ai donc au­cune fierté à ce que cet Euro aie lieu dans notre pays et m’en serai bien passé.

Je re­gar­de­rai quand-même les der­niers matchs (les 2 de­mis-fin. et la fi­nale)

21)
zit
, le 09.06.2008 à 11:02

La Suisse or­ga­nise un tour­noi de foot ?

J’étais pas au cou­rant !

z (vi­ve­ment le tour de France, je ré­pêêêêêêête: un sport sain…)

22)
Argos
, le 09.06.2008 à 11:24

Moi, dans un match de foot, je trouve la même ten­sion dra­ma­tique que dans une pièce de Sha­kes­peare, ses larmes,ses sur­prises,ses re­tour­ne­ments de si­tua­tions, ses émo­tions. Avec un avan­tage sup­plé­men­taire: je ne connais pas la fin. Le cho­co­lat belge, oui, bon, mais vous n’avez ja­mais goûté un cho­co­lat ukrai­nien à 76% de cacao, le Mil­le­nium. Su­blime.

23)
Mar­co­li­vier
, le 09.06.2008 à 11:33

Ouais ben moi, ça me casse les noix, cette hys­té­rie. Je n’aime pas le pousse-bal­lon. Na! Et par­ti­cu­liè­re­ment lorsque les matchs sont nuls. En fait, je n’ar­rive tout sim­ple­ment pas ap­pré­cier un évé­ne­ment, quelque chose en­touré d’une hys­té­rie col­lec­tive. D’ac­cord, hys­té­rie est sans doute un mot un peu fort, mais com­pre­nez, pas moyen d’y échap­per, entre Lau­sanne et Ge­nève. Un peu comme Amé­lie Pou­lain à l’époque, où tout le monde re­com­man­dait avec un amour dé­gou­li­nant de le voir, où on pas­sait pour un drôle de ne pas l’avoir en­core vu. Il m’a fallu 3 ans pour le voir enfin, … et l’ap­pré­cier.

Pouah et beurk à l’hys­té­rie. Enfin à part avec le rugby. Mais c’est dif­fé­rent. Car comme l’équipe suisse n’a que peu de ta­lent, pas d’en­jeu émo­tion­nel na­tio­nal. Et quel sport in­té­res­sant, sub­til, franc. Phy­sique certes, le contact fait par­tie du sport, mais pas violent ni vi­cieux. J’en sais pour en avoir joué plu­sieurs an­nées dans une cer­taine équipe na­tio­nale. Oui certes, et comme pour tout autre, l’ar­ri­vée du pro­fes­sion­na­lisme a changé un peu ce noble sport, mais il a en­core ses beaux restes. Et ses troi­sièmes mi-temps joyeuses qui réunissent les deux camps, ad­ver­saires lors des deux pre­mières qui re­de­viennent frères pour la der­nière.

Mais je ri­cane, je ri­cane, et pars dans quelque jours en Egypte échap­per à l’hys­té­rie. Et ce sera bien, ce sera beau, ce sera calme. Aux portes du dé­sert. A moins qu’un malin, étran­ger ou non, ait ap­porté un poste de radio, une té­lé­vi­sion, une an­tenne…

Alas, quelle mi­sère. Où trou­ver le calme, la paix, la sé­ré­nité alors? A faire des bulles dans la mer rouge, ou au somment du mont Sinaï peut-être.

J’an­goisse, j’an­goisse. Mais me ré­jouis quand même.

24)
pi­naud­nico
, le 09.06.2008 à 11:48

Bon­jour, Je lis ce site de­puis long­temps et je n’ai ja­mais réagi, mais là … Je suis un homme et le foot à la télé me gonfle par­ti­cu­liè­re­ment. Li­bé­rez l’an­tenne pour d’autres sports, il y en a marre. Je crois que ma femme est bien contente que je n’adhère pas à cette forme de pen­sée unique. Sport=foot. (sauf si vous êtes top re­ven­di­ca­teur et là vous re­gar­de­rez le rugby, sic …).

25)
THG
, le 09.06.2008 à 11:48

Les belges brassent éga­le­ment les meilleures bières du monde…

Oui. Et la West­malle Tri­pel est la cham­pionne du monde.

26)
Jé­ré­mie
, le 09.06.2008 à 11:50

Ma­dame Pop­pins ne doit pas connaître Tris­tan à Bougy-Vil­lars !

Dans mes bras!

Si vous ne connais­sez pas, je vous conseille d’al­ler très vite faire un pé­le­ri­nage chez ce mon­sieur.

27)
ronan
, le 09.06.2008 à 11:52

Pour conclure, si je dis “sport”, vous ré­pon­dez quoi ?

Pour ma part, le sport est un concen­tré en barre d’émo­tions fortes. Certes, il y a nombre de matchs sans in­té­rêts (le foot en par­ti­cu­lier a cette fa­culté de gé­né­rer des matchs longs et en­nuyeux, entre 2 équipes té­ta­ni­sées par l’en­jeu). Mais com­bien de belles images? Com­bien de dé­bor­de­ments de joie? Com­bien d’en­thou­siasme (si tant est que cela puisse se quan­ti­fier)? Et com­bien de larmes… Oui, parce que pour moi, le sport n’est pas beau QUE dans la vic­toire. Le sport est ma­gni­fique dans sa dif­fi­culté, dans l’ab­né­ga­tion qu’il im­pose aux spor­tifs. Car où se­rait la beauté de la vic­toire, si de l’autre côté il n’y avait pas de larmes?

Comme le rap­pelle Ma­dame Pop­pins, le sport, c’est une es­pèce d’émo­tion. Ou plu­tôt, des es­pèces d’émo­tions. Je n’ai que 27 ans, et je me sou­viens pour­tant d’images des J.0. de Séoul: l’ar­ri­vée du ma­ra­thon! Je crois que c’est mon pre­mier sou­ve­nir de sport. Je me rap­pelle mes pa­rents m’ex­pli­quant ce qu’était un ma­ra­thon. C’est alors qu’est né en moi une grande pas­sion pour les J.O., confir­mée en 1992, à Al­bert­ville: Franck Pi­card et sa mé­daille d’ar­gent en des­cente, le per­mier jour des J.O. Et puis le dé­clic, à Bar­ce­lone, avec le Hand­ball fran­çais, qui sort de l’ano­ny­mat pour s’oc­troyer la mé­daille de bronze. Ce jour-là, j’ai dé­cou­vert le sport que je vou­lais pra­ti­qué. Ce que j’ai pu vibré lors de ce cham­pion­nat.

Vi­brer… Voilà la clé. Cette pe­tite vi­bra­tion sur la­quelle tout le monde s’ac­corde pour ré­son­ner en har­mo­nie. En France, tout le monde se sou­vien­dra d’un cer­tain 12 juillet 1998. Ce jour-là, il de­vait y en avoir beau­coup, qui ob­jec­ti­ve­ment se fi­chaient pas mal du foot­ball en tant que “sport”. Mais je ne connais pas beau­coup de Fran­çais qui n’a pas eu un mi­ni­mum d’émo­tions ce jour-là. Et puis il y a eu la ré­cu­pé­ra­tion (la France Black-Blanc-Beur, etc…), et cer­tains sont au­jour­d’hui déçu de voir que fi­na­le­ment, ça n’aura été que du vent. Non, pas que du vent. Mais une vi­bra­tion. Ca va, ça vient, ça dis­pa­raît, c’est jus­te­ment ça, une vi­bra­tion. Et c’est beau, comme une vi­bra­tion mu­si­cale. Je vois déjà les mu­si­ciens s’étouf­fer à la lec­ture d’une com­pa­rai­son entre la beauté es­thé­tique de la mu­sique, et la force un peu brute du sport. Mais si, si, c’est beau le sport.

Et je par­lais des larmes, dans le sport. Il y a des lé­gendes de l’olym­pisme, qui se sont créées dans l’échec. Connais­sez-vous Hi­cham El Guer­rouj? Bien sûr, qui ne connait pas ce cham­pion du 1500m? Cham­pion du monde de la dis­ci­pline en 1997, 1999, 2001, 2003. Bref, une lé­gende de l’ath­lé­tisme. Hi­cham a échoué aux J.O. de 1996 après avoir été ac­cro­ché par un concur­rent. Puis aux J.O. de 2000, il craque dans la der­nière ligne droite. Tout le monde se dit que cet homme est “mau­dit” par les J.O. Et puis il y a cette fi­nale en 2004 à Athènes. Hi­cham sort du der­nier vi­rage au coude à coude avec Ber­nard Lagat, qui le sur­passe dans le début de la ligne droite. Un cau­che­mar, se dit-on. Mais non, Hi­cham sert les dents, ac­cé­lère, et cen­ti­mètre part cen­ti­mètre, re­fait son re­tard et s’im­pose. Ber­nard Lagat, conscient du mo­ment his­to­rique qui vient de se pas­ser, tombe dans les bras d’Hi­cham, fier d’avoir donné tout se qu’il pou­vait pour pous­ser un tel cham­pion à se dé­pas­ser (là, c’est une libre in­ter­pré­ta­tion de ma part. Il n’em­pêche qu’on sen­tait tout de même dans l’at­ti­tude de Ber­nard Lagat un pro­fond res­pect pour Hi­cham El Guer­rouj, et une vraie joie par­ta­gée de le voir ga­gner). Rien que de re­pen­ser à ces mo­ments, des fris­sons me par­courent le dos. Voilà, des mo­ments comme ceux-là, c’est le sport qui les fait vivre. Et il me suf­fit d’y re­pen­ser, pour que l’émo­tion re­vienne. C’est en ce sens que je di­sais que le sport, c’est de l’émo­tion en barre. Quand on en a be­soin, on res­sort ces sou­ve­nirs, et on fré­mit de plai­sir en se les re­mé­mo­rant.

Et puis, rien de plus jouis­sif (le mot n’est pas trop fort) par­fois que de voir des “pe­tits” triom­pher contre toute at­tente. Quand tout semble joué, et que fi­na­le­ment un re­gain d’or­gueil, de bra­voure etc… vient ré­in­suf­fler le petit plus d’éner­gie qui fait que l’on ren­verse la si­tua­tion. En 2003, les hand­bal­leuses fran­çaises, me­nées de 7 buts à 7 mi­nutes de la fin de la fi­nale de cham­pion­nat du monde vont alors réa­li­ser un re­tour in­croyable et éga­li­ser à l’ul­time se­conde, pour fi­na­le­ment l’em­por­ter en pro­lon­ga­tions.

Bref, le sport, c’est beau. Quand je dis sport, c’est au sens gé­né­ral. Per­son­nel­le­ment, je ne raf­fole pas du foot­ball (les matchs sont par­fois d’un ennui!! Il peut ne rien se pas­ser pen­dant 90 mi­nutes). Mais l’Euro, le Mon­dial, dès qu’on sent que tout un pays vibre au même rythme… j’aime. Et puis, les J.O., c’est plein d’anec­dotes, plein d’his­toires, et c’est teinté d’His­toire: demi-fi­nale de wa­ter-polo en 1956 entre l’URSS et la Hon­grie, quelques mois après l’in­sur­rec­tion de Bu­da­pest. Ce n’est évi­dem­ment pas la plus belle image de sport (dans le genre fair-play, on aura vu mieux), mais c’est une page d’His­toire.

Je re­com­mande à tous les amou­reux du sport cet ex­cellent livre La Tran­chée d’Aren­berg et autres vo­lup­tés spor­tives de Phi­lippe De­lerm (La pre­mière gor­gée de bière).

28)
pilote.​ka
, le 09.06.2008 à 12:26

N’em­pêche, oui, il s’agit bien de “mon” équipe : je suis suisse et j’aime mon pays.

On dit “NOTRE” équipe parce qu’elle n’ap­par­tient pas qu’à vous

29)
levri
, le 09.06.2008 à 12:57

Écou­tant la ter­mi­no­lo­gie em­ployée, “la grand messe du foot”, “com­mu­nier dans une même fer­veur” … qui a dit que la re­li­gion était l’opium du peuple ?

Du pain, des jeux, de l’opium pour le peuple. :D

… À moins que le sport ne soit de­venu un sub­sti­tut aux glo­rieuses ba­tailles san­glantes et vi­riles de nos an­cêtres, on “met ses tripes à l’air”, “la souf­france pour ob­te­nir la per­for­mance”, “l’ab­né­ga­tion de l’ath­lète de haut ni­veau”, et les ga­gnants ont droit à l’hymne na­tio­nal et au dra­peau, le sport, un sou­tient au na­tio­na­lisme ?

Il sem­ble­rait que le sport puisse éga­le­ment en­traî­ner la jouis­sance, se­rait il aussi un sub­sti­tut à la sexua­lité ?

@ Mar­co­li­vier : mais non, hys­té­rie est un mot me­suré en l’oc­cur­rence. ;)

@ zit : Or­ga­ni­ser un tour­noi in­ter­na­tio­nal, le pre­mier pas vers le re­non­ce­ment à la “neu­tra­lité” de la Suisse ?

J’écoute Opium For The People de Dae­vid Allen sur l’al­bum Alien in New York

30)
pilote.​ka
, le 09.06.2008 à 13:08

Ben merde, je dois être dé­bile…

J’aime bien le foot.

Et la bière de­vant le foot.​Et ça m’énerve quand la Suisse perd.​Je vous dis… zéro je suis.

En­tiè­re­ment d’ac­cord avec toi mis à part que je suis pour la France. Ce qui est beau c’est le mo­ment d’in­uti­lité que l’on vit avec plai­sir et avec les autres. Un match c’est fes­tif. Sauf que je ne re­garde le foot que lors du mon­dial

31)
jibu
, le 09.06.2008 à 13:23

à part ça, il fal­lait le faire, ce ra­mas­ser 1-0 à cause d’un ar­bitre Rital et perdre le seul bu­teur va­lable lors du pre­mier match. Fa­bien doît être dans le coup :-)

Je vais me faire taper moi …

32)
Fa­bien Conus
, le 09.06.2008 à 13:38

à part ça, il fal­lait le faire, ce ra­mas­ser 1-0 à cause d’un ar­bitre Rital et perdre le seul bu­teur va­lable lors du pre­mier match. Fa­bien doît être dans le coup :-)

Je vais me faire taper moi …

on ré­glera ça au Li­gretto Foot­ball !

33)
jibu
, le 09.06.2008 à 13:47

jsuis déçu, dans la ver­sion eu­ro08, ils ont pas mis les noms des vrais joueurs :-( ah … on s’en fou? ok. Alors pro­fites de mer­credi pour viendre faire une par­tie:-)

PS: si Fa­bien vous pro­poses une par­tie de Li­gretto foot­ball, Re­fu­sez ! ou aller dans son équipe. Je vous aurez pré­venu, il est ma­lade avec des cartes dans les mains

34)
alec6
, le 09.06.2008 à 15:13

Co­luche : “Le sport a pourri le monde du fric”
Chur­chill (à qui on de­man­dait le se­cret de sa lon­gé­vité) :“Wis­keys, ci­gars, girls and… NO SPORT”

35)
Iris
, le 09.06.2008 à 16:37

Ce que j’ai le plus de peine à en­cais­ser dans cet Euro, c’est le sta­tut de Star dé­volu aux foot­bal­leurs et le luxe in­dé­cent dans le­quel ils se com­plaisent. Leurs sa­laires sont juste in­ima­gi­nables, il leur faut les hô­tels les plus chers, on in­ter­dit des rues, des routes, des quar­tiers en­tiers sont iso­lés pour que ces mes­sieurs ne soient pas dé­ran­gés par la plèbe!

Quand on voyait l’oeil sus­pi­cieux de l’en­traî­neur d’une cer­taine équipe, dé­taillant si le confort du pa­lace cor­res­pon­dait à leur stan­ding, si le spa était assez grand, les salles de bain assez spa­cieuses, le ma­te­las assez moel­leux, tout ça me ré­pugne. Et j’ai peine à com­prendre ça d’un sport po­pu­laire qui a com­mencé dans des quar­tiers plu­tôt dé­fa­vo­ri­sés.

Mais , par ailleurs, je trouve assez sympa cet échange et cette fierté de son pays quand il se ma­ni­feste ainsi:

36)
Oka­zou
, le 09.06.2008 à 17:36

Ah, se ba­la­der dans un champ pen­dant qu’un match de foot oc­cupe tous les écrans et poser son cul pour re­gar­der l’herbe pous­ser ! Une herbe qui ne sera ja­mais fou­lée par des cram­pons. Le bon­heur d’échap­per à la messe, de ne pas être une bre­bis bê­lante qui fait ce qu’on at­tend d’elle.

Au­tant voir deux co­pains le di­manche matin se rendre sur le ter­rain de foot du vil­lage pour y ren­con­trer une bande de potes et taper dans un bal­lon m’est aussi sym­pa­thique que de re­gar­der deux amis par­tir à la pêche, au­tant cet évé­ne­ment ar­ti­fi­ciel qu’est l’Euro de foot­ball ne m’ins­pire que dé­goût.

Le foot mo­derne ou com­ment dé­cer­ve­ler les foules et ob­te­nir la paix so­ciale (!) quand rien ne va plus dans la vraie vie. Ça ne va pas ? Allez ! Un petit joint, un petit verre, une pe­tite ligne, un petit match…

Le foot est un phé­no­mène so­cial monté en épingle avec des vi­sées à la fois com­mer­ciales et so­ciales. Ici, on a pris le foot, ailleurs, c’est autre chose. Qu’im­porte le sup­port choisi, les buts sont les mêmes : ame­ner une foule mou­ton­nière à vider ses poches dans l’es­car­celle de l’in­dus­trie du sport et as­su­rer, le temps d’un évé­ne­ment où l’on re­mise son cer­veau au ves­tiaire, une paix so­ciale trom­peuse, in­sane.

Ne pas s’in­té­res­ser à ces pa­ro­dies fait de vous un sujet aso­cial tant on a im­primé dans les es­prits, par la force de ré­pé­ti­tion ma­ni­pu­la­trice des mé­dias, que vous n’êtes quel­qu’un de res­pec­table que si vous jouez le jeu de l’ar­ti­fice so­cial monté dans le but de vous dis­traire de vos de­voirs so­ciaux, de votre être même. Les po­li­ti­ciens in­ca­pables adorent l’Euro de foot. Vous n’en­ten­drez ja­mais l’un d’eux oser une cri­tique du foot et de son bio­tope pour­tant bien crade.

Et puis il y a le volet le plus fé­tide : l’ap­pel au na­tio­na­lisme. L’af­fi­chage de la conne­rie à l’état pur. Le dra­peau (dé­solé, Iris, ima­gine des jar­di­nières plan­tées de fleurs à la place des dra­peaux), pire, le maillot ! Et cette façon qu’ont les sup­por­teurs na­tio­naux de crier : « On a gagné ! » L’em­ploi gé­né­ra­lisé de ce « On », cette ap­pro­pria­tion de la réus­site de types qui n’ont de point com­mun que de por­ter le même maillot que les­dits sup­por­teurs ne cesse de me lais­ser du­bi­ta­tif.

Enfin, ce qui est le plus dom­ma­geable, à mes yeux, c’est d’avoir fait d’un jeu, un sport. Le sport, c’est le jeu plus la com­pé­ti­tion. Le jeu moins le plai­sir bon en­fant. Le jeu plus les in­té­rêts fi­nan­ciers (et ça brasse à un point in­ima­gi­nable).

Dé­fen­dons l’exer­cice pour ses bien­faits phy­siques. Dé­fen­dons le jeu pour ses bien­faits mo­raux. Condam­nons le sport pour les dé­gâts phy­siques (votre mé­de­cin vous dira ses dom­mages sur les corps des en­fants : la mé­de­cine du sport est née de ces dom­mages), condam­nons le sport pour ses dé­gâts so­ciaux et mo­raux. Seule la vic­toire est jolie, dans le sport. Les per­dants sont les lais­sés pour compte. Quand on joue, on ne perd pas. Ou on est sim­ple­ment un mau­vais joueur.

Vous lisez la presse après les matches ? Les per­dants ont été « la­mi­nés », « anéan­tis », « écra­sés », « hu­mi­liés ». Le sport gé­nère des héros et des hu­mi­liés.

À la fin du match, les mou­tons des tri­bunes sont de­ve­nus car­ni­vores… ou éden­tés.

Le sport : une ma­chine à en­tre­te­nir les bas ins­tincts.

Ah ! Re­gar­der l’herbe pous­ser et, si l’on a l’oreille fine, on peut même l’en­tendre pous­ser.


Un autre monde est pos­sible.

37)
ysen­grain
, le 09.06.2008 à 17:53

Re­ve­nons aux vraies va­leurs: Pierre Des­proges par­lait du foot en ci­tant les “hordes foot­bal­lis­tiques en­ca­le­çon­nées. “

38)
Leo_11
, le 09.06.2008 à 18:31

Je ne suis pas foot… mais alors là pas du tout… ma­dame Boo­boo ne s’en plaint pas… bien au contraire…

Je suis ré­so­lu­ment ho­ckey-sur-glace… mais ça in­té­resse tel­le­ment peu de monde qu’on parle moins des cham­pion­nat du monde que de la der­nière des ligues du plus paumé bled du bout-du-bout du monde…

Ce matin la pre­mière chose que j’ai en­tendu de la part de mes élèves ça concer­nait bien sûr cet Euro-de-mes-trois-et-demi… ça va être un mois d’en­fer…

39)
alec6
, le 09.06.2008 à 19:18

Belle prose Oka­zou ! Paris ne me donne mal­heu­reu­se­ment pas l’oc­ca­sion d’en­tendre pous­ser l’herbe, mais la soi­rée, enfin es­ti­vale s’an­nonce agréable, nous man­geons donc sur la ter­rasse… le pro­gramme de Jazz à FIP dans les zo­reilles ! (une radio pa­ri­sienne sans pub…)

40)
fap76
, le 09.06.2008 à 20:01

Alors per­son­nel­le­ment, j’adore le foot, vrai­ment, et je suis un homme..

Et ma co­pine, qui est, par dé­fi­ni­tion, une femme, aime aussi, comme quoi…

Bon, il est vrai que le meilleur mo­ment pour elle, c’est quand les foot­bal­leurs échangent les maillots :-)

Mais je pense que je vois les matchs dif­fé­rem­ment que plu­sieurs per­sonne ci-des­sus. Pour moi, il s’agit bien d’une op­po­si­tion tac­tique, tel une par­tie d’échec, où 2 vi­sions du jeux s’af­frontent. Non seule­ment chaque équipe cherche à im­po­ser son jeu, mais elle doit aussi prendre en compte la tac­tique de l’autre équipe pour y faire face. D’où des stra­té­gie de po­si­tion­ne­ment des joueurs qui dif­fère lors des phases d’at­taque et celles de dé­fenses.

Où quand chaque joueur est au ser­vice d’une équipe… et tout d’un coup, au mi­lieu de ces in­di­vi­dua­li­tés, sur­git un geste tech­nique de génie, qui change la donne, qui per­met à une équipe de prendre le pas sur l’autre !!! J’adore ça :-)

Mais il est vrai que pour moi, le foot reste une fête, je ré­pêêêêête, une fête!! Ou quand un ami d’un pays qui a battu le mien me paie une bière en fin de par­tie pour “par­don­ner” “ses” joueurs :-)

Et j’adore l’am­biance que les Por­tu­gais mettent dans ce pays, sans vio­lence au­cune, avec une envie de par­ta­ger un bon mo­ment, avec une fierté pour “leurs” joueurs…

Et fran­che­ment, blo­quer quelques rues dans une ville, pour 3-4 se­maines, une fois ex­cep­tion­nel­le­ment, pour faire la fête, je trouve que ce n’est pas ex­ces­sif…

Tout le monde n’est pas obligé d’ai­mer le foot, ce ne se­rait pas mar­rant, mais je trou­ve­rais dom­mage que tout le monde ne fasse pas la fête !!! :-)

Et là, on mange une sa­lade de pomme-de-terre, avec un bon verre de vin, et on vient de voir la France pas ga­gner, la soi­rée com­mence bien :-)

Ok, je sors—>[]

41)
levri
, le 09.06.2008 à 21:10

et on vient de voir la France pas ga­gner, la soi­rée com­mence bien :-)

Cool ! Je com­prends pour­quoi c’est si calme par chez moi ! (je suis en France) :D

J’écoute Shhh,Pea­ce­ful de Miles Davis sur l’al­bum In A Silent Way

42)
Iris
, le 09.06.2008 à 21:16

…Et puis il y a le volet le plus fé­tide : l’ap­pel au na­tio­na­lisme. L’af­fi­chage de la conne­rie à l’état pur. Le dra­peau (dé­solé, Iris, ima­gine des jar­di­nières plan­tées de fleurs à la place des dra­peaux)

Moi aussi je pré­fère les fleurs et les her­bettes sur les fe­nêtres, mais je ne vois pas ces dra­peaux d’un aussi mau­vais oeil que toi.

Bien sûr, ils sont sou­vent l’ac­ces­soire des hoo­li­gans et char­gés de re­mugles fas­ci­sants. Mais ici, je les ver­rais plu­tôt comme la marque d’un pa­trio­tisme bon en­fant.

Il faut sa­voir que Re­nens, où cet im­meuble est situé, est une pe­tite ville peu­plée de 10’000 Etran­gers pour 8’300 Suisses. Les dra­peaux sont donc l’oc­ca­sion de “sor­tir du bois”, de se rendre vi­sibles et de mon­trer que la ville est pa­na­chée d’une mo­saïque de na­tio­na­li­tés. Et de vi­brer en­semble.

C’est aussi frap­pant de voir que beau­coup de fe­nêtres s’ornent de plu­sieurs dra­peaux, celui du père, celui de la mère et le suisse, car on est aussi de là où on vit. Et ça mul­ti­plie les chances de fêter! (enfin pour le suisse, c’est pas tout à fait cer­tain…)

Je ne connais pas les ha­bi­tants de cet im­meuble, mais j’ima­gine qu’ils ne se font pas la gueule quand ils se croisent dans la cage d’es­ca­lier et que les match sont pour eux l’oc­ca­sion de contacts.

43)
Fa­bien Conus
, le 09.06.2008 à 22:02

Et fran­che­ment, blo­quer quelques rues dans une ville, pour 3-4 se­maines, une fois ex­cep­tion­nel­le­ment, pour faire la fête, je trouve que ce n’est pas ex­ces­sif…

Blo­quer quelques rues ???? On parle de fer­mer une au­to­route ainsi que plu­sieurs ar­tères prin­ci­pales et tout un quar­tier cen­tral de la ville !!!!

C’est pas ex­ces­sif, ça ??

44)
Smop
, le 09.06.2008 à 23:37

Mam’ Pop­pins, en li­sant ton hu­meur, je m’at­ten­dais à voir moult com­men­taires en désac­cord avec toi et j’ai donc été sur­pris de consta­ter le contraire. Peut-être est-ce la po­pu­la­tion de Cuk qui est peu re­pré­sen­ta­tive de la gent mas­cu­line ? Car moi aussi, je dé­teste le foot. Non pas tant pour le sport en lui-même, qui n’a guère d’in­té­rêt à mes yeux, mais après tout, cha­cun est libre d’ai­mer ce qu’il veut. Je suis beau­coup plus gêné par l’es­prit de com­pé­ti­tion, l’iden­ti­fi­ca­tion au groupe et sur­tout l’ap­pel au na­tio­na­lisme for­cené com­ment l’a si bien écrit Oka­zou. Pire en­core, ces non-évè­ne­ments po­pu­laires sont d’ex­cel­lents sup­ports de paix so­ciale. Tout comme la re­li­gion, ils anes­thé­sient les es­prits et dé­tour­nant des vé­ri­tables su­jets de ré­flexion. Panem et cir­censes, la dis­trac­tion ins­ti­tu­tion­nelle…

45)
fx­prod
, le 10.06.2008 à 07:06

j’ai passé une bonne nuit sans klaxon, je sais pas à qui je le dois , la hol­lande, l’ita­lie….. qu’ils en soient tous deux re­mer­ciés;

46)
Ma­dame Pop­pins
, le 10.06.2008 à 07:08

En vrac…

AleX54, de toute évi­dence, vous n’avez pas res­senti la magie d’Ok­sana Baiul : je sup­pose que c’est son tutu que vous n’avez pas aimé ? ;-)

Cela dit, ça peut être “convenu” mais pour moi, dire que j’aime ma pa­trie, après avoir grandi dans plein de mi­lieux dans les­quels il était clair que ce genre d’af­fir­ma­tions ne pou­vait être que pro­non­cée par les mi­lieux de droite, voire de “très droite”, c’est un peu une ré­vo­lu­tion : fi­na­le­ment, avoir le coeur à gauche et aimer son pays, ce n’est pas in­com­pa­tible, même si cer­tains mi­lieux re­ven­diquent le mo­no­pole du dra­peau et des sym­boles pa­trio­tiques.

Phi­lob, Mo­rat-Fri­bourg `Cha­peau !

Co­lo­nel Mou­tarde, j’ai de toute évi­dence man­qué quelque chose : au­rais-je alors écrit que le meilleur cho­co­lat, c’est Tris­tan qui le fait ?

Ca­plan ;-)))))

Fran­çois Cunéo, t’as re­gardé le match de la France hier soir ? At­ten­tion, à ce rythme, la bière, ça fait gros­sir !

Fa­bien Conus, et en­core, hein, t’as le choix de res­ter à la mai­son : ima­gine les am­bu­lan­ciers…

Franck_­Pas­tor, qu’est-ce que tu lui re­proches, à la na­ta­tion ?

pbook, ima­gine la tête de Ju­nior quand je lui dis que ma pre­mière té­lé­vi­sion, je l’ai pos­sé­dée à 21 ans et en­core, c’était pas la mienne, c’était celle de mon concu­bin ! Donc, moi aussi, je passe pour une es­pèce de di­no­saure !

Blues, je crois que je vais aussi re­gar­der la demi-fi­nale – fi­nale.

Zit ;-))) (le côté sain du cy­clisme)

pi­naud­nico, ouahh, quel pri­vi­lège de vous avoir mo­tivé à enfin pos­ter un com­men­taire : at­ten­tion, on y prend goût ! Es­pé­rant vous lire en­core sou­vent !

Ronan, voilà le mot que je cher­chais “vi­brer”, c’est exac­te­ment ça : et que ça soit pour un spor­tif qui subit une dé­faite que pour un cham­pion qui gagne. J’aime bien les exemples don­nés (Hi­cham par ex).

pi­lote,ka, d’un point de vue gram­ma­ti­cal, lorsque je me parle à moi-même, ne me par­lant pas à la troi­sième per­sonne, ne puis-je réel­le­ment pas dire “mon équipe” ? mais fi­na­le­ment, allez, je la rends : ton équipe ! Mince, t’en veux pas, tu sup­portes l’équipe qui a fait le nul hier soir ;-)))

Iris, ex­cellent, j’adore la photo : c’est exac­te­ment à cet im­meuble que je pen­sais en écri­vant mon billet ! Et comme toi, j’aime bien le re­gar­der et ima­gi­ner les gens faire la fête au­tour du foot et de leur pays, tout en met­tant aussi le dra­peau suisse à la fe­nêtre.

Oka­zou, je suis un peu hors sujet mais bon, écou­ter l’herbe pous­ser, c’est ce que je rêve de faire en cette in­tense pé­riode de pré­pa­ra­tion d’exa­mens : écou­ter l’herbe pous­ser re­pré­sente pour moi le som­met du luxe ! Qu’il me tarde de pou­voir y goû­ter…. en oc­tobre !

Leo_11, fi­na­le­ment, même si je suis d’ac­cord que ça doit aga­cer, ces dis­cus­sions, n’est-ce pas quand même un peu sympa de voir les élèves se pas­sion­ner pour quelque chose ?

Smop, il est vrai que je m’at­ten­dais à trou­ver beau­coup plus de vrais fans, des convain­cus, des purs et durs ! Re­marque, je n’ai pas de­mandé qui ai­mait la for­mule 1…

Allez, bonne jour­née à toutes et tous, at­ten­tion à votre coeur si vous sui­vez les matchs !

47)
alec6
, le 10.06.2008 à 09:15

Ni dieu ni maître…
Ni foot, ni Win­dows !

Lais­sons pous­ser l’herbe !

48)
Franck_­Pas­tor
, le 10.06.2008 à 13:27

Franck_­Pas­tor, qu’est-ce que tu lui re­proches, à la na­ta­tion ?

Une seule chose : j’y suis ar­chi-nul.

Le judo a beau­coup à ap­por­ter je trouve, sur­tout si l’on s’in­té­resse à ce qu’il est vrai­ment, à sa­voir une école de vie, et pas sim­ple­ment un sport.

C’est vrai, et je pense en avoir bé­né­fi­cié. Mais après avoir ob­tenu la cein­ture noire, j’ai stagné et j’ai perdu l’en­vie d’al­ler au Dojo. Ça ar­rive… Si ça se trouve, l’en­vie re­vien­dra.

49)
Ma­dame Pop­pins
, le 10.06.2008 à 15:27

Franck, ok, on fait donc un deal : cours de na­ta­tion contre cours de judo ! Je nage mal mais je l’en­seigne bien ! Et tu vas voir, on s’ha­bi­tue à l’odeur per­sis­tante de chlore :-))

50)
levri
, le 10.06.2008 à 15:44

on s’ha­bi­tue à l’odeur per­sis­tante de chlore :-))

… Les goûts et les cou­leurs … Mes pré­fé­rences vont à l’im­mer­sion dans des mi­lieux plus ou­verts et na­tu­rels, les ri­vières, les lacs, la mer, mais bon, en­core faut il vé­ri­fier le ni­veau de pol­lu­tion avant de pi­quer une tête !

J’écoute Night swim­ming d’Ho­lo­gram sur leur album épo­nyme

51)
Gr@g
, le 10.06.2008 à 15:54

Oui. Et la West­malle Tri­pel est la cham­pionne du monde.

tiens, je se­rais d’avan­tage Ro­che­fort!

Sinon, je suis un peu foot, énor­mé­ment ten­nis, et pas mal pa­ti­nage ar­tis­tique… (Ah, les yeux d’Ok­sana!!!!)

52)
mff
, le 10.06.2008 à 19:41

Et. . . . . même sur cuk on parle foot ! ;)

– Existe-t-il des dra­peaux re­pré­sen­tant le monde et où les trou­ver ?

-Iris: j’ai tou­jours eu un faible pour le linge qui sèche aux fe­nêtres cela re­pré­sente la vie :)

Ah je sais il y eu des procès si je me souvient car cela est interdit  en Helvétie  :(
il paraîtrait  que cela ne fait pas propre en ordre !
53)
Ma­dame Pop­pins
, le 11.06.2008 à 12:14

mff, voyons, un dra­peau du monde, tu n’y penses pas, c’est l’Euro, là ;-) Le dra­peau du monde, c’est pour le mun­dial, faut suivre !

54)
mff
, le 11.06.2008 à 12:31

Oui mais Ma­dame Pop­pins je re­con­nais que je suis tout à fait dé­ca­lée face au sujet ;)

Je vou­drais uni­que­ment sa­voir s’il existe un dra­peau du monde ?

55)
Tom25
, le 11.06.2008 à 16:59

J’avais écrit il y a quelques jours qu’il y avait beau­coup de gens in­tel­li­gents sur Cuk, et allez sa­voir pour­quoi il y en a très peu qui aiment le foot ? Per­son­nel­le­ment je re­garde les grands matchs, Mon­dial, Euro, et fi­nales des clubs (coupes de ma­chin etc.) quand ma femme me donne sa per­mis­sion. C’est en gé­né­ral “oui” quand la France joue, sinon … ben ça dé­pend.

J’ai joué au foot étant jeune, j’ai ar­rêté quand je suis parti faire mes études car je ne pas­sais plus tous mes week-end chez moi. Et les gros cons, mes co­équi­piers com­pris, qui se vantent d’avoir bou­sillé le genou d’un ad­ver­saire me font ger­ber. Je ne suis donc ja­mais re­tour­ner pra­ti­quer ce sport, qui pour­tant me plai­sait.

Je suis d’ac­cord avec Fa­bien, les gens qui me forcent à par­ta­ger leur bon­heur m’em­merdent. Je suis heu­reux qu’ils soient heu­reux, mais qu’ils le soient en si­lence. Un peu comme quand on me tire par la manche pour aller dan­ser, je n’aime pas, je n’aime pas ! On est quand même obligé de vivre foot pen­dant 1 mois, et ce n’est pas nor­mal. Ceux qui n’aiment pas de de­vraient pas à avoir à sup­por­ter cet évé­ne­ment dans de telles pro­por­tions.
Et ce coté “vivre son bon­heur par pro­cu­ra­tion me fait peur”. Que ces gens se contentent de sor­tir de leur mi­sère en re­gar­dant des mil­liar­daires à la télé m’in­quiète. C’est dire s’ils ont aban­donné tout es­poir de s’en sor­tir réel­le­ment. Je pense comme Oka­zou sur ce point.
Et alors le coté po­gnon … oh­lala. Tiens en­core une pub pour ache­ter un écran HD pour re­gar­der les matchs. Je vois très bien le bal­lon sur ma télé ca­tho­dique. Et j’ai­me­rai bien un peu plus de ho­ckey, par contre là il me fau­drait une télé HD phase 3 car j’ai sou­vent du mal à suivre le palet.

56)
Ma­dame Pop­pins
, le 11.06.2008 à 22:12

mff, je ne peux mal­heu­reu­se­ment pas te ré­pondre, je n’en ai ja­mais vu.

tom25, t’es sûr que c’est une nou­velle té­lé­vi­sion qu’il te faut et non pas des lu­nettes ? ;-)