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« T’es PC ou Mac ? »
J'en ai conscience, la ques­tion est, sur le pré­sent site, in­utile, li­mite gros­sière : bien sûr que vous êtes Mac, c'est une évi­dence, un peu comme l'air que vous res­pi­rez.... Si vous aviez de­vant vous un PC, vous ne se­riez cer­tai­ne­ment pas en train de sur­fer sur cuk, en­core que Mo­zart et le jeu puissent in­té­res­ser tout le monde, en­core que votre em­ployeur ait pu dé­ci­der, à l'insu de votre plein gré, de vous im­po­ser un PC (sa­chant que ce lundi est férié, grande est tou­te­fois la pro­ba­bi­lité que vous li­siez mon billet au moyen d'un Mac, oufff !).

Quoi qu'il en soit, ar­rê­tons-nous une se­conde sur cette ques­tion, "t'es PC ou Mac ?": fran­che­ment, est-ce que cela n'est pas un peu (voire très) stu­pide, comme si on pou­vait "être" un or­di­na­teur ! On peut l'uti­li­ser, l'ap­pré­cier, en avoir be­soin, le craindre, le bi­chon­ner, en être dé­pen­dant, le mal­trai­ter, le haïr même mais "être", ça, non, on ne peut pas.

Si on ne peut pas "être" un or­di­na­teur, on peut tou­te­fois et de toute évi­dence, uti­li­ser un or­di­na­teur en fonc­tion d'une cer­taine phi­lo­so­phie, per­son­nelle ou col­lec­tive, réelle ou ima­gi­née. On peut res­ter fi­dèle à une cer­taine ma­nière d'ap­pré­hen­der l'in­for­ma­tique au-delà des ques­tions de prix, de ma­jo­rité ou de mode. Mais comme ces ques­tions, leurs te­nants et leurs abou­tis­sants m'échappent en très grande par­tie, je me dis sur­tout qu'une lettre d'amour, c'est ni sur PC ni sur Mac qu'il faut l'écrire mais à la main, qu'un cour­rier de ré­cla­ma­tion à la com­mune, qu'il soit ré­digé sur Mac ou PC n'y change rien, il a avant tout été mo­tivé par un mé­con­ten­te­ment qu'une ré­ponse cir­cons­tan­ciée des au­to­ri­tés pourra peut-être at­té­nuer. Fi­na­le­ment, pauvre igno­rante que je suis, je ne sais tou­jours pas ce que vou­dra me dire, lors de ma pro­chaine sor­tie mon­daine, mon voi­sin de table lors­qu'il m'in­for­mera, le re­gard lu­mi­neux, "je suis Mac" : peut-être que la ma­jus­cule fait toute la dif­fé­rence, allez sa­voir ?!

N'em­pêche, quelque part, je com­prends quand même qu'on puisse poser une telle ques­tion : des in­ter­ro­ga­tions de ce genre, j'ai en aussi en stock et j'avoue les uti­li­ser, ma­chi­na­le­ment, comme le "et pour de­main, ils an­noncent quoi comme temps ?" et si je conti­nue à les poser, c'est que la ré­ponse m'ap­prend tou­jours quelque chose, même si je ne suis pas cer­taine de pou­voir dé­fi­nir exac­te­ment ce "quelque chose".

Allez, je puise, pour illus­trer mes pro­pos, dans mon es­car­celle ma pre­mière ques­tion "ba­teau" (parce qu'il faut bien l'ad­mettre, PC ou Mac, c'est assez ba­teau) : "est-ce que vous êtes chien ou chat ?" A nou­veau, si une femme peut avoir une dé­marche fé­line et un homme une hu­meur de chien, on ne peut pas "être" chien ou chat mais tant pis : la ques­tion a toute son im­por­tance puis­qu'on prête des qua­li­tés fort dif­fé­rentes aux pro­prié­taires de l'un ou de l'autre, le chat étant connu pour son in­dé­pen­dance, son pro­prié­taire pour son désir de ne pas être pieds et poings liés à un ani­mal (qu'il fau­drait pro­me­ner plu­sieurs fois par jour, comme le chien, ou em­me­ner en bal­lade lon­gue­ment - comme le che­val), tan­dis que le dé­ten­teur d'un chien aura en tête la re­la­tion étroite qui peut s'éta­blir en lui et son ani­mal, qui ma­ni­feste lar­ge­ment sa joie au re­tour de son maître, son be­soin de grand air et de mou­ve­ments.

Dans la même ca­té­go­rie, on trouve le très connu "est-ce que vous êtes thé ou café ?" Ah, là aussi, un enjeu de taille puisque le bu­veur de café est ré­puté pour être pressé, ex­plo­sif, im­pa­tient tan­dis que le connais­seur de thé est ou est sup­posé être un per­son­nage ai­mant le ri­tuel, ap­pré­ciant tant les gestes liés à la pré­pa­ra­tion que la dé­gus­ta­tion.

En réa­lité, mes ré­flexions du jour ont été mo­ti­vées par le fait que je me suis éclip­sée d'une réunion de fa­mille pour venir ré­di­ger mon billet, un peu per­plexe de me re­trou­ver, comme "pièce rap­por­tée", dans la fa­mille élar­gie de mon mari. Et je ne sais pas ce que je ré­pon­drais si on me de­man­dait, là, tout de suite, "t'es fa­mille ou pas ?"

Je "suis" as­su­ré­ment fa­mille puisque celle que je me suis créée, avec Mis­ter, re­pré­sente mon port, le lieu où je me sens bien, les gens pour les­quels je suis prête à me battre, à m'in­ves­tir, pour les­quels je suis dis­po­sée à faire beau­coup de sa­cri­fices si cela de­vait s'avé­rer né­ces­saire.

En re­vanche, non, je ne "suis" pas fa­mille dans le sens où à mes yeux, les liens du sang ne suf­fisent pas pour que s'éta­blissent des re­la­tions, pour que l'ami­tié ou l'amour puissent exis­ter : j'ai des amis, peu, mais qui sont bien plus im­por­tants à mes yeux que ma tante, que j'ai croi­sée pour la der­nière fois il y a en­vi­ron huit ans.

Cer­taines per­sonnes, dans mon en­tou­rage, di­ront avec vi­gueur qu'elles "sont" fa­mille, que pour elles, on se doit d'ai­der les gens de sa fa­mille, peu im­porte l'in­ten­sité des liens et les af­fi­ni­tés per­son­nelles, tan­dis que d'autres, au contraire, se­raient prêtes à prendre un aller simple pour le Groen­land juste his­toire de ne pas être obli­gée d'écou­ter la tante Irène. Y a-t-il une at­ti­tude juste et une po­si­tion er­ro­née ? J'en doute.

Pen­dant que je man­geais, as­sise entre le cou­sin que je viens de ren­con­trer pour la pre­mière fois, en face de mon beau-frère que j'ap­pré­cie beau­coup, j'ai pris conscience que ces ques­tions, que ce soit "thé ou café", "chien ou chat", "PC ou Mac", elles ont un rôle à jouer : elles per­mettent de dé­bu­ter un dia­logue de façon ano­dine, sans être in­tru­sives, dont la ré­ponse ne pré­sente fi­na­le­ment que peu d'in­té­rêt puisque son sens dé­pend de l'image toute per­son­nelle que l'on se fait de la fa­mille, d'une cé­ré­mo­nie du thé ou d'une bal­lade avec un chien.

Et si je suis convain­cue que ces ques­tions sont re­la­ti­ve­ment "bidon", je les pré­fère quand même en­core et tou­jours à un so­nore "et vous, vous faites quoi comme mé­tier ?", la clas­si­fi­ca­tion par le sta­tut so­cio-pro­fes­sion­nel m'éner­vant en­core bien da­van­tage que le cli­ché du café ou du PC.

A votre avis, y a-t-il une once de vé­rité dans ces phrases toutes faites ou ne sont-elles que ba­var­dage oisif et aga­çant ?

37 com­men­taires
1)
bgc
, le 12.05.2008 à 00:48

y a-t-il une once de vé­rité dans ces phrases toutes faites ou ne sont-elles que ba­var­dage oisif et aga­çant ?

Oui.

2)
Le Ci­ta­din
, le 12.05.2008 à 01:09

De même que des ex­pres­sions comme “boire son verre”, “don­ner l’heure”, “avoir du feu”, et, sur­tout: “êtes-vous vous Fran­çais?”, au lieu de “êtes-vous d’ori­gine fran­çaise?”…

Mais bon, selon moi ces ex­pres­sions ne sont pas si éner­vantes que ça, puis­qu’elles font par­tie de l’usage, et qu’elles sont des rac­cour­cis pour des ques­tion­ne­ment longs!

3)
Ori­ge­nius
, le 12.05.2008 à 04:27

Salut

Lorsque j’étais étu­diant (ou­lala, ça fait long­temps déjà), je me sou­viens qu’un de mes pro­fes­seurs ré­pé­taient à l’en­vie ceci : « Les mots n’ont pas de sens, ils n’ont que des em­plois ». Il était po­ly­glotte, et il se per­met­tait de chan­ger de langue pen­dant son cours. Quand il pas­sait à l’an­glais, ça al­lait, mais quand c’était l’hé­breu, c’était plus dur… Bref j’ai­me­rais le re­voir pour lui rendre la pa­reille de­puis que je me dé­brouille en ja­po­nais.

Et c’est là que je vou­lais en venir. Rien, me semble-t-il, n’est plus si­gni­fi­ca­tif que les sa­lu­ta­tions ou ex­pres­sions de po­li­tesse pour illus­trer ce pro­pos. En ja­po­nais, on dit aussi « bon­jour » au qui­dam que l’on ren­contre avant d’en­ta­mer une conver­sa­tion quel­conque. On le dit le matin ainsi : « Ohayô­go­zaï­masu » (お早うございます。). Mais si je m’in­ter­roge sur le sens de l’ex­pres­sion, je m’aper­çois qu’on est loin du « bon­jour » fran­çais es­compté. Pour­tant, à vé­ri­fier dans le lexique de mon pre­mier cours, j’ai bien noté : « Ohayô­go­zaï­masu = bon­jour ». Alors que le sens lit­té­ral ex­prime plu­tôt quelque chose comme : « Vous êtes ra­pides ! » ou bien « Vous êtes ar­ri­vés bien tôt ! » Y com­pris à celui qui ar­rive en re­tard (c’est rare quand même ici), avec la cour­bette d’usage il se verra af­fu­blé d’un « Vous êtes en avance ! ». Si cette ex­pres­sion était prise pour le sens qu’elle vé­hi­cule, on avoue­rait ai­sé­ment qu’il s’agit d’une sa­crée im­po­li­tesse ! Mais notre « bon­jour » en prend pour son grade aussi lors d’un jour exé­crable…

Mais ce n’est pas une rai­son pour ne pas dire bon­jour ! On voit bien ici qu’il s’agit de rites ver­baux qui per­mettent d’en­trer en com­mu­ni­ca­tion et d’opé­rer une re­con­nais­sance mu­tuelle. La poi­gnée de mains, la bise ou la cour­bette jouent le même rôle d’ailleurs. Donc, à tout prendre, ces ex­pres­sions n’ont ef­fec­ti­ve­ment aucun sens. Elles sont seule­ment uti­li­sées lors d’oc­ca­sions bien dé­fi­nies et per­mettent la mise en re­la­tion des uns avec les autres. Ima­gi­nez quel­qu’un qui ne dit pas bon­jour sous pré­texte que le jour est exé­crable, ef­fec­ti­ve­ment il en de­vien­dra d’au­tant plus exé­crable…

Juste quelques exemples aux­quels je pense, comme ça, vite fait sur le gaz, avec leur tra­duc­tion lit­té­rale.

Merci = ari­ga­tô­go­zaï­masu (有り難うございます) : C’est tel­le­ment dif­fi­cile à ob­te­nir !

Bon­jour (dans la jour­née) = kon­ni­chiwa (こんにちは) : Et au­jour­d’hui ? (Vous re­mar­que­rez qu’on ne dit pas con ni­chon ha !)

Non merci = kek­kô­de­go­zaï­masu (結構でございます) : C’est fan­tas­tique !

Bon ap­pé­tit = ita­da­ki­masu (頂きます) : Nous re­ce­vons avec ré­vé­rence.

Au re­voir = sayô­nara (さようなら) : Puisque c’est comme ça, je me tire… ; Les choses étant ce qu’elles sont, je me re­tire…

Si toutes les ex­pres­sions que l’on em­ploie étaient prises pour leur sens lit­té­ral, on se­rait bien em­bêté ! Ma­dame Pop­pins a l’air per­plexe d’ailleurs avec elles… C’est pour­quoi, à mon humble avis, il convient de les re­ce­voir pour leur usage, et seule­ment pour leur usage, même si par­fois elles ne sont pas très heu­reuses…

A pro­pos, je suis Mac, Nikon, Honda pour la voi­ture, Honda pour la moto, Nes­presso pour le café, ni chien ni chat.

Alors que j’at­tends im­pa­tiem­ment l’heure de dire au re­voir à ma tante Ger­maine, je pré­fé­re­rais lui dire adieu ! Adieu, au sens lit­té­ral, est pour­tant bien plus dan­ge­reux pour moi qu’un simple au re­voir im­pro­bable…

Sayo­nara

4)
fx­prod
, le 12.05.2008 à 06:34

Et vous vous êtes “PENTE ou COTE”

Suis sorti pour la jour­née…

5)
Ma­dame Pop­pins
, le 12.05.2008 à 08:47

bgc, et “fa­mille ou pas fa­mille” ? Mac pro­ba­ble­ment ;-)

Le Ci­ta­din, “don­ner l’heure”, c’est pos­sible : il fut un temps où on pou­vait ap­pe­ler l’hor­loge “par­lante” et c’était payant, donc loin d’être “donné” pour ob­te­nir sim­ple­ment l’heure exacte ! Tiens d’ailleurs, est-ce que ce ser­vice existe en­core ? Fau­drait que je vé­ri­fie.

Ori­ge­nius, j’aime bien ces tra­duc­tions lit­té­rales, elles sont le re­flet de leur sens admis : ainsi, par­fois, un merci est bel et bien tel­le­ment dif­fi­cile à ob­te­nir. Et moi aussi, je suis Nes­presso : sers-lui beau­coup de café, à la tante Ger­maine, son coeur va s’em­bal­ler…

Je suis ré­so­lu­ment “côte”, fx­prod, mar­cher à la des­cente, c’est trop pé­nible pour les ge­noux !

6)
Roger Bau­det
, le 12.05.2008 à 08:49

Dis, Ori­ge­nius, à quand une leçon com­plète de ja­po­nais sous forme d’Hu­meur ? Ton com­men­taire est une pe­tite perle !

Pour Ma­dame Pop­pins, il est évident que notre so­ciété à be­soin d’éti­quettes. Nous sommes tous ca­ta­lo­gués, qu’on le veuille ou non !

Pour moi, c’est donc café (La­vazza), Canon (photo), Mac (of course !), Honda (la moto), CUK (lec­ture), fa­mille (à dose rai­son­nable), chien (co­cker) ET chats (per­san+gout­tière). Pour le mé­tier : ar­tiste et oui j’en vis ! Ca ira comme ça ?

7)
Fran­çois Cuneo
, le 12.05.2008 à 09:07

qu’un cour­rier de ré­cla­ma­tion à la com­mune, qu’il soit ré­digé sur Mac ou PC n’y change rien, il a avant tout été mo­tivé par un mé­con­ten­te­ment qu’une ré­ponse cir­cons­tan­ciée des au­to­ri­tés pourra peut-être at­té­nuer.

Je ne sais pas, c’est quoi une lettre de ré­cla­ma­tion aux au­to­ri­tés?:-)

8)
Franck_­Pas­tor
, le 12.05.2008 à 09:09

Mac, thé, maths, chat, LaTeX, vélo… Mes pré­fé­rences à moi. Mais ce genre de petit jeu de pré­fé­rences n’a pas d’autre but que d’en­clen­cher une conver­sa­tion, qui avec un peu de chance de­vien­dra plus pro­fonde. Par exemple, une dis­cus­sion sur le chat peut dé­bou­cher sur tout un débat phi­lo­so­phique sur l’in­dé­pen­dance, le be­soin d’af­fec­tion, les re­la­tions ani­mal-maître, puis les re­la­tions hu­maines, etc.

9)
Fran­çois Cuneo
, le 12.05.2008 à 09:13

J’ajoute que, pour re­prendre l’ar­ticle:

Je suis Mac, chat, thé, fa­mille (quoique…:-)) et lorsque je ren­contre quel­qu’un, je pars assez vite sur son mé­tier (j’ai com­pris que tu n’aimes pas), pas du tout pour le clas­ser au ni­veau du sta­tut so­cio-pro­fes­sion­nel mais parce que j’aime bien ap­prendre com­ment fonc­tionnent des mé­tiers que je ne connais pas.

Ah, je suis Re­nault aussi!:-)

10)
Jé­ré­mie
, le 12.05.2008 à 09:27

mmhh…. Je dois dire que j’ai de la peine à mettre sur le même pied la ques­tion de la fa­mille, celle des l’ani­mal de com­pa­gnie et celles de pré­fé­rences de consom­ma­tion (or­di­na­teurs et bois­sons chaudes confon­dues…).

[mode dé­calé] Dia­logue dans une fa­mille can­ni­bale :

– Maman, Maman, j’aime pas grand-papa… – Bon, alors laisse le sur le côté de l’as­siette. [/mode dé­calé]

Tout ça pour dire que je ne consomme pas ma fa­mille, et que dès lors, je ne peux pas mettre le choix de voir ma fa­mille sou­vent ou non, à la même en­seigne que de sa­voir quel café je pré­fère.

Et même si je suis un fervent dé­fen­seur du Mac face au PC, je ne peux mettre ça en pa­ral­lèle de la fa­mille, ou en­core de la re­li­gion, ou des orien­ta­tions po­li­tiques.

D’ailleurs, es­saye de lan­cer une ques­tion du genre : “Alors, tu votes plu­tôt à gauche ou à droite?”, tu auras une ré­ac­tion et une dis­cus­sion bien plus four­nie et moins su­per­fi­cielle (enfin, je l’es­père!) que si tu de­mandes si la per­sonne aime le thé…

Bon, je me rends compte que mon com­men­taire est un peu dé­cousu, mais je viens de me lever, et j’ai en­core pas eu mon pe­tit-déj… Alors soyez in­dul­gents.

11)
Dan DT
, le 12.05.2008 à 09:46

Et la maman au papa “En­core un peu de grand-papa ? Oui mais alors juste un doigt :-)

12)
Ma­dame Pop­pins
, le 12.05.2008 à 09:54

Roger, oui, ça ira mais bon, si tu avais bien voulu pré­ci­ser si tu es “mon­tagnes ou mer” pour les va­cances…. Et si tu pou­vais me don­ner les clés pour “clas­ser” une per­sonne qui est à la fois chien et chat ;-)

Et quelle ex­cel­lente idée de sol­li­ci­ter Ori­ge­nius pour une hu­meur…. Ori­ge­nius, si tu nous lis…

Fran­çois, heu­reux sont tes ad­mi­nis­trés ! J’ai une amie qui m’a écrit l’autre jour que si elle ado­rait ses en­fants, elle se­rait bien ten­tée de les conge­ler de temps en temps… toi aussi de toute évi­dence… Fi­na­le­ment, ton goût en ma­tière de voi­ture, j’ai­me­rais le cri­ti­quer mais avec ma Doblo, je suis mal pla­cée…

Jé­ré­mie, j’adore le dia­logue, j’ai bien ri ! Et pour moi, une dis­cus­sion dé­bu­tée par “tu votes gauche ou droite”, j’ar­rive pas, c’est pour moi presque une ques­tion “fer­mée” : je vote plu­tôt à gauche, point.

Dan DT, et la grand-mère, elle reste pour le des­sert ?

Je suis éton­née que le seul com­men­taire (pour l’heure) sur PC-Mac, c’est sur mon blog qu’on le trouve, sous la plume de Sugus, une femme au de­meu­rant !

13)
Fran­çois Cuneo
, le 12.05.2008 à 10:16

Non mais où va-t-on si l’on com­mence à dis­per­ser les com­men­taires sur deux blogs!!:-)

14)
bgc
, le 12.05.2008 à 10:29

Que dire de l’ex­pres­sion “à poil”. Sur­tout si on vient de se raser!

Il y a aussi: Papou, pas Papou. C’est le bruit d’un lo­co­mo­tive à va­peur en Afrique :-)

“fa­mille ou pas fa­mille” ? Mac pro­ba­ble­ment ;-)

Les amis forment une grande fa­mille, comme le Mac.

Et vous Mme Pop­pins: “Pseudo ou pas pseudo?”

Ori­ge­nius: Com­ment les Ja­po­nais ex­priment-ils “faire l’amour” ou “make love” ?

D’ailleurs, à force d’es­sayer de “le faire”, il fau­dra bien qu’il existe un jour, cet Amour :-)

Mme Pop­pins: Une per­sonne qui est à la fois chien et chat, c’est une per­sonne “che­nille”.

Autre ex­pres­sion cu­rieuse: “na­tu­riste ou tex­tile?”

15)
levri
, le 12.05.2008 à 10:39

je coche la case 2 (ba­var­dage oisif et aga­çant)

@ 6. Roger Bau­det : le “be­soin d’éti­quettes de notre so­ciété”, c’est juste un symp­tôme de su­per­fi­cia­lité et de refus de s’en­ga­ger imho.

@ 10. Jé­ré­mie : je ne suis pas cer­tain qu’une conver­sa­tion sur le vote de gauche ou de droite soit moins su­per­fi­cielle qu’une autre sur le thé ou le culte de l’oi­gnon vé­néré ! :D

@ bcg : l’ex­pres­sion “à poil” vient peut être d’une peur de la nu­dité ? (si on est cou­vert de poils, on n’est pas “nu”) … mais n’est plus très réa­liste, la plu­part des femmes et de plus en plus d’hommes s’épi­lant de nos jours. :D

Sou­vent ces ex­pres­sions ima­gées, en­fan­tines ou vul­gaires sont une ma­nière d’évi­ter de confron­ter les su­jets consi­dé­rés par cer­tains comme “sen­sibles”. Par exemple, pour res­ter sur le plan de la nu­dité, com­bien de fois le mot “pénis” est il em­ployé dans des conver­sa­tions usuelles par rap­ports aux di­zaines d’ex­pres­sions de sub­sti­tu­tion ?

16)
Ca­plan
, le 12.05.2008 à 11:34

…je suis convain­cue que ces ques­tions sont re­la­ti­ve­ment “bidon…”

Oui, mais elles sont bien pra­tiques: elles per­mettent de par­ler de soi en ayant l’air de s’in­té­res­ser aux autres, me semble-t-il…

Mil­sa­bor!

17)
Crunch Crunch
, le 12.05.2008 à 11:49

Je di­rais “Soyons NOUS MÊME”, au risque d’en frus­trer quelques-uns. C’est pas plus com­pli­qué que ça, la vie, à mon avis. Et, entre () la frus­tra­tion de per­sonnes pourra être com­pa­rée à une sorte de “sé­lec­tion na­tu­relle” :-) Les vrais amis, se­rons ren­con­tré grâce à cette sé­lec­tion !

18)
Argos
, le 12.05.2008 à 12:19

Per­sonne n’a en­core posé la ques­tion es­sen­tielle: “Co­gnac ou Ar­ma­gnac?”

19)
levri
, le 12.05.2008 à 12:21

Je di­rais “Soyons NOUS MÊME”

Je se­rais assez d’ac­cord, la for­mule est simple … mais peut être moins fa­cile d’ap­pli­ca­tion que de pro­non­cia­tion. “Être soi même” sous en­tend que pour chaque chose nous soyons ca­pable de nous poser la ques­tion “est ce moi ou mon condi­tion­ne­ment qui parle” … vaste pro­gramme ! En­suite vient la mise en pra­tique, qui peut être en conflit avec les lois et usages de notre en­vi­ron­ne­ment …

J’écoute To Be My­self Com­ple­tely de Belle and Se­bas­tian sur l’al­bum The Life Pur­suit

20)
Mirou
, le 12.05.2008 à 12:36

Alors moi je suis Mac, café, Mo­bi­lity pour la voi­ture, ville plu­tôt que cam­pagne, pas très fa­mille (même avis que vous Mme Pop­pins), ni chien ni chat pour avoir testé les deux, et pour les va­cances ré­so­lu­ment mer plu­tôt que mon­tagne, mais si je peux avoir une ville à la mer, ça c’est for­mi­dable.

Ce qui m’in­trigue, moi, Mme Pop­pins, c’est com­ment on pose ces ques­tions, et quand. Moi j’y ar­rive pas. Le small talk, je trouve que c’est un art dif­fi­cile à maî­tri­ser. Genre “Bon­jour ! Je m’ap­pelle Mirou. Je pré­fère le café au thé. Et vous ?” ça j’y ar­rive pas. Par contre, sou­vent, c’est “Ah. Et qu’est-ce que tu fais dans la vie ?”. Je trouve ça très in­té­res­sant, comme Fran­çois, pour sa­voir com­ment fonc­tionne notre en­tou­rage, et sou­vent parce que la ré­ponse n’est pas simple (“Oh, je suis dans l’ad­mi­nis­tra­tion cultu­relle, mais avant j’étais dan­seur et avant ça em­ployé de banque. Mais j’en ai eu marre alors j’avais com­mencé ce cours de yoga pour me des­tres­ser et que j’ai ren­con­tré cette fille de­ve­nue ma femme, qui tra­vaillait pour le fes­ti­val Danse-truc, et donc j’ai laissé mon poste de cadre pour de­ve­nir dan­seur.”)

21)
Leo_11
, le 12.05.2008 à 12:43

J’ai une amie qui m’a écrit l’autre jour que si elle ado­rait ses en­fants, elle se­rait bien ten­tée de les conge­ler de temps en temps…

Ben moi un co­pain dit sou­vent… «les en­fants quand ils sont pe­tits on les bouf­fe­rai, une fois qu’ils sont grands on re­grette de ne pas l’avoir fait…»

22)
ysen­grain
, le 12.05.2008 à 13:10

Le fon­da­teur de l’Ana­lyse Tran­sac­tion­nelle, mé­thode d’ana­lyse de la per­son­na­lité à tra­vers 3 états du “Moi” (Pa­rent, Adulte, En­fant) a, dans un livre paru après sa mort abordé le sujet: Il s’agit de Que dites-vous après avoir dit Bon­jour ? En clair, on y ap­prend que quel que soit le moyen “d’abor­dage” em­ployé, il est sous tendu par une re­la­tion d’ordre ani­mal, voire sexuel. Der­rière toutes les tran­sac­tions inter hu­maines existe un non-dit plus ou moins conscient. De fait, on uti­lise les codes ha­bi­tuels sinon …

Quant à dires que les ap­proches com­mu­ni­cantes sont un ba­var­dage oisif et aga­çant, je ne m’y ris­que­rais pas.

je suis Mac (évident, non ?), Canon, pas voi­ture pour un sou (je m’en fous, mon épouse choi­sit), café, chien et chat, fa­mille, oui mais fil­trée, en re­vanche, je crois être d’une fi­dé­lité in­oxy­dable en ami­tié.

23)
Ori­ge­nius
, le 12.05.2008 à 13:23

Ohayô

Dis, Ori­ge­nius, à quand une leçon com­plète de ja­po­nais sous forme d’Hu­meur ? Ton com­men­taire est une pe­tite perle !

Et quelle ex­cel­lente idée de sol­li­ci­ter Ori­ge­nius pour une hu­meur…. Ori­ge­nius, si tu nous lis…

Ari­gatô… Why not ? Si le maître de céans n’y voit pas d’in­con­vé­nients, je veux bien faire un essai…

Et vous vous êtes “PENTE ou COTE”

Les deux mon ca­pi­taine ! Au­jour­d’hui, on est lundi de Pen­te­côte !

Ma­tané

24)
fx­prod
, le 12.05.2008 à 13:31

Les deux mon ca­pi­taine ! Au­jour­d’hui, on est lundi de Pen­te­côte !

c’était voulu mon com­man­dant……

25)
Ori­ge­nius
, le 12.05.2008 à 13:47

A mon col­lègue Sho­gun du des­sus…

Dé­ci­dé­ment je com­mence à avoir du re­tard à l’al­lu­mage en ce qui concerne les jeux de mots à la fran­çaise. Je ne suis plus ha­bi­tué de­puis bien­tôt quinze ans que je suis au Japon… Ici d’ailleurs, on dit 聖霊降臨, mais pas de jeu de mot pos­sible à ma connais­sance…

26)
Fran­çois Cuneo
, le 12.05.2008 à 14:33

Ari­gatô… Why not ? Si le maître de céans n’y voit pas d’in­con­vé­nients, je veux bien faire un essai…

Mais sans pro­blèmes et avec plai­sir mon cher!

27)
Claude Mou­giné
, le 13.05.2008 à 00:23

Bon­jour à tous,

Pe­tite rec­ti­fi­ca­tion au pro­pos de Ma­dame Pop­pins : j’uti­lise un PC, et pour­tant je viens sur Cuk. Éton­nant, non ?

28)
Ma­dame Pop­pins
, le 13.05.2008 à 07:14

Je viens de prou­ver de façon écla­tante ma blon­di­tude crois­sante : je n’avais pas com­pris le Pente et le Côte… Fran­che­ment, je crains, grave ! Dé­so­lée, fx­prod, parce que fran­che­ment, après avoir (enfin) pigé, grâce à Ori­ge­nius, j’ai bien ri !

Levri, je veux bien que ça soit ba­var­dage mais lorsque je mange, à midi, avec des gens que je ne connais pas, dans le cadre de mon bou­lot, je peux dif­fi­ci­le­ment leur de­man­der “est-ce que vous avez pris toutes les dis­po­si­tions né­ces­saires en cas de décès et quelle est votre peur la plus pro­fonde dans l’exis­tence ?” Donc, je leur de­mande s’ils ont des ani­maux do­mes­tiques….

Mo­ra­lité, Ysen­grain, de­man­der à mon voi­sin de table s’il pré­fère le thé au café, ça se­rait sexuel ? ;-)

Argos, on peut être les deux ?

Mirou, bien sûr que c’est in­té­res­sant de sa­voir ce que font les gens mais pour avoir vécu aux côtés de Mis­ter du­rant les 13 mois au cours des­quels il a été au chô­mage, j’évite main­te­nant de poser cette ques­tion d’em­blée. De plus, fran­che­ment, il est assez rare que la ré­ponse soit réel­le­ment sur­pre­nante : je suis em­ployé de com­merce, je suis ins­ti­tu­teur, je suis coif­feuse…

Je file, je re­viens,

29)
fx­prod
, le 13.05.2008 à 07:49

MÂÂÂÂÂME PO­PINS,

faute avouée est à moi­tié par­don­née….

à moi­tié seule­ment. smi­ley content de celui qui a pu vous faire rire

30)
ysen­grain
, le 13.05.2008 à 07:50

Mo­ra­lité, Ysen­grain, de­man­der à mon voi­sin de table s’il pré­fère le thé au café, ça se­rait sexuel ?

Sous l’angle “pri­mal” tel que dé­crit par Eric Berne, I’m afraid … yes

31)
Ma­dame Pop­pins
, le 13.05.2008 à 08:55

Ysen­grain, là, ça ne va pas du tout : je ne vais plus pou­voir gar­der mon sé­rieux, lors de ma pro­chaine ques­tion, sur­tout si le mec est char­mant ;-)

bgc, voyons, pas pseudo, je suis Ma­dame Pop­pins, même mon fils (5 ans) l’a confirmé : “moi, j’ai un deuxième pré­nom, je connais le 2e pré­nom de Papa et le tien, Maman, c’est quoi ? Ah oui, je sais, c’est… Pop­pins” !

Claude Mou­giné, et quel ha­sard vous a conduit sur cuk ? La photo ? Et je sais, vous êtes resté en rai­son de la qua­lité des ar­ticles ;-)

Et, fi­na­le­ment, il vaut mieux être tout nu qu’à poil et en chaus­settes !

Bonne jour­née à toutes et tous, à bien­tôt,

32)
levri
, le 13.05.2008 à 09:27

Levri, je veux bien que ça soit ba­var­dage mais lorsque je mange, à midi, avec des gens que je ne connais pas, dans le cadre de mon bou­lot, je peux dif­fi­ci­le­ment leur de­man­der “est-ce que vous avez pris toutes les dis­po­si­tions né­ces­saires en cas de décès et quelle est votre peur la plus pro­fonde dans l’exis­tence ?” Donc, je leur de­mande s’ils ont des ani­maux do­mes­tiques….

Cela em­pêche t il que ce soit du ba­var­dage ? :)

Le ba­var­dage peut meu­bler le si­lence des gens qui ne le sup­portent pas, il peut ser­vir à tâter le ter­rain pour une prise de connais­sance plus pro­fonde, il peut être to­ta­le­ment vide de sens et juste une suite de mots conven­tion­nels sans si­gni­fi­ca­tion réelle … mais y’a pas de honte ou de loi contre ! :D

J’écoute Dan­cing Ba­re­foot de Patti Smith sur l’al­bum Wave

33)
Guillôme
, le 13.05.2008 à 10:29

ari­ga­tô­go­zaï­masu = merci

His­toire d’éta­ler la confi­ture, ce qui est sympa en ja­po­nais, ce sont les nom­breuses sub­ti­li­tés et va­ria­tions.

Ainsi, la forme pas­sée du merci ari­ga­tô­go­zaï­ma­shita (le shita à la fin) si­gni­fie un merci pour une ac­tion pas­sée. Ainsi, à un ven­deur qui vient de rendre un ser­vice, on ne dira pas ari­ga­tô­go­zaï­masu mais ari­ga­tô­go­zaï­ma­shita

Pour re­ve­nir sur les ex­pres­sions, heu­reu­se­ment qu’on ne se pose pas la ques­tion de leur sens lit­té­rale bien que sou­vent il y ait une ex­pli­ca­tion lo­gique (mar­cher sur la tête, sau­ter au pla­fond, cou­per les che­veux en quatre, être à che­val, tom­ber des cordes…)

Je suis éton­née que le seul com­men­taire (pour l’heure) sur PC-Mac, c’est sur mon blog qu’on le trouve, sous la plume de Sugus, une femme au de­meu­rant !

Peut-être parce que cela en­traine des dé­bats sté­riles et in­utile.

C’est fou comme cer­tains prennent à cœur d’être Mac ou PC comme si un choix de­vait si­gni­fier que l’autre est mau­vais ou que celui qui l’a fait est con, au point de dé­fendre par hon­neur, le choix que l’on a fait! Cette pro­blé­ma­tique ne semble pas se poser avec les chats, les chiens, le thé ou le café ;)

Moi je suis café, plu­tôt chat que chien mais j’ai aucun des deux, plu­tôt co­gnac mais j’avoue ne pas faire la dif­fé­rence avec l’ar­ma­gnac et Mac bien en­tendu :D

34)
zit
, le 13.05.2008 à 10:30

Moi, j’aime bien ba­var­der !

bcg, une pro­po­si­tion du style :

"demain matin, prenons le petit déjeuner ensemble"

est consi­déré au Japon comme une in­vi­ta­tion ab­so­lu­ment sans équi­voque à une par­tie de bête à deux dos et autres jambes en l’air… L’oc­ci­den­tal est un sau­vage stu­pide et gros­sier !

z (de toute façon, je ne parle pas avec les gens que je ne connais pas, je ré­pêêêêêête: à la mai­son, 5 chats et 3 macs, et mes maî­tresses: Leica, Nikon et Canon…)

35)
bgc
, le 13.05.2008 à 11:43

Merci Zit. Si un jour je passe par Ge­nève, je ne pro­po­se­rai pas à Ma­dame Pop­pins de prendre un petit dé­jeu­ner en­semble. Alors qu’aux USA, cela se fait sou­vent dans les ren­dez-vous d’af­faires.

Claude Mou­giné, et quel ha­sard vous a conduit sur cuk ? La photo ? Et je sais, vous êtes resté en rai­son de la qua­lité des ar­ticles ;-)

Peut-être les pho­tos de Cuk!

36)
Claude Mou­giné
, le 14.05.2008 à 00:11

Bon­soir à tous,

Ci­ta­tion de Ma­dame Pop­pins

Claude Mou­giné, et quel ha­sard vous a conduit sur cuk ? La photo ? Et je sais, vous êtes resté en rai­son de la qua­lité des ar­ticles ;-)

Quelle fi­nesse dans l’ana­lyse ! Quelle pers­pi­ca­cité ! C’est exac­te­ment ça.. Et aussi la va­riété des points de vue qui s’y ma­ni­festent..

Les bancs d’es­sai de Fran­çois m’ont converti à la photo nu­mé­rique. D’ailleurs, mon épouse ne lui dit pas merci, et mon ban­quier non plus :-)

37)
jacques v
, le 21.05.2008 à 20:34

mac ou pc ?

et avant l’or­di­na­teur, on était quoi ?

ad­met­tons que je sois né avant l’or­di­na­teur, j’ai donc été – plu­mier avec en­crier en ca­ou­tchouc – ra­pi­do­graph – ma­chine à écrire de la mi­gros où on se coince les doigts entre deux touches – her­mès pre­cisa à échap­pe­ment va­riable – ro­tring – ibm à boule – bro­ther à mar­gue­rite – atari

jacques