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Découvrez l’improvisation théâtrale

Improvisation mixte ayant pour thème: un petit bobo
Nombre de joueurs: illimité
Catégorie: à la manière du cinéma muet
Durée: 3 minutes

Voici à quoi ressemble la donnée d’une improvisation théâtrale. Si vous n’êtes pas familier avec cette discipline, ces lignes peuvent sembler étranges: ne vous inquiétez pas, vous y verrez clair très rapidement.

Mais avant d’entrer dans les détails, quelques explications historiques.

Les débuts

L’improvisation théâtrale date des années 70, quand Robet Gravel, comédien et metteur en scène québécois, cherche de nouvelles expériences scéniques. L’idée est alors de montrer des spectacles dans lesquels les acteurs jouent sans script, laissant cours à l’inspiration du moment.

En 1977, la Ligne nationale d’improvisation (LNI) fut créée. À la base, la LNI était un théâtre, à Montréal, où des matchs d’improvisation avaient lieu. Toutefois, cette idée s’est rapidement envolée du Québec pour atteindre la France dans les années 80, puis la Belgique, la Suisse et le Luxembourg.

Aujourd’hui, l’improvisation est un “sport” très actif. En Suisse Romande, pour prendre cet exemple, l’AVLI (l’Association Vaudoise des Ligues d’Improvisation) organise de nombreux matchs régionaux, juniors mais aussi internationaux. J’étais dimanche dernier à un match opposant l’équipe Suisse à une sélection européenne, et j’en garde un excellent souvenir!

Un match

Dès ses débuts, l’improvisation a utilisé les signes distinctifs d’un sport fort connu au Québec: le hockey sur glace. Les joueurs (six par équipe, plus un coach) portent des maillots, ils s’affrontent dans une patinoire (sans la glace, faut-il le préciser?) et des arbitres dirigent le match. Et, pour couronner le tout: un pianiste (et parfois d’autres musiciens) joue avant le match, et entre les impros et est suivi par les cris et applaudissements du public.

Parce qu’un match d’impro, c’est tout d’abord un public digne d’un match de hockey sur glace. Placée tout autour de la patinoire, la foule se déchaîne et accueille comme il se doit les joueurs lors de leur entrée. À l’inverse, ce sont d’abondants sifflets qui accueillent les arbitres, chargés de faire respecter les règles aux deux équipes.

Après l’échauffement, les équipes se présentent, chacune son tour, en entonnant leur hymne.

Le match peut ensuite commencer.

L’arbitre principal énonce les improvisations à venir. Elles peuvent être de plusieurs types, que je vais présenter rapidement, pour vous donner une idée de leur diversité.

  1. La nature de l’impro: mixte ou comparée. Une impro mixte voit s’affronter les deux équipes en même temps, alors qu’une impro comparée permet à une équipe, tirée au sort, de choisir si elle préfère improviser avant ou après son adversaire.
  2. Le titre: une courte phrase, décrivant le thème général de l’improvisation. Le thème n’est jamais trop précis, ni trop flou: il doit donner le sujet de l’improvisation sans emprisonner les joueurs dans une scène trop attendue.
  3. Le nombre de joueurs: fixé ou illimité.
    Dans ce dernier cas, un joueur minimum par équipe débute la scène et tous les autres peuvent rejoindre les participants au gré de leur inspiration.
  4. La catégorie: il s’agit d’une manière d’effectuer l’impro. Elle peut être libre, mais peut aussi diriger les joueurs vers un certain style: à la manière de Michel Audiard, chanté, en rimes, changement de sens, … Cette dernière catégorie me plaît beaucoup: lorsque l’arbitre siffle, le joueur ayant prononcé la dernière réplique doit trouver une autre phrase pour continuer l’impro. Et lorsque l’arbitre siffle plusieurs fois de suite, il faut penser très vite pour ne pas casser le rythme!
  5. La durée: varie de 30 secondes à 10 minutes, d’après ce que j’ai vu jusqu’à maintenant.

Une fois l’énoncé de l’improvisation lu par l’arbitre principal, les deux équipes ont 20 secondes pour réfléchir à la scène à venir. Il s’agit sans doute plus d’un brainstorming que d’une vraie planification, car l’improvisation peut partir dans n’importe quel sens une fois démarrée!

À la fin de l’improvisation, le public vote, avec des cartons de couleur, pour l’équipe qui a le mieux improvisé. Pour ma part, j’essaie de voter pour l’équipe qui à “mené” l’impro, mais parfois j’avoue être tellement ébahi par la répartie d’un candidat ou d’une candidate que je vote sans trop attacher d’importance à la “technique”. C’est aussi ça, l’improvisation: mettre le public dans sa poche grâce à une phrase qui étonne tout le monde.

Il faut aussi préciser que le public peut interagir durant une improvisation. Des pantoufles, distribuées à l’entrée, peuvent être jetées sur la patinoire pour manifester son ennui lorsqu’une improvisation n’avance pas.

L’arbitre, quant à lui, ne se borne pas à énoncer les improvisations. Il s’assure aussi que certaines règles sont respectées. Ainsi, par exemple, si un acteur donne un prénom à un personnage, et qu’il se trompe ensuite de prénom pour l’appeler, une faute sera sifflée. Au total, on dénombre 16 types de fautes, assurant que l’improvisation ne devient pas un trop grand n’importe quoi. Parmi ses fautes, on peut trouver l’utilisation d’un accessoire illégal, le glissement hors catégorie ou hors thème, ou encore le décrochage, quand un joueur “perd” le personnage qu’il interprète.

Une fois qu’une équipe s’est vue sifflée trois fautes, elle donne un point à l’adversaire.

À la fin du match, sans surprise, l’équipe ayant le plus de points l’emporte. Pour terminer avec un dernier clin d’œil au Hockey sur glace, trois étoiles sont alors distribuées, aux trois meilleurs joueurs du match.

Pour conclure…

Difficile de faire passer via cette humeur l’ambiance et les éclats de rires d’un match d’impro. Impossible de balancer une vidéo sortie de YouTube montrant un extrait de match. Voir un extrait hors contexte, ce n’est pas profiter vraiment du spectacle.

À chaque fois que je suis allé voir un match, j’ai remarqué que l’on s’attache à certains personnages, acteurs ou actrices. De vraies perles d’humour et de répartie se cachent chez les improvisateurs, mais c’est surtout d’excellents comédiens que l’on a devant soit.

Lorsque vous irez voir un match, portez aussi un œil aux arbitres. Ils se montrent antipathiques à souhaits: eux aussi jouent un rôle, et pas le plus facile!

Pour les Suisses Romands, le site de l’AVLI est un bon point de départ. On y trouve leur agenda, qui est bien rempli. Les Français peuvent faire un tour du côté de la Ligue d’impro Française et les Belges du côté de la Ligne d’impro professionnelle belge.

Bon spectacle!

20 commentaires
1)
François Cuneo
, le 16.04.2008 à 07:05

Je n’ai jamais assisté à un match en direct.

J’ai suivi à la radio et à la TV par contre (ce qui doit être très différent du “vrai”, et je trouve ça assez rigolo. Et surtout très fort.

Quel entraînement ils ont dû faire pour en arriver là.

Cela dit, j’ai une impression confuse de voir un match de catch aussi, parfois.

2)
Sébastien Pennec
, le 16.04.2008 à 07:16

En fait les matchs d’impro comme j’en ai vu sont inspirés du Hockey, mais certains autres sont inspirés du catch, avec seulement deux joueurs par équipe.

Je ne savais pas qu’il y avait des matchs à la TV… tu as vu ça sur quelle chaîne??

3)
Madame Poppins
, le 16.04.2008 à 08:04

J’ai voulu un jour assiste à une soirée impro, il y a longtemps : on m’avait déconseillé d’y aller, au motif que c’est super compliqué quand on ne connaît pas.

Alors oui on dirait bien que c’est assez compliqué mais on dirait aussi que c’est très amusant : j’aurais dû y aller.

Et toi, jamais eu envie de te lancer dans ce genre de choses ?

4)
Roger Baudet
, le 16.04.2008 à 08:42

Tiens, c’est amusant, cette Humeur !

Souvenirs, souvenirs…

J’ai en fait été six ans l’organiste titulaire de la ligue Suisse, lorsqu’elle a été créée par Gérard Bétant dans les années 80 (le maître des cérémonies, personnage clé du spectacle, était alors… Jean-Marc Richard !). J’ai donc connu l’époque où ces événements connaissaient une gloire certaine. J’ai eu la chance de faire des tournées en Suisse et en France, ainsi que de vivre et de jouer à deux championnats du monde.

Petite précision : les matchs d’impro sont nés à la suite d’un gag : dès le début de la saison de hockey au Canada, le monde la-bas s’arrête, c’est-à-dire que les théâtres se vident. C’est alors qu’une équipe de comédiens décide de singer un match dans un spectacle d’impro (d‘où les règles et les costumes) . Le succès est foudroyant ! Les spectateurs ré-investissent les théâtres et les acteurs travaillent. Très vite, des stars du show biz canadien (dont Yvan Ponton) se prennent au jeu, ce qui poussera encore plus le succès.

Si, aujourd’hui, les matchs d’impro sont un peu passés de mode dans le milieu du spectacle, ils rencontrent encore un sérieux et durable engouement chez les étudiants et c’est tant mieux.

5)
cerock
, le 16.04.2008 à 08:48

François, le voir en vrai est vraiment une autre sensation… tu le vis plus, ne serais ce que pour la “pantouffle” qui porte un nom officiel (mais je ne me rapelle plus).

Pour les personnes interessées, il y a ces jours de très beaux match a Monthey. C’est en fait un tournois ( France, Belgique, Italie, Québec)

6)
Sébastien Pennec
, le 16.04.2008 à 08:59

Madame Poppins, Ce dimanche, j’y étais avec des gens qui découvraient l’impro, et ils ont très vite compris le principal. Les énoncés sont finalement assez simple. Par contre, certains catégories sont moins évidentes… mais on s’y fait très vite. Passe sur le site de l’AVLI, tu verras les soirées prévues ces prochains temps…

Personnellement, me lancer là dedans me paraît impossible. J’imagine le truc: thème: révolution, catégorie: chanté, durée: 3 minutes. On me donne un micro et le pianiste commence une mélodie que je n’ai jamais entendue… et c’est à moi… rien que d’y penser ça me fait peur! :-)

Roger, Excellent qu’on trouve des gens qui ont vécu ça sur cuk.ch! :-) Les mondiaux ont dû être incroyables… Concernant ta dernière remarque, c’est tout à fait vrai: le succès auprès des étudiants est énorme… j’ai que 28 ans mais ça m’a mis un de ces coup de vieux!!

cerok, Le “vrai” nom, c’est la savate, il me semble…

Merci pour vos commentaires!

7)
ysengrain
, le 16.04.2008 à 09:24

Message à MP: “On” qui t’avait déconseiller n’a rien compris. End of the message.

L’impro est un des jeux de l’esprit des plus remueuro-méningiques, souvent drôle, parfois très émouvant, qui a une vertu certaine, je dirai plus loin pourquoi: l-i-b-é-r-a-t-o-i-r-e !! J’ai pratiqué ce … comment qualifier l’impro, jeu de l’esprit, décongestionneur d’absence d’imagination, libérateur de stress, générateur de communication. Avec l’impro et “l’autre”, il faut toujours dire oui. Dans un match, si le partenaire fait une proposition et que tu la refuses, tu es sanctionné par l’arbitre. Tu peux refuser sur la forme, mais il faut que ta “réponse” fasse avancer dans l’exploitation du thème. Par cette acceptation de la proposition, se créée une complicité de facto. En entreprise, l’impro, bine menée, peut rélaiser de grandes choses. Il faut aller voir les matchs d’impro, surtout ceux pratiqués avec les grands: Sévérine Denis, la plus grande de toutes, (Séverine , si tu me lis, un p’tit e mail STP), Christian Siniger, etc…

8)
Caplan
, le 16.04.2008 à 09:59

Merci Sébastien! Je ne suis jamais allé à un match d’impro, mais ma fille oui. Et elle m’en dit le plus grand bien!

Milsabor!

9)
levri
, le 16.04.2008 à 10:07

Il y a longtemps, J’ai eu l’occasion de suivre des matchs d’impro à la radio et la TV (Belge je pense), et j’avais trouvé ça plutôt impressionnant. :)

@ Maame Poppins : ton “on” aime bien casser les coups, on dirait ! … “c’est super compliqué quand on ne connaît pas” … si on évitait toutes les choses qui méritent ce conseil “éclairé” on ne ferait vraiment plus grand chose! … Tout semble compliqué de prime abord !

J’écoute Change Your Mind de Neil Young & Crazy Horse sur l’album The Complex Sessions

10)
Roger Baudet
, le 16.04.2008 à 10:17

Petite leçon de vocabulaire :

Le truc que le spectateur reçoit dans la main, en plus du carré de couleurs servant aux votes, et qu’on peut lancer lorsqu’on estime le jeu mauvais, s’appelle normalement une “claque” ou parfois “pantoufle”, sauf en France où on l’appelle “savate”. Au Canada, il s’agit de protections de chaussures en caoutchouc servant à isoler ces dernières de la neige. Comme c’est assez lourd et que ça peut faire mal, elles ont été remplacées en France par des petits pantoufles en général ridicules et de couleur vive !

11)
alec6
, le 16.04.2008 à 11:23

J’apprécie tout à fait à ce type de spectacle frais, simple revigorant ! Même en tant que spectateur cela suffit à mon bonheur, dommage que je n’ai plus l’occasion et/ou le temps d’aller en voir. Merci pour l’article .

12)
Sébastien Pennec
, le 16.04.2008 à 12:56

Caplan, Je sais que ta fille y va, je l’ai croisée dimanche! :-) Salue-là de ma part… et excuse-moi auprès d’elle: je n’ai pas pu m’arrêter car mes amis étaient sur le départ.

levri, Tout à fait d’accord: tout semble compliqué… et l’impro est compliquée les 5 premières minutes (grand max). Après, ce n’est que du plaisir.

Roger, Merci pour la précision, je ne connaissait pas tous ces termes.

alec6, Jette un oeil dans ta région: il y a peut-être des matchs organisés… En Suisse Romande, c’est très régulier…

13)
Ginny
, le 16.04.2008 à 14:02

Salut Sébastien :) Une bonne surprise que de t’avoir croisé :) Pas de souci pour dimanche, j’étais aussi sur le départ! Très bon match, l’équipe suisse était en forme _ (Karim Slama est génial ;D)

J’ai très souvent assisté à des matchs juniors, et malgré l’âge des joueurs (Entre 15 et 20 ans) certains sont très très fort! Pour ceux qui s’y intéressent et qui habitent dans la région lausannoise, il reste encore 3 des 4 matchs de la coupe vaudoise du Carré D’As, à voir au Cazard. Toutes les infos sont sur le site de l’AVLI, je vous recommande vivement d’y aller, c’est toujours un bon moment :)

Ginny, fervente supportrice du BIC (Bussigny Impro Club)

14)
RLL
, le 16.04.2008 à 16:26

Quelques images pour illustrer cet excellent article, des photos prises à l’occasion d’un match entre la Ligue Phocéenne de Provence (Marseille) et la Licoeur (Bordeaux) l’an dernier.

15)
Sébastien Pennec
, le 16.04.2008 à 19:24

Hello Ginny, Excellente surprise, c’est vrai! :) Tout à fait d’accord avec toi à propos de Karmi Slama: ce type est incroyable. J’ai d’ailleurs été un peu déçu de la distribution des étoiles à la fin: je lui en aurai bien donné une. J’ai quand même trouvé dommage que beaucoup de gens fassent une très mauvaise utilisation des balles en plastiques données à l’entrée… (pour que les autres suivent: les balles en plastiques devaient être utilisées en lieu et place des savates traditionnelles, et certains personnes les utilisaient plutôt comme armes de jet contre les arbitres).

RLL, Merci pour les images! :)

16)
zit
, le 16.04.2008 à 19:29

Sympa, moi qui ne sort pas des masses de mon trou, je pense que c’est le genre de truc qui m’amuserai.

En tout cas, l’article enthousiaste et les commentaires à l’unisson donnent envie d’en (sa)voir plus.

z (Mââââme Poppins, tu ne savais pas que “On” est un con?, je répêêêêêête: heuuu, non, déjà parti)

17)
Ginny
, le 16.04.2008 à 21:29

Effectivement Sébastien, j’avais jamais vu un public aussi “lourd”, la faute probablement aux nombreux enfants un peu exités qui s’en sont donné à coeur joie, alors même que le maître de cérémonie avait demandé de se calmer… D’habitude les balles et savates sont traditionnellement utilisées contre les arbitres (qui sont d’ailleurs hués au début de chaque match, tout aussi traditionnellement), plutôt que contre les joueurs. Mais là ça a un peu dépassé les limites, avec des balles qui arrivaient sans raison valable au milieu d’une impro… J’ai trouvé ça dommage.

Mais bon, c’est quand même un des seuls “débordements” qu’on peut rencontrer dans un match :) (Avec les gros délires des joueurs, cf. le match de l’an dernier Suisse-Québec, où 3 des 6 joueurs suisses s’étaient fait sortir à la fin pour “mauvaise conduite” :D)

18)
fap76
, le 16.04.2008 à 23:25

Sinon, pour les matchs à Genève, lieu avec une ligue d’impro très très active, allez voir impro.ch Et allez voir des match, c’est vraiment facile d’accès et c’est toujours un bon moment à passer !!

19)
filfly
, le 17.04.2008 à 21:21

Que de bons souvenirs! Les matches d’impro, une véritable institution sur la Riviera vaudoise! C’était même une option à l’école. Et ces “cours” là, on les suivaient… Et lors du festival Animai à Vevey, il y a eut des matchs mémorables (Quebec-Suisse, France-Suisse) et cette année il se prépare quelque chose pour le 25 mai je crois.

Merci pour cette humeur bien sympathique! Vivement le prochain match.

20)
asterisqume
, le 23.06.2008 à 17:45

Petite info essentielle. L’impro théâtrale est très en vogue à Genève, où il existe au moins 3 troupes d’improvisation : – la ligue amateurs de la FIG (http://www.impro.ch), qui organise un championnat genevois auquel on assiste gratuitement et plusieurs spectacles chaque année, – les professionnels de Lesarts (http://www.lesarts.ch), qui organise divers spectacles internationaux et font très souvent salle comble, – les9improvisateurs (http://www.les9improvisateurs.com/), qui organisent divers spectacles à tonalité moins formelle.

Ces 3 ligues proposent des spectacles hilarants, fréquents et très variés depuis plusieurs années. Je suis accro depuis environ 8 ans, et je ne peux que les recommander à ceux qui aiment rire. A noter que la FIG et lesarts proposent aussi des cours d’improvisation afin d’apprendre, à des prix modiques. Voilà, tout est dit! :-)