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Salon Mémoire Vive: deux grands journalistes vendredi

Une petite annonce en ce mercredi soir.

Donato Mottini, le patron de Mémoire Vive, n’a pas que l’informatique dans la tête.

Raison pour laquelle il va inviter des personnes de tous les horizons dans les salons de Mémoire Vive, qui accueillent aussi les Apéro Cuk.

Cette fois, il n’est pas question d’une invitation pour une soirée autour de notre site, mais de tout autre chose, puisque Donato a invité deux grands journalistes français Bernard Guetta et Jean Lacouture qui débattront avec le public et des confrères suisses autour de leur livre-entretien “Le monde est mon métier”.

Je vous propose l’affiche officielle, ainsi, vous saurez tout.

Quand je pense que j’ai déjà deux choses ce soir-là, que je ne sais pas comment concilier, ça me tue de ne pouvoir être présent à cette soirée qui sera, je n’en doute pas une minute, fort enrichissante.

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24 commentaires
1)
Okazou
, le 27.03.2008 à 06:22

« deux grands journalistes »

Alors ça, François, ça me fait bondir. Laissons Lacouture de côté et intéressons-nous un peu à Guetta. Si c’est un grand journaliste, ça doit se savoir. Or, si l’on s’intéresse un peu à lui, non pas à ce qu’il a pu être (quoique !) mais à ce qu’il est devenu, si l’on s’intéresse à son présent de journaliste, il y a beau temps qu’on sait à quoi s’en tenir avec le personnage. Voyons ici, par exemple.

où l’on découvre avec effarement un Guetta idéologue borné, menteur et même, ce qui est plus étonnant, un peu con sur les bords, qui abuse de sa position pour imposer, contre toute éthique journalistique, un point de vue qu’il ne permettra à personne de contester. Et là, je vous assure que j’ai les deux pieds sur le frein pour ne pas laisser ma pensée s’exprimer dans toute sa sincérité.

Et puis, pour voir, je me suis payé la lecture de Wikipedia.

biographie creuse où les talents évoqués sont ceux des trop nombreux personnages cités (sa famille, son entourage, ses relations, ses profs,etc.), pas de notre héros, comme si cette juxtaposition avec des hommes de qualité pouvait doper la valeur du sujet. La proximité n’a jamais signé le talent. Il suffit, par exemple, de lire Olivier Todd pour se rendre compte qu’il défend des thèses opposées à celles de monsieur l’Ego. Je serais curieux de connaître les petites mains qui ont composé le papier sur le bonhomme dans Wiki…

Disons, pour en finir avec ce pauvre sire, qu’il est, plus que journaliste, éditorialiste et chroniqueur. Disons même, vu comme il nous traite, gros niqueur.

Lacouture, qui lui, a un passé, est un sujet plus intéressant, ne serait-ce qu’à cause de ses louvoiements. Au moins reconnaît-il ses erreurs, ses errements.

2)
djtrance
, le 27.03.2008 à 07:47

J’avoue ne pas connaître ces deux journalistes, et la description que fait Okazou me refroidit un peu! Je ne m’arrête pas à ce que l’on dit mais… J’ai déjà quelque chose ce vendredi soir!!

3)
Argos
, le 27.03.2008 à 08:31

Okazou, la passion politique vous égare. Certes, Bernard Guetta ne partage visiblement pas vos options, ou vous ne partagez pas les siennes, ce qui serait plus exact. Moi je lis ses interventions le samedi dans le Temps, un quotidien que l’on ne trouve guère dans les kiosques parisiens, et j’ai a plusieurs reprises été frappé par la pertinence de ses analyses. Ce n’était pas de la pensée pré-machée et il recalait nombre d’éditorialistes. A part cela, si je retrouve dans un édito le miroir de mes propres opinions, je laisse vite tomber. J’ai toujours trouvé que les remises en questions faisaient le sel de la vie. Enfin, je déteste les procès qui ont un relent stalibien.

4)
Inconnu
, le 27.03.2008 à 09:40

Même si je suis loin d’approuver ses éditoriaux Bernard Guetta mérite mieux que la vindicte d’Okazou, écoutez-le :
Là-bas

5)
Anne Cuneo
, le 27.03.2008 à 11:28

@Okazou: en Suisse romande, on te dirait, en te tapant sur l’épaule: “Allez, Okazou, tu acquiges!” pour te prier, en souriant, de modérer ton propos.

Les liens que tu donnes ne sont pas convaincants, convaincants, je dois te dire. Parlons de moi surdimensionné – les intervieweurs-contradicteurs se posent un peu là. On se moque du fait que Guetta dit souvent Attendez!, comme si nous n’avions pas tous des tics de langage. En fait, vous reprochez à Guetta d’avoir été pour le OUI à l’Europe alors que vous étiez pour le NON. Ce que tu appelles “vouloir imposer son point de vue” c’est tout simplement défendre ses convictions – et ne disons pas que Guetta n’en a pas. Il en a.

Quant à ta critique de l’article Wikipedia qui lui est dédié, elle est ridicule, excuse-moi. C’est un journaliste. Bien sûr que les journalistes qui ont contribué à sa formation, bien sûr que les interviewés qui l’ont le3 plus impressionné, ou qu’il a réussi à mieux faire parler font partie de sa bio. Comme si notre bio à tous n’était pas forgée par ceux qui nous ont précédés et par ceux que nous cotoyons. Je n’ai pas de sympathie particulière pour Guetta que je ne connais pas, je suis parfois d’accord, parfois pas d’accord avec ce qu’il dit.

Mais ce jugement à l’emporte-pièce dépasse les bornes.

Je regrette vivement, pour ma part, de ne pas pouvoir aller faire la connaissance de Bernard Guetta demain soir, j’ai un rendez-vous incontournable.

6)
Tartopom
, le 27.03.2008 à 13:31

Le titre est un peu ronflant tout de même… “Le monde est mon métier”, ça se pose là, tout de même, dans le genre je-me-la-pète-penseur-du-monde.

Mais bon…

7)
François Cuneo
, le 27.03.2008 à 21:51

Je regrette vivement, pour ma part, de ne pas pouvoir aller faire la connaissance de Bernard Guetta demain soir, j’ai un rendez-vous incontournable.

N’aurions-nous pas le même rendez-vous? T’as du bol toi, t’en n’as qu’un!

8)
François Cuneo
, le 27.03.2008 à 22:28

Okazou, je ne sais pas ce qui t’arrive.

Depuis quelque temps, de plus en plus, soit les gens sont des cons (le plus souvent, ils le sont selon toi) et cela parce qu’ils ne sont pas d’accord avec tes opinions, soit ils sont des gens biens, évidemment s’ils sont d’accord avec toi, ce qui devient très rare.

Fais gaffe Okazou de ne pas devenir aigri. Je trouverais ça dommage.

9)
Okazou
, le 28.03.2008 à 01:23

Cher François, je dois te rappeller que ce n’est pas moi qui attribue à Guetta l’insigne honneur d’être nommé « grand journaliste ». Tu aurais dit « journaliste », j’aurais fait la moue et passé mon chemin. Comprends-tu ?

Si tu peux justifier ici ce qui vaut à Guetta ce superlatif, je suis prêt à analyser tes arguments et à mettre de l’eau dans mon vin.

Perso, j’ai suivi, et bien d’autres avec moi qui ne sont pas des charlots, les nuisances de cet oiseau pendant des mois. Quand je dis que ce type à largement dépassé la ligne jaune qui sépare l’honnêteté journalistique de l’idéologie la plus déclarée, je ne plaisante pas et encore moins ne diffame.

Encore quelques liens : Guetta dans toute sa splendeur

Si tu veux me convaincre que l’aigreur dirige ma plume, lis d’abord, avant tout diagnostic imprudent, les différents liens que j’offre à ton analyse. Crois-moi, tu vas changer d’avis avant longtemps ou alors je me serais trompé sur ton compte, ce qui m’étonnerait beaucoup.

Ce n’est donc pas l’aigreur qui me guide mais une certaine idée de la propreté morale du journalisme, protecteur ultime de la démocratie. Crois-moi, il y a une grande lessive à faire dans la profession. Heureusement, les temps qui s’annoncent te permettront de constater moult retournements de vestes dans le panier de crabe de l’information officielle, soumise et servile et tu pôurras affûter ton point de vue sur ce genre de personnages.

Cette requête (la lecture des différents liens que je mets à disposition) s’adresse aussi à Anne dont je suis un peu fâché qu’elle me prenne pour un vulgaire zozo. Mais je ne lui en veux pas.

Et puis, si, au bout du compte, on trouve que je fais tache, ici sur cuk.ch, qu’on me vire, c’est facile, je ne protesterai pas. En attendant, je continuerai à exprimer le fond de ma pensée avec honnêteté, parfois humour (!) et toujours une grande sérénité (ça t’échappe mais je suis d’une nature très « zen », tu devrais me voir sur mon vélo !). À moins que tu ne redéfinisses (mais pourquoi ?) le champ de notre expression sur cuk.ch.

J’attends des arguments, François, pas des qualificatifs.

Que la journée vous soit bonne et douce.

10)
ToTheEnd
, le 28.03.2008 à 07:07

Je sais pourquoi c’est la crise et il faut lire la dernière ligne de Wiki:

Le rejet du stalinisme et du communisme est en question dans l’ouvrage, la question du comment être de gauche sans être apparenté à l’URSS est évoquée.

Dur dur…

T

11)
Argos
, le 28.03.2008 à 08:30

Je le répète, le procès fait à Guetta par Okazou est parfaitement stalinien, on croyait ce temps révolu. Le plus drôle est qu’il cite l’Humanité qui fut, comme on le sait, le grand chantre de la langue de bois soviétique. Pour couronner le tout, notre ami évoque une possible exclusion, alors que personne n’y a sans doute pensé. Ah, que de souvenirs tout ça.

12)
François Cuneo
, le 28.03.2008 à 09:00

Okazon, je n’essaierai pas d’argumenter sur la personne en question,

Le fait que Jacques Pilet, qui emploie le mêmes termes, et qu’Anne, qui s’y connaît un peu comme journaliste défende dans son commentaire 5 ce Monsieur me suffit.

Maintenant, la chose est plus générale que cette humeur.

Tu deviens un censeur, qui décide qui est bien et qui ne l’est pas dans un nombre de plus en plus grand d’interventions.

Tu me diras que je n’avais pas à employer le terme “Grand journaliste”. D’ailleurs tu me l’as dit.

Je l’ai repris sans penser particulièrement aux idées défendues. Elles m’importent peu, même si ce n’est pas les miennes. Ou plutôt si elles m’importent, mais je respecte qu’on puisse penser différemment.

Sincèrement, depuis quelque temps, et c’est quelqu’un qui t’a toujours défendu quand d’autres te tombaient dessus, j’ai l’impression que ce n’est pas ton cas.

13)
Anne Cuneo
, le 28.03.2008 à 09:26

Ce n’est donc pas l’aigreur qui me guide mais une certaine idée de la propreté morale du journalisme, protecteur ultime de la démocratie.

a) Tu défends une certaine propreté morale, c’est vrai, et j’ai une grande estime pour toi pour cette raison (et je prie tout un chacun de ne pas penser que j’ironise, je n’ironise pas);

b) Mais parfois tu te crispes sur quelque chose, et tu deviens borné – alors que sur tant de choses tu as une vue large et extrêmement intéressante;

c) Pour ce qui est de Bernard Guetta, c’est bel et bien l’aigreur qui te guide. Nous autres journalistes avons tous nos ennemis, et quand ils disposent d’une tribune, leur grande spécialité c’est d’isoler un propos, ou une circonstance, et d’utiliser l’instantané ainsi obtenu pour prouver mordicus notre mauvaise foi. Le lien que tu propose est encore une fois de ceux-là (à part le fait que tu le proposais déjà hier). Le fait est que Guetta était et reste pour le OUI à l’Europe, et qu’Emmanuelli était pour le NON. Tu ne le lui pardonnes pas. Libre à toi, c’est ton droit le plous strict.

Et moi je ne suis pas d’accord. C’est mon droit.

Si tu allais fouiller dans les archives de CUK, tu découvrirais sans doute que moi (qui dans mon enfance ai fait partie de la horde des migrants direction nourriture) j’étais et reste pour le OUI à l’Europe, ce qui ne signifie pas que je ne suis pas pour changer l’Europe. Et tu pourrais faire avec moi ce que tu fais avec Guetta – qui par ailleurs est beaucoup plus exposé que moi car moi je suis juste un reporter, lui c’est un chroniqueur.

Par ailleurs, si pour défendre Bernard Guetta, j’allais puiser dans les archives de CUK pour prouver que tu es un social-traître ou quelque chose de ce genre, je t’assure que je n’aurais pas de peine: il suffirait que j’isole certains de tes propos des circonstances dans lesquelles ils ont été tenus.

14)
Argos
, le 28.03.2008 à 14:06

A part citer quelques liens, Okazou il lui reproche quoi concrètement à Bernard Guetta? Et Lacouture, c’est un mauvais? Et moi j’aime bien le titre, Le Monde est mon métier. Cela renvoie à d’autres titres d’ailleurs.

15)
Karim
, le 28.03.2008 à 22:27

En fait, vous reprochez à Guetta d’avoir été pour le OUI à l’Europe alors que vous étiez pour le NON. Ce que tu appelles “vouloir imposer son point de vue” c’est tout simplement défendre ses convictions – et ne disons pas que Guetta n’en a pas. Il en a.

Grand bien lui fasse. Qu’il les garde ! N’est-ce pas ce que l’on demande à un journaliste ? Je ne suis pas naïf au point de croire que ses convictions n’interviennent pas dans son travail. Mais n’est-ce pas respecter un minimum de déontologie que de tenter de les mettre en retrait ? Non seulement Guetta n’essaie pas, mais il assène ses convictions à longueur d’antenne.

Le fait est que Guetta était et reste pour le OUI à l’Europe, et qu’Emmanuelli était pour le NON. Tu ne le lui pardonnes pas. Libre à toi, c’est ton droit le plous strict.

M’enfin Anne ?! Emmanuelli est un homme politique, c’est son job de présenter ses arguments et les défendre. Guetta est le journaliste. Comment peux-tu faire comme s’ils étaient sur le même plan ? Le problème n’est pas du tout “d’être ou ne pas être pour le oui à l’Europe” (au passage, bravo pour le raccourci… et si être contre ce traité, c’était être pour l’Europe (laquelle)?) On voit très bien dans le verbatim d’acrimed que Guetta ne laisse pas son interlocuteur s’exprimer, et que loin de jouer le rôle du journaliste il défend becs et ongles une position éminemment politique… Sauf que contrairement à Emmanuelli, il joue ce rôle à chaque prise d’antenne, quotidiennement. Je suis vraiment surpris par ton attitude vis à vis d’un tel manque de déontologie.

16)
Anne Cuneo
, le 28.03.2008 à 23:21

Karim, si Guetta était un reporter, je serais d’accord avec toi. Mais un CHRONIQUEUR exprime des opinions. Personnellement, je ne travaille pas de la même façon lorsque je fais un reportage, ou que je dispose d’une tribune dans un journal. Dans le débat avec Emmanuelli, Guetta a été choisi à cause de ses opinions. Du moins c’est ainsi que je vois les choses. Dans les débats contradictoires comme oui ou non à l’Europe, il est d’usage que les rédactions prennent position – pour (ou contre) si elles sont unanimes, pour et contre si elles sont divisées. En radio et TV, la chaîne ne prend théoriquement pas position, ce sont les chroniqueurs qui le font.

Que par ailleurs la chaîne n’ait pas respecté l’équilibre, c’est une autre discussion, que je ne me sens pas le courage d’entamer à cette heure tardive.

17)
Okazou
, le 29.03.2008 à 06:24

« Emmanuelli est un homme politique, c’est son job de présenter ses arguments et les défendre. Guetta est le journaliste. »

Salut Karim ! Toujours les pieds sur terre !

18)
Okazou
, le 29.03.2008 à 06:25

« je n’essaierai pas d’argumenter sur la personne en question, Le fait que Jacques Pilet, qui emploie le mêmes termes, et qu’Anne, qui s’y connaît un peu comme journaliste défende dans son commentaire 5 ce Monsieur me suffit. »

Et c’est toi qui me reproche, à moi qui ne peut me satisfaire de ce qu’on prétende que Guetta est un « grand journaliste » pour le croire comme le premier benêt venu, c’est toi qui me reproche de faire de la censure ? Aigre de surcroît ? Tu as au moins un gros problème de vocabulaire, sur ce coup.

Rien ni personne ne t’obligeait à qualifier un journaliste que, contrairement à moi, tu ne connais ni d’Ève, ni d’Adam, de « grand ».

Ensuite la récolte est à la mesure de la graine que l’on a semée…

19)
Okazou
, le 29.03.2008 à 06:38

« Tu défends une certaine propreté morale, c’est vrai, et j’ai une grande estime pour toi pour cette raison »

Merci, Anne.

« Mais parfois tu te crispes sur quelque chose, et tu deviens borné »

Je fais partie de ces gens (tu dois en connaître d’autres) qui, tant qu’on ne leur a pas démontré (par une argumentation recevable) qu’ils se trompent ne peuvent faire autrement que s’asseoir sur leur position. Logique.

Alors, qui se crispe ? Celui qui défend son point de vue en argumentant, en apportant des éléments tangibles, ou celui qui ne parvient pas à contester ce point de vue autrement qu’en le qualifiant (aigre, censeur…) ?
Qui est borné ? Celui qui prend le risque (peut-être cherche-t-il d’ailleurs à être convaincu ?) de contester ou celui qui se « borne » à répondre sommairement à la contestation sans discuter ou à qualifier grossièrement cette contestation ?

La rhétorique n’est pas critiquable en tant que telle. Il faut aimer le débat d’idées (donc le respecter), ce qui démontre de l’ouverture d’esprit (démocratique), et être capable d’en accepter les risques, ce qui révèle une certaine humilité (avouer son erreur, se prendre des torgnoles virtuelles, subir des attaques injustifiées sans y répondre de même…). Si l’on n’accepte pas les règles du débat, on devrait, en toute honnêteté, ne pas y participer.

« Pour ce qui est de Bernard Guetta, c’est bel et bien l’aigreur qui te guide. »

Non.
Ce pourrait être le cas si je considérais que Guetta me nuit personnellement. Or, ma petite personne n’est pas impliquée. Ce qui me fait réagir c’est savoir que les propos purement idéologiques de Guetta (et d’autres professionnels de l’information de son acabit) ont nui gravement à la vie des petites gens de mon pays et plus fondamentalement à la démocratie.

« Si tu allais fouiller dans les archives de CUK, tu découvrirais sans doute que moi […] j’étais et reste pour le OUI à l’Europe, ce qui ne signifie pas que je ne suis pas pour changer l’Europe. Et tu pourrais faire avec moi ce que tu fais avec Guetta »

Et nous (54,6 % des Français), nous disons NON à cette Europe.

Esprit de corps contre esprit de sel ? ou Petite lecture du week-end pour ceux qui n’auraient pas mieux à faire

Tu sembles ne pas saisir la différence majeure entre un Guetta et toi, cette différence qui fait que jamais je ne ferai avec toi « ce que je fais avec Guetta. » Situons le contexte, c’est d’une importance capitale.

Petit historique succinct pour présenter l’état de la pétaudière France
21 avril 2002 – Jospin se fait jeter au premier tour de l’élection présidentielle.
Censure majeure du pouvoir social-libéral (PS) par le peuple qui refuse ainsi la politique libérale de la gauche (privatisations massives, salaires bloqués-dividendes scandaleusement élevés des boursicoteurs, mépris des producteurs de la richesse…) qui voit la répartition des richesses produites diminuer pour ceux qui les produisent et augmenter pour les financiers qui ne la produisent pas.
Pas content, le peuple. Les élites microcosmiques ne comprennent pas.

Le dimanche suivant – Vote démocratique exemplaire du peuple contre Le Pen. Chirac, élu (82 %) majoritairement par des voix de gauche, décide cyniquement de mener une politique résolument de droite.
Pas content du tout, le peuple.

Juin 2003 – Préparation du texte du Traité constitutionnel européen par une bande (appelée pompeusement « convention ») très majoritairement libérale menée par Giscard (introducteur du libéralisme économique en France avec Barre) et ses 2 vice-présidents, le très américanophile et grand libéral Amato qui jouera du traitement de texte pour « recomposer » le texte rejeté et le « faire passer  » en force en 2007, et Jean-Luc Dehaene, l’homme qui fit croire aux journaleux crédules ou manipulateurs que les partisans du NON parlaient d’un plan B, mensonge éhonté gobé, diffusé et ressassé dans toute la presse complice.

Mars 2004 – Élections régionales signant un désavœu cinglant de la politique ultralibérale de Chirac/Raffarin. Le peuple ne laisse que deux régions sur 22 à la droite.
Le peuple montre qu’il n’est pas content du tout mais Chirac s’en fout. La gauche libérale (PS) fait semblant de croire que le peuple regrette d’avoir jeté Jospin en 2002.

29 mai 2005 – Rejet irrécusable (!) du référendum français sur le Traité constitutionnel européen par le peuple de France après une campagne honteuse menée par la clique libérale habituelle (gauche et droite réunies) et une presse aux ordres (des marchands de canons et de béton) ainsi que des médias publics ignoblement partisans.

Le PS libéral continue de refuser de comprendre le message, il soutiendra le Traité félon. Par son entêtement, il vient de perdre avant l’heure la présidentielle de 2007.

On connaît la suite : Le projet, quasiment inchangé, encore plus lourd, toujours aussi libéral, passe contre le volonté exprimée des Français le 19 octobre 2007 à Lisbonne.

Ce déni manifeste de démocratie ne semble gêner personne parmi ceux qui ont voté OUI démontrant ainsi leur profond attachement au principe démocratique du respect de l’expression de l’opinion majoritaire à 54,68 %. Beaucoup mieux que Kasstoipôvkon 1er ! 61 % aux Pays-Bas.

15 449 508 citoyens français se sont opposés à un texte libéral que les libéraux ont imposé sans vergogne et ça ne dérange aucun « démocrate » ayant défendu le OUI. MERCI à ces citoyens exemplaires. Forcément exemplaires. Cela nous donne tout de même un avantage : maintenant, nous savons exactement à qui nous avons à faire. Il suffit de poser la question : « Tu as voté OUI ou NON au référendum ? » Il n’y a pas de méthode de tri plus efficace sur nos Macintosh.

Milieux d’affaires et finance (et leurs valets-journaleux serviles) – 1
Démocratie – 0

Alors Guetta, là-dedans ? Il est ravi. Malgré son engagement insensé il n’était pas parvenu à convaincre ses auditeurs (l’audience de France Inter a chuté comme jamais dans son histoire et jamais France Inter n’a reçu autant de plaintes contre un chroniqueur) mais le plan B de ses amis les nantis – la session de rattrapage des tricheurs – a corrigé l’opinion. Quand l’opinion divague, n’est-ce pas, il ne faut pas la laisser faire.

Guetta est un journaliste encarté (CFJ). Un vrai, un tatoué. Il est aussi éditorialiste et, plus rarement (France Inter), chroniqueur.

La chronique n’est en rien un passe-droit
Vocabulaire :
Originellement, le chroniqueur est celui qui consigne les faits historiques dans des chroniques.
Aujourd’hui, c’est celui qui écrit des articles spécialisés (littérature, sport, politique, justice, éducation, économie…).
Mais c’est aussi, plus rarement il est vrai, celui qui rapporte des propos médisants, des ragots. Un nuisible, quoi. Tiens, c’est exactement ce que je dénommais plus haut comme « gros niqueur » et je verrais assez bien mon oiseau endosser cette définition.

Sinon, je ne vois pas où et au nom de quoi le chroniqueur serait « moralement » et très tacitement autorisé à mentir, travestir les faits, manipuler son public par de fausses informations pour l’entraîner vers une idéologie quelle qu’elle soit.

Alors Guetta est journaliste, éditorialiste et chroniqueur à la fois. Mais quand on est journaliste (éthique, éthique !), on n’est pas marchand de chapeaux, changeant de fonction en adaptant son niveau d’exigences morales au gré de la couleur du bitos que l’on visse sur sa cabèche (et toc !). Je ne parle même pas de la propre idée qu’on se fait de soi puisque personne ne semble s’en soucier quand on parle de journalisme. Comme si un journaliste devait être forcément un ripou, vu ce qu’il fréquente dans les hautes sphères, de la politique et de la banque. J’en connais pourtant de parfaitement intègres. Même des chroniqueurs !

C’est la carte de presse qui officialise la fonction et l’on a pu lire ici même sous ta plume, Anne, un très intéressant papier sur une certaine charte. Alors le Guetta qui s’autorise la malhonnêteté la plus vile lorsqu’il capèle son bibi de gros niqueur alors qu’il est pur et sans tache dès qu’il coiffe l’auréole de saint Francois (!) de Sales, je n’en veux pas. On aura compris que je ne suis prêt à manger ni couleuvres ni de ces ronds de chapeau-là.

Je ne sais pas ce qu’est le service public en Suisse et quel respect les Suisses peuvent lui porter mais je sais qu’en France, quand on est journaliste chroniqueur et qu’on travaille pour le service public, on se place au service du public, on n’est pas rémunéré pour lui bourrer le mou. Alors quand un Guetta se met, matinée après matinée, semaine après semaine, au service exclusif de la cause libérale il n’est pas besoin d’être aigri pour agir en citoyen en le dénonçant.

Mais peut-être veux-tu que je dise un mot de Stéphane Paoli, le complice de Guetta sur France-Inter ? Une perle aussi, celui-là !

Ça y est, je me laisse aller et mes brûlures d’estomac me reprennent.


La nuit, tous les chats sont aigris.

20)
Okazou
, le 29.03.2008 à 06:56

Il semble que des gars ont bossé cette nuit pour nous faciliter le travail sur les commentaires et qu’ils aient bien bossé.

Un grand merci en passant.

21)
Argos
, le 29.03.2008 à 08:10

Dans un certain nombre de journaux, les éditorialistes avaient clairement exprimé leur Non au projet de Constitution européenne. A suivre Okazou, celui-ci considère donc qu’ils n’étaient pas des journalistes. J’en prends acte. Moi qui ne suis pas d’accord avec eux, jer especteur leur opinion. Avoir voté contre la Constitution européenne a mis la France dans une position de faiblesse a empêché la ratification d’un texte qui, malgré ses nombreuses imperfections, était un pas vers une Europe plus démocratique a conduit finalement à un texte encore moins satisfaisant. C’est ce qu’on appelle un autogoal. Qu’un certain nombre d’éditorialistes aient mis en garde contre ces risques était parfaitement légitime. Et à part d’avoir soutenu la Constitution européenne, tu lui reproches quoi à Guetta, Okazou? D’avoir encore récemment réaffirmé la nécessité urgente de créer un Etat palestinien?

22)
François Cuneo
, le 29.03.2008 à 10:52

Il semble que des gars ont bossé cette nuit pour nous faciliter le travail sur les commentaires et qu’ils aient bien bossé.

Un grand merci en passant.

En effet, les choses vont mieux!

23)
levri
, le 29.03.2008 à 11:27

En effet, les choses vont mieux!

… par chez nous il fait même soleil !

Que c’est gentil ce ton civil en accord avec la météo ! ;)

PS : notre Okazou, il ne faut pas le contrarier, il annonce la couleur d’emblée avec son nick : sa parole a force de loi! :D

J’écoute Word Attack des Adolescents sur l’album du même nom

24)
Anne Cuneo
, le 29.03.2008 à 17:50

notre Okazou, il ne faut pas le contrarier, il annonce la couleur d’emblée avec son nick : sa parole a force de loi! :D

Amen, en effet.