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Di­dine et moi

Un beau soir d’août, me pro­me­nant sur un pla­cis face à la mer, d’un pas d’une len­teur à ga­gner le res­pect d’un sé­na­teur, je vois sur­gir en trombe au dé­tour du che­min le fils d’un ami, ado pur jus de quinze ans, baggy s’ef­fon­drant sur les ge­noux et crête bleuâtre culmi­nant sur un corps dé­gin­gandé qui a poussé trop vite, « maigre comme un 100 de clous ».

Ra­dieux, juché sur un vélo de ville, il mul­ti­plie les pas­sages au­tour de moi : dé­mar­rages sur les moyeux, ac­cé­lé­ra­tions stu­pé­fiantes et frei­nages en glis­sade. Ac­cou­tumé à le voir – et mal­heu­reu­se­ment à l’en­tendre – cou­ché sur sa mob’ tra­fi­quée à l’échap­pe­ment ré­duit au simple tuyau (« j’exiiiiiiissste ! »), je me de­mande in petto quel plai­sir ce futur mo­tard casse-cou pou­vait bien tirer d’un simple vélo. Qua­si­ment hu­mi­liant, à cet âge, de se ba­la­der sur un vul­gaire bi­clou sans traî­ner der­rière soi une fan­fare de dé­ci­bels mêlés aux re­mugles si par­ti­cu­liers aux mo­teurs à deux temps. Pour­tant, il pre­nait son pied, le môme.

Dans une der­nière course il vient vers moi et bloque les roues de son engin avant de lan­cer : « T’as vu mes ac­cé­lé­ra­tions ? Tu veux es­sayer ? C’est un vélo élec­trique ! », et de ta­po­ter un pa­ral­lé­li­pi­pède gris sou­ris glissé entre cadre et roue ar­rière : la bat­te­rie d’ac­cus.

C’est ainsi que je ren­con­trais Di­dine que j’al­lais ra­me­ner avec moi en ville, son pro­prié­taire cher­chant à s’en dé­faire avant de par­tir à l’étran­ger.

Di­dine, Vélo Ab­so­lu­ment Épa­tant

Si ma douce est une adepte de longue date du vélo, qu’elle uti­lise chaque fois qu’elle le peut, je n’ai pour ma part ja­mais éprouvé de grande fer­veur pour les en­gins à deux roues lors­qu’il me faut pé­da­ler, jus­qu’à cette ren­contre.

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Ma Di­dine à moi

Di­dine n’est pas à pro­pre­ment par­ler, pour la loi fran­çaise (eu­ro­péenne ?), un vélo élec­trique mais un vélo à as­sis­tance élec­trique (VAE). Si le vélo élec­trique n’est, ni plus ni moins, qu’un cy­clo­mo­teur sur le­quel un mo­teur élec­trique se se­rait sub­sti­tué au mo­teur à ex­plo­sion, le VAE est un vélo équipé d’un mo­teur élec­trique qui « se borne » à as­sis­ter le cy­cliste dans son pé­da­lage. C’est un vrai vélo qui ne né­ces­site – contre cer­taines contraintes lé­gales en France – ni as­su­rance, ni per­mis, ni obli­ga­tion de por­ter un casque contrai­re­ment au vélo élec­trique. Ima­gi­nez un vélo sur le­quel on au­rait greffé un mo­teur élec­trique, une bat­te­rie d’ac­cu­mu­la­teurs et un contact marche/arrêt. Vous l’en­four­chez, met­tez le contact et lorsque vous pesez sur la pé­dale, le mo­teur vous four­nit im­mé­dia­te­ment une puis­sance égale à celle de votre coup de pé­dale. Don­nant-don­nant. Si vous ces­sez de pé­da­ler, le mo­teur ne vous as­siste plus. Ce vélo roule pour vous dès que vous rou­lez pour lui. Le VAE n’est pas un vélo de fai­néant, son pi­lote four­nit tou­jours au moins la moi­tié de l’ef­fort né­ces­saire. Mais cette moi­tié d’ef­fort, ça change tout.

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Le pé­da­lier du MBK Ax-ion City et le mo­teur d’as­sis­tance

La li­mite d’as­sis­tance est contrainte par la loi fran­çaise à 25 km/h mais à cette al­lure, qui est une très belle al­lure en ville, on est lancé et l’ef­fort à four­nir est alors ré­duit à un sou­tien, on en­tre­tient la vi­tesse at­teinte sans for­cer in­uti­le­ment et à la pre­mière grim­pette, l’as­sis­tance est de re­tour. Lorsque vous rou­lez contre le vent, lorsque vous trans­por­tez un en­fant sur le porte-ba­gage, lorsque votre pa­nier et vos sa­coches sont char­gées et que vous devez abor­der une côte, vous bé­nis­sez votre VAE et y allez le cœur léger. L’ef­fort a four­nir est rai­son­nable. Les per­sonnes âgées qui avaient à contre-cœur aban­donné l’usage du vélo le re­trouvent avec plai­sir sur un VAE.
De plus, le VAE donne au sé­den­taire, qui sou­le­vait son cul-de-plomb de son fau­teuil au bu­reau pour le caler de­re­chef dans le ba­quet de sa voi­ture, l’oc­ca­sion de pro­cu­rer à son corps l’exer­cice né­ces­saire et suf­fi­sant pour ne pas se bar­der d’une graisse in­utile au­tant que né­faste à sa santé.

La cir­cu­la­tion en ville : l’ur­ba­nité dans le trans­port (et ré­ci­pro­que­ment)

La cir­cu­la­tion des hommes est un signe des temps qui pour­rait confi­ner au­jour­d’hui à l’agi­ta­tion pour l’agi­ta­tion (l’exemple vient d’ailleurs de haut). Bou­ger pour bou­ger, le mou­ve­ment comme fi­na­lité, comme preuve de son ef­fi­ca­cité, l’agi­ta­tion comme té­moin de son exis­tence : « Je bouge, donc je suis » et même, pour le per­vers abouti, le mou­ve­ment comme jus­ti­fi­ca­tion de son exis­tence. Avec les in­ci­dences que l’on sait dès lors que cette mul­ti­pli­ca­tion de mou­ve­ments ne fait plus appel à la seule force phy­sique four­nie par le repas du jour mais à la force mé­ca­nique d’un mo­teur qui se nour­rit des ri­chesses fos­siles – non re­pro­duc­tibles – de la pla­nète comme le gui se nour­rit de la sève de l’arbre qu’il pa­ra­site. À la no­table dif­fé­rence près que le gui ne re­jette pas dans l’at­mo­sphère des gaz dé­lé­tères en quan­tité telle qu’il pour­rait pro­vo­quer sa propre dis­pa­ri­tion. Le gui n’a pas de cer­veau mais il n’est pas con pour au­tant. L’uti­li­sa­teur ur­bain de kat’kat’, lui, n’a un cer­veau que pour éle­ver son centre de gra­vité déjà haut (et grave, il l’est comme per­sonne). 200 g d’es­sence de pé­trole, dis­pa­rue à ja­mais, pour aller ache­ter le pain, 100 g pour se rendre chez un ami voi­sin à 500 m de là (en hiver, sous star­ter), 150 g pour aller… faire un plein.

Ima­gi­ner que le mo­teur d’une voi­ture gâche à ja­mais une quan­tité d’es­sence fos­sile d’abord pour faire bou­ger 700 kg de fer­raille et ac­ces­soi­re­ment 60 kg de chair et d’os (cer­ve­let com­pris) vau­trés de­dans… quand un vélo de 20 kg exé­cute la même fonc­tion avec une poi­gnée de ca­lo­ries re­pro­duc­tibles, ça in­ter­roge l’hon­nête homme, non ?

Allez, im­pré­gnez-vous bien de cette idée avant de conti­nuer.

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La cir­cu­la­tion, no­tam­ment ur­baine, pour­rait avec un peu de bonne vo­lonté (et d’hon­nê­teté) être ana­ly­sée et rai­son­née au quo­ti­dien pour évi­ter le gâ­chis si ne se dres­sait in­con­gru­ment l’or­gueil (c’est-à-dire la bê­tise) de l’homo ba­gno­lus pour bar­rer la route à la rai­son.

Pour­quoi ai-je dé­cidé de me mettre au vélo ? D’abord pour faire à vélo ce que je fai­sais len­te­ment et/ou pé­ni­ble­ment à pied et bê­te­ment en voi­ture.

Par exemple, le pain que j’aime sort des mains d’un bou­lan­ger qui pé­trit trop loin de chez moi pour que j’y aille à pied avec en­train mais pas assez loin pour que je m’y rende rai­son­na­ble­ment en voi­ture. Di­dine m’y amène dé­sor­mais lorsque la météo s’y prête (il ne pleut que 8 % du temps, même en Bre­tagne) et me fait ga­gner du temps, no­tam­ment aux heures de pointe lors­qu’elle dé­passe comme une fleur l’in­ter­mi­nable tænia, qua­si­ment inerte, d’amas de tôle puants et toxiques qui, deux fois par jour, s’ap­pro­prie les voies de cir­cu­la­tion dans les deux sens. « Je tra­vaille au centre-ville et j’ha­bite à la cam­pagne/ban­lieue » ré­pon­dant ubues­que­ment à « Je tra­vaille à la cam­pagne/ban­lieue et j’ha­bite au centre-ville ». En prime, je peux garer Di­dine en une poi­gnée de se­condes presque n’im­porte où sans gêner per­sonne et cet atout, à lui seul, est énorme.

Bien sûr, si c’est une caisse de bou­quins que je dois trans­por­ter, je prends la voi­ture. C’est cette adap­ta­tion du vé­hi­cule à la tâche à ac­com­plir qui doit de­ve­nir ré­flexe. Comme un re­tour à la rai­son.

Le seul écueil à ma cir­cu­la­tion avec Di­dine sont les feux rouges et les stops.

Pistes ou bandes cy­clables et cou­loirs de bus (le VAE est un vélo) nous per­mettent non seule­ment de dé­pas­ser la plu­part des voi­tures (qui per­dront de toute façon toute leur avance et plus quand il s’agira pour elles de trou­ver un em­pla­ce­ment où sta­tion­ner) mais aussi la plu­part des bus qui doivent mar­quer l’ar­rêt aux sta­tions pen­dant que Di­dine m’en­traîne sans re­lâche vers ma des­ti­na­tion. Notre vi­tesse de dé­pla­ce­ment moyenne, à Di­dine et moi, est constante et tourne à un peu moins de 20 km/h. Sans à coups, sans fa­tigue et avec le sou­rire.

Les seuls vé­hi­cules qui nous dé­passent sont les deux roues à mo­teur à ex­plo­sion. Mais on les grille aux feux ! Car on s’offre des pe­tits plai­sirs pué­rils, avec ma Di­dine. L’autre jour, un gamin sur son scoo­ter s’ar­rête près de moi. « Vroum, vroum, vroum… Pue, pue, pue… » pen­dant que je cale ma pé­dale pour dé­mar­rer ef­fi­ca­ce­ment ; le feu passe au vert, j’ap­puie comme une bête sur la pé­dale et Di­dine dé­colle, en si­lence, avant le scoo­ter qui ne nous dé­passe qu’au mi­lieu du car­re­four. On se lais­se­rait aller à lui flat­ter la croupe, à la Di­dine, après un tel ex­ploit, im­pos­sible avec un vélo clas­sique dont la re­lance reste le point faible, atout ma­jeur pour le VAE qui ne reste pas en­glué dans le dan­ge­reux tohu-bohu de voi­tures, scoo­ters et vélos qui marque in­va­ria­ble­ment l’ap­pa­ri­tion du feu vert tant at­tendu par tous. Quant aux voi­tures, elles perdent tou­jours au dé­mar­rage, même les voi­tures al­le­mandes sur­puis­santes des « pe­tites qué­quettes ». Quoi de plus traî­nard dans la cir­cu­la­tion ur­baine qu’une voi­ture ? La voi­ture en ville est bien le vé­hi­cule le plus lent, aux pointes de vi­tesse près qui ex­pliquent d’ailleurs une part des dan­ge­reux excès de vi­tesse dus à la frus­tra­tion du conduc­teur qui tente ainsi de rat­tra­per son re­tard, à grands coups d’ac­cé­lé­ra­teur coû­teux en car­bu­rant fos­sile… et en toute va­nité.

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Mais ce qui m’a amusé le plus (cruel­le­ment, j’en conviens) au début de ma col­la­bo­ra­tion avec Di­dine, c’est cette ren­contre, sur une route de cam­pagne, avec un VT­Tiste, équipé de toute sa pa­no­plie, en­tiè­re­ment noire, comme le vélo : casque sé­pul­cral, mi­taines lu­gubres, pompes… fu­nèbres et chaus­settes as­sor­ties, cuis­sard et maillot mor­tuaires, lu­nettes « sport » bref, l’uni­forme com­plet (ré­mi­nis­cence de sa pa­no­plie de Zorro) du type en deuil de la sub­ti­lité de son hu­ma­nité (je ne parle pas de toi Tom25, je t’adore !).

Je croise cette ma­cabre fi­gure de mode, qui mé­rite bien de notre époque, alors qu’il achève de mon­ter le rai­dillon d’un joli creux tan­dis que je le des­cends. En dan­seuse, vi­sage ru­bi­cond sous l’ef­fort, gout­tant de sueur, bouche ou­verte, j’en­tends son souffle sé­pul­cral au pas­sage. Il souffre. Cet homme souffre mais je ne le plains pas, il souffre en héros : à cha­cun son vice.

Je fais ni une ni deux, je veux sa­voir si cette pente me fera souf­frir, moi aussi, et j’exé­cute un demi-tour, pour voir. Je me lance en qua­trième (Di­dine a un Shi­mano 4 vi­tesses dont elle est très fière) et j’en­tame le rai­dillon. À mi-hau­teur, je passe en troi­sième pour ne pas fa­ti­guer Di­dine in­uti­le­ment (!). Mes fesses res­tent vis­sées sur la confor­table selle et j’at­teins le haut du rai­dillon en dé­cou­vrant que les muscles de mes cuisses ont bien fonc­tionné mais sans subir d’ou­trage. Souffle lé­gè­re­ment ac­cé­léré, cœur joyeux, pas de trans­pi­ra­tion. Sou­rire de sa­tis­fac­tion : à cha­cun son vice, vous dis-je.

La souf­france, cer­tains la re­cherchent au­tant que d’autres la fuient. Per­son­nel­le­ment, je m’em­ploie à cou­rir plus vite qu’elle à chaque oc­ca­sion, sans at­tendre même qu’elle me coure après et c’est pour­quoi mon coup de foudre avec Di­dine fut éblouis­sant de conten­te­ment. J’ai tou­jours prôné l’exer­cice contre le sport, le bien-être contre la dou­leur, le goût contre le dé­goût, l’hé­do­nisme contre la re­li­gion et… Mac Os X contre Win­daube.

La soixan­taine ar­ri­vant, bien que la na­ture m’ait pourvu d’une consti­tu­tion phy­sique confor­table, je com­mence à re­ce­voir des mes­sages qui m’in­diquent qu’il va me fal­loir com­men­cer à me cal­mer un peu : Les li­ga­ments donnent les pre­miers signes de fa­tigue ; l’in­flux mus­cu­laire com­mence à di­mi­nuer dou­ce­ment ; les muscles eux-mêmes perdent de leur ré­sis­tance et la car­casse est moins souple qu’elle ne le fut. C’est le mo­ment de ne plus for­cer la bête en même temps qu’il est né­ces­saire de la main­te­nir en bon état de marche pour le reste du che­min. Le vélo à as­sis­tance élec­trique est une de ces pra­tiques qui offrent aux gens de mon âge un ex­cellent moyen de s’en­tre­te­nir dans le plai­sir. Il en est d’autres en­core plus agréables mais ne confon­dons pas trans­ports ur­bains et trans­ports câ­lins même si les se­conds sont aussi consti­tu­tifs de l’ur­ba­nité.

Di­dine sous toutes les cou­tures

Ma Di­dine à moi est un vélo à as­sis­tance élec­trique MBK de type Ax-ion City (Ya­maha XPC-26). In­venté à la fin des an­nées 1990 par Ya­maha (pro­prié­taire de MBK) c’est le pre­mier VAE a avoir vu le jour sur la pla­nète et je pense qu’après ces an­nées il reste un des meilleurs VAE du mar­ché.

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Le MBK Ax-Ion City

La par­tie cycle est de construc­tion soi­gnée, contrai­re­ment à cer­tains VAE d’ori­gine chi­noise ac­tuel­le­ment sur la place. Ses lignes sont celles d’un vélo ur­bain et si l’on n’y prend garde, on ne re­marque pas qu’entre le cadre de selle et la roue ar­rière s’est glis­sée une bat­te­rie d’ac­cus au cad­mium-ni­ckel qui lui pro­cure une au­to­no­mie d’une tren­taine de ki­lo­mètres.

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Dé­railleur Shi­mano Nexus à 4 vi­tesses et frein à tam­bour se par­tagent avec so­briété et ef­fi­ca­cité le moyeu de la roue ar­rière comme la bé­quille cen­trale très so­lide munie d’une ma­nette de blo­quage qui se ma­nœuvre au pied et qui per­met au vélo de tenir tout seul, sans appui auxi­liaire et sans craindre de chute. Les vi­tesses sont com­man­dées par poi­gnée tour­nante au gui­don avec ré­pé­ti­teur à points rouges. L’éclai­rage, ha­lo­gène à l’avant, est as­suré par une dy­namo, non pas par la bat­te­rie.

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La selle est très confor­table et se bas­cule en avant pour li­bé­rer la bat­te­rie si l’on ne dé­sire pas la re­char­ger en la lais­sant sur le vélo. Des bandes ré­flé­chis­santes sont pla­cées sur les flancs des pneus et les pé­dales sont éga­le­ment ré­flé­chis­santes. Point im­por­tant à noter, la pré­sence d’un bloque-roue à clef (ca­de­nas-mi­nute), très pra­tique et sûr, soudé sur le tri­angle ar­rière qui se met en place au tra­vers du rayon­nage, par bas­cule, en quelques se­condes et au­to­rise les ar­rêts éclairs (!) à la bou­lan­ge­rie sans mettre en place la grosse ar­tille­rie d’un an­ti­vol en U (les An­glais disent en D, ce qui est plus juste).

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Le mo­teur de 235 W (24 Volts), qui agit sur l’axe du pé­da­lier, est ac­tivé par une ma­nette fixée sur la barre trans­ver­sale du cadre au-des­sous d’un in­di­ca­teur à trois diodes de ni­veau d’au­to­no­mie dis­po­nible.

L’as­sis­tance

Un des points les plus sa­tis­fai­sants du MBK Ax-ion City ré­side dans la qua­lité de l’as­sis­tance qu’il pro­pose.

Cer­tains fa­bri­cants de VAE ont choisi une as­sis­tance to­tale au dé­mar­rage jus­qu’à 5 km/h. Ce pro­cédé, à la li­mite de la lé­ga­lité pour les VAE, si­gni­fie que lors d’un dé­mar­rage, en côte par exemple, l’as­sis­tance vous éman­cipe de tout ef­fort sur le pé­da­lier jus­qu’à ce que vous at­tei­gniez la vi­tesse de 5 km/h. D’autres fa­bri­cants vous laissent vous dé­pa­touiller pour les deux pre­miers coups de pé­dale, l’as­sis­tance ne s’ac­ti­vant qu’après cet ef­fort, tou­jours le plus im­por­tant. Pas glop ! D’autres enfin vous au­to­risent à sé­lec­tion­ner à tout mo­ment le degré d’as­sis­tance dé­siré. Je pré­fère per­son­nel­le­ment la « boîte au­to­ma­tique » de Di­dine qui m’évite de me lais­ser dis­traire par un com­por­te­ment de route trop cal­cu­la­teur aux dé­pens de la sé­cu­rité.

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Le VAE d’Apri­lia : Enjoy Ra­cing

Sur l’Ax-ion, l’as­sis­tance, dont le ni­veau dé­pend de l’ef­fort de pé­da­lage et de la vi­tesse du vélo (contrôle élec­tro­nique du sys­tème PAS – Power As­sist Sys­tem), est dis­po­nible à la pre­mière pres­sion sur la pé­dale. Vous four­nis­sez 100 W d’ap­pui, le vélo vous en four­nit si­mul­ta­né­ment 100 W sup­plé­men­taires, à concur­rence des 235 W théo­riques dis­po­nibles (pour les her­cules dopés). L’as­sis­tance est égale à l’ef­fort fourni jus­qu’à at­teindre 15 km/h puis dé­croit pro­gres­si­ve­ment, au fur et à me­sure que la vi­tesse aug­mente, jus­qu’à ce qu’elle at­teigne 25 km/h puis laisse la place à la seule puis­sance mo­trice du cy­cliste. En clair, l’as­sis­tance agit avec toute son ef­fi­ca­cité au mo­ment le plus im­por­tant qui est le lan­ce­ment du vélo.

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Mini-VAE pliant et son sac de trans­port

La plage op­ti­male de pé­da­lage s’étend entre 50 et 65 tours de pé­dales à la mi­nute, quelle que soit la vi­tesse en­ga­gée, qui per­met d’at­teindre 13 km/h en pre­mière, 16 km/h en deuxième, 20 km/h en troi­sième et 24 km/h en qua­trième avant que l’as­sis­tance ne se dis­sipe to­ta­le­ment.

Sur la dé­cli­vité très forte d’une cale de mise à l’eau de ba­teaux à côté de la­quelle la rue de Mé­nil­mon­tant est en pente douce, un gar­çon de 9 ans et sa sœur de dix ans, avec ce vélo trop grand pour eux, sont par­ve­nus en haut sans ef­fort no­table. Mes presque 90 kg aussi, sans fa­tigue, sans sou­le­ver les fesses de la selle, en te­nant le gui­don d’une main et en vi­tesse 2. Même pas un ex­ploit mais un en­chan­te­ment pour les en­fants comme pour moi.

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Tri­cycle VAE ca­réné et cou­vert

Il me semble que ce sys­tème d’as­sis­tance PAS consti­tue le prin­ci­pal atout du VAE de MBK.
C’est bien l’as­sis­tance au dé­mar­rage qui fait du VAE le vélo ur­bain par ex­cel­lence et l’on est en droit de pen­ser que la meilleure pu­bli­cité pour convaincre les au­to­mo­bi­listes – no­tam­ment les plus ché­tifs et les moins jeunes mais aussi les plus cos­sards – de lais­ser leur voi­ture au ga­rage se­rait de com­mu­ni­quer sur les vélos à as­sis­tance élec­trique.
Tout le monde n’a pas le goût du vélo (c’était mon cas) mais tout le monde sait au­jour­d’hui que la ba­gnole en ville est dé­sas­treuse à plus d’un titre. Mais de­man­der à ceux qui tiennent à leur au­to­no­mie de dé­pla­ce­ment de se taper sur un vélo clas­sique les côtes à l’ar­ra­ché et de se faire bous­cu­ler dans le chaos des re­dé­mar­rages au feu rouge ne mè­nera pas à un grand ré­sul­tat. Or, ces deux points noirs sont jus­te­ment l’atout ma­jeur des VAE qui per­mettent d’ou­blier les côtes et le tu­multe en même temps que sa forme moyenne et son âge.

La plu­part des dé­pla­ce­ments en ville ont lieu dans un rayon de 5 km (65 % moins de 3 km). Il faut un petit quart d’heure en VAE pour fran­chir cette dis­tance en ville, sans souci de trou­ver à sta­tion­ner très près de sa des­ti­na­tion, sans en­traî­ne­ment et sans fa­tigue. 3 à 5 ki­lo­mètres, c’est ce qui est né­ces­saire au mo­teur à ex­plo­sion d’une voi­ture pour ne plus uti­li­ser le star­ter (un ogre en car­bu­rant) en hiver.

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Un su­perbe tri­cycle VAE apte à trans­por­ter de belles charges sans fa­tigue

Si vous avez des be­soins par­ti­cu­liers, les illus­tra­tions vous montrent que le VAE existe sous di­verses formes adap­tées à vos be­soins : Le vélo de ville avec son pa­nier à com­mis­sions ; le VTT aux lignes contem­po­raines, très sport ; le VTC ; le tri­cycle et son grand pa­nier ar­rière ; le tri­cycle pour han­di­capé à 2 roues avant ; le tri­cycle pliable pour per­sonne à mo­bi­lité ré­duite ; le tri­cycle à pé­da­lage ho­ri­zon­tal ; le tri­cycle ca­lèche (vélo-taxi) ; le tri­cycle ca­réné, cou­vert ; le mini-vélo pliant à em­bar­quer sur le ba­teau, dans le train ou dans le coffre de la voi­ture pour l’uti­li­ser après une longue route.

L’au­to­no­mie

Les fa­bri­cants par­tagent tous le même en­thou­siasme sur l’au­to­no­mie de leurs VAE, seul l’uti­li­sa­teur fait la gri­mace de­vant la réa­lité des chiffres. On lui vole des ki­lo­mètres sans ver­gogne.

Une au­to­no­mie s’éta­lant de 30 à 70 km est gé­né­ra­le­ment an­non­cée pour les dif­fé­rents types de VAE. Par exemple, l’Ax-ion de MBK est pro­mis pour 40 km d’au­to­no­mie à la condi­tion d’em­prun­ter un par­cours plat, à l’oc­ca­sion d’un jour sans vent, à 15 km/h et poi­gnée de vi­tesse en po­si­tion 4. Dans la réa­lité, et à condi­tion d’avoir une conduite in­tel­li­gente (bonne ges­tion de l’ef­fort et des vi­tesses, prise en compte et an­ti­ci­pa­tion sub­tile de la cir­cu­la­tion et des re­liefs) l’au­to­no­mie ne dé­passe guère 30 km. Face à cette réa­lité, 1 ki­lo­mètre sur 4 n’est qu’une pro­messe de pu­bli­ci­taire. Cela au­to­rise tou­te­fois un dé­pla­ce­ment quo­ti­dien vers un lieu de tra­vail éloi­gné de 15 km sans re­char­ger la bat­te­rie, ce qui n’est pas mal quand on échappe aux bou­chons et qu’on ar­rive au bou­lot frais comme un gar­don et bien ré­veillé grâce à ce petit exer­cice ma­ti­nal.

L’au­to­no­mie d’un VAE dé­pend prin­ci­pa­le­ment du type de sa bat­te­rie.

Plomb (Pb), cad­mium-ni­ckel (NiCd), hy­drure mé­tal­lique de ni­ckel (NiMH), li­thium-ion (Li-ion), li­thium-ion po­ly­mère (LiPo) ou même pile à com­bus­tible (ex­pé­ri­men­tée sur VAE par Apri­lia), tout ou presque est dis­po­nible sur les VAE en ma­tière de bat­te­ries d’ac­cu­mu­la­teurs d’éner­gie.

Le type de bat­te­rie pro­posé peut faire bas­cu­ler l’ache­teur d’un mo­dèle à l’autre, d’une marque à l’autre. Cer­tains re­cher­che­ront le VAE équipé de la bat­te­rie la plus puis­sante, d’autres celle qui aura la durée de vie la plus longue, d’autres en­core celle qui of­frira le meilleur rap­port qua­lité/prix, d’autres enfin celle qui aura le prix le plus bas.

À ces cri­tères s’ajoute celui du poids. Une bat­te­rie au plomb est in­fi­ni­ment plus lourde à ser­vice rendu égal qu’une bat­te­rie au li­thium mais elle sera en re­vanche in­fi­ni­ment moins coû­teuse que cette der­nière qui pourra s’af­fi­cher cinq fois plus chère.

Si l’on consi­dère que le coût de la par­tie cycle des VAE ur­bains dif­fère assez peu entre les mo­dèles même si une fa­bri­ca­tion hol­lan­daise est beau­coup plus soi­gnée qu’une fa­bri­ca­tion chi­noise, et que ce ne sont pas non plus les mo­teurs qui af­fichent des dif­fé­rences de coûts énormes, il faut consta­ter que selon la bat­te­rie choi­sie on peut voir les prix des VAE va­rier du simple au double.

D’une ma­nière gé­né­rale, les VAE d’ori­gine chi­noise sont équi­pés de bat­te­rie au plomb. Ce sont aussi les VAE les moins coû­teux à l’achat. Une bat­te­rie au plomb peut se chan­ger contre une cen­taine d’eu­ros tan­dis qu’une bat­te­rie au cad­mium-ni­ckel coûte le double et une bat­te­rie li­thium-ion le double d’une bat­te­rie au cad­mium-ni­ckel. De fait, le prix d’une bat­te­rie d’ac­cus est in­ver­se­ment pro­por­tion­nel à la masse de la­dite bat­te­rie.

Il s’agit donc d’éta­blir son choix sur cet en­semble de cri­tères : poids/au­to­no­mie/du­ra­bi­lité (nb de cycles de re­charge)/prix, ce qui n’est pas une si­né­cure et de­mande un mi­ni­mum de connais­sances en ma­tière de bat­te­ries d’ac­cu­mu­la­teurs.

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Plomb (Pb), cad­mium-ni­ckel (NiCd), hy­drure mé­tal­lique de ni­ckel (NiMH), li­thium-ion (Li-ion)

On re­mar­quera que la per­for­mance en poids et en au­to­no­mie est in­ver­se­ment pro­por­tion­nelle au prix. En re­vanche, le nombre de re­charges po­ten­tielles, c’est-à-dire la durée de vie de la bat­te­rie, n’a de rap­port ni avec le poids, ni avec l’au­to­no­mie, ni avec le prix.

Ma Di­dine est équi­pée d’une bat­te­rie au cad­mium-ni­ckel qui, sans être très lé­gère n’est pas lourde (4 kg), sans of­frir une au­to­no­mie consi­dé­rable n’est pas à la rue (30 km), sans être peu coû­teuse n’est pas rui­neuse (200 € – 330 CHF) mais qui l’em­porte net­te­ment sur toutes les autres avec un nombre de cycles de re­charges double du li­thium-ion et plus du double de l’hy­drure mé­tal­lique de ni­ckel, dont la durée de vie dé­çoit no­tam­ment face à son coût.

Le temps de re­charge d’une bat­te­rie varie en fonc­tion du type de bat­te­rie choisi, entre 3 et 8 heures. Une bat­te­rie se charge ainsi na­tu­rel­le­ment la nuit.

Quant au coût de fonc­tion­ne­ment d’un VAE il s’éta­blit à moins de 0,20 € (0,33 CHF) pour 100 km par­cou­rus. Beau­coup moins élevé que le car­bu­rant pour un cy­clo­mo­teur, par exemple. Pour moins cher, il reste le vélo mais la sueur en plus. Ou aller pe­di­bus.

D’au­cuns, et parmi les meilleurs, sau­ront me rap­pe­ler que les bat­te­ries, ça peut pol­luer, et ils au­ront rai­son. Les bat­te­ries en fin de vie doivent être re­cy­clées et les mé­taux et la chi­mie qu’elles contiennent em­pê­chés de conti­nuer leur vie dans la na­ture. Ces bat­te­ries ne consti­tuent d’ailleurs pas un dan­ger égal, ni dans leur ca­pa­cité à pol­luer, ni dans leur fonc­tion­ne­ment, et la re­cherche sur les fu­turs types de bat­te­rie tente de nous dé­bar­ras­ser de cet en­com­brant pro­blème pour le sto­ckage de l’éner­gie élec­trique. Or­di­na­teurs por­tables et VAE sont concer­nés au même titre.

Les bat­te­ries de voi­ture ne trans­portent pas l’au­to­mo­bi­liste, elles lancent le mo­teur à ex­plo­sion. La bat­te­rie du VAE four­nit au mieux la moi­tié de l’éner­gie né­ces­saire au trans­port du cy­cliste. Élec­tri­cité et « huile de ge­noux » sont les car­bu­rants du VAE.

Trans­for­mer ou faire trans­for­mer son vélo en VAE

Si l’on pos­sède déjà un vélo et que l’on sou­haite, pour une rai­son ou une autre, dis­po­ser d’un VAE, nul be­soin de s’en sé­pa­rer, il suf­fit de le trans­for­mer ou de le faire trans­for­mer en lui adap­tant un des nom­breux kits du mar­ché.

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Des kits de mo­to­ri­sa­tion

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Roue, mo­teur, contrô­leur et bat­te­rie

Le kit com­prend le mo­teur élec­trique ou la roue – avant ou ar­rière – tout équi­pée (mo­teur et moyeu, rayon­nage et jante), la bat­te­rie et son char­geur, le contrô­leur, la ma­nette de com­mande, les câbles et les dif­fé­rentes at­taches.

Le dé­ploie­ment du VAE dans les villes

On pour­rait ima­gi­ner que le dis­cours des po­li­tiques fa­vo­rables au dé­ploie­ment des vé­hi­cules à pro­pul­sion al­ter­na­tive a dé­clen­ché une série de me­sures concrètes d’ac­com­pa­gne­ment pour sus­ci­ter l’in­té­rêt du grand pu­blic pour les VAE et que des aides in­ci­ta­tives à l’achat ont été mises en place. Mal­heu­reu­se­ment, les seules aides al­louées à l’achat d’un vé­hi­cule non pol­luant concernent les voi­tures et scoo­ters élec­triques, pour un mon­tant de l’ordre de 400 € – 665 CHF pour un scoo­ter. Pour­quoi le VAE ne bé­né­fi­cie-t-il pas de la prime ADEME comme les autres vé­hi­cules mo­to­ri­sés non pol­luants ? Par contre, cer­taines en­tre­prises in­no­vantes aident leurs em­ployés à ac­qué­rir un VAE, d’autres (en Bel­gique) versent une in­dem­nité ki­lo­mé­trique à ceux de leurs em­ployés qui uti­lisent un VAE pour se rendre au tra­vail (in­dem­nité exo­né­rée d’im­pôts et de charges sécu jus­qu’à concur­rence de 0,15 € – 0,25 CHF du ki­lo­mètre).

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VAE Giant des ser­vices tech­niques de la ville d’Arles

L’ADEME (Agence fran­çaise de Dé­ve­lop­pe­ment de la Maî­trise de l’Éner­gie) , « dans le cadre de sa po­li­tique de dé­ve­lop­pe­ment des modes al­ter­na­tifs à la voi­ture, […] a confié au Cycle d’Ur­ba­nisme de Sciences Po une mis­sion de dé­fi­ni­tion de le­viers d’ac­tion pour le dé­ve­lop­pe­ment du vélo en ville […] » De cette étude de l’ADEME il res­sort ces cinq pro­po­si­tions pre­mières d’ac­tions (sur 50) à mettre en œuvre :

  1. Dé­ve­lop­per les opé­ra­tions de mar­ke­ting (sic) in­di­vi­dua­lisé ;
  2. Cam­pagne na­tio­nale sur l’image du vélo ;
  3. In­ci­ter les col­lec­ti­vi­tés à pré­sen­ter le vélo ur­bain comme un mode de dé­pla­ce­ment à part en­tière ;
  4. Com­mu­ni­quer sur les bien­faits du vélo en termes de santé ;
  5. Uti­li­ser les pro­fes­sion­nels de la santé comme re­lais pour com­mu­ni­quer sur le vélo.

Rien sur les gains en ma­tière de pol­lu­tion, d’éco­no­mie d’éner­gie, de bien-être, d’ef­fi­ca­cité et de sé­cu­rité dans les cinq points ma­jeurs. Pro­blèmes se­con­daires, sans doute. Si on at­tend que les Fran­çais dé­cident de faire du vélo pour amé­lio­rer leur santé, il fau­dra être pa­tients.

Cette étude fut pu­bliée en juillet 2004 et je cherche à me sou­ve­nir de cette cam­pagne na­tio­nale mar­quante – for­cé­ment mar­quante – sans y par­ve­nir. Elle m’aura échappé. Sans doute cette étude sera-t-elle un jour uti­li­sée par un po­li­ti­card ac­culé sur le sujet par un cy­cliste ci­toyen in­sa­tis­fait et tei­gneux, exi­geant que les pro­messes soient te­nues, qui pourra s’en sor­tir en évo­quant cette étude pour clouer le bec de l’im­per­ti­nent qui osait dou­ter de la com­pé­tence et de l’ef­fi­ca­cité de ce re­pré­sen­tant du peuple. Aussi bons soient-ils, les études et rap­ports, en France, ne servent plus dé­sor­mais que de bouées de sau­ve­tage lan­cées aux élus qui perdent pied mais dont le mou­lin à pa­role est le meilleur (le seul ?) atout.

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Bor­loo, mi­nistre de l’éco­lo­gie res­pon­sable du « Gre­nelle de l’en­vi­ron­ne­ment » sur un VAE Gi­tane

En Suisse, et no­tam­ment dans le can­ton de Ge­nève, vous avez plus de chance. L’ATE (As­so­cia­tion Trans­ports et En­vi­ron­ne­ment) s’en­gage réel­le­ment et ac­ti­ve­ment dans la pro­mo­tion du VAE pour contrer la pro­gres­sion de la voi­ture et du scoo­ter à Ge­nève. L’ATE a reçu la Bourse du dé­ve­lop­pe­ment du­rable en 2007 pour le dé­ve­lop­pe­ment d’une offre de VAE à l’in­ten­tion des en­tre­prises de la ré­gion. Cer­taines villes versent ainsi une sub­ven­tion de quelques cen­taines de francs aux ci­toyens qui ac­quièrent un VAE dans un com­merce local. Une bro­chure fort claire fait le point avec ef­fi­ca­cité.

Nous ver­rons en France si du très mé­dia­tique « Gre­nelle de l’en­vi­ron­ne­ment » sor­ti­ront, parmi d’autres me­sures fa­ciles à prendre, des aides pour l’ac­qui­si­tion de VAE et un fi­nan­ce­ment pour la pro­mo­tion du vélo.

Bien garer son vélo c’est évi­ter le vol

Le vol de vélos – clas­siques comme VTT, VTC ou VAE – est de­venu une vé­ri­table ca­la­mité en Eu­rope. Chaque année, des di­zaines de mil­liers de vélos changent de main sans l’ac­cord de leur pro­prié­taire pour se re­trou­ver sou­vent dans des bro­cantes ou ventes en plein air de vélos en tous genres – en­tiers ou en pièces dé­ta­chées – quand ce n’est pas dans le canal. Le fléau est si im­por­tant que l’on com­mence à s’or­ga­ni­ser dans toute l’Eu­rope.

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Excès ba­tave d’un Ba­tave ex­cédé

Sans s’at­tar­der à dé­tailler ici les causes les plus fré­quentes de vol de vélo on peut dire qu’elles sont fa­ci­li­tées par la lé­gè­reté de leur pro­prié­taire aussi bien que par le laxisme qui règne chez les fa­bri­cants d’an­ti­vols qui savent qu’ils fa­briquent et vendent des pro­duits in­ef­fi­caces mais conti­nuent de le faire. Les pou­voirs pu­blics de­vraient clai­re­ment lan­cer une norme contrai­gnante pour ga­ran­tir l’ef­fi­ca­cité des an­ti­vols et bien com­mu­ni­quer sur cette norme, cela éli­mi­ne­rait ra­pi­de­ment les fa­bri­cants vé­reux.

Les élus lo­caux doivent aussi pro­po­ser aux cy­clistes des points d’at­tache ef­fi­caces consti­tués de U ren­ver­sés ( U60 – 70-75 cm de haut, 60 cm de long), pas de simples « pince-roue », cela ren­drait une cer­taine cré­di­bi­lité à leurs dis­cours pieux sur la cir­cu­la­tion à vélo et les in­vi­ta­tions aux jour­nées « Tous à vélo ». Tous à vélo, d’ac­cord, si on ne nous l’a pas volé, le bi­clou.

Si vos res­pon­sables po­li­tiques, vos élus lo­caux, tiennent des dis­cours fa­vo­rables au vélo – voire in­ci­ta­tifs – et qu’il ne mettent pas en place des dis­po­si­tifs ef­fi­caces pour la sé­cu­rité des vélos ni ne mul­ti­plient les pistes cy­clables ou au moins des bandes cy­clables, je­tez-les à la pre­mière élec­tion à venir, ce sont des pitres. Quant à ceux qui ne réa­lisent pas l’ur­gence de rendre la ville plus sûre et plus saine par une po­li­tique fa­vo­rable aux trans­ports non pol­luants, que doit-on pen­ser d’eux ?

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Le « pince-roue »…

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…un tue-l’amour pour le vélo

Ces deux me­sures prises, ne res­te­raient plus alors pra­ti­que­ment que les vols en­cou­ra­gés par l’im­pru­dence des cy­clistes qui dis­po­se­raient du choix de se faire voler ou pas leur bé­cane, en toute li­berté. Lais­ser son vélo sans an­ti­vol de­vant la bou­lan­ge­rie peut suf­fire à de­voir ren­trer à pied chez soi, la ba­guette sous le bras (30 % des vols). Aban­don­ner son vélo la nuit à la seule garde d’un an­ti­vol bou­clé sur la roue avant suf­fit pour se re­trou­ver le len­de­main pro­prié­taire de cette unique roue avant et de­voir en­vi­sa­ger l’ap­pren­tis­sage dé­li­cat du mo­no­cycle. Je ne m’éten­drai pas du bon­heur de ren­trer à vélo chez soi sans selle…

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Barre d’ac­cro­chage U60

Où les com­munes doivent-elles ins­tal­ler des U60 ? Tiens, une idée, comme ça : des em­pla­ce­ments sont ré­ser­vés sur tous les parcs à voi­tures pour les vé­hi­cules des grands in­va­lides (art. L.2213-2 du Code des col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales). Que les maires qui sou­haitent vrai­ment en­cou­ra­ger l’usage du vélo ré­servent au moins au­tant d’em­pla­ce­ments pour y poser des U60 à l’usage des cy­clistes, sur toutes les zones de sta­tion­ne­ment de voi­tures pour ré­par­tir géo­gra­phi­que­ment, au mieux, les parcs à vélos. Quatre U60 sur 1 seule place de voi­ture (en épi s’il le faut) per­mettent de mettre en sé­cu­rité 8 vélos tête-bêche 2 à 2. Les plus bien­veillants d’entre nos édiles pour­ront aller jus­qu’à cou­vrir cer­tains de ces em­pla­ce­ments d’une au­bette pour que les selles et sièges pour en­fants puissent être pro­té­gés des in­tem­pé­ries, on ne leur en vou­dra pas. Élus de tous bords, vous vou­lez nos voix ? Mé­ri­tez-les !

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Com­ment at­ta­cher son vélo sur une barre U60

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Au­bette sur une ran­gée de U60

Quelques me­sures simples sui­vies avec ri­gueur et constance suf­fisent pour­tant au cy­cliste à dé­rou­ter les cha­par­deurs.

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Vélo à at­taches ra­pides

L’achat d’un bon an­ti­vol. Les mo­dèles en U en acier cé­menté et à clef plate (cer­taines clefs rondes ne sont pas fiables) sont glo­ba­le­ment les plus ef­fi­caces, les plus longs res­tant les plus pra­tiques à uti­li­ser mais ils sont les plus lourds (on peut au­jour­d’hui les fixer sur le cadre quand on roule).
Le rem­pla­ce­ment des fixa­tions ra­pides de roues et de selle (le vol de selle est une pra­tique cou­rante) par des fixa­tions à écrou voire à écrou de sé­cu­rité est éga­le­ment un pas­sage obligé.

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1                                               2

                                              1. Ca­de­nas re­com­mandé par les vo­leurs

                                              2. Ca­de­nas que je vous re­com­mande

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Écrou de roue in­vio­lable

Il reste à ca­de­nas­ser son vélo cor­rec­te­ment si l’on veut faire la nique aux vo­leurs. Une bonne pro­tec­tion exige de rendre le cadre et la roue avant du vélo so­li­daires d’un point d’at­tache dédié ou du sup­port d’un pan­neau de si­gna­li­sa­tion et d’uti­li­ser un bloque-roue (ca­de­nas-mi­nute) sur la roue ar­rière.

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On se mé­fiera des lo­caux à vélos non fer­més, c’est dans ce genre de lieux que les vo­leurs se sentent le plus à l’aise, à l’abri des re­gards et dis­po­sant de tout le temps qu’il faut pour exé­cu­ter leur mé­fait. En France, 50 % des vols sur­viennent dans des lieux pri­vés dont 43 % dans des lo­caux fer­més mal pro­té­gés où le vélo n’est pas ca­de­nassé.

Le jeu pour le vo­leur est fa­cile. La plu­part des an­ti­vols à câble (en spi­rale ou pas) se coupent en moins d’une mi­nute, toron après toron, à l’aide d’une simple pince cou­pante que le vo­leur porte dans sa poche. Il suf­fit de 2 mi­nutes pour venir à bout d’un an­ti­vol « boa » (consti­tué d’un câble mince « pro­tégé » par des tron­çons de tube) qui ne ré­siste guère au coupe-bou­lons. Les chaînes de pe­tite et moyenne sec­tion sont dé­cou­pées al­lè­gre­ment en quelques se­condes éga­le­ment au coupe-bou­lons de 30 cm glissé dans un blou­son, une chaîne ef­fi­cace fait deux fois le poids d’un an­ti­vol en U. Lorsque le ca­de­nas traîne par terre, une mas­sette, tou­jours ca­chée dans le blou­son du vo­leur, suf­fit pour le bri­ser. Un an­ti­vol ne doit ja­mais re­po­ser par terre ou contre un mur qui sert de point d’ap­pui au cas­seur.

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Illu­sions d’ef­fi­ca­cité per­dues

Ce n’était pas la ru­brique « Soyons pa­ra­nos, fai­sons du vélo ! », la réa­lité des chiffres est ef­frayante, y com­pris dans des pays de vélo comme la Hol­lande où il cir­cule un vélo par ha­bi­tant (15 mil­lions) et qui compte 900 000 vélos volés par an. 600 000 vélos volés par an en Al­le­magne, 680 000 en Grande-Bre­tagne, 100 000 en Bel­gique, 400 000 en France et tout de même 80 000 en Suisse (plus qu’en France) qui, pour­tant, n’est pas un pays de vo­leurs (ban­quiers et as­su­reurs, peut-être…)

Di­dine est pro­té­gée par son bloque-roue ar­rière de série, un an­ti­vol en U Stark­Plus de 31 cm (seul le disque d’une meu­leuse en vient à bout) qui me per­met de l’at­ta­cher à n’im­porte quel sup­port et des écrous de sé­cu­rité sur la roue avant et la selle, nor­maux sur la roue ar­rière déjà pro­té­gée. Je ne crains que le gros naze en kat’kat’ qui pour­rait me l’écra­ser, et moi avec. Cinq se­condes pour en­clen­cher le bloque-roue et em­po­cher la clef (qui reste en­fi­chée dans son lo­ge­ment tant que je ne sta­tionne pas), 20 à 30 se­condes pour fixer Di­dine par son U à un pan­neau ou un sup­port dédié ne me semble pas ex­ces­sif pour pou­voir ou­blier que j’ai laissé mon vélo dans la rue. Je sais que le vo­leur de pas­sage pré­fè­rera cher­cher une vic­time plus consen­tante. Quand Di­dine est ran­gée dans la cave fer­mée, ses ca­de­nas sont en place, le U passé dans un so­lide point de fixa­tion.

Pa­rano ? No ! Le vol est une plaie. 27 % des Hol­lan­dais ne roulent pas ou plus à vélo par crainte du vol. C’est un des plus grands freins à la pra­tique du vélo. C’est ainsi que le vol fa­vo­rise la voi­ture au dé­tri­ment du vélo.

Comme on fait son lit, on se couche

Bien-être, santé, sé­cu­rité, ra­pi­dité, so­cia­bi­lité, éco­no­mie so­ciale, res­pect de l’en­vi­ron­ne­ment.
Le vélo est as­su­ré­ment, avec les trans­ports en com­mun, l’ave­nir du dé­pla­ce­ment ur­bain tan­dis que la voi­ture sera de plus en plus ex­clue des villes qu’elle pol­lue et rend dan­ge­reuses. Plus le vélo se dé­ploiera en ville et plus les voi­tures y se­ront en­gluées. Il faut in­ver­ser les prio­ri­tés et ren­voyer les désa­gré­ments à ceux qui les causent.

Il est re­gret­table que, trop sou­vent, les élus, pour­tant confron­tés à des pro­blèmes de plus en plus aigus pour ré­gler les flux de cir­cu­la­tion, s’ils dé­ve­loppent gé­né­ra­le­ment les trans­ports en com­mun et com­mencent à dis­sua­der les au­to­mo­bi­listes (à peine), agissent si peu en fa­veur du vélo dans la ville par un dis­cours de sou­tien sans équi­voque et des réa­li­sa­tions (pistes ou bandes cy­clables, dis­po­si­tifs de cir­cu­la­tion et de sta­tion­ne­ment) mar­quantes, ef­fi­caces et tan­gibles. Le coût so­cial du trans­port par vélo est tout à fait ri­di­cule en re­gard de n’im­porte quel autre moyen de lo­co­mo­tion hor­mis la marche à pied. Il est temps de dé­fa­vo­ri­ser vi­si­ble­ment la voi­ture, d’abord au cœur des villes puis vers la pé­ri­phé­rie, en même temps que l’on y mul­ti­plie les trans­ports en com­mun (tout en dé­ve­lop­pant leur sou­plesse – fré­quences, tra­jets et ho­raires) et que l’on y fa­ci­lite la cir­cu­la­tion des vé­hi­cules non pol­luants.

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Parmi ceux-ci, vélos et VAE doivent de­ve­nir en ville des moyens de dé­pla­ce­ment prio­ri­taires sur les vé­hi­cules à mo­teur à ex­plo­sion au même titre que les trans­ports en com­mun. Il est né­ces­saire de fa­ci­li­ter leur dé­pla­ce­ment no­tam­ment en ne les contrai­gnant pas à ef­fec­tuer de longs dé­tours à cause de sens in­ter­dits non amé­na­gés. Le cy­cliste doit pou­voir faire sa route au plus court et re­mon­ter les sens in­ter­dits dans un contre­sens cy­clable. On doit aussi li­mi­ter pour le cy­cliste les ar­rêts obli­ga­toires qui le ra­len­tissent in­uti­le­ment et rendent sa course plus pé­nible en l’au­to­ri­sant, sous condi­tions d’évi­dence, à tour­ner à droite aux feux rouges, par exemple. Enfin, il ne doit sub­sis­ter en ville au­cune voie à l’usage ex­clu­sif des vé­hi­cules à mo­teur à ex­plo­sion qui contraignent au­jour­d’hui les cy­clistes à ral­lon­ger leur par­cours.

Bref, il faut en­le­ver aux voi­tures des pri­vi­lèges qu’elles n’ont pas lieu d’avoir et dont le coût so­cial est co­los­sal.

La prio­rité de cir­cu­la­tion (in­ver­se­ment, des ni­veaux de contrainte) doit être éta­blie dans l’ordre sui­vant : Pié­tons, cy­clistes, trans­ports en com­mun, voi­tures et autres vé­hi­cules à mo­teur à ex­plo­sion.

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Le Chat de Ge­luck ex­pé­ri­mente le mo­teur à ré­ac­tion

L’amé­na­ge­ment aux portes des villes de grands parcs à voi­tures gra­tuits (parcs de dis­sua­sion) à proxi­mité de sta­tions de trans­port en com­mun (bus, métro…) joint à l’amé­na­ge­ment de re­lais (« vé­lo­postes », « cy­clo­postes », « vé­lo­sta­tions »…), lieux pro­po­sant le prêt ou la lo­ca­tion de vélos/VAE pour en­trer dans la ville consti­tue un moyen ef­fi­cace de re­faire de la ville un lieu fré­quen­table.

Rendre à la ville sa qua­lité de vie, en faire un lieu apaisé en ma­tière de cir­cu­la­tion est une dé­marche émi­nem­ment po­li­tique qui né­ces­site une in­tel­li­gence et un cou­rage po­li­tiques , alors n’aban­don­nez pas vos élus à leur lâ­cheté, as­sié­gez-les, exi­gez d’eux un en­ga­ge­ment clair sur une po­li­tique de trans­port pri­vi­lé­giant le vélo et les trans­ports en com­mun mais d’abord, soyez vé­lo­ru­tion­naire, rou­lez à vélo !

N’ou­bliez pas, vous qui avez déjà choisi le vélo, d’in­ci­ter vos proches à s’y mettre. Quant au vélo à as­sis­tance élec­trique, le meilleur ar­gu­ment consiste à l’es­sayer. Si vous avez déjà un VAE ou lorsque vous aurez un VAE, prê­tez-le le plus sou­vent pos­sible. Pour les autres, les vé­lo­cistes savent la puis­sance de convic­tion d’un petit tour en VAE et n’hé­si­te­ront pas à vous prê­ter ce qui de­vien­dra peut-être votre moyen de lo­co­mo­tion pré­féré. Vous ne me croyez pas ? Vous dé­tes­tez le vélo ? Vous ado­re­rez le VAE. Es­sayez ! Vous re­dé­cou­vri­rez la vie en ville.

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Di­dine, c’est ma co­pine

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Les sites pour ap­prendre et com­prendre :

68 com­men­taires
1)
Ca­plan
, le 25.10.2007 à 00:16

Bravo Oka­zou!

Ouf! Je ne suis pas seul à avoir un vélo à as­sis­tance élec­trique!

Je suis cu­rieux de lire ce que va écrire Franck… ;-))

Mil­sa­bor!

2)
Fran­çois Cuneo
, le 25.10.2007 à 05:50

Ar­ticle ex­tra­or­di­naire.

Tout est dit.

En plus c’est drôle.

J’en veux un, mais c’est cher. Et mes ex­pé­riences sur e-bay, heu… ben non.

3)
Oka­zou
, le 25.10.2007 à 06:17

Ca­plan > Je ne sa­vais pas que tu rou­lais en VAE. Quel est ton ex­pé­rience, ton avis d’uti­li­sa­teur ?

Fran­çois > Cer­tains VAE sont par­ti­cu­liè­re­ment chers en Suisse, d’après mes re­cherches, comme si c’était chez vous qu’on trou­vait les mo­dèles les plus luxueux. J’en ai trouvé avec des poi­gnées en cuir, c’est dire qu’on frime, au pays des Hel­vètes.
Le mar­ché de l’oc­ca­sion (il n’y a pas que eBay) est un bon moyen de faire connais­sance avec ces fan­tas­tiques pe­tites ma­chines.

4)
Oka­zou
, le 25.10.2007 à 06:26

Tiens, j’ai lu dans Le ca­nard en­chaîné d’hier (tou­jours une ex­cel­lente lec­ture !) que la vie des au­to­mo­bi­listes en ville al­lait être ren­due en­core un peu plus pé­nible. Se mettent en place, ici et là, des par­co­mètres dé­non­cia­teurs (c’est Vichy, vous dis-je !). Une boucle ma­gné­tique (comme il en existe pour les feux tri­co­lores) dé­tecte la pré­sence du vé­hi­cule à son ar­ri­vée et lance un dé­compte de 20 mi­nutes gra­tuites au-delà des­quelles il « ba­lance » aux flics par SMS.

On n’ar­rête pas le pro­grès. Pen­dant ce temps, tu gares ton vélo sans pro­blème.

5)
Ca­plan
, le 25.10.2007 à 07:39

Ca­plan > Je ne sa­vais pas que tu rou­lais en VAE. Quel est ton ex­pé­rience, ton avis d’uti­li­sa­teur ?

Il y a 100 mètres de dé­ni­vel­la­tion entre mon do­mi­cile et mon bou­lot. Ce genre de vélo est idéal pour faire le tra­jet sans finir en nage. J’en suis très content.

Il coûte cher (2000 francs), mais la ville de Lau­sanne of­frait une sub­ven­tion de 500 francs à l’époque où je l’ai acheté. Je ne sais pas si elle a été main­te­nue à ce ni­veau.

Mil­sa­bor!

6)
Roger Bau­det
, le 25.10.2007 à 08:41

Gé­nial, du grand CUK, merci, Oka­zou.

Ca me tente, ça me tente. Mais pour moi, ce sera la pro­chaine gé­né­ra­tion car j’ai une pente de 2.5km à 20% pour ar­ri­ver chez moi plus 10km pour ac­cé­der en centre ville. Un VAE ac­tuel ne sup­por­te­rait pas ces contraintes (mais je sens que cela va évo­luer très vite). Le VAE a de sé­rieux atouts et est net­te­ment moins plouc que la voi­ture pour les dé­pla­ce­ments ur­bains.

7)
In­connu
, le 25.10.2007 à 08:51

Le VAE a de sé­rieux atouts et est net­te­ment moins plouc que la voi­ture pour les dé­pla­ce­ments ur­bains.

Non seule­ment c’est vrai, mais en plus c’est bien dit meme si je suis un in­te­griste de l’huile de coude en ce qui concerne le vélo.

Ceci dit, le maire de Berne (que le cul lui gratte et les bras lui rac­cour­cissent) a non seule­ment coupé la ville en deux avec ses tra­vaux a la con pour les foot­bal­leux de l’horro 2008, mais il a en plus ajoute plein de rails de tram aux en­droits cri­tiques, ces rails ayant exac­te­ment les di­men­sions des roues de mon vélo, je vous laisse ima­gi­ner la co­lere des cy­clistes de Berne aux­quels per­sonne ne concède ja­mais la moindre prio­rite par ailleurs.

8)
aacp
, le 25.10.2007 à 08:53

Mes pa­rents uti­lisent un VAE de­puis 7 ou 8 ans main­te­nant (Ya­maha). Le gros pro­blème reste la lon­gé­vité de la bat­te­rie, qu’il faut chan­ger ré­gu­liè­re­ment a des ta­rifs pro­hi­bi­tifs (comme le tarif de base de ce genre d’en­gins, qui n’a pas baissé de­puis l’époque d’achat de ceux de mes pa­rents).

9)
Sa­luki
, le 25.10.2007 à 09:26

MdR !

Du grand style, le meilleur d’Oka­zou sans les go­dasses de plomb, c’est vrai qu’il est en VAE.

Une boucle ma­gné­tique…dé­tecte la pré­sence du vé­hi­cule… 20 mi­nutes gra­tuites au-delà des­quelles il « ba­lance » aux flics par SMS.

On n’ar­rête pas le pro­grès.Pen­dant ce temps, tu gares ton vélo sans pro­blème.

Cela ne va pas durer

Edit:

Le gui n’a pas de cer­veau mais il n’est pas con pour au­tant.

Si, si, car il creuse sa propre fin: quand l’arbre est crevé, il crève aussi, cf en li­mite de mon jar­din.

10)
Marc2004
, le 25.10.2007 à 09:29

je suis bluffé par cet ar­ticle! bravo oka­zou; Je vais peut-être (sic) es­sayer? ça dé­pend du prix main­te­nant…

11)
alec6
, le 25.10.2007 à 10:04

Cet ar­ticle tombe à point dans la li­gnée de mon ar­ticle… merci l’agent O !

Tout comme Mirko, je reste en­core un in­té­griste de l’huile de coude, enfin de ro­tule ! mais avoue que le dé­ni­velé de Mé­nil­mon­tant est as­sas­sin pour les cuisses, la trans­pi­ra­tion et autres im­pé­di­men­tas… Mais je ne dis pas qu’un jour, dans de loin­taines an­nées…

Je confirme la re­marque de Sa­luki, garer son vélo est de plus en plus em­blé­ma­tique à la ca­pi­tale, la crois­sance de ceux ci n’est que par­tiel­le­ment com­pen­sée par l’aug­men­ta­tion des par­kings qui nous sont dé­diés… C’est tout de même un bon signe !
Je rap­pelle à ceux qui au­raient ignoré mon hu­meur que le Pic Pé­tro­lier se rap­proche… au dires d’un an­cien di­ri­geant texan de BP, celui ci se­rait avéré de­puis 2006

Allez, hardi les gars !

12)
ubul­gur
, le 25.10.2007 à 10:20

Vive le vélo…

Je suis moi même un adepte ré­gu­lier (3000Km/an) pour aller au tra­vail.

Je trouve super joli le concept du tri­cycle VAE ca­réné en photo dans l’ar­ticle… Quel­qu’un au­rait un lien vers un site sur ce VAE? est il com­mer­cia­lisé ???

Merci Merci !

13)
Ma­dame Pop­pins
, le 25.10.2007 à 10:46

On m’au­rait dit “y a quel­qu’un qui va écrire un ar­ticle sur le vélo élec­trique / à as­sis­tance élec­trique”, j’au­rais dit “mais qu’est-ce qu’on peut bien ra­con­ter à ce sujet ?”.

Après lec­ture : on as­so­cie le vélo à la pe­tite reine; dans ce cas-là, Oka­zou, ton ar­ticle est prin­cier (j’au­rais bien dit “royal” mais bon, je veux pas me fâ­cher avec qui que ce soit ;-)

Bonne jour­née,

14)
In­connu
, le 25.10.2007 à 11:14

Bravo pour cet ar­ticle qui ex­pose une so­lu­tion de trans­port peu ré­pan­due et ac­ces­sible aux crou­lants ;-)

J’at­tends l’ar­ticle de Mirko sur le vélo ac­ces­sible aux pa­ra­plé­giques puisque fonc­tion­nant à l’huile de coude.

À Paris on a la chance de­puis peu d’avoir des bé­canes en libre ser­vice, ce qui ré­soud les prin­ci­paux pro­blèmes : vol et places de ga­rage trop rares. Et en plus c’est ef­fi­cace, j’ai com­paré les temps sur un tra­jet ha­bi­tuel : 30 min à pied, 20 en métro, 10 en vélo.

15)
Karim
, le 25.10.2007 à 11:15

C’est le trans­port idéal pour cer­taines villes comme notre bonne ville d’Auxerre où les pentes em­pê­che­ront à ja­mais le vélo d’être uti­lisé mas­si­ve­ment. Reste que la chose est en­core peu connue. Merci Oka­zou !

16)
Atypo
, le 25.10.2007 à 11:38

Ça me tente de­puis long­temps, sur­tout que pour moi, « aller en ville » si­gni­fie des­cendre et, par consé­quent, re­mon­ter la pente (10 %) au re­tour. Pro­blème, c’est quand même assez cher et la bat­te­rie doit durer moins long­temps que les im­pôts.

Il me semble aussi que la plu­part des fa­bri­cants de­vraient tra­vailler avec un de­si­gner, parce le look n’est pas tou­jours ter­rible. On a sou­vent l’im­pres­sion d’un pro­duit de tech­ni­cien ou d’in­gé­nieur…

17)
zi­touna
, le 25.10.2007 à 12:16

Bien­ve­nue, au club des pé­da­leurs, O!

Super ar­ticle, j’y re­pen­se­rais dans une tren­taine d’an­nées (au moins, j’es­père ;–), quoique le tri­cycle pour grosses charges me ten­te­rait bien…

Bien que je ne sois plus à faire la course avec tous les cy­clistes au dé­ma­rage, j’es­saye de par­tir au plus tôt pour évi­ter les pots d’échap­pe­ment: j’ai plu­tôt la pé­dale ner­veuse, aux feux (au­quels je m’ar­rête…). L’autre jour, en ren­tant à la mai­son, une pe­tite mémé pé­ki­noise à vélo me grille en 15 mètres! Je la rat­trape et la dé­passe dès que j’ai at­teint ma vi­tesse de croi­sière (sur la N 305, c’est du plat, en­vi­ron 25Km/h). Au feu sui­vant, elle me laisse sur place sans ef­fort ap­pa­rent et à nou­veau, il me faut 200 à 300 mètres pour ar­ri­ver à sa hau­teur (en ap­puyant bien). Epaté, par ses prouesses, je jette un oeil à l’ath­lète (150 cm de haut et 70 kg pour en­vi­ron 65 ans…) et à sa ma­chine qui avait un gros rec­tangle gris sur le cadre: VAE! Ef­fec­ti­ve­ment, c’est im­pres­sion­nant!

Sinon, moins drôle: il y a quelques mois, le me suis fait “dé­fon­cer le cul” (roue ar­rière en forme de 8!) par un abruti en Mer­cedes “classe” A (comme Abruti avec un grand A, ça tombe bien), c’était com­plè­te­ment vo­lon­taire de sa part, il était énervé par un coup de té­lé­phone qu’il ve­nait de re­ce­voir (au vo­lant, bien sûr!), et mon style de conduite lui a déplu. Il y avait de nom­breux té­moins qui lui sont tous “tom­bés des­sus” ver­ba­le­ment, il a pris un air contrit, s’est ex­cusé et a même eu la “cour­toi­sie” de char­ger ma ma­chine in­uti­li­sable dans son coffre pour m’ac­com­pa­gner jus­qu’à mon lieu de tra­vail et à me dé­do­ma­ger pour que je puisse chan­ger ma roue… Sur­tout, s’ap­per­ce­vant de la gra­vité de son geste, ça lui per­met­tait d’évi­ter le constat (qu’il m’avait pro­posé d’em­blée, de façon assez pé­remp­toire et agres­sive) et sur­tout tous ces té­moins à charge… Heu­reu­se­ment que son coup d’ac­cé­lé­ra­teur conco­mi­tant à mon coup de frein était “gen­ti­ment” dosé, paske quand “on s’énerve” avec 1700 kg et un pa­quet de che­vaux sous le capot contre un tas de viande sur quelques bouts de fer­raille de 90 kg (tout com­pris, hein, sans le vélo, je pèse moins ;^), ça peut fa­ci­le­ment faire de gros dé­gats dans la viande…

En­core moins drôle: la se­maine der­nière, un ami cy­cliste a osé ma­ni­fes­ter son mé­con­ten­te­ment de trou­ver des au­to­mo­biles dans la voie de cir­cu­la­tion ré­ser­vée aux bus et aux cycles en don­nant un coup sur le capot, en pas­sant… Ré­vul­sés que l’on s’en prenne ainsi lâ­che­ment à la pru­nelle de leurs yeux, à l’amour de leur vie, deux cour­ra­geux pi­lotes sont des­cen­dus de leur au­guste char, jeté à bas de sa mon­ture mon pote et ont mas­sa­cré leur odieux agres­seur, à deux, à coup de pied sur un homme à terre: touches pas à ma caisse ou je te butte! Quelle vi­ri­lité! Ils l’ont laissé, étendu pour le compte, la gueule en sang et des bleus par­tout… Bon, le cy­cliste est ran­cu­nier: il a porté plainte (même pas cap de se faire jus­tice lui–même!).

z (vé­lo­ru­tion! je ré­pêêête: bou­tons les po­lueurs hors des villes!)

18)
alec6
, le 25.10.2007 à 13:41

… et avec ça j’ap­prends dans Libé qu’Harry Pot­ter est ho­mo­sexuel…

Com­ment-ça aucun rap­port ? Il a bien le droit de faire du vélo non ?

ok, >>>

19)
Franck_­Pas­tor
, le 25.10.2007 à 14:49

Alec6 : pas Harry Pot­ter, Dum­ble­dore !

Amu­sant de re­con­naître le pa­lais de jus­tice de Bruxelles, alias le Mam­mouth, sur une des pho­tos ! :-)

Pour le sujet : je me de­mande si les gens qui uti­lisent un vélo élec­trique ont pensé à une autre idée : uti­li­ser trois pla­teaux, et 9 ou 10 pi­gnons, soit 27 à 30 vi­tesses, et chan­ger de vi­tesses sui­vant la pente ! (Ca­plan ?) Si les pentes vous re­butent, mes­sieurs-dames, faites-vous ins­tal­ler sur votre vélo des dé­ve­lop­pe­ments adap­tés, ou bien ache­tez un vélo avec ces dé­ve­lop­pe­ments ! Un VTT moyen par exemple pos­sède trois pla­teaux à 42-32-22 dents, et 9 pi­gnons de 11 à 32 dents : avec 22/32 comme bra­quet mi­ni­mal, je ne vois pas quelle côte peut vous ré­sis­ter, à moins que vous te­niez ab­so­lu­ment à NE PAS chan­ger de vi­tesses ! Ce qui té­moigne d’une men­ta­lité que je suis in­ca­pable de com­prendre, bien que même des amis à moi té­moignent de ce tra­vers… C’est de­venu si fa­cile de chan­ger de vi­tesses sur les vélos mo­dernes !

On me dira que ces bra­quets de VTT ne sont pas ins­tal­lables sur un vélo de ville “clas­sique” : ce n’est pas faux (et en­core, ça dé­pend des mo­dèles). Mais les vélos de ville “clas­siques”, pour moi, ne sont pas des vélos, mais des char­rues (par­don) : su­per-lourds, sou­vent mono-vi­tesse ou bien à 3 ou 4 vi­tesses, avec des pé­dales en ca­ou­tchouc dé­for­mables à la moindre pres­sion et une selle car­ré­ment à l’aplomb du pé­da­lier : pas éton­nant que la moindre côte se trans­forme en cal­vaire et qu’on en vienne par consé­quent à son­ger à y ins­tal­ler un mo­teur élec­trique…

Alors qu’il suf­fit d’un peu d’in­ves­tis­se­ment pour trans­for­mer un vélo digne de ce nom, c’est-à-dire muni du nombre de bra­quets suf­fi­sants, en par­fait vélo de ville ! Pre­nez un vélo de route (mo­dèle cy­clo­tou­riste à gros pneus, main­te­nant hélas assez rare), un VTT, ou mieux en l’oc­cu­rence un VTC, muni de ces bra­quets, et faites-lui ad­joindre éclai­rage, porte-ba­gages et sa­coches : un vé­lo­ciste confirmé sait par­fai­te­ment faire ça. Et pour le pé­da­lage, pitié, pen­sez au cales-pieds à butée (sans cour­roies) qui vous main­tiennent l’avant du pied : on en prend très vite le “coup” pour les chaus­ser, elles sont sans risque et on se fa­tigue déjà net­te­ment moins qu’avec des pé­dales “nor­males” ! Si vous êtes ten­tés par le sum­mum du confort de pé­da­lage, vous pou­vez faire comme je l’avais fait pour mon vélo de ville gre­no­blois : vous pou­vez y mettre des pé­dales au­to­ma­tiques dont les cales, fixées sous les chaus­sures, sont adap­tées à la marche car noyées dans la se­melle, par exemple des pé­dales VTT : elles per­mettent de di­mi­nuer l’ef­fort en côte de façon dras­tique, mais il faut ap­prendre à chaus­ser et dé­chaus­ser ces pé­dales. Vos chaus­sures de ville se trou­vant dans vos sa­coches, vous les re­chaus­se­rez une fois votre tra­jet ef­fec­tué.

J’ai passé des an­nées à faire le tra­jet do­mi­cile-uni­ver­sité avec ce type de vélo : de­puis, rien à faire, les vélos du style de cet ar­ticle ne tiennent pas la com­pa­rai­son, selon moi. Un vélo bien équipé passe PAR­TOUT sans ap­port d’éner­gie autre que le cy­cliste ! Donc uti­li­ser l’élec­tri­cité pour un vélo, c’est de l’éner­gie dé­pen­sée in­uti­le­ment, à moins qu’on veuille aller plus vite, mais on tombe dans ce cas dans une autre phi­lo­so­phie ! Ce n’est plus du vélo, c’est du deux-roues à mo­teur.

20)
mff
, le 25.10.2007 à 15:10

Je mu­sarde aussi en vélo élec­trique dans les pe­tits che­mins et aussi à Lau­sanne, là il s’avère bien utile la ville étant pentu ;)

J’ai un Flyers C8 qui est cher, mais à mon sens c’est le meilleur,cher,mais moins qu’une voi­ture et amor­ties avec les non-abon­ne­mentss aux trans­ports pu­blique si l’on s’en sers cou­ram­ment .

Il y a moins cher en Suisse, tout comme en France

Exemple le scoot­bike qui n’est pas mal, mais ce n’est de loin pas un Flyers du point de vue construc­tion ! (si quel­qu’un est in­ter­ressé j’en aie un à vendre)

Il y a aussi les Kits élec­triques à mon­ter sur son propre vélo.

Lau­sanne (Morges et autres aussi) offrent un ra­bais de 300 FS sur l’achat d’un vélo élec­trique neuf une fois par année

A Lau­sanne vous pou­vez en es­sayer à la place de la Ri­ponne . http://​www.​lausanneroule.​ch/​

21)
Ca­plan
, le 25.10.2007 à 15:14

Ah, ben je me de­man­dais pour­quoi tu ne di­sais tou­jours rien, Franck… ;-))

J’étais sûr que tu nous pon­drais ce com­men­taire! (voir N°1)

Un vélo bien équipé passe PAR­TOUT sans ap­port d’éner­gie autre que le cy­cliste !

Oui, et bien moi je ré­ponds:

Je n’ai pas envie de four­nir l’en­tier de l’éner­gie né­ces­saire pour re­mon­ter de mon bou­lot à la mai­son. Ça fait trop pour un dé­pla­ce­ment uti­li­taire. Pour un mo­ment de sport pur, d’ac­cord, mais pas pour me dé­pla­cer. Je suis trop faible et trop vieux pour ça… ;-)

Mil­sa­bor!

22)
Franck_­Pas­tor
, le 25.10.2007 à 15:24

Ca­plan : même si au final la quan­tité d’éner­gie dé­pen­sée est LA MÊME celle que tu dé­pen­se­rais sur ter­rain plat, sur la même dis­tance ? Il n’y a que le temps du tra­jet qui change : au lieu de rou­ler à 20 à l’heure, tu ac­ceptes de rou­ler suf­fi­sam­ment len­te­ment pour ne pas te fa­ti­guer plus, en pre­nant un bra­quet suf­fi­sam­ment petit, et ainsi tu roules à 8-10 à l’heure, ou même moins, s’il le faut : c’est tou­jours beau­coup plus vite qu’à pied, et c’est la même dé­pense d’éner­gie.

Et l’âge ne fait rien à l’af­faire : j’en connais pas mal qui ont plus de 70 ans, de tout ga­ba­rit, et qui roulent al­lè­gre­ment sur tout type de ter­rain. Et tu es bien plus jeune qu’eux ;-)

23)
zi­touna
, le 25.10.2007 à 15:50

Non seule­ment môs­sieur Ka­plan est une fei­gnasse…

Mais en plus, il n’a même pas voulu nous faire es­sayer son “tad­boue” quand Alec6 et ma pomme sont venu lui faire l’hon­neur d’une vi­site…

z (on nous cache tout!, je ré­pêêêête: on nous dit rien! ;o)

24)
Oka­zou
, le 25.10.2007 à 16:41

« Le gros pro­blème reste la lon­gé­vité de la bat­te­rie, qu’il faut chan­ger ré­gu­liè­re­ment a des ta­rifs pro­hi­bi­tifs »

Si le Ya­maha de tes pa­rents est équipé d’une bat­te­rie au cad­mium-ni­ckel et qu’ils l’uti­lisent de­puis 7 à 8 ans, ils n’au­raient dû avoir à la chan­ger qu’une seule fois.

Les bat­te­ries cad­mium-ni­ckel su­bissent un effet mé­moire (sou­vez-vous, si vous avez eu un Po­wer­Book) qui, petit à petit, ré­duit sa ca­pa­cité utile. Il faut trai­ter chaque mois sa bat­te­rie d’une façon fort simple pour ré­cu­pé­rer la ca­pa­cité per­due et le vélo son au­to­no­mie.
Le char­geur de toute bat­te­rie cad­mium-ni­ckel dis­pose d’une fonc­tion de ré­gé­né­ra­tion de la bat­te­rie. Sur le char­geur de ma Di­dine, ça s’ap­pelle Re­fresh et lorsque je main­tiens le bou­ton ap­puyé quelques se­condes, le char­geur en­tame une dé­charge com­plète qu’il fera suivre d’une re­charge com­plète. Il faut et il suf­fit d’exé­cu­ter cette ma­nœuvre peu contrai­gnante une fois par mois et ta bat­te­rie re­trouve ses qua­li­tés. Une pe­tite cure de jou­vence men­suelle, en quelque sorte.

Les bat­te­ries cad­mium-ni­ckel sont celles qui dis­posent du po­ten­tiel le plus im­por­tant en ma­tière de charge/dé­charge mais il y a cet effet mé­moire que connaissent aussi les bat­te­ries à hy­drure mé­tal­liques de ni­ckel contrai­re­ment à ce que la plu­part des gens croient. Ces bat­te­ries NiMH ont sim­ple­ment une durée de vie trop courte (faible nombre de cycles charge/dé­charge) pour que leurs uti­li­sa­teurs prennent conscience de leur effet mé­moire.
Les ven­deurs ne com­mu­niquent pas assez là-des­sus.

25)
Oka­zou
, le 25.10.2007 à 16:43

« Je trouve super joli le concept du tri­cycle VAE ca­réné en photo dans l’ar­ticle… »

Dé­solé, ubul­gur, mais je ne re­trouve pas le lien. J’ai trouvé ce tri­cycle ca­réné qui est moins élé­gant.

La re­marque sur l’es­thé­tique por­tée par un contri­bu­teur est in­té­res­sante. Il y a en­core du tra­vail à faire sur ce point im­por­tant, no­tam­ment sur les VAE chi­nois.

26)
Oka­zou
, le 25.10.2007 à 17:02

« vous pou­vez y mettre des pé­dales au­to­ma­tiques dont les cales, fixées sous les chaus­sures, sont adap­tées à la marche car noyées dans la se­melle, par exemple des pé­dales VTT : elles per­mettent de di­mi­nuer l’ef­fort en côte de façon dras­tique, mais il faut ap­prendre à chaus­ser et dé­chaus­ser ces pé­dales. Vos chaus­sures de ville se trou­vant dans vos sa­coches, vous les re­chaus­se­rez une fois votre tra­jet ef­fec­tué. »

Je com­prends mieux la phrase sy­billine de Ca­plan ce matin !

Pour­quoi faire simple quand on peut faire com­pli­qué ? :-)))

Relis donc mon pa­pier (là, je suis cruel), tu es à l’ex­trême op­posé de ce que je pré­co­nise : sim­pli­cité, com­mo­dité, plai­sir. Et uni­ver­sa­lité, de­vrais-je ajou­ter tant le VAE convient à tout le monde.

Il n’y a qu’une toute pe­tite chose que tu ou­blies c’est que tes ge­noux et tes muscles sont (pour l’ins­tant !) en bon état. En outre, ce que tu pro­poses c’est de mou­li­ner, mou­li­ner, mou­li­ner. Ima­gine que ce que tu adores est exac­te­ment ce que je n’aime pas. Je ne fais pas du tout du vélo pour mou­li­ner mais pour me rendre d’un point A à un point B dans les meilleures condi­tions, sans ges­ti­cu­la­tion et sans fa­tigue ex­ces­sives.

Pour la ré­dac­tion de ce pa­pier j’ai lu un tas de té­moi­gnages. Parmi ceux-ci, j’ai été étonné de voir le nombre de cy­clistes qui se rendent au tra­vail à vélo et sont obli­gés de pas­ser sous la douche en ar­ri­vant (quand il y en a une). En VAE, pas be­soin de gas­piller l’eau et l’éner­gie né­ces­saire à la chauf­fer quand on ar­rive au bou­lot. On est frais et dispo.

Mou­li­ner comme un fou, prendre une douche, se chan­ger… Non merci, le bé­né­fice est perdu.

Je n’ai rien contre le vélo clas­sique, je n’aime pas me com­pli­quer la vie, d’autres le font pour moi.

Cool, Raoul ! On n’a pas été faits en cou­rant.

27)
alec6
, le 25.10.2007 à 17:09

Bien… je viens de me re­mon­ter Mé­nil­mon­tant sans mo­teur mais avec l’odeur du die­sel mal réglé et du turbo V6 4X4 la pé­tasse au vo­lant, le por­table vissé à l’oreille et les ga­mins obèses calés à l’ar­rière.

Fran­che­ment ! je les hais ! ce qui nous at­tend n’est pas joyeux (pic pé­tro­lier + guerre d’Iran et consé­quences…), mais les sa­voir bien­tôt de­voir lais­ser leur tas de fer­raille au ga­rage me ré­jouit ! On se contente de peu par les temps qui courent !

Vive le ca­pi­ta­lisme, vive le 4X4, vive le pé­trole, vive les OGM, vive TF1, vive la pol­lu­tion, vive la guerre, vive le Ma­ré­chal !

28)
alec6
, le 25.10.2007 à 17:13

Franck Pas­tor, j’ai un Giant “rou­ter” et ce­lui-ci est équipé de 3 pla­teaux et 7 pi­gnons… c’est un ex­cellent vélo de ville adapté aux dé­ni­ve­lés as­sas­sins (si ce n’était… mais pas­sons, je vais ver­ser à nou­veau dans la ire non moins as­sas­sine). Manque de pot il est en ré­pa­ra­tion (cadre cassé à l’ar­rière) et le mar­chand m’a prêté un vélo 3 vi­tesses… Pfuiiii ! j’en trans­pire en­core !

Vive le plat pays !!

30)
Oka­zou
, le 25.10.2007 à 17:15

« J’ai un Flyers C8 qui est cher, mais à mon sens c’est le meilleur,cher,mais moins qu’une voi­ture et amor­ties avec les non-abon­ne­mentss aux trans­ports pu­blique si l’on s’en sers cou­ram­ment . »

Mais bien sûr !
Le sur­coût réel du VAE est lar­ge­ment et ra­pi­de­ment com­pensé par les éco­no­mies de car­bu­rant, d’en­tre­tien, d’abon­ne­ment de trans­port en com­mun, etc.

Ce sur­coût est es­sen­tiel­le­ment dû au type de la bat­te­rie (les Li­thium coûtent vrai­ment la peau des fesses) et le choix de bat­te­ries au plomb est in­té­res­sant pour le bud­get. Au bout du compte, on me­sure que le VAE est très éco­no­mique et ce n’est pas né­gli­geable.

31)
Oka­zou
, le 25.10.2007 à 17:18

« […] vive le Ma­ré­chal ! »

Le suc­cé­dané de Ma­ré­chal.

32)
Oka­zou
, le 25.10.2007 à 17:24

« Il y a quelques vélo-taxis à Paris. Deux so­cié­tés: »

Les mau­vaises langues vont dire que ça leur rap­pelle la guerre !

Tu trou­ve­ras les-mêmes à Lyon. Ils ont éga­le­ment mis des vé­los-taxis à dis­po­si­tion des per­sonnes âgées pour faire leurs courses, aller au parc, etc. Pour 1 euro (beau­coup moins cher que le taxi), les vieux Lyon­nais peuvent ainsi pro­fi­ter de la vie à part en­tière. On passe les prendre à do­mi­cile et ils se font dé­po­ser exac­te­ment là où ils veulent se rendre.

33)
fckr
, le 25.10.2007 à 17:28

J’ai passé qu­jelques temps en Fin­lande et là-bas, on trouve des vélos à tous les coins de rue et même en rase cam­pagne sans le moindre anti-vol. Ex­pé­rience faite aucun pro­blème, vélo laissé le soir, re­trouvé le len­de­main à la même place. Il ne faut peut-être pas gé­né­ra­lisé mais les fin­lan­dais ouvrent des yeux ronds quand vous leur parlé de vol de vélo (peu-être parce que tout le monde en a un ?)

35)
Franck_­Pas­tor
, le 25.10.2007 à 17:47

Il n’y a qu’une toute pe­tite chose que tu ou­blies c’est que tes ge­noux et tes muscles sont (pour l’ins­tant !) en bon état. En outre, ce que tu pro­poses c’est de mou­li­ner, mou­li­ner, mou­li­ner. Ima­gine que ce que tu adores est exac­te­ment ce que je n’aime pas. Je ne fais pas du tout du vélo pour mou­li­ner mais pour me rendre d’un point A à un point B dans les meilleures condi­tions, sans ges­ti­cu­la­tion et sans fa­tigue ex­ces­sives.

Mes ge­noux ont 35 ans comme moi, certes, mais la pra­tique in­ten­sive du judo et de la course à pied les ont déjà bien usés : c’est pour cela que je me suis mis au vélo et que l’uti­li­sa­tion de pe­tits bra­quets y est né­ces­saire. Car c’est for­cer qui les use à vélo, les ge­noux !

On ne doit pas s’en­tendre sur le terme “mou­li­ner”. Mou­li­ner, pour moi, c’est tour­ner les jambes vite. Ce que je fais al­lè­gre­ment quand je fais du vélo en spor­tif, mais ce n’est pas ce que je fais en ba­lade ou en tra­jet ci­ta­din. Je n’y mou­line pas, mais je me re­fuse à “for­cer”, même en côte, il y a une sa­crée nuance. Il se trouve que j’ai les bra­quets né­ces­saires pour me per­mettre ce luxe. J’uti­lise de pe­tits bra­quets, certes, mais je tourne aussi les jambes à un rythme plu­tôt lent. En consé­quence, en ville et en ba­lade je ne roule pas vite du tout et ne me dé­pense pas plus que toi sur ton vélo à as­sis­tance élec­trique (mais qui va pro­ba­ble­ment plus vite que le mien, certes), et ce même dans les côtes.

Tu sembles mé­pri­ser cette pro­blé­ma­tique des bra­quets : c’est pour­tant en at­ti­rant l’at­ten­tion de mon père (65 ans) sur cette tech­nique que je l’ai remis en selle et qu’il s’est remis al­lè­gre­ment à grim­per en ba­lade les côtes et cols des en­vi­rons de Gre­noble, mais sur 28/32 (moins de 2 m par tour de pé­da­lier). Et il ne mou­line pas au sens où tu l’en­tends. Il ne force pas non plus, il prend son temps et pro­fite du pay­sage. Tout comme moi. En al­lant moins vite que moi en rai­son de son âge, mais la dé­pense d’éner­gie est la même.

Avoir un peu de connais­sance de la “tech­nique” vélo (choix des bra­quets, donc) per­met de s’af­fran­chir de l’uti­li­sa­tion de ces as­sis­tances élec­triques, mine de rien… et en toute sim­pli­cité : ce n’est pas moi qui uti­lise toute cette tech­no­lo­gie que tu dé­tailles si bien. À côté de ça, les pé­dales au­to­ma­tiques (pra­tiques, mais pas in­dis­pen­sables, comme je l’ai dit, un cale-pieds sans cour­roie épargne déjà de la fa­tigue), c’est de la pe­tite bière.

36)
Franck_­Pas­tor
, le 25.10.2007 à 17:52

Franck Pas­tor, j’ai un Giant “rou­ter” et ce­lui-ci est équipé de 3 pla­teaux et 7 pi­gnons… c’est un ex­cellent vélo de ville adapté aux dé­ni­ve­lés as­sas­sins (si ce n’était… mais pas­sons, je vais ver­ser à nou­veau dans la ire non moins as­sas­sine). Manque de pot il est en ré­pa­ra­tion (cadre cassé à l’ar­rière) et le mar­chand m’a prêté un vélo 3 vi­tesses… Pfuiiii ! j’en trans­pire en­core !

Que voilà une ex­pé­rience ré­vé­la­trice de l’in­té­rêt de bra­quets adap­tés ! :-)

Pour ton cadre, je suis sur­pris qu’on puisse le ré­pa­rer dans ce cas : il fau­drait peut-être car­ré­ment le chan­ger, par sû­reté. Il fau­drait com­pa­rer le prix de la ré­pa­ra­tion et celui d’un nou­veau cadre.

37)
Oka­zou
, le 25.10.2007 à 18:26

« Tu sembles mé­pri­ser cette pro­blé­ma­tique des bra­quets »

Je n’ai pas le mé­pris fa­cile et je com­prends fort bien la né­ces­sité d’adap­ter son bra­quet à la si­tua­tion ren­con­trée. Mais ima­gines-tu vrai­ment que la per­sonne qui achète un vélo lambda, n’y connais­sant que pouic au pro­blème, puisse ef­fec­tuer la bonne ana­lyse (adap­ta­tion des pi­gnons) quand elle se rend compte qu’elle souffre pour mon­ter une côte ? Avec le VAE, tu ne souffres pas et tu n’as pas be­soin de connaître la com­plexité ca­chée du sys­tème d’as­sis­tance, tu laisses ça aux in­gé­nieurs. J’ai mis un lien pour les cu­rieux que ça pour­rait in­té­res­ser.

La vi­sion du vélo que tu nous pro­poses et celle que je pro­pose du VAE me font fu­rieu­se­ment pen­ser à la pro­blé­ma­tique PC/Win­daube contre Ma­cin­tosh/Mac OS X.

38)
Oka­zou
, le 25.10.2007 à 18:41

« Bien­ve­nue, au club des pé­da­leurs, O! »

Très ho­noré, maître zi­touna.

À te re­lire je me rends compte que je n’ai sans doute pas assez in­sisté sur l’as­pect dan­ger de la pra­tique du vélo en ville ni sur la men­ta­lité exé­crable de cer­tains homo ba­gno­lus.

Je ne sais sur quoi va abou­tir réel­le­ment le « Gre­nelle de l’en­vi­ron­ne­ment » (je pré­pare quelque chose là-des­sus pour cuk.​ch) mais je suis per­suadé que c’est les élus lo­caux qu’il faut as­sié­ger et convaincre. Le cy­cliste est vul­né­rable face à plu­sieurs cen­taines de kilos de fer­raille pi­lo­tés par un abruti (pléo­nasme ?) et l’on peut rêver de villes li­bé­rées des voi­tures. Un vrai bon­heur ! Mais il ne faut pas res­ter les deux pieds dans le même sabot. Les élec­tions mu­ni­ci­pales ap­prochent et c’est l’exact mo­ment de de­man­der des comptes à ceux que l’on a choi­sis (ou pas) pour nous re­pré­sen­ter.

39)
Tom25
, le 25.10.2007 à 18:41

Bravo Oka­zou, je ri­go­lais au début de l’ar­ticle, puis je me suis mis à jau­nir, puis j’ai re­com­mencé à rire :•))) . Je ne suis pas concerné, comme je l’avais dit, j’ai l’air d’un plouc à VTT.

Moi ça me gêne que l’as­sis­tance s’ar­rête à 25 km/h. Je me connais, je se­rais tou­jours à la li­mite et l’en­clen­che­ment-dé­clen­che­ment qui en ré­sul­te­rait me fe­rait voir rouge. Je sup­pose, j’es­père, qu’il y au­rait moyen de bri­co­ler le zin­zin. Mais il est vrai que je rai­sonne en pra­tique de vélo spor­tif là où il faut rai­son­ner en moyen de trans­port.

Tu n’en parles pas, ou alors j’ai loupé. Il n’y a pas de gé­né­ra­teur qui re­charge la bat­te­rie dans les des­centes ? Puis­qu’il y a une dy­namo pour les phares…

Puis­qu’on cause vélo je vais ra­con­ter ma vie. Je fais moins de vélo de­puis un mo­ment, j’ai tou­jours les jambes lourdes, comme après un tour de vélo sauf que c’est tout le temps et moins fort. J’avais re­pris du poids après mes chi­mios et là je suis re­tombé en des­sous. 78 à 80 kg à 20 ans, pour 72 à 73 kg à 33 ans pen­dant mes chi­mios, puis 76 kg et là je suis au des­sous de 72 kg pour 1 m 83. je n’ai pas un poil de gras, mais à 37 ans c’est quand même bi­zarre de mai­grir ! Le tou­bib m’a fait le test des mar­teaux sur les ge­noux, mes jambes ont à peine bougé. Quand on me fai­sait ça à l’école le pied par­tait à l’ho­ri­zon­tale. Mais il ne trouve rien. Peut-être ai-je trop for­cer lors de mes der­niers tours ! Ou le chom’du qui me pèse ? Je de­vrais faire comme les 2 gars au cy­cliste, me dé­fou­ler sur un clam­pin qui passe par là au lieu de pé­da­ler comme un ma­lade. C’est d’ailleurs bien ce qui m’énerve, je pé­dale comme un ma­lade (à de­voir m’ar­rê­ter à cause de la dou­leur des fois) et mes muscles ne gros­sissent pas ! Je crois que je vais es­sayer l’EPO avant l’as­sis­tance élec­trique. Tu nous feras un ar­ticle sur l’EPO ? En tout cas, si on gagne au­tant avec une pi­qûre d’EPO qu’on perd avec une pi­qûre de chi­mio, ma moyenne va aug­men­ter de plus de 15 km/h. Et l’ef­fet ne s’ar­rê­tera pas à 25 km/h.

40)
Oka­zou
, le 25.10.2007 à 18:58

« Moi ça me gêne que l’as­sis­tance s’ar­rête à 25 km/h. Je me connais, je se­rais tou­jours à la li­mite et l’en­clen­che­ment-dé­clen­che­ment qui en ré­sul­te­rait me fe­rait voir rouge. »

Je crois que nous le sa­vons tous, ici. Il faut bien qu’un trop-plein d’éner­gie passe sur quelque chose et c’est mieux que ce soit sur un pé­da­lier de VTT. Je ne t’ai ja­mais confondu avec un em­ployé de fu­ne­ra­rium !

« Il n’y a pas de gé­né­ra­teur qui re­charge la bat­te­rie dans les des­centes ? »

Il existe des vélos à ré­cu­pé­ra­tion d’éner­gie par vo­lant d’iner­tie mais c’est loin d’être la pa­na­cée à ce que j’ai pu lire. L’éner­gie n’est em­ma­ga­si­née que dans les des­centes (ra­len­tis­se­ment iné­luc­table) et au frei­nage et le sur­poids du vo­lant n’est pas en­ga­geant.

« j’ai tou­jours les jambes lourdes, comme après un tour de vélo sauf que c’est tout le temps et moins fort. »

« Le tou­bib m’a fait le test des mar­teaux sur les ge­noux, mes jambes ont à peine bougé. »

Sans vou­loir t’ef­frayer (mais je sais que tu as de la res­source) je crois qu’il y a un pro­blème et je m’en in­quiè­te­rais. Fais donc des re­cherches sur la Toile au­tour du dé­faut de ré­ac­tion ré­flexe. Passe tout ça en revue et oriente ton tou­bib vers les cibles pos­sibles et les exa­mens af­fé­rents. Tu seras plus tran­quille, et moi aussi.

Je sais que j’ai tou­jours eu ten­dance à consi­dé­rer les tou­bibs comme la lèpre en blouse blanche – pour moi, seule la qua­lité de la re­la­tion est pré­pon­dé­rante – mais ne te contente pas d’un son de cloche.

41)
Franck_­Pas­tor
, le 25.10.2007 à 19:11

Je n’ai pas le mé­pris fa­cile et je com­prends fort bien la né­ces­sité d’adap­ter son bra­quet à la si­tua­tion ren­con­trée. Mais ima­gines-tu vrai­ment que la per­sonne qui achète un vélo lambda, n’y connais­sant que pouic au pro­blème, puisse ef­fec­tuer la bonne ana­lyse (adap­ta­tion des pi­gnons) quand elle se rend compte qu’elle souffre pour mon­ter une côte ?

Hélas, c’est très vrai, mais ce n’est pas très com­pli­qué à ex­pli­quer, ni à com­prendre : il faut juste un jour tom­ber sur la bonne per­sonne qui vous ex­plique ça avec les bons mots (j’ai eu cette chance) et qui vous en fasse la dé­mons­tra­tion en si­tua­tion (grim­pette com­pa­rée d’un côte !).

Un de mes rêves est qu’on pro­pose à l’école à chaque en­fant un petit stage d’ini­tia­tion à la tech­nique vélo, où jus­te­ment on leur ex­pli­que­rait entre autres cette pro­blé­ma­tique des bra­quets adap­tés (mais aussi à bien maî­tri­ser sa bé­cane, l’en­tre­tien mé­ca­nique de base, com­ment cir­cu­ler en ville de la façon la plus sûre pos­sible, etc.). Mais je ne vois rien venir dans ce sens, et c’est dom­mage.

Avec le VAE, tu ne souffres pas et tu n’as pas be­soin de connaître la com­plexité ca­chée du sys­tème d’as­sis­tance, tu laisses ça aux in­gé­nieurs. J’ai mis un lien pour les cu­rieux que ça pour­rait in­té­res­ser.

La vi­sion du vélo que tu nous pro­poses et celle que je pro­pose du VAE me font fu­rieu­se­ment pen­ser à la pro­blé­ma­tique PC/Win­daube contre Ma­cin­tosh/Mac OS X.

Si j’abon­dais dans ton sens, j’ose­rais une autre ana­lo­gie qui me sem­ble­rait plus ap­pro­priée : la pro­blé­ma­tique In­ter­face gra­phique / Ter­mi­nal Unix. Il y a les gens qui se contentent de l’in­ter­face gra­phique et en sont très sa­tis­faits. Et les gens qui creusent un peu plus et qui dé­couvrent avec un ef­fort d’ap­pren­tis­sage quelques tré­sors ca­chés qui leur rendent la vie plus fa­cile en­core et plus éco­no­mique, tout en ayant tou­jours la pos­si­bi­lité d’uti­li­ser l’in­ter­face gra­phique. Ceci dit, il est bien plus fa­cile d’abor­der la pro­blé­ma­tique “bra­quets” que d’abor­der les quelques com­mandes “shell” d’Unix :-) En­core faut-il tom­ber sur quel­qu’un qui vous l’ex­plique : quelques mots et une ex­pé­rience (comme celle d’Alec6) per­mettent de se faire sa re­li­gion !

42)
zi­touna
, le 25.10.2007 à 19:17

Tom25, je pense que pour le “pot belge”, Franck_­Pas­tor, qui ha­bite par là–bas pour­rait nous faire un prix de gros (enfin de maigre, pour toi ;o)…

z (vé­lo­ru­tion! je ré­pêêêête: car­bu­rons à l’EPO: Eau Pas­tis Olives)

43)
Franck_­Pas­tor
, le 25.10.2007 à 19:20

Mon pot belge à moi, c’est stoemp et moules-frites : du car­bu­rant pour tout l’hi­ver !

44)
Franck_­Pas­tor
, le 25.10.2007 à 19:20

<dou­blon>

45)
Franck_­Pas­tor
, le 25.10.2007 à 19:21

<”tri­plon” ! Com­prends pas : le site re­fu­sait mon mes­sage et l’a pu­blié quand même…>

46)
zi­touna
, le 25.10.2007 à 19:27

Mon pot belge à moi, c’est stoemp et moules-frites : du car­bu­rant pour tout l’hi­ver !

Mmmmm…

Tu livres sur Vitry? ou bieeeen?

z (Un stoemp pour la 2, un! je ré­pêêêête: on en­lève, chaud de­vant!)

47)
Oka­zou
, le 25.10.2007 à 19:35

« Un de mes rêves est qu’on pro­pose à l’école à chaque en­fant un petit stage d’ini­tia­tion à la tech­nique vélo »

Voilà une ex­cel­lente idée. C’est aussi au­près des en­fants qu’il faut faire du pro­sé­ly­tisme cy­cliste.

Et puis of­frir un vélo, VAE ou pas, à un ado plu­tôt qu’un scoo­ter ou autre ma­chin qui pue, c’est pas idiot non plus.

Pour le stoemp, je ne dis pas non. Ce soir je suis cé­li­ba­taire, je vais me bri­co­ler un filet de thon à l’asia­tique (en la­melles, ma­riné dans sauce soja, écha­lote, ail, gin­gembre) avec un bon riz na­ture.

48)
mff
, le 25.10.2007 à 21:04

Texte

Idem

Texte

Je dé­me­nage tout de suite :)

Texte

Pour les bra­quets: les vélos de­vraient être vendu avec le mode d’em­ploi pour pas­ser les vi­tesses et en ligne en plus! Les vélos sont ven­dus avec quan­tité de vi­tesses car le cri­tère pris en compte sou­vent par l’ache­teur et d’en avoir beau­coup même si mal ré­par­ties et pas­sées n’im­porte com­ment KKKK­Kraque boum, ! d’où le par­tage aussi du rêve de le voir aussi en­sei­gné aux en­fants , tou­te­fois je met­trai en prio­rité la sé­cu­rité avec des cours de cir­cu­la­tion (cela se fait par­fois en Suisse)

Texte

Pour le cadre, j’en avais fait res­sou­der un ( Vélo sur le toit passé sous un petit tun­nel trop bas, et hop ! la ga­le­rie, le vélo, le siège de bébé sans le bébé, la va­lise tout est tombé ! ) donc pour en re­ve­nir à nos mou­tons le cadre quelques an­nées plus tard à re­cassé !

Texte

Cer­tains vélos élec­trique ( At­ten­tion pas tous ) comme le Flyers peuvent être uti­lisé sans l’as­sis­tance élec­trique et rien n’em­pêche de tri­co­ter plus vite.

Texte

Tom : De­mande à Anne de te faire un ar­ticle sur L’EPO ou alors lie ses livres ;) très ins­truc­tif sur le sujet

Texte

L’ef­fort ne doit pas être poussé comme un ma­lade, cela est nocif à mon sens.

Texte

Cer­tains vélos se re­chargent à la des­cente

Texte

Oui à condi­tion qu’il pré­fère ;)at­ten­tion: Image vis à vis des co­pains etc. si pas en­core prêt à ne pas suivre for­ce­ment le trou­peau

Piouhhhhhhhh !……Voilà que je viens de créer aussi une tar­tine !

STOP !

Bonne soi­rée, nuit etc. mf :)

49)
mff
, le 25.10.2007 à 21:11

Zut! j’ai lou­pée les ci­ta­tions des au­teurs rrrrrrrrrrrrrr Zut!

50)
Oka­zou
, le 25.10.2007 à 22:48

« Zut! j’ai lou­pée les ci­ta­tions des au­teurs rrrrrrrrrrrrrr Zut! »

Et tu viens d’in­ven­ter le puzzle-cuk où il faut dé­cou­vrir quelle ci­ta­tion, de quel au­teur, cor­res­pond au com­men­taire, qui exige d’avoir fait une bonne lex­ture des com­men­taires.

Le cuk à l’en­vers, en quelque sorte…

51)
Ca­plan
, le 25.10.2007 à 23:12

Non seule­ment môs­sieur Ka­plan est une fei­gnasse…

Mais en plus, il n’a même pas voulu nous faire es­sayer son “tad­boue” quand Alec6 et ma pomme sont venu lui faire l’hon­neur d’une vi­site…

Tu sais ce qu’elle te dit, la fei­gnasse? C’est pas un type qui n’a fait que de la baa­gnooole lors du week-end Cuk­day qui va me faire la leçon, ou bien? ;-))

Mil­sa­bor!

52)
popey
, le 25.10.2007 à 23:51

Perso, j’en suis en­core au vélo tout simple, sans as­sis­tance. Et c’est ef­fec­ti­ve­ment un mode de trans­port gé­nial ! Dans ma si­tua­tion, le par­fait com­plé­ment aux trans­ports en com­mun (férés prin­ci­pa­le­ment). Grâce à cette com­bi­nai­son, je peux me pas­ser de voi­ture. Il est vrai que ce type de rai­son­ne­ment n’est ap­pli­cable que en proxi­mité im­mé­diate de gros centre ur­bains.

Le truc vrai­ment hal­lu­ci­nant, c’est la ré­ac­tion des gens quand il me voient ar­ri­ver à vélo : pour des tra­jets de 7 à 10 km, c’est du genre “ha ben t’as la foi toi !” ou bien en­core “tu es pas trop épuisé après ça ?”. Pour des tra­jets de 20km, c’est car­ré­ment “il est fou lui !”, au point d’en de­ve­nir l’at­trac­tion au début de la réunion …

Pour­tant, 7 km en vélo sans for­cer, c’est vrai­ment à la por­tée de tout le monde, même si ça prend un peu de temps.

Pour finir, une pe­tite ci­ta­tion : “Ce n’est pas parce que les choses sont dif­fi­ciles que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont dif­fi­ciles.” Sé­nèque.

53)
coa­coa
, le 25.10.2007 à 23:56

Je crois que nous le sa­vons tous, ici.

Nous le sa­vons, nous le sa­vons… bien obli­gés !!!

54)
alec6
, le 25.10.2007 à 23:59

Heu… Ca­plan, elle est à qui la ba­gnole ?

Les nou­velles de mon vélo sont mau­vaises : cadre alu (que je conseille d’ailleurs car plus ner­veux et léger) à chan­ger car il s’agit de la pièce per­met­tant la fixa­tion de la roue et du dé­railleur… pièce com­plexe car usi­née, de plus le mor­ceau est man­quant ! Or Giant ne fa­brique plus ce mo­dèle de­puis long­temps et le mo­dèle homme en 54 est in­trou­vable !

Ré­sul­tat : com­mande du der­nier mo­dèle dit “Metro” chez Giant tou­jours. Pour me conso­ler, chan­ger les pneus de sa ba­gnole et a for­tiori de son 4X4, coûte bien plus cher ! et chan­ger le mo­teur de son 4X4 en­core (du genre de ceux qui re­fusent de pas­ser la fron­tière franco suisse… bien d’avan­tage ! hi hi hi hi ! Je sais il n’est pas beau de se mo­quer, cer­tains com­pren­drons !

55)
Sa­luki
, le 26.10.2007 à 01:41

Ouais…il a com­pris.

Je viens d’ar­ri­ver chez nous, je branche l’ordi pour re­gar­der si un client m’a enfin payé et je tombe sur ça.

C’est dis­gra­cieux, alec6. Je ne me moque pas de te dé­boires ca­dreux, möa MÔÔs­sieur.

Pour ce qui est des prix des pneus, tu se­rais sur­pris de consta­ter que des pneus de 4×4 (pas taille basse) sont bien sou­vent moins chers que des pneus de pe­tites ber­lines dites spor­tives en /50 ou /30.

56)
Tom25
, le 26.10.2007 à 08:58

Ouais enfin quand tu at­taques la taille basse 30 tu n’es plus dans la pe­tite ber­line, là tu com­mences à taper dans les caisses de plus de 200 ch.

Je ne me sou­viens pas avoir lu d’ar­ticle de Anne sur l’EPO. Quant aux livres, cela fait parti d’un de mes rares dé­fauts, sans doute le seul du reste ;•) , je ne lis pas (de livres).

Pour les pé­dales, au début cela me fai­sait peur d’avoir le pied pris à VTT pour les pas­sages dif­fi­ciles. Et puis je me di­sais que ce se­rait pé­nible à re­mettre quand ça se­coue. Alors j’ai acheté des Crank Bro­thers

Fa­cile à mettre et à en­le­ver, on peut pé­da­ler avec des go­dasses clas­siques. Le croi­sillon tourne et ça en­lève la merde (terre, glace etc.) au lieu de la tas­ser et rendre im­pos­sible le clip­sage. Je cause usage VTT mais ça peut être bien en usage de tous les jours.

L’ef­fort ne doit pas être poussé comme un ma­lade, cela est nocif à mon sens

Sans doute, ça va mieux quand je fais du vélo avec un groupe, je prend leur rythme. Tout seul je me dé­foule.

Je conti­nue à ra­con­ter ma vie : Il y a quelques se­maine, à VTT, j’ar­rive en bas d’une belle des­cente dans un che­min, les lu­nettes un peu crot­tées. Et 100 m avant de re­joindre une por­tion de route, je vois une dame ac­crou­pie de­vant son pare-choc. Je me dis “tiens, elle a dû ac­cro­cher une ra­cine sous sa caisse”, et je re­garde fixe­ment voir ce qu’il en était. Et la dame me dit “Vous pou­vez re­gar­der ailleurs s’il vous plaît ?!”. Je de­vais éga­le­ment avoir de la merde dans les oreilles, ou alors les se­cousses avaient dé­placé les os­se­lets, mais je n’ai pas com­pris ce qu’elle me di­sait. Ce n’est qu’au bout de 20 se­condes, en voyant son air agacé, que j’ai réa­lisé que c’est elle qui fai­sait une es­cale tech­nique et non sa voi­ture.

J’en re­viens au sujet, Oka­zou, as-tu ré­flé­chi à com­ment af­fi­cher son ap­par­te­nance so­ciale avec un vélo ? Une auto, on ne voit qua­si­ment qu’elle, on ne voit pas le chauf­feur. A vélo, c’est plu­tôt l’in­verse. En auto, on payé un peu plus et on va un peu plus vite, à vélo c’est vrai aussi mais ce n’est pas le seul pa­ra­mètre. Ce la peut pa­raître des pro­blèmes ano­dins pour se rendre d’un point A à un point B par rap­port aux pro­blèmes de pol­lu­tion, mais n’em­pêche qu’il fau­dra les ré­soudre.

57)
zit
, le 26.10.2007 à 09:14

Hemmmm, pour info, j’ai changé un pneu, l’autre jour, sur mon vé­hi­cule quo­ti­dien, du 700/28 (plus confort en ville), 12€, et ça peut se faire tout seul en 5 mn avec un peu d’en­trai­ne­ment, com­bien le pneu de trac­teur?

Pour en re­ve­nir à la vélo–cité en ville:

l’autre jour 7 per­sonnes dont moi même de­vant se rendre du centre de Paris vers un de ses côtés les plus éloi­gnés, une dis­tance “phé­no­mé­nale” (n’est–ce pas popey? ;o) de 7700 mètres. Sur les 7, un cy­cliste, bibi, deux pié­tons (trans­port en com­mun) et quatre co­voi­tu­reurs (kat­kat, pouah! ;^). Les non cy­clistes sont ar­ri­vés exac­te­ment en même temps: je le sais, les ayant at­tendu un quart d’heure!

z (Et puis avec la pierre d’alun, que j’ai adopté grace aux conseils avi­sés d’un exeeeellent site fran­co­phone, pas be­soin de prendre une douche en ar­ri­vant, un ti­cheurte de re­change suf­fit, je ré­pêêêêête: Mouillé, certes, mais pas puant)

58)
mff
, le 26.10.2007 à 15:55

Texte

OKa­zou , je me suis dit après quelques < rous­quaille­ries > in­terne :

– Que tout compte fait, cela fai­sait plus aéré ;)

– Que de toute façon, je n’ai pas trou­vée le truc

Donc merci si ce mes­sage ap­pa­raît en­core sans le texte de l’au­teur de m’ex­pli­quer car bien que je sé­lec­tionne le texte de l’au­teur et que je clique sur ci­ta­tion….. paf cela ne fonc­tionne pas :(

À pro­pos de cre­vai­son….l’on peut in­jec­ter dans le pneu un li­quide pré­ven­tif anti-cre­vai­son pour pneus (Rema Tip Top ou autre)

Le flyers à des pneus anti-cre­vai­son, Ok cela n’em­pêche pas les coups de cou­teau etc…….

Texte

Tom c’est jus­te­ment dans 2 livres d’Anne qu’il est ques­tion d’EPEO ! donc il faut te mettre à lire !

Texte

Zit…….tiens nous avons dû traî­ner sur le même site car j’ai aussi adopté le caillou, c’est fou ce que l’on peu s’ins­truire sur la toile ! Pour ma part lorsque je fai­sais le même nombre de Kms pour aller tra­vailler on me di­sait que j’étais spor­tive! vue mon coup de pé­dale des plus contem­pla­tifs, il y a comme une er­reur !

PS : Je ra­joute ce PS après re­lec­ture, car je vois que cela n’a pas fonc­tionné alors…..​mis à part sé­lec­tion­ner le texte et après avoir cli­quée sur ci­ta­tion, com­ment s’y prendre ? Merci

59)
Ca­plan
, le 26.10.2007 à 17:08

PS : Je ra­joute ce PS après re­lec­ture, car je vois que cela n’a pas fonc­tionné alors…..​mis à part sé­lec­tion­ner le texte et après avoir cli­quée sur ci­ta­tion, com­ment s’y prendre ? Merci

• Tu cliques sur ci­ta­tion.

• Tu rem­places le mot “Au­teur” par le nom de l’au­teur.

• Tu sé­lec­tionnes l’ex­trait que tu veux citer et tu le co­pies (pomme-C)

• Tu sé­lec­tionnes le mot “Ci­ta­tion” (double-clic)

• Tu co­pies l’ex­trait que tu veux citer (pomme-V)

N’ou­blie pas en­suite de sau­ter une ligne pour mettre ton texte

Et ouala!

Mil­sa­bor!

60)
zi­touna
, le 26.10.2007 à 17:24

mff, il faut faire un “co­pier” ⌘+C de ton texte, puis un “col­ler” ⌘+V de ton texte dans la zone où il est mar­qué

texte

z (mais c’est vrai que c’est pas mal aussi comme ça, faut es­sayer de se sou­ve­nir de ce qui a été écrit, je ré­pêêêêête: mais qu’est–ce–que j’ai dit?)

Edit: bon Ca­plan a fait mieux que moi, plus ra­pide, plus clair, plus com­plet…

->

61)
mff
, le 26.10.2007 à 18:57

Tu cliques sur ci­ta­tion.

• Tu rem­places le mot “Au­teur” par le nom de l’au­teur.

• Tu sé­lec­tionnes l’ex­trait que tu veux citer et tu le co­pies (pomme-C)• Tu sé­lec­tionnes le mot “Ci­ta­tion” (double-clic)• Tu co­pies l’ex­trait que tu veux citer (pomme-V)

Ah mais en es­sayant de pen­ser à une page HTML, je crois que j’y suis cette fois

Merci à tous les deux :)

62)
Oka­zou
, le 26.10.2007 à 19:24

>mff

Il ne faut sur­tout rien ef­fa­cer des signes qui en­tourent Au­teur ni des signes et es­paces qui en­tourent Texte.

Pour ton der­nier essai, il semble que tu aies ef­facé le der­nier pour cent, il y a une es­pace après texte puis deux %% C’est ce qu’on ap­pelle le res­pect de la syn­taxe. C’est très ri­gou­reux, à l’es­pace près.

N’hé­site pas à es­sayer en­core en vraie gran­deur, c’est-à-dire ici même.

Ré­ca­pi­tu­la­tion :
bq puis pour cent puis Le nom de l’au­teur de la ci­ta­tion puis pour cent puis point, tous ces ca­rac­tères étant col­lés sans es­paces) puis une es­pace puis Le texte de la ci­ta­tion, puis une es­pace, puis deux pour cent et tu fais deux re­tour cha­riot pour pas­ser une ligne.

N-B : En ty­po­gra­phie, es­pace est au fé­mi­nin.


P. S. : Je vois que j’ar­rive après la ba­taille…

63)
Oka­zou
, le 26.10.2007 à 19:39

« as-tu ré­flé­chi à com­ment af­fi­cher son ap­par­te­nance so­ciale avec un vélo ? Une auto, on ne voit qua­si­ment qu’elle, on ne voit pas le chauf­feur. A vélo, c’est plu­tôt l’in­verse. »

Je t’avoue­rai que lorsque j’ai com­mencé à che­vau­cher Di­dine dans le quar­tier (en tout bien tout hon­neur !), je me suis de­mandé quel se­rait le re­gard de mes voi­sins peu ha­bi­tués à me voir bou­ger au­tre­ment qu’à pied ou en voi­ture.

Il y a eu des sou­rires, assez nom­breux. Et puis les plus at­ten­tifs ont re­mar­qué que ce vélo n’était pas or­di­naire et me l’ont dit. À chaque fois, je me suis ar­rêté pour dis­cu­ter le bout de gras et faire l’ar­ticle. Ça m’ar­rive en­core. À chaque fois je fais une pro­po­si­tion d’es­sai ; cer­tains re­fusent, mais ceux qui ac­ceptent, sur­tout ceux qui font du vélo clas­sique, sortent très cu­rieux de l’es­sai et posent des ques­tions plus pré­cises.

Non, on n’a pas l’air d’un con sur un vélo, même en uni­forme cos­tard-cra­vatte (ce qui n’est pas mon cas). Le sta­tut so­cial ? On voit de tout sur les vélos. Je connais pas mal de profs qui vont au bou­lot à vélo, pas un ne m’a dit avoir vu ses élèves se mo­quer. Il n’y a au­cune perte de sta­tut, vrai­ment.

En re­vanche, il naît une conni­vence avec les autres cy­clistes. Et ça, la conni­vence, c’est hu­mai­ne­ment gé­nial.

64)
mff
, le 26.10.2007 à 20:37

P. S. : Je vois que j’ar­rive après la ba­taille…

;)

PS: Merci :)

65)
Tom25
, le 26.10.2007 à 20:43

PS: Merci :)

PS : Bravo :•)

66)
dra­zam
, le 30.10.2007 à 01:02

‘taiiin, j’y crois pô, j’ai failli m’étouf­fer avec mon cuba libre. Oka­zou roule au… nu­cléaire!!! Et non content de s’en af­fi­cher, il en­fonce le clou avec sa bat­te­rie NiCd, en mo­dèle de pol­lu­tion. Alors que tous ces chi­nois, com­mu­nistes et donc so­li­daires qui roulent (de moins en moins) en vélo non as­sisté! A peine parti de­puis un an de France, voilà que tout change! Zavez même voté pour le p’tit Sarko, c’te honte! Tiens, vont pas­ser sur tv5 (je vous en cau­se­rai en jour) Sartre joué par Denis Po­ly­da­dès et j’ai pensé à toi Oka­zou: si je de­vais choi­sir entre De G… Sar­lozy et Dieu… Pour re­ve­nir au sujet, j’aime mon vieux vtt dé­cath­lon : root et à fond, tou­jours plus jouis­sif, même en ville. L’im­por­tance du bra­quet, des ca­les­pieds, du centre de gra­vité. Pro­mis, j’es­saie­rai votre vélo d’as­sis­tés (façon ré­gimes spé­ciaux ?)!

67)
Oka­zou
, le 30.10.2007 à 06:57

Content de ta pe­tite vi­site, dra­zam.

Mon­tons le mille-feuilles… J’ai une co­pine qui me dit que c’est pas poli quand je lui en monte un mais je trouve ça ri­golo.

« ‘taiiin, j’y crois pô, j’ai failli m’étouf­fer avec mon cuba libre. »

Es­saie le mo­jito , le coca c’est un mé­di­ca­ment et l’in­té­rêt du bour­bon m’échappe en­core. Sur­tout face au rhum !

« Oka­zou roule au… nu­cléaire!!! »

L’ori­gine de l’élec­tri­cité, tu ne la connais pas. Com­ment sa­voir si je ne pompe pas plu­tôt sur l’usine ma­ré­mo­trice de la Rance, puisque nous avons, nous les Bre­tons, cédé l’ex­clu­si­vité du nu­cléaire (l’ex­pé­ri­men­tale Bren­ni­lis en cours de dé­man­tè­le­ment – abo­mi­na­ble­ment coû­teux – mise à part) aux Fran­çais ? Où, quand et com­ment se concocte le cok­tail qui dé­bouche à la prise de cou­rant?

« Et non content de s’en af­fi­cher, il en­fonce le clou avec sa bat­te­rie NiCd, en mo­dèle de pol­lu­tion. »

Ça, c’est juste, mais si je mets dans un pla­teau de la ba­lance ma bat­te­rie (à longue durée de vie) au cad­mium ni­ckel, je mets dans l’autre le ton­neau des Da­naïdes du ré­ser­voir de ma voi­ture, plus sa bat­te­rie au plomb qui ne sert qu’au lan­ce­ment de son mo­teur. Nous sommes ici, comme tu l’as com­pris, en re­cherche du moins pire.

« Alors que tous ces chi­nois, com­mu­nistes et donc so­li­daires qui roulent (de moins en moins) en vélo non as­sisté! »

Au contraire, chez eux, tout ce qui avance à l’aide d’un mo­teur à ex­plo­sion est de plus en plus for­te­ment taxé, y com­pris les deux-roues. Cela fait que nos frères chi­nois achètent de plus en plus de vélos élec­triques parmi les­quels une mi­no­rité de Vélos à As­sis­tance Élec­trique.

« A peine parti de­puis un an de France, voilà que tout change! Zavez même voté pour le p’tit Sarko, c’te honte! »

En­core plus petit au fi­guré qu’au propre.
Tu sais comme moi que, pour la pré­si­den­tielle, seul le pre­mier tour est à peu près si­gni­fi­ca­tif de l’opi­nion des élec­teurs (et en­core…), au se­cond, on ne maî­trise plus la si­tua­tion (j’ai voté Ségo…) Au pre­mier tour, le ci-de­vant Sarközy de Nagy-Bocsa, rac­courci (on peut rêver !) en Sarko, a été re­fusé par deux élec­teurs fran­çais sur trois. Si l’on tient compte des abs­ten­tion­nistes, il ne reste pas vrai­ment de quoi jouer les maîtres du monde et in­sul­ter son en­tou­rage et les jour­na­listes étran­gères.

« Tiens, vont pas­ser sur tv5 (je vous en cau­se­rai en jour) Sartre joué par Denis Po­ly­da­dès et j’ai pensé à toi Oka­zou: si je de­vais choi­sir entre De G… Sar­lozy et Dieu… »

Tu veux dire entre la peste du coup d’état, le cho­léra des­po­tique aux ef­fluents bru­nâtres et le grand dé­lire éter­nel et fan­tas­ma­tique ?
Le meilleur choix est de re­gar­der les deux épi­sodes sur la vie de Sartre qui valent fran­che­ment le coup. Cela dit, tu es plus gaul­liste que je ne suis sar­trien.

« Pour re­ve­nir au sujet, j’aime mon vieux vtt dé­cath­lon : root et à fond, tou­jours plus jouis­sif, même en ville. L’im­por­tance du bra­quet, des ca­les­pieds, du centre de gra­vité. »

Ré­ponse de d’jeun qui ne pense pas assez à ses aïeux. Quand il sera aïeul, à son tour…

« Pro­mis, j’es­saie­rai votre vélo d’as­sis­tés (façon ré­gimes spé­ciaux ?)! »

Tu seras sur­pris.
Les ré­gimes spé­ciaux se­ront peut-être « abo­lis » par des dé­pu­tés et sé­na­teurs qui sont les pre­miers à abu­ser de leur ré­gime TRÈS spé­cial. Belle lu­rette que les élus ne servent plus d’exemples à la « ra­caille » jeune ou moins jeune des ban­lieues (ap­pe­lons-les « pauvres » pour faire simple) mais de par­faits contre-exemples. À ra­caille, ra­caille et demie.


Un autre monde est pos­sible.

68)
dra­zam
, le 30.10.2007 à 22:13

Tou­jours un plai­sir de te lire Oka­zou!