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Alexis Bon­ne­fous pré­sente « Le plein SVP » de Jan­co­vici/Grand­jean

Ceux qui connaissent l'un de nos plus fi­dèles lec­teurs et contri­bu­teurs de com­men­taires sur Cuk.​ch ne se­ront pas éton­nés de lire ce qui suit.

Je suis en­chanté de don­ner la pa­role ici à alec6, ou si vous pré­fé­rez, Alexis Bon­ne­fous, ce d'au­tant plus que son ar­ticle nous touche tous de près ou de loin, et qu'il est de na­ture à ali­men­ter un débat qui doit être sa­lu­taire, qu'on le veuille ou non.

À toi Alexis, et merci pour ta contri­bu­tion fort in­té­res­sante.

***

… Et hop!
Je me lance dans les hu­meurs… je l'avais laissé en­tendre dans "Dé­solé de vous dire", mais puisque d'au­cuns et non des moindres (!) le ré­clament, je passe à l'acte.

Or donc!

Je viens de finir la lec­ture d'un livre dont je viens vous faire ici l'apo­lo­gie bien tem­pé­rée. Pour­quoi donc me di­rez-vous? Pour ceux qui connaissent mes prises de po­si­tions sur l'éco­no­mie, l'au­to­mo­bile, l'éco­lo­gie et ce qui en dé­coule… tout sim­ple­ment parce que cet ou­vrage dé­ve­loppe et ex­prime mieux que je ne l'au­rais fait mes idées sur le sujet, l'hu­mour en plus et l'acri­mo­nie en moins (je re­con­nais mes dé­fauts!!). En re­vanche, il de­meure cer­tains points de vue dé­ve­lop­pés sur le site de l'au­teur aux­quels je n'adhère pas en to­ta­lité, mais c'est une autre his­toire.

 

Le livre

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… son som­maire:

In­tro­duc­tion

Cha­pitre I: Un doigt de pé­nu­rie, ou un zeste d'ef­fet de serre?

  • Com­bien d'es­claves?
  • Dans les griffes de l'ef­fet de serre
  • Y'a plus de sai­sons
  • Y'a plus de pé­trole
  • Y'a plus d'éner­gie

Cha­pitre II: Puis-je payer plus tard?

  • Une bonne vieille crise
  • De « tou­jours plus » à « net­te­ment moins »

Cha­pitre III: La tech­nique: mi­rage ou mi­racle?

  • Un homme = 4 tonnes de pé­trole
  • L'autre, ce gas­pilleur
  • Les re­nou­ve­lables: com­ment confondre 1 et 100
  • Nu­cléaire et hy­dro­gène: com­ment confondre court terme et long terme
  • Plus de tech­nique, c'est moins d'éco­no­mies
  • La tech­nique non, l'or­ga­ni­sa­tion oui!

Cha­pitre IV: Le po­li­tique se cache der­rière le ci­toyen

  • Des po­li­ti­ciens aussi nuls que nous
  • L'illu­sion mé­dia­tique
  • « Je veux bien, mais…»

Cha­pitre V: La crois­sance, une planche de salut… qui glisse

  • L'in­ver­sion des pé­nu­ries: l'éco­no­mie clas­sique à la pou­belle?
  • Une na­ture gra­tuite
  • Le PIB: l'art de comp­ter ce que l'on gagne en ou­bliant ce que l'on doit
  • Com­ment aller plus mal (plus tard) avec un PIB qui s'amé­liore (tout de suite)

Cha­pitre VI : Le pé­trole: des prix cas­sés toute l'an­née

  • Qui paye quoi à qui?
  • Myope comme le mar­ché
  • Le co­ming-out des coûts ca­chés doit avoir lieu

Cha­pitre VII : La taxe, sinon rien!

  • À taxe, nou­vel es­poir
  • Une ré­vo­lu­tion en dou­ceur
  • Il y en aura pour tout le monde
  • Cher de­vant!
  • Don­nez -ous nos im­pôts quo­ti­diens
  • La com­pé­ti­ti­vité dé­mas­quée
  • Vive la taxe!!

Conclu­sion

… et l'au­teur prin­ci­pal, Jean-Marc Jan­co­vici

Son site le pré­sen­tera mieux que qui­conque, il suf­fit de sa­voir qu'il est in­gé­nieur po­ly­tech­ni­cien ainsi qu'Alain Grand­jean, co­au­teur de la pré­sente somme(Pe­tite info/clin d'œil au pas­sage, son or­di­na­teur pré­féré est un Ma­cin­tosh…)

Cette in­tro­duc­tion li­mi­naire éta­blie, voici un ré­sumé de ce livre.

At­ten­tion ce­pen­dant! Ce livre n'est pas un pam­phlet sur le pé­trole, le kat­kat, la ba­gnole, les au­to­routes ou les agri­cul­teurs pol­lueurs… ou à l'in­verse une apo­lo­gie du vélo, de l'éo­lien ou du nu­cléaire sal­va­teur… Il ne verse pas non plus dans les com­pa­rai­sons fu­meuses voire pi­toyables du genre "nombre de morts par le char­bon ou le pé­trole et CO2 in­ter­posé" vs "nombre de morts par le nu­cléaire et Bec­que­rel as­sas­sins" (comme un an­cien mi­nistre de l'édu­ca­tion et de la re­cherche se com­plaît à le faire).

Des faits, rien que des faits.

Pre­mier constat

Les éner­gies fos­siles et le pé­trole en par­ti­cu­lier, ne sont pas re­nou­ve­lables (belle la­pa­lis­sade!). Elles sont donc fi­nies sur une pla­nète qui comme nous le sa­vons tous n'est pas in­fi­nie non plus.

Nous pou­vons consi­dé­rer qu'à ce jour nous avons ex­ploité la moi­tié du pé­trole qui a été créé par Dame Na­ture il y a quelque 300 mil­lions d'an­née. Nous avons mis 150 ans pour en ar­ri­ver là.

Si nous conti­nuons à le consom­mer de la même ma­nière et à sup­po­ser qu'il soit tou­jours aussi fa­cile de si­phon­ner les der­niers litres du pré­cieux li­quide, il ne nous reste que 40 an­nées de ré­serves (pour faire simple et être op­ti­miste).

Manque de pot, notre sys­tème de so­ciété est basé sur la "crois­sance", notre consom­ma­tion aug­mente donc tous les ans et d'autre part il de­vient de plus en plus dif­fi­cile et coû­teux d'ex­ploi­ter les nou­velles sources, jus­qu'au mo­ment où l'éner­gie né­ces­saire à l'ex­trac­tion des der­niers ba­rils sera su­pé­rieure à celle pro­duite par ces dits ba­rils, et là l'éco­no­mie nous dit d'ar­rê­ter les frais.

En consé­quence de quoi le pé­trole va de­ve­nir de plus en plus cher quoi que l'on fasse. Car, loi du mar­ché ai­dant, la de­mande va de­ve­nir d'ici peu su­pé­rieure à l'offre (c'est le fa­meux Peak Oil).

Ze Peak Oil

Connu sous le nom de Pic de Hub­bert, Dé­plé­tion ou en­core Pla­teau de consom­ma­tion.
M. Hub­bert, géo­phy­si­cien de Shell pré­dit avec forces courbes et cal­culs en 1956, que la pro­duc­tion en pé­trole des États-Unis at­tein­drait son maxi­mum dans les an­nées 65-70 eu égard la consom­ma­tion et la crois­sance de celle-ci. D'au­cuns se gaus­sèrent, d'autres rirent jaune en 1971 quand le pic de pro­duc­tion/consom­ma­tion fut ef­fec­ti­ve­ment at­teint.

Nom­breux sont ceux qui au­jour­d'hui ont pris la re­lève pour ef­fec­tuer le même exer­cice concer­nant la pro­duc­tion mon­diale. Selon que l'on consulte des in­gé­nieurs in­dé­pen­dants ou à la re­traite et d'autres spé­cia­listes proches des com­pa­gnies pé­tro­lières, les ré­sul­tats dif­fèrent quelque peu, les pre­miers clas­sés parmi les pes­si­mistes pré­voyant le pic vers… 2005 et les autres, op­ti­mistes bien sûr, vers 2025! À vous de choi­sir! Mon­sieur Thierry Des­ma­ret soi-même, le PDG de Total "pré­voit" l'évé­ne­ment pour 2020, dans 15 ans!

Qu'im­porte en fait. Deux dé­cen­nies ne chan­ge­ront rien à l'af­faire car dans tous les cas de fi­gure, notre consom­ma­tion stag­nante ou crois­sante épui­sera les stocks un de ces jours, plus ou moins ra­pi­de­ment, mais de ma­nière iné­luc­table.

Pour faire court, il faut sa­voir qu'un puits de pé­trole n'est ex­ploité qu'à la moi­tié de ses ca­pa­ci­tés théo­riques, la moi­tié res­tante de­meu­rant à ce jour trop chère à ex­ploi­ter (chère en dol­lars et en… éner­gie) et ce, de ma­nière ex­po­nen­tielle! Donc, même si la tech­nique évo­lue on ne re­pous­sera que de quelques an­nées l'échéance fa­tale.

Le peak oil est en toute lo­gique ma­thé­ma­tique et phy­sique trans­po­sable au gaz et au char­bon… Ne JA­MAIS ou­blier que les éner­gies fos­siles quelles qu'elles soient ont un vo­lume fini sur une pla­nète finie (par op­po­si­tion à in­fi­nie).

Deuxième constat

Notre pla­nète se ré­chauffe. Le consen­sus scien­ti­fique à ce sujet est in­ter­na­tio­nal.
Les cli­ma­to­logues du GIEC (Groupe In­ter­na­tio­nal d'Ex­perts sur le Cli­mat) sont d'ac­cord sur trois points:

  1. aug­men­ta­tion des tem­pé­ra­tures de 0,6° C de­puis le début du XXe siècle.
  2. les ac­ti­vi­tés hu­maines sont à l'ori­gine de l'aug­men­ta­tion des gaz à effet de serre (CO2 pour l'es­sen­tiel).
  3. le lien de cause à effet est avéré entre ces deux phé­no­mènes.

Pour bien prendre connais­sance de l'am­pleur du phé­no­mène il est utile de rap­pe­ler que la tem­pé­ra­ture moyenne à la sur­face de notre pla­nète est de 15° et que celle-ci n'a pra­ti­que­ment pas va­riée de­puis la der­nière gla­cia­tion, vous savez, celles qui vit nos an­cêtres du pa­léo­li­thique peindre quelques grottes… Al­ta­mira, Cos­quer, Las­caux, Pech-Merle… À cette époque la tem­pé­ra­ture moyenne tour­nait à 10°, les gla­ciers re­cou­vraient une grande par­tie de l'Eu­rope… Puis vint la fa­meuse Trans­gres­sion Flan­drienne, la fonte des grands gla­ciers, la re­mon­tée des océans de 120 m, créa­tion de la Manche et du Pas de Ca­lais… le tout entre 10 000 et 7 000 BP (be­fore present). C'est le Néo­li­thique, les chas­seurs cueilleurs se sé­den­ta­risent, s'adonnent à l'agri­cul­ture, édi­fient les pre­mières cités, in­ventent l'écri­ture et tutti quanti jus­qu'au bor­del d'au­jourd'­hui pour faire bref. Mais ce chan­ge­ment cli­ma­tique s'est ef­fec­tué sur un à trois mil­lé­naires avec une po­pu­la­tion ter­restre de quelques mil­lions d'âmes.

Mais au­jour­d'hui nous sommes six mil­liards et demi d'hu­mains à la sur­face de la même pla­nète… et en moins d'un siècle nous avons gagné pra­ti­que­ment un degré!

Quelles en sont les consé­quences?

La pre­mière image qui vient à l'es­prit est la fonte des gla­ciers comme nous le montrent par exemple ces pho­tos du gla­cier d'Ar­gen­tière dans les Alpes.

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Nous vient aussi à l'es­prit la mon­tée des océans car en toute lo­gique si les gla­ciers fondent, le ni­veau des océans va mon­ter… Pas si simple, en fait, à ce jour seule la di­la­ta­tion des eaux sous l'ef­fet de la cha­leur est à l'ori­gine de cette mon­tée d’eaux, en­vi­ron 3 cm en moyenne avec des zones où l'élé­va­tion est car­ré­ment de 30 cm! En re­vanche, si les gla­ciers po­laires fondent… ce sont 70 m d'eau en plus, mais ce n'est pas pour de­main.

Les consé­quences sont plus vastes et concernent en pre­mier lieu les océans:

  • éro­sion plus im­por­tante des côtes,
  • ma­rées plus fortes,
  • des­truc­tion des del­tas et de leurs ri­chesses (bio­di­ver­sité),
  • baisse des res­sources ha­lieu­tiques
  • puis à terme la dis­pa­ri­tion de ter­ri­toires à l'al­ti­tude peu élevé…
  • per­tur­ba­tion des cou­rants ma­rins,
  • moindre ab­sorp­tion du CO2 (l'eau froide en ab­sorbe d'avan­tage) donc am­pli­fi­ca­tion du phé­no­mène,
  • dé­rè­gle­ments cli­ma­tiques et am­pli­fi­ca­tion des phé­no­mènes ex­trêmes…

La liste est longue et les phé­no­mènes ont de plus une fâ­cheuse ten­dance à s'auto-ali­men­ter et s'am­pli­fier. Une fonte des glaces po­laires aug­mente les sur­faces sombres qui se ré­chauffent plus fa­ci­le­ment, la toun­dra fait place à une forêt elle aussi plus sombre, la fonte du per­ma­frost li­bère du mé­thane autre gaz à effet de serre… Pour ne citer que quelques exemples mar­quants.

L'im­pact de tels chan­ge­ments pour notre pe­tite vie de tous les jours est prin­ci­pa­le­ment d'ordre ali­men­taire, puisque l'agri­cul­ture est la pre­mière à souf­frir, mais aussi d'ordre so­cial car la dis­pa­ri­tion de ter­ri­toires amène les po­pu­la­tions concer­nées à mi­grer vers d'autres ho­ri­zons. Pour ce qui concerne l'Eu­rope la dis­pa­ri­tion de Ve­nise, de la Ca­margue, d'une par­tie des Pays-Bas ou de la Grande Bre­tagne ne sera pas sans consé­quences…

Que faire?

C'est une bonne ques­tion! Mais nous au­rions tort de croire que les so­lu­tions dorment dans les ti­roirs des po­li­tiques ou des in­dus­triels qui planquent les bre­vets qui pour­raient nous sau­ver pour le simple plai­sir de se faire du po­gnon sur notre dos! La théo­rie du com­plot fait long feu de­vant une réa­lité tout éco­no­mique: les éner­gies fos­siles et le pé­trole en par­ti­cu­lier ne coûtent rien! ou si peu.

Mais, vont dire cer­tains, y-a l'éo­lien, y-a le gaz, y-a le nu­cléaire, y-a les bio car­bu­rants, y-a les éco­no­mies d'éner­gies et y-a le bon sens ci­vique que tout bon père de fa­mille pra­tique du matin au soir et tout cela va nous sau­ver la pla­nète et nous avec, bon on fera un peu at­ten­tion et tout se pas­sera bien, hein?

Un rap­pel tout d'abord. Les éner­gies fos­siles ne sont pas in­fi­nies. Pour être op­ti­miste le Peak Oil est pour 2020 (selon Total, on peu en dou­ter mais ça ne change rien au pro­blème!). Les prix ac­tuels ne sont pas si éle­vés que ça (en dol­lars constants le baril va­lait pra­ti­que­ment 90 $ en 1980 lors de la guère Iran-Irak). Et der­nier point, le pé­trole sert avant tout à la chi­mie (plas­tiques, pein­tures, sol­vants, lu­bri­fiants…), à l'agri­cul­ture (en­grais, mé­ca­ni­sa­tion…), aux BTP (ci­men­te­ries, mé­ca­ni­sa­tion…), au chauf­fage et fi­na­le­ment aux trans­ports (col­lec­tifs, in­di­vi­duels, avions, voi­tures, ba­teaux, trains…).

Ceci en tête on peut ana­ly­ser la fai­sa­bi­lité de cer­taines so­lu­tions.

Par exemple, l'éo­lien, l'hy­dro­élec­trique ou le nu­cléaire pour faire de l'élec­tri­cité. Pour­quoi pas (je ne rentre pas dans le débat du nu­cléaire ou de l'éo­lien), mais Quid de la chi­mie, des plas­tiques, des avions, des ci­men­te­ries (chauf­fage à 1400° de cal­caire et d'ar­gile pour l'es­sen­tiel)?

Autre exemple, les bio car­bu­rants. Soit, mais ren­ta­bi­lité? Une tonne d'équi­valent pé­trole (TEP) = un hec­tare. consom­ma­tion en France de pé­trole: 95 mil­lions de tonnes, sur­face de la France 55 Mil­lions de km2… Quid de la pro­duc­tion agri­cole vi­vrière, Quid des fo­rêts? Quid de la chi­mie…

Un autre exemple? L'hy­dro­gène? Mais il faut de l'élec­tri­cité pour le pro­duire, puis de l'éner­gie pour le sto­cker, le dis­tri­buer et le trans­for­mer à nou­veau en élec­tri­cité ou force mo­trice… ren­ta­bi­lité? mi­nable!

Que reste-t-il? Les éco­no­mies d'éner­gie ba­sées bien sûr sur le vo­lon­ta­riat! La piste n'est pas in­in­té­res­sante, mais l'uto­pie à ses li­mites! Sans contrainte fi­nan­cière forte ja­mais le fran­çais moyen (est-il le seul d'ailleurs?) n'au­rait baissé sa consom­ma­tion de ci­ga­rettes ou di­mi­nué sa vi­tesse sur les routes…

Alors? Un peu de tout as­su­ré­ment. Quant à la pé­tro­chi­mie, au chauf­fage et autre, il suf­fira de lui sub­sti­tuer pour quelques dé­cen­nies la car­bo­chi­mie ou plus exac­te­ment de re­nouer avec cette in­dus­trie mi­nière et char­bon­nière qui fit la gloire de l'Eu­rope pen­dant un siècle au moins (on no­tera les in­ves­tis­se­ments ef­fec­tués ac­tuel­le­ment par l'in­dus­trie pé­tro­chi­mique dans ce sec­teur). Sans ou­blier bien en­tendu le gaz paré de toutes les ver­tus éco­lo­giques qu'il soit russe ou non…

Pour ré­ca­pi­tu­ler: dans 15 ans (selon Total et d'autres) le Peak Oil nous tombe des­sus, le pé­trole coûte de plus en plus cher, les lois du mar­ché, de l'offre et de la de­mande rendent le bio, le re­nou­ve­lable, le bois, l'éo­lien, le bon vieux char­bon et le nu­cléaire 3e et 4e gé­né­ra­tion très concur­ren­tiels et nous laissent le temps de trou­ver "autre chose" (dont la fu­sion avec ITER) qui nous sau­vera de l'apo­ca­lypse dont les Cas­sandre de tout poil nous ra­battent les oreilles de­puis des lustres! Amen!

Mou­hai!

Seul pro­blème à sur­mon­ter, les gaz à effet de serre! et de ce point de vue nous se­rons ser­vis! Il suf­fit de pen­ser au char­bon et au gaz pour ne citer qu'eux (vous trou­ve­rez les chiffres dans le livre en ré­fé­rence). Le bilan est pro­pre­ment ca­tas­tro­phique! Cer­tains ob­jec­te­ront qu'il sera pos­sible de ré­cu­pé­rer le car­bone ré­si­duel à la sor­tie des che­mi­nées, de le com­pres­ser et de le plan­quer sous le tapis ou mieux peut-être de le trans­for­mer à nou­veau en quelque chose de consom­mable… C'est ou­blier un af­freux dé­tail! L'es­sen­tiel de la "pol­lu­tion" par les gaz à effet de serre, n'est pas concen­tré dans l'in­dus­trie, mais di­luée dans ses ap­pli­ca­tions. En d’autres termes, nous les consom­ma­teurs pro­dui­sons trois fois plus de gaz à effet de Serre que l'in­dus­trie, par le biais de nos vé­hi­cules (à ce jour, seuls les pa­ri­siens peuvent s'en pas­ser), de notre chauf­fage, de notre consom­ma­tion quo­ti­dienne en biens ma­nu­fac­tu­rés ou non (pen­ser aux sol­vants, pein­tures, ver­nis, lu­bri­fiants, ou en­core aux ki­lo­mètres par­cou­rus par nos yaourts, sau­cisses et cie!).

Bon! Y-a pas de so­lu­tion alors?

Si, il en reste une! mais il faut agir le plus ra­pi­de­ment pos­sible et c'est ce que pro­posent nos deux au­teurs (et bien d'autres dont vous trou­ve­rez les liens plus loin).

La taxe!

Si dès au­jour­d'hui nous taxons les éner­gies fos­siles (pé­trole, gaz et char­bon), nous nous pré­pa­rons dou­ce­ment mais sû­re­ment à l'aug­men­ta­tion iné­luc­table de ces éner­gies dans quinze ou vingt ans. Ainsi l'ar­gent ré­cu­péré par les taxes au­jour­d'hui per­met­tra d'in­duire na­tu­rel­le­ment les éco­no­mies qui s'im­posent, tant au ni­veau des par­ti­cu­liers qu'à celui des in­dus­triels (la loi de l'offre et de la de­mande a par­fois ses ver­tus). Il per­met­tra de plus d'ai­der ceux qui au­jour­d'hui ne peuvent pas faire au­tre­ment (ar­ti­sans, pê­cheurs, agri­cul­teurs…), per­met­tra d'in­ves­tir dans la re­cherche d'autres so­lu­tions…

Ne rien faire, c'est ac­cé­lé­rer le pro­ces­sus et n'avoir aucun moyen de se re­tour­ner quand tout ira de mal en pi! Pour com­pa­rai­son, cela re­vient à mu­tua­li­ser les risques en épar­gnant dès au­jour­d'hui pour sa santé, sa re­traite ou son chô­mage! Soit cet ar­gent va dès au­jour­d'hui dans les caisses de l'État (et jus­qu'à preuve du contraire mal­gré les vi­cis­si­tudes ac­tuelles, nous sommes en dé­mo­cra­tie et nous pou­vons par élus in­ter­po­sés orien­ter son ac­tion), soit cet ar­gent ira plus tard dans les fouilles des pays pro­duc­teurs ou d'une mi­no­rité nour­rie aux fonds de pen­sion et aux di­vi­dendes! Et si vous ne croyez pas à la dé­mo­cra­tie, es­sayez la dic­ta­ture! Ou sui­ci­dez-vous tout de suite!

Conclu­sion

Pour faire bref, l'épui­se­ment des éner­gies fos­siles est iné­luc­ta­ble­ment et ma­thé­ma­ti­que­ment pro­grammé, leur uti­li­sa­tion est source de gaz à effet de serre, ces gaz à effet de serre sont la rai­son du chan­ge­ment cli­ma­tique ac­tuel, nous en sommes res­pon­sables et si nous ne fai­sons rien les consé­quences se­ront bien pire que ce que nous connais­sons au­jour­d'hui.

La so­lu­tion la plus ef­fi­cace consis­te­rait à nous pré­pa­rer à ce "choc" éner­gé­tique en taxant dès main­te­nant l'en­semble des éner­gies fos­siles pour en di­mi­nuer l'usage ra­len­tir si ce n'est stop­per la pro­duc­tion de gaz à effet de serre et ac­ces­soi­re­ment pas­ser d'une ci­vi­li­sa­tion de la consom­ma­tion et du dé­chet à une autre ci­vi­li­sa­tion moins des­truc­trice…

De mon point de vue, je suis assez pes­si­miste sur ce qui nous at­tend car je doute fort qu'un seul gou­ver­ne­ment au monde mette le prin­cipe en pra­tique. Mais il n'est pas in­ter­dit d'es­pé­rer.

Pour in­for­ma­tion je vous re­com­mande le site de l'au­teur Jean-Marc Jan­co­vic, ainsi que ce rap­port de l'As­sem­blé Na­tio­nale sur l'ef­fet de serre réa­lisé par Na­tha­lie Kos­ciusko-Mo­ri­zet (Dé­pu­tée UMP) et Jean-Yves Le Déaut (dé­puté PS).

Si je cite ces deux dé­pu­tés po­li­ti­que­ment op­po­sés et leur rap­port, c'est dans le but de dé­pas­sion­ner un débat s'éloi­gnant enfin de son cadre écolo-al­ter­mon­dialo-gau­cho…et j'en passe et lui don­ner du poids. Dès lors, les in­for­ma­tions don­nées par Green­peace, Green­facts et autres n'en sont que plus per­ti­nentes.

J'au­rais pu citer aussi Al Gore, can­di­dat mal­heu­reux à la Mai­son Blanche face à GW Bush 1er, par­ti­san du Pro­to­cole de Kyoto et au­teur d'un do­cu­men­taire pré­senté à Cannes ces jours-ci ou en­core Gor­bat­chev… voire même Tony Blair soi-même convaincu de l'ur­gence à "faire quelque chose" pour la Grande Bre­tagne (on se de­mande bien pour­quoi à la vue de la carte géo­gra­phique de ce pays et à l'épui­se­ment pro­grammé du Brent en mer du Nord).

Mon but ici est de don­ner des ar­gu­ments sup­plé­men­taires pour convaincre la masse des in­cré­dules. Vaste pro­gramme! Mais face à un conser­va­teur ou un li­bé­ral de droite il est plus ef­fi­cace de citer une élue UMP ou un in­gé­nieur po­ly­tech­ni­cien qu'un José Bové ou Green­peace.

Merci et bonne lec­ture.

Alexis Bon­ne­fous

124 com­men­taires
1)
Oli­vier Pel­le­rin
, le 01.06.2006 à 00:09

Bravo à Alec6 qui se mouille (enfin).

Deux ou trois com­men­taires, qui n’ôtent rien à ton pro­pos, mais qui pré­cisent des points de débat pos­sible.

Le Peak Oil, ou l’apo­ca­lypse est pour de­main

De­puis les an­nées 70, on nous an­nonce la fin de l’ère de pé­trole. Les pe­tits vieux au­ront fait tilt, je fais ré­fé­rence au fa­meux « Rap­port du Club de Rome ». Pu­blié en 1972, ce do­cu­ment est resté cé­lèbre dans les mé­moires pour avoir an­noncé la fin du pé­trole pour l’an… 2000. Bien en­tendu, cette pré­dic­tion s’est avé­rée fausse. Bien en­tendu aussi, il n’a ja­mais pré­dit cela !

Bon, si vous vou­lez des dé­tails, vous en trou­ve­rez ici par exemple. Mais ce n’est pas le plus im­por­tant. Ce qui compte, c’est que tous ceux qui s’en sou­viennent n’ont re­tenu que la pré­dic­tion « la fin du pé­trole est pour l’an 2000 ». Hé hé, raté !

Il en va de même pour la pré­dic­tion de ton (tes) au­teur. Oui, le pé­trole va se ra­ré­fier, la de­mande va aug­men­ter, les prix vont mon­ter. Mais à me­sure de cette évo­lu­tion, cer­tains puits non-ren­tables vont le de­ve­nir (cf. l’ex­ploi­ta­tion en Mer du Nord), des éner­gies non-ren­tables vont le de­ve­nir (cf. les éner­gies re­nou­ve­lables), des éco­no­mies in­suf­fi­santes vont de­ve­nir in­té­res­santes.

Alors est-il vrai­ment pos­sible de mo­dé­li­ser le futur ? Oh, la belle ques­tion. À la­quelle je me gar­de­rai bien de ré­pondre de quel­conque ma­nière. Tiens, ça me fait pen­ser à deux choses :
– le gi­gan­tesque plan­tage des ins­ti­tuts de son­dage aux der­nières pré­si­den­tielles fran­çaises (preuve qu’un mo­dèle peut com­plè­te­ment foi­rer)
– l’in­ter­view de Syvie Jous­saume dans le der­nier « Pour la Science » qui montre le consen­sus des mo­dèles sur l’évo­lu­tion cli­ma­tique.

Alors, ça marche ou pas, les mo­dèles ? Je vais ré­pondre à la sau­vage : ce n’est pas la ques­tion. le fond du pro­blème, c’est la po­pu­la­tion mon­diale (et la de­mande mon­diale) qui aug­mentent plus vite que la pro­duc­tion. Ça, c’est in­con­tes­table. Alors ou­blions les mo­dèles, la Science et les or­di­na­teurs, et re­nom­mons la chose : Mal­thus !

En­suite, c’est une ques­tion de foi. L’ave­nir est-il noir ou rose ? Tiens, c’est comme ta photo du gla­cier d’Ar­gen­tière qui re­cule. à la­quelle on pour­rait op­po­ser le Pé­rito-Mo­reno qui, lui, avance de deux mètres par jour… Ce qui per­met à cer­tains d’af­fir­mer qu’un petit âge gla­ciaire ap­proche… (Y’en a, ch’te jure…).

Mal­thus ! Mal­thus ! En toi je crois !

Sauvé par les taxes

Aille ! Là, je tique. Est-ce parce que j’ai passé une par­tie de la jour­née sur ma dé­cla­ra­tion fis­cale ? Quoi qu’il en soit, la TIPP est la qua­trième re­cette fis­cale fran­çaise. Et en­core, ces râ­leurs de Fran­çais ne sont pas ceux qui payent le plus cher leur litre (source)

En gros, la TIPP et la TVA (car on paye une TVA sur la TIPP) re­pré­sentent près de 70% du prix d’un car­bu­rant fos­sile. D’où cet ar­gu­ment très ri­golo : les taxes au mon­tant fixe (ou quasi-fixe) n’ont que des ef­fets bé­né­fiques :
– elles per­mettent de sub­ven­tion­ner la re­cherche, les éner­gies dites al­ter­na­tives, …
– elles « lissent » les évo­lu­tions du prix de la ben­zine (voir la dé­mons­tra­tion en bas de cette page) .
Au­tre­ment dit : je vous pique vos sous, mais c’est pour votre bien. Comme tu dis si bien : Mou­hai ! Je suis sûr que TTE aura grand plaisr à dé­zin­guer cet ar­gu­ment, et qu’il le fera bien mieux que moi…

J’au­rai bien fait un troi­sième com­men­taire, mais il se fait tard. Si, quand même, une der­nière re­marque : bien que le litre de super coûte plus de dix balles à la pompe, nous ne sommes pas dans un choc pé­tro­lier. C’est pas moi qui le dit, c’est l’IN­SEE dans ce do­cu­ment (en pdf) où ils re­gardent les coûts en mon­naie constante.

Comme dit quel­qu’un de ma connais­sance, c’était ma contri­bu­tion à deux cen­times.

2)
GG
, le 01.06.2006 à 00:41

Le film d’Al Gore s’ap­pelle An In­con­ve­nient Truth . Ça a l’air ef­fec­ti­ve­ment pas­sion­nant.

Pour ceux qui veulent voir une des confs de Al Gore à ce sujet, suf­fit de cli­quer ici . Ça sera l’oc­ca­sion de voir quel­qu’un qui fait une pré­sen­ta­tion d’une in­croyable qua­lité, ou­bliant com­plè­te­ment les fa­meux « bul­let points » des clas­siques pré­sen­ta­tions Po­wer­Point au pro­fit d’images haute def met­tant to­ta­le­ment en va­leur son dis­cours au lieu de faire de la pré­sen­ta­tion ver­beuse et in­apte. À mon­trer à tout pré­sen­ta­teur qui a osé vous faire bouf­fer sa pré­sen­ta­tion de 200 dia­pos com­por­tant cha­cune 60 lignes de texte en corps 14…


Ze GG of Ze Gete.​net

3)
Après JC
, le 01.06.2006 à 02:02

Juste pour sug­gé­rer d’ajou­ter:

La taxe!

Si dès au­jour­d’hui nous taxons les éner­gies fos­siles (pé­trole, gaz et char­bon), nous nous pré­pa­rons dou­ce­ment mais sû­re­ment à l’aug­men­ta­tion iné­luc­table du prix de ces éner­gies dans quinze ou vingt ans.

Bravo m’sieur Alexis, c’est un bel et bon ré­sumé. J’ai lu le livre, je suis assez convaincu par la thèse même si je ne le trouve pas très bien struc­turé.

C’est la pre­mière fois que voyais énoncé cette réa­lité bête: la crois­sance ne peut être in­fi­nie sur notre monde… fini. Im­par­rable.

Sont éga­le­ment très bien ex­pli­qués l’aveu­gle­ment par le sa­cro-saint PIB et la gra­tuité des res­sources na­tu­relles selon toutes les mo­dé­li­sa­tions de sys­tèmes éco­no­miques… ap­proxi­ma­tion his­to­rique évi­dem­ment fausse!

Que la fin du pé­trole in­ter­vienne dans 10 ans, 40 ans, ou même en­core un peu plus tard ne change rien: ce n’est que la moi­tié d’une vie! Et il ne nous aura pas fallu plus de 200 ans pour brû­ler le fruit de 300 mil­lions d’an­nées… en toute in­cons­cience. Un peu comme l’équa­tion du né­nu­phare d’Al­bert Jac­quart: dou­blant de sur­face chaque jour, il pro­gresse d’abord len­te­ment. Mais une fois re­cou­verte la moi­tié du lac, il n’est qu’à la veille de le re­cou­vrir en­tiè­re­ment.

Longue vie à Cuk ka même!

4)
pter
, le 01.06.2006 à 02:09

super in­ter­res­sant. merci Alec6
Pas grand chose a dire, wait and see. Mais je reste de l’avis que le futur sera tres proche de ce montre les film « Mad­Max »:
« le pe­trole aux riches, les autres iront au char­bon! »

one more thing: je ne peut pas (en Chine) voir le dis­cour d’Al Gore !!!!

« Thanks for your in­ter­est in Google Video.
Cur­rently, the play­back fea­ture of Google Video isn’t avai­lable in your coun­try.
We hope to make this fea­ture avai­lable more wi­dely in the fu­ture, and we really ap­pre­ciate your pa­tience. »

cette fa­cheuse li­mi­ta­tion de l’in­for­ma­tion est tout aussi des­truc­trice pour l’hu­ma­nité. Il y a quand au moins 3/5 des ha­bi­tants de la pla­nête qui sont sou­mis a un la­vage du cer­ve­let constant avec contrôle ac­tifs des neu­rones evi­tant de les faire evo­luer d’un état « d’huitres » a celui d’Hommes…

ok, je sors…->

5)
Raphaël Fau­veau
, le 01.06.2006 à 05:46

Très in­té­res­samt.
Ha­sard ou pas, Jan­co­vici était in­vité sur Eu­rope 1 hier soir, à 23h.

6)
Oka­zou
, le 01.06.2006 à 06:13

Dis-moi, alec6, tu veux sé­rieu­se­ment nous faire croire que nous pour­rons conti­nuer à sur­con­som­mer im­pu­né­ment si nous taxons au­jour­d’hui l’usage de l’éner­gie fos­sile ?

Tu penses sé­rieu­se­ment que LE pro­blème ré­side dans les émis­sions de gaz à effet de serre et que pour le reste ben, ça va, on ne change rien ?

Ima­gines-tu sé­rieu­se­ment qu’un pro­blème aussi com­plexe puisse être ré­solu sans un pas­sage par la case « ana­ly­sons » ? En effet (de serre !), je viens de lire ton texte et je ne vois rien sur les causes du pro­blème. Mor­telle élu­sion !

Je ne connais pas de pro­blème ma­jeur qui ait été ré­solu sans une ana­lyse de fond préa­lable. Tu (les au­teurs du bou­quin) com­mences par l’éner­gie fos­sile qui fout le camp en nous lais­sant un effet de serre ca­la­mi­teux et tu ar­rives illico à la taxe ma­gique sans qu’il soit à aucun mo­ment ques­tion de notre (à nous, les riches) façon de vivre dans la sur­con­som­ma­tion (on nous a ha­bi­le­ment dres­sés à sur­con­som­mer). Comme si le monde n’était or­ga­nisé qu’au­tour de la consom­ma­tion d’éner­gie fos­sile, sans choix phi­lo­so­phiques, sans op­tions po­li­tiques, sans ques­tion so­ciale, sans mo­dèle éco­no­mique, sans l’homme res­pon­sable au mi­lieu de tout ça, en somme.

Or, c’est bien notre mode de vie qu’il faut mo­di­fier. Nous n’y échap­pe­rons pas. Et ce n’est pas une taxe (comme seul acte concret de nos nains po­li­tiques ?) qui mo­di­fiera la si­tua­tion. Au mieux (et je ne vois même pas com­ment), elle re­tar­dera la re­mise en cause pro­fonde d’un mode de vie in­changé qui conti­nuera de pro­duire ses ef­fets en les ag­gra­vant . En tout état de cause, une taxe n’est ja­mais un acte po­li­tique ma­jeur (une rus­tine, tout au plus) et sans acte po­li­tique ma­jeur, point de salut. Qu’on se le dise !

En outre, et ça peut de­ve­nir co­mique, la taxe met­tra dans la merde les fau­chés (de plus en plus nom­breux) qui ne pour­ront pas la payer pen­dant que les nan­tis, les pro­fi­teurs, conti­nue­ront à nar­guer les­dits fau­chés.

Ta taxe est ré­vo­lu­tion­naire dans ce sens qu’elle en­gen­drera une ré­vo­lu­tion po­pu­laire. C’est Ar­lette qui va être contente !


Au nom de l’Eu­rope, j’ai voté NON !
… et la gauche li­bé­rale au­rait tort de l’ou­blier.

7)
Fran­çois Cuneo
, le 01.06.2006 à 06:26

Et il ne nous aura pas fallu plus de 200 ans pour brû­ler le fruit de 300 mil­lions d’an­nées… en toute in­cons­cience.

Le pire, c’est que de­puis trente ans, ce n’est pas en toute in­cons­cience, mais en toute conscience…

8)
In­connu
, le 01.06.2006 à 06:48

Typo alert: « ter­ri­toires à l’al­ti­tude peu élevé… »

@ Home ||@ Work

10)
Roger Bau­det
, le 01.06.2006 à 08:58

Pas le temps de m’éta­ler au­jour­d’hui, mais bravo pour ton Hu­meur, Alec6.

11)
AleX54
, le 01.06.2006 à 08:58

Salut,

il y a aussi le géo­ther­mique, soit pour du chauf­fage col­lec­tif ou de la pro­duc­tion d’éléc­tri­cité, soit aussi pour ali­men­ter une pompe à cha­leur.

Pas de gaz à effet de serre dans ce cas.
http://​www.​canren.​gc.​ca/​tech_​appl/​index_​f.​asp?​CaId=3&​PgId=294

Je crois que les so­lu­tions ne manquent pas.
Ce qui manque, c’est la vo­lonté po­li­tique (d’ana­lyse, d’ac­tion, de chan­ge­ment …)

12)
Franck_­Pas­tor
, le 01.06.2006 à 09:04

Je re­grette presque de n’avoir qu’un bête Quad en Es­pagne pour les va­cances.

Pro­vo­ca­tion, quand tu nous tiens…

Perso je lan­guis de faire à vélo le Pico Ve­leta (3300m et quelques), la plus haute route d’Eu­rope, dans la Sierra Ne­vada. C’est au moins aussi bête que de faire du Quad, mais ça pol­lue beau­coup moins ;-)

Alec6, tu re­viens quand tu veux pour un autre ar­ticle, s’il est aussi in­té­res­sant que ce­lui-là !

13)
kos­to­glo­tov
, le 01.06.2006 à 09:26

Pour ceux que ça in­té­resse d’en sa­voir plus, il y a l’ex­cellent site et forum Oléo­cène.org qui traite de la ques­tion en long et en large …
L’in­tro­duc­tion à la pro­blé­ma­tique :
http://​oleocene.​org/​phpBB2/​viewtopic.​php?​t=6
Un ré­sumé pour les gens pres­sés :
http://​oleocene.​org/​phpBB2/​viewtopic.​php?​t=3

J’ajou­te­rais qu’à mon avis, le bou­quin de Win­gert « La vie après le pé­trole »
vaut tout au­tant le coup que ce­lui-ci, si pas plus (vu qu’il est tout ré­cent, il prend en compte les der­niers dé­ve­lop­pe­ments géo­po­li­tiques, et il aborde le pro­blème de ma­nière claire, com­plète et re­la­ti­ve­ment dé­pas­sion­née).
Lire éga­le­ment (dans un autre style) « Pé­trole Apo­ca­lypse » d’Yves Co­chet (car­ré­ment pes­si­miste, mais s’il faut se ré­veiller les neu­rones, c’est pas mal) ou le plus jour­na­lis­tique « la Face ca­chée du pé­trole » d’Eric Laurent, qui lève un coin du voile sur le monde opaque du pé­trole.

Content en tout cas de voir que ce pro­blème com­mence à émer­ger dans les mé­dias et sur la ‘place pu­bli­que’ ; tout le foin au­tour de la Prius consa­crée voi­ture gé­nia­le­ment éco­lo­gique par Cuk m’avait un peu gavé ; j’avais sé­rieu­se­ment songé à pos­ter en par­lant du Peak Oil. C’est heu­reux de voir qu’Alec6 l’a fait avec in­fi­ni­ment plus de ta­lent que moi ! :)

14)
alec6
, le 01.06.2006 à 09:44

Oli­vier !

Ne confond pas le Club de Rome avec ce que les jour­na­listes et la ru­meur en ont dit ! et puis, comme tu cites un ar­ticle écrit par l’au­teur soi même du livre qui fait l’ob­jet de cette hu­meur (!), lis le jus­qu’au bout !

Oka­zou !

Mais, nous sommes bien d’ac­cord sur les causes de cette ga­be­gie ! soit la sur­con­som­ma­tion al­liée à l’égoïsme le plus en­ra­ciné qui fut. On est d’ac­cord aussi sur la né­ces­sité de chan­ger notre mode de vie, c’est d’ailleurs la conclu­sion que nos deux au­teurs ap­portent à leur livre, ainsi que celle des deux dé­pu­tés dont je cite le rap­port en ré­fé­rence (il suf­fit de cli­quer en haut à gauche sur « Ver­sion PDF », té­lé­char­ger le rap­port et LE LIRE ! ou en­core d’al­ler ache­ter le bou­quin en ques­tion pour les mêmes rai­sons !

Une des so­lu­tions jus­te­ment est de taxer LA TO­TA­LITÉ des éner­gies fos­siles à la base et non seule­ment l’es­sence pour em­mer­der les mon­sieurs-tout-le-monde qui ne peuvent faire au­tre­ment, gna gna gna !

Si on compte sur le bon sens ci­vique et autres conne­ries nous ne sommes pas sorti de l’au­berge ! Car, pour­quoi faire des éco­no­mies sur quelque chose qui ne coûte rien ou presque pour l’ins­tant ?

En re­vanche, la vertu d’une taxe (sur le pé­trole, le gaz et le char­bon, je le rap­pelle) est d’in­ci­ter par le porte-mon­naie L’EN­SEMBLE des ac­teurs éco­no­miques ie. nous et les en­tre­prises à des com­por­te­ments éco­nomes en éner­gie, tant dans l’usage que l’on en fait (vrououuum avec sa oua­ture) que dans la concep­tion des sys­tèmes (mo­teurs, chauf­fage, chi­mie…) qui uti­lisent ces éner­gies fos­siles !

Ne rien faire au­jour­d’hui c’est se prendre dans la gueule l’aug­men­ta­tion iné­luc­table du coût de ces éner­gies dans 2, 5 ou quinze ans (la date ne fera rien à l’af­faire). Et alors nous ne pour­rons rien faire du tout si ce n’est s’at­tendre au pire.
La vertu de la taxe est jus­te­ment de pré­pa­rer ce « choc » à venir :
– en créant des ré­serves d’ar­gent pour aider ceux qui ne peuvent pas faire au­tre­ment
– en dé­ga­geant des fi­nan­ce­ments pour dé­ve­lop­per d’autres types d’éner­gie tels le géo­ther­mique, l’éo­lien… ou tout sim­ple­ment les éco­no­mies d’éner­gie par l’iso­la­tion de l’ha­bi­tat, la mise au point de mo­teurs moins gour­mands, le dé­ve­lop­pe­ment des trans­ports en com­mun, du train, des di­ri­geables et de tout le reste.
– ne ja­mais ou­blier non plus que la taxe va dans les poches de l’Etat et que l’Etat, jus­qu’à preuve du contraire, C’EST NOUS ! il est plus fa­cile de chan­ger d’élus ou de se pré­sen­ter soi-même que d’in­fluer sur les choix de la World Cie X, Y ou Z !!

Si j’ai fait l’apo­lo­gie, si ce n’est l’ar­ticle de ce livre, c’est parce qu’il pro­pose une so­lu­tion en amont du pro­blème, une so­lu­tion (la taxe) qui ne peut qu’amé­lio­rer la vie de toutes les so­lu­tions al­ter­na­tives que nous ap­pe­lons tous (je crois, à l’ex­cep­tion de JCP bien sûr ;-)) de nos vœux.

Pour conclure et en­fon­cer le clou, j’avoue en avoir raz le bol de l’acri­mo­nie de cer­tains mé­dias aux­quels j’ai été abonné (moi aussi Oka­zou) pen­dant des an­nées et qui se contentent de mon­trer du doigt, de mettre au pi­lori les uns, les autres et ceux qui res­tent sans pro­po­ser quoi que ce soit ! Je me ré­pète, lisez ce livre ainsi que le rap­port 3021 de l’As­sem­blé Na­tio­nale ! (18 € pour le pre­mier, gra­tos pour le se­cond !).

Alexis, tous les dé­fauts !

15)
kos­to­glo­tov
, le 01.06.2006 à 09:54

En pas­sant : les ré­ac­tions anti-taxe m’amuse beau­coup : elles servent par­fai­te­ment le pro­pos d’Alexis. En effet, c’est une belle illus­tra­tion de la dif­fi­culté qu’il va y avoir à faire ac­cep­ter aux po­pu­la­tions oc­ci­den­tales que l’éner­gie coû­tera vrai­ment plus cher et que le ni­veau de vie va bais­ser en consé­quent (et qu’il ne mon­tera pas beau­coup plus en Inde et en Chine).
Mais c’est hu­main, on re­chi­gnera tou­jours à payer plus au­jour­d’hui ce qui était gra­tuit ou presque hier.

Alexis, tu connais les bou­quins que je cite plus haut ?

16)
kos­to­glo­tov
, le 01.06.2006 à 09:56

Par ailleurs, Oli­vier, qui fait ré­fé­rence à Mal­thus, de­vrait lire (si ce n’est déjà fait) le Rap­port Lu­gano, de Susan George.

17)
alec6
, le 01.06.2006 à 10:03

Oui Kos­to­glo­tov, je les connais, mal­heu­reu­se­ment, je n’ai pas les ko­pecks pour les ache­ter en ce mo­ment (la vie de free lance est dou­lou­reuse en ce mo­ment !)

Un grand merci au pas­sage pour Fran­çois qui a gen­tille­ment mis en ligne ma prose « sal­va­trice ».

Alexis, tous les dé­fauts !

18)
kos­to­glo­tov
, le 01.06.2006 à 10:09

En tout cas bravo à toi d’avoir mis ça sur la table.
J’es­saie ré­gu­liè­re­ment d’abor­der le sujet au­près de mes amis et proches mais entre les in­cré­dules et les au­truches, y’a du bou­lot …

19)
alec6
, le 01.06.2006 à 10:34

En effet, l’in­té­ret du bou­quin et du rap­port 3021 de l’As­sem­blée est d’être jus­te­ment écrits par des per­sonnes éloi­gnées de la sphère « écolo », pour faire court.
Ce qui à mes yeux ne donne que plus de poids à ces constats ! ne don­nant que plus de va­leur à ce qui a été écrit bien plus tôt par les pro­ta­go­nistes du club de Rome, ou les éco­los of­fi­ciels ou of­fi­cieux qui tirent la son­nette d’alarme de­puis des lustres.

Alexis, tous les dé­fauts !

20)
To­TheEnd
, le 01.06.2006 à 10:52

Tout d’abord, bravo pour cette pre­mière contri­bu­tion! On es­père que ça mo­ti­vera d’autres contri­bu­tions!

Quelques points à re­le­ver avant de dé­bal­ler:

– Il n’y a pas eu de pic pro­duc­tion/consom­ma­tion en 1971-1973, mais tout sim­ple­ment une « in­dexa­tion » de l’OPEP… la part des pays arabes sur chaque baril a été qua­dru­plée… ce qui fut ef­fec­ti­ve­ment un choc pé­tro­lier mais pas parce qu’il y avait pé­nu­rie. Je ne parle pas trop des élé­ments liés au conflit is­raé­lien qui a aussi in­fluencé la crise (em­bargo sur les US et ses al­liés).

– Pour avoir vi­sionné la bande an­nonce de An In­con­ve­nient Truth, je confirme qu’il a l’air in­té­res­sant.

AleX54: la géo­ther­mie pour faire de l’élec­tri­cité, c’est dé­bile (voir mon hu­meur sur le sujet).

kos­to­glo­tov: je te trouve trop sé­vère avec l’his­toire de la Prius! Il faut bien com­men­cer à quelque part et le fait qu’un construc­teur s’y mette, c’est pas rien! Je trouve un peu fa­cile de dire qu’un truc est nul parce qu’il n’est pas par­fait. Pour moi, qu’un construc­teur com­mence à pro­po­ser des mo­dèles « al­ter­na­tifs », c’est vrai­ment pas rien!

Main­te­nant, je dé­balle:

La taxe. Quel beau mot. C’est comme les im­pôts, ça sonne bien dans le prin­cipe.

Mais il y a la réa­lité.

Les élus savent où se trouve leur cote de son­dage mais pas où va notre ci­vi­li­sa­tion… soit dans le mur.

J’ai des doutes et je ne suis sin­cè­re­ment pas pour une taxa­tion glo­bale de toutes les éner­gies fos­siles! Pour­quoi? J’ai prin­ci­pa­le­ment 2 rai­sons à op­po­ser:

1. La taxe telle que tu la dé­fi­nis est un peu com­pa­rable au mo­dèle Mar­xiste… très bien en théo­rie mais on connait tous la mise en pra­tique (j’en vois déjà en train d’as­ti­quer le « mais c’est pour­tant le bon mo­dèle »). Un état qui perd 50 mil­liards d’euro par an pour sim­ple­ment payer les in­té­rêts de sa dette n’uti­li­sera ja­mais cet ar­gent à bon es­cient. C’est la réa­lité.

2. Quelle part du pé­trole est uti­li­sée pour quoi? Par exemple, pour chaque litre de pé­trole brut ex­trait, quelle part va à la chi­mie? Au fioul? A l’es­sence? Etc.? Pour moi la ques­tion ré­side là car si tu veux faire chan­ger les ha­bi­tudes des gens, mais que seule­ment 5% du pé­trole brut va aux trans­ports et chauf­fages, c’est peine per­due et ef­fec­ti­ve­ment, tu vas mettre toute une par­tie de la po­pu­la­tion sous pres­sion pour rien. Par contre, si c’est 50%, ça vau­drait la peine… même s’il fau­drait avant tout taxer le char­bon et le fioul car ces deux pro­duits sont to­ta­le­ment dé­pas­sés quand on parle de chauf­fage ou de pro­duc­tion élec­tri­cité!

Enfin, je fi­celle mon dé­bal­lage:

Ainsi donc, le mal est l’ef­fet de serre et il faut sau­ver la pla­nète?

Quelle jolie phrase à nou­veau!

Faut-il vrai­ment sau­ver la pla­nète ou nous sau­ver nous?

J’ai le re­gret de vous ap­prendre que même si de­main on fai­sait pèter toute cette pla­nète avec du nu­cléaire, du gaz ou je ne sais quel autre truc, la Terre se por­tera très bien après. Après? Mais oui, peut être dans 100 ans, 1’000 ans ou 1’000’000 d’an­nées.

Par contre nous… c’est vrai qu’on sera mal barré. Mais dans le fond, n’est-ce pas une sé­lec­tion na­tu­relle? Je veux dire, toute es­pèce qui ne s’adapte pas ou dé­truit l’éco­sys­tème dans le­quel il vit dis­pa­raî­tra et pour moi, la na­ture c’est ça.

Alors au lieu de par­ler de la pla­nète, par­lons plu­tôt de nous au mi­lieu (sur!) celle-ci. Sommes-nous prêts à af­fron­ter les chan­ge­ments cli­ma­tiques pro­fonds qui s’an­noncent et qui sont en par­ties le ré­sul­tat de nos ac­ti­vi­tés (je dis en par­tie parce que dans le fond, c’est avant tout un cycle car ce ré­chauf­fe­ment cli­ma­tique au­rait eu lieu de toute ma­nière, avec ou sans nous mais peut être pas à la même vi­tesse)?

Peut être… c’est pos­sible. Mais pas pour tout le monde. Bien que les US su­bissent de plus en plus d’ou­ra­gans et de tor­nades dé­vas­ta­teurs, c’est d’autres peuples qui paie­ront le prix fort (dis­pa­ri­tion?) et en cela, je suis to­ta­le­ment d’ac­cord, c’est in­juste.

Bref, ne nous trom­pons pas d’ob­jec­tifs car comme quel­qu’un le di­sait, ana­lysé le mau­vais pro­blème, c’est trouvé des mau­vaises so­lu­tions à nos pro­blèmes. Si on fai­sait à nou­veau une ana­lo­gie à 2 balles, c’est un peu comme si notre ba­gnole per­dait de l’huile et qu’on change les 4 pneus… on ira pas beau­coup plus loin.

Merci en tout cas pour cette ré­flexion.

T

21)
alec6
, le 01.06.2006 à 11:11

Mais TTE, lis ce que j’ai écrit au nu­méro 14 ! Taxer les éner­gies à la base c’est aussi rendre plus cher le coût de fa­bri­ca­tion du béton, du trans­port ma­ri­time ou aé­rien, de la chi­mie et du reste.

Uti­li­sa­tion du pé­trole : 50% our les trans­ports, 40% pour le chauf­fage, 10% pour le reste en France, mais ailleurs la pro­por­tion peut va­rier selon les in­dus­tries ou l’uti­li­sa­tion des trans­ports in­di­vi­duels…

Ne pas ou­blier tout de même que le pé­trole est une res­source finie et non in­fi­nie. Ce qui reste va coû­ter de plus en plus cher à ex­ploi­ter no­lens vo­lens ! Rem­pla­cer la pé­tro­chi­mie par la car­bo­chi­mie est as­sas­sin en terme de ré­chauf­fe­ment.
Le ré­chauf­fe­ment ac­tuel est de 0,6° en moyenne et de 1° pour l’Eu­rope. Tous les mo­dèles éta­blis (par des im­bé­ciles bien sûr) pré­voient au mi­ni­mum 2° pour la fin du siècle si nous ne chan­geons rien. Et les consé­quences en sont pro­pre­ment dra­ma­tiques !

Alors si TTE a quelque chose de gé­nial à pro­po­ser d’autre en rem­pla­ce­ment de la taxe qu’il ne se prive pas !

Alexis, tous les dé­fauts !

22)
To­TheEnd
, le 01.06.2006 à 11:42

Ah, j’avais pas vu.

Mais comme tu le dis, ça c’est pour la France… quid de cette pro­por­tion au ni­veau mon­dial?

Parce que le pro­blème, c’est qu’avec la consom­ma­tion Fran­çaise, même si tu la ré­duis de moi­tié, qu’est-ce que ça re­pré­sente au ni­veau mon­dial? 3%, 5%, 8%? Donc, l’ef­fet sera nul au ni­veau mon­dial. Tout au plus on ga­gnera 2 ou 3 ans à l’échelle pla­né­taire!

Ce qui dé­montre bien les li­mites du sys­tème car avec un gou­ver­ne­ment ri­cain qui joue au­tant au sourd que ce­lui-ci (et d’autres et non des moindres)… on est pas sorti de l’au­berge.

La so­lu­tion? Elle est com­plexe et par consé­quent, dif­fi­cile à mettre en oeuvre!

Pour­quoi? Parce que jus­te­ment, le pro­blème est glo­bal et pas local!

Et d’ici à ce qu’on mette tout le monde d’ac­cord… je t’ex­plique pas… nous et tes en­fants se­ront pro­ba­ble­ment morts de vieillesse.

T

23)
kos­to­glo­tov
, le 01.06.2006 à 11:48

TTE, j’ai lu (dans le bou­quin de Win­gert cité plus haut) que c’est grosso-modo 50% du pé­trole MON­DIAL af­fecté aux trans­ports.
Je te laisses ima­gi­ner ce qu’il en sera quand les éco­no­mies chi­noises et in­diennes au­ront quelques an­nées de plus :)

24)
kos­to­glo­tov
, le 01.06.2006 à 11:50

Par ailleurs, je ne suis pas cer­tains qu’on me­sure tout ce que ça re­pré­sente.
Quelques exemples :
les avions : le coût du trans­port aé­rien est di­rec­te­ment lié au prix du pé­trole (car le car­bu­rant n’est pas taxé comme celui des ba­gnoles). Le prix du billet va donc aug­men­ter pro­por­tion­nel­le­ment : fini les voyages aux an­ti­podes, finie la dé­lo­ca­li­sa­tion et, à terme, fi­nies com­pa­gnies aé­riennes.
Agri­cul­ture : un des plus gros consom­ma­teurs de pé­trole, est l’agri­cul­ture, et pas uni­que­ment pour ali­men­ter les trac­teurs et mois­son­neuses-bat­teuses. Les en­grais et her­bi­cides sont tous pro­duits à par­tir de gaz et de pé­trole, et les agri­cul­teurs uti­lisent des ali­ments pour les ani­maux qui pro­ve­nant du monde en­tier. Ca re­joint la ques­tion des bio-car­bu­rants : com­ment sont-ils pro­duits ? Pas chez le fer­mier bio du coin, mais grâce à l’agri­cul­ture in­ten­sive, qui fait grand usage … de pé­trole.
Ma­tières Plas­tiques : la plu­part des gens ou­blient sou­vent que les ma­tières plas­tiques sont dé­ri­vées du pé­trole. Un ra­pide coup d’œil dans n’im­porte quelle pièce nous montre à quel points ils sont en­va­his­sants. Il y a de nom­breux autres ob­jets dans un mé­nage aussi pro­duits à par­tir du pé­trole.

En fait, quelque soit la façon dont on re­tourne le pro­blème, nous sommes coin­cés, déjà au­jour­d’hui, car notre dé­pen­dance est énorme. Et il faut an­ti­ci­per la dé­plé­tion main­te­nant, si on ne veut pas se re­trou­ver dans la po­si­tion du gars qui vou­drait bien ar­ri­ver à boire le fond de sa bou­teille d’eau, mais qui n’a plus assez de force pour la sou­le­ver.

25)
kos­to­glo­tov
, le 01.06.2006 à 12:14

TTE, concer­nant la Prius : ce qui me chif­fon­nait avec cet ar­ticle : de­puis quelques temps, j’ai la sen­sa­tion que les ac­teurs pé­tro­liers et les construc­teurs de vé­hi­cules à mo­teur à ex­plo­sions re­tournent leur veste dans des cam­pagnes de coms sa­vam­ment or­ches­trées. On nous parle de plus en plus d’éner­gie re­nou­ve­lable, d’en­ga­ge­ment pour la na­ture, de voi­tures hy­brides (ou car­ré­ment de voi­ture à l’hy­dro­gène, la bonne blague)… Per­son­nel­le­ment, j’y vois un peu de so­lu­tion et beau­coup de ges­ti­cu­la­tion … Ges­ti­cu­la­tion des­ti­née (évi­dem­ment) à nous faire consom­mer plus mais aussi à dé­tour­ner l’at­ten­tion du grand pu­blic de ques­tions com­plexes comme celles du Peak Oil (qui com­mence à être de plus en plus au­dible). J’y vois une ma­nœuvre de ra­bat­teur de resto : « venez donc voir chez nous les so­lu­tions mises en place pour sau­ver la pla­nète! » et sous-en­tendu « plu­tôt que d’al­ler voir plus loin et de vous dire qu’une vie sans ba­gnole est peut-être pos­sible ».
Donc, je suis d’ac­cord pour dire que, sur le plan tech­nique, les mo­teurs hy­brides sont un début de so­lu­tion pour le moyen terme ; mais je trouve com­plè­te­ment mal­hon­nête de lais­ser pen­ser que l’ave­nir de l’au­to­mo­bile en pas­sera par là.
Mais il est vrai qu’il est moins com­pli­qué d’ap­pré­cier son éco­no­mie de car­bu­rant sur le ta­bleau de bord de la Prius que de se taper des bou­quins dé­pri­mants pour ten­ter de com­prendre le prin­cipe de la dé­plé­tion aux tra­vers de courbes de Hub­bert (pour en conclure qu’on est mal barré) : et puis ça donne bonne conscience, c’est le prin­ci­pal … :)

26)
Après JC
, le 01.06.2006 à 12:28

Mais comme tu le dis, ça c’est pour la France… quid de cette pro­por­tion au ni­veau mon­dial?
Parce que le pro­blème, c’est qu’avec la consom­ma­tion Fran­çaise, même si tu la ré­duis de moi­tié, qu’est-ce que ça re­pré­sente au ni­veau mon­dial? 3%, 5%, 8%? Donc, l’ef­fet sera nul au ni­veau mon­dial. Tout au plus on ga­gnera 2 ou 3 ans à l’échelle pla­né­taire!

Il faut bien com­men­cer quelque part!
D’un point de vue li­bé­ral, cela peut per­mettre d’ac­qué­rir une avance (en terme de tech­no­lo­gie, d’équi­pe­ment…), donc éven­tuel­le­ment un « avan­tage concur­ren­tiel ».

Ce qui dé­montre bien les li­mites du sys­tème car avec un gou­ver­ne­ment ri­cain qui joue au­tant au sourd que ce­lui-ci (et d’autres et non des moindres)… on est pas sorti de l’au­berge.

Si tout le monde re­jette la faute sur son voi­sin non plus…

La so­lu­tion? Elle est com­plexe et par consé­quent, dif­fi­cile à mettre en oeuvre!
Pour­quoi? Parce que jus­te­ment, le pro­blème est glo­bal et pas local!

Certes, mais est-ce une rai­son pour ne rien faire? Petit à petit…

Et d’ici à ce qu’on mette tout le monde d’ac­cord… je t’ex­plique pas… nous et tes en­fants se­ront pro­ba­ble­ment morts de vieillesse.

J’en se­rais bien heu­reux… cela si­gni­fie­rais que ces fu­nestes pré­dic­tions au­ront été in­fon­dées.

Cou­rage, fuyons.

27)
ala­rache
, le 01.06.2006 à 12:31

J’ai une ques­tion:
Quel âge as tu Aex6?

Car je par­tage très sou­vent tes points de vue et j’ai 26 ans.
Il me semble que Oka­zou se sent éga­le­ment concerné par les pro­blèmes en­vi­ron­ne­men­taux et qu’il a, j’ai cru com­prendre, plus de 50 ans (four­chette basse il me semble, mes ex­cuses sinon).

Ceci car je constate au­tour de moi que les jeunes et les re­trai­tés ou en fin de car­rière, sont plus sen­sibles à ces pro­blèmes que les cadres.
Me trompe-je?

Il n’y a qu’à es­pé­rer que les jeunes ac­tuel­le­ment sen­si­bli­sés n’ou­blient pas ces idées lors de leur pas­sage à la vie ac­tive…

28)
Sa­luki
, le 01.06.2006 à 12:34

Cou­cou, j’ar­rive!

Tout d’abord, quel bon­heur de se connec­ter Air­port …dans une salle d’at­tente d’aé­ro­port et de lire cuk… et alexis.
En­suite, ça grince, car le Casa-Pa­ris va prendre une double claque: coût du car­bu­rant et perte de l’éco­no­mie d’échelle.
Air­bus a in­té­rêt à pré­voir des rames sur son 350.

Hier soir, sur « Gé­né­ra­tion Eu­ro­pe1 », Jan­co­vici (Dis-donc, Fran­çois, tu étais au cou­rant du pro­gramme pour pu­blier juste une heure après?) pre­nait bien l’exemple de l’avia­tion: « en 1950, seuls les ar­tistes de ci­néma, et les très riches pre­naient l’avion; les autres, non, et n’étaient pas plus mal­heu­reux ».
Dur pour nos en­fants d’al­ler faire de la pêche sous-ma­rine aux Sey­chelles. Mon frêre en a fait, au tuba, quand il y avait en­core du pois­son à Per­pi­gnan et il n’en a pas été plus mal­heu­reux: c’est un des der­niers su­jets qu’il a évo­qué avnt de pas­ser …ailleurs.

La taxe,
la fi­chue taxe, est une er­reur mons­trueuse si elle n’est ap­pli­quée qu’en France. Il ne s’agit pas de dire qu’elle va « cas­ser la crois­sance », j’ai déjà dit ici même, qu’il faut très vite pen­ser à la dé­crois­sance, mais sim­ple­ment que nous – l’Etat- se­rions rui­nés avant la fin de la pre­mière année. Ren­ché­ris­se­ment des coûts = fin des ex­por­ta­tions = ta­ris­se­ment des res­sources, mais la dette est tou­jours là.

« C’est le rôle des po­li­tiques », en­tend-on. « Ce n’est pas dans le pro­gramme de Sé­go­lène ».
Franche ri­go­lade.
Ils n’ont tous et cha­cun pour pro­gramme que ce qu’ils « sentent » qui plaira à leurs élec­teurs. Peu ont envie de se tirer une balle dans le pied, et quand ils prennent des dé­ci­sions à conte cou­rant de l’opi­nion ma­jo­ri­taire, ils le font en début de man­dat avec tout un tas de pom­mades à) ap­pli­quer en fin de man­dat…pour être ré­élus.

« Mes­sieurs les Chi­nois, tirez les Pre­miers ! »
Il y a un mo­ment qu’ils tirent…sur la corde.
Si on at­tend quelque chose, ce n’est pas de là-bas, cf. le manque d’info pri­maire là-bas bien mis en évi­dence par pter. Leur « crois­sance », ils ne sont pas prêts à mettre une croix des­sus.
Qui va aller leur por­ter le pet?
Ce ne sera ni moi, ni Oka­zou, ni Franck, GWB. Ni moi, parce que je ne serai pas écouté, ni Oka­zou parce qu’il sera vite em­bas­tillé, ni Franck, parce que c’est loin à vélo, ni GWB parce qu’il est de mèche (al­lu­mée) avec eux.

Bon.
Prions?


Du Mac­Por­table à l’Alu­book, en quinze ans je suis de­venu plus sage.

29)
Sa­luki
, le 01.06.2006 à 12:41

Ala­rache

Si les « vieux » sont plus sen­sibles au pro­blème, c’est aussi que leur confort ma­té­riel, par ici de la pla­nète, est as­suré. Pour les plus jeunes, on leur a bien mis en tête le « tou­jours plus » qui n’est pas Olym­pique mais son­nant et tré­bu­chant.

Pour l’âge d’alec6, main­te­nant qu’il est de­venu la star­lette de cuk…


Du Mac­Por­table à l’Alu­book, en quinze ans je suis de­venu plus sage.

30)
alec6
, le 01.06.2006 à 13:07

Star­lette ? La­guiller ?

Ala­rache, 20 de plus et trois jeunes hé­ri­tiers, de­si­gner en li­bé­ral et pas de ba­gnole (on peut se le per­mettre à Paris).

Bon, il faut vous dire la vé­rité, (Kos­to­glo­tov l’a pra­ti­que­ment dite), LE PÉ­TROLE EST IR­REM­PLA­çABLE !

– Quand on construit une voi­ture élec­trique ou hy­bride ou éco­nome, on n’aban­donne pas le pé­trole, on dé­place le pro­blème ou on en re­tarde l’échéance. Ne pas ou­blier la né­ces­sité de construire des routes, des par­kings, des ponts des tu­nels… et de les en­tre­te­nir.
– Pa­reil pour les avions.
– Idem pour l’agri­cul­ture : les en­grais, la mé­ca­ni­sa­tion, le trans­port du per­son­nel…
– Même re­marque pour la chi­mie des pein­tures, des sol­vants, des lu­bri­fiants, des iso­lants…
– Itou pour les plas­tiques, les ma­chins et les bi­dules qui as­pirent notre pous­sière, nous per­mettent de co­mu­ni­quer, de jouer, de voir, d’écou­ter, de man­ger, de né­toyer, de pho­to­gra­phier et j’en passe puisque tout cela fini à la pou­belle !

Et que l’on ne me parle pas de re­cy­clage ! l’éner­gie dé­pen­sée à re­cy­cler est au moins égale à celle dé­pen­sée pour fa­bri­quer un nou­veau truc et jeter l’an­cien !

L’es­poir ?
Faible !

Alexis, tous les dé­fauts !

31)
To­TheEnd
, le 01.06.2006 à 13:25

Après JC: pas d’ac­cord du tout! Tou­jours cette fou­tue vo­lonté de faire un bout pour avoir la conscience tran­quille! Alors je te pro­pose une ana­lo­gie plus par­lante!

Après JC et Cuk sont sur un ba­teau. Tout le monde de 7 à 77 ans boit 16’000 litres d’eau par jour et on est au mi­lieu de l’océan avec en­core 2 se­maines de na­vi­ga­tion pour avoir de l’eau po­table. Le pro­blème, c’est qu’il ne reste plus que 80’000 litres d’eau à bord.

Et toi, tu pro­poses que les per­sonnes entre 20 et 23 ans, soit 4% du ba­teau, s’éco­no­misent un maxi­mum… parce qu’il faut bien com­men­cer quelque part.

2 se­maines plus tard, on re­trouve le ba­teau et tout le monde est mort de soif. Dans le jour­nal de bord, on lira l’an­no­ta­tion sui­vante: « Merci à ceux qui se sont re­te­nus de boire et sont morts le 5ème jour. Tout le reste de l’équi­page est mort le 9ème jour. »

Cool.

Il n’y a pas de petit pas à faire! Tout le monde le fait ou on n’y ar­ri­vera pas! C’est pas com­pli­qué et je n’ai rien d’un mar­tyre… tout le monde y va ou pas!

ala­rache: merde… je suis entre les deux et en plus cadre… Un peu plus sé­rieu­se­ment, je me suis dis­puté sou­vent avec des étu­diants gau­chos bour­rés d’idées quand ils étaient étu­diants. Au­jour­d’hui, je ne parle plus à cer­tains car ils sont de­ve­nus des pour­ri­tures d’égoïsme… cher­chez l’er­reur.

Sa­luki: d’ac­cord avec une par­tie de ton in­ter­ven­tion. Là où on bi­furque, c’est que je pense que le voyage est à la base de la mixité et que ça nous rend hu­mai­ne­ment meilleur d’être confronté aux joies ou dif­fi­cul­tés des autres. Si la France ou la Suisse ne voya­geait pas, c’est pas 22% que Le Pen au­rait fait aux élec­tions, mais bien 78%. Mais peut être que je sors un peu du sujet…

T

32)
Ca­plan
, le 01.06.2006 à 14:02

Pile poil dans le sujet: le des­sin de Chap­patte dans Le Temps d’au­jour­d’hui:

image

33)
Sa­luki
, le 01.06.2006 à 14:12

TTE

On ne bi­furque pas l’un de l’autre, je suis pro­fon­dé­ment convaincu que la connais­sance d’au­trui, d’autres cultures, d’autres modes de vie sont un fac­teur de paix.
La preuve:
Dans mon vil­lage, les seuls re­beuhs qu’ils ont vus, c’est pour les ven­danges, car ils ne re­chignent pas au bou­lot et ne sont pas syn­di­qués… Et pour­tant Le Pen a fait 26% aux pré­cé­dentes pré­si­den­tielles et ça n’a pas l’air de s’ar­ran­ger pour les pro­chaines.

Je suis en mis­sion au Maroc pour l’UE, c’est aussi pour cet « idéal » – je n’ai pas d’autre mot dans mon vo­ca­bu­laire res­treint- et pas seule­ment les ho­no­raires…
Ce­pen­dant, si dans cinq ans je dois y aller en train+ba­teau+cha­meau, je ne suis pas sûr que Bruxelles me paiera les jours de voyage…


Du Mac­Por­table à l’Alu­book, en quinze ans je suis de­venu plus sage.

34)
kos­to­glo­tov
, le 01.06.2006 à 14:15

hehe, ce bon Cha­patte est sou­vent ex­cellent ! :)

TTE, concer­nant les so­lu­tions …
Avant de par­ler de taxes ou d’échéances élec­to­rales, je pense que la vraie pre­mière chose à faire, ab­so­lu­ment né­ces­saire, est, à l’échelle in­di­vi­duelle, de s’in­for­mer. C’est ce que je fait, de­puis que j’ai (un peu par ha­sard) dé­cou­vert la réa­lité du Peak Oil et ses consé­quences. Donc je lis des bou­qins, et je surfe.
C’est im­por­tant, car le pro­blème est com­plexe et re­couvre énor­mé­ment de do­maines qui vont de la géo­po­li­tique en pas­sant par l’éco­lo­gie et l’éco­no­mie jus­qu’à nos pe­tits faits et gestes quo­ti­diens (ceux qui, ad­met­tons-le, nous in­té­ressent sou­vent le plus).
De plus, vus les en­jeux, les avis sont dif­fé­rents (voire op­po­sés), les chiffres ma­ni­pu­lés, les sources ‘ou­bliées’ selon qui cause de quoi, et où, et quand … Dans les mois qui viennent ,on va sans aucun doute en­core en­tendre par­ler du prix du pé­trole dans les mé­dias, et ce ne sont pas né­ces­sai­re­ment les meilleures per­sonnes qui se­ront in­vi­tées à s’ex­pri­mer au bon mo­ment.

Mais à quoi bon, al­lez-vous me ré­pondre ? Hé bien à re­layez l’in­for­ma­tion à votre tour. Ce n’est vi­si­ble­ment pas par les po­li­tiques que ça se fera (bien que Vil­le­pin ait abordé le sujet de l’après-pé­trole ré­cem­ment, ainsi que Bush d’ailleurs …) donc ça pas­sera par les ONG, par la so­ciété ci­vile. A nous de jouer.

Alors je vous in­vite à nou­veau à vous faire au moins une opi­nion en al­lant lire un des bou­quins nom­més plus haut (en l’em­prun­tant à votre bi­blio­thèque mu­ni­ci­pale) ou d’al­ler au moins jeter un œil sur les liens que j’ai don­nés.

35)
alec6
, le 01.06.2006 à 14:23

Kos­to­glo­tov ! tu m’a copié ! j’al­lais dire la même chose !
A te lire c’est à croire que tu es l’au­teur du bou­quin !

TTE
Il n’y a pas de pe­tits pas à faire! Tout le monde le fait ou on n’y ar­ri­vera pas! C’est pas com­pli­qué et je n’ai rien d’un mar­tyr… tout le monde y va ou pas!

Mou­hai ! Tout le pro­blème est là et nous sommes mal bar­rés !

Alexis… tous les dé­fauts !

36)
Why­Not
, le 01.06.2006 à 14:46

Super ar­ticle, merci.

Le sujet abordé me ti­tille les neu­rones de­puis quelques temps et le livre plus les liens men­tion­nés ici vont cer­tai­ne­ment me per­mettre de pas­ser à un état d’agi­ta­tion cé­ré­bral plus éclairé.

Il est conster­nant de noter qu’en tout cas ces ques­tions ne semblent pas émou­voir autres me­sures nos po­li­tiques, qui, à l’ins­tar de GWB, ne comptent ap­por­ter que des so­lu­tions égoïstes et non glo­bales..

37)
To­TheEnd
, le 01.06.2006 à 14:51

kos­to­glo­tov: j’aprouve à 100%, le pro­blème, c’est de faire boire un âne qui n’a pas soif…

Perso, je fais des ef­forts et sur plein de points… mais je suis conscient que seul, ou avec les quelques per­sonnes que je peux un peu in­fluen­cer, on ar­ri­vera à rien. Après, j’ai ma conscience pour moi.

T

39)
alec6
, le 01.06.2006 à 15:11

Petit point à mi jour­née pour ceux qui dé­barquent sur le sujet et qui n’ont pas le cou­rage de re­lire toutes les in­ter­ven­tions.

Livres à lire :
– Le plein SVP de JM Jan­co­vici
– La vie après le pé­trole de Win­gert
– Pé­trole Apo­ca­lypse d’Yves Co­chet
– la Face ca­chée du pé­trole d’Eric Laurent
– Rap­port 3021 de l’As­sem­blée Na­tio­nale (gra­tuit)
– sites :
Oléo­cène
ASPO

Alexis… tous les dé­fauts !

40)
To­TheEnd
, le 01.06.2006 à 15:14

AleX54: je vois exac­te­ment de quoi tu parles. Mais je par­lais de l’élec­tri­cité… pas du chauf­fage. Pour ce der­nier point, ce type de pro­jet est par­fait. Mais pour l’élec­tri­cité, ce pro­jet manque de dé­tail car même à 200°, il va être dif­fi­cile d’ébouillan­ter de l’eau à 5km de pro­fon­deur et faire tour­ner une tur­bine qui pro­duira de l’élec­tri­cité…

T

41)
zi­touna
, le 01.06.2006 à 15:27

Très bon ar­ticle Alec6, OUI à la taxe, OUI à la dé­con­so­ma­tion, OUI à la bi­cy­clette.
Pour ma part, j’ai 39 ans et je me sens bien plus concerné que mon fils de 18 ans (les filles, les co­pains, la mu­sique…), bien que j’ai fait le maxi­mum pour lui bour­rer le crâne de « bonnes idées », il veut quand même pas­ser son per­mis de conduire ce petit con! sans doute un peu pour m’éner­ver, et il y réus­sit! ;-)
TTE, je suis assez d’ac­cord sur le prin­cipe sé­lec­tion na­tu­relle et tout ça, d’ailleurs, je suis de­venu un fan du nuk­léaire: fau­drait que l’on ait quelques « pe­tits pro­blèmes » de type Tcher­no­bil (en plus im­por­tant quand même, hein), bien dis­sé­mi­nés tout au­tour de la terre, que tout le monde en pro­fite bien, voire mieux, une bonne pe­tite guerre ato­mique: l’es­pèce hu­maine mute, seuls les plus forts sur­vivent, le pro­blème de la sur­po­pu­la­tion est reglé…
Je pense aussi aux ar­chéo­logues four­mis, qui dans quelques mil­liers d’an­nées se pen­che­ront sur la ques­tion de la dis­pa­ri­tion des hu­mains: com­ment une es­pèce do­mi­nante si bien im­plan­tée a-t-elle pu ces­ser d’exis­ter?
Ah, oui, à pro­pos de la Chine, un ami qui re­vient de Shan­gai a été épaté par le nombre in­croyable de 2 roues à pro­pul­sion élec­trique…
Ne me dites pas qu’ils au­raient un train d’avance…
z
pé­da­liste

42)
zi­touna
, le 01.06.2006 à 15:41

Le pire, c’est les gens qui, quand on sou­lève le pro­blème, disent:

« Ah, dans 50 ans, moi, je m’en fous, je se­rais mort »

Ça m’énerve, mais ça m’énerve…
z

43)
alec6
, le 01.06.2006 à 15:53

A pro­pos de dis­pa­ri­tion de l’es­pèce hu­maine, on pourra ré­flé­chir sur la dis­pa­ri­tion de la ci­vi­li­sa­tion Rapa Nui de l’île de Pâques ou plus proche de nous cultu­rel­le­ment et géo­gra­phi­que­ment des Vi­kings im­plan­tés au sud du Groënland au moyen âge…
Ci­vi­li­sa­tions flo­ris­santes qui ont ex­ploité et sur­ex­ploité les res­sources na­tu­relles de leur ter­ri­toire, jus­qu’à se bouf­fer les uns les autres en l’es­pace de quelques an­nées… puis Pfuuiiit ! plus rien !

De pro­fun­dis !

Alexis… tous les dé­fauts !

44)
Phfred
, le 01.06.2006 à 16:00

Après toutes vos in­ter­ven­tions, je re­joints TTE en étant beau­coup plus sombre quand à notre ave­nir. Perso, je sens une guerre ci­vile in­ter­na­tion­nale due aux fa­mines et à la pé­nu­rie de pé­trole d’ici 15 à 20 ans.
Vous par­lez de pé­trole (et de son manque) mais le pro­blème est plus pro­fond que cela.
Cela fait une tren­taine d’an­née, que le com­man­dant Cous­teau a dit que 2 mil­liard était le maxi­mum que pou­vait nour­rir la terre (et on est bien obligé de le croire quand on voit ce qui se passe). Nous sommes 6 mil­lard et demi et d’au­cun voit une sta­bi­li­sa­tion du chiffre à 9 ou 10 mil­liard. Je suis dé­solé, mais nous sommes beau­coup trop nom­breux pour ce que nous consom­mons (pé­trole y com­pris). Et là est le vrai pro­blème et ça ne chan­gera pas si fa­ci­le­ment…

Dans le doute, frappe en­core !

45)
zi­touna
, le 01.06.2006 à 16:12

le loup der­rière la porte

…C’est un dan­ger qui, très sim­ple­ment, pour­rait mener à la fin de notre ci­vi­li­sa­tion in­dus­trielle. C’est le dan­ger de la dé­plé­tion du pé­trole.

Pré­senté comme ça, c’est plu­tôt un bon début de pro­gramme, non?
z

46)
kos­to­glo­tov
, le 01.06.2006 à 16:13

Très bon site que j’ai ou­blié de cité.
(Bien que je lui pré­fère Oléo­cène pour son forum)

47)
kos­to­glo­tov
, le 01.06.2006 à 16:23

Un ave­nir sombre : voilà jus­te­ment la rai­son pour la­quelle il faut au mi­ni­mum s’in­for­mer sur le sujet … Le jour où les choses se gâ­te­ront (prix à la pompe qui ex­plose, émeutes, rayons vidés dans les SM, etc.) vous sau­rez au moins à quoi vous en tenir. De même que, si dans le cas plus im­pro­bable où le gou­ver­ne­ment a suf­fi­sem­ment an­ti­cipé, on se re­trouve avec des res­tric­tions en tout genre, des taxes, etc. Mieux vaut le sa­voir à l’avance ; ça évi­tera peut-être de faire un choix mal­heu­reux de­vant l’urne sous le coup de la co­lère ou de l’in­di­gna­tion …
Et en plus, si vous êtes des gars sym­pas, vous en aurez au­pa­ra­vant par­lez au­tour de vous pour pro­pa­gez la « bonne nou­velle » :)
Bref, l’in­té­rêt est avant tout d’être in­formé main­te­nant pour pré­ve­nir des ré­ac­tions épi­der­miques à des évé­ne­ments in­at­ten­dus qui vont dans tous les cas sur­ve­nir …

48)
Why­Not
, le 01.06.2006 à 16:33

Perso, je sens une guerre ci­vile in­ter­na­tion­nale due aux fa­mines et à la pé­nu­rie de pé­trole d’ici 15 à 20 ans.

Pour pré­ci­ser le terme ‘fa­mi­nes’, l’eau est l’élé­ment cru­cial. Il est déjà la cause d’en­jeux et de ten­sions géo­po­li­tiques im­por­tants, cf Syrie/Is­rael et le pla­teau du Golan, la Chine/l’Inde/le Pa­kis­tan et les ré­serves de l’Hy­ma­laya..

Et en plus, si vous êtes des gars sym­pas, vous en aurez au­pa­ra­vant par­lez au­tour de vous pour pro­pa­gez la « bonne nou­velle » :)

Allez tous à nos ba­tons de pé­le­rins :)

49)
Phfred
, le 01.06.2006 à 18:13

Par­fai­te­ment Why­not, l’eau EST l’élé­ment cru­cial. Et avec le ré­chauf­fe­ment de la pla­nète, mmmh… Les pré­vi­sio­nistes an­noncent dans le sud de la France des tem­pé­ra­tures qui sont ac­tuel­le­ment celles du Maroc, d’ici une pe­tite cin­quan­taine d’an­nées.

Dans le doute, frappe en­core !

50)
Mar­co­li­vier
, le 01.06.2006 à 18:14

Le futur de la terre, c’est tel­le­ment beau d’y pen­ser et si ten­dance…

Je suis en train de lire un livre ma­gni­fique d’An­dré Chieng qui s’in­ti­tule La pra­tique de la Chine. En quelques mots, André Chieng, fran­çais d’ori­gine chi­noise, s’es­saie de nous pré­sen­ter la vi­sion du monde (Wel­tan­schaung) chi­noise. At­ten­tion, ce n’est pas du tout un ou­vrage de géo­po­li­tique mais beau­coup plus un re­cueil de phi­lo­so­phie. Le monde est un pro­ces­sus plu­tôt qu’une pro­cé­dure, les faits de la réa­lité plu­tôt qu’un mo­dèle uni­ver­sel, leur rap­port au temps, la ques­tion de l’ac­tion, etc. Quelques-unes de ces idées pour­raient nous ser­vir dans notre ré­flexion.

Pour re­ve­nir à l’ar­ticle d’Alexis Bon­ne­fous, sans doute que le monde va mal, sans doute que l’éner­gie bon mar­ché di­mi­nue, sans doute que nous consom­mons trop, sans doute enfin que la pol­lu­tion c’est pas cool. A cela il fau­drait ra­jou­ter à peu près un mil­liard d’autre point dont le coeur est … moral: la vo­lonté de puis­sance de l’homme. Qu’est-ce que j’en­tends par là? Le fait que l’homme s’est dé­tourné des dieux pour s’ado­rer lui-même. L’homme s’est fait dieu, et un dieu s’ac­corde tout, c’est bien connu.

A mon sens, on peut pro­po­ser toutes les so­lu­tions-mo­dèles qu’on veut, au­cune ne fonc­tion­nera glo­ba­le­ment. Car le pro­blème de l’éner­gie, pol­lu­tion, crois­sance-dé­crois­sance … n’est que le pro­blème ap­pa­rent, celui qui nous dé­range le plus, notre porte-mon­naie, nos li­mites fi­nan­cières, notre qua­lité de vie. Pour vous éclai­rer un peu plus, je vous donne l’exemple d’une re­marque sur­prise dans une rue de Lau­sanne. Trois jeunes d’en­vi­ron 15 ans dis­cutent, en pas­sant à côté d’eux j’en­tends: « Ouais parce que tu vois, le GHB, c’est trop cool parce qu’après tu fais ce que tu veux à la gon­zesse ». C’est un exemple ex­trême mais qui dé­note une des­truc­tion com­plète des réa­li­tés vi­tales, le res­pect de son pro­chain et sa propre vo­lonté hé­do­niste qui doit être flat­tée, plus haut, plus fort, plus loin et cela à ja­mais. C’est ter­rible.

Les Chi­nois ne sont pas des par­ti­sans de l’Ac­tion ou de la Pro­cé­dure. Ils prônent plu­tôt le Pro­ces­sus, la Trans­for­ma­tion et l’Adap­ta­tion, moyens beau­coup plus an­crés dans le long terme qu’une taxe qui ne dis­cri­mine pas celui qui en est vic­time, ne règle rien (tou­jours la pro­messe du futur, et les im­menses in­té­rêts que l’Etat doit rem­bour­ser sur sa dette) et crée de nou­velles si­tua­tions de dé­tresse. La pen­sée chi­noise pré­fère créer des condi­tions fa­vo­rables pour per­mettre le chan­ge­ment qui se fait petit à petit et de ma­nière dif­fé­ren­ciée pour cha­cun. Par exemple, une loi sur la pol­lu­tion s’ap­plique sur les usines nou­vel­le­ment construites, alors que les vieilles ins­tal­la­tions ne sont pas te­nues de la res­pec­ter. Dé­marche dis­cri­mi­na­toire, pen­se­ront cer­tains, alors que si on re­garde la plus longue his­toire, les nou­velles usines vont petit à petit et ma foi assez ra­pi­de­ment rem­pla­cer les an­ciennes. Ainsi, on évite de mul­tiples pro­blèmes tels que la fer­me­ture pour im­pos­si­bi­lité de rem­plir les condi­tions, la faillite pour aug­men­ta­tions dé­rai­son­nées des coûts, la mise en péril de mil­lions d’em­plois, etc. Le ré­sul­tat sera pour­tant at­teint en quelques an­nées, sans faire in­tru­sion bru­tale dans le pro­ces­sus en cours. In­té­res­sant n’est-ce pas, alors que notre ap­proche oc­ci­den­tale pri­vi­lé­gie l’éta­blis­se­ment d’un rè­gle­ment très strict s’ap­pli­quant, uni­ver­sa­lité de la loi, à toutes les en­tre­prises sou­mises à l’au­to­rité lé­gis­la­tive. C’est d’ailleurs le grand drame et l’échec pro­grammé de l’UE. Niant l’ex­trême di­ver­sité des 25 pays de l’Union, Bruxelles pro­duit ses sommes de règles et pro­cé­dures ap­pli­cables par tous et par­tout. Puis vient en­suite la cor­rec­tion de la réa­lité, et l’éta­blis­se­ment de nou­veaux rè­gle­ments per­met­tant les ex­cep­tions etc.

A chaque pro­blème, ses so­lu­tions, en fonc­tion de la réa­lité concrète et non en fonc­tion d’une idée. Car, à tous ceux qui sont dé­goû­tés de la vie et se gar­ga­risent de l’uto­pie de leurs rêvent, n’ou­bliez pas qu’après la ré­forme, il en vient un autre, qui pré­cède la sui­vante. Et quand on se rend compte que ça ne marche tou­jours pas comme ça de­vrait, plu­tôt que de mettre en doute l’idéal uto­pique, on ac­cuse les sa­bo­teurs de l’idéal(-olo­gie), les gens de l’es­prit à papa, pour re­lan­cer de plus belle une nou­velle ré­forme. Les vau­dois connaissent bien ce syn­drome avec les constantes ré­formes de son école pu­blique, en mu­ta­tion (sic !).

Des so­lu­tions toutes faites, ça n’existe pas, de même que LA so­lu­tion! Mais pour re­ve­nir sur un thème pré­cé­dem­ment abordé, peut-être qu’il se­rait utile de re­ve­nir à la pra­tique sin­cère de ver­tus telles que la mo­des­tie, le doute, la pru­dence, la pa­tience ou en­core la tem­pé­rance. Et chan­ger de moto en pas­sant du je pense donc je suis au je doute donc je suis. Cela seule­ment pourra nous per­mettre d’ar­ri­ver à quelque chose, quoi, im­pos­sible à dire, mais quelque chose de beau­coup plus sain que ce qui est notre so­ciété.

Pour moi, c’est la seule dé­marche qui pourra por­ter des fruits à long terme, comme à court terme, sans por­ter at­teinte aux plus faibles ou aux plus ex­po­sés. Et là-de­dans, et bien, l’Etat n’a pas de rôle à jouer, mais le ci­toyen hon­nête et de bonne vo­lonté.

Si mon com­men­taire sort par trop du sujet d’Alexis Bon­ne­fous, je vous prie de n’en point m’en tenir trop ri­gueur.

Ami­ca­le­ment

Mar­co­li­vier

51)
Oka­zou
, le 01.06.2006 à 18:30

Nos élus ont perdu leurs crocs, le sys­tème éco­no­mique les leur a ar­ra­chés. Lors­qu’il leur vient à l’es­prit de mordre leur maître, la mor­sure ne laisse pas la moindre trace et le maître s’en amuse. Nous pas.

Tant que je n’en­ten­drais pas nos élus mettre en avant le pro­blème ma­jeur de la sur­con­som­ma­tion dans la re­cherche d’ex­pli­quer au peuple (comme le bon maître d’école Al Gore) qu’il n’est pas bon du tout de conti­nuer dans cette voie, je ne consi­dè­re­rais pas qu’ils rem­plissent la fonc­tion qui leur a échu.

Où en­tend-on nos re­pré­sen­tants po­li­tiques (tous sauf par­fois cer­tains Verts, le PC et l’ex­trême-gauche) mettre en avant ces vrais pro­blèmes ? Ils n’ont pour seul souci QUE leur ré­élec­tion ce qui met en évi­dence que s’ils tra­vaillent à leur car­rière (se­con­dai­re­ment pour leur parti) ce n’est ja­mais pour nous qu’ils tra­vaillent.
Le pre­mier GROS pro­blème est bien là. Il fau­drait com­men­cer par n’élire nos dé­pu­tés que pour un man­dat, deux au plus. Cette me­sure chan­ge­rait vrai­ment les choses.

Quand on voit nos élus pré­tendre don­ner du tra­vail à tout le monde quand ils savent fort bien que CE sys­tème éco­no­mique l’in­ter­dit ab­so­lu­ment et a fini par leur sous­traire leur propre pou­voir po­li­tique, les ré­dui­sant à un rôle de pan­tins du show-biz (au­quel il se sont d’ailleurs par­fai­te­ment adap­tés), je me dis qu’il faut virer de toute ur­gence go­dillots et élé­phants de la po­li­tique, com­plai­sants, sou­mis voire as­ser­vis, (pas­sons-les à la guillo­tine vir­tuelle) pour les rem­pla­cer par une nou­velle gé­né­ra­tion (dans une nou­velle ré­pu­blique), plus res­pon­sable, plus jeune, dés­in­ter­res­sée et im­pli­quée qui n’en­vi­sa­ge­rait pas la po­li­tique comme le lieu d’une car­rière per­son­nelle (ô com­bien per­son­nelle !) mais comme une mise au ser­vice du peuple pour une durée courte, dy­na­mique et pro­duc­tive, des ta­lents par­ti­cu­liers de ci­toyens réel­le­ment au ser­vice des ci­toyens. Au moins, les élus qui vou­draient soi­gner leur ego en lais­sant une image po­si­tive d’eux-mêmes dans l’his­toire n’au­raient-ils enfin d’autre choix que de réa­li­ser ce pour quoi ils sont élus.

Pour l’heure, vous le vé­ri­fie­rez aux pro­chaines élec­tions, les can­di­dats ne par­le­ront pas de l’Eu­rope et en­core moins de l’Eu­rope so­ciale, ils ne par­le­ront pas de re­mettre en cause notre mode de sur­con­som­ma­tion.
Ils par­le­ront de ré­formes, c’est-à-dire du moyen qui per­met, fausse avan­cée après fausse avan­cée, au sys­tème en place de per­du­rer. Quand il ne s’agit pas de contre-ré­forme façon Sar­kozy qui veut amé­ri­ca­ni­ser la France c’est-à-dire nous faire adop­ter, vo­lens no­lens, les mœurs du pays qui va le plus à contre-sens de la rai­son po­li­tique.

Quant au rap­port des par­le­men­taires fran­çais, très in­té­res­sant (nos fonc­tion­naires savent tou­jours faire un bou­lot de qua­lité, mais at­ten­tion à la main d’EDF dans l’ombre), il est trop ré­cent pour sa­voir à quel point il sera pris au sé­rieux par des élus pro­fes­sion­nels au ser­vice d’eux-mêmes. Fi­nira-t-il dans une pou­belle parce qu’il consti­tuera un obs­tacle à la ré­élec­tion de ceux qui pré­fè­re­ront tou­jours la dé­ma­go­gie à la po­li­tique ?
Les com­por­te­ments ver­tueux de ceux qui veulent hon­nê­te­ment se don­ner les moyens de lut­ter contre l’ef­fet de serre ne doivent pas être anéan­tis par le vœu mal­sain sous-ja­cent, très puis­sant, de conti­nuer à être élus par des élec­teurs dro­gués à la sur­con­som­ma­tion.


Au nom de l’Eu­rope, j’ai voté NON !
… et la gauche li­bé­rale au­rait tort de l’ou­blier.

52)
alec6
, le 01.06.2006 à 18:44

Marc Oli­vier,

In­té­res­sante in­ter­ven­tion et to­ta­le­ment dans le sujet. J’ai­me­rais croire que cette ap­proche du sujet puisse être une ré­ponse à notre pro­blème pla­né­taire, mais mal­heu­reu­se­ment tu ne chan­ge­ras pas la pen­sée oc­ci­den­tale, pla­to­ni­cienne, aris­to­té­li­cienne et au mieux car­té­sienne par une vi­sion taoiste et confu­céenne !

La taxe qui s’ins­crit dans notre pen­sée et qui à ce jour est à mes yeux l’une des meilleures idées du mo­ment, ne sera ja­mais ap­pli­quée ou alors bien trop tard !
Ne l’ou­blions pas, il fau­drait ré­agir dès main­te­nant et com­men­cer tout de suite à di­vi­ser par quatre mi­ni­mum notre (sur)consom­ma­tion de tout !

Pour se faire il fau­drait rayer de la carte les écoles de com­merce et leur idéo­lo­gie du tou­jours plus, fu­siller sans autre forme de pro­cès les ban­quiers, les fi­nan­ciers, les pu­bli­ci­taires, les mar­ke­teux, les de­si­gners qui in­ventent des trucs nou­veaux tous plus in­utiles les uns que les autres (j’en suis), les pos­ses­seurs de 4×4, les pi­lotes au­to­mo­biles et j’en passe… vi­tri­fier les bourses, les au­to­routes, les aé­ro­ports, les par­kings, les camps de consom­ma­tion et de loi­sir… bou­siller les chantres de la crois­sance, du PIB et du pro­grès à deux balles… écar­te­ler en place pu­blique les voya­gistes qui nous font rêver avec des plages pa­ra­di­siaques à l’autre bout de la pla­nète, les res­tau­ra­teurs exo­tiques avec leurs fruits, lé­gumes et den­rées di­rec­te­ment im­por­tées par avion de Pé­taouch­nock… émas­cu­ler les pères de fa­milles nom­breuses (j’en suis), flin­guer un en­fant sur deux et par­ti­cu­liè­re­ment les filles…
Et s’il en reste, nous se­rons heu­reux !

Dans le cas contraire, nous sommes mal bar­rés !

Pour citer le Tao  » Mieux vaut aban­don­ner que tenir un bol d’eau » (com­prendre de l’eau dans ses deux mains en coupe).

Pes­si­miste ? Oui !

Alexis… tous les dé­fauts !

53)
Oka­zou
, le 01.06.2006 à 18:46

« Parce que jus­te­ment, le pro­blème est glo­bal et pas local! »

Le pro­blème est au­tant glo­bal que local. Si tu n’en a pas une vi­sion à la fois ma­cro­sco­pique ET mi­cro­sco­pique, le pro­blème per­du­rera.


Au nom de l’Eu­rope, j’ai voté NON !
… et la gauche li­bé­rale au­rait tort de l’ou­blier.

54)
alec6
, le 01.06.2006 à 18:51

Oka­zou ! bor­del ! ton in­ter­ven­tion ne sert à rien ! nada ! mon­trer du doigt cette en­flure de Sar­kozy, sa clique et tous les autres ne ré­sou­dra pas le pro­blème ! Pas plus que mon pro­gramme de vi­tri­fi­ca­tion citée plus haut !
La seule diif­fé­rence est que je ne compte pas le mettre en œuvre, je verse dans la bou­tade ! toi non !

Alexis… tous les dé­fauts !

55)
Oka­zou
, le 01.06.2006 à 18:52

« Bon.
Prions? »

Ben voyons, tu veux qu’on se laisse cre­ver ?


Au nom de l’Eu­rope, j’ai voté NON !
… et la gauche li­bé­rale au­rait tort de l’ou­blier.

56)
alec6
, le 01.06.2006 à 18:56

Au Fait Marc oli­vier « GHB » c’est quoi ?

Alexis… tous les dé­fauts !

57)
Oka­zou
, le 01.06.2006 à 19:02

« Oka­zou ! bor­del ! ton in­ter­ven­tion ne sert à rien ! nada ! mon­trer du doigt cette en­flure de Sar­kozy, sa clique et tous les autres ne ré­sou­dra pas le pro­blème ! Pas plus que mon pro­gramme de vi­tri­fi­ca­tion citée plus haut ! »

Je te le dis tout net, cher alec6, si tu penses ça sé­rieu­se­ment c’est que tu ne vois pas que le pro­blème touche à la re­pré­sen­ta­tion dé­mo­cra­tique. Un an­ti­dé­mo­crate (ce que tu n’es pas, je le sais) ne tien­drait pas d’autres pro­pos.
Il semble évident que tous les hommes sur cette pla­nète, à l’ex­cep­tion d’une poi­gnée ul­tra-mi­no­ri­taire d’ul­tra-li­bé­raux, veulent que la pla­nète vive au­tre­ment. Or, en dé­mo­cra­tie, notre vo­lonté est re­layée par les élus. Si les élus ne jouent pas pour la dé­mo­cra­tie et ne res­pectent pas le vote dé­mo­cra­tique — je parle clai­re­ment de tes amis qui ont, comme toi, voté pour une Eu­rope en­core plus et dé­fi­ni­ti­ve­ment li­bé­rale — la pre­mière ur­gence est de se dé­bar­ras­ser de ces pour­ris avec les­quels au­cune sau­ve­garde ne sera pos­sible.

Main­te­nant, si tu es­times, comme cela semble, que le li­bé­ra­lisme doit se dé­ve­lop­per en­core et tou­jours pour sau­ver la pla­nète et nous avec, j’at­tends ta pro­fes­sion de foi, elle risque d’être in­té­res­sante.


Au nom de l’Eu­rope, j’ai voté NON !
… et la gauche li­bé­rale au­rait tort de l’ou­blier.

58)
To­TheEnd
, le 01.06.2006 à 19:14

Phfred: je ne sais pas si je suis d’ac­cord avec ton in­ter­ven­tion et ta ci­ta­tion de Cous­teau. Mon im­pres­sion, c’est que nous au­rions lar­ge­ment de quoi nour­rir cette pla­nète mais at­ten­tion, je ne dis pas n’im­porte com­ment! Tout d’abord, il pa­rait en effet dé­bile de pê­cher des cre­vettes en Nor­vège, de les conge­ler, de les faire dé­cor­ti­quer en Afrique et après une autre congé­la­tion, les ra­me­ner pour man­ger à 10km d’où elles ont été pê­chées après avoir voya­ger 8’000km mortes (si elles étaient vi­vantes, elles pro­fi­te­raient au moins de la bal­lade!)!

C’est une dé­bauche d’éner­gie qui n’est com­pré­hen­sible que d’un point de vue éco­no­mique à l’ins­tant T (pas moi!) mais pas sur T+T puisque à terme, ce mo­dèle est voué à dis­pa­raître pour toutes les rai­sons que nous évo­quons ici.

Le se­cond as­pect, c’est les res­sources. Quand on pense qu’on fait des quo­tas et qu’on jette des tonnes de nour­ri­ture dans les pays oc­ci­den­taux parce que: on en a trop acheté (il pa­rait que c’est 20% de ce qu’on jette!), on a trop pro­duit (com­bien de %?), les quo­tas sont spon­so­ri­sés (donc le be­soin est faussé) et enfin, le jeu des ex­por­ta­tions/im­por­ta­tions.

Je ne pense pas qu’il faille des OGM pour com­bler nos be­soins ali­men­taires… mais c’est clair que notre crois­sance dé­mo­gra­phique ne peut pas être in­fi­nie et qu’un jour ou l’autre, il fau­dra que des na­tions comme l’Inde ou d’autres calme un peu le jeu…

Mar­co­li­vier: ouais… je suis un peu em­prunté en te li­sant. Pour moi, la Chine, c’est un peu tout est n’im­porte quoi au­jour­d’hui et sur­tout l’ar­gent. Le reste (pol­lu­tion, droits hu­mains, etc.), ça sera pour plus tard, quand on sera dans le mur.

alec6: GHB=Acide Gamma Hy­droxy­bu­ti­rique… une es­pèce de drogue qui se fait aussi ap­pe­ler la « drogue du vio­leur » par cer­tains bons jour­naux du di­manche… à la base, elle ser­vait sur­tout pour d’autres choses… mais tout se re­cycle.

T

59)
JCP
, le 01.06.2006 à 19:17

(…)fu­siller sans autre forme de pro­cès les ban­quiers (…)

Fau­dra m’at­tra­per d’abord : je vais vite et par­tout avec mon Quad!

JCP

60)
Sa­luki
, le 01.06.2006 à 19:19

Ci­ta­tion de « Sa­luki-28 »:
« Bon.
Prions? »

Ben voyons, tu veux qu’on se laisse cre­ver ?

Bon, je vois que tu com­prends tou­jours aussi bien la mé­thode De­proges. Quand je parle de dé­crois­sance, ce n’est pas se lais­ser cre­ver, mais dire d’un seul mot ce que quelques cen­taines de lignes ont ex­primé plus avant.

Dé­crois­sance de la com­som­ma­tion d’éner­gie de toute sorte,
Dé­crois­sance de la po­pu­la­tion (on va vite y venir avec les conflits pour l’eau, et ce ne sera pas le Drang Nach Osten, mais bien vers le Nord et l’Ouest.
Dé­crois­sance des uto­pies pro­duc­ti­vistes,
Dé­crois­sance, hélas mais peut-on y échap­per? de la dé­mo­cra­tie.

61)
Mar­co­li­vier
, le 01.06.2006 à 19:39

Alec6, merci pour tes re­marques.

Le GBH ou drogue du viol:

Le GHB ou acide gamma hydro bu­ty­rique est un pro­duit stu­pé­fiant que les consom­ma­teurs uti­lisent pour fa­vo­ri­ser des re­la­tions sexuelles  » for­cées « . Les hommes y trou­ve­raient une re­la­tive sti­mu­la­tion sexuelle, les femmes ver­raient leur sexua­lité exa­cer­bée, avec des re­la­tions mul­tiples, in­vo­lon­taires et dont elles gar­de­raient in­cons­tam­ment le sou­ve­nir. Le pro­duit se­rait par­fois mis dans les bois­sons à l’insu des consom­ma­trices. Il s’en­sui­vrait des re­la­tions sexuelles  » consen­tantes  » et dé­bri­dées.

In­for­ma­tions ti­rées du site medecine-et-sante.​com . D’autres dé­tails sur la drogue dis­po­nible sur projectghb.​org .

Alexis, flin­guer tous le monde… tu n’y pendes pas sé­rieu­se­ment, dis? Je ne pro­pose pas de pas­ser d’une phi­lo­so­phie (oc­ci­den­tale) à une autre (confu­céenne). Je m’op­pose aux ré­vo­lu­tions, in­tel­lec­tuelles comme po­li­tique. Mais gar­dons en mé­moire la pen­sée de Loazi qui in­vi­tait à ré­duire son moi et bri­der ses dé­sirs. Ce qu’An­dré Chieng ex­pli­cite en di­sant que le taoïsme de prône pas le re­non­ce­ment à tout désir, comme le fait la tra­di­tion in­dienne, mais il pré­co­nise de mo­dé­rer ses en­vies, alors que le li­bé­ra­lisme éco­no­mique sup­pose qu’une aug­men­ta­tion de biens matl­riels ac­croit ipso facto le Bien. En effet, le taoïsme en­seigne que le bon­heur vient non pas de pos­sé­der plus de bien mais au contraire de la mo­dé­ra­tion de ses be­soins. Et quel est le constat que nous ob­ser­vons sur nous-mêmes? Si nous avons l’en­vie, et les moyens de le faire, on se paiera vo­lon­tiers le der­nier Mac­Book ou le week-end à Prague, mar­ke­ting ou non. L’en­nemi, s’il faut en cher­cher un, se trouve être nous-mêmes. L’en­nemi c’est moi. Je ne peux pas chan­ger mon moi, par contre cer­tai­ne­ment que je peux le res­treindre. Et je pré­fère res­treindre moi-même mon moi que d’autres, l’Etat, s’en chargent. Parce que très vite alors, l’en­nemi de­vient non seule­ment moi, mais aussi tous ceux qui veulent m’im­po­ser leur vi­sion du bien, et ça, non merci de tout coeur.

No­tons en­core que cette idée de mo­dé­ra­tion est aussi pré­sente, avec des ori­gines mo­rales dif­fé­rentes, dans la pen­sée chré­tienne et oc­ci­den­tale. Mais en­core une fois, je ne suis pas là pour pro­po­ser une so­lu­tion, puisque cette so­lu­tion n’existe pas; la voie étant de soi­gner chaque ma­la­die avec son re­mède spé­ci­fique.

To­TheEnd, en­core une fois, je ne cherche pas à mon­trer en exemple une pen­sée, un pays, une mé­thode. Et la Chine n’est certes pas la pa­na­cée. A cha­cun ses tares. Ce que je peux mo­des­te­ment prê­cher est le doute per­son­nel et la mo­des­tie de soi. D’ailleurs il n’y a rien de chi­nois là-de­dans. Je pense, n’en dé­plaise aux tu­ri­fé­raires de la ré­vo­lu­tion, que si cha­cun cherche à agir pour le « Bien » de soi, d’au­trui, du monde, bref pour le bien com­mun, un énorme obs­tacle aura été en­levé. Parce que ça si­gni­fie enfin de compte que je prends en compte les in­té­rêts dif­fé­ren­ciés de tous (au­tant des riches que des pauvres, des jeunes et des vieux, des re­li­gieux et des athées, etc). Et l’his­toire nous l’en­seigne, des so­lu­tions com­plexes ou simples à des pro­blèmes sub­tils, si ces der­niers sont ré­duits à des for­mules pro­cé­du­rales, ils as­surent les pires mas­sacres. On se rap­pelle le « pro­blème » juif des Nazis, ou en­core le « pro­blème » bour­geois » des com­mu­nistes. Et je crois vrai­ment pas que ce soit agir pour le bien com­mun.

Hu­mi­lité, je vous en prie, de croire par des­sus tout que nous ne sommes pas des dieux mais que des hu­mains, que nos ac­tions portent ce­pen­dant à consé­quences, et qu’il faut pri­vi­lé­gier la sa­gesse de la re­te­nue plu­tôt que la hargne des so­lu­tions ra­di­cales to­tales.

A vous,

Mar­co­li­vier

62)
kos­to­glo­tov
, le 01.06.2006 à 20:07

Mar­co­li­vier : Il est déjà dif­fi­cile de sim­ple­ment faire ac­cep­ter aux gens l’idée du Peak Oil im­mi­nent et la dé­crois­sance qui devra s’en­suivre, alors les rendre dé­fi­ni­ti­ve­ment bons, sages et hon­nêtes … Perdu d’avance !
Oka­zou et Sa­luki : comme sou­vent, je vois que le débat est ‘ra­me­né’ en ter­rain bien connu, chez cuk : po­li­tique fran­çaise, eu­rope, li­bé­ra­lisme, etc.
A cha­cun son prisme !
:)

63)
Oka­zou
, le 01.06.2006 à 20:08

Pour être clair, en quelques lignes :
Alors que la dé­mo­cra­tie (re­pré­sen­ta­tive) consiste à ce que les ci­toyens dé­lèguent à ceux qu’ils élisent le pou­voir d’ob­te­nir ce qu’ils de­mandent et que les élus s’en donnent les moyens par le choix d’une po­li­tique et la mise en place d’un sys­tème éco­no­mique aptes à y ré­pondre, le monde mar­chand d’au­jourd­hui ré­gente les so­cié­tés qui jouent son jeu en leur im­po­sant des buts qu’elles n’ont pas choisi. Les élus sont alors ra­va­lés au rang de re­lais du pou­voir éco­no­mique pour nous in­for­mer de ce que nous de­vons ac­cep­ter (« vous ne pou­vez y échap­per ») et nous y contraindre, que nous soyons d’ac­cord ou pas.

La dé­mo­cra­tie est donc pié­ti­née, il n’en reste que les ap­pa­rences : le droit de voter pour des re­pré­sen­tants élus.
Lorsque ces élus ne sont que les chiens de garde de la so­ciété mar­chande (ty­pique du cas Sar­kozy mais aussi des li­bé­raux de gauche), la re­pré­sen­ta­tion dé­mo­cra­tique est faus­sée et notre pou­voir volé.

La so­lu­tion n’est pas la taxe, une me­sure éco­no­mique d’im­po­si­tion au­to­ri­taire et de sur­vie, mais la dé­mo­cra­tie pleine et en­tière qui ga­ran­tit une vie choi­sie et la main­mise de nos re­pré­sen­tants élus sur une éco­no­mie utile et maî­tri­sée.

Ceci étant posé, ce n’est pas en s’ima­gi­nant que cha­cun d’entre nous, de son côté, consomme moins et plus in­tel­li­gem­ment que le pro­blème trou­vera ses so­lu­tions. Nous vi­vons dans une so­ciété or­ga­ni­sée en dé­mo­cra­tie, ne met­tons donc pas la dé­mo­cra­tie en dan­ger en la te­nant à l’écart par des com­por­te­ments in­di­vi­duels qui, pour res­pon­sables qu’ils soient, ne nous ap­por­te­raient, au bout du compte, qu’un ré­gime anar­chique en lieu et place d’une or­ga­ni­sa­tion com­mune choi­sie.
Sauf à n’être pas dé­mo­crate (on en a le droit) c’est donc bien le rôle, la fonc­tion so­ciale de nos re­pré­sen­tants élus qui consti­tue la clef du pro­blème si l’on admet que le peuple qui les élit n’est pas le dé­bile que d’au­cuns pré­tendent.


Au nom de l’Eu­rope, j’ai voté NON !
… et la gauche li­bé­rale au­rait tort de l’ou­blier.

64)
VRic
, le 01.06.2006 à 20:33

l’éner­gie dé­pen­sée à re­cy­cler est au moins égale à celle dé­pen­sée pour fa­bri­quer un nou­veau truc et jeter l’an­cien !

Je suis sûr que cro-ma­gnon avait déjà la so­lu­tion à ce non-pro­blème: ne pas jeter l’an­cien et paf, pas be­soin du nou­veau. Mon Po­wer­mac 9600 a 10 ans cette année, il est en super forme, je n’ai tou­jours rien trouvé qui vaille son cla­vier Apple étendu II et au­cune sou­ris mul­ti­bou­tons n’a réussi à me sé­pa­rer de l’ex­cel­lente d’ori­gine, alors même que j’en ai une au même en­droit en per­ma­nence pour le G4.

je pense que le voyage est à la base de la mixité et que ça nous rend hu­mai­ne­ment meilleur d’être confronté aux joies ou dif­fi­cul­tés des autres. Si la France ou la Suisse ne voya­geait pas, c’est pas 22% que Le Pen au­rait fait aux élec­tions, mais bien 78%.

Tu de­vrais re­gar­der au­tour de toi: tu re­marques qu’on n’est pas là? Plus be­soin de bou­ger pour s’en­ri­chir mu­tuel­le­ment, dingue non?

In­té­res­sant, agréable, etc., pas pa­reil que né­ces­saire. C’est la dif­fé­rence entre main­te­nant et la Re­nais­sance.

Cer­tains des peuples les plus doux et to­lé­rants n’ont pas bougé de chez eux de­puis le néo­li­thique alors qu’à l’in­verse tous les peuples agres­sifs, conqué­rants et com­mer­çants se sont for­cé­ment ca­rac­té­ri­sés par leurs dé­pla­ce­ments in­ces­sants.

La base de la mixité c’est l’ou­ver­ture d’es­prit, pas le voyage: l’ou­ver­ture d’es­prit est préa­lable tant au dé­part qu’à l’en­ri­chis­se­ment éven­tuel une fois parti. Ce n’est pas le tou­risme qui rend l’élec­teur de Le Pen moins con.

Il y a for­cé­ment dans la lit­té­ra­ture des exemples de ce que tu dé­cris, mais écrits par des gens déjà re­la­ti­ve­ment éclai­rés, pas des ex-élec­teurs de Le Pen: il est ex­trè­me­ment rare que quel­qu’un cesse d’être con et quand ça ar­rive, c’est une dé­marche in­té­rieure dont la ma­gni­tude re­lègue l’éven­tuel voyage au rang d’anec­dote cir­cons­tan­cielle.

65)
alec6
, le 01.06.2006 à 21:20

Oka­zou, je suis bien d’ac­cord avec toi, dé­mo­cra­tie pié­ti­née, élus à la ra­masse et autres dic­ta­ture du mar­ché, de la fi­nance, de l’éco­no­mie, de la pu­bli­cité, du mar­ke­ting et du 10% gra­tuit sur l’achat de deux pa­quets…
Et alors ?
Vive la dé­mo­cra­tie, pleine et en­tière ?

En­core d’ac­cord mais la réa­lité nous tombe sur la gueule à chaque élec­tion et la voix d’Oka­zou pèse le même poids que celle du séide du FN, du mi­nistre ou de moi même !
D’une ma­nière pra­tique il fau­drait chan­ger de sys­tème po­li­tique et pour cela élire les édiles idoines promptes à chan­ger de sys­tème… à sup­po­ser qu’elles ap­portent le chan­ge­ment at­tendu (pro­por­tion­nelle, non cumul, li­mi­ta­tion dans le temps, etc.), le lé­gis­la­tif est le do­maine des dé­pu­tés pas des ci­toyens lambda… à moins d’as­pi­rer à une dic­ta­ture… du peuple ?

Si tu n’es pas content de tes élus, alors change-s-en ou alors pré­sente toi à ton tour dans un parti quel­conque ou crée ton parti po­li­tique… réel­le­ment !

Quant à la Taxe pro­po­sée par Jan­co­vici et Grand­jean, je conti­nue à consi­dé­rer que c’est la plus réa­liste de toutes les pro­po­si­tions en­tre­vues ici ou là… mais si tu as mieux à pro­po­ser de concret pour ap­por­ter un début de ré­ponse au pro­blème qui nous ras­semble ici au­jour­d’hui…

Alexis… tous les dé­fauts !

66)
To­TheEnd
, le 01.06.2006 à 22:24

Ouais, vous par­lez tou­jours de ces élus comme moi je pour­rais par­ler du Pape et de la Bible… Comme si en priant assez fort, ça chan­ge­rait quelque chose.

Moi, ça fait long­temps que je ne crois plus dans les élus… et pas seule­ment parce que je suis un fu­mier de ca­pi­ta­liste, plu­tôt parce que les per­sonnes qui se bal­ladent avec un ba­ro­mètre dans le cul ne m’ins­pire pas confiance… et ils me prouvent tous les jours que j’ai rai­son.

Au fait, quand un gou­ver­ne­ment re­met­tra à chaque ci­toyen une Du­cati Des­mo­se­dici RR … je ré­vi­se­rai mon ju­ge­ment.

T

67)
Après JC
, le 01.06.2006 à 22:48

Une pe­tite pré­ci­sion qui n’ap­pa­rait pas dans la pré­sen­ta­tion d’Alexis:
Mon­sieur Jan­co­vici ex­plique dans son livre que, on y pense pas tou­jours, les ma­tières pre­mières n’ont au­cune va­leur… puisque nous ne payons que ce qu’elles coûtent à ex­traire, trans­for­mer et trans­por­ter.
Ceci tout sim­le­ment parce qu’on les a d’abord crue in­fi­nies (ce qui, au re­gard de la consom­ma­tion d’alors, était une bonne « aproxi­ma­tion »). Nous sa­vons au­jour­d’hui qu’il n’en est rien, mais il reste très dif­fi­cile d’en éva­luer le stock… donc la va­leur (vous savez bien: ce qui est rare est cher…).

La taxe pro­po­sée n’est donc pas une « simple » taxe « de plus »: elle doit mettre fin à cette gra­tuité des res­sources et leur don­ner enfin une va­leur, certes ar­bi­traire, mais qui ne soit pas le seul effet de la spé­cu­la­tion li­bé­rale.

Est-ce une (bonne) so­lu­tion?
Elle a le mé­rite (?) de lais­ser le « jeu » li­bé­ral faire le reste…

68)
mge
, le 01.06.2006 à 23:13

Bon­jour,

J’ai com­mencé à lire cuk pour la photo, conti­nué pour le mac (iMac G3 en 2000 et Co­re­Duo de­puis 2 mois), et main­te­nant j’ai l’éco­lo­gie en plus. Que du bon­heur!

Bon sinon en vrac:
* on peut faire des po­ly­mères (plas­tics …) à base de vé­gé­taux: c’est en­core trop cher pour l’ins­tant.
* c’est bien d’uti­li­ser des vé­gé­teaux pour faire des car­bu­rants, des plas­tics, etc, mais fau­drait pas que ces vé­gé­taux soient pro­duits en pol­luant!
* on peut se pas­ser des avions: les ba­teaux çà va bien, même à voile y’a en­core 100 ans on tra­ver­sait l’at­lan­tique avec.
* si on se re­met­tait à pro­duire et consom­mer local, çà évi­te­rait de faire venir du pou­let ou du soja du Bré­sil, ou du rai­sin du Chili en hiver par avion.
* avant d’ache­ter un truc, si on se de­man­dait par qui çà a été fait, et dans quelles condi­tions so­ciales et en­vi­ron­ne­men­tales; est-ce que la per­sonne qui l’a fait est cor­rec­te­ment ré­mu­né­rée; quel est l’im­pact sur l’en­vi­ron­ne­ment de cette pro­duc­tion, et de ma consom­ma­tion de ce pro­duit (em­bal­lage jeté, pro­duit jeté en fin de vie).
* si on se di­sait qu’on peut chan­ger de ni­veau de vie, sans pour au­tant chan­ger de qua­lité de vie, on au­rait peut-être moins be­soin de pro­duire plus pour ga­gner plus.
* …

69)
Hervé
, le 01.06.2006 à 23:42

Il semble évident que tous les hommes sur cette pla­nète, à l’ex­cep­tion d’une poi­gnée ul­tra-mi­no­ri­taire d’ul­tra-li­bé­raux, veulent que la pla­nète vive au­tre­ment.

Tes évi­dences sont … évi­dentes : 1 mil­liard de chi­nois, au­tant d’in­diens, les Sud-amé­ri­cains et les Afri­cains ai­me­raient bien que cela change et pou­voir …. consom­mer comme nous ! Et leurs élus res­pectent leur vo­lonté : ils font ce qu’ils peuvent pour que cela ar­rive. C’est ça la dé­mo­cra­tie, pas vrai ?

70)
Oka­zou
, le 01.06.2006 à 23:48

« Oka­zou, je suis bien d’ac­cord avec toi, dé­mo­cra­tie pié­ti­née, élus à la ra­masse et autres dic­ta­ture du mar­ché, de la fi­nance, de l’éco­no­mie, de la pu­bli­cité, du mar­ke­ting et du 10% gra­tuit sur l’achat de deux pa­quets…
Et alors ? »

Et alors, au risque de me ré­pé­ter, puisque l’élu re­pré­sen­ta­tif est le pas­sage obligé d’une dé­mo­cra­tie ef­fi­cace, il est temps de s’adres­ser di­rec­te­ment à eux pour qu’ils cessent une fois pour toutes leur petit jeu aussi mal­sain que fu­neste.

Ren­con­trer son dé­puté en tête-à-tête est dif­fi­cile et peu pro­duc­tif. Au mieux dé­ran­gera-t-on son dé­lé­gué qui vient sur le ter­rain pour ré­gler les pro­blèmes concrets des par­ti­cu­liers.
En re­vanche, nous le sa­vons bien sur Cuk.​ch, nous dis­po­sons dé­sor­mais de l’ou­til de la Toile et eux aussi. Cer­tains ont ou­vert un site, forum, blog, mais tous dis­posent d’une adresse élec­tro­nique à l’As­sem­blée.
La Toile nous per­met d’exer­cer un cer­tain contrôle sur l’ac­tion des élus. Nous pou­vons donc les joindre pour les ques­tion­ner sur la po­li­tique gé­né­rale fran­çaise, eu­ro­péenne et in­ter­na­tio­nale. Il ne faut pas se gêner.

D’une part, outre que nous lui rap­pe­lons que nous exis­tons, sur­tout si nous avons voté pour lui, un dé­puté qui re­çoit plu­sieurs mes­sages sur un même sujet le re­mar­quera et ne pourra faire au­tre­ment qu’en tenir compte. Sauf Sar­kozy qui n’est sen­sible qu’aux ré­ac­tions des élec­teurs du Front na­tio­nal.
D’autre part, les ré­ponses que l’élu fait à nos ques­tion­ne­ments ne peuvent pas être fausses, sous peine que cela se sache dans sa cir­cons­crip­tion, où il a tout à perdre, et ailleurs, et si la ré­ponse est éva­sive ou hy­po­crite, rien ne nous em­pêche d’in­sis­ter. La ré­ponse, il nous la doit.

En­suite, avant les élec­tions, les can­di­dats or­ga­nisent des réunions pu­bliques au cours des­quelles ils sont sen­sés pré­sen­ter leur pro­gramme. Ce ne sont pas tou­jours des soi­rées-dé­bats mais il est tou­jouurs pos­sible d’in­ter­ve­nir, au­to­risé ou pas.
C’est au cours de ces soi­rées qu’il est pos­sible de contes­ter ou d’ap­prou­ver l’ac­tion du can­di­dat s’il était élu et d’uti­li­ser les ré­ponses qu’il a faites à vos ques­tions écrites en­voyées par cour­riel, qu’il soit élu ou seule­ment can­di­dat. L’es­quive sera de plus en plus dif­fi­cile pour eux et ils le savent. Pro­fi­tons-en !

Il se trouve que je suis de­venu, dans mon sec­teur géo­gra­phique, un spé­cia­liste de l’in­ter­pel­la­tion pu­blique de mes élus de gauche (je ne perds pas mon temps avec les autres) et que les ré­sul­tats sont pro­bants, la dé­mo­cra­tie y ayant gagné année après année. Les spec­ta­teurs, hor­mis quelques grin­cheux ou quelque ap­pa­rat­chick en­goncé dans ses ré­flexes, ap­pré­cient que l’homme pu­blic puisse être ques­tionné ou contesté. On se fait éga­le­ment de cette façon de nou­veaux amis, ce qui n’est pas né­gli­geable. Plus on est de fous…

Voilà, alec6, avec de tous pe­tits moyens, ce que l’on peut faire pen­dant toute la lé­gis­la­ture pour que nos élus ne dé­rapent pas entre l’heure de leurs pro­messes et celle de leurs ac­tions.

Men­tir ou conduire une ac­tion po­li­tique, il faut choi­sir.


Au nom de l’Eu­rope, j’ai voté NON !
… et la gauche li­bé­rale au­rait tort de l’ou­blier.

71)
Oka­zou
, le 02.06.2006 à 00:08

« Tes évi­dences sont … évi­dentes : 1 mil­liard de chi­nois, au­tant d’in­diens, les Sud-amé­ri­cains et les Afri­cains ai­me­raient bien que cela change et pou­voir …. consom­mer comme nous ! Et leurs élus res­pectent leur vo­lonté : ils font ce qu’ils peuvent pour que cela ar­rive. C’est ça la dé­mo­cra­tie, pas vrai ? »

Tes évi­dences ne tiennent pas la route un ins­tant.
je te parle de dé­mo­cra­tie et tu me ré­ponds par l’exemple du seul grand pays au monde qui se soit pro­pulsé au ni­veau de la seule puis­sance réel­le­ment li­bé­rale de la pla­nète.

La Chine, c’est le rêve du li­bé­ral. Il n’est que de voir comme ils s’y bous­culent !
Là-bas, la dé­mo­cra­tie ne les gêne pas aux en­tour­nures et rien ne les ar­rête dans leur pro­gres­sion sau­vage. C’est tou­jours le plus fort ou le plus malin ou le plus mal­hon­nête ou l’en­semble des trois qui l’em­porte. Avec un ré­ser­voir de néoes­claves qui n’est pas près de se tarir. Du nanan !

Au-des­sus de tout ça, non pas des bour­si­co­teurs, hommes d’af­faires, fi­nan­ciers ou as­su­reurs, non pas des hommes d’ar­gent comme ceux qui nous gou­vernent mais plus sim­ple­ment un pou­voir au­to­ri­taire, to­ta­li­taire, ab­solu qui manie la peine de mort pour un oui (il fal­lait dire non, t’es mort) ou pour un non (il fal­lait dire oui, t’es mort).
le pays le plus proche de la Chine, dans la ma­nière, n’est pas l’Ara­bie Séou­dite, comme nous se­rions por­tés à le croire, l’Is­lam tient pour l’heure le ca­pi­ta­lisme pur et dur à dis­tance, mais les USA de Bush, peine de mort com­prise. C’est notre ave­nir, selon Sar­kozy.

[A parte] Sur France-mu­sique, en ce mo­ment, la can­tate BWV 21 de Bach dans sa meilleure ver­sion ![/a parte]


Au nom de l’Eu­rope, j’ai voté NON !
… et la gauche li­bé­rale au­rait tort de l’ou­blier.

72)
Hervé
, le 02.06.2006 à 01:00

Comme d’ha­bi­tude, Oka­zou ne lit et ne re­tient que ce qui lui per­met de ré­pli­quer. J’ai parlé d’1 mil­liard de chi­nois, ça fait « tilt ». Mais le mil­liard d’In­diens et les autres … on les ou­blie.

J’ai parlé de ni­veau de vie, on parle dé­mo­cra­tie… Ils s’en foutent de la dé­mo­cra­tie, ce qu’ils veulent, c’est vivre cor­rec­te­ment que ce soit grâce au li­bé­ra­lisme ou n’im­porte quoi. Crois-tu que les Afri­cains qui dé­barquent aux Ca­na­ries ac­tuel­le­ment viennent cher­cher le droit de voter… Ils viennent cher­cher à man­ger dans nos ré­gimes li­bé­raux.

Re­prends un peu la py­ra­mide de Mas­low et tu ver­ras que les pro­blèmes dont nous par­lons (et qui sont de vrais pro­blèmes) ne se trouvent pas à la base, mais au som­met.

Il y avait dans Le Temps un ex­cellent ar­ticle sur la théo­rie du com­plot : il y a eu les 300 fa­milles en France, les francs-ma­çons, les Juifs, l’Opus Dei, j’en passe et des meilleurs. Ra­jou­tons le li­bé­ra­lisme (ultra ou neo), puis­qu’on n’a plus le com­mu­nisme.

Tiens, his­toire de com­pli­quer en­core un peu la pro­blè­ma­tique ; qui sont les grands ini­tia­teurs de ce li­bé­ra­lisme : les caisses de pen­sions qui gèrent des sommes as­tro­no­miques (30% pa­raît-il de la fi­nance mon­diale) et qui veulent des ré­sul­tats im­mé­diats pour que … nous puis­sions vivre une re­traite dé­cente.

73)
Oka­zou
, le 02.06.2006 à 06:05

« Comme d’ha­bi­tude, Oka­zou ne lit et ne re­tient que ce qui lui per­met de ré­pli­quer. J’ai parlé d’1 mil­liard de chi­nois, ça fait « tilt ». Mais le mil­liard d’In­diens et les autres … on les ou­blie. »

Bon, c’est vrai, j’ai un peu éludé, alors voyons le reste.

Rien ne per­met d’af­fir­mer que les In­diens rêvent des ri­chesses des pays riches. Il suf­fit de voir les so­lu­tions qu’ils adoptent de­vant les pro­blèmes posés par les firmes oc­ci­den­tales qui viennent les ex­ploi­ter. C’est toi qui passe ta re­traite en Grèce ? Change de coin, va voir Cal­cutta… Tu n’en re­vien­dras pas.

Croire que les avi­di­tés oc­ci­den­tales sont par­ta­gées par tous les hu­mains c’est vrai­ment prendre les non-oc­ci­den­taux pour des cons. Laisse donc aux seuls Za­mé­ri­cains l’illu­sion qu’ils peuvent être un mo­dèle pour l’hu­ma­nité alors que c’est chaque hu­ma­nité qui, à tort ou à rai­son, est un mo­dèle pour elle-même. Tant qu’ils se croient les meilleurs ils ne sont pas déses­pé­rés. Le jour où il sau­ront, nous les plain­drons. Mo­dé­ré­ment.

Les pauvres du monde veulent d’abord man­ger à leur faim, en­suite se loger, s’ins­truire et tra­vailler. Nous sommes in­ca­pables, de­puis que nous les avons dé­cou­verts, de leur ap­por­ter ce mi­ni­mum. On ne pense à eux qu’en terme de main-d’œuvre quasi gra­tuite et aux ri­chesses lo­cales à trans­fé­rer dans nos banques et nos mu­sées, selon l’in­té­rêt des prises.

Alors, Hervé, ne te cache pas der­rière ton doigt, on te voit, ni der­rière ta py­ra­mide de Mas­low, elle n’est pas assez grosse pour te mas­quer. Tu es res­pon­sable, comme les autres, il fau­dra bien l’ad­mettre.

Tu sors ta théo­rie du com­plot, c’est tout ce que tu as trouvé. Cette ma­nière de cen­sure ca­mou­flée (évi­dem­ment, ca­mou­flée) est pi­toyable. Ça vaut son point God­win. Je te laisse à tes jeux d’en­fant qui se ment.


Au nom de l’Eu­rope, j’ai voté NON !
… et la gauche li­bé­rale au­rait tort de l’ou­blier.

74)
Oka­zou
, le 02.06.2006 à 06:32

« Tiens, his­toire de com­pli­quer en­core un peu la pro­blè­ma­tique ; qui sont les grands ini­tia­teurs de ce li­bé­ra­lisme : les caisses de pen­sions qui gèrent des sommes as­tro­no­miques (30% pa­raît-il de la fi­nance mon­diale) et qui veulent des ré­sul­tats im­mé­diats pour que … nous puis­sions vivre une re­traite dé­cente. »

Dé­ci­dé­ment, j’al­lais en­core élu­der une par­tie de ton in­ter­ven­tion. Oc­cu­pons-nous en, elle en vaut la peine.
Nous avons déjà abordé ici le pro­blème des re­trai­tés qui vivent sur des fonds de pen­sion mais tout le monde n’en a peut-être pas pro­fité.
Un jour, nos amis ou­vriers de Ge­ne­ral Mo­tors, énorme firme amé­ri­caine, ap­prennent que la pro­duc­tion va être dé­lo­ca­li­sée. Ils se lancent dans une des plus grosses grèves qu’a connu l’Amé­rique et fi­nissent par ob­te­nir gain de cause.
Des fonds de pen­sion étaient ma­jo­ri­taires au sein de l’en­tre­prise et exi­geaient de voir leurs pro­fits aug­men­ter de 15 % l’an, comme prévu dans leur très li­bé­ral plan lors­qu’ils ont ac­quis la firme. Mal­heu­reu­se­ment, ces 15 % n’étaient ac­ces­sible qu’en dé­lo­ca­li­sant l’en­tre­prise et en col­lant au chô­mage des di­zaines de mil­liers de fa­milles (il n’y a pas que le tra­vailleur, qui est tou­ché mais la fa­mille tout en­tière).
Voilà des re­trai­tés qui ne ré­pu­gnaient pas du tout à vivre le temps qu’il leur reste sur le dos et la souf­france de la gé­né­ra­tion qui les suit, c’est-à-dire leurs en­fants.
Doit-on ap­plau­dir ? Ou lan­cer ta grande idée du com­plot pour ten­ter de blan­chir le sys­tème éco­no­mique vi­ce­lard que tu dé­fends contre toute rai­son et qui en­gendre de pa­reilles hor­reurs ?

L’iné­nar­rable An­thony Blair (Tonio pour les in­times), li­bé­ral de gauche s’il en est et en mal d’idées comme Sar­kozy, trouva un jour gé­niale l’idée de rè­gler les pro­blèmes de re­traite des tra­vailleurs an­glais à l’amé­ri­caine.
Te dire que l’ex­pé­rience a connu de tels dé­boires qu’il a fallu y re­non­cer t’éton­nera-t-il ? Des re­trai­tés se sont trou­vés rui­nés en quelques an­nées seule­ment, le sang de leur re­traite sucé par les vam­pires de la bourse, plus ma­lins qu’eux. Dans ces cas-là, l’ar­gent n’est ja­mais perdu pour tout le monde. Il change de poche, sim­ple­ment.

Si tu veux, nous pou­vons par­ler du sys­tème de re­traite par ré­par­ti­tion, à la fran­çaise, si tu veux. cela nous don­nera l’oc­ca­sion de dres­ser le por­trait des ma­nœu­vriers li­bé­raux (au pre­mier rang des­quels le pit­to­resque amé­ri­cano-amé­ri­cain Sar­kozy) qui tentent de le dé­truire pour s’ap­pro­prier, comme en An­gle­terre, l’ar­gent des re­trai­tés qui les in­té­resse hau­te­ment. Ils n’en ont ja­mais assez. Alors, d’une poche à l’autre…

Quant à moi, je ne suis pas re­traité et j’es­père bien avoir la chance de ne l’être ja­mais.


Au nom de l’Eu­rope, j’ai voté NON !
… et la gauche li­bé­rale au­rait tort de l’ou­blier.

75)
alec6
, le 02.06.2006 à 09:09

Tiens ? les filles ne sont pas beau­coup in­ter­ve­nues sur ce sujet ! En va­cances ?

Alexis… tous les dé­fauts !

76)
kos­to­glo­tov
, le 02.06.2006 à 09:29

* on peut faire des po­ly­mères (plas­tics …) à base de vé­gé­taux: c’est en­core trop cher pour l’ins­tant.
* c’est bien d’uti­li­ser des vé­gé­teaux pour faire des car­bu­rants, des plas­tics,
* on peut se pas­ser des avions: les ba­teaux çà va bien, même à voile y’a en­core 100 ans on tra­ver­sait l’at­lan­tique avec.
* si on se re­met­tait à pro­duire et consom­mer local, çà évi­te­rait de faire venir du pou­let ou du soja du Bré­sil, ou du rai­sin du Chili en hiver par avion.

La plu­part des dé­ri­vés du pé­trole peuvent être ob­te­nus à par­tir des vé­gé­taux ; mais à un prix beau­coup plus élevé. L’éner­gie (main-d’œuvre et ma­chines); la sur­face de culture, les en­grais … On peut par exemple sans trop se trom­per af­fir­mer qu’il de­vien­dra com­plè­te­ment in­in­té­res­sant de pro­duire de la vais­selle en plas­tique.
Je le ré­pète, les bio­car­bu­rants, c’est (pour l’ins­tant) beau­coup de pub et peu de so­lu­tion (je tra­vaille dans un boîte de com qui pro­duit du ma­té­riel pro­mo­tion­nel pour les bio­car­bu­rants de Total, je peux vous dire que, quand on est un peu in­formé, c’est vrai­ment ri­sible!)
Concer­nant les trans­ports, ce qu’il faut se poser comme ques­tion ce n’est pas si ça fonc­tion­nera en­core, ou pas … Mais c’est leur coût !
Quid du billet pour NY dans 10 ans ? Com­bien coû­te­ront les pro­duits im­por­tés de Chine par voi­lier, dans 30 ans ? …

* si on se di­sait qu’on peut chan­ger de ni­veau de vie, sans pour au­tant chan­ger de qua­lité de vie, on au­rait peut-être moins be­soin de pro­duire plus pour ga­gner plus.

Jus­te­ment, pro­gres­si­ve­ment, énor­mé­ment de choses vont de­ve­nir plus chères, car liées de près ou de loin au pé­trole. Le pé­trole pourra être rem­placé ponc­tuel­le­ment, dans des sec­teurs pré­cis, mais il n’y a pas de so­lu­tion glo­bale, si ce n’est que de s’y pré­pa­rer main­te­nant en in­ves­tis­sant mas­si­ve­ment dans la re­cherche sur les éner­gies re­nou­ve­lables (tiens, au fait je me de­mande quelle part de pé­trole entre dans la fa­bri­ca­tion d’un pan­neau so­laire ou d’une éo­lienne!?) …

Allez, une pe­tite liste en vrac d’ob­jets fa­bri­qués en par­tie ou com­plè­te­ment à base de dé­ri­vés de pé­trole ? (source wolfatthedoor.​org.​uk)

Cli­ma­ti­seurs, am­mo­niaque, an­ti­his­ta­mi­niques, an­ti­sep­tiques, gazon ar­ti­fi­ciel, as­phalte, as­pi­rine, bal­lons, pan­se­ments, ba­teaux, bou­teilles, che­wing-gums, bu­tane, ca­me­ras, bou­gies, voi­tures, bat­te­ries pour l’au­to­mo­bile, car­ros­se­ries de voi­tures, mo­quettes, cas­settes vidéo, cal­feu­trage, CDs / DVDs, peignes/brosses, or­di­na­teurs, cor­ti­sone, crayons de cou­leur, crèmes, adhé­sifs, pro­duits den­taires, dé­odo­rants, dé­ter­gents, pro­duits-vais­selle, vê­te­ments, cou­ver­tures chauf­fantes, toile iso­lante, en­grais, ma­té­riel de pêche, cire, bal­lons de foot, colles, gly­cé­rine, balles de golf, cordes de gui­tares, tein­tures pour che­veux, bi­gou­dis, valves car­diaques, ma­zout de chauf­fage, pein­tures, congé­la­teurs, encres, in­sec­ti­cides, iso­la­tion, ké­ro­sène, gi­lets de sau­ve­tage, li­no­léum, beurre de cacao, rouges à lèvres, haut-par­leurs, mé­di­ca­ments, éponges, lu­bri­fiants, casques de moto, pel­li­cule ci­né­ma­to­gra­phique, ver­nis à ongles, filtres à huile, pin­ceaux, pa­ra­chutes, pa­raf­fine, sty­los, par­fums, va­se­line, mo­bi­lier en plas­tique, ruban adhé­sif, contre­pla­qué, ré­fri­gé­ra­teurs, roues de ska­te­boards, pare-va­peur, sacs pou­belle, bottes en ca­ou­tchouc, chaus­sures de jog­ging, sac­cha­rine, joints, ci­rage, chaus­sures, ri­deaux de douche, sol­vants, lu­nettes, chaînes-sté­réo, pulls, balles de ping-pong, en­re­gis­treurs, té­lé­phones, ma­gné­to­scopes, ra­quettes de ten­nis, ther­mos, col­lants, gar­ni­tures de WC, den­ti­frice, trans­pa­rents, pneus, ru­bans en­creurs, pa­ra­pluies, cap­sules de vi­ta­mines, ta­pis­se­ries, conduits d’eau, ré­sines …
etc.

Petit jeu … : De­main, bon nombre d’entre vous vont aller faire leurs courses de la se­maine (si pas du mois – on a reçu la paie) ; dans le su­per­mar­ché, es­sayez de trou­ver un pro­duit qui ne contient pas de dé­rivé de pé­trole ! (en sa­chant que cer­taines encres sont fa­bri­quées à base de pé­trole)
Bon amu­se­ment !

77)
Hervé
, le 02.06.2006 à 11:14

Oh, mon cher Oka­zou, ce n’est pas moi qui ai parlé de com­plot ,,, c’est ta grande théo­rie : le com­plot mon­dial ul­tra-li­bé­ral pour main­te­nir l’hu­ma­nité dans l’es­cla­vage … heu, c’est pas une thèse oka­zouienne, ça ? Ce que j’ai dit, c’est que je mets cette thèse avec toutes les autres qui ont em­poi­sonné notre pla­nète.

Et main­te­nant on ra­joute les re­trai­tés su­ceurs de sang des gé­né­ra­tions fu­tures. Oui, je suis re­traité après presque 50 ans d’ac­ti­vi­tés pour per­mettre à des gens comme toi de cra­cher dans la soupe qui te nour­rit en­core. Car, j’ai com­mencé mon pre­mier bou­lot (un vrai, pas un ap­pren­tis­sage) j’avais tout juste 16 ans. Et pen­dant presque 40 ans, j’ai tra­vaillé avec et pour des gens de tous ho­ri­zons : An­glais, Al­le­mands, Amé­ri­cains, Ita­liens, Sué­dois,Bré­si­liens, In­diens, Pa­kis­ta­nais, …. Ce qui m’a donné une lar­geur d’es­prit qui te manque sin­gu­liè­re­ment. Et je jouis main­te­nant en Grèce des éco­no­mies for­cées que ma caisse de pen­sion (ca­pi­ta­li­sée, pas bud­ge­ti­sée) m’a obligé à faire et je m’en ré­jouis.

Alors, tu vois, me faire trai­ter d’en­fant par un petit ho­be­reau in­tello plan­qué dans son bo­cage bre­ton … cela me fait à peine rire. Aussi, je re­viens à la dé­ci­sion que j’avais prise il y a déjà bien long­temps : plus de ré­ponse aux élu­cu­bra­tions oka­zouiennes, c’est de l’éner­gie per­due.

78)
To­TheEnd
, le 02.06.2006 à 12:44

Hervé: bien­ve­nue au club!

T

79)
Hervé
, le 02.06.2006 à 13:12

Quant à moi, je ne suis pas re­traité et j’es­père bien avoir la chance de ne l’être ja­mais.

J’avais ou­blié celle-là, la meilleure ! Plus fort que Tony Blair, An­gela Mer­kel, Ni­co­las Sar­kosy et notre Cou­che­pin réunis. Eux, ils veulent qu’on bosse jus­qu’à 67 voire 69. Oka­zou, lui, veut bos­ser toute sa vie !!! Il n’y a que deux ca­té­go­ries de gens pour es­pé­rer cela : les sta­kha­no­vitchs à la mode sta­li­nienne ou ceux qui ne font déjà rien et qui trouvent que ce n’est pas trop pé­nible. Les autres, même si comme moi, il font ou ont fait un bou­lot qui les pas­sionn(ai)ent ont envie de voir autre chose … Ou­ver­ture d’es­prit, je di­sais ?

@TTE : j’avais déjà adhéré au club pré­cé­dem­ment, mais avais dé­mis­sionné. On ne de­vrait ja­mais re­faire ses er­reurs de jeu­nesse !

80)
Mar­co­li­vier
, le 02.06.2006 à 13:18

Hervé 1 – Okaz­zou 0.

Coup de sif­flet final pour cette par­tie-là où beau­coup trop de coup bas ont été porté. Dom­mage…

Mar­co­li­vier : Il est déjà dif­fi­cile de sim­ple­ment faire ac­cep­ter aux gens l’idée du Peak Oil im­mi­nent et la dé­crois­sance qui devra s’en­suivre, alors les rendre dé­fi­ni­ti­ve­ment bons, sages et hon­nêtes … Perdu d’avance !

.

« Rendre les gens bons, sages et hon­nêtes ». NON kos­to­glo­tov, tu ne m’as pas du tout com­pris, ni Oka­zou le pour­fen­deur, ni d’autres en­core peut-être. Mon appel n’est pas d’agir sur l’autre pour qu’il change, mais plu­tôt d’agir sur soi-même. Mais je re­con­nais bien qu’agir sur soi-même, « bri­der ses dé­sirs, di­mi­nuer son moi », c’est beau­coup moins sexy que de trou­ver des so­lu­tions pour les autres, d’agir sur l’ex­té­rieur, de faire des ré­formes vi­sibles, de chan­ger le ma­chin, de pro­duire de nou­veaux rè­gle­ments, bref de faire le petit ven­ti­la­teur (syn­drome Don Qui­chotte), car ce sont tou­jours les autres, de­hors qui posent pro­blèmes. Hein!!! Et ja­mais soi-même, qui a une vertu, une mo­rale, un en­ga­ge­ment ci­toyen, une conscience de classe, que sais-je, si éle­vée et si pure. Ah, laisse-moi rire, ma­chin!

A vous dire fran­che­ment, c’est assez pé­nible de re­voir constam­ment les mêmes ré­flexes men­taux re­ve­nir. Ar­rê­tons une fois pour toute de hur­ler avec la rage de loups avides de sang « les sa­lauds, les sa­lauds, les sa­lauds », et re­gar­dons nous-mêmes bien en face, et re­con­nais­sons notre mi­sère. Je ne vous re­fe­rais pas la pa­ra­bole de la paille et de la poutre dans l’oeil, ni l’his­toire du ba­layage de­vant la porte d’au­trui. Non, kos­to­glo­tov, dans mes com­men­taires je me suis ef­forcé d’in­vi­ter à re­ve­nir à soi et de s’hu­mi­lier un peu. De re­de­ve­nir un peu plus mo­deste, de dou­ter un peu de ses cer­ti­tudes. Pour­quoi? Pour évi­ter des par­ties comme celle d’Hervé et d’Oka­zou, pour pri­vi­lé­gier la com­pré­hen­sion mu­tuelle, la confiance et le bien com­mun, plu­tôt que de voir se dé­ve­lop­per la haine, la ran­cune, le sa­bo­tage et l’échec.

Mais Alec6, ne t’in­quiète pas. On peut être pes­si­miste, c’est lé­gi­time, mais comme les océans com­mencent par une goutte d’eau, pour trans­for­mer le monde, il faut com­men­cer par un homme. Et fran­che­ment, qui d’autre et quelle plus grande lé­gi­ti­mité, joie, co­hé­rence, hon­nê­teté in­tel­lec­tuelle et mo­rale que de com­men­cer par soi-même?

Voilà mon pro­gramme, la trans­for­ma­tion in­té­rieure.

Ah, et un der­nier point: « ai­mez-vous, bor­del »!

Fin de tar­tine.

Mar­co­li­vier

81)
kos­to­glo­tov
, le 02.06.2006 à 14:03

Mar­co­li­vier : en nous di­sant ces bons mots, es­saies-tu d’agir sur toi-même … ou de nous convaincre d’agir sur nous-mêmes ?
:)

82)
kos­to­glo­tov
, le 02.06.2006 à 14:36

Bon, en­core un mot tant que je suis là : pour les ceusses qui n’ont pas les ko­pecks : Li­bé­ra­tion à pu­blié lundi passé un dos­sier de 40 pages in­ti­tulé « Vive le pé­trole cher! »
De­vant l’af­flut de de­mandes, ils l’ont mis dis­po­nible au té­lé­char­ge­ment, en PDF.
C’est donc GRA­TUIT
—> Je vous re­com­mande l’édito, le por­trait de Colin Camp­bell et la table ronde des ex­perts … Mais ça de­vrait en in­té­res­ser d’autres puis­qu’on y parle aussi d’éner­gies re­nou­ve­lables et de bi­cy­clettes (au tra­vers d’exemples concrets)…
Dé­pê­chez-vous de le té­lé­char­ger avant que ça ne file dans leurs ar­chives payantes !

le lien di­rect :
http://​www.​liberation.​fr/​pdf_​gratuit/​vivelepetrolecher.​pdf

83)
VRic
, le 02.06.2006 à 14:36

Tout ça tourne en rond.

On peut par exemple sans trop se trom­per af­fir­mer qu’il de­vien­dra com­plè­te­ment in­in­té­res­sant de pro­duire de la vais­selle en plas­tique.

« de­vien­dra » est déjà une CONces­sion au CONcen­sus: il est de tous temps com­plè­te­ment idiot de pro­duire de la vais­selle en plas­tique alors qu’on en dé­couvre ré­gu­liè­re­ment qui date de l’an­ti­quité, pro­duite une fois pour toutes avec des ma­tières pre­mières trou­vées qua­si­ment en se bais­sant et une source d’éner­gie qui a re­poussé 50 fois de­puis: ce non-pro­blème-là aussi est réglé de­puis des mil­lé­naires.

Concer­nant les trans­ports, ce qu’il faut se poser comme ques­tion ce n’est pas si ça fonc­tion­nera en­core, ou pas … Mais c’est leur coût !
Quid du billet pour NY dans 10 ans ?

Non. La vraie ques­tion c’est pour­quoi se dé­pla­cer? Pour­quoi aller à NY? Pour­quoi ha­bi­ter à 2h de son lieu de tra­vail? Pour­quoi pas de lo­ge­ment dans les quar­tiers d’ac­ti­vité et ré­ci­pro­que­ment? Pour­quoi au­cune ville mé­dié­vale n’a une struc­ture aussi dé­bile? Pour­quoi in­ven­ter un pro­blème là où pro­ba­ble­ment même Bi­blos n’en avait aucun il y a 5000 ans?

Il y a le tou­risme de masse, qui comme évo­qué pré­cé­dem­ment ne man­quait à per­sonne avant son ap­pa­ri­tion, et les « af­faires » qui, à des élu­cu­bra­tions fu­meuses sur la « né­ces­sité » des rap­ports « hu­mains » dans ce do­maine, ne font rien de plus que gas­piller en dé­pla­ce­ment et fa­tigue le temps de gens qui se croient im­por­tants mais savent très bien faire le même bou­lot à dis­tance chaque fois qu’ils n’ont pas le temps ou les moyens.

Cer­taines de ces ac­ti­vi­tés sont même plus ef­fi­caces et plus fa­ciles à dis­tance, quand on consi­dère par exemple l’ab­sence d’ac­cents dé­rou­tants et de dis­trac­tions dans la com­mu­ni­ca­tion écrite, la pos­si­bi­lité de mo­bi­li­ser des res­sources hu­maines et ma­té­rielles dont on se passe en voyage, etc.

Il y a des cas par­ti­cu­liers. Par exemple pour le qui­dam il semble a priori « né­ces­saire » pour un archi de se dé­pla­cer sur les lieux d’un chan­tier. Mais d’un autre côté, ça fait 5000 ans qu’on construit des trucs très bien sans avions et à part au Groënland le monde grouille d’ar­chi­tectes, donc on peut sé­rieu­se­ment se de­man­der s’il est né­ces­saire d’en faire venir d’un autre conti­nent alors qu’il y en a au coin de la rue.

De plus, il n’y a pas be­soin de cher­cher long­temps pour trou­ver des agences qui même dans leur propre voi­si­nage sous-traitent le suivi de chan­tier par pré­fé­rence ou in­com­pé­tence (l’une et l’autre se nour­ris­sant mu­tuel­le­ment, sans ju­ge­ment de va­leur: cha­cun se concentre sur ce qui l’in­té­resse).

Donc même là, on en re­vient comme pour le tou­risme, les af­faires et l’im­mense ma­jo­rité des autres pré­ten­dues « né­ces­si­tés » à une ques­tion de pré­fé­rence, d’en­vie, pas du tout de né­ces­sité.

Les trans­ports et la voi­ture sont une alié­na­tion, pas du tout une né­ces­sité ou une loi de la na­ture. C’est GM qui a créé la ci­vi­li­sa­tion de la voi­ture aux USA en fai­sant ra­che­ter par des so­cié­tés écrans les com­pa­gnies de trans­ports en com­mun par­fai­te­ment fonc­tion­nelles pour les « gérer » dans le mur et rendre l’au­to­mo­bile in­di­vi­duelle « né­ces­saire » après leur dis­pa­ri­tion, bonne ex­cuse pour un jouet.

Je suis le pre­mier à sou­te­nir la lé­gi­ti­mité des jouets et autres bé­quilles psy­cho­lo­giques, mais pas avec des ra­tio­na­li­sa­tions hy­po­crites les pré­ten­dant né­ces­saires, qui sont du même ordre que le « droit » et la « né­ces­sité » d’auto-dé­fense pour jus­ti­fier la vente libre d’armes de guerre.

Com­bien coû­te­ront les pro­duits im­por­tés de Chine par voi­lier, dans 30 ans ? …

S’ils pou­vaient coû­ter 10 ou 1000 fois plus et les trans­ports aussi, ce se­rait par­fait: on n’au­rait pas le moindre dis­po­si­tif ad­mi­nis­tra­tif ou coer­ci­tif à ins­tau­rer pour se re­trou­ver tout bê­te­ment avec des pro­duits lo­caux de qua­lité et du­rables, comme l’hu­ma­nité n’avait aucun mal à en pro­duire avant le pé­trole.

Allez, une pe­tite liste en vrac d’ob­jets fa­bri­qués en par­tie ou com­plè­te­ment à base de dé­ri­vés de pé­trole ? (source wolfatthedoor.​org.​uk)

Liste très in­té­res­sante: elle montre que presque tout sau­rait pa­ra­fi­te­ment se pas­ser de pé­trole de­puis tou­jours.

Cli­ma­ti­seurs, cal­feu­trage, ma­zout de chauf­fage,

On sa­vait construire, chauf­fer et cli­ma­ti­ser avant même qu’il existe des ar­chi­tectes. En fait, même des chauves-sou­ris et des in­sectes y ar­rivent très bien sans faire d’études su­pé­rieures.

am­mo­niaque, an­ti­his­ta­mi­niques, an­ti­sep­tiques, as­pi­rine, cor­ti­sone, crèmes, gly­cé­rine, dé­ter­gents, pro­duits-vais­selle, pro­duits den­taires, mé­di­ca­ments, cap­sules de vi­ta­mines, ré­sines

Je ne connais pas assez chi­mie et phar­ma­cie pour juger la part per­ti­nente du pé­trole dans leur pro­duc­tion, mais ce se­rait pro­ba­ble­ment rai­son­nable une fois dé­bar­rassé du gas­pillage inepte car ce qui est sûr c’est qu’on peut très bien em­bal­ler des pro­duits sen­sibles sans 3 ni­veaux je­tables de plas­tique, car­ton et chi­mie com­pli­quée de l’im­pres­sion sur sup­ports tech­niques.

Dans ces do­maines, la part de l’em­bal­lage est par­ti­cu­liè­re­ment dis­pro­por­tion­née puis­qu’on sait par­fai­te­ment les condi­tion­ner en grandes quan­ti­tés pour le trans­port et qu’on re­trouve ré­gu­liè­re­ment des boîtes à mé­di­ca­ments da­tant d’avant le plas­tique que le pro­prié­taire fai­sait sim­ple­ment rem­plir par un apo­thi­caire sto­ckant lui-même en vrac dans des bo­caux qui ont tra­versé les siècles.

gazon ar­ti­fi­ciel

Là j’aime mieux rien dire :-)

bal­lons, pan­se­ments, ba­teaux, bou­teilles, peignes/brosses, vê­te­ments, bou­gies, cire, dé­odo­rants, che­wing-gums, cou­ver­tures chauf­fantes, toile iso­lante, ma­té­riel de pêche, balles de golf, cordes de gui­tares, tein­tures pour che­veux, bi­gou­dis, crayons de cou­leur, pein­tures, mo­quettes, adhé­sifs, colles, encres, iso­la­tion, gi­lets de sau­ve­tage, li­no­léum, beurre de cacao, rouges à lèvres, ver­nis à ongles, pin­ceaux, éponges, pa­raf­fine, sty­los, par­fums, va­se­line, mo­bi­lier en plas­tique, sacs pou­belle, bottes en ca­ou­tchouc, chaus­sures de jog­ging, sac­cha­rine, joints, ci­rage, chaus­sures, ri­deaux de douche, lu­nettes, pulls, balles de ping-pong, ra­quettes de ten­nis, col­lants, gar­ni­tures de WC, den­ti­frice, roues de ska­te­boards, pa­ra­pluies, ta­pis­se­ries, conduits d’eau,

Tout ça ou les usages cor­res­pon­dants (construc­tion, ha­bille­ment, jeu, cos­mé­tique, arts plas­tiques, etc.) a été in­venté ou dé­cou­vert avant le pé­trole, donc l’usage du pé­trole n’y est en rien né­ces­saire.

C’est une er­reur et une conne­rie tant que ça dure, mais les usages en ques­tion se pas­saient et se pas­se­ront très bien du pé­trole. Ce qui se­rait bien se­rait d’y re­ve­nir le plus ra­pi­de­ment pos­sible.

S’il faut at­tendre d’avoir épuisé le pé­trole c’est dom­mage et con, mais pour d’autres rai­sons: la pol­lu­tion en­gen­drée entre-temps et le gas­pillage d’une res­source qui au­rait eu des usages in­fi­ni­ment plus per­ti­nents.

in­sec­ti­cides, en­grais,

On s’est passé de pé­trole pen­dant des mil­lé­naires pour se pro­té­ger des in­sectes et culti­ver la bouffe, on sau­rait très bien le faire main­te­nant.

Le seul ar­gu­ment contre c’est ici aussi la pro­duc­ti­vité: il faut plus de tra­vail et donc de gens pour pro­duire quand on n’a pas de chi­mie et de lé­gumes gé­né­ti­que­ment mo­di­fiés. Or tous les pays in­dus­tria­li­sés se dé­so­lent du chô­mage. C’est pas pos­sible que je sois le seul à voir que la so­lu­tion est tout bê­te­ment dans l’énoncé du pro­blème.

cas­settes vidéo, CDs / DVDs, pel­li­cule ci­né­ma­to­gra­phique, en­re­gis­treurs, té­lé­phones, ma­gné­to­scopes, trans­pa­rents, ru­bans en­creurs,

Ob­so­lètes: on ne les re­gret­tera pas et il faut hâter leur aban­don.

voi­tures, bat­te­ries pour l’au­to­mo­bile, car­ros­se­ries de voi­tures, filtres à huile, casques de moto, pneus,

Usages es­sen­tiel­le­ment bêtes: le pro­blème n’est pas dans les pro­duits, mais dans les condi­tions qui les rendent « né­ces­saires ».

Une fois que tu ha­bites l’étage au-des­sus de ton bu­reau, plus be­soin de ba­gnole, de car­ros­se­rie de ba­gnole, de filtre à huile, de super sans plomb, de par­king, d’ave­nues à 4 voies, etc.

Et juste après: dis­pa­ri­tion de la clien­tèle des hy­per­mar­chés hors ag­glo­mé­ra­tion, rem­pla­ce­ment du sous-pro­lé­ta­riat qui les anime par 10 fois plus de monde chez des pe­tits com­mer­çants qui te livrent à pied quand tu de­viens trop vieux pour des­cendre au coin de la rue; et re­dis­tri­bu­tion du fric de la ba­gnole dans les ventres de ces gens au lieu de par­tir en fumée dans les em­bou­teillages et les poches des ac­tion­naires de Peu­geot et Car­re­four.

bu­tane, ké­ro­sène, lu­bri­fiants

Comme ma­tières presque « pre­mières », ce sont des pro­duits in­trin­sè­que­ment lé­gi­times, ce sont leurs usages ac­tuels qui sont bêtes.

Ça nous laisse :

as­phalte,

Voilà un ex­cellent usage du pé­trole: une fois posé il est tou­jours là, utile et in­of­fen­sif pour des dé­cen­nies, pas consumé en cha­leur fu­tile et pol­lu­tion du­rable.

or­di­na­teurs, ca­me­ras, valves car­diaques, haut-par­leurs, congé­la­teurs, pa­ra­chutes, ruban adhé­sif, contre­pla­qué, ré­fri­gé­ra­teurs, pare-va­peur, sol­vants, chaînes-sté­réo, ther­mos, …

Une fi­na­le­ment pe­tite classe de pro­duits tech­no­lo­giques utiles aux­quels les res­sources pré­cieuses de­vraient être dé­diées.

Fai­sons ça.

84)
kos­to­glo­tov
, le 02.06.2006 à 15:13

Heu, Vric, j’ai la sen­sa­tion que tu te trompes de débat : je ne re­gret­te­rai pas la dis­pa­ri­tion de la moi­tié de ma liste (que j’ai piqué ailleurs, comme je l’ai si­gnalé)… Mon but était sim­ple­ment de mettre en pers­pec­tive l’évo­lu­tion de notre so­ciété en te­nant compte de l’aug­men­ta­tion du prix d’une ma­tière pre­mière qui est pré­sente ab­so­lu­ment par­tout et in­dis­pen­sable à beau­coup …
En effet, tout le monde ne re­fuse pas en bloc le café bré­si­lien, les va­cances aux Sey­chelles et les SUV, comme toi.
Alors je trouve un peu in­utile (et assez symp­to­ma­tique…) de re­cen­trer sys­té­ma­ti­que­ment le débat sur la cri­tique de la so­ciété ac­tuelle … l’ob­jet, à mon sens, n’est pas (ou plus) là : à quoi bon fus­ti­ger pour la énième fois le li­bé­ra­lisme, le tout-voi­tures, l’ex­ploi­ta­tion du pro­lé­ta­riat par le grand ca­pi­tal (et j’en passe) si tout celà est de toute façon amené à chan­ger avant la moi­tié du siècle?
J’ai donné plu­sieurs liens, les as-tu consul­tés ?

85)
Mar­co­li­vier
, le 02.06.2006 à 15:19

Kos­to­glo­tov: bien ré­pondu, héhé ;).

Plus sé­rieu­se­ment, je pars d’un constat: le monde (à prendre comme concept très gé­né­ral) est ma­lade. Je conti­nue avec une réa­lité: quand l’homme dé­sire amé­lio­rer le monde ou créer l’homme nou­veau, les vic­times sont in­nom­brables (va­lable pour le com­mu­nisme, na­zisme, sio­nisme, li­bé­ra­lisme, ca­pi­ta­lisme, éco­lo­gisme, droits de l’hom­misme, et tout sys­tème idéo­lo­gique fermé). Je ter­mine avec une as­pi­ra­tion: je suis pour les re­la­tions pai­sibles et har­mo­nieuses entre les gens.

La seule mé­thode qui n’a ja­mais été pra­ti­quée sur une grande échelle est la mé­thode de la mo­dé­ra­tion per­son­nelle. Pour cela, pas be­soin de par­tis po­li­tiques in­té­res­sés ou de sectes idéo­lo­giques des­truc­trices mais uni­que­ment des gens de bonne vo­lonté. Je la pra­tique vo­lon­tiers parce que je crois en la puis­sance du té­moi­gnage et en la force de l’exemple. Et aussi parce que je peux être aveu­glé par mes cer­ti­tudes et donc me four­voyer. C’est va­lable pour chaque in­di­vidu, par­ti­cu­liè­re­ment les mis­sion­naires de toutes croyances, les hy­per­con­vain­cus et les hy­per­con­qué­rants. Moi le pre­mier, ras­sure-toi.

Main­te­nant, se res­treindre ne si­gni­fie pas ne rien croire et vivre dans l’in­cer­ti­tude. C’est au contraire avoir confiance dans ses croyances tout en main­te­nant une dé­marche humble (je peux me trom­per, soyons pru­dents) et cen­trée sur la vé­rité. C’est aussi être suf­fi­sam­ment mo­deste et gé­né­reux pour ne pas vouer l’autre aux gé­mo­nies s’il n’est pas d’ac­cord avec mes cer­ti­tudes et per­siste dans « son er­reur », mais au contraire en­tre­prendre la dé­marche com­pré­hen­sive. Ce n’est donc pas une théo­rie de l’ac­tion di­recte, c’est pour­quoi beau­coup de com­men­taires à mes pro­pos sont polis … et scep­tiques. C’est pas sé­dui­sant, il n’y a pas de pro­gramme vi­sible ex­té­rieu­re­ment, pas de choses à en­tre­prendre. Pour­tant, c’est bien plus ef­fi­cace qu’on ne le pense, car la trans­for­ma­tion est d’au­tant plus ef­fi­cace et dé­ploie d’au­tant plus ses ef­fets qu’elle est dis­crète et im­per­cep­tible.

Main­te­nant, est-ce que je cherche à vous convaincre d’agir sur vous-mêmes pour le bien? Sans doute, et sans doute que je cherche aussi à mettre le doigt sur ce qui est le pro­blème cen­tral de l’ar­ticle d’Alexis. Non pas les pro­blèmes tech­niques, c’est mettre la char­rue avant les bœufs, mais plu­tôt et en pre­mier lieu, nous fai­sons face à un très grave pro­blème d’ordre moral. C’est ça, le nœud du pro­blème. Et si ce pro­blème moral n’est pas réglé chers amis, alors il nous fau­dra aban­don­ner toutes es­pé­rances.

Fin.

Mar­co­li­vier

86)
kos­to­glo­tov
, le 02.06.2006 à 15:31

Mar­co­li­vier, je t’as­ti­co­tais : tu nous sug­gères d’agir sur soi-même d’abord, mais tu es­saies d’agir sur notre opi­nion pour nous convaincre d’agir sur nous-mêmes :)
Ceci dit, je suis en­tiè­re­ment d’ac­cord avec toi sur le fait que l’auto-ré­gu­la­tion mo­rale et ci­vique est sans doute le pro­cédé le plus ef­fi­cace (puis­qu’on ne dé­pense pas d’éner­gie à mettre en place des sys­tèmes de contrainte).
… Mal­heu­reu­se­ment, je ne par­tage pas ton op­ti­misme et ta foi en l’hu­ma­nité.

87)
VRic
, le 02.06.2006 à 15:56

Heu, Vric, j’ai la sen­sa­tion que tu te trompes de débat : je ne re­gret­te­rai pas la dis­pa­ri­tion de la moi­tié de ma liste

On est es­sen­tiel­le­ment d’ac­cord. Je sa­vais que ça res­sem­blait à une contra­dic­tion, mais flemme de pré­ci­ser.

Mon but était sim­ple­ment de mettre en pers­pec­tive l’évo­lu­tion de notre so­ciété en te­nant compte de l’aug­men­ta­tion du prix d’une ma­tière pre­mière qui est pré­sente ab­so­lu­ment par­tout[/] et in­dis­pen­sable à beau­coup …


Pas in­dis­pen­sable, jus­te­ment. Im­po­sée. Ce qui n’est pas pa­reil.

Il n’y a pas be­soin de com­plot « ri­di­cule » pour subir ef­fec­ti­ve­ment des condi­tions choi­sies et or­ga­ni­sées par une mi­no­rité pour son pro­fit. Une « théo­rie du com­plot » n’est pas une théo­rie quand elle est dé­mon­trée et il n’y a rien de plus dé­mon­tré que l’ac­ti­visme des « ex­ploi­teurs et ac­ca­pa­reurs » pour l’ins­tau­ra­tion et le ren­for­ce­ment des condi­tions de leur pro­fit in­dé­pen­dam­ment ou contre le bien de la com­mu­nauté.

En effet, tout le monde ne re­fuse pas en bloc le café bré­si­lien, les va­cances aux Sey­chelles et les SUV, comme toi.


Je ne re­fuse rien de ces ma­chins: j’aime ces ma­chins. Je re­fuse leur ca­té­go­ri­sa­tion stu­pide et hy­po­crite en « né­ces­si­tés ».

C’est une ques­tion de vo­ca­bu­laire, de rai­son­ne­ment, de pen­sée et c’est es­sen­tiel: quand un lan­gage ne com­porte pas « al­truisme » mais dis­pose de 65 termes pour les nuances de « baffe », c’est dé­ter­mi­nant quant à la na­ture de la so­ciété.

C’est la pub et la « com » qui ont in­venté la confu­sion entre « envie » et « be­soin ». C’est les mêmes qui ont uni­la­té­ra­le­ment ren­versé la conno­ta­tion pé­jo­ra­tive du terme « consom­ma­tion ». Avant l’époque ab­surde que nous vi­vons, le concept même de consom­ma­tion avait un ca­rac­tère pé­jo­ra­tif: cu­rieux que ça ait changé, non? Cu­rieux que ce chan­ge­ment pro­fite plus aux com­man­di­taires qu’à la com­mu­nauté. C’est une théo­rie du com­plot ça?

Quand bien même on pré­fè­re­rait de les qua­li­fier « d’évo­lu­tions » au lieu de « ma­ni­pu­la­tions », nous ne se­rions pas en train d’avoir cette conver­sa­tion si ces 2 chan­ge­ments d’ordre sé­man­tique n’avaient pas eu lieu. C’est donc bien là qu’est le pro­blème.

Alors je trouve un peu in­utile (et assez symp­to­ma­tique…) de re­cen­trer sys­té­ma­ti­que­ment le débat sur la cri­tique de la so­ciété ac­tuelle … l’ob­jet, à mon sens, n’est pas (ou plus) là : à quoi bon fus­ti­ger pour la énième fois le li­bé­ra­lisme, le tout-voi­tures, l’ex­ploi­ta­tion du pro­lé­ta­riat par le grand ca­pi­tal (et j’en passe) si tout celà est de toute façon ame­ner à chan­ger avant la moi­tié du siècle?


Tout sim­ple­ment parce que ça conti­nue à mer­der en at­ten­dant d’être dans le mur: la ca­tas­trophe rè­glera tout ça, OK, super. Je suis convaincu qu’on y va et que c’est pas plus mal s’il n’y a pas moyen de faire mieux avant.

Mais ce se­rait en­core mieux de faire mieux avant, jus­te­ment: en at­ten­dant ça reste con de gas­piller en fu­ti­li­tés des res­sources li­mi­tées, mau­vais de ce fai­sant ag­gra­ver les in­éga­li­tés et souf­frances de la po­pu­la­tion, et les pu­tains de pauvres du sud conti­nuent de cre­ver de faim pen­dant que les pu­tains de mar­chés fi­nan­ciers leur pré­parent un ave­nir où même res­pi­rer soit dan­ge­reux ou payant.

Que ce pro­jet s’ef­fondre pour d’autres rai­sons n’y change rien: il y a bien en at­ten­dant des sales cons qui font souf­frir des pauvres cons.

Quand tu vois un conduc­teur de SUV pol­luant fon­cer dans le mur en re­gar­dant ailleurs, tu ne consi­dères pas que ça rè­glera le pro­blème, même si tu as confiance dans les air­bags et sur­tout si tu es à bord du vé­hi­cule. C’est notre si­tua­tion: le mur va ré­gler une part du pro­blème, mais en at­ten­dant la si­tua­tion mé­rite cer­taines cri­tiques.

J’ai donné plu­sieurs liens, les as-tu consul­tés ?


Pas tout pour l’ins­tant. Très bien le dos­sier de Libé.

88)
kos­to­glo­tov
, le 02.06.2006 à 16:09

Bon, je constate qu’on est glo­ba­le­ment d’ac­cord sur le fond…
Une ques­tion en pas­sant : selon toi, fau­drait-il rendre la so­ciété (sous-en­tendu « de consom­ma­tion ») res­pon­sable de ce que nous sommes, ou ce que nous sommes d’avoir rendu la so­ciété consu­mé­riste ?
(oui je sais ça fait un peu sujet de Bac :) )

Sinon, en­core du HS, mais je te conseille vrai­ment de lire Le Rap­port Lu­gano, ça cadre assez bien avec ta vi­sion des choses …
http://​www.​alternatives.​ca/​article529.​html

89)
JCP
, le 02.06.2006 à 16:29

VRic – 83

Com­ment dire?…

Je n’avais plus lu un tel ra­mas­sis de conne­ries ici de­puis long­temps.

Penses-tu vrai­ment que si l’on n’avait pas pu aller à N-Y, à SF ou à Tai­wan tu se­rais au­jour­d’hui oc­cupé à ta­po­ter tes com­men­taires sur ton cla­vier?

Non, tu se­rais pro­ba­ble­ment en train de cra­pa­hu­ter avec une cou­sine dans les douves mé­dié­vales d’une ville tel­le­ment mieux conçue.

Pré­tendre que l’on vi­vait mieux avant est le meilleur moyen pour ne pas trou­ver de so­lu­tion pour après.

JCP

90)
Sa­luki
, le 02.06.2006 à 17:10

Il y a du bon et du moins bon chez cha­cun des contri­bu­teurs selon mon point de vue…que je par­tage, comme de bien en­tendu ;°).

La plu­part des pro­duits exis­taient sous une forme iden­tique ou voi­sine avant la pé­tro­chi­mie. Sauf que: ils coû­taient plus cher -at­ten­dez, pas la tête!- en coût ap­pa­rent, no­tam­ment de main d’œuvre.
Voilà tout, le coût ap­pa­rent, qui n’a rien de réel. L’ar­gile est -aussi- un pro­duit qu’il faut ra­mas­ser et dont on ne donne pas le prix, ou dé­ri­soire, sauf pour des va­rié­tés rares.
Tout est là.
« Va­lo­ri­ser » à sa juste va­leur.

Le pé­trole n’est pas au­jour­d’hui à sa juste va­leur, ce qui te per­met d’al­ler à Djerba en zinc plu­tôt qu’à Evian à la rame.

Ce­pen­dant la prise de conscience que « le mur re­cule » vers nous comme les ca­mions que l’on double sur l’au­to­route, n’en est en­core qu’aux pré­misses pour les gens un peu conscients et nan­tis -et sur cuk, ils sont lé­gion- et com­plè­te­ment à l’ho­ri­zon des autres.

Je crois à la va­leur d’exemple du mi­li­tant de base, je le suis dans une ONG, ce­pen­dant j’ai sou­vent ‘im­pres­sion de ré­in­car­ner le mythe de Sy­siphe.
Tous veulent mieux vivre, pour eux et les leurs, que cela nous plaise ou non, et leur mieux vivre n’est pas tou­jours en phase avec l’éco­lo­gie mi­li­tante oc­ci­den­talo-gri­ne­pis­seuse. Ceux-là, tu les vois sur le Clém’ un jour, mais ja­mais sur une cen­trale ira­nienne ou (nord) co­réenne.

Bon, je vais aller ré­cu­pé­rer mon pb et son nou­veau DD: en­core des litres de pé­trole et de nom­breux kWh.
Un sa­luki ne se re­fera pas en lapin… ou alors ça se sau­rait!

91)
Oka­zou
, le 02.06.2006 à 18:31

« Je n’avais plus lu un tel ra­mas­sis de conne­ries ici de­puis long­temps. »

Qu’en terme cour­tois ces choses-là sont dites…

Je vois qu’il en est de plus ai­mables que moi. Bien­ve­nue au club !

« Pré­tendre que l’on vi­vait mieux avant est le meilleur moyen pour ne pas trou­ver de so­lu­tion pour après. »

Je laisse à VRic le soin de te ré­pondre s’il en a envie mais sor­tir sa bou­gie de suif me­na­çante quand l’autre s’op­pose au gâ­chis est un non-sens.


Au nom de l’Eu­rope, j’ai voté NON !
… et la gauche li­bé­rale au­rait tort de l’ou­blier.

92)
zi­touna
, le 02.06.2006 à 18:33

C’est pas croyable comme des gens plu­tôt assez d’ac­cord sur le fond sont ca­pables de s’étri­per pour la forme. En tout cas, je suis content qu’une prise de conscience du pro­blème s’ébauche chez tant de per­sonnes (ici comme ailleurs). C’est cer­tain: on vit une époque for­mi­dable: c’est pas donné à tous les hu­mains d’as­sis­ter à la fin d’une ci­vi­li­sa­tion, mais c’est vrai qu’a vou­loir tou­jour plus (plus vite, plus haut, plus fort, plus loin, plus de pro­fits, plus de biens ma­té­riels, plus de po­gnon, plus d’es­claves, plus de pou­voir, plus de macs, plus de tv, plus de buts, plus, plus, plus…) on ar­rive au bout du tun­nel bien plus vite! Je n’ai pas en­core lu le libé sus­men­tionné, mais je suis pas mal d’ac­cord aves leur titre et leur sous-titre… Si c’est une des voies pour que ça pête ( car ça va pêter, ça doit pêter, il est in­dis­pens­sable que ça pê­tas­sasse)…
Le pro­blème est que ça risque de ne pas être ri­golo pour tout le monde, voire dra­ma­tique pour une grande ma­jo­rité: l’ome­lette risque de cas­ser beau­coup d’œufs et de faire grin­cer pas mal de dents. Mais ça sera bien plus dur pour ceux qui n’au­ront rien vu venir et ne se­ront pas pré­pa­rés (psy­cho­lo­gi­que­ment ou phy­si­que­ment) et sans doute pire pour ceux qui ont tout: ceux qui n’ont rien n’on rien à perdre, ceux qui ont tout et qui conti­nuent à en vou­loir en­core plus, vont dans un pre­mier temps don­ner l’im­pres­sion qu’ils tirent en­core les fi­celles et même es­sayer de faire un maxi­mum de pro­fits grace à la crise qui ap­proche (his­toire de ne pas chan­ger leurs « bonnes ha­bi­tudes »), mais plus dure sera la chute… Rira bien qui rira le der­nier!

VRic, NON, pas les pel­li­cules ci­né­ma­to­gra­phiques! Sinon, c’est aussi la mort des pel­li­cules pho­to­gra­phiques! Com­ment ça ob­so­lètes! Non mais ça vas pas la tête là? (si ja­mais tu fais ça, je pré­pa­re­rais mes plaques en verre au co­lo­dion hu­mide moi même, na!)

Oka­zou, t’avais ja­mais re­mar­qué que JCP est un Troll pro­fes­sion­nel, laisse tom­ber, on ne peut plus rien pour lui (ça se­rait même cha­ri­table de l’abattre, his­toire d’abrè­ger ses souf­frances…;-).

z (presque prêt phy­si­que­ment, du point de vue des cuisses)

93)
Oka­zou
, le 02.06.2006 à 18:41

« La seule mé­thode qui n’a ja­mais été pra­ti­quée sur une grande échelle est la mé­thode de la mo­dé­ra­tion per­son­nelle. Pour cela, pas be­soin de par­tis po­li­tiques in­té­res­sés ou de sectes idéo­lo­giques des­truc­trices mais uni­que­ment des gens de bonne vo­lonté. »

Je vais es­sayer de m’adres­ser à toi avec dou­ceur.
Tout d’abord, il n’y a pas de mé­chants sur Cuk.​ch, il y a quelques ca­rac­tères, c’est tout, et la chi­core ne va ja­mais bien loin, se conten­tant au plus d’égra­ti­gner les or­gueils qui se­raient im­pru­dem­ment ex­po­sés.

Pour re­ve­nir au sujet et par­ti­cu­liè­re­ment à l’ex­trait que j’ai sé­lec­tionné dans ton in­ter­ven­tion, com­ment te dire que je ne par­tage que par­tiel­le­ment ?
La mo­dé­ra­tion per­son­nelle, c’est bien. C’est vrai­ment très bien. Quand le jeu n’est pas faussé et que la per­sonne est édu­quée.

Hier soir, à la télé, des jour­na­listes met­taient en évi­dence le tra­vail d’in­dus­triels du goût au­près des en­fants pour les ha­bi­tuer aux arômes de syn­thèse plu­tôt qu’aux arômes na­tu­rels, de ma­nière à ce que ces mômes dé­si­gnent l’arôme ar­ti­fi­ciel de fraise comme le vrai goût de la fraise et que l’in­dus­trie puisse se pas­ser d’arômes na­tu­rels dans ses pro­duc­tions.
Il s’agit d’en­fants qui, par dé­fi­ni­tion, ne dis­posent pas des moyens cri­tiques qui nous per­mettent d’ana­ly­ser ce que l’on fait de nous. Ces ac­tions per­ni­cieuses, je sais com­ment la po­li­tique peut les sup­pri­mer mais puisque tu la re­fuses, com­ment la mo­dé­ra­tion per­son­nelle et la bonne vo­lonté les règlent-elles ?
Quand le re­nard est libre dans le pou­lailler sa mo­dé­ra­tion per­son­nelle et sa bonne vo­lonté ne suf­fisent pas à le dis­sua­der de pro­vo­quer un car­nage. Il est jus­te­ment là pour ça.


Au nom de l’Eu­rope, j’ai voté NON !
… et la gauche li­bé­rale au­rait tort de l’ou­blier.

94)
zi­touna
, le 02.06.2006 à 18:54

Hé, c’est très drôle la page de pub pour le salon des éner­gies re­nou­ve­lables en 3e page du libé « gra­tuit »…
z qui se marre

95)
zi­touna
, le 02.06.2006 à 18:57

Hier soir, à la télé, des jour­na­listes met­taient en évi­dence le tra­vail d’in­dus­triels du goût au­près des en­fants pour les ha­bi­tuer aux arômes de syn­thèse plu­tôt qu’aux arômes na­tu­rels, de ma­nière à ce que ces mômes dé­si­gnent l’arôme ar­ti­fi­ciel de fraise comme le vrai goût de la fraise et que l’in­dus­trie puisse se pas­ser d’arômes na­tu­rels dans ses pro­duc­tions.

Atroce…
z qui n’a plus envie de se mar­rer

96)
Oka­zou
, le 02.06.2006 à 19:13

« Atroce…

Yaisse !

Sais-tu qu’en An­gle­terre il est légal de vendre des bois­sons sous le nom de « jus de fruits » alors qu’elles ne contiennent pas la moindre mo­lé­cule de fruit ?

« What a won­der­ful world !»


Au nom de l’Eu­rope, j’ai voté NON !
… et la gauche li­bé­rale au­rait tort de l’ou­blier.

97)
zi­touna
, le 02.06.2006 à 19:18

Non, mais plus rien ne m’étonne, dans l’im­monde….
z

98)
kos­to­glo­tov
, le 02.06.2006 à 19:56

Tout ça n’est pas nou­veau … Il y a quelques temps, un de mes col­lègues nous a passé une série de K7 audio (vous savez, ce truc ob­so­lète…) qui s’ap­pelle Fast­Food Na­tion. Je pense qu’un bou­quin en a d’ailleurs été tiré. Ca ra­conte toute l’his­toire des fast-food au USA, en abor­dant dif­fé­rents points de vue : éco­no­mique (bien sur), dié­té­tique, so­cial (les sa­la­riés chez McDo, c’est pas triste), agri­cole, etc.
Mon anec­dote pré­fé­rée : cer­taines firmes agro-ali­men­taires ont es­sayé de pro­duire des pou­lets sans os pour que ça soit plus ra­pide à trai­ter sur les chaînes de mon­tage :)

Ha, j’ai ceci aussi qui de­vrait plaire à cer­tains :
lettre ou­verte aux agri­cul­teurs pro­gres­sistes qui s’ ap­prêtent à semer du maïs trans­gé­nique, par Jean-Pierre Ber­lan (Di­rec­teur de Re­cherche Inra)

99)
VRic
, le 02.06.2006 à 21:27

je te conseille vrai­ment de lire Le Rap­port Lu­gano, ça cadre assez bien avec ta vi­sion des choses …

Il se trouve que je l’ai, mais il ne fau­drait pas trop en conclure: je ne l’ai en­core que feuilleté.

des bois­sons sous le nom de « jus de fruits » alors qu’elles ne contiennent pas la moindre mo­lé­cule de fruit ?

Mais, mais… tu n’aimes pas le Tang? :-)
Si je me sou­viens bien, la pub se van­tait même du « 100% syn­thèse ».

Penses-tu vrai­ment que si l’on n’avait pas pu aller à N-Y, à SF ou à Tai­wan tu se­rais au­jour­d’hui oc­cupé à ta­po­ter tes com­men­taires sur ton cla­vier?

Mais gros malin, d’une part ça n’a stric­te­ment aucun rap­port avec la per­ti­nence de la pé­tro­chi­mie et d’autre part quelque chose a changé de­puis la dé­cou­verte de l’Amé­rique: tu n’as plus be­soin de venir me voir pour me dire ça, jus­te­ment. Ça change quelque chose, non? Les 2 mois de bâ­teau ou tonnes de ké­ro­sène cor­res­pon­dant au voyage ou au trans­port du cour­rier ont perdu de leur in­té­rêt. Ça ne de­vrait pas être trop com­pli­qué à com­prendre.

J’ai pas dit (au­jour­d’hui) qu’il au­rait mieux vallu ne ja­mais aller dé­cou­vrir l’Amé­rique. Ce que je dis c’est que dé­sor­mais, quand tu prends l’avion pour une réunion à NY, si ça te fait mal au cul de vivre dans un monde va­gue­ment pourri, la ques­tion n’est pas de se de­man­der com­bien ça coûte mais si tu as vrai­ment be­soin de pou­voir tou­cher les fesses de tes ho­mo­logues ou si ce que tu veux ne se règle pas aussi bien sans te dé­pla­cer. Après quoi tu réa­lises nor­ma­le­ment que c’est un choix, une envie, une pré­fé­rence, un ordre, etc., mais pas vrai­ment une né­ces­sité. L’ar­ticle de To­TheEnd sur les x.​days ne laisse aucun doute sur le fait que les gros ca­pi­ta­listes dé­couvrent vite que fi­na­le­ment l’avion bof quand on a la vi­déo-confé­rence, même si leurs rai­sons n’ont rien d’al­truiste ou éco­lo­giste.

Notre ac­ti­vité s’oriente vers de plus en plus de pra­tiques dé­ma­té­ria­li­sables, par na­ture non-lo­ca­li­sées et donc an­ti­no­miques du concept même de dé­pla­ce­ment pro­fes­sion­nel. C’est cu­rieux que ça t’échappe alors que tu es toi-même assis de­vant un cla­vier qui marche exac­te­ment pa­reil qu’il soit à 2 h ou 10 s de ton lit. Il est très pos­sible qu’une gé­né­ra­tion ul­té­rieure trouve par­fai­te­ment ri­di­cule que nous ayons été for­cés de pos­sé­der une voi­ture pour bos­ser, pas juste une voi­ture pol­luante. Et c’est déjà ri­di­cule puisque des gens moins ins­truits ont réussi à s’en pas­ser avant nous, par­fois pile au même en­droit que nous, alors qu’ils bos­saient plus que nous, tant en temps qu’en pro­por­tion de l’ef­fec­tif. Bi­zarre, non?

Cer­tains y étaient for­cés par l’ab­sence de Twingo au moyen-âge, mais ça ne change rien au ré­sul­tat: le type a pas de ba­gnole, il se lève le matin, il va au bou­lot, il rentre le soir. Qu’entre les 2 il ait uti­lisé un toas­ter, un frigo, un ac­cé­lé­ra­teur à par­ti­cules et flirté avec la ré­cep­tion­nistre plu­tôt que lus­tré une ar­mure avec la langue en se fai­sant fouet­ter par un tyran n’a stric­te­ment rien à voir avec ce qui leur per­met ou pas de pas­ser d’un en­droit à un autre à pied en 10 min gra­tui­te­ment plu­tôt qu’en pol­luant en 1h. Il y a des choses qui re­lèvent de la haute tech­no­lo­gie, et pi d’autres, non: la so­lu­tion à 2h de trans­port pol­luant, c’est pas 2h de trans­port non-pol­luant. Ha­bi­ter loin, c’est pas de la tech­no­lo­gie.

Non, tu se­rais pro­ba­ble­ment en train de cra­pa­hu­ter avec une cou­sine dans les douves mé­dié­vales d’une ville tel­le­ment mieux conçue.

Et ça n’a stric­te­ment aucun rap­port. Tu peux te faire scal­per exac­te­ment aussi bien dans une chambre au Hil­ton que dans une hutte de l’âge de bronze, ça n’in­forme en rien sur la per­ti­nence des choix tech­no­lo­giques en vi­gueur alen­tour.

Tout quar­tier suf­fi­sam­ment an­cien four­mille d’exemples de mixité du bâti qui marchent très bien et les gens qui y vivent sont tout à fait aussi ci­vi­li­sés et bien ha­billés que toi: quand tu em­mé­nages au-des­sus d’une bou­tique qui a 4 siècles, tu ne te trans­formes pas en lo­que­teux édenté souf­frant de ma­la­dies de peau.

La scie­rie dans mon ilôt fait par­fois un peu chier et on ne peut pas ha­bi­ter au-des­sus d’un haut-four­neau, mais je ne connais per­sonne ici qui ne pré­fè­re­rait pas bos­ser au coin de la rue plu­tôt que se taper les em­bou­teillages. Or ça, c’est de l’ur­ba­nisme. Il n’y a au­cune loi de la na­ture qui dit que l’ur­ba­nisme est forcé d’être con et si quand je le dis tu en dé­duis que je suis pour Gen­gis Khan ou contre l’in­ven­tion du mixer, tu es un âne.

Dans une ville mé­dié­vale, on n’avait pas de voi­ture pour aller bos­ser ni faire ses courses à Car­re­four et coup de bol: on n’en avait pas be­soin, ce qui n’était pas un ha­sard. Tu peux trai­ter de cons les rares qui ont la chance de vivre dans des villes or­ga­ni­sées pour se pas­ser de ba­gnole mais c’est eux qui ont rai­son et ils sont lar­ge­ment aussi sa­tis­faits de leurs condi­tions de vie que les autres. Tu crois que tout d’un coup c’est le moyen-âge chez eux? L’in­qui­si­tion? La ser­vi­tude? Le chaos? Que ça a poussé comme ça tout seul?

Per­sonne n’a dit que l’in­qui­si­tion était meilleure pour Tou­louse que la voie ra­pide à péage vers Por­tet (d’ailleurs au Moyen-âge il n’y avait pas que la tor­ture ici, il y avait aussi des péages). Ce que je dis c’est que rien n’em­pêche un cer­veau de main­te­nant de ré­soudre des non-pro­blèmes qu’un cer­veau du moyen-âge maî­tri­sait sans ef­fort.

C’est d’ailleurs le mo­teur de l’ur­ba­ni­sa­tion: évi­ter de faire 20 bornes de char­rette chaque matin, le cré­tin qui au­rait es­sayé de l’im­po­ser pre­nant des coups rus­tiques. Parce que c’était un âne. Ou que son frère était ven­deur de char­rettes. Celui qui l’im­pose main­te­nant ou qui pré­tend qu’il n’y a rien d’autre à faire dans ce do­maine, c’est le même âne: ça mé­rite des baffes mais on se re­tient parce qu’au fond, on est amou­reux des ba­gnoles que nous vend son cou­sin.

Un jour ou l’autre ça chan­gera. Parmi les sur­vi­vants, ceux qui au­ront été ma­lins avant di­ront mé­cham­ment « on vous l’avait bien dit » et les cons conti­nue­ront à les trai­ter d’ar­ro­gants to­ta­li­taires au motif que « toutes les opi­nions se valent ». C’est pour­quoi lais­ser la na­ture faire of­fice de mur nous semble par­fois plus re­po­sant.

L’idée n’est pas com­pli­quée, le pro­blème est évident, ses consé­quences sont de­ve­nues si ri­di­cu­le­ment énormes qu’on les voit de l’es­pace et quand je dis que les causes ne sont pas juste une « évo­lu­tion » qui se­rait tom­bée du ciel, tu en dé­duis que je veux vivre au moyen-âge: mon vieux, tu es un âne.

Pré­tendre que l’on vi­vait mieux avant est le meilleur moyen pour ne pas trou­ver de so­lu­tion pour après.

Tu m’em­merdes: je ne dis pas qu’on vi­vait mieux avant l’in­ven­tion du vac­cin contre la rage, je dis qu’on sa­vait déjà fa­bri­quer de la vais­selle qui dure plu­sieurs gé­né­ra­tions sans pol­luer avant l’in­ven­tion de la vais­selle je­table, qu’on sa­vait déjà conce­voir des bâ­ti­ments ha­bi­tables sans la cen­trale nu­cléaire « né­ces­saire » pour cli­ma­ti­ser un cla­pier et que si tu consi­dères que les so­lu­tions à de tels non-pro­blèmes res­tent à « trou­ver », tu es un âne. D’autres tech­no­lo­gies si tu veux, tant que tu veux, pour­quoi pas. Mais amal­ga­mer l’éven­tuelle bar­ba­rie du passé au sens pra­tique consis­tant à uti­li­ser mes mains comme un pri­mi­tif plu­tôt que le sac of­fert par le com­mer­çant et la mo­der­nité, c’est trop bête: là je ne peux rien pour toi.

100)
hen­rif
, le 02.06.2006 à 23:12

La 100eme !!

Trouvé dans la revue l’Eco­lo­giste (Mars-Avril-Mai 2006) un ar­ticle in­ti­tulé « Pé­trole : la pé­nu­rie n’est pas pour de­main » Ré­sumé :
L’ar­rêt de la consom­ma­tion du pé­trole ne se fera pas tout seul par épui­se­ment des res­sources. L’ère du pé­trole très bon mar­ché est der­rière nous, mais les prix en hausse du baril vont rendre ren­tables de pro­duire du pé­trole à par­tir du gaz et du char­bon. Des pro­jets sont en cours en Afrique du Sud, en Chine et des construc­teurs de l’in­dus­trie au­to­mo­bile se re­groupent au­tour de The Al­liance for Syn­the­tic Fuels in Eu­rope (ASFE) pour pro­mou­voir les car­bu­rants syn­thé­tiques à par­tir du char­bon.
On n’a pas fini de bouf­fer du CO2 !

Com­mis­sion Eu­ro­péenne et mé­pris : Au mo­ment où la Com­mis­sion eu­ro­péenne lance une cam­pagne pour lut­ter contre le chan­ge­ment cli­ma­tique en de­man­dant à tout un cha­cun de nous de faire des ef­forts ( http://​www.​climatechange.​eu.​com/​ ), le col­lec­tif
Agir pour l’En­vi­ron­ne­ment, le Ré­seau Ac­tion Cli­mat France et Tran­port and En­vi­ron­ment (T&E) épinglent son pré­sident Mon­sieur José-Ma­nuel BAR­ROSO, qui cir­cule dans un gros 4×4 consom­mant plus de 13.2 litres aux 100 km en zone ur­baine et re­je­tant au moins 265g de CO2 ( http://​www.​agirpourlenvironnement.​org/​presse/​4x4media27.​htm )

Mé­dias et pé­nu­rie de pé­trole : Ce sujet com­mence à être plus vi­sible de­puis quelques an­nées. L’ex­pé­rience pas­sée des su­jets « chauds » (le tout en­tre­prise, la glo­ba­li­sa­tion iné­luc­table, la libre concur­rence, la fin du po­li­tique, la sé­cu­rité, la lutte contre le ter­ro­risme, le TCE, le dé­clin fran­çais, etc..) de­vrait nous aider à nous pré­mu­nir des cou­leuvres que l’on va ten­ter de nous faire ava­ler.

Le sup­plé­ment Libé : très bon ar­ticle page 30 , à quand un sujet sur le sys­tème fi­nan­cier mon­dial (la dette des US et du Japon ? le sur­en­det­te­ment gé­né­ra­lisé) sur Cuk ?

PS (pas en rap­port di­rect avec le pé­trole, mais cité plus haut)

Dé­mo­cra­tie lo­cale : oui à l’im­pli­ca­tion dans la vie po­li­tique de la cité, oui à tous ses mou­ve­ments al­ter­na­tifs et ses ini­tia­tives concrètes qui contri­buent à re­lo­ca­li­ser l’éco­no­mie, à la so­li­da­rité, au lien entre ci­toyens. N’at­ten­dons pas bê­te­ment une énième al­ter­nance po­li­tique, une sois di­sante re­prise éco­no­mique ou des pro­grammes po­li­tiques ré­for­ma­teurs. Im­pli­quons nous et bat­tons nous ! D’au­cuns de la « haute » n’at­tendent que notre aban­don pour dé­ni­grer le peuple, dé­tour­ner la dé­mo­cra­tie et confor­ter leur pou­voir (voir ce qui se dit tou­jours un an après le 29 Mai dans les mé­dias, ou Ber­lus­coni en Ita­lie). La dé­mo­cra­tie est un com­bat…

Le rap­port Lu­gano : à lire ab­so­lu­ment ! C’est assez ardu au dé­part mieux vaut sur­vo­ler les pre­miers cha­pitres et y re­ve­nir par la suite et lire la se­conde par­tie. Un point fon­da­men­tal de ce livre : il n’y a pas assez de res­sources pour nour­rir toute la po­pu­la­tion mon­diale au­tre­ment qu’avec des ra­tions res­treintes de cé­réales. Et le cau­che­mar que pro­met ce rap­port, nous sommes en­trés de­dans.

Après un tel débat, Fran­çois Cunéo va avoir du mal à se plaindre de manque de com­men­taires ;)

Bon j’éteins mon Mac pour éco­no­mi­ser…

101)
alec6
, le 02.06.2006 à 23:14

Non seule­ment ça chauffe sous nos lat­ti­tudes, mais ça chauffe aussi dans nos co­lonnes !

Tu vois Fran­çois toi qui te plai­gnais d’un dés­in­té­rêt des contri­bu­teurs et autres in­ter­ve­nants !

et de 100 !

Alexis tous les dé­fauts !

102)
alec6
, le 02.06.2006 à 23:15

Dam­ned ! coiffé au po­teau !

Alexis tous les dé­fauts !

103)
zi­touna
, le 02.06.2006 à 23:52

Fé­li­ci­ta­tion, Alec6, pour un coup d’es­sai, c’est un coup de maître!
mais je se­rais toi, je vé­ri­fie­rais soi­gneu­se­ment les freins du vélo, avant de des­cendre de ta mon­tagne, 100 et quelques com­men­taires, ça pour­rait su­ci­ter des ja­lou­sies…
;-)
z

104)
Oka­zou
, le 03.06.2006 à 05:34

Puisque alec6 nous ac­cueille si bien, pro­fi­tons de l’es­pace…

Il n’y a pas que de mau­vaises nou­velles, comme on peut le lire dans la quo­ti­dienne de Pierre Mar­celle – Libé du 30 mai.

Dire que cer­tains s’échinent à croire que j’ap­par­tiens à une mi­no­rité. Presque deux-tiers des voix, c’est déjà une très belle mi­no­rité dans une dé­mo­cra­tie, non ?
Ma­jo­ri­taires dans l’Eu­rope éga­le­ment, les di­ri­geants eu­ro­péens s’ac­cordent à dire que s’ils avaient ap­pelé les ci­toyens à voter sur le TCE (Traité consti­tu­tion­nel eu­ro­péen), ce­lui-ci au­rait été re­jeté.
Et les li­bé­raux gau­che­droite fran­çais s’ima­ginent qu’ils vont pou­voir pas­ser outre aux dé­ci­sions des consul­ta­tions dé­mo­cra­tiques. Qu’ils y viennent, pour voir…

Tiens ! jus­te­ment, « ils » sont en train de nous ri­po­li­ner la di­rec­tive Bol­ken­stein sans en chan­ger l’es­sen­tiel. Pour­quoi conti­nuent-ils donc à ac­cé­lé­rer à l’ap­proche du mur ?

Un site tou­jours in­té­res­sant qui traite sur cette page du pé­trole :
http://​www.​michelcollon.​info/​articles.​php?​dateaccess=2006-05-18%2004:​35:​05&​log=invites (pas moyen de col­ler ce lien pro­pre­ment, dé­solé)
dans un texte de Wor­kers’World dont je re­com­mande par­ti­cu­liè­re­ment la vi­site du site. Un re­gard sur une Amé­rique étran­ge­ment ab­sente de nos mé­dias.

Il est éga­le­ment très pro­fi­table aux dé­mo­crates de vi­si­ter ré­gu­liè­re­ment le site de Mi­chel Col­lon, un hon­nête homme (eh oui, il en reste !) qui fait un tra­vail ci­toyen for­mi­dable. Il vient de ga­gner son pro­cès contre deux flics qui l’avaient sa­le­ment ta­bassé pour avoir or­ga­nisé une ma­ni­fes­ta­tion pour la paix.
Pour une mul­ti­pli­cité de points de vue, allez donc sur « Mes in­vi­tés ».


Au nom de l’Eu­rope, j’ai voté NON !
… et la gauche li­bé­rale au­rait tort de l’ou­blier.

105)
kos­to­glo­tov
, le 03.06.2006 à 10:38

Salut à tous
Beau suc­cès, ce fil !
Je re­bon­dis sur l’his­toire de la taxe (puisque le débat a dé­marré là-des­sus) en vous ci­tant un pas­sage du bou­quin de Win­gert :

… La seule so­lu­tion pour ré­soudre les pro­blèmes re­la­tifs à l’éner­gie est que celle-ci soit fac­tu­rée à son coût réel. Il faut sup­pri­mer toutes les sub­ven­tions. Le coût de la flotte amé­ri­caine dans le golfe per­sique (50 Gi­ga­dol­lars par an avant la guerre ac­tuelle) qui as­sure la libre-cir­cu­la­tion du pé­trole sur les mers est fac­tu­rée au contri­buable amé­ri­cain et non au consom­ma­teur amé­ri­cain. Les éner­gies fos­siles vont être épui­sées en deux ou trois siècles et leur juste prix de­vrait être le coût des éner­gies de sub­sti­tu­tion, qui est bien su­pé­rieur. Le pé­trole est la forme d’éner­gie la plus com­mode à trans­por­ter, la plus concen­trée.Il n’y a pas d’al­ter­na­tive au pé­trole en quan­tité suf­fi­sante …

Chouette pers­pec­tive …
Qui parmi vous vo­tera Co­chet, dans 1 an ?

106)
alec6
, le 03.06.2006 à 15:30

Une pe­tite anec­dote en marge de la dis­cus­sion… ou plu­tôt en bas de page.

Or donc.
Ce matin il me prit de ré­pa­rer la chasse d’eau qui fuyait… bri­co­leur et de­si­gner que je suis, pas de sou­cis ! dé­mon­tage, né­toyage, ré­pa­ra­tion, re­mon­tage, bref tout baigne ! Si né­ces­saire je le re­fais les yeux ban­dés, mais là n’est point le pro­blème.

Mais p…tain de b…del de m…de de mil­le­dieux ! Faut-il avoir l’es­prit tordu, que dis-je per­vers pour conce­voir des trucs pa­reils qui à n’en pas dou­ter sont conçus pour tom­ber en rade dans les cinq ans qui suivent leur achat ! La concep­tion de cer­taines pièces est telle qu’il ne peut en être au­tre­ment !

Certes, d’au­cuns sur ce site rap­pel­le­ront le com­plot éter­nel de la fi­nance in­ter­na­tio­nale, de ses séides et autres dic­ta­tures mon­dia­li­sa­trices et des­truc­trices dont les cou­pables fi­ni­ront tôt ou tard au pi­lori du bon sens, du peuple et de ses en­fants al­ter­ci­vi­li­sés ! Aaaa­meeeen !

Mais re­ve­nons à ma fuite. Si vous avez la chance d’être bri­co­leur, en dix mi­nutes c’est réglé, sinon, vous faites appel à un plom­bier qui au mieux ne vous chan­gera que le mé­ca­nisme def­fec­tueux, au pire vous chan­gera l’en­semble des chiottes, cu­vette et lu­nette com­prises.
Des es­prits étroits vous ré­tor­que­ront que les plom­biers ne sont que vils épi­gones du grand Ca­pi­tal et qu’à l’ins­tar des séides pré­cé­dem­ment cités ils fi­ni­ront dans les flammes de l’en­fer ré­demp­teur ! Re amen !

Per­son­nel­le­ment je ne vois là qu’une preuve sup­plé­men­taire d’un sys­tème de ci­vi­li­sa­tion qui ne doit sa sur­vie qu’à la pro­duc­tion or­ga­ni­sée de pièces def­fec­tueuses à court terme dont la ges­tion en­traîne une suc­ces­sion de ré­pa­ra­teurs, re­cy­cleurs, fa­bri­cants et di­vers re­ven­deurs tous aussi in­utiles que créa­teurs de PIB (fa­bri­quer et vendre une chasse d’eau in­cre­vable n’est « pro­fi­table » qu’une fois, fa­bri­quer et vendre une chasse d’eau « consom­mable » fait bos­ser beau­coup de monde, avec une dé­pense éner­gé­tique consé­quente… pour rien !!)

Mo­ra­lité 1 : Consom­mer = dé­tuire par l’usage (dé­fi­ni­tion du La­rousse 1897)

Mo­ra­lité 2 : tout cela n’est per­mis que par la grâce d’un pé­trole gra­tuit et in­fini !

Mo­ra­lité 3 : …

Alexis… tous les dé­fauts !

107)
Mar­co­li­vier
, le 03.06.2006 à 16:10

Une fin qui n’en était pas une… Pffffff!

Mal­heu­reu­se­ment, je ne par­tage pas ton op­ti­misme et ta foi en l’hu­ma­nité

.

Cher Kos­to­glo­tov, moi non plus!!! Du moins, la foi en l’hu­ma­nité. Et puis l’op­ti­misme, pas vrai­ment non plus. Ex­pli­quons-nous.

Ma dé­marche ne se veut qu’une et in­di­vi­duelle. Je ne lui en de­mande pas plus que ce qu’elle peut ap­por­ter, c’est-à-dire po­ten­tiel­le­ment énor­mé­ment. Je ne m’adresse pas non plus à l’hu­ma­nité, vi­sage sté­rile à l’ins­tar de la so­ciété. Je m’adresse aux gens de bonnes vo­lon­tés, même si ça fait assez pom­peux. C’est une pa­role qui a la pré­ten­tion de s’adres­ser per­son­nel­le­ment aux gens, par de mul­tiples ca­naux qui vont du lan­gage des mots à celui de l’exemple quo­ti­dien (e.g. pas de mon­naie pour le bus, soit, alors je marche plu­tôt que de res­quiller). Et sou­vent, on ne choi­sit pas à qui on s’adresse, mais on s’adresse à eux per­son­nel­le­ment, et non à une masse in­forme qui les en­glo­be­rait.

Moi, op­ti­miste? Pas fou, non! Par contre j’es­saie d’agir tous les jours sans me sou­cier du ré­sul­tat, que je rap­pelle n’est pas me­su­rable ins­tan­ta­né­ment, et sou­vent s’ob­serve bien des an­nées plus tard. En­core une fois, je ne suis pas op­ti­miste en­vers l’hu­ma­nité, ce monstre, par contre je crois que moi, toi Kos­to­glo­tov, les gens de Cuk.​ch, leurs fa­milles et amis, en tant que per­sonne de bonne vo­lonté, pou­vons faire énor­mé­ment, avec toute la re­te­nue et mo­des­tie pos­sible.

Oka­zou 93: merci pour ton com­men­taire, et ton ap­proche douce. Je te jure que c’est la meilleure ap­proche pour dis­cu­ter et cher­cher à se com­prendre. Parce que chan­ger d’avis ne se fait pas en un cla­que­ment de doigts, et qu’il faut être pa­tient pour ame­ner soi-même et les autres à re­con­si­dé­rer ses opi­nions. Merci donc, Oka­zou.

Je suis assez content que tu ne par­tages que par­tiel­le­ment mon point de vue. Parce que ça veut dire quoi qu’il en soit que mon point de vue n’est pas vain. Tu vois par exemple que là, même si toi ou d’autres n’êtes pas d’ac­cord avec moi, une opi­nion par­ti­cu­lière est dis­cu­tée, cer­tains par­ti­cipent au débat, d’autres le suivent. L’im­pact n’est pas me­su­rable mais est ce­pen­dant cer­tain. Mais ça ne ré­pond pas à la ques­tion de la mo­dé­ra­tion. La mo­dé­ra­tion per­son­nelle, c’est quelque chose qui s’ap­prend. Elle peut s’ap­prendre dans le cadre de la fa­mille (idéa­le­ment), ou dans tout autre groupe fac­teur de so­cia­li­sa­tion. Sou­vent, et par­ti­cu­liè­re­ment de nos jours, ce prin­cipe n’est plus ap­pris, n’est plus d’ailleurs va­lo­risé. C’était mon exemple atroce de ces ado­les­cents par­lant du GHB, mais aussi le constat lors­qu’on sort le soir avec le re­gard plus ai­guisé du so­cio­logue de ter­rain.

Oka­zou, je le redis, ef­fec­ti­ve­ment la mo­dé­ra­tion doit être ap­prise. On se rap­pelle la ci­ta­tion, ré­duire son moi et bri­der ses dé­sirs, c’est quelque chose qui était en­sei­gné. C’est quelque chose que tu dois aussi en­sei­gner avec pa­tience et amour, d’où l’im­por­tance de la dou­ceur. C’est évident que ma dé­marche ne pro­met pas de chan­ge­ment ra­pide, mais les chan­ge­ments qui se font s’ins­crivent dans le pro­ces­sus long. Ton exemple des arômes ar­ti­fi­ciels est par­ti­cu­liè­re­ment atroce et, Oka­zou je ne suis pas du tout op­posé à une ré­gle­men­ta­tion li­mi­tant la pul­sion du loup. Je ne vou­drais pas que d’au­cuns pensent à tort que mon dis­cours cache une néo-apo­lo­gie du concept de la main in­vi­sible ou du prin­cipe que la pour­suite des in­té­rêts égoïstes amène un plus grand bien col­lec­tif. Ça, c’est du pi­peau et ton exemple est frap­pant d’ex­pli­cite.

Au contraire, je suis pour une ap­proche te­nant plus compte des réa­li­tés hu­maines et des contin­gences ma­té­rielles que celle qui op­pose à toutes ses cri­tiques des mo­dèle éco­no­mico-ma­thé­ma­tiques et force sta­tis­tiques. Concrè­te­ment, je suis assez fa­vo­rable à une éco­no­mie ré­gu­lée, plu­tôt qu’à une éco­no­mie libre ou contrô­lée. La ré­gu­la­tion est réa­liste, les deux autres sont des monstres idéo­lo­giques. Il est donc évident que l’in­dus­trie « aro­ma­tique », comme d’autres, doit être ré­gu­lée. A dé­fi­nir en­core par qui. Mais po­sons-fi­na­le­ment cette ques­tion: pour­quoi les hommes de bonnes vo­lonté ne re­pren­draient-ils pas au­jour­d’hui une par­tie du pou­voir qui a été dé­lé­gué par trop fa­ci­le­ment à cet Etat qui ne rem­plit plus son rôle de dé­fen­seur de la Jus­tice, et qui de ce fait a perdu la plus grande par­tie de sa lé­gi­ti­mité?

A suivre,

Mar­co­li­vier

108)
alec6
, le 03.06.2006 à 16:44

Merci Zi­touna (103)! je viens de chan­ger les pa­tins de frein de mon « Giant – Tou­rer » à l’avant et à l’ar­rière ainsi que le câble de chan­ge­ment de pla­teau… ça c’est pour re­mon­ter « d’en ville » vers mes hau­teurs mé­nil­mon­tantes !
500g de pé­trole à tout cas­ser (pa­tins + fa­bri­ca­tion + trans­port jus­qu’au ma­ga­sin), mais je n’ai pas le choix.
Néan­moins, rap­porté à leur durée d’uti­li­sa­tion et au ser­vice rendu pour une ou deux per­sonnes (moi et l’un des hé­ri­tiers sur le siège en­fant), ce n’est pas si mal !

Alexis… tous les dé­fauts !

109)
Oka­zou
, le 03.06.2006 à 18:31

«
Mo­ra­lité 1 : Consom­mer = dé­tuire par l’usage (dé­fi­ni­tion du La­rousse 1897)

Mo­ra­lité 2 : tout cela n’est per­mis que par la grâce d’un pé­trole gra­tuit et in­fini !

Mo­ra­lité 3 : … »

Mo­ra­lité 3 : « Com­plot : Des­sein se­cret, concerté entre plu­sieurs per­sonnes, avec l’in­ten­tion de nuire… » Il n’y a pas, contrai­re­ment à ce que d’au­cuns pré­tendent ici*, de com­plot des plom­biers, des ban­quiers, des af­fai­ristes ; je ne m’at­taque donc pas du tout à un com­plot mais à un sys­tème cy­nique et tel­le­ment im­mo­ral qu’il en est de­venu obs­cène.
Aucun des­sein se­cret dans la main­mise des hommes de la fi­nance sur le monde ; le Pdg d’Exxon an­nonce clai­re­ment que son seul bou­lot (sur­payé) est de faire de l’ar­gent. Le pé­trole lui-même est se­con­daire, les dé­gâts éco­lo­giques et hu­mains admis s’ils faut en pas­ser par là pour faire de l’ar­gent. S’ils ont une crainte, c’est de voir les règles chan­gées par les élus. Aussi mul­ti­plient-ils les pots-de-vin pour les élus vé­naux et les pres­sions, chan­tages et me­naces de tous ordres pour les plus ré­sis­tants. Ils fi­nancent sans comp­ter des lob­bies spé­cia­li­sés dans la per­sua­sion des élus pour qu’ils votent des lois qui leur soient fa­vo­rables ou pour les em­pê­cher de voter des lois qui pour­raient leur être contraires (lois à visée éco­lo­gique, par exemple).

Le constat étant que la seule cause (l’unique) dé­fen­due par ces hommes sans foi (hors l’ar­gent) ni loi (hors celles qui leurs sont fa­vo­rables) est de s’en­ri­chir en­core et en­core par tous les moyens pos­sibles et quels que soient les dé­gâts pro­vo­qués (par exemple l’ef­fet de serre mais aussi les li­cen­cie­ments bour­siers, de masse, et, bien sûr, les guerres) tant qu’ils peuvent conti­nuer de s’en­ri­chir ou­tra­geu­se­ment. On est donc en droit d’exi­ger que ça change et que la fi­na­lité de la vie, le pro­jet pour la pla­nète des hommes, ne soit plus l’en­ri­chis­se­ment. Nous ne sommes plus au Moyen-Âge, au temps des sei­gneurs (sai­gneurs) et re­fu­sons de suivre les USA dans leur dé­ca­dence.
Main­te­nant, s’il en est que ça ne dé­range pas…


* Ce qu’ils cachent der­rière cette ac­cu­sa­tion qui les ar­range tel­le­ment ne doit pas être joli-joli.


Au nom de l’Eu­rope, j’ai voté NON !
… et la gauche li­bé­rale au­rait tort de l’ou­blier.

110)
zi­touna
, le 04.06.2006 à 00:04

Heuu, on sort un peu du contexte (com­plè­te­ment, même!), mais de­main, c’est la foire de Bièvre, ren­dez-vous an­nuel des fon­dus de pho­to­gra­phie en tout genre. J’y vais pour ache­ter plein de pel­li­cules (ob­so­lètes) bien pé­ri­mées et pas cher pour sa­tis­faire à ma bou­li­mie de conso­ma­tion! Je vais aussi esayer de vendre une pe­tite chambre 6×9 Voigtländer de 1933 équi­pée d’un Tes­sar de 105 et en­core par­fai­te­ment fonc­tion­nelle! Là on re­vient (un peu) dans le sujet: un ap­pa­reil qui de­vait coû­ter un bon prix il y a 73 ans, ga­ranti sans pé­trole (chas­sis métal, souf­flet toile et op­tique verre, dans sa sa­coche en cuir in­té­rieur ve­lours rouge, bien sûr…) et qui après avoir bien servi pen­dant de nom­breuses an­nées et être resté dans un gre­nier pen­dant de non moins nom­breuses an­nées fonc­tionne en­core (qui a dit « pas ren­table », là-bas, dans le fond?). Ques­tion con : c’est pas à cause du pé­trole que les « pro­duits » durent moins long­temps? (hor­mis le com­plot, bien sûr;-) Dans quel état sera le ma­gni­fique 5d du maître des lieux dans 73 ans? sans par­ler de sa bat­te­rie…
J’y se­rais à par­tir de 8h30, je por­te­rait un gilet mul­ti­poches rouge (et j’au­rais peut-être un oeillet blanc à la bou­to­nière;-). Si vous n’avez rien de pal­pi­tant ce di­manche, on pour­rait s’y voir, c’est une bro­cante ri­go­lote. Je re­lè­ve­rais mon mail avant de par­tir (zit555a­ro­ba­seg­mail­point­com), il va sans dire que je compte y pas­ser une bonne par­tie de la jour­née…
z

112)
JCP
, le 04.06.2006 à 20:36

Tu m’em­merdes

Bingo!

JCP

113)
Franck_­Pas­tor
, le 04.06.2006 à 21:39

Ci­ta­tion de VRic:
Tu m’em­merdes

Bingo!

JCP

Bient taillé, mon fils, mais main­te­nant il faut coudre…

114)
zi­touna
, le 04.06.2006 à 22:44

[long hors sujet, mais je ré­ponds à Fran­çois ici, car il pa­rait qu’il n’ap­pré­cie pas le forum]

Zi­touna, tu vends un si bel objet?

.
C’est pour la bonne cause: c’était pour fi­nan­cer l’achat d’un en­core plus bel objet, le MP de mes rêves que j’ai enfin trouvé d’oc­case comme neuf. Puis fi­na­le­ment j’ai fait un heu­reux avec: je l’ai échangé contre un Nikon AF600 neuf (petit com­pact 100% pé­trole avec un exellent 3,5/28) et quelques bo­bines neuves de film Lu­mière pé­ri­mées de­puis… 1950! qui m’in­té­res­saient prin­ci­pa­le­ment par­ceque ce sont des for­mats de film dis­pa­rus (ob­so­lètes): du 127 et du 620, pour ré­cu­pé­rer les axes et pou­voir mettre des films plus « frais » dans des ap­pa­reils de cette époque.
Ah, Bièvres, j’y suis ar­rivé ce matin à 8h30 et j’ai pris celui de 19h30 pour ren­trer, assez chargé… Avec un petit coup de so­leil sur le nez et le front. C’est vrai­ment un truc à ne pas man­quer, pour les ama­teurs de photo. On y croise vrai­ment des mor­dus et on y fait des ren­contres très in­té­res­santes et amu­santes, une bien bonne jour­née, quoi.
Il faut sa­voir que c’est la plus im­por­tante ma­ni­fes­ta­tion de ce genre au monde et c’est une vraie tour de Babel: entre les al­le­mands spé­cia­listes Leica et Has­sel­blad, les russes avec leurs Zorki, Lomo et Kiev et des bou­tiques spé­cia­li­sées de Los An­geles, Tokio, New-York, Séoul ou Hong-Kong qui en­voient leurs ache­teurs à l’af­fût de la perle rare, et bien sûr, les Belges, An­glais, Néer­lan­dais et Ita­liens…
J’ai dis­cuté avec un col­lec­tion­neur d’ap­pa­reils Kodak ex­clu­si­ve­ment qui ve­nait vendre ses dou­blons qui m’a éclairé sur la gé­nèse des pre­miers films cou­leurs (idée pro­po­sée en 1913 par deux mu­si­ciens « in­gé­nieurs du son »! qui n’ont été com­mer­cia­li­sés que vingt ans plus tard…). Ren­con­tré plein d’élèves (ac­tuels et an­ciens) des Zar­decs qui étaient ravis de me trou­ver là pour les aider dans leurs em­plettes (à tout point de vue, aus­cul­ta­tions du matos, né­go­cia­tions avec les ven­deurs voire banque! échange chèque contre bif­tons et même prêt à 0%…). Et sur­tout, pour y faire un bon stock de films (ob­so­lète) et pé­ri­més, d’ailleurs, c’était très maigre cette année (à part une très bonne af­faire avec des 4 x 5″).
Pour finir, Fran­çois, je suis cer­tain que ça te plai­rait beau­coup cette af­faire, es­saye de venir l’an­née pro­chaine, c’est tou­jours le pre­mier di­manche de juin (sauf élec­tions), pour­quoi ne pas y or­ga­ni­ser un Cuk­Pho­to­Pic­Nic?[/long hors sujet]
z

115)
alec6
, le 05.06.2006 à 14:13

Ouhai !

Hors sujet tou­jours !
J’n’ai pas pu venir, ya­vé­du­mon­da­la­mai­son !

Dom­mage !

Alexis

116)
je­je31
, le 05.06.2006 à 14:19

Nous vient aussi à l’es­prit la mon­tée des océans car en toute lo­gique si les gla­ciers fondent, le ni­veau des océans va mon­ter… Pas si simple, en fait, à ce jour seule la di­la­ta­tion des eaux sous l’ef­fet de la cha­leur est à l’ori­gine de cette mon­tée d’eaux, en­vi­ron 3 cm en moyenne avec des zones où l’élé­va­tion est car­ré­ment de 30 cm! En re­vanche, si les gla­ciers po­laires fondent… ce sont 70 m d’eau en plus, mais ce n’est pas pour de­main.

Pre­nez un verre d’eau rem­pli d’un ou plu­sieurs gla­çons. Notez le ni­veau de l’eau. At­ten­dez quelques heures que le ou les gla­çons fondent. Notez à nou­veau le ni­veau. Quelle(s) conclu­sion(s) en ti­rez-vous ?

117)
ala­rache
, le 05.06.2006 à 15:49

Long hors sujet Zi­touna mais tu as trop dit ou plu­tôt pas assez: UN AR­TICLE STP!!!

Ben oui, c’est quoi cette his­toire d’ache­ter des films pé­ri­més?? Les dif­fé­rences entre les ap­pa­reils russes et al­le­mands…
Bref, on veut un bel ar­ticle d’un fondu de Pho­to­gra­phie His­to­rique di­rons nous!!

118)
alec6
, le 05.06.2006 à 16:03

Que rien ne bouge, je­je31 ! du moins tant qu’il ne s’agit que de ban­quise ou d’ice­bergs… qui flottent.

En re­vanche, les gla­ciers étant par dé­fi­ni­tion sur le sol, leur fonte af­fec­tera la hau­teur des eaux, qu’il s’agisse de gla­ciers an­tarc­tiques ou arc­tiques (Groen­land, Ca­nada, Rus­sie, pays nor­diques).

Comble de l’iro­nie, la fonte des glaces po­laires arc­tiques en li­bé­rant à la na­vi­ga­tion le fa­meux pas­sage du Nord-Ouest, at­tise les convoi­tises ca­nado-éta­su­niennes sans ver­gogne au­cune pour les consé­quences éco­lo­giques lo­cales et sans recul aucun sur les ori­gines de cette fonte « li­bé­ra­trice ».
La fonte de ces glaces flot­tantes ne chan­gera rien au ni­veau des mers, du moins di­rec­te­ment. Par contre, la fonte des gla­ciers groen­lan­dais seuls suf­fi­rait à faire mon­ter le ni­veau des eaux de 7m si je ne me trompe pas !

Alexis, pré­di­ca­teur de la fin du monde… et les li­bé­raux au­raient tort de l’ou­blier !!
;-)

119)
alec6
, le 05.06.2006 à 16:04

Ex­cel­lente re­marque Ala­rache !

Alexis, pré­di­ca­teur de la fin du monde… et les li­bé­raux au­raient tort de l’ou­blier !!
;-)

120)
ze­houai
, le 05.06.2006 à 18:33

Je se­rais ti­mi­de­ment tenté de sou­mettre une ré­flexion cu­rieuse à pro­pos de la fonte des gla­ciers.
A par­tir d’un exemple simple !

Je mets un gla­çon dans un verre d’eau. Puis je re­lève le ni­veau du vo­lume total. Quand le gla­çon a fini de fondre, le ni­veau est tou­jours le même.
Il en est de même avec les gla­ciers flot­tants. Sauf que ceux-ci sont dans l’eau de­puis plu­sieurs mil­lions d’an­nées.
Alors ?
Le pro­blème de la fonte des glaces dans le vo­lume total oc­cupé par les océans se­rait … un faux pro­blème. Mais je n’ai pas assez de connais­sances scien­ti­fiques pour le prou­ver.

A part ça, Alec6, ce sujet, ainsi que tous les com­men­taires qui l’ac­com­pagnent, est le bien­venu dans cette pé­riode où l’homme doit ur­gem­ment faire preuve de créa­ti­vité. Se­couant et in­ci­ta­teur pour pro­po­ser une autre dé­marche…
BRAVO !!

Ex­cu­sez-moi à pro­pos de la fonte des glaces ! je n’avais pas en­core lu le com­men­taire ci-des­sous de notre es­timé si­gna­taire, Alec6 !

121)
zi­touna
, le 06.06.2006 à 01:02

Heuuu, bin pour faire un ar­ticle, dans Cuk, a for­tiori dont le sujet trai­te­rait de pho­to­gra­phie, il fau­drait bien évi­dem­ment l’illus­trer abon­dem­ment, avec de zou­lies zi­mages en cou­leur, non? Et vous savez pas quoi? De­puis main­te­nant quinze ans que je vais à Bièvres (sans rater un seul ren­dez-vous), et bin je n’ai pas la moindre photo!!!!! Et pour­tant il y au­rait là un très bon sujet de re­por­tage, fa­cile, ri­golo, sympa… On y pen­sera pour l’an­née pro­chaine… (et le Cuk­Pho­to­Pic­Nic, alors, per­sonne n’est tenté?).

z

122)
je­je31
, le 06.06.2006 à 09:42

Alexis, pré­di­ca­teur de la fin du monde… et les li­bé­raux au­raient tort de l’ou­blier !!
;-)

C’est pour quand la fin du monde ? J’ai deux trois choses pré­vues pour l’été, alors tant qu’à faire :-)))

123)
alec6
, le 06.06.2006 à 11:50

… on s’en rap­proche !
D’ailleurs au­jour­d’hui nous sommes le 06 06 06 ! les chiffres de la Bête !
Les anges, les trom­pettes, les sept Sceaux, les quatre ca­va­liers de l’Apo­ca­lypse et tout le bas­tringue es­cha­to­lo­gique sont au ren­dez-vous !

Re­pen­tez-vous ! pê­cheurs ! La fin est proche…
et l’été sera chaud ! Mu­sique !

Alexis… St-Jean de ser­vice !

124)
alec6
, le 06.06.2006 à 16:29

Si cer­tains sur­veillent en­core ce sujet, je si­gnale la pa­ru­tion dans le Monde d’au­jour­d’hui de deux ar­ticles concer­nant nos pôles et plus par­ti­cu­lè­re­ment l’Arc­tique.
A noter que l’un des ar­ticles concerne Jean-Louis Etienne dont le com­por­te­ment ver­tueux fut, il y a peu sur ce site, op­posé à celui d’un aven­tu­rier sans foi ni loi dont j’ai déjà ou­blié le nom… ;-)

En bref, la sur­face de la ban­quise di­mi­nue tous les ans et risque à très court terme de dis­pa­raître to­ta­le­ment en été (bien sûr). Si le ni­veau des océans n’en est pas di­rec­te­ment af­fecté, comme l’ont fait re­mar­quer cer­tains avec rai­son, les cou­rants ma­rins et le cli­mat de nos contrés qui en dé­coule, risquent d’en être pas­sa­ble­ment af­fec­tés !
Pa­ral­lè­le­ment la dis­pa­ri­tion d’une im­por­tante sur­face blanche (et donc re­fle­chis­sante – Al­bedo) de notre pe­tite pla­nète, pos­sède une ten­dance fa­cheuse à ré­chauf­fer notre en­vi­ron­ne­ment… et à ac­cé­lé­rer le pro­ces­sus…

[les rac­cour­cis ne fonc­tionnent pas, b…del !]
http://​www.​lemonde.​fr/​web/​article/​0,1-0@​2-3228,36-780033@​51-780150,0.​html
http://​www.​lemonde.​fr/​web/​article/​0,1-0@​2-3228,36-780034@​51-780150,0.​html
[dé­solé, mais faut re­co­pier ! les liens]

Alexis, Cas­sandre selon St jean ! Amen !