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Jour­née cau­che­mar­desque, à cause… d’une pro­tec­tion? Non non…

J'ai vécu ce der­nier jeudi 30 juin une ma­ti­née cau­che­mar­desque, et ce n'est pas peu de l'écrire.

En effet, ce jour, qui était l'avant-der­nier que je pas­sais avec les élèves de ma classe, se voyait être l'apo­théose (faut être mo­deste!) de deux ans que nous avions pas­sés en­semble. Eh oui, j'en­seigne entre autres choses le chant, et de­puis un cer­tain nombre d'an­nées, la fin du tra­vail avec une volée si­gni­fie un concert, soit à l'Aula lorsque c'est pos­sible, soit dans ma classe.

Donc jeudi, nous avions un concert, avec plus de cent per­sonnes ins­crites pour venir y as­sis­ter, et sur­tout 24 ga­mins qui se ré­jouis­saient et qui avaient un trac pas pos­sible.

Je dé­barque dans ma classe vers 9 h 30 (ma char­mante col­lègue était de ser­vice) pour venir faire une der­nière ré­pé­ti­tion avant un pre­mier concert de­vant d'autres élèves, une sorte de ré­pé­ti­tion gé­né­rale l'après-midi.

Je me di­rige vers mon piano, vers mes mo­dules de son, et je place la main là où je pose tou­jours la clé élec­tro­nique qui me per­met sim­ple­ment de dé­pro­té­ger Cu­base SX 3, le lo­gi­ciel avec le­quel je pré­pare mes ar­ran­ge­ments pour ac­com­pa­gner mes élèves.

Sans cette clé, un petit bout de pla­tique que l'on place sur un port USB (un peu comme une clé de sto­ckage, mais ce n'en est pas une), vous ne pou­vez pas lan­cer le pro­gramme, c'est aussi simple que ça, puisque le lo­gi­ciel va vé­ri­fier la pré­sence d'une li­cence à l'in­té­rieur de cette der­nière. J'ai déjà hurlé à plu­sieurs re­prises sur cette clé Syn­cro­soft . En par­ti­cu­lier ici. J'avais même écrit une hu­meur sur le nou­veau Cu­base en dé­cembre 2002. Elle s'in­ti­tu­lait "Je vais la perdre, je sens que je vais la perdre…".

Je ne croyais pas si bien dire.

De dzou, elle est où cette clé?

Je tâ­tonne, je com­mence à avoir des sueurs froides, mal­gré la cha­leur. Rien, plus de clé. Je de­mande aux élèves, à ma col­lègue, s'ils ont vu cette clé que je range tou­jours dans sa pe­tite mousse noire. Non. Per­sonne ne l'a vue.

Je cherche par­tout, pen­dant plus d'une heure.

Je me dis que je vais me ré­veiller, que ce n'est pas pos­sible. Mais non, le ré­veil ne sonne pas, ce doit donc être vrai.

Vers 10 h 30, je dis à ma col­lègue de conti­nuer sa re­cherche, que moi, je vais faire quelques té­lé­phones. J'ap­pelle l'im­por­ta­teur. Ah ben non mon bon Mon­sieur (léger ac­cent suisse al­le­mand), on ne peut rien faire pour vous. Le seul qui pour­rait peut-être vous aider est en va­cances, mais il n'y a rien à faire de toute façon.

Ils me passent une adresse à Lau­sanne, d'un ma­ga­sin où l'on pour­rait me prê­ter une clé. Ah ben non, notre clé de dé­pan­nage est on ne sait pas très bien où. Non non, on ne peut rien faire.

Re­té­lé­phone à Zu­rich. Je leur de­mande s'ils en ont une. Je peux faire l'al­ler et re­tour Lau­sanne Zu­rich en six heures, ce de­vrait être pos­sible. Mais non, ils n'ont pas de clé. Ils ne peuvent rien faire.

L'im­por­ta­teur... L'im­por­ta­teur ne peut rien faire. Mais je sens mon­ter la vio­lence moi!

En­core deux ou trois té­lé­phones, mais il faut bien me rendre à l'évi­dence. Mon concert, je le ferai SANS mon or­di­na­teur, avec un autre ac­com­pa­gne­ment. Je re­monte en classe, il n'y a plus que ma col­lègue qui est toute dé­so­lée. Les en­fants sont ren­trés à la mai­son per­sua­dés que le concert n'aura pas lieu.

Il n'en était pas ques­tion évi­dem­ment.

Je prends alors ma gui­tare, et com­mence à ré­pé­ter toutes les chan­sons comme un ma­lade. Bon, ce ne sera pas aussi joli, mais on va s'en sor­tir.

Et sou­dain, ma col­lègue re­vient dans la classe qu'elle avait quit­tée, et me de­mande:

- Ce ne se­rait pas par ha­sard ça cette clé?.

Ouiiiiiii! elle l'a dans la main! In­croyable. Je lui saute au cou tel­le­ment j'étais sou­lagé.

- Tu l'as trou­vée où??

- J'ai vidé la pou­belle de l'école, celle de la net­toyeuse, elle était tout au fond.

La femme de mé­nage de mon école avait fait la pous­sière mer­credi après-midi, avait fait tom­ber la clé, pour­tant bien ran­gée sous le piano, sur une ta­blette, et l'avait ba­layée en­suite!

Cette dame est tel­le­ment char­mante et tel­le­ment ser­viable que ja­mais je ne lui dirai même la ca­tas­trophe qu'elle a failli dé­clen­cher, et le stress, le déses­poir, le sen­ti­ment d'im­puis­sance dans le­quel elle m'a mis. Ça chan­ge­rait quoi de toute ma­nière? N'em­pêche...

N'em­pêche, je trouve tout de même in­croyable qu'en Suisse, je ne puisse pas trou­ver de so­lu­tion de se­cours si je perds une pro­tec­tion phy­sique, ou même si elle tombe en panne, le jour d'un concert. En­vi­ron 130 per­sonnes étaient tri­bu­taires de cette clé ce soir-là, mais ça au­rait pu être des mil­liers. Et même cela n'en au­rait été que trois... C'était im­por­tant.

Au dé­part, j'en ai voulu à Stein­berg, l'édi­teur de Cu­base, vous ne pou­vez pas sa­voir. Et à celui de Logic, qui uti­lise pra­ti­que­ment la même clé d'ailleurs! Ces édi­teurs, je ne peux plus les voir et les sup­por­ter.

Je me suis dit: plus ja­mais ça.

Je ne veux plus dé­pendre d'une clé. Vous me direz que je vais dé­pendre d'un or­di­na­teur alors? Non, un or­di­na­teur, je peux le rem­pla­cer, mes mor­ceaux, je les ai à triple. Un Mac, j'en trouve un en cinq se­condes. Pas en Suisse, dans mon col­lège.

Donc de­puis quelques mois, Di­gi­tal Per­for­mer me fai­sait du pied.

Il n'est pas pro­tégé par une clé, lui.

Je bé­né­fi­ciais d'une offre de mise à jour de­puis Au­dio­desk puisque j'ai fait l'ac­qui­si­tion d'une in­ter­face Audio Motu (l'édi­teur de Di­gi­tal Per­for­mer), j'en ai pro­fité ven­dredi.

Ce lo­gi­ciel m'a l'air ma fois assez ma­gni­fique, mais pour l'ins­tant, je ne me pro­nonce pas en­core, J'ai cru en son temps à Logic, je n'ar­rive pas à m'y faire, je suis re­tourné à Cu­base, dont plein de pe­tites choses m'énervent pour­tant, et que je cherche à rem­pla­cer de­puis pas mal de temps.

Nous ver­rons donc si Di­gi­tal me sa­tis­fera.

Le truc ri­golo, c'est que j'ai constaté un petit pro­blème dans la ver­sion fran­çaise, cor­ri­gée par un patch de­puis quelque temps. Je té­lé­phone à l'im­por­ta­teur Motu pour la Suisse. Je lui ra­conte pour­quoi j'ai opté pour son pro­duit. En par­ti­cu­lier parce qu'il n'a pas de pro­tec­tion sous forme de clé.

Je le sens un peu gêné au bout du fil.

Il me dit: "heu... pour l'ins­tant!"

"Vous com­pre­nez" ajoute-t-il, "Di­gi­tal Per­for­mer est pra­ti­que­ment le seul à ne pas être pro­tégé par une clé, et les études prouvent que c'est le lo­gi­ciel le plus pi­raté sur Mac. Il faut com­prendre que les gens de Motu com­mencent à en avoir ras le bol".

Bon sang! Mais c'est tel­le­ment vrai!

Ça fait des an­nées que je m'énerve contre les édi­teurs de lo­gi­ciels qui pro­tègent à tout va leurs bébés, sou­vent au dé­tri­ment des usa­gers hon­nêtes. C'est tel­le­ment éner­vant de voir qu'un qui­dam peut aller cher­cher une ver­sion cra­ckée de Cu­base sur le Net, et ne sera ja­mais en­nuyé lui, comme je l'ai été moi-même.

Mais mon mé­con­ten­te­ment, ma co­lère, je me rends bien compte qu'elle est di­ri­gée contre le re­mède (avec ses ef­fets se­con­daires dé­tes­tables), pas contre la cause de tous ces pro­blèmes de pro­tec­tion.

Cette fois, la rage, je l'ai a pos­te­riori non plus contre Stein­berg, mais contre tous les pi­rates qui, tout fiers de ne ja­mais payer leurs lo­gi­ciels, foutent dans la merde ceux qui le font, en ar­ri­vant en­core à se mo­quer de ceux qui paient. Quoi! T'as dé­pensé des cen­taines de francs pour ce lo­gi­ciel? Pauvre cloche, moi je l'ai eu en trois mi­nutes sur le Net.

Et j'en ai déjà parlé ici, mais à tous ces gens qui rai­sonnent ainsi, je dis: toutes les bonnes rai­sons que vous avez de pi­ra­ter vos lo­gi­ciels, toutes ces rai­sons qui vous donnent bonne conscience lorsque vous en­trez un nu­méro de série pi­rate, je n'y adhère pas une mi­nute.

À cause de vous, nous avons des lo­gi­ciels de plus en plus dif­fi­ciles à ins­tal­ler, chan­ger de ma­chine de­vient un enfer. Il faut dés­ins­tal­ler bien­tôt au­tant de pro­tec­tions que de pro­grammes sur notre or­di­na­teur avant de pas­ser au sui­vant sous peine de ne plus pou­voir les ins­tal­ler.

Bref, ce concert que j'ai failli rater, Stein­berg au­rait dû trou­ver une so­lu­tion (le pire, c'est que j'en avais cer­tai­ne­ment une, Roger Bau­det, qui col­la­bore à Cuk.​ch à qui j'ai pensé plu­sieurs heures après, hors pa­nique), certes. Oui, leurs pro­tec­tions sont sou­vent la­men­tables. Mais ce ne sont pas eux les vrais res­pon­sables.

Si vous aviez payé vos lo­gi­ciels, je n'au­rais ja­mais eu be­soin de clé, je ne l'au­rais ja­mais per­due, et Motu ne se po­se­rait pas la ques­tion de m'en re­fi­ler bien­tôt une peut-être, parce que vous spo­liez leur tra­vail.

Mes­dames, Mes­sieurs les pi­rates, je vous re­mer­cie de tout ce que vous faites pour l'évo­lu­tion sé­cu­ri­taire de nos ma­chines.

PS: pour évi­ter quelques com­men­taires désa­gréables sans sa­voir:

  1. Je n'ai pas un seul lo­gi­ciel pi­raté sur mon disque
  2. Dans ma li­brai­rie iTunes, tout est le double de CD ori­gi­naux
  3. Évi­tez de re­ve­nir s'il vous plaît sur le fait que j'ai ac­quis Tiger par des moyens dé­tour­nés avant la date of­fi­cielle. Nous en avons déjà parlé. Pour moi, c'était une ma­nière d'in­té­res­ser les lec­teurs de Cuk.​ch et de leur rendre ser­vice, par exemple avec la liste de com­pa­ti­bi­lité. Le jour où Tiger est sorti sur nos ma­chines, je l'avais tout à fait of­fi­ciel­le­ment.
59 com­men­taires
1)
Guillôme
, le 04.07.2005 à 00:22

Tu de­vrais ra­jou­ter un petit 4 men­tion­nant que tu uti­lises DVD­théque uni­que­ment pour clas­ser ta col­lec­tion car comme tu le sais :
« Ce dvd est ex­clu­si­ve­ment ré­servé à l’usage privé et gra­tuit dans le cercle de la fa­mille »
de même pour les cd, exit donc les prêts aux amis et les vi­sion­nages avec des gens de pas­sage :P

Juste pour ré­agir sur ton pro­blème, en france, il est légal d’avoir une ver­sion « cra­ckée » si on a la li­cence, ou de contour­ner la pro­tec­tion.

Enfin, sur la source du pro­blème, je ne vais pas en 3 com­men­taires faire une ana­lyse d’un phé­no­mène aussi com­plexe :D, je ne ferai donc pas l’er­reur de prendre des rac­cour­cis et d’ex­pri­mer un avis tran­ché ;)

Sur les édi­teurs, il existe à mon avis des so­lu­tions plus in­tel­li­gentes que des dongles usb. C’est dom­mage de voir que cela re­vient à la mode alors qu’ils avaient ar­rê­tés… Outre la clé dy­na­mique par in­ter­net, les bla­ck­list de S/N lors des mises à jour sont assez ef­fi­caces…

Bref, vive l’open source.

2)
Nian
, le 04.07.2005 à 00:28

Je suis d’ac­cord sur le fond, bien que étu­diant, je ne pou­vais pas me payer les lo­gi­ciels sur les­quels je tra­vaille main­te­nant — donc je to­lère le pi­rate qui veux ap­prendre un lo­gi­ciel, mais hon­nête dans le fond, l’achète dès que sa si­tua­tion le per­met.

Pour­quoi n’as tu pas in­vesti 3 mi­nutes en amont pour té­lé­char­ger le crack (éven­tuel?) per­met­tant de faire tour­ner le lo­gi­ciel sans dongle? Ce lo­gi­ciel, tu en a ac­quis la li­cence, alors pour­quoi avoir mau­vaise conscience?

Pour ma part, j’ai eu beau­coup d’en­nuis avec un dongle sur un ser­veur pour per­mettre à un cer­tain nombres de ma­chines en ré­seau d’uti­li­ser un lo­gi­ciel dont je tai­rais le nom. Le jour où j’ai pu mettre la main sur un crack me li­bé­rant du pro­blème, j’ai opté. Sans re­mord. J’ai pu même éteindre ce vieux mac qui ne fai­sait que ça: lors­qu’un de ses pro­grammes dé­mar­rait dans le ré­seaux, lui dire, oui, tu en as le droit (enfin, quand il ne se trom­pait pas).

3)
pilote.​ka
, le 04.07.2005 à 05:32

c’est tout de même in­croyable qu’on ne t’ai pas donné le double de la clé.
En ce qui concerne le pi­ra­tage, je di­rais sim­ple­ment que après avoir acheté mon Mac Tour­ne­sol il m’au­rait fallu pa­tien­ter des an­nées pour éco­no­mi­ser l’ar­gent pour l’achat de cer­teins pro­grammes. Je n’avais pas le choix sinon de gar­der le mac dans son car­ton d’em­bal­lage.
Les bons pro­grammes at­teignent des prix as­tro­no­miques.
Alors, bien sûr, j’achète aussi des pro­grammes mais quand ça rentre dans mes pos­si­bi­li­tés.
Pi­ra­ter va de­ve­nir de plus en plus im­pos­sible, je sais, mais si les édi­teurs étaient moins gour­mant tout au­rait été pour le mieux. La preuve quand je trouve une ver­sion que j’aime d’une chan­son j’uti­lise iTunes.

4)
Fran­çois Cuneo
, le 04.07.2005 à 06:19

Pour­quoi n’as tu pas in­vesti 3 mi­nutes en amont pour té­lé­char­ger le crack (éven­tuel?) per­met­tant de faire tour­ner le lo­gi­ciel sans dongle? Ce lo­gi­ciel, tu en a ac­quis la li­cence, alors pour­quoi avoir mau­vaise conscience?

Ah mais je n’au­rais eu au­cune mau­vaise conscience de le faire. Le pro­blème, c’est que:

1. Je ne sais pas com­ment faire, je n’ai au­cune idée de ces pro­grammes qui per­mettent d’al­ler cher­cher dans des ser­veurs des sources pi­réa­tées

2. J’ai en­voyé vers 12h un contact très fort dans le do­maine pour trou­ver une ver­sion cra­ckée de Cu­base SX3. Ce n’est pas dif­fi­cile, il n’y en a pas. Des SX2 tant que tu veux (le contact était en plein té­lé­char­ge­ment). Cela si­gni­fie deux choses: la pro­tec­tion de SX3 est ex­cel­lente pour l’édi­teur, le pro­gramme n’est plus pi­raté

5)
Fran­çois Cuneo
, le 04.07.2005 à 06:21

pilote.​ka, je com­prends bien ton pro­blème, je sais bien que c’est hu­main et tout et tout, mais j’en re­viens à ce type d’exemple que j’uti­lise tou­jours: lorsque tu vois un ob­jec­tif ma­gni­fique, di­sons un 400mm pour ton Canon ou ton Nkion, qui coûte 3000 € en vi­trine de ton ma­ga­sin pré­féré, tu ne vas pas la nuit péter la vi­trine du gars parce que tu ne peux pas te la payer.

Nian, je te com­prends bien aussi, même si de très nom­breux édi­teurs font des ra­bais mons­trueux pour les étu­diants et pour l’édu­ca­tion en gé­né­ral.

6)
fri­co­tin
, le 04.07.2005 à 06:42

J’ai béni les pi­rates de tous poils. Mon Pw­book est en panne, ainsi je ne me pro­mène pas avec lui.
J’étais chez un client et avais be­soin de fonc­tions de créa­tion d’un tiff et d’un jpg toutes bêtes, sur un Win…
J’ai com­mencé avec ce qu’il y avait sur la ma­chine(XP avec Of­fice com­plet), puis j’ai cher­ché les gra­tuits parmi les ca­ta­lo­gueurs.
Com­ment créer un jpg aux di­men­sions far­fe­lues(86*54) ?
Cher­cher dans google, té­lé­char­ger pho­to­spo en 10 mi­nutes, créer mon petit jpg, dés­ins­tal­ler l’en­gin(je n’en veux pas à mon client).
Je ferai un com­men­taire moins couillon après, si je n’ou­blie pas d’ici là.

Chouette, des tests

7)
fri­co­tin
, le 04.07.2005 à 07:08

Ce qui va suivre ne consti­tue pas une dé­fense des pi­rates :
J’ap­pré­cie les édi­teurs qui font une ver­sion Win/Mac de leurs lo­gi­ciels (à part Fi­le­ma­ker, qui ?) car mon uni­vers est hé­té­ro­gène.
J’ap­pré­cie les édi­teurs qui ne changent pas leur po­li­tique de mise à jour tous les 31(à part Fi­le­ma­ker, qui ?).

Chouette, des tests

8)
Nian
, le 04.07.2005 à 08:05

Fran­çois, oui, au­jour­d’hui les ver­sions édu­ca­tions de cer­taines ap­pli­ca­tions sont très abor­dable (sans par­ler des démos 30 jours ou autres Maya dont toutes les fonc­tions sont pré­sentes, sans li­mi­ta­tion dans le temps mais où le for­mat d’en­re­gis­tre­ment est un autre). Je n’ai pas le sou­ve­nir que c’était le cas il y a un quin­zaine d’an­nées.

A ce sujet: ayant acheté une li­cence multi-uti­li­sa­teurs de la Crea­tive Suite 2, j’ai été plus que (po­si­ti­ve­ment) sur­pris de ne pas avoir à l’ac­ti­ver. En fait c’est le nu­méro de série multi-uti­li­sa­teurs fourni qui désac­tive l’ac­ti­va­tion… De­vine quelles sorte de nu­mé­ros par­cou­re­ront les faces ca­chées du web?

9)
Fran­çois Cuneo
, le 04.07.2005 à 08:46

A ce sujet: ayant acheté une li­cence multi-uti­li­sa­teurs de la Crea­tive Suite 2, j’ai été plus que (po­si­ti­ve­ment) sur­pris de ne pas avoir à l’ac­ti­ver. En fait c’est le nu­méro de série multi-uti­li­sa­teurs fourni qui désac­tive l’ac­ti­va­tion… De­vine quelles sorte de nu­mé­ros par­cou­re­ront les faces ca­chées du web?

Ah, toi aussi tu as toute la par­tie ac­ti­va­tion en grisé dans la ver­sion édu? Je croyais que c’était ma ver­sion qui était toute fi­chue…

10)
6ix
, le 04.07.2005 à 08:57

J’avoue avoir ob­tenu illé­ga­le­ment qques peu nom­breux lo­gi­ciels…
– un petit « uti­li­taire » pour me per­mettre de faire un truc par­ti­cu­lier sur le mo­ment, que j’ai viré après
– 2 gros pro­grammes, de vidéo, pour es­sayer, voir ce que c’est vrai­ment, sans li­mite de temps/ac­tions/sau­ve­gardes

Ah j’al­lais ou­blier, fût un temps où je té­lé­char­geais pas mal de mu­sique…

Ce­pen­dant, voilà ce que j’en pense: pour le 1er, honte à moi, le pro­gramme n’était pas cher et pro­ve­nait d’un petit dé­ve­lop­peur qui se fait qques sous; je me suis laissé prendre par la fa­ci­lité! Pour les deux autres, c’est là où je com­prends le mieux le pi­ra­tage: t’as un super pro­gramme, tu ne sais pas ce qu’il vaut vrai­ment (les test, c’est bien, mais es­sayer, c’est en­core mieux), alors… Ok, cer­tains offrent bcp de pos­si­bi­li­tés comme démo, mais pas tous! Et l’at­ti­tude à avoir après se­rait de dire, tiens, je le trouve bien, j’achète!

Voilà qques an­nées, j’ai acheté Pho­to­shop Ele­ments 2; voilà une so­lu­tion pour moi: les « lights », quand on n’a pas be­soin d’une ver­sion pro ou ultra com­plète. Ré­sul­tat, ce lo­gi­ciel me sa­tis­fait plei­ne­ment, à un prix tout-à-fait abor­dable!
Quant à la mu­sique, je me suis un peu remis en cause et j’ai com­plè­te­ment ar­rêté.

Alors cha­cun pourra trou­ver sa pe­tite ex­cuse, mais pour moi, je mets un peu tout « dans le même pa­quet »: pi­ra­tage = vol. Et pour dé­mon­trer mes dires, je pren­drais un exemple dans la li­gnée de celui de Fran­çois: te [le tu peut être cha­cun(e) d’entre nous] per­mets-tu, parce que tu n’as pas d’ar­gent, de voler l’ob­jet au ma­ga­sin? Te per­mets-tu, parce que il n’y a ni garde ni pro­tec­tion dans le ma­ga­sin ou sur l’ob­jet, de le voler? Te per­mets-tu, parce que l’ob­jet se trouve sur des éta­lages, en ex­po­si­tion de­vant le ma­ga­sin, fa­ci­le­ment pre­nable, de le voler? Si oui, pour toi, du mo­ment que tu prends qq­chose et qu’on ne t’at­trappe pas, ce n’est pas du vol, c’est sim­ple­ment la faute à celui qui n’a pas monté la garde; dé­so­lant comme at­ti­tude, je trouve. Si c’est non, on peut voir 2 choses: tu es rai­son­nable, voler n’est pas de ton vo­ca­bu­laire, sur in­ter­net ou dans un ma­ga­sin, c’est pa­reil; ou: dans un ma­ga­sin, tu dois voler l’ob­jet phy­si­que­ment, ce qui est bien plus dif­fi­cile que faire 2 clics sur un ordi, c’est donc une cer­taine « peur » qui t’em­pêche de le faire en ma­ga­sin. Et là, on ar­rive sur un vrai pro­blème, la fa­ci­lité que l’on a sur le net d’ob­te­nir qq­chose, et de plus, comme Fran­çois en a déjà parlé (je ne sais plus où), la ten­dance à ce que tout soit gra­tuit sur le net, jus­qu’à être outré de de­voir payer pour un petit lo­gi­ciel tout simple!
Pour ceux qui n’ar­rivent pas en­core à se dire que voler, quoi ou com­ment que ce soit, est « mal », pas­sez du temps sur qq­chose que vous met­tez en vente (car vous es­ti­mez que le tra­vail fourni vaut un prix): que di­riez-vous si vous voyiez nombre de per­sonnes venir voler ceci, en di­sant qu’elles n’ont pas assez d’ar­gent ou que le prix est trop élevé??

11)
pm
, le 04.07.2005 à 08:58

C’est vrai que c’est ir­ri­tant d’être plus em­merdé avec des softs lé­gaux que pi­ra­tés!

NB : Fran­çois, t’au­rais ja­mais dû dire que tu n’as pas de softs pi­ra­tés, un de ces jours tu te feras trai­ter, comme moi, de di­no­saure…
;-)

12)
Cheg
, le 04.07.2005 à 09:29

Di­gi­tal Per­for­mer>>> très bon choix

13)
Oli­vier Pel­le­rin
, le 04.07.2005 à 09:45

Les pi­rates ? Ils ont le dos large !

Quand je loue un ap­par­te­ment, le pro­prié­taire me donne deux clés. Au mi­ni­mum. Et il en a d’autres à dis­po­si­tion. Et on peut en faire des co­pies. Alors, pour­quoi une seule clé pour un lo­gi­ciel ? Et pas de copie dis­po­nible ?

La co­lère de Fran­çois est jus­ti­fiée. Mais en ac­cu­sant les pi­rates, il se trompe de cible. Il y a tou­jours eu (et il y aura tou­jours) des vo­leurs. Le pro­blème n’est pas là.

Quand je paye une li­cence, je paie le droit d’uti­li­ser un lo­gi­ciel. Au­tre­ment dit, je paie un ser­vice. C’est la lo­gique des édi­teurs qui, dans cette même lo­gique, in­ter­disent d’ailleurs la lo­ca­tion du lo­gi­ciel. Si le ser­vice pour le­quel j’ai payé ne fonc­tionne pas, c’est qu’il est mau­vais.

L’édi­teur peut être gen­til comme tout, dé­solé de mes pro­blèmes, ça ne change rien : j’ai payé pour pou­voir uti­li­ser son lo­gi­ciel, il doit se don­ner les moyens de me per­mettre de m’en ser­vir.

En ne don­nant qu’une seule clé, il va à l’en­contre de cette obli­ga­tion de moyens et fait sim­ple­ment preuve de ra­di­ne­rie.

14)
Griz­zi­mero
, le 04.07.2005 à 09:46

Bon, Fran­çois, main­te­nant on sait en­core mieux ce que tu penses des clés USB. Mais, moi j’ai­me­rai sa­voir : le concert com­ment s’est-il passé?

C’est pas la fin de l’his­toire ça? ;-)

15)
Cyril Druesne
, le 04.07.2005 à 09:48

Bon­jour à tous,

Une chose in­quié­tante :
Le pi­ra­tage est ba­na­lisé, trop sou­vent af­fi­ché au grand jour.
Il ar­rive qu’une per­sonne, lors de l’achat de son or­di­na­teur, ose de­man­der di­rec­te­ment au ven­deur si… Et cela d’une ma­nière à peine dé­tour­née.
À croire, que, par­fois, il n’y a ni bonne, ni mau­vaise conscience (si seule­ment il y avait déjà cela !), seule­ment de l’in­cons­cience.

Par ailleurs, j’ai re­mar­qué un phé­no­mène amu­sant :
L’as­pect multi-oueurs de cer­tains jeux vidéo a fait re­ve­nir « dans le droit che­min » cer­taines bre­bis éga­rées. Un nu­méro de série, une connexion au ser­veur de l’édi­teur. De l’ac­ti­va­tion qui s’ignore…

Ami­ca­le­ment,

Cyril Druesne.

16)
RB­Greg
, le 04.07.2005 à 09:52

Que l’on s’en­tende bien, le pi­ra­tage c’est mal! Je serai ingé en info dans moins de 5 mois (j’ai eu mon der­nier cours, là, ne res­tent plus que les exas…), donc je sais ce que le pi­ra­tage pour­rait me coû­ter à ti­trre pro­fes­sion­nel d’ici quelques temps.
De nom­breux édi­teurs ont la pré­sence d’es­prit de faire des ver­sions edu­ca­tion -je pense no­tament à Mat­lab, où le prix édu est in­croyable, ou en­core à M$, une fois n’est pas cou­tume qui ont fait des ef­forts de tarés dans ce do­maine.
Des lo­gi­ciels comme Pho­to­shop en ver­sion light, voilà bien une idée qu’elle est fan­tas­tique, parce que fran­che­ment qui uti­lise toutes les fonc­tion­na­li­tés à part les pho­to­graphes pros ou sans doute les Fran­çois Cuneo en herbe?
Ra­jou­tons en­core que les lo­gi­ciels non-pro ont sou­vent des prix abor­dables, dans la me­sure où ils jouissent d’un large pu­blic. Je me de­mande par contre si les non-pros d’un do­maine ont vrai­ment be­soin de l’ou­til in­croyable des « grands », sou­vent plus co,pli­qué, parce qu’em­pli d’une lo­gique mé­tier, et si un iQuel­que­Chose ne leur suf­fi­rait pas le plus sou­vent….

Par contre, je trouve in­ad­mis­sible de mettre de telles pro­tec­tions sur ces lo­gi­ciels! Les risques en­cou­rus par une so­ciété uti­li­sant un lo­gi­ciel pi­raté sont énormes! Les contrôles, ça ar­rive (et j’en ai vu), et par consé­quent, je me de­mande à quel point les vrais uti­li­sa­teurs n’achètent pas ces lo­gi­ciels…
Que des gens uti­lisent le lo­gi­ciel pi­raté, pour moi, cela si­gni­fie qu’ils en font une uti­li­sa­tion n’ex­ploi­tant pas le dixième des pos­si­bi­li­tés, et que ces der­niers font sim­ple­ment de la pub! Si le lo­gi­ciel était im­pi­ra­table (je doute qu’un tel lo­gi­ciel existe), eh bien ces gens ne l’achè­te­raient pas plus, et moins de monde connaî­trait un pro­duit, pour­rait en par­ler au­tour de lui. En re­pre­nant l’exemple de Tiger, c’est grâce à la fa­ci­lité de « pi­ra­tage » de ce der­nier que Fran­çois a pu van­ter les mé­rites de cet OS, et sans doute convaincre quelques per­sonnes de l’ache­ter, et comme Fran­çois est hon­nète, c’est tout bénéf pour Apple!
Vous vous rap­pe­lez de l’époque où il n’y avait pas In­ter­net, est-ce que vous aviez moins de lo­gi­ciels pi­ra­tés? Moi j’avais plein de potes avec plein de dis­quettes! Déjà à l’époque, Mi­cro­soft four­nis­sait des lo­gi­ciels qui se co­piaient sur une dis­quette, sans pro­tec­tion au­cune, ne pen­sez-vous pas que c’était vo­lon­taire, afin d’as­su­je­tir un peu plus le mar­ché?

Je reste convaincu que la pa­rano des édi­teurs de lo­gi­ciels ne fait que leur coû­ter de l’ar­gent, et leur per­met sim­ple­ment de dor­mir l’es­prit tran­quille…

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6*9=42!

17)
Fran­çois Cuneo
, le 04.07.2005 à 10:18

Bon, Fran­çois, main­te­nant on sait en­core mieux ce que tu penses des clés USB. Mais, moi j’ai­me­rai sa­voir : le concert com­ment s’est-il passé?

C’est pas la fin de l’his­toire ça? ;-)

Gé­nial, le meilleur de­puis que l’on en fait, même si c’était en taille ré­duite (ha­bi­tuel­le­ment, on va à l’Aula, avec 300 per­sonnes, mais je n’avais pas le cou­rage de tout dé­mon­ter et re­mon­ter cette année, donc on est res­tés en classe toute vidée de toute ma­nière pour l’été, avec 100 chaises bien pleines de­dans.)

18)
marc­su­blet
, le 04.07.2005 à 10:28

Des fois le plus simple est le mieux:

Quand j’étais étu­diant, on avait quark ex­press (avec un sa­tané Dongle) avant de pas­ser sur InDy.

B’en j’avais mis un p’tit clou dans mon ca­sier pour sus­pendre ce bout de plas­tique vio­let, le tout fermé a clé… je n’ai ja­mais eu de sueurs froides concer­nant son em­pla­ce­ment…

Au contraire d’un pote qui l’a perdu… 3’000 CHF dans les dents… (pas de po­li­tique de rem­pla­ce­ment… pas de prix édu… le gros fou­tage de gueule en fait)

19)
RB­Greg
, le 04.07.2005 à 10:33

en fait j’ai une pe­tite ques­tion: ce dongle, il te ruine un port USB? Y a-t-il une sor­tie der­rière, parce que j’ima­gine déjà si ce n’est pas le cas, le re­tour à terme à un OS mo­no­tâche du fait de l’im­pos­si­bi­lité de bran­cher plu­sieurs dongle, non?

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6*9=42!

20)
Arno
, le 04.07.2005 à 10:55

Un truc que je pige pas :

Où est le manque à ga­gner pour les édi­teurs ??
Les gens hon­nêtes payent, les autres pi­ratent.
De toutes fa­çons ils ne paie­raient pas !?!

Je suis naif ?

21)
noliv
, le 04.07.2005 à 10:59

Wil Shi­pley, dé­ve­lop­peur Mac et fon­da­teur d’Om­ni­group, a écrit sur son blog un ar­ticle à pro­pos du pi­ra­tage (en an­glais).

L’ar­ticle ex­plique pour­quoi, selon lui, les édi­teurs ne de­vraient pas tant se sou­cier du pi­ra­tage.

Je suis tou­jours amusé par cette com­pa­rai­son qu ire­vient sou­vent :

lorsque tu vois un ob­jec­tif ma­gni­fique, di­sons un 400mm pour ton Canon ou ton Nkion, qui coûte 3000 € en vi­trine de ton ma­ga­sin pré­féré, tu ne vas pas la nuit péter la vi­trine du gars parce que tu ne peux pas te la payer.

Cela dit, la ré­ponse qui re­vient sou­vent res­pire au­tant de mau­vaise foi :

Au­cune de ces deux ver­sions ne conviennent, le ven­deur subit une perte in­di­recte pro­ba­ble­ment im­pos­sible à quan­ti­fier dans le sens ou le « pi­rate » tire pro­fit du pro­duit sans l’avoir payé… il y a aussi le bé­né­fice pour le ven­deur (tout aussi dif­fi­cile à quan­ti­fier mais bien réel selon le type de pro­duit) que re­pré­sente la pu­bli­cité pro­vo­quée par le pro­duit pi­raté, et/ou le per­son­nel formé à un lo­gi­ciel pi­raté qui abou­tira peut être sur un achat plus tard…

En fait c’est le mo­dèle de dis­tri­bu­tion qui ne semble pas réus­sir à col­ler avec la réa­lité, il est bon pour être changé, mais rem­placé par quoi?

Ce que je constate en tout cas, c’est que les pro­tec­tions me pour­rissent la vie et par­fois in­citent au pi­ra­tage!
Ces der­nières an­nées j’achète de plus en plus de CDs. (Le fait d’avoir pu dé­cou­vrir des cen­taines d’ar­tistes grâce aux mp3 té­lé­char­gés n’y est d’ailleurs pas étran­ger, mais ce n’est pas là où je vou­lais en venir)
Je dé­pense en moyenne 50 à 60 euros dans des CD mu­si­caux… je me sens plu­tôt bon client par rap­port à mon en­tou­rage.
Et bien de nos jours, le bon client c’est celui qui ne peut pas écou­ter ses CD dans sa voi­ture parce que le sys­tème anti-co­pie l’en em­pêche (!)… enfin presque, le bon client peut écou­ter le CD s’il le copie d’abord sur un CD-R, ce qui est fa­cile et que rien n’em­pêche de faire (!?)…
Il est donc plus fa­cile d’ob­te­nir un album pi­raté sans li­mi­ta­tions qu’un CD qu’il va fal­loir co­pier de toutes fa­çons. Il faut vrai­ment avoir envie de don­ner son ar­gent!

Quand je vois que les CD que j’ai ache­tés pour 18 euros ces der­niers mois, j’ai eu la sur­prise de les trou­ver à 9 euros der­niè­re­ment ; et que pa­ral­lè­le­ment les sys­tèmes anti-co­pie (in­ef­fi­caces) qui me pour­rissent la vie coûtent des mil­lions… j’ai envie de vomir.

22)
VN99
, le 04.07.2005 à 11:20

Salut,
Loin de moi l’idée de jus­ti­fier le pi­ra­tage, je suis un peu dans la même si­tua­tion que Fran­çois, ayant dé­cidé de payer mes lo­gi­ciels ou de m’en pas­ser. Après tout, je ne roule pas dans une Rolls…
Mais je trouve cette po­li­tique d’ac­ti­va­tion ou des clés USB tout sim­ple­ment in­ad­mis­sible. En effet, si j’ai acheté lé­ga­le­ment mon lo­gi­ciel, je dois pou­voir l’uti­li­ser comme bon me semble, dans les li­mites im­po­sés par la li­cense, bien en­tendu. Donc, si vers 23h30 un sa­medi je veux trans­fé­rer un soft du mon PM vers mon PB, je dois pou­voir le faire sans être obligé de bi­douiller une clé USB, ac­ti­ver par le Net ou autre…
Les lo­gi­ciels pro­té­gés par un dongle se font pi­ra­ter tout aussi fa­ci­le­ment. Cela fait ch… uni­que­ment des uti­li­sa­teurs hon­nêts, les autres n’ont pas at­tendu pour té­lé­char­ger les ver­sions pi­rates. Ceci dit, si ja­mais j’ai un pro­blème avec Logic, je n’hé­si­te­rai pas une se­conde…
de plus, je trouve que les édi­teurs poussent jus­te­ment leurs clients vers la fa­ci­lité de pi­ra­tage. C’est un faux pro­blème, car les pi­rates peuvent ob­te­nir aci­le­ment ces mêmes lo­gi­ciels qui vont mar­cher mieux que les ver­sions lé­gales.
La pro­tec­tion que j’ac­cepte est cette d’un nu­méro de série unique et d’une clé d’ac­ti­va­tion per­ma­nente qui est en­voyée par e-mail après l’en­re­gis­tre­ment du soft au­près de l’édi­teur. Quelques lo­gi­ciels sont pro­té­gés comme ça, et cela me va. Quand j’achète un soft, j’ai un nu­méro de série qui per­met de l’uti­li­ser tout de suite, en­suite il faut que je montre patte blanche à l’édi­teur pour avoir un nu­méro de série per­ma­nent et per­son­nel. J’ai déjà perdu le nu­méro une fois, il m’a été ren­voyé dans les 3 heures, mais en at­ten­dant j’ai pu uti­li­ser le nu­méro tem­po­raire pour bos­ser. Mais si je laisse traî­ner ce nu­méro sur le Net, l’édi­teur sait bien que c’est bien moi…
Main­te­nant, que faire si vous vous trou­vez face à une clé USB qui se perd ou à autre chose? J’ai dé­cidé de voter avec mes sous et de le faire sa­voir. J’ai en­voyé un e-mail à Adobe pour ex­pli­quer que je ne vais plus leur payer les m.à.j. à un tarif dé­li­rant et avec cette ac­ti­va­tion qui me gène. Le même est parti chez Apple au sujet de Logic. Etc., etc., etc… J’ai même eu des ré­ponses… sen­sées, sauf celle d’Adobe qui m’a me­nacé de contrôle si ja­mais je pi­ra­tais leur truc. J’ai ex­pli­qué en re­tour que do­ré­na­vant je me pas­se­rai de leurs softs à tout ja­mais… GIMP rules!!!
Il ne faut pas hé­si­ter à faire connaître sa po­si­tion, c’est comme ça qu’on fait bou­ger les choses…

23)
In­connu
, le 04.07.2005 à 12:03

En ce qui concerne le pi­ra­tage de lo­gi­ciels : et si les édi­teurs pro­po­saient l’achat à cré­dit de leurs pro­duits ?

^. .^ Ger­Faut
=U= Equi­noxiale
Ger­Faut c’est frais, mais c’est pas grave.

24)
C@​naille
, le 04.07.2005 à 12:10

Fran­çois,

Mon lo­gi­ciel de concep­tion 3D pré­féré (Concepts Un­li­mi­ted) est aussi pro­tégé par un Dongle (Wibu).
L’édi­teur Cad­soft a es­sayé de re­ti­rer la pro­tec­tion il y a quelques an­nées et les ventes en France se sont stop­pées net. Il a dû le re­mettre. Dans d’autres pays (US, GB), le dongle a été rem­placé par un code. Ques­tion de culture ?
Le double sys­tème de pro­tec­tion les oblige à dé­ve­lop­per des ins­tal­leurs dif­fé­rents selon les pays – dur pour les màj…

Je crois sur­tout que c’est la pro­tec­tion de Cu­base qui est mal faite, ou trop contrai­gnante pour l’uti­li­sa­teur.

Com­pa­rai­son avec le dongle de Concepts Un­li­mi­ted :
Lorsque j’ou­blie mon dongle, je peux quand-même dé­mar­rer en mode démo, ou­vrir des fi­chiers et les mo­di­fier. Seuls l’en­re­gis­tre­ment et l’ex­port sont blo­qués.
Bref, avec ce sys­tème tu au­rais pu faire ton concert sans clé, mais pas sau­ver tes mo­difs de der­nière mi­nute.
Moindre mal…

C@​naille (!)

25)
Syl­vain
, le 04.07.2005 à 12:15

Ben moi j’ai opté de­puis un mo­ment pour Di­gi­tal Per­for­mer, mais j’ai aussi une clé de pro­tec­tion phy­sique (ILOK). comme quoi…

26)
RB­Greg
, le 04.07.2005 à 12:18

ah bah voilà une so­lu­tion qu’elle est élé­gante!!! le mode démo au­to­ma­tique, je trouve cela très cool! Reste à sa­voir si leur po­li­tique est proche de quark (clef per­due=achat de nou­veau soft di­sait-on plus haut)

Pour les CD, je trouve cela in­ad­mis­sible aussi, c’est un scan­dale d’em­pê­cher une lec­ture pour la­quelle on a payé. Quand est-ce que les ma­jors com­pren­dront que si le P2P marche aussi fort c’est aussi peut-être à cause de leurs pro­duits un peu trop ba­teau?? Les com­mer­çants de DVD l’ont com­pris eux et pro­posent suf­fi­sam­ment d’avan­tages pour que l’on ait en­core envie d’ache­ter (je n’avais ja­mais acheté de K7, mais main­te­nant j’ai une dvd­thèque bien four­nie alors que j’ai accès à une connexion ra­pide à In­ter­net et que je sais où cher­cher!)

[edit]Dé­solé de « trol­ler » et de dé­vier le sujet…
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6*9=42!

27)
pm
, le 04.07.2005 à 13:12

Certes, cer­tains édi­teurs font des ef­forts pour l’édu­ca­tion, c’est très bien, mais pour­quoi uni­que­ment l’édu­ca­tion. Je pense qu’il de­vrait y avoir des li­cences par­ti­cu­liers et pro­fes­sion­nels.

C’est ni plus ni moins que du mar­ke­ting de base : le pro­fes­sion­nel achete une ‘ma­chine-ou­til’ avec la­quelle il va trans­for­mer sa ma­tière pre­mière pour vendre son pro­duit.

A par­tir du mo­ment où l’on ne vend rien, cela de­vrait être une li­cence par­ti­cu­lier.

Peut-être que cela vau­drait le coup d’es­sayer, de la part des édi­teurs, mais c’est comme la mu­sique : au lieu de pro­duire des cd de qua­lité, d’in­ves­tir dans le sacd, et d’ex­pli­quer que la com­pres­sion a éga­le­ment des li­mites…

NB : pour l’his­toire des ser­rures… quand on loue un ap­par­te­ment, rien n’in­ter­dit de chan­ger le ba­rillet!

28)
JCP
, le 04.07.2005 à 13:43

NB : pour l’his­toire des ser­rures… quand on loue un ap­par­te­ment, rien n’in­ter­dit de chan­ger le ba­rillet!

Si. Relis ton bail et les règles et usances (sui­vant où tu ha­bites) qui l’ac­com­pagnent.

JCP

29)
Jimmy MAI­ZE­ROI
, le 04.07.2005 à 13:48

Est ce qu’une par­tie des édi­teurs non né­gli­geable ne fa­vo­risent elle pas le pi­ra­tage un mo­ment ? Le temps que le lo­gi­ciel de­vienne un re­flexe pav­lo­vien ? Et puis, la com­mu­nauté mac de­vrait en­core plus s’ef­for­cer à uti­li­ser le libre !

30)
Nian
, le 04.07.2005 à 14:15

Ah, toi aussi tu as toute la par­tie ac­ti­va­tion en grisé dans la ver­sion édu? Je croyais que c’était ma ver­sion qui était toute fi­chue…

Je n’ai pas de ver­sion édu­ca­tion, mais TLP pour 5 CS 2 Stan­dard et 3 CS 2 Pre­mium. Le menu ac­ti­va­tion est comme chez toi grisé (ce n’est pas une ques­tion de per­mis­sions comme dans Acro­bat où il faut être admin pour cher­cher des mises à jour par exemple). Mais c’est bien le nu­méro de série qui désac­tive l’ac­ti­va­tion! Un comble: mais coté ad­mi­nis­tra­tion ré­seau c’est bien sympa de la part d’Adobe de ne pas figer l’hard­ware avec le soft­ware (par exemple quand la mai­son des uti­li­sa­teurs se trouve sur un ser­veur ce qui per­met de re­trou­ver son en­vi­ron­ne­ment de tra­vail sur toutes les ma­chines).

31)
pm
, le 04.07.2005 à 14:51

A pro­pos du chan­ge­ment de ba­rillet…

Si. Relis ton bail et les règles et usances (sui­vant où tu ha­bites) qui l’ac­com­pagnent.

Bon, je suis pas en lo­ca­tion, mais je trouve pas cela nor­mal…
Drôle de monde ! si les lo­ca­taires pré­cé­dents ont gardé un double, t’ha­bites un mou­lin ;-)))

En fait c’est simple, plus t’es hon­nete au­jour­d’hui, plus t’es em­merdé!!!

32)
pat3
, le 04.07.2005 à 16:00

Pour les CD, je trouve cela in­ad­mis­sible aussi, c’est un scan­dale d’em­pê­cher une lec­ture pour la­quelle on a payé. Quand est-ce que les ma­jors com­pren­dront que si le P2P marche aussi fort c’est aussi peut-être à cause de leurs pro­duits un peu trop ba­teau?? Les com­mer­çants de DVD l’ont com­pris eux et pro­posent suf­fi­sam­ment d’avan­tages pour que l’on ait en­core envie d’ache­ter (je n’avais ja­mais acheté de K7, mais main­te­nant j’ai une dvd­thèque bien four­nie alors que j’ai accès à une connexion ra­pide à In­ter­net et que je sais où cher­cher!)

D’ac­cord avec toi: je n’ai acheté qu’une di­zaine K7 vi­déos dans ma vie (j’ob­te­nais des ré­sul­tats au moins aussi bon avec mes propres en­re­gis­tre­ments ana­lo­giques, et toutes les k7 ache­tées sont mortes avant mes K7 en­re­gis­trées, qui sont en­core en très bon état pour cer­taines), mais je dois en être à plus de 200 DVD, et pour moi, la ques­tion du pi­ra­tage est simple. Je n’achète pas un DVD à plus de 15 euros, et il passe à moins de 15 euros en moins de 6 mois. Quand je ne trouve pas un DVD à la vente en France (et il y en des tas) ni sur Amazon.​fr via les re­ven­deurs amé­ri­cains, je le cherche sur le p2p. De toute façon, en tant que client fran­çais, je n’in­té­resse pas le pro­duc­teur amé­ri­cain, ni le re­ven­deur fran­çais, puisque le DVD n’est pas dis­po­nible.
Et je bosse sur des ana­lyses de films, et j’achète plus de 30 DVD par an: je reste un gors consom­ma­teur.

En re­vanche, je n’achète plus de disque (au pas­sage, on sait clai­re­ment que la plus grosse part de perte des ventes du mar­ché du disque pro­vient d’un trans­fert du bud­get des mé­nages: DVD, jeux vi­déos, et puis le chiffre d’af­faire des son­ne­ries de té­lé­phone vient de dé­pas­ser celui des singles: je ne vois pas qui est à plaindre, dans l’in­dus­trie du disque, à part les ar­tistes qui n’uti­lisent pas des mé­lo­dies et des ins­tru­ments fa­ciles à échan­tillon­ner). Du temps du vynil, je pou­vais écou­ter à la fnac les disques en in­té­gral avant de les ache­ter: ce ne sont pas les 1mn au mi­lieu d’un disque des démos qui me per­mettent de sa­voir si ça va me plaire ou non. Main­te­nant, im­pos­sible de sa­voir ce qu’il y a dans un disque s’il ne passe pas en boucle à la radio. J’ai droit à ma mi­nute sans queue ni tête (qui a com­posé un mor­ceau se rend bien compte que l’at­taque est pri­mor­diale pour « struc­tu­rer l’écoute » et jus­te­ment, cette intro, tu ne la connais pas). Je pra­tique COMME AVANT l’échange avec les gens qui m’en­tourent: quand je trouve un disque qui me plaît, je peux le faire écou­ter à des amis, et vice-versa. Avant, on se fai­sait des cas­settes, main­te­nant, des CD (et la perte de qua­lité n’était pas rédhi­bi­toire, vu le nombre de cas­settes que je vois en­core chez les gens).
Le ba­rouf de l’in­dus­trie du disque est une es­brouffe d’en­fant gâté, qui n’a pas sup­porté que son C.A. ne monte pas de 20% par an une année de plus (parce que ça vaut le coup de re­gar­der les gains de l’in­dus­trie du disque au pas­sage au CD, quand même).

Main­te­nant, par rap­port à l’ar­ticle de Fran­çois (oui je sais, le pré­am­bule est un peu long), je suis to­ta­le­ment op­posé à l’idée de faire du pi­rate le cou­pable.
Pour le lo­gi­ciel, c’est clair, de­puis long­temps, le prix d’un lo­gi­ciel est du vol ca­rac­té­risé, sur­tout pour les gros édi­teurs. Que les en­tre­prises ne re­chignent pas à les payer, c’est leur pro­blème. Que les par­ti­cu­liers cherchent tous les moyens de ne pas les payer, je trouve ça sain d’es­prit. Une po­li­tique édi­to­riale hon­nête, ça existe aussi. Pour faire le lien avec les pro­duits phy­siques tra­di­tion­nels, s’il y a quelques éco­no­mistes et quelques uto­pistes qui se sont lan­cés dans le com­merce équi­table, d’après vous, c’est pour­quoi? Parce que les prix pra­ti­qués sont du vol ca­rac­té­risé par les in­ter­mé­diaires re­ven­deurs et autres trans­for­ma­teurs.
Je n’ose même pas par­ler de l’aug­men­ta­tion in­croyable du pa­nier moyen des mé­nages fran­çais de­puis le pas­sage à l’euro (on s’éga­re­rait, là, quoique).
Dans le lo­gi­ciel, la lo­gique est pous­sée au pire, puisque l’ob­jet n’est pro­duit qu’une fois: un lo­gi­ciel, même de haut vol, de­vrait coû­ter dix fois moins cher que son prix ac­tuel, puisque, une fois l’es­pace ser­veur et la bande pas­sante ache­tée pour sup­por­ter le té­lé­char­ge­ment, il ne coûte plus rien à son fa­bri­cant.
Mais les chiffres parlent d’eux-mêmes: Adobe n’est pas sur la paille, et les so­cié­tés de lo­gi­ciels qui ont fait faillite ou qui ont per­dues leurs parts de mar­ché ne sont pas celles qui ont été le plus pi­ra­tées, mais celles qui ont pra­ti­quées la po­li­tique ta­ri­faire la plus mal­hon­nêtes.
Et pour re­ve­nir sur la pu­bli­cité d’un lo­gi­ciel pi­raté, Pro­lexis n’est pas (ou n’était pas, je n’ai pas es­sayé) pi­ra­table, sans clé. Il reste un lo­gi­ciel confi­den­tiel, et son concur­rent ca­na­dien An­ti­dote a pris beau­coup d’am­pleur très vite, mais il était pi­ra­table. Em­pê­ché le pi­ra­tage mas­sif, c’est fai­sable, d’au­tant plus main­te­nant avec le sys­tème d’ac­ti­va­tion en ligne (mais c’est là qu’il fau­drait ob­te­nir une hon­nê­teté à double sens: on ne sait rien de ce que font les en­tre­prises avec nos don­nées une fois qu’elles les ont – qui pren­dra en charge cette vé­ri­fi­ca­tion?).

Si on jouait un jeu légal et hon­nête DANS LES DEUX SENS, les so­cié­tés de­vraient nous payer les don­nées clients qu’elles nous de­mandent abu­si­ve­ment à l’achat d’un lo­gi­ciel (quand elles ne les col­lectent pas sans nous pré­ve­nir) et qu’elles re­vendent à d’autres so­cié­tés: n’est-on pas sensé pou­voir pro­té­ger nos vies pri­vées? Est-il pos­sible d’ache­ter en ligne un lo­gi­ciel sans se voir de­man­der sa date de nais­sance (à quoi ça sert, ça rentre en ligne de compte dans la créa­tion de mon nu­méro de série), mes goûts mu­si­caux ou je ne sais quoi d’autre?

Donc stop: fus­ti­ger le « pi­rate » pour sa mal­hon­nê­teté, c’est vrai­ment se trom­per de cible, et c’est tout le temps comme ça. On bas­sine les in­di­vi­dus avec leur manque de ci­visme dans le tris de leurs dé­chets ci­blés, mais nulle taxe ne vient obli­ger les en­tre­prises à ré­duire leurs em­bal­lages (alors qu’il y au­rait là un beau défi éco­lo­gique et es­thé­tique à re­le­ver pour les pa­cka­geurs). Ce sont les col­lec­ti­vi­tés lo­cales qui doivent prendre en charge les dé­chets ci­blés, c’est-à-dire, in fine, nous avec nos im­pôts, mais quand on achète une clé USB, on a deux fois et demi son poids et sa taille en em­bal­lage plas­tique (tant qu’à faire, au­tant cra­mer du pé­trole)…

Je trouve que tu re­laies, Fran­çois, dans ton ar­ticle, ce dis­cours fus­ti­ga­teur bien pen­sant de nos élites qui trouvent que le qui­dam moyen manque d’éthique, alors que leur éthique ir­ré­pro­chable ne cesse de le faire ployer, tous les jours.

J’es­time qu’on ne vole pas un vo­leur, on se dé­fend contre lui*. By any means ne­ces­sary, comme le di­sait l’autre (dans un autre contexte).

pat3

*Je sais, il y a le petit dé­ve­lop­peur gna­gna gna­gna. Ce­lui-là, quand il fait un tra­vail qui me sert, je le paie, sauf si un autre dé­ve­lop­peur fait le même tra­vail et ne de­mande pas que je le paie. Ben oui, si on vous pro­pose une pas­tèque à 5 euros et la même gra­tuite, la­quelle vous pre­nez?
**der­nière pique: les prix édu­ca­tion des firmes amé­ri­caines, ce n’est pas de l’al­truisme, c’est du cal­cul à court terme (dé­duc­tion d’im­pôts) et à moyen terme (fi­dé­li­sa­tion du client). C’est une des bonnes choses de ce sys­tème qu’on pour­rait co­pier en France, au lieu de s’achar­ner à co­pier les autres.

33)
Mirou
, le 04.07.2005 à 16:09

Bon­jour,

En mu­sique, je trouve que le pi­ra­tage a du bon. Après la copie illé­gale de tout un album de Ma­ri­lyn Man­son, j’ai dé­cidé d’ache­ter un billet pour son concert à Avenches. Même chose pour plein de CD d’ar­tiste (enfin, si on peut ap­pe­ler ça des ar­tistes) dont j’ai fi­na­le­ment ache­tés des al­bums. Je ne l’au­rais ja­mais fait sans les avoir té­lé­char­gés avant. La culture doit être dif­fu­sée, et ce de toutes les ma­nières pos­sibles. C’est mon avis et, comme qui di­rait, je le par­tage. Et les pires té­lé­char­ge­ments sont liés à des ar­tistes trop payés, déjà. (Quand je pense que quel­qu’un verse un sa­laire à Brit­ney Spears, ça me fa­cine) Donc voilà.

Pour les DVD, même opi­nion. Sauf que la seule fois ou on m’a prêté un film té­lé­chargé, la qua­lité était hor­rible et ça m’a pas donné tel­le­ment envie.

Dans le cas des lo­gi­ciels, c’est un peu dif­fé­rent, parce que là, on pro­duit de la ri­chesse avec quelque chose que l’on a volé. D’ou mon point de vue: si on pi­rate un lo­gi­ciel, c’est qu’on en as pas vrai­ment be­soin. Mais un gra­phiste qui fac­ture super cher son heure de tra­vail (mais c’est sou­vent mé­rité) sur un lo­gi­ciel qu’il n’a pas be­soin d’amor­tir, c’est un peu too much, non ?

Par contre, je sais très bien que je ne paie­rais pas le prix de pho­to­shop, je n’en ni vrai­ment l’uti­lité, ni les moyens. Mais alors, comme se fait-il que je sache uti­li­ser ses prin­ci­pales fonc­tions ?

34)
Oka­zou
, le 04.07.2005 à 16:41

Le « pi­ra­tage » n’est rien moins qu’une sou­pape qui per­met au sys­tème ac­tuel de notre so­ciété de ne pas ex­plo­ser trop vite. Le « pi­ra­tage » est au ser­vice du sys­tème éco­no­mique, il ne lui nuit pas mais au contraire lui per­met de durer.
Le « pi­ra­tage » ? : un « patch » sur l’éco­no­mie li­bé­rale.


Li­bé­raux de tous les pays, dé­fen­dez le « pi­ra­tage » !

35)
alec6
, le 04.07.2005 à 17:18

Merci Pat3 d’avoir remis les pen­dules à l’heure !

Dans la même veine, dois-je rap­pe­ler l’his­toire de Pho­to­shop 1 ou 2 et de son concurent Image Stu­dio dans les an­nées 80 ? le pre­mier était lent, plein de dé­faut, mais co­piable, le se­cond était ra­pide (l’image était cal­cu­lée à la fin), plein de pos­si­bi­li­tés, mais né­ces­si­tait un dongle ADB. Qui reste-t-il sur la barque ?

Quant à la mu­sique ou les films… ar­rê­tons le dé­lire ! pi­ra­ter per­met d’écou­ter ou de voir d’avan­tage d’œuvres, de consom­mer d’avan­tage ! Plus, tou­jours plus ! C’est tout ! si le pi­ra­tage de­ve­nait sou­dai­ne­ment im­pos­sible, ces pi­rates ne consom­me­raient pas d’avan­tage de cd , dvd ou autres. Parce qu’ils n’en au­raient sou­dai­ne­ment pas les moyens !

Je n’in­vente rien ni ne joue mon al­ter­mon­dia­liste de ser­vice en di­sant que nous vi­vons dans une so­ciété de consom­ma­tion… et donc du manque or­ga­nisé. « Avec Car­re­four je po­si­tive » sous en­tendu sans Car­re­four je né­ga­tive, sans consom­mer je suis une merde !
De plus nous somme bai­gnés de gra­tuité tous les jours : quo­ti­diens, ap­pels gra­tuits, « 20% de pro­duit gra­tuit en plus »… etc.
Les mots « gra­tuit » et « plus » doivent être les mots les plus cour­rants du vo­ca­bu­laire pu­bli­ci­taire…

Der­nière ques­tion : à qui pro­fite le crime de té­lé­char­ge­ment ? au ven­deur d’ordi, d’ADSL et consort, sinon, com­ment jus­ti­fier « jus­qu’à 20Mo, ap­pels illi­mi­tés gra­tuits dans toutes la France ».

Faut pas ête naïf ma bonne dame !

Alexis… tous les dé­fauts, je vous avais pré­venu !

36)
pm
, le 04.07.2005 à 18:12

Alec je ne pense pas, moi, que pat3 ait remis toutes les pen­dules à l’heure. Même si son ana­lyse pose de vraies ques­tions.

En gros vous ex­pli­quez qu’il est in­dis­pen­sable de s’adap­ter à ce monde mar­chand et cruel. Je m’y re­fuse.

N’y voyez pas une at­taque vio­lente à votre en­contre, mais je n’ai ja­mais pensé que s’adap­ter était un signe d’in­tel­li­gence : le pois­son exo­tique acheté chez le mar­chand du coin est bien forcé de s’adap­ter à son bocal. Pour­tant, conve­nez que son in­tel­li­gence est à peine su­pé­rieure à celle d’un pc sous win­dows (là, j’ai pas pu ré­sis­ter…)

Dans la sphère per­son­nelle, si un soft ne me plait pas pour une rai­son x ou y (yc son sys­tème de pro­tec­tion) : je ne l’uti­lises pas (et ainsi je ne par­ti­cipe pas à son ex­pan­sion…), à l’édi­teur de re­voir sa copie.

C’est sans doute mal­heu­reux, et loin d’être par­fait, mais j’ai l’im­pres­sion que le boy­cott est l’un des seuls moyens in­di­vi­duels dont nous dis­po­sions.

Mais bon, comme je l’ai dit plus haut : j’ai bien conscience d’être un di­no­saure! Alors peut-être que je me trompe.

Cor­dia­le­ment.

37)
Fran­çois Cuneo
, le 04.07.2005 à 18:15

pat3, je vais faire court!:-) Si tu trouves un lo­gi­ciel trop cher, tu ne l’achètes pas, c’est tout. Tu ne le voles pas.

38)
6ix
, le 04.07.2005 à 18:47

Cer­tains voient une dif­fé­rence entre un lo­gi­ciel et un objet phy­sique.. Qu’est-ce donc cette dif­fé­rence?? Je ral­lie com­plè­te­ment l’idée des « anti-pi­rates », et le reste n’est pour moi que des ex­cuses, qui pour­tant sou­lèvent des ques­tions im­por­tantes.
-« ça fait de la pub »; cer­taines marques laissent vo­lon­tai­re­ment leur lo­gi­ciel « en bal­lade », peut-être… Apple fait bien des concours-ca­deau de iPod. Par contre, est-ce qu’Apple se­rait contente, sous pré­texte que je fasse de la pub, si j’al­lais pi­quer 3-4 iPods sur les éta­lages d’un Apple Store…? Fran­che­ment, je ne crois pas…
-« les ta­rifs sont ex­ces­sifs »: je ré­pète Fran­çois, mais si c’est trop cher pour soi, on achète pas! Et si vrai­ment on re­marque que cela de­vient dé­me­suré, alors on peut se ré­vol­ter, se faire en­tendre, mais par d’autres moyens que de voler! J’ad­mets que c’est pas fa­cile, d’ac­cord. D’ailleurs, je ne pense pas que voler fasse di­mi­nuer le prix, bien au contraire!
-« de toute façon ils se font déjà plein de fric »; si on veut jouer au Robin des Bois, ok, mais fai­sons-le cor­rec­te­ment alors! Plu­tôt que de voler des lo­gi­ciels et autre pour soi-même, taxons les plus riches du pays, fai­sons en sorte qu’une par­tie de leur ar­gent puisse aider les per­sonnes en dif­fi­culté! C’est pas en pi­ra­tant Win­dows que l’on va se van­ger de Bill Gates ou de Mi­cro­soft!

Je ne vais pas par­ler d’éthique, mais pour moi cela tient quand même d’un pro­blème de so­ciété: d’un côté des boîtes qui ne sont pas can­dides, on est bien d’ac­cord, avec des ta­rifs par­fois pous­sifs, des mé­thodes peu hon­nêtes, et de l’autres, des clients qui se croient de plus en plus per­mis de tout faire, sous pré­texte qu’en-haut ce sont des mé­chants! Ar­rê­tons de croire que l’on peut tout avoir gra­tui­te­ment, tout fa­ci­le­ment… On s’étonne par la suite que l’on soit de plus en plus sé­cu­risé par­tout, mais à peine voit-on une brèche qu’on s’y en­goufre; pas éton­nant que la sé­cu­rité aug­mente da­van­tage!

39)
Après JC
, le 04.07.2005 à 19:19

Tout à fait d’ac­cord avec Pat3, Oka­zou et alec6.

Si je veux plan­ter un bé­go­nias dans mon jar­din, je n’achète pas un trac­to­pelle. Si je veux faire 2 ou 3 pe­tites re­touches sur mes pho­tos de fa­mille, je n’achète pas pho­to­shop.

Mais je ne lèse per­sonne en l’uti­li­sant tout de même: de fait, ça ne coûte rien, ma­té­riel­le­ment, à per­sonne! Et au contraire, ça peut rap­por­ter: par exemple, c’est comme ça qu’un lo­gi­ciel de­vient un stan­dard in­con­tour­nable (l’exemple de win­chose est un exemple mar­ke­ting illustre…).

C’est le prin­cipe des bre­vets, d’ailleurs: ils visent à pro­té­ger l’au­teur d’une in­ven­tion en échange de sa dif­fu­sion, parce que cela sert le pro­grès de tous.
De même pour les droits ar­tis­tiques: une chan­son/oeuvre qui n’est pas dif­fu­sée n’a pas d’exis­tence. Or si je chante sous ma douche, je contri­bue gra­tui­te­ment à dif­fu­ser une chan­son (scan­da­leux, non?).

Na­tu­rel­le­ment, je dois rai­son­ner dif­fé­rem­ment pour les biens ma­té­riels: pour pou­voir uti­li­ser le trac­to­pelle, il faut que quelques tonnes de métal aient été ex­traites, for­gées, as­sem­blées, trans­por­tées… ce qui re­pré­sente un coût qui est loin d’être mar­gi­nal!!

Donc, non les mondes ma­té­riel et im­ma­té­riel (nu­mé­rique ou non) ne sont pas com­pa­rables!
Lire à ce sujet l’es­sai de Florent La­trive « Du bon usage de la pi­ra­te­rie » chez Exils édi­teur, li­bre­ment té­lé­char­geable (je ne sais plus où).

Par ailleurs, parce que les TIC per­mettent un contrôle tou­jours plus poussé et plus fin des droits, on vou­drait nous faire ou­blier que ceux-ci s’ar­rêtent où com­mencent notre droit au res­pect de la vie pri­vée et ce concept vieillot qu’on ap­pelle par­fois « li­berté », sans le­quel il n’y a pas de créa­tion…

Il faut é-qui-li-brer: met de l’huile ;+)

40)
pti­suix
, le 04.07.2005 à 19:19

Par contre, est-ce qu’Apple se­rait contente, sous pré­texte que je fasse de la pub, si j’al­lais pi­quer 3-4 iPods sur les éta­lages d’un Apple Store…? Fran­che­ment, je ne crois pas…

Dé­solé d’in­ter­ve­nir, mais la com­pa­rai­son ne tient pas. Un objet ma­nu­fac­turé pos­sède un cout de base in­com­pres­sible. Si tu voles un Schtroupf­pod, la so­ciété perd de l’ar­gent (l’ar­gent de la ma­tière pre­mière pour ma­nu­fac­tu­rer cet objet). Si tu pi­rates le lo­gi­ciel du grand schtroumpf, il ne gagne pas d’ar­gent.

P.

41)
6ix
, le 04.07.2005 à 20:00

Si tu voles un Schtroupf­pod, la so­ciété perd de l’ar­gent (l’ar­gent de la ma­tière pre­mière pour ma­nu­fac­tu­rer cet objet). Si tu pi­rates le lo­gi­ciel du grand schtroumpf, il ne gagne pas d’ar­gent.

Je com­prends bien cette dif­fé­rence, oui… Mais le vol, est-ce pu­re­ment une ques­tion d’ar­gent? Cela va bien au-delà d’après moi. C’est là où je veux en venir avec mon rai­son­ne­ment: ne pas voler, c’est une his­toire de com­por­te­ment, on s’en fout qui ou ce que ça concerne!

Un iPod, c’est de la ma­tière et du tra­vail: tu paies les deux. Un lo­gi­ciel, tu ne paies pas de ma­tière (ou très peu, la boîte, le dvd…), mais reste le tra­vail! Bien sûr, ce tra­vail est le même pour 100 clients que pour mille, mais là n’est pas le pro­blème! Parce que 16 mil­lions de « bo­bets » ont acheté Tiger, cela de­vient nor­mal de le voler par la suite?? Après tout, le temps passé là-des­sus par les in­gé­nieurs est peut-être déjà ren­ta­bi­lisé avec ces co­pies! …

Et puis si on re­gar­dait plus loin en­core? Cela veut dire que du mo­ment que tu n’em­merdes pas di­rec­te­ment qqun, tu peux faire ce que tu veux?!?

Voler ou pi­ra­ter ne si­gni­fie pas « prendre sans payer » ou « prendre sans que cela soit né­faste à la vic­time », mais bien « prendre (ce qui ap­par­tient à qqun) contre le gré ou à l’insu de qqun ». C’est là toute la dif­fé­rence! C’est pour cela que je ne fais pas de dif­fé­rence entre un ser­vice, un bien ma­té­riel ou im­ma­té­riel. Rien de plus, rien de moins.

42)
alec6
, le 04.07.2005 à 20:42

Vous me co­pie­rez cent fois « je ne copie pas ! »

Quoi qu’il en soit, le pi­ra­tage ne peut être as­si­milé à un vol. Voler c’est sous­traire qq chose à qq un. Le pi­ra­tage nu­mé­rique est une copie par­faite de l’ori­gi­nal sans al­té­ra­tion et sans sous­trac­tion de quoi que ce soit à qui que ce soit. Cela né­ces­site un in­ves­tis­se­ment de dé­part (in­for­ma­tique) et per­ma­nent (abon­ne­ment in­ter­net).
Je me ré­pète, rendre im­pos­sible le pi­ra­tage fe­rait du tort aux mar­chands de « tou­jours plus in­for­ma­tique ».

On peut tou­jours taper du pied dans son coin pour dire que c’est mal, ça ne chan­gera rien ! Tout comme les éco­los (et j’en suis) qui fus­tigent l’au­to­mo­bile et prennent le vélo ou les trans­ports en com­mun (j’en suis tou­jours !), c’est sym­pa­tique, c’est un bel exemple, mais glo­ba­le­ment ça ne sert à rien ! tout le monde s’en tape le co­quillard !

Per­sonne n’a in­té­rêt à sto­per le pi­ra­tage, l’or­ga­ni­ser et se ser­vir au pas­sage, oui tel Apple avec Itune. Quand j’achète un CD j’ai une qua­lité maxi­mum, un boî­tier, une po­chette et un CD, quand je té­lé­charge sur ITune, j’ai… pas gran­d’chose ! et de plus je suis contraint d’avoir un ordi, un Ipod, un abon­ne­ment…
ITune ne rap­porte que peu de po­gnon ? ben voyons ! les in­ves­tis­se­ments de bases sont im­por­tants, certes, mais un album nu­mé­risé et sto­cké ds un coin de disque dur à Cup­per­tino l’est « ad vitam ». Ae­ter­nam ! Chaque té­lé­char­ge­ment payant rem­bourse peu à peu l’in­ves­tis­se­ment de dé­part, tout té­lé­char­ge­ment payant sup­plé­men­taire au delà du seuil de ren­ta­bi­lité est tout bénef ! ad vitam ae­ter­nam ! amen !

Quel­qu’un peut-il ex­pli­quer pour­quoi la plu­part des lec­teurs de salon DVD lisent le DivX ? peut-on trou­ver ce for­mat dans le com­merce ? Hein Fran­çois ?

Hou !! les mé­chants pi­rates !

Vous me co­pie­rez cent fois « je ne copie pas ! »

Alexis… tous les dé­fauts, je vous avais pré­venu !

43)
pm
, le 04.07.2005 à 20:49

Il n’existe au­cune dif­fé­rence entre bien ma­té­riel et im­ma­té­riel.
Une en­tre­prise a des ma­chines-ou­tils et dans le cas des édi­teurs, ils leur faut bien ache­ter eux-même des or­di­na­teurs et des softs aptes à réa­li­ser leur propre dé­ve­lop­pe­ment.

La grosse dif­fé­rence entre un ‘trac­to­pel­le’ et un ‘soft’ c’est plu­tôt le coût du trans­port. (et tour­nons pas au­tour du pôt si le soft peut s’ache­ter sur in­ter­net, il faut éga­le­ment etc…)

Je veux bien com­prendre qu’il est plus fa­cile pour un ‘vieux’ (bon, je suis pas oc­to­gé­naire non plus) de gar­der la tête froide, et je n’ou­blie pas que j’ai eu, moi aussi, 20 ans…

Mais je suis tô­ta­le­ment d’ac­cord avec Fran­çois. Et lui, plus qu’un autre, en fait beau­coup nous tous, en of­frant nombre de tests… (à mon avis au grand dam de son épouse par­fois, si j’ai bien tout suivi?)

Aux plus jeunes, je di­rais qu’un jour vous aurez notre âge. Alors pré­ser­vez-vous, ré­flé­chis­sez, soyez ca­pable de re­flexion et d’ef­fortS. Car, in fine, le seul ju­ge­ment qui vaille est celui que l’on porte soi-même sur soi : le votre sur vous quoi. Et, amha, voler c’est se re­nier soi-même.

Les plus vieux aiment les plus jeunes bien da­van­tage que les plus jeunes ima­ginent, sim­ple­ment parce qu’ils ont été jeunes un jour. Et cela sans ja­lou­sie au­cune, ni nos­tal­gie d’ailleurs, juste parce que se col­ter aux jeunes cela per­met de vieillir moins vite.

;-)))))))))))))))))))

44)
pat3
, le 04.07.2005 à 21:43

pat3, je vais faire court!:-) Si tu trouves un lo­gi­ciel trop cher, tu ne l’achètes pas, c’est tout. Tu ne le voles pas.

[ver­sion courte] tu ne voles pas, tu testes à pleine condi­tion. Si ça ne te va pas, tu vires de ton disque dur. Si ça te va, si tu t’en sers – pas une fois à Noel quand tu prends tes bonnes ré­so­lu­tions pour l’an­née pro­chaine, tu l’achètes.[/ver­sion courte]

[ver­sion… plus longue :-)] Moi Pho­to­shop, je ne sais pas m’en ser­vir, il n’est plus sur mon disque dur de­puis la ver­sion 5 (et j’ai bien du me faire croire que je pour­rais m’en ser­vir de la ver­sion 4 à la 5). De­puis, je ne gas­pille plus ma bande pas­sante à es­sayer de le té­lé­char­ger ou à cher­cher des mots de passe. Pour mes tra­vaux gra­phiques (si on peut ap­pe­ler ça comme ça, mes po­chettes de CD, de DVD et mes cartes de vi­site, d’in­vi­ta­tion pour les an­nifs de mes en­fants etc… l’usage fa­mi­lial quoi),Ap­ple­Works conti­nue de faire des mi­racles pour moi (il fau­drait juste qu’il puisse gérer les trans­pa­rences et ce se­rait par­fait, s’il te plaît M. Apple).
J’uti­lise abon­dam­ment (enfin, pas trop cette année) iMo­vie, mais j’ai bien sûr voulu tes­ter Final Cut Pro. Fran­che­ment, pour l’ins­tant, je n’en ai pas l’usage, ni même de Final Cut Ex­press. Le jour où j’ai un pro­jet am­bi­tieux (per­son­nel ou fa­mi­lial) pour le­quel iMo­vie ne me suf­fit pas, j’es­saie­rais à nou­veau FC Ex­press. Mais à moins que ça de­vienne ma deuxième ac­ti­vité (c’est-à-dire que j’ai plus d’un pro­jet am­bi­tieux tous les dix ans), je ne pense pas l’ache­ter. Mais je suis loin d’avoir épuisé les pos­si­bi­li­tés de iLife (que j’ai payé).
En re­vanche, quand Apple sort un iLife payant avec son nou­vel OS payant, je trouve qu’il y a abus (sur­tout quand cer­tains des lo­gi­ciels – iMo­vie 3 – était buggé, avec ga­lère à la clé pour re­ve­nir à la ver­sion pré­cé­dente). Une mise à jour tous les ans, c’est un rente, et je ne tiens pas à être le bêta-tes­teur d’Apple (j’ai déjà donné en ache­tant la bêta d’OS X). Celle-là, je ne l’ai pas payée. Si l’in­té­gra­tion d’iLife fait que je suis obligé d’en ache­ter la nou­velle ver­sion en chan­geant d’OS, c’est pour moi un coût caché: j’aime bien mon Mac, je le dé­fends, j’en ai acheté et ça conti­nuera, j’en fait ache­ter beau­coup, mais je re­fuse d’être la vache à lait – bien­heu­reuse, qui plus est – de Steve Jobs. Ça m’évite d’être au bord des larmes quand il change d’ar­gu­ment mar­ke­ting :-)

Pour le reste, j’uti­lise abon­dam­ment le gra­tuit, et les choix lo­gi­ciel d’Apple me per­mettent de le faire beau­coup plus au­jour­d’hui qu’avant (merci Mis­ter Jobs). Dès que je peux rem­pla­cer un payant par un gra­tuit, je fais, sans état d’âme. Par prin­cipe, par exemple, je ne paie­rais pas pour un na­vi­ga­teur, fusse-t-il le meilleur du monde. Je consi­dère que c’est un ser­vice mi­ni­mum. J’ai quitté Ver­sion­tra­cker dès que c’est de­venu moins fonc­tion­nel parce qu’il fal­lait à tout prix que je vois une page de pub à chaque té­lé­char­ge­ment. Heu­reu­se­ment, pour l’ex­trac­tion, la conver­sion de DVD et autres, il y a beau­coup de gra­tuit et fonc­tion­nel… Le gra­tuit, ce n’est pas une DE­MANDE des consom­ma­teurs, c’est D’ABORD une offre des dé­ve­lop­peurs (et parmi eux: des étu­diants qui s’en­traînent – Synk, VLC, des dé­ve­lop­peurs qui s’es­saient, etc. Quand je me suis ins­crit à l’équipe de tra­duc­tion de Tid­BITS, j’y suis allé par plai­sir, pour amé­lio­rer mon an­glais, et même si à la fin mon an­glais ne s’amé­lio­rait plus et le plai­sir était moindre, je n’ima­gi­nais pas une se­conde de faire payer le ser­vice – et pour­tant, Tid­BITS, ça a été beau­coup de nuit courte, de tra­duc­tion qui com­mence vers les deux heures du matin, de supp­pléance dans la nuit de di­manche à lundi de tra­duc­teurs ou­blieux. Je pense – mais peut-être me trompé-je, que beau­coup de lo­gi­ciels free, do­nate ou même sha­re­wares pro­cèdent d’une même envie « d’en être ».

Je confesse avoir abon­dam­ment té­lé­chargé, par pure jouis­sance: beau­coup des choses té­lé­char­gées dorment sur un CD ou un DVD de sau­ve­garde. Ça m’a fait « tri­per » sur le mo­ment, mais à l’usage, ça ne m’était pas utile. Je n’ai ab­so­lu­ment pas le sen­ti­ment de por­ter pré­ju­dice à l’en­tre­prise en ques­tion (Apple, Adobe…), ni aux uti­li­sa­teurs payants des lo­gi­ciels en ques­tion (des pros qui fac­turent leur ser­vice et amor­tissent leurs lo­gi­ciels – c’est pas J.C. Courte, ou c’est sur son blog, que j’ai lu quelque chose comme ça: j’amor­tis ma mise à jour CS2 en 20 jours, non c’est sur MacGé). Et pour tout dire: mon opé­ra­teur en a pro­fité (Free adsl, qui a ar­gu­menté sur sa bande pas­sante, et c’est mon 3e opé­ra­teur adsl), Pio­neer en a pro­fité (c’est mon troi­sième gra­veur de la marque, acheté hors ma­chine), Nierle.​de en a pro­fité (c’est là que j’achète mes DVD et CD vierges), Canon en a pro­fité (c’est mon choix d’im­pri­mante de­puis la Sty­le­Wri­ter), l’in­dus­trie in­for­ma­tique en pro­fite (et Apple, pas mal. Je sup­pose que si je ne pou­vais pas faire ça avec mon or­di­na­teur, je n’au­rais qu’un ordi de bou­lot, et pas un bipro G4 gavé de mé­moire et de disque dur (2 in­ternes en sup, 1 ex­terne). L’in­dus­trie de l’in­for­ma­tique y est-elle per­dante? Je ne le pense pas. [/ver­sion… plus longue]

Et dé­solé d’être si long, fau­drait peut-être que j’apaise mon goût d’écrire pour quelque chose de plus pro­duc­tif…

pat3

45)
pat3
, le 04.07.2005 à 21:49

Et puis si on re­gar­dait plus loin en­core? Cela veut dire que du mo­ment que tu n’em­merdes pas di­rec­te­ment qqun, tu peux faire ce que tu veux?!?

En te li­sant, j’ai eu l’im­pres­sion de lire une ver­sion remix d’une maxime connue des cours de philo de ter­mi­nale: « La li­berté de cha­cun com­mence ou s’ar­rête celle d’au­trui ». ;-)
Je sup­pose que ce n’est pas ce que tu as voulu dire, et qu’il faut am­pli­fier le sens de ton « di­rec­te­ment »?

pat3

46)
zmo­dem
, le 04.07.2005 à 22:02

M’en­fin… Tout le monde n’a pas be­soin d’un trac­to­pelle!

L’in­fo­gra­phiste qui vend ses pro­duc­tions a be­soin d’un outil de pro – et va amor­tir dans ses frais le full Pho­to­shop acheté au prix plein. Et il a même le droit de râler s’il trouve que le prix ne re­flète pas la pa­rité €/$ ou si le sup­port n’est pas à la hau­teur…

L’uti­li­sa­teur de base qui cherche juste quelques re­touches n’a pas be­soin de trac­to­pelle (j’aime bien ce mot, est-ce suisse?… je n’ai pas sou­ve­nir de l’avoir ja­mais en­tendu ici à Bruxelles…) et selon ses be­soins va ache­ter Pho­to­shop Ele­ments à un prix rai­son­nable, ou autres (j’ai­mais bien pixe­len­hance – il y a sans doute d’autres équi­va­lents que je ne connais pas).

Et il y a tou­jours un choix gra­tuit si l’on veut: Linux, GIMP et autres si l’on dé­cide que son bud­get ne peut pas jus­ti­fier l’achat de lo­gi­ciel..

Voler une trac­to­pelle (pi­ra­ter Pho­to­shop) pour plan­ter ses bé­go­nias n’est pas jus­ti­fiable!

47)
6ix
, le 04.07.2005 à 23:30

En te li­sant, j’ai eu l’im­pres­sion de lire une ver­sion remix d’une maxime connue des cours de philo de ter­mi­nale: « La li­berté de cha­cun com­mence ou s’ar­rête celle d’au­trui ». ;-)
Je sup­pose que ce n’est pas ce que tu as voulu dire, et qu’il faut am­pli­fier le sens de ton « di­rec­te­ment »?

Je ne suis pas sûr de bien com­prendre « am­pli­fier le sens de ton di­rec­te­ment »; mais qu’im­porte, je vou­lais sim­ple­ment dire que si, à priori, tu ne causes aucun mal ou dom­mage à la per­sonne que tu voles (d’où le di­rec­te­ment… qui n’est fi­na­le­ment pas des plus im­por­tants) , ou « em­merdes », pour me citer, tu peux dès lors te le per­mettre?

Mais je n’irai pas plus loin, car on com­men­ce­rait à s’aven­tu­rer dans un do­maine bcp plus large, et peut-être bien phi­lo­so­phique (sans prendre pour au­tant trop de hau­teur ;-) ), qui n’a pas for­cé­ment de sens ici.

Concer­nant ton der­nier (long) com­men­taire, pat3, je n’ai pas de peine à te com­prendre, moi-même j’ai déjà agi de la sorte. Cette at­ti­tude est loin d’être celui qui se per­met de pi­ra­ter tout et n’im­porte quoi sans re­mord sous des ex­cuses bidon.

alec6, toi qui parle des éco­los: je ne me consi­dère pas ainsi, ce­pen­dant j’es­saie de faire des ef­forts là où je peux. Tout le monde s’en tape, que tu dis, mais si toi tu le fais, c’est parce que c’est de cette ma­nière que tu per­çois les choses, parce que pour toi, il y a une bonne rai­son à agir ainsi plu­tôt qu’au­tre­ment… non?

C’est en tout cas ce que je me dis, et dans le même ordre d’idée, lorsque je pi­rate un lo­gi­ciel, plu­tôt que de me dire que je sers toute l’in­dus­trie de l’in­for­ma­tique, je me dis que je viens de prendre qq­chose « sans l’ac­cord de son créa­teur », et je ne vois rien de bien à re­ti­rer de cela, donc j’es­time ne pas être cor­rect et c’est pour moi une bonne rai­son de ne pas pi­ra­ter.

Quand au fait que per­sonne n’aie in­té­rêt à sto­per le pi­ra­tage, je suis bien d’ac­cord, mais je ne suis pas sûr que cela nous mène très loin; pour res­ter écolo ;-), ac­tuel­le­ment, il n’y a pas grand in­té­rêt à se pri­ver de pé­trole (ça rap­porte tel­le­ment) ou à sto­per l’éner­gie nu­cléaire (tel­le­ment ex­ploi­tée en suisse); pour­tant là aussi, per­son­nel­le­ment, j’ai des rai­sons que j’es­time va­lables qui me font pen­ser le contraire. Il fau­drait peut-être se ser­rer les dents et faire des ef­forts, mais pour moi le prix en vaut la chan­delle. M’en­fin, ne nous éloi­gnons pas trop non plus! Sim­ple­ment, plus que l’exemple en lui-même, c’est l’at­ti­tude que j’ai­me­rais men­tion­ner ici.

48)
Scal
, le 05.07.2005 à 07:28

Pour moi Logic est in­com­pa­rable. Son in­ter­face est à mon avis plus in­tui­tive que Cu­base et sur­tout, si tu ne veux pas de Clé USB, tu n’as qu’à ache­ter Logic Ex­press qui n’a pas cette pro­tec­tion et qui sera suf­fi­sant pour la plu­part de tes tra­vaux (Audio Unit uni­que­ment :-(

La ver­sion « full » qui a juste quelques mo­dules en plus, n’est pas for­cé­ment né­ces­saire.

49)
pcst
, le 05.07.2005 à 08:44

Eh bien, voici un sujet qui ne laisse pas in­dif­fé­rent !
J’y ap­porte mon caillou ;)
J’ai acheté toutes les ver­sions de l’en­cy­clo­pé­die uni­ver­sa­lis… jus­qu’au jour où je n’ai plus trouvé de cracks. J’en suis resté à la ver­sion 9 sauf er­reur.
Pour­quoi cela ? Tout sim­ple­ment, je n’ad­mets pas de de­voir me pro­me­ner avec un CD de contrôle qui me casse les pieds. Au dé­part, c’est à cause de leur dongle qui ne mar­chait pas chez moi que j’ai pris cette ha­bi­tude.
Je le leur ai dit. J’ai juste eu en face de moi un mur d’in­com­pré­hen­sion…
« mais vous payez com­bien des cracks, comme vous dites ? »
« Mais ils sont gra­tuits mon bon Mon­sieur »
« ???!!! »

Luc

50)
pat3
, le 05.07.2005 à 11:53

Il n’existe au­cune dif­fé­rence entre bien ma­té­riel et im­ma­té­riel.
Une en­tre­prise a des ma­chines-ou­tils et dans le cas des édi­teurs, ils leur faut bien ache­ter eux-même des or­di­na­teurs et des softs aptes à réa­li­ser leur propre dé­ve­lop­pe­ment.

Hum… La ba­garre sur la bre­ve­ta­bi­lité des idées, c’est pas pour rien… Le pro­blème du bien im­ma­té­riel, c’est: où s’ar­rête la pos­ses­sion? Le lo­gi­ciel n’est pas im­ma­té­riel, mais fa­ci­le­ment re­pro­duc­tible et té­lé­trans­por­table. On fonc­tionne avec les cri­tères éco­no­miques des ob­jets ma­té­riels, à la vente, mais pas à la pro­duc­tion. C’est là que ré­side, pour moi, l’ar­naque, et elle est mas­sive. Il y aussi de la R&D chez Re­nault, mais il faut une usine pour créer les ob­jets en série, des en­tre­pôts pour le sto­ckage, des ma­ga­sins pour la vente. Ce n’est pas le cas dans le soft, ou seul un ser­veur est suf­fi­sant pour le sto­ckage, le trans­port et la vente. Et si on est pas Apple, seul son or­di­na­teur et un FAI cos­taud suf­fisent. La dif­fé­rence est là.
Mais elle ne se re­trouvent pas sur le prix du lo­gi­ciel, qui de­vrait coû­ter deux fois moins en ligne qu’en ver­sion boîte (si on compte qu’en ver­sion boîte, il y a un ma­nuel pa­pier, ce qui n’est pas tou­jours le cas). Les en­tre­prises in­for­ma­tiques le savent,le bu­si­ness model d’une en­tre­prise de lo­gi­ciel l’in­tègre, et l’os­tra­cisme ne vise que le cha­land qui doit res­ter cré­dule.
Les moyens d’em­pê­cher la copie illi­cite mas­sive de lo­gi­ciels existent (on peut rendre pé­nible l’usage d’un lo­gi­ciel ac­quis en copie, in­ci­tant celui qui en a l’usage à pas­ser à la caisse), je pense fran­che­ment que toutes les boîtes in­for­ma­tiques le savent aussi.​Il n’y a qu’une rai­son au fait qu’elles ne les pra­tiquent pas: sans cela, le mar­ché in­for­ma­tique se­rait ré­duit de moi­tié, et la moi­tié d’entre elles n’exis­te­raient tout sim­ple­ment pas. Apple avait bien com­pris la chose en of­frant iMo­vie et iPhoto avant que ça ne de­viennent iLife, pour aider à la re­lance des ventes du mac, et en conti­nuant à pra­ti­quer une po­li­tique de prix al­lé­chante pour ces lo­gi­ciels, et en les of­frant avec les nou­velles ma­chines (est-ce tou­jours le cas?) Pourvu que l’ap­pât du gain ne gâche pas ce bon sens com­mer­cial.

pat3

51)
Après JC
, le 05.07.2005 à 20:00

M’en­fin… Tout le monde n’a pas be­soin d’un trac­to­pelle!
[…]
L’uti­li­sa­teur de base qui cherche juste quelques re­touches n’a pas be­soin de trac­to­pelle

Je suis bien d’ac­cord, zmo­dem!
Mais c’est bien ce qui se passe chaque fois qu’un qui­dam uti­lise Pho­to­shop pour une pec­ca­dille, sim­ple­ment par ha­bi­tude ou par fa­ci­lité ou… (stan­dard de fait).

Mais je main­tiens que cela n’a pas les même consé­quences que dans le monde ma­té­riel: ce que je peux faire en pi­ra­tant pho­to­shop est-il seule­ment es­ti­mable en termes mar­chands? L’usage d’un trac­to­pelle l’est, lui! (en pas­sant, le terme se­rait ap­paru en 1973-74 d’après le dic­tion­naire éthy­mo­lo­gique d’A. Rey): En plus des « consom­mables » (es­sence, en­tre­tien, trans­port, l’amor­tis­se­ment), je de­vrait payer un conduc­teur au­to­risé (per­mis) et ex­pé­ri­menté.
Rien de tous cela pour l’usage de biens im­ma­té­riels, et c’est moi qui conduit!!

Ce n’est pas com­pa­rable terme à terme, c’est tout!

Autre exemple: le contenu d’une en­cy­clo­pé­die a la même va­leur (mar­chande), que celle-ci soit sous forme pa­pier ou nu­mé­rique.

Je ne sais pas pour vous, moi je me suis servi peut-être 2 fois d’une en­cy­clo­pé­die pa­pier dans ma vie. Je n’en ai donc ja­mais acheté. Par­lons ca­pi­ta­liste: l’in­ves­tis­se­ment eut été dis­pro­por­tionné! (et pé­rimé avant de m’être utile). Je suis allé dans une bi­blio­thèque, pour un coût né­gli­geable (quoique réel), que j’ai payé par mes im­pôts.

La forme nu­mé­rique, elle, per­met à l’édi­teur de li­mi­ter consi­dé­ra­ble­ment les coûts d’édi­tion (fa­bri­ca­tion, trans­port, in­ven­dus…), donc les risques. La mises à jour est pos­sible en per­ma­nence, sans sur­coût. L’in­ves­tis­se­ment de­vient moins lourd et s’amorti plus fa­ci­le­ment: la clien­tèle po­ten­tielle s’élar­git consi­dé­ra­ble­ment.
Pour­tant, on cherche à nous vendre les « ser­vices » que per­met la forme nu­mé­rique au prix fort!

J’ai­me­rais pou­voir consul­ter cette en­cy­clo­pé­die sous forme nu­mé­rique (coût nul pour l’édi­teur) et n’ache­ter que ce qui m’est utile. Mais com­ment l’es­ti­mer? Si je di­vise le coût d’achat d’un dic­tion­naire par le nombre de fois oû je l’au­rais consulté au cours de sa « vie » (10 ans? 20? Plus?) j’ob­tiens une somme in­fi­ni­té­si­male.

De­vrais-je payer pour tout ce que j’ai lu, ou seule­ment ce qui m’a ins­truit? De­vrais-je payer le même prix pour une lec­ture au grès de l’hu­meur et pour la ré­dac­tion d’une syn­thèse stra­té­gique ven­due à prix d’or par le ca­bi­net de consul­tants qui m’em­ploi? (j’in­vente).
Mais alors, par quel moyen contrô­ler cela sans fou­ler aux pieds ma li­berté (et d’autres concepts)?
De­vrais-je payer pour faire par­ta­ger ma lec­ture à un ami? A un co-au­teur?… Mais de­vrait-on me payer si je leur dit « j’ai lu ça dans l’en­cy­clo­pé­die chose, elle est gé­niale, achète-la »?

Bref, si je dois uti­li­ser cette en­cy­clo­pé­die une seule fois dans ma vie pour un motif non mar­chand, je ne lèse per­sonne en consul­tant une ver­sion « pi­rate ». En me l’in­ter­di­sant, on lèse le pro­grès de l’hu­ma­nité.

A par­tir d’un cer­tain point, il est juste de payer. Mais les coût sont un frein, tous les ca­pi­ta­listes le disent, qui ne doit pas blo­quer la ma­chine! Il faut un juste mi­lieu, et de l’huile dans les rouages.
Ce qui ne remet en cause ni leur exis­tence ni leur jus­ti­fi­ca­tion.

52)
gbuma
, le 05.07.2005 à 21:40

Ben en ce qui me concerne, j’aime bien mes clés USB :

Il y a l’iLok pour Max/MSP, elle est grosse, a une drôle de forme et une cou­leur pas ter­rible.

Il y a le dongle Logic, beau blanc, un peu grande.

Et la plus jolie, une pe­tite clé syn­chro­soft pour Ha­lion et Cu­base SX.

Ces clés me font stres­ser comme un ma­lade quand je suis en ba­lade avec mon alu­book (3 clés sur un petit hub dans un sac = en­vi­ron 5’000.-) ! C’est vrai que j’ai­me­rais bien un sys­tème où je ne doive pas tout ra­che­ter si je les perds. Sinon, ça donne un peu de sub­stance à des lo­gi­ciels pour les­quels j’ai un grand in­ves­tis­se­ment af­fec­tif et fi­nan­cier.

Bon dans l’idéal, j’au­rais aimé re­ce­voir des pe­tites sta­tuettes en bois sculp­tées par des ja­va­nais aux doigts de fées. J’au­rais une éta­gère avec tout ces per­son­nages qui res­te­rait sa­ge­ment dans mon ate­lier et de temps en temps les lo­gi­ciels me di­raient « c’est cool de bos­ser avec toi ».

53)
nicos
, le 05.07.2005 à 22:57

merci a pat43 de ré­su­mer un point de vu que je par­tage (en­core que ré­su­mer est peut etre un grand mot dans ce cas par­ti­cu­lier ;) )

Et d’ailleurs ceux qui font des grands ronds dans l’eau en of­frant des so­lu­tions gra­tuites sur In­ter­net ne sont pas ne­ces­sai­re­ment les plus me­chants. Allez donc voir par .

Les 9 sym­pho­nies de Bee­tho­ven sont en down­load, for­mat MP3, tout ce qu’il y a de plus gra­tuit, tout ce qu’il y a de plus legal, puisque jouées par le propre or­chestre de la BBC. N’em­peche que ceux qui les vendent, ces sym­pho­nies, à com­men­cer par les sites en ligne, font la gueule. Concur­rence dé­loyale? En tout cas pas illé­gale.

De­pe­chez-vous, ca va pas durer, et c’est beau­coup moins cher que l’ITMS….

54)
nicos
, le 05.07.2005 à 22:59

ah ben d’ailleurs y a plus que les 7, 8 et 9 dis­po­nibles….

55)
alec6
, le 05.07.2005 à 23:12

Une der­nière re­marque, il se­rait temps de com­prendre que le pi­ra­tage nu­mé­rique est consub­stan­tiel de la ré­vo­lu­tion in­for­ma­tique. L’in­for­ma­tique c’est la copie PAR­FAITE et IN­FI­NIE dans le temps et l’es­pace. On ne peut donc juger Ces com­por­te­ments soi di­sant dé­viants à l’aune du vol à la tire ou du cam­brio­lage clas­sique.
Lire à ce pro­pos « Le crime par­fait » de Bau­drillard, un peu an­cien (1994 je crois) mais tou­jours d’ac­tua­lité.

Et per­sonne n’a ré­pondu à ma ques­tion pré­cé­dente : pour­quoi la plu­part des lec­teurs de DVD de salon lisent les for­mat DivX alors que ce for­mat n’est pas dis­tri­bué dans le com­merce ?

La copie est né­ces­saire au fonc­tion­ne­ment du monde in­for­ma­tique car elle per­met de dif­fu­ser des lo­gi­ciels ou autres sans avoir be­soin de faire de la pub (quel­qu’un se po­sait la ques­tion de la pro­mo­tion des OS et autres pro­grammes) et/ou d’ache­ter du ma­té­riel pour pi­ra­ter et uti­li­ser ces media.
Elle per­met ac­ces­soi­re­ment d’oc­cu­per le ter­rain (cf Adobe, Mi­cro­soft, Apple et cie).

Evi­dem­ment notre mo­rale ju­déo-chré­tienne nous in­ter­dit l’apo­lo­gie de ce genre de crime, d’où une cer­taine ré­pres­sion très mé­dia­ti­sée au de­meu­rant où l’on constate, en France du moins, que les per­sonnes prises la main dans le sac font comme par ha­sard par­tie de « so­cio-styles » bien ca­drées et à chaque fois dif­fé­rents (Le prof, L’ado­les­cent, L’em­ployé lambda, Le cadre…). Com­bien sont-ils au total ? sur com­bien de « pi­rates » exis­tants ou sup­po­sés ? Quel four­nis­seur d’ADSL va se plaindre de l’uti­li­sa­tion maxi­male de la bande pas­sante de ses clients ? Sous quel motif mon­sieur le juge ?

A qui pro­fite le crime, mes­dames et mes­sieurs ?
A TOUT LE MONDE !!

Alors ar­rê­tez de jouer les vierges ef­fa­rou­chées ! le loup existe et il a du poil au c…

Alexis… tous les dé­fauts, je vous avais pré­venu !

56)
Fredo d;o)
, le 05.07.2005 à 23:34

En­core un débat fort in­té­res­sant sur Cuk…

L’hu­meur/té­moi­gnage de Fran­çois a au moins le mé­rite de mettre en évi­dence les consé­quences, sou­vent nui­sibles, de cer­taines pra­tiques édito-com­mer­ciales, qui, à leur tour, se veulent une ré­ponse, plus ou moins heu­reuse, à d’autres pra­tiques dou­teuses, et pour la plu­part illi­cites.

Mais, après avoir lu l’en­semble des ré­ac­tions, je m’in­ter­roge en­core sur cer­tains points :

1. Lorsque j’achète un or­di­na­teur, l’ob­jet, ainsi que tous ces com­po­sents et ac­cès­soires four­nis, m’ap­par­tiennent, réel­le­ment, c’est-à-dire que je peux les don­ner, les vendre et même les brû­ler si le cœur m’en dit, sans que je ne soit tenu de de­man­der une quel­conque au­to­ri­sa­tion à qui­conque, et sans que ce soit illé­gal… mais, qu’en est-il des lo­gi­ciels four­nis avec la ma­chine ?

2. Lorsque j’achète un lo­gi­ciel, outre le pa­cka­ging et les do­cu­ments « phi­siques » four­nis, je pos­sède quoi au juste ?

3. Ac­qué­rir un lo­gi­ciel, s’agit-il vrai­ment d’un achat ?

Je sais, cer­tains me di­ront qu’une seule et même ré­ponse peut s’ap­pli­quer à ces trois ques­tions, et ils ont rai­son, seule­ment, la vie nu­mé­rique nous met de­vant une réa­lité que nous avions du mal à per­ce­voir jus­qu’à lors avec d’autres créa­tions de l’es­prit, ma­té­ria­li­sés, par exemple, sur du pa­pier ou sur du vinyl, et cette réa­lité est pour­tant bien simple, nous n’avons que la « jouis­sance » de l’œuvre, c’est tout !

Au­tre­ment dit, outre les dif­fé­rents sup­ports, nous n’ache­tons que la « jouis­sance » de l’œuvre, c’est-à-dire, uni­que­ment la pos­si­bi­lité de l’uti­li­ser, rien d’autre.

Ceci n’est pas vrai avec d’autres pro­duits de conso­ma­tion, ainsi lorsque j’achète une voi­ture, non seule­ment je jouit de son uti­li­sa­tion à mon gré, mais, en plus, l’ob­jet m’ap­par­tien en­tiè­re­ment (enfin, du moins à la fin du cré­dit ;-)…

Main­te­nant, voici les ques­tions qui tuent :

1. Si je té­lé­charge des lo­gi­ciels et que je ne m’en sert ja­mais, suis-je un pi­rate ?

2. Si j’écoute de la mu­sique uni­que­ment avec à des disques pré­tés, suis-je un pi­rate ?

Dans le pre­mière cas, je pos­sède l’ob­jet nu­mé­rique mais je n’en jouit pas, en quoi puisse-je être consi­déré comme pi­rate ?

Dans le sé­cond cas, je ne pos­sède pas l’ob­jet mais j’en jouit quand-même, pour­quoi se­rais-je consi­déré comme un pi­rate ?

Voilà toute l’am­bi­guïté que nous de­vons in­té­grer, contrai­re­ment à la cla­reté des autres pro­duits de conso­ma­tion « clas­siques », et avec la­quelle nous de­vons nous for­ger une opi­non sen­sée, un prin­cipe juste et un com­por­te­ment li­cite… pas simple, vrai­ment pas.

J’ai lu et en­tendu bien d’ar­gu­ments, pour ou contre cer­taines pra­tiques « illé­gales », et cer­taines de­meurent, sinon jus­ti­fées ou jus­ti­fiables, du moins com­pé­hen­sibles et, par­fois même, bien lé­gi­times.

En tout cas, dans ce débat, je constate deux po­si­tions bien tran­chées, et bien qu’elles ne per­mettent pas ré­él­le­ment de dé­ga­ger une ten­dence nette en fa­veur ou contre le pi­ra­tage, elles sont toutes deux très ins­truc­tives quant à notre per­cep­tion de ces pra­tiques :

1. Il y a ceux qui ob­servent le phé­no­mène du pi­ra­tage à par­tir de leur ex­pé­rences per­son­nelles, et qui, quelque soient leurs rai­sons pre­mières, ils font de leur pra­tique (pour ou contre le pi­ra­tage d’ailleurs) un prin­cipe à suivre et à res­pec­ter (par eux du moins), une « mo­rale » per­son­nelle en d’autres termes, mais qui les im­plique et en­gage.

2. Puis, il y a ceux qui re­gardent le pi­ra­tage d’un point de vue plus glo­bal, moins per­son­nel, et qui tentent, tant bien que mal, de se for­ger une opi­nion en ana­ly­sant les causes et/ou les consé­quences so­cio-éco­no­miques de ces pra­tiques, mais res­tent, le plus sou­vent, un peu à l’écart, sans vrai­ment s’im­pli­quer.

Je se­rais bien mal­adroit de pré­tedre qu’un re­gard est plus juste ou per­ti­nent que l’autre, mais je pense qu’il y a peut-être moyen de les rap­pro­cher un peu, ne se­rais-ce que pour in­té­grer un peu plus la com­plexite des choses dans nos ar­gu­men­ta­tions… c’est sûr, ce n’est pas évident, et en­core moins d’en dé­ga­ger une orien­ta­tion claire et sans am­bi­guïté…

Enfin, pour conclure, le pi­ra­tage et les pra­tiques com­mer­ciales des édi­teurs de lo­gi­ciels, sont le re­flet plus large de nos so­cié­tés, il y a des « pro­fi­teurs » des tous bords (ont-ils tort ?), puis il y a ceux qui, mo­des­te­ment, à leur ni­veau, tenent d’avoir des pra­tiques plus en ac­cord avec le monde qu’ils sou­hai­te­raient avoir un jour…

Pro­fi­ter à fond du monde tel qu’il est à pré­sent…
Ou pré­pa­rer hum­ble­ment un meilleur pour l’ave­nir…
Vaste di­lème !

Fredo d;o)
« Un pas à la fois me suf­fit… » (Gandhi)

57)
alec6
, le 06.07.2005 à 00:09

Bonnes re­marques Fredo, je ra­jou­te­rais une pe­tite dé­fi­ni­tion pour abon­der dans ton sens.

Consom­mer si­gni­fie dé­truire par l’usage, ce qui est ef­fec­ti­ve­ment le cas à plus ou moins longt terme avec le ma­té­riel et for­tiori avec la nour­ri­ture (les consom­ma­tions au café du coin).
Mais quid des lo­gi­ciels ? ils ne s’usent ja­mais, de­viennent ob­so­lètes certes, mais le temps ou l’usage ne mo­di­fient en rien leur com­por­te­ment (enfin… les ouin­do­siens pour­raient dire le contraire !!).

Il n’y a donc pas consom­ma­tion de lo­gi­ciels. Le droit à l’usage ou comme tu le dé­fi­nis si bien le droit à la jouis­sance.

Ha j’avais ou­blié un dé­tail tout à l’heure. La copie de lo­gi­ciels per­met aussi d’ap­prendre à les uti­li­ser, que l’on soit pro­fes­sion­nels ou non.
Un free lance par exemple n’a ni bud­get, ni temps à pas­ser dans une salle de cours à ap­prendre l’usage du der­nier truc d’Adobe, Ma­cro­me­dia ou consort car ses heures de for­ma­tions sont prises gé­né­ra­le­ment sur son temps de som­meil !
Sans par­ler de tous les autres qui à titre per­son­nel passent des heures à dé­cou­vrir les ar­canes de tel ou tel ma­chin… n’est-ce pas Fran­çois ? pour le plus grand bon­heur des en­tre­prises fai­sant ainsi des éco­no­mies de for­ma­tion. Et bien sûr pour le plus grand bon­heur du fa­bri­cant de lo­gi­ciel dont le pro­duit de­vient la norme !

Faut-il en­core en re­mettre une couche !!

Alexis… tous les dé­fauts, je vous avais pré­venu !

58)
Après JC
, le 06.07.2005 à 10:48

Trèèèès bonnes re­marques/ana­lyse Fredo. Bravo!

C’est ef­fec­ti­ve­ment à par­tir de cette dif­fé­rence consom­ma­tion/jouis­sance qu’il faut rai­son­ner.

C’est aussi pour cette rai­son que les bugs des lo­gi­ciels ne sont pas consi­dé­rés comme les vices ca­chés des biens ma­té­riels, ni cou­vert par les mêmes ga­ran­ties…

J’es­sayai aussi d’ex­pli­quer que tout ne peut pas être vendu, no­tam­ment ce qui a une va­leur mar­chande in­fé­rieure à ce que coû­te­rais sa fac­tu­ra­tion/paie­ment.
Tous les vrais ca­pi­ta­listes le savent.

Les TIC per­mettent d’abais­ser consi­dé­ra­ble­ment ces coûts, d’en­vi­sa­ger même un jour tout fac­tu­rer et vendre (jus­qu’à l’air que nous res­pi­rons). Mais que res­te­rait-il de la li­berté? Du libre-ar­bitre?…