La BD, j'aime bien.
Et les grands classiques, peut-être encore plus.
La ligne claire, c'est mon truc. Les BD avec des dessins psychédéliques, je dois dire que je ne suis pas très chaud. Je n'arrive pas à crocher.
Par contre, la ligne claire, les Astérix, Tintin, Spirou, Benoît Brisefer, Blake et Mortimer, c'est toute mon enfance, et j'adore retomber dedans régulièrement.
Il se trouve que tout comme vous peut-être, j'ai regretté la mort de Goscinny. Depuis sa disparition, Astérix n'est plus que l'ombre de lui-même, et à mon avis, cette série va de mal en pire depuis qu'Uderzo essaie tant bien que mal de faire justement du "Goscinny". Le problème, c'est qu'il ne sait pas.
Bref, les derniers Astérix, je les lis, mais en moins d'une demi-heure, tellement leur contenu est creux. Je trouve presque que l'on touche au pathétique.
Ce Goscinny tout de même, quel type!
Un autre de ses héros, Lucky Luke, a accompagné ma jeunesse. Ces albums, dessinés à l'époque par Morris, je les ai lus au moins cent fois, sans jamais me lasser.
Et puis Goscinny est mort, et les scénaristes se sont succédés pour essayer de faire revivre ce gentil cow-boy solitaire, toujours quelque part à la recherche des Dalton. Mais bon dieu, qu'est-ce que cela a été laborieux. Ici aussi les albums de Lucky Luke avaient une tendance à la non-consistance qui me rendait chaque fois un peu plus triste.
Et puis Morris est mort en 2001, d'une mauvaise chute.
L'auteur a toujours voulu que la série ne meure pas avec lui, et l'on attendait avec une certaine impatience, mais aussi avec une certaine inquiétude, l'arrivée d'une nouvelle aventure de l'homme qui tire plus vite que son ombre.
Elle est depuis quelques mois chez tous les bons libraires, et même les moins bons d'ailleurs, vu que cette nouvelle BD ne pouvait que rapporter gros.
Son nom? La Belle Province.
Son sénario est signé Laurent Gerra, les dessins Achdé.
Laurent Gerra, je l'adorais à l'époque de Ruquier, sur France Inter, dans Rien à cirer. Au niveau imitation, il est vraiment bon, le bougre. Oui je sais, il est souvent au-dessous de la ceinture, c'est un peu dommage, et c'est ce qui m'a fait craindre vraiment le pire pour ce Lucky Luke.
Et bien à mon étonnement, je me suis trompé.
Parce que cette Belle Province, c'est vraiment un bouquin sympa, drôle, où l'on retrouve un certain état d'esprit de l'époque. Peut-être que Gerra a écrit cette BD qui se déroule (vous l'aviez deviné vu son titre) au Québec, illuminé par son bel amour Linda Lemay, de laquelle il s'est séparé depuis (mais cela ne nous regarde pas!). Toujours est-il que Lucky Luke se retrouve dans ces contrées très froides, pour sauver Jolly Jumper (son bel étalon donc, contrairement à ce que certains peuvent croire!) tombé éperdument amoureux d'une non moins charmante jument, venant de là-bas et rencontrée lors d'un rodéo.
L'histoire, je ne vais pas vous la raconter, elle part dans plein de trucs fous, où l'on rencontre Céline Dion qui fait pleuvoir, même neiger, et son René de mari, Bernard Henry Lévy (qui se fait entarter presqu'à chaque page, qu'est-ce que ça fait du bien!), et bien d'autres encore, comme José Bové, sous forme de clins d'œil souvent très bien amenés. Petite question, comment les jeunes (et moins jeunes) comprendront cela dans quarante ans? Cela dit, Goscinny lui aussi n'hésitait pas à mettre en scène des gens de son époque. Cela ne pose pas trop de problèmes, même lorsqu'on les relit maintenant.
Ce que j'ai énormément apprécié également, c'est le dessin d'Achdé, qui, tout en gardant Lucky Luke tel qu'on l'a toujours connu, donne un dynamisme fou à cette histoire par ses plans et ses découpages cinématographiques bien plus tendus que ce que nous proposait Morris.
Du tout grand dessin quoi, et une excellente reprise du flambeau tendu par ce dernier, ce qui n'était pas gagné d'avance. Vraiment, je ne vois pas comment on aurait pu faire mieux.
Oui, sans tomber dans le modernisme, Lucky Luke prend un coup de jeune, et franchement, ce n'est pas pour me déplaire.
Alors voilà! Un nouveau Lucky Luke, qui me fait attendre le prochain avec une certaine impatience. Vraiment, ça fait plaisir, même si je crois savoir que la critique n'a pas toujours été tendre avec les auteurs. Personnellement, j'aime bien.
Et je suis sûr que Morris, s'il voit ça de son petit nuage, doit être très content.
, le 10.11.2004 à 01:31
Pas encore lu cet album, donc pas de commentaire, mais je me dis que tu dois pas avoir tort ;-)
En revanche, pour Asterix, c’est clair qu’on nage dans le catastrophique. Ma femme avait acheté un des derniers albums (celui sorti y’a 2 ou 3 ans, j’ai plus le titre et j’ai la flemme de chercher), je l’ai lu en 15 mn chrono, je l’ai refermé, je l’ai plus jamais touché, et j’étais consterné. Uderzo a beau être un bon dessinateur, il faut absolument qu’il pense à demander à quelqu’un d’autre de lui pondre des scénarios valables… et surtout, à rajouter ce fameux deuxième degré de lecture, qui fait qu’Asterix est Asterix : les références au monde actuel, entre autre (relire « L’odyssée d’Asterix » et ses fabuleuses références à James Bond, alias Zerozerosix :-) ). Et le pire, c’est que ça se vend quand même ! En fait, on a même retrouvé le même type d’évolution au niveau d’Asterix au cinéma : le premier film est une daube infâme, où le seul mérite est d’avoir su se rapprocher du design original de la bédé pour les acteurs et le décor du village. Asterix & Obelix : Mission Cléopatre, en revanche, a clairement su retrouver l’esprit de la BD, avec ses multiples références à notre monde actuel. Chabat est un fan d’Asterix, ça se sent, mais il sait aussi que ce qui fait le succès de la BD, c’est bien son référentiel au monde réel. Les enfants rient des dessins, de l’image, mais les adultes rient sur le côté parodique. En cela, ce film méritait bien son succès.
En fait, c’est compliqué l’évolution des BD. D’un côté, on aimerait bien avoir la suite des aventures de nos héros préférés. Ainsi, que ne donnerait-on pas pour voir un nouvel album de Tintin… Mais quand on voit ensuite l’évolution de certains personnages, comme Spirou, on peut se poser des questions. D’un autre côté, un nouvel auteur, c’est aussi parfois retrouver une certaine fraîcheur, ou de trouver un nouveau style, un nouveau public… Le risque étant de perdre son public habituel.
Et pour ce qui est de la ligne claire… Dans Blake et Mortimer, faut quand même pousser beaucoup de bulles pour pouvoir admirer le dessin ;-) ).
—
Ze GG of Ze Gete.net
, le 10.11.2004 à 02:25
Bien, La Belle Province ! Toutefois, il aurait été souhaitable que Gerra demande conseil auprès de quelques BelleProvinçois pour l’écriture de certains dialogues qui ne rendent que de façon très approximative la réalité langagière du Québec. Pour le reste, Lucky Luke est effectivement entre meilleures mains que ne le sont nos bons vieux Gaulois, pour qui la recette de la potion magique s’est effacée à jamais avec la disparition du druide Goscinnyx (sniff).
P.-S. GG, tu viens de te faire un ennemi mortel de tous les Jacobophiles de ce monde ! ;-)
, le 10.11.2004 à 06:33
Tout à fait d’accord avec GG sur sa pertinente analyse du cas Astérix sauf que je préfèrerais que les héros disparaissent avec leur auteur et que restent dans nos mémoires et nos bibliothèques des œuvres authentiques et non des resucées approximatives.
Quand j’entends le fils de Frédéric Dard prétendre qu’il perpétue le travail de son père je ne peux m’empêcher de penser qu’il s’est saisi d’un filon pour empocher les biffetons.
Cela ne m’empêchera pas de jeter un coup d’œil à ce nouveau Lucky Luke en faisant la queue à la caisse de mon supermarché.
La remarque de Serge, Québecois authentique, sur l’approximation des idiotismes locaux est tout de même inquiétante.
, le 10.11.2004 à 06:44
GG, d’accord en général avec toi, et pourtant le scénario de « L’Odyssée d’Astérix » est signé par… Uderzo ! C’est le deuxième album entièrement signé Uderzo après « Le grand fossé ». Comme quoi, il en est capable…
Quand à « La belle Province », je ne l’ai pas encore lu.
, le 10.11.2004 à 07:28
Bonne nouvelle pour Lucky Luke, merci, je vais m’y intéresser.
, le 10.11.2004 à 07:32
Je n’ai jamais été un amateur de Spirou ni de Tintin. Je sentais mal ces personnages assexués, qui avaient tendance à évoluer dans un monde pseudo-réel. Tintin a-t-il ressenti le mondre émoi sexuel?
Rien de pareil chez Astérix ou lucky Lucke. La sexualité est bien présente, avec humour certes, mais présente.
J »aurais tendance à penser que ceux qui aiment Tintin et Spirou sont tombés dans la BD alors qu’ils avaient 7 ans et en sont restés à leur premier souvenir.
En tout cas il faudrait me passer sur le corp pour que je lise une aventure de Tintin ou de Spirou
, le 10.11.2004 à 08:04
Alors au moins ça, c’est sexuel !
On se met d’accord pour le lieu et l’heure en offline ?
, le 10.11.2004 à 08:14
Je vais tenter le coup pour acheter « La Belle Province », malgré le fait que je suis largement refroidi par le dernier album de Spirou. Dans cet album-là, le style mordant de Tome et Janry a disparu et c’est tout fadasse. Un désastre en somme toute.
Difficile d’assurer la continuité, me semble-t-il …
, le 10.11.2004 à 08:45
Pas totalement d’accord avec Gilles Tschopp sur son dernier commentaire ! Si l’histoire est un peu tirée par les cheveux avec qq ellipses dans son déroulement, le dessin est superbe, architecturalement parlant… Il ya qq cases qui sont fabuleusement bien crobardées.
, le 10.11.2004 à 08:45
Aie, je vais être dur,
certains passages d’astérix ou il est fait référence à des personnages réels mais non historiques font perdre avec le temps de l’intérêt à l’histoire.
La belle province est un empilement de références du même genre qui font que l’abum est aussi daté qu’un sketch de GERRA
(que j’adore) ou d’autres imitateurs.
Bilant Si on ne connait pas le personnage, on ne rie pas
Donc si on n’a pas les références, l’aspect humoristique disparait totalement de l’album (le comique étant exclusivement basé sur ces allusions)
J’en ai eu pour preuve ma mère qui l’a acheté (sisi) et qui n’y a rien compris et s’est retrouvé devant une simple histoire qui ne l’a pas réellement intéressée
J’ai donc du lui faire un cours de rattrapage :-))
, le 10.11.2004 à 09:00
Je rejoins tout à fait l’avis du Corbeau : j’ai trouvé cet album archi-prévisible. Tous les gags que l’on pouvait attendre de Gerra sont là. Sauf que moi, en plus, Gerra me fait rarement rire (il est déjà un imitateur exceptionnel, c’est déjà pas mal !!)
Bref, cela faisait peut-être longtemps que je n’avais pas vu de Lucky Luck mais là, déçu, déçu, déçu (enfin, bon, c’est pas grave, je l’ai trouvé chez mes beaux-parents)
, le 10.11.2004 à 09:08
Lucky Luke est mort en même temps qu’Astérix et en même temps que Goscinny.
Les derniers Lucky Luke de Morris étaient catastrophiques, tant au niveau du scénario qu’au niveau du dessin. Je n’ai pas lu ce dernier opus mais je redoute le pire.
Par contre, j’ai trouvé le dernier Spirou plutôt réussi. Pas un chef d’oeuvre comme « Machine qui rêve », l’avant-dernier, mais un album qui laisse présager que du bon pour la suite.
, le 10.11.2004 à 09:08
Ouhla… Intéressants commentaires. Je suis aussi un fan absolu de toutes les BD pré-citées (y compris Spirou et Tintin, oui, j’y suis tombé à 7 ans, et le souvenir que j’ai des heures de gloire de Monsieur Franquin est inoubliable, que d’heures passées à lire et relire toutes ces histoires (ah Zorglub, aah Secottine et le nid des Marsupilamis)).
Concernant les derniers Astérix, je suis d’accord, sauf pour « Le Grand Fossé », « L’Odyssée d’Astérix » et « Astérix chez Rahazade », qui me semblent plutôt réussis par Uderzo-solo.
Je ne reviendrai pas sur l’anecdotique réapparition de Spirou, son style dessin animé à 3 francs tiré par les cheveux m’attriste déjà suffisamment.
Quant à Monsieur Gerra, ma foi, l’humour franco-français star-système private-joke, j’avoue avoir beaucoup de peine. Et je ne m’étendrai pas sur la laideur des caricatures d’Achdé (pauvre Charlebois).
Pourquoi tant de hargne ? C’est sans doute parce qu’effectivement, je suis tombé dans la marmite de la BD quand j’étais petit, et ça me fait de la peine de voir que mes héros d’enfance sont formatés au monde d’aujourd’hui : Tintin vend des T-Shirts, il y a de plus en plus de schtroumpfs alors qu’ils étaient 100 (avec la schtroumpfette), Lucky Luke se vend au rayon surgelé et Spirou part dans tous les sens.
A quand Petzi VS Predator ?
P.S. Rien à redire par contre sur la dernière aventure de Lapinot de Trondheim. Le Monsieur est un génie rare… Plutôt que de pleurer éternellement Goscinny et Franquin, jusqu’ici inégalés, je me réjouis de voir que la relève existe… Et je vous conseille vivement d’y jeter un oeil !
, le 10.11.2004 à 09:19
Je vais peut-être m’y mettre. Plus à cause du dessin que du scénario. je suis curieux de voir ce que ça donne.
En ce qui concerne Astérix (qui était ma référence culturelle quand j’avais disons dix ans), il est vrai que les albums que Uderzo a réalisés seul sont affligeants. C’est aussi passionnant que d’aller voir les Stones au musée Grévin…
Pour parler maintenant de Blake et Mortimer, je dirais que les albums postumes sont assez réussis, avec une préférence pour l’équipe Van Hamme-Benoît au détriment de l’équipe Sente-Juillard.
, le 10.11.2004 à 10:00
À mon avis, la vraie renaissance de Lucky Luke, c’est la série animée ! Inventive, bien doublée, efficace, ancrée dans le réel.
Chez Xilam (cliquer sur « on air ») ou ici .
Mais je jetterai un œil (sceptique) sur la dernière BD, parce que je suis très réservé sur l’inventivité de Gerra …
Pour ce qui est de la ligne claire, je suis bien de l’avis de GG. Les B&M m’ont toujours ennuyé et les Tintin ne m’ont jamais bien accroché. Trop sérieux tout ça…
, le 10.11.2004 à 10:01
Merci pour cette humeur enthousiaste. J’ai toujours préféré Lucky Luke à Astérix ou, personne n’en a parlé, Iznogoud. C’était une des rares BD de Goscinny ou le comique reposait plus sur les situations, la carricature (« J’ai faim ») et l’ironie que sur les deux formes d’humour les plus pauvres et les plus faciles qui soient : le calembour et l’anachronisme.
A midi je fais un saut chez le libraire pour l’acheter (j’espère qu’ils ne sera pas en
grève ;-)).
, le 10.11.2004 à 10:13
C’est justement cela que cela m’avait laissé sur ma faim, lorsque je me suis précipité pour acheter l’album numéro 47 ;-)
, le 10.11.2004 à 10:18
alors là, je suis entièrement d’accord ! Ce dernier Lapinot est absolument fantastique ! Un vrai régal !
, le 10.11.2004 à 10:44
Eh bien, pour une fois, je ne partage pas ton avis, François…
J’ai reçu ce dernier Lucky Luke, dont il est vrai que le dessin, et la découpe sont fantastiques. Mais je n’ai pas apprécié le scénario. Je l’ai trouvé à des lieues des bons vieux Lucky Luke, Les dialogues n’ont pas cette ambiance extraordinaire, les indiens même sont complétement prévisibles.
J’ai apprécié les clins d’oeil c’est vrai, mjais il me semble que ce n’est pas dans le vieil esprit. Autrefois, il y avait un certain nombres de références historiques, ici, rien, les vieux clins d’oeil dieu sait si je les aimais (Louis de Funès et son acolyte débile dans sauf erreur Nitroglycérine), là, les références à Céline et son mari R’né, j’ai l’impression de revoir un bête sketch,et même si j’aime bien Couillu le caribou, cela fait partie de l’univers Gerra, et pas de l’univers Lucky Luke.
Non, définitivement, je trouve Gerra et le cow-boy solitaire incompatibles. J’ai souri, certes, mais ce n’était plus les aventures qui ont nourri mon enfance.
, le 10.11.2004 à 10:56
ça me fait penser : ou-est-ce que j’ai mis ma collection de Lucky Luke en carton mou ???
ah le carton mou c’était quand même sympa…
lx
, le 10.11.2004 à 11:15
LES LIVRES AUX LIBRAIRES!!!!!
LES DISQUES AUX DISQUAIRES!!!!!
Et s’ils n’ont pas ce que vous recherchez en stock, ils se feront un plaisir de le commander.
, le 10.11.2004 à 14:15
Ca va encore faire un post où je vais mal me faire voir… Mais je ne lis plus de BD depuis l’âge de 13 ans à l’exception des séries » Joe Bar Team « … mais j’aimais bien Gaston, j’adorais Ric Ochet, Tintin et les autres…
Je sais, ça craint.
T
PS: dis-moi François, vous avez remis du savon dans les distributeurs dans vos lavabos des salles gyms ou bien??? C’est un peu zone sinistrée… et ce soir on a entraînement.
PPS: zitouna, je déteste quand on me dit « on l’a pas, mais on peut le commander. » je déteste attendre, j’ai zéro patience.
, le 10.11.2004 à 14:42
On remettra du savon quand vous rangerez correctement le matos! ;-)
P.S: Moi aussi, je DETESTE quand on me dit: « On l’a pas, mais on peut le commander. »
, le 10.11.2004 à 15:47
Oulàlà, vivement vendredi ( pour ceux qui ne suivent pas c’est le jour où TTE est gauchiste). Parce que là tu es vraiment grave.
Et puis d’abord on dit : »Je n’ai aucune patience » et non pas : »j’ai zéro patience ».
Et toc.
et voilà caplan qui s’y met. Mais où suis-je, où suis-je ?
borelek
, le 10.11.2004 à 16:01
« l’attente, c’est la moitié du plaisir » TTE
vivement vendredi!
, le 10.11.2004 à 16:46
Je ne comprends pas vraiment la motivation (autre que de faire du pognon) de faire du « Lucky Luke » ou du « Asterix » après la mort de leurs auteurs… C’est comme si on sortait un nouveau Hugo ou Zola, mais écrit par un illustre inconnu dans le style des auteurs originaux: n’importe quoi! Cela fait penser à la Star Ac’ ou ils ne sont meme pas capables de créer, seulement de réchauffer des titres d’artistes bien souvent décédés…
Je me contenterai de dire: place aux jeunes! Surtout que dans la BD, ce ne sont pas les p’tit nouveaux qui manquent. Avez-vous lu le dernier Larcenet? En voilà un qui a su imposer un style qui lui est propre.
, le 10.11.2004 à 17:19
Mmmhh… ça commence à sentir le soulèvement là… Caplan, brûle les archives, on va délocaliser!
zitouna: l’attente, c’est la moitié de la frustration (je ne peux pas te dire si je suis plus à droite le mercredi;-))
borelek: mais non, je ne suis pas grave… je suis un mal nécessaire;-)! Et puis je sais que mon Français est zéro (tu vois, ça serait pas terrible si je disais « je n’ai pas de Français »!)…
Arnaud: dans Hugo ou Zola, les principaux personnages meurent tous… par conséquent, on peut pas faire « vivre » ces gens plus longtemps (en plus, mourir de faim ou d’amour sur 50 volumes, ça serait long et ça tuerait le lecteur). Si j’étais l’inventeur d’une nouvelle BD, je ferai mourir mon/mes héros avant ma propre mort.
Par exemple, dans Lucky Luke, on verrait à la dernière page Luke partir au loin sur Jolly Jumper quand tout a coup, un essaim d’abeilles tueuses arrivent et piquent farouchement Jolly Jumper. Le cheval s’emballe et désarçonne Luke qui tombe à terre en se brisant le bassin. Incapable de bouger en plein milieu de ce désert par 40 degrés et aucune vie à 120 km à la ronde, il n’hésite pas et sort son arme dans le but d’abattre ce foutu canasson (parce que même si il sait qu’il va mourir, il ne veut pas que la BD reparte avec comme personnage principal « Les nouvelles aventures de Jolly Jumper »). Le cheval évite bravement les 5 premières balles « à la mode Matrix » mais ne peut éviter la dernière… Dans un dernier mouvement désespéré avant de mourir, le cheval essaie de se coucher auprès de son maître… Mais c’est sans compter sur une dernière vague de piqûres qui donne un dernier soubresaut au cheval qui ne peut éviter son maître à terre. Il s’écrase sur lui de tout son flanc.
Nos héros sont morts. D’une mort un peu con, mais mort quand même.
Quoi, on veut me sortir par la fenêtre? Et la porte alors, c’est pour les chiens?? Rantanplan, viens ici, on va sauter ensemble!!!
T
PS: François et Caplan, ce soir on s’entraîne mais demain, on a un match… si y a pas de savon, je vais vous montrer comment on transforme une salle de gym en crèche grâce au gros matelas qui contient 10m3 de boules de polystyrène expansé! Ca ressemblera à Noël avec 40 jours d’avance!!
, le 10.11.2004 à 17:25
Eh bien moi, cela ne me dérange généralement pas de commander à mon/ma libraire (sauf urgence) et c’est souvent le cas. Idem pour les disques. Ce que j’achète en la matière est rarement proposé au rayon des supermarchés à tel point que je me renseigne directement auprès de mon libraire/disquaire, sans chercher les titres dans les rayonnages.
Mes libraires sont souvent des conseillers même si les rôles s’inversent parfois. Et même assez souvent : « Je ne connais pas cet auteur. Chez quel éditeur ? », phrase mille fois entendue. Il arrive aussi qu’ils me déçoivent.
J’achète des livres régulièrement et je suis abonné à deux bibliothèques publiques. Lorsque des zouzous libéraux de l’édition ont décidé, il y a peu, de taxer méchamment l’emprunt de livres dans lesdites bibliothèques, je n’ai pas souvenir de réactions en faveur des usagers des bibliothèques de la part des libraires. C’est moche quand on sait que nombre d’usagers de ce merveilleux service public qu’est la bibliothèque municipale sont souvent à la marge de cette société marchande et qu’ils n’ont d’autres moyens d’assouvir leur passion de la lecture.
Alors, zitouna, tes injonctions selon lesquelles il faudrait que je dirige le flux de mon porte-monnaie (car c’est bien ça, n’est-ce-pas ?) vers telle cible plutôt que telle autre, tu les remets dans ta poche et ton mouchoir par-dessus car je ne crois guère au discours selon lequel le libraire est le défenseur de la littérature et de la lecture pour les beaux yeux de la littérature, de la lecture et des lecteurs.
, le 10.11.2004 à 17:41
Arnaud, je partage totalement ton point de vue et j’ajoute qu’outre le profit effréné qui abat toute raison et toute pudeur, ce monde n’accepte plus la mort. La pensée vénale enracinée dans les caboches ramollies des surconsommateurs s’envole vers une folle immortalité. L’argent-dieu peut décidément tout.
, le 10.11.2004 à 18:45
attention TTE c’est GerFaut qui n’est pas grave …
A ce propos, drazam s’est vanté récemment d’avoir compris le jeu de mots dans la signature de GerFaut ; moi je cherche toujours.
Quant aux libraires et aux librairies indépendantes je vous conseille la lecture d’un petit livre. Il s’agit de « Eloge de la librairie avant qu’elle ne meure » par Baptiste-Marrey. Je crois que ce livre est épuisé mais il existe certainement en blibliothèques (en Suisse elle sont gratuites).
On y apprend plein de choses.
borelek
, le 11.11.2004 à 02:41
Ben moi gerra il me fatigue et on voit bien dans ce scénario toutes ses lubies réapparaître au point que je me demande si il arriverait à en faire un deuxième. Et je suis assez de l’avis d’Arnaud (et d’autres hein je vais pas faire la liste).
Bon mais en fait y a du bien: j’aime beaucoup le coup du chien et de la détente (le duel entre Jolly Jumper et le meuchant). Je trouve qu’il ya du Gosciny (un petit peu) dans ce calembour subtilement (hum) amené. Donc je dirais que c’est quand même moins raté qu’un Uderzo.
De toutes façons je suis un inconditionnel de Gosciny !
Tu te trompes c’était un album de Soda (le scénario en moins) ;-)
J’aime bien Soda par contre – enfin certains albums.
PS: ahhhhh Petzi… toute mon enfance…
, le 11.11.2004 à 21:56
Moi j’ai été déçu. Il y a un amoncellement de personnages qui rend l’histoire peu fluide, à mon avis. On dirait que Guerra a fait le pari d’insérer le maximum de personnages connus. Ces derniers tombent parfois comme un cheveu dans la soupe : je me suis demandé ce que « Josua » Bové ou BHL apportait à l’intrigue…
J’ai aussi trouvé qu’il en rajoutait au niveau des expressions québécoises. L’amusement et la curiosité virent à l’indigestion (de « poutine »).
La lecture du « Prophète » m’a donné plus de satisfaction. Et il ne me semble pas que c’est par chauvinisme (merci Monsieur Nordmann).
Bref, pas aimé.