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Fa­ti­gué, vrai­ment?

Bon­jour à toutes et à tous,

Je dé­panne ce mer­credi un de mes col­lègues ré­dac­teur qui était dans l'im­pos­si­bi­lité de pu­blier un ar­ticle, pour de très bonnes rai­sons.

Pour vous dire fran­che­ment, la chose ne m'ar­ran­geait pas, n'ayant pas d'ar­ticle bouche-trou, et étant com­plè­te­ment sur les ro­tules de­puis des se­maines.

Le pro­blème? Le stress dû à un tra­vail très pre­nant avec de nom­breuses si­tua­tions dif­fi­ciles à gérer, un dé­mé­na­ge­ment assez… dense pour ar­ri­ver dans une mai­son in­croyable, mais qu'il faut en­tre­te­nir et… meu­bler en dé­bal­lant des cen­taines de car­tons (plus de 200, comme je l'ai évo­qué il y a peu), tout cela après une opé­ra­tion de la main qui bien évi­dem­ment se se­rait bien pas­sée de trans­por­ter tout ce ma­té­riel lourd et qui me fait mé­cham­ment souf­frir un peu en per­ma­nence, les en­fants, les sou­cis du quo­ti­dien, et bien évi­dem­ment, par-des­sus tout cela, cuk.​ch.

Mais je me plains, je me plains, et pour­tant, je suis un petit ri­golo.

Jus­te­ment, j'ai vécu une jour­née assez im­pres­sion­nante lundi 2 mai avec 6 dé­mé­na­geurs (par mo­ment 7) qui ont trans­bordé les 100 m3 de l'ap­par­te­ment 1 vers la mai­son 2.

5 ca­mions rem­plis à ras bord.

Les gars, ils ont tra­vaillé de 7h30 du matin à 17h30, en fai­sant une pause d'un peu moins d'une heure à midi.

Ils t'ont vidé cet en­droit 1 en une ma­ti­née, et rem­pli l'en­droit 2 le même après-midi.

Là où j'ar­ri­vais quant à moi à pé­ni­ble­ment por­ter un car­ton, eux en pre­naient un sur chaque épaule.

Tout cela avec le sou­rire, gen­tillesse, po­li­tesse et in­tel­li­gence.

Parce que bon, c'est peut-être fa­cile de faire un mur de car­tons de­vant des ar­moires. Eux ont fait en sorte qu'on puisse tou­jours les at­teindre, les ou­vrir.

Moi, quand je trans­porte un truc un peu en­com­brant, il faut que je touche d'un côté, en haut ou en bas.

Eux trans­portent un flip­per en des­cen­dant des es­ca­liers à 2, cha­cun avec près de 50 kilos dans les mains (peut-être plus), en tour­nant des angles im­pos­sibles, j'étais là, pas une tou­chette, alors qu'il y avait un cen­ti­mètre ou deux de chaque côté.

In­croyable.

Moi, je dé­monte un lit Ikea, il me faut une heure pour le faire, au­tant pour le re­mon­ter et il me reste des vis (je pré­cise que bien évi­dem­ment, je n'avais plus le plan de ces lits doubles). Eux te font cela en 4e vi­tesse, et te le re­montent aussi vite de l'autre côté.

Toi, tu te dis que bon, il te fau­drait avec des co­pains trois jours pour faire ce dé­mé­na­ge­ment, et puis une se­maine pour te re­mettre.

Eux, ils le font en une jour­née, et ils re­mettent la chose le len­de­main, et ainsi de suite 6 jours par se­maine.

Et le di­manche, ils se re­trouvent au foot dans l'équipe de l'en­tre­prise.

Alors vous voyez, moi, avec mes pe­tites fa­tigues, j'ar­rête de me plaindre, et je vous ponds vite fait un ar­ticle de dé­pan­nage, avec le sou­rire!

16 com­men­taires
1)
coa­coa
, le 25.05.2016 à 01:16

:-)

2)
Lu­to­ble­rone
, le 25.05.2016 à 06:51

Res­pect pour eux, mais aussi et sur­tout res­pect pour le Boss d’ici qui est aussi un peu chez nous grâce à lui…

3)
Zal­lag
, le 25.05.2016 à 06:58

Tu as rai­son, Fran­çois, de par­ler des dé­mé­na­geurs avec ad­mi­ra­tion.

J’ai res­senti exac­te­ment les mêmes im­pres­sions les fois où notre fa­mille a dé­mé­nagé, et ma conclu­sion est claire : c’est un mé­tier. La force n’est de loin pas l’es­sen­tiel. Un Mon­sieur Muscle ne fait pas d’of­fice un bon dé­mé­na­geur.

Il faut dans ce bou­lot de l’or­ga­ni­sa­tion, des idées (jus­qu’à pas­ser des meubles par la fe­nêtre du rez-de-chaus­sée ou même du pre­mier étage au col­lègue de­bout sur la dé­mé­na­geuse, qui le trans­met plus bas à un autre).
Il faut une re­pré­sen­ta­tion spa­tiale des ob­jets, des obs­tacles, au cen­ti­mètre près. Dans les doigts, un sens de la po­si­tion du centre de gra­vité de ce qu’on dé­place. Une in­tui­tion tri­di­men­sion­nelle.

Dé­cou­vrir l’agen­ce­ment de meubles ar­ti­sa­naux qui viennent du temps des grands-pa­rents ? Eux ils y ar­rivent, ils te les dé­montent, te les re­montent en te dé­cri­vant com­ment le me­nui­sier et l’ébé­niste les avaient conçus aussi in­tel­li­gem­ment. Je ne les avais ja­mais bien ob­ser­vés avant.

Je me sou­viens, c’est il y a des dé­cen­nies main­te­nant, com­ment nous avions aidé un co­pain à dé­mé­na­ger. On était cinq ou six, des potes au début de la tren­taine, et il y avait un piano à pas­ser dans un es­ca­lier tour­nant, on était venus sans sangles larges, sans cordes so­lides, sans cou­ver­tures, on s’est pla­cés trois en bas, trois en haut.

On a mis vingt mi­nutes, on a râpé le piano contre le crépi, de la sciure tom­bait par terre, on a tordu une rou­lette, cassé une autre, fait des ef­forts dis­sy­mé­triques de la pire ma­nière, à faire hur­ler de ter­reur le pre­mier os­téo­pathe venu, avec des ef­forts in­sen­sés pour em­pê­cher l’ins­tru­ment de glis­ser d’une marche à la sui­vante, puis en­core à la sui­vante. Deux d’entre nous ont failli se faire en­fon­cer la cage tho­ra­cique, et tom­ber en ar­rière dans les es­ca­liers. On était cin­glés de vou­loir faire ça nous-mêmes.

Dé­mé­na­geur, c’est un mé­tier. « Des épaules de dé­mé­na­geur » voilà ce qu’on dit par­fois. On en parle gé­né­ra­le­ment sur un autre ton, après qu’on a eu soi-même à de­voir dé­mé­na­ger.

4)
ysen­grain
, le 25.05.2016 à 07:02

Dans tous les do­maines, on trouve des ama­teurs, ama­teurs ama­teurs, ama­teurs éclai­rés, ama­teurs ex­perts … ja­mais des pro.
C’est dit

5)
J-C
, le 25.05.2016 à 07:30

Bon­jour,

Je ra­joute un vieux sou­ve­nir de mes dé­buts pro­fes­sion­nels…

Nous avions du dé­mé­na­ger un vieux coffre situé à l’étage, cet étage étant uni­que­ment ac­ces­sible par un es­ca­lier en co­li­ma­çon…

Deux dé­mé­na­geurs, pas spé­cia­le­ment des ma­la­bars, ont fait le tra­vail en toute dé­li­ca­tesse, munis seule­ment de deux énormes sangles en cuir..

Très im­pres­sion­nant !

6)
Pom
, le 25.05.2016 à 09:03

Bon­jour

un autre sou­ve­nir de dé­mé­na­ge­ment:
– un piano à queue mo­dèle C (juste avant le mo­dèle de concert) (poids ca­ta­logue en­vi­ron 400 Kg !)
– 2 étages avec des as­cen­seurs trop pe­tits, des es­ca­liers larges mais des étages hauts (3.5-4 mètres au pla­fond)
– des sangles
– 2 dé­mé­na­geurs qui portent avec les sangles en ban­dou­lière ce piano à queue jus­qu’en haut, par pe­tits pas lents mais dé­ci­dés …
– et le res­pect et la dé­li­ca­tesse pour l’ins­tru­ment.

De­puis ce mo­ment, j’ai un grand res­pect pour ces mes­sieurs !

7)
dj­trance
, le 25.05.2016 à 10:29

Que vois-je!?! 2 Hau­pen Barre en un mois!?! De quoi finir schlouk!

J’ai eu fait « dé­mé­na­geur », quelques jours pour dé­pan­ner, ben purée :) Mais bon, c’est un tra­vail, comme un autre… Il est dif­fi­cile phy­si­que­ment comme d’autres pour­raient l’être men­ta­le­ment!

Ca me fait rap­pe­ler ce qu’il a fallu faire pour dé­pla­cer les 1.2 tonne de ma table de snoo­ker (5 ar­doises de 200 kg cha­cune + 200 kg pour la par­tie bois)… :) Un vrai bon­heur!

8)
Mo­dane
, le 25.05.2016 à 12:23

C’est sûr : on les aime, ces gars!

9)
To­TheEnd
, le 25.05.2016 à 13:22

Lors de mes dé­mé­na­ge­ments, j’ai tou­jours fait appel à des pros et en par­ti­cu­lier quand il a fallu chan­ger de pays… rien que la pa­pe­rasse à rem­plir, c’est in­sup­por­table. Ceci dit, ce que ces dé­mé­na­ge­ments m’ont ap­pris, c’est qu’on garde trop de trucs… mais ça on n’en a déjà parlé.

T

10)
Mar­cel­pa­hud
, le 25.05.2016 à 15:11

Tel­le­ment d’ac­cord avec tout ça !

On a dé­mé­nagé il y a quelques mois et là aussi, tout a été fait en une jour­née mal­gré le piano à queue, les ar­moires, le lit, le ca­napé j’en passe et des meilleures à ame­ner au 2ème étage sans as­cen­seur :-)

Ces gars mé­ritent le res­pect et en plus les nôtres ont fait ça en ri­go­lant toute la jour­née !

11)
Cri­fan
, le 25.05.2016 à 16:42

Bien­ve­nue dans ta nou­velle mai­son, Fran­çois!

12)
To­TheEnd
, le 25.05.2016 à 18:38

En même temps, s’il n’y a plus de car­bu­rant, les gens ar­rê­te­ront de dé­mé­na­ger…

Quoi?

T

13)
rdp10
, le 25.05.2016 à 19:21

S’il n’y avait que les dé­mé­na­geurs…

Avez-vous vu les pe­tits ma­rins pê­cheurs ? Beau­coup d’entre eux tra­vaillent très long­temps, dans des condi­tions sou­vent dif­fi­ciles, pour rap­por­ter de bons pro­duits dont les cours s’ef­fondrent à cause de la pêche in­dus­trielle.

Avez-vous vu cer­tains chauf­feurs rou­tiers ? Qui roulent ha­ras­sés du­rant des heures et des heures au mé­pris de toute sé­cu­rité, qui ne sont pas re­ve­nus chez eux de­puis des se­maines, tra­vaillant 7 jours sur sept et sous contrats éta­blis selon le droit d’an­ciens pays de l’est ,qui ne leur donnent que le droit de subir et se taire.

Avez-vous vu ces pe­tits pay­sans éle­veurs, s’at­ta­chant à trans­for­mer en ex­cel­lents fro­mages le lait de leurs ani­maux qui pâ­turent et vivent des pro­duits de la ferme sur des terres ja­mais pol­luées ? Ils tra­vaillent entre 9 et 13 heures par jour, 365 jours par an. Enfin, pas tout à fait : J’en ai connu qui par­ve­naient à « s’éva­der » de leur ferme 4 ou 5 jours tous les ans ou tous les deux ans. Leur re­venu n’at­teint gé­né­ra­le­ment pas l’équi­valent du sa­laire mi­ni­mum grâce aux éle­vages super in­du­triels et aux « fi­lières » tout aussi in­dus­trielles qui tirent les prix au plus bas.

J’en ou­blie sans doute énor­mé­ment de ces gens qui, mal­gré cela, et comme les dé­mé­na­geurs de Fran­çois (j’ai aussi ad­miré leurs com­pé­tences lors de mes nom­breux dé­mé­na­ge­ments), af­fichent gé­né­ra­le­ment sou­rire et cour­toi­sie.

R.

14)
Jean Claude
, le 26.05.2016 à 10:51

@mo­dane :
Tu as gagné (et de loin)!

15)
Mo­dane
, le 26.05.2016 à 11:18

Pas mal, pas mal!… Mais…

16)
Crunch Crunch
, le 28.05.2016 à 22:16

Ha les dé­mé­na­ge­ments !
Pe­tite ques­tion Fran­çois. C’est quoi le nom de l’en­tre­prise, qui dé­mé­nage si bien ? ça peut tou­jours ser­vir ;-)

Merci du conseil, et en­core un im­mense bravo pour ce site que je lis de­puis bien long­temps :-D