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Oc­tobre 2004: Etat des lieux de la photo nu­mé­rique

Aver­tis­se­ment: de nom­breux ac­teurs sont venus en­va­hir le mar­ché de la photo nu­mé­rique ces der­nières an­nées. Il va de soi que je n'ai pas pu tout tes­ter, tout es­sayer. Je me concentre donc en par­ti­cu­lier sur les prin­ci­paux fa­bri­cants, ayant un sa­voir-faire in­égalé dans le do­maine. Parmi ces fa­bri­cants, nous trou­vons Olym­pus, Nikon, Canon, Mi­nolta (ou Ko­nica Mi­nolta main­te­nant), Pentax, et, parce qu'il est de­venu un ac­teur im­por­tant no­tam­ment au ni­veau des cap­teurs, Sony. Nous trou­vons en­core Leica, qui tra­vaille avec Pa­na­so­nic, main dans la main.

Les autres (HP, Sam­sung, Sharp, Epson), je ne dis pas qu'ils sont mau­vais, mais ils m'ins­pirent moins confiance, ce qui fait que je ne les laisse un peu de côté, peut-être à tort. Que leurs heu­reux pos­ses­seurs ne m'en veuillent pas trop.

De même, je ne parle pas en­core des té­lé­phones mo­biles dotés de pe­tits ap­pa­reils de photo. Ils pro­gressent, mais très len­te­ment. Pour l'ins­tant, aucun ne peut vrai­ment pré­tendre à don­ner de bonnes images.

Enfin, à l'autre ex­trême, il y a les dos nu­mé­riques de type Phase One. Je n'en parle pas non plus, même s'ils sont, dans le do­maine du stu­dio, ce qui se fait en­core de mieux ac­tuel­le­ment.

En ce qui concerne les prix don­nés, ils sont in­di­ca­tifs, et se basent sur un ma­ga­sin lau­san­nois, Photo Grancy, meilleur mar­ché que la Fnac ou Media Markt par exemple, avec le conseil en plus. Ces prix sont su­jets au chan­ge­ment presque quo­ti­dien et sont ar­rê­tés ici au début oc­tobre 2004. At­ten­tion! Ils in­tègrent la TVA suisse, qui est de 7.6%. En France par exemple, les ap­pa­reils sont plus chers (TVA proche des 20%). Donc lorsque je tra­duis en Euros, c'est sans tenir compte de la dif­fé­rence de TVA. Ce sont en fait des prix suisses en Euro, qu'on se le dise!

At­ten­tion bis: en cas d'er­reur, je ne paie pas la dif­fé­rence, ni au mar­chand en ques­tion, avec qui je n'ai aucun deal en cours, ni à vous, cher lec­teur, qu'on se le dise aussi...

Bon, c'est tout? Oui. alors al­lons-y.

Je finis de mettre à jour ce long ar­ticle di­manche 3 oc­tobre 2004, qui marque la fer­me­ture de la Pho­to­kina de Co­logne. Dites, il s'en est passé des choses de­puis la der­nière mou­ture de cet état de la photo nu­mé­rique, qui était sor­tie au mois de mars 2004!

Dieu que la tech­no­lo­gie évo­lue vite! En 1999, lorsque je fai­sais mon pre­mier état des lieux de la photo nu­mé­rique, nous en étions aux ap­pa­reils de 1.3 mil­lions de pho­to­sites (nous al­lons abré­ger "mil­lion de pho­to­sites" par MP) en haut de gamme.

À cette époque-là, et déjà de­puis quelques an­nées, les fa­bri­cants d'ap­pa­reils de photo comme Nikon, Fuji, Kodak, Canon, Olym­pus ten­taient de nous al­lé­cher avec des ap­pa­reils nu­mé­riques "grand pu­blic". Ils ont été sui­vis par une foule de fa­bri­cants qui n'avaient rien à voir avec le mar­ché de la photo au­pa­ra­vant, mis à part les im­pri­mantes, comme Epson, Hew­lett Pa­ckard, Casio et j'en passe.

Pour­tant, ce même grand pu­blic n'a pas été dupe et n'a alors que peu ré­pondu à leur at­tente. En effet, la piètre dé­fi­ni­tion des ap­pa­reils (en des­sous du MP) pou­vait éven­tuel­le­ment être uti­li­sable pour des illus­tra­tions des­ti­nées à être vi­sion­nées sur l'écran, mais ne don­nait que des ré­sul­tats de qua­lité dé­plo­rable sur pa­pier. Et si l'on dé­si­rait pas­ser à une ré­so­lu­tion su­pé­rieure, seule ga­rante d'une im­pres­sion cor­recte, il fal­lait son­ger à ache­ter un ap­pa­reil re­flex pro­fes­sion­nel, va­lant à l'époque plus de 10'000 euros.

Puis vint la fin de l'an­née 1999 où ces mêmes fa­bri­cants mirent sur le mar­ché des ap­pa­reils qui mo­di­fièrent ra­di­ca­le­ment les don­nées du pro­blème: il était alors pos­sible de faire des pho­tos de qua­lité, pour au­tant qu'on ne dé­passe pas le for­mat 13/18, voire A4 avec un ap­pa­reil de gé­né­ra­tion 2.1 Mp.

Les quatre an­nées sui­vantes ont été mises à pro­fit pour faire mûrir cette tech­no­lo­gie fan­tas­tique, qui dé­sor­mais est en train d'écra­ser et de sup­plan­ter la tech­no­lo­gie ar­gen­tique (le film) à la vi­tesse grand V. Eh oui, re­gar­dez au­tour de vous en ce mois d'oc­tobre 2004: tout le monde ou presque pho­to­gra­phie en nu­mé­rique. Le film a bien du souci à se faire, au point que Kodak a cessé toute re­cherche dans ce do­maine. Certes Nikon sort en cet au­tomne son nou­veau F6 ar­gen­tique, mais il s'agit cer­tai­ne­ment de l'un des der­niers boî­tiers haut de gamme non di­gi­tal.

En ce mois d'oc­tobre 2004 donc, lorsque j'écris ces lignes, la gé­né­ra­tion 2.1MP reste une en­trée de gamme qui tient la route, et l'on peut trou­ver fa­ci­le­ment un de ses re­pré­sen­tants sur le mar­ché pour 150 euros, voire moins lors d'ac­tions spé­ciales dans cer­tains ma­ga­sins.

 

                   

Trois exemples d'en­trée de gamme (2MP) qui sa­tis­fe­ront ceux qui prennent des sou­ve­nirs de va­cances.
Des pho­tos au for­mat 13/17 (for­mat nu­mé­rique) sont par­fai­te­ment réa­li­sables avec ces ap­pa­reils.
À gauche, le Nikon Co­ol­pix 2200, au centre l'Olym­pus Ca­me­dia C150, à droite le Po­wer­Shot A60 Plus.

Pres­qu'au même prix, tou­jours en en­trée de gamme, nous trou­vons des ap­pa­reils 3.34MP, à la dé­fi­ni­tion su­pé­rieure donc, per­met­tant nor­ma­le­ment un ti­rage 1:1 sur une page A4 d'ex­cel­lente qua­lité. Je n'ai ja­mais aimé pour­tant pas le cap­teur de ces ap­pa­reils, au vu de leur fort brui­tage dans les zones sombres, même si l'élec­tro­nique a fait des pro­grès ces der­niers mois. Nous ver­rons pour­quoi plus bas.

Nikon Co­ol­pix 3200, Olym­pus Ca­me­dia 310 Zoom, Mi­nolta Di­mage Z1, Canon A75
quatre re­pré­sen­tants des di­zaines de mo­dèles fa­bri­qués au­tour des cap­teurs 3MP.

 

Nous trou­vons dans la ca­té­go­rie moyen de gamme une série d'ap­pa­reils basés au­tour de cap­teurs 5MP.

 

          

Le même cap­teur pour les ap­pa­reils Canon G5 (le G6 est dé­sor­mais dis­po­nible), Olym­pus   5050 (ou 5060 pour pro­fi­ter d'un grand-angle), Nikon Co­ol­pix 5400,
les ve­dettes (à tort peut-être? Voir plus bas) de l'été 2003, déjà dé­sor­mais dé­pas­sées au ni­veau dé­fi­ni­tion, mais pas en­core rem­pla­cées au ca­ta­logue

Il de­vient même dif­fi­cile de par­ler des 5MP pour les moyens de gamme, puisque nous trou­vons des ap­pa­reils à prix abor­dables dotés du même cap­teur, et qui donnent des ré­sul­tats ex­cel­lents, comme le Canon A95. Dieu que cela est com­pli­qué.

La série A de Canon est in­té­res­sante: pour un prix avan­ta­geux, nous avons droit à plu­sieurs
au­to­ma­tismes, bien sûr, mais éga­le­ment à tous les ré­glages ex­perts, si on le dé­sire.
Ici, le tout nou­vel A95 (520 francs suisses / 345 €), vais­seau ami­ral de la série.

De­puis quelques se­maines, les ap­pa­reils moyens de gamme 5MP cités plus haut vont, pour la plu­part, être rem­pla­cés par des boî­tiers très sem­blables, mais dotés d'un cap­teur de 7MP.

Les pre­miers re­pré­sen­tants de cette nou­velle gé­né­ra­tion, les Canon G6 et Po­wer­Shot S70, ne semblent pas vrai­ment convaincre. En effet, leur cap­teur (tou­jours de la taille 1/1.8 pouces) donne, selon les pre­miers tests des re­vues spé­cia­li­sées, de moins bons ré­sul­tats que ceux ob­te­nus avec le G5, no­tam­ment au ni­veau du bruit dans l'image (voir plus bas). Un comble, puisque ce der­nier n'était déjà pas vrai­ment ex­cep­tion­nel à ce ni­veau.

Les Canon G6 et le Po­wer­Shot S70

Nou­veau stan­dard "com­pact haut de gamme" en ce début 2004, le cap­teur 8MP. Mais à ce ni­veau, un autre chan­ge­ment im­por­tant vient un peu gâ­cher notre plai­sir: l'ap­pa­ri­tion sur tous ces mo­dèles du vi­seur élec­tro­nique.

Eh oui, les fa­bri­cants veulent se sim­pli­fier la vie, et pré­fèrent in­té­grer un vi­seur de 230'000 pixels (en gé­né­ral, mais 922'000 pour le Ko­nica-Mi­nolta A2).

Ce type de vi­seur qui per­met d'avoir une vue de type "re­flex" (ou wy­siwyg, vous avez sur le cap­teur ce que vous avez vu lors de la prise de vue), semble donc a priori être une so­lu­tion in­té­res­sante. Pas de chance, il est très dif­fi­cile de vé­ri­fier la mise au point par leur in­ter­mé­diaire, et il faut donc faire confiance à l'au­to­fo­cus de l'ap­pa­reil, qui tra­vaille plus ou moins bien (mais en gé­né­ral de mieux en mieux) selon les marques.

5 ap­pa­reils de type Brid­ge­Ca­mera (visée de type Re­flex élec­tro­nique) 8MP, l'Olym­pus 8080, le Nikon Co­ol­pix 8800, et le Canon Po­wer­Shot Pro1, le Sony DSC-F828
(qui ne casse pas la ba­raque, mal­gré son filtre sup­plé­men­taire Éme­raude en plus du RGB tra­di­tion­nel) et le Ko­nica-Mi­nolta A2.

Le Mi­nolta A2 (j'ai testé le A1 ici) et son vi­seur élec­tro­nique de 922'000 pixels es­saie de pal­lier ce pro­blème de manque de dé­fi­ni­tion des vi­seurs élec­tro­niques. Je pré­cise qu'il ne me convainc pas vrai­ment, ce vi­seur, (voir ar­ticle que je lui ai dédié ici).

Bref, vous l'avez com­pris, la dé­fi­ni­tion est tou­jours meilleure, les cir­cuits de trai­te­ment de l'image in­té­grés aux ap­pa­reils donnent de bons ré­sul­tats (mais pas tou­jours aussi fa­ra­mi­neux qu'on pour­rait le pen­ser, voir le pro­blème du Canon G6 par exemple), tout cela à des prix qui de­viennent abor­dables pour ce qu'ap­portent ces ap­pa­reils, puisque nous les trou­vons main­te­nant à des prix tour­nant au­tour des 7 à 800 euros.

Et puis, la plu­part de ces boî­tiers moyen-haut de gamme in­tègrent un bel ob­jec­tif  28-200 sou­vent ou­vert à 2.8-3.5 (moins grande am­pli­tude sur l'Olym­pus). De plus, le Canon Po­wer­Shot Pro ainsi que le Mi­nolta A2 (mais aussi le A1) sont dotés d'un sta­bi­li­sa­teur bien pra­tique aux grandes fo­cales.

Autre avan­tage, avec ces ap­pa­reils, pas de pro­blème de pous­sière puis­qu'on ne change ja­mais l'ob­jec­tif. Mais j'y re­vien­drai plus bas.

Notez que je ne le ré­pé­te­rai ja­mais assez: la haute dé­fi­ni­tion des pixels n'a pas que du bon: les 5MP, les 7MP et les 8MP ont un gros dé­faut: le bruit dans l'image dès que l'on monte la sen­si­bi­lité du film au-delà (et par­fois dès) 200 ISO. Eh oui, 8 mil­lions de pixels qui doivent tenir sur un tout petit cap­teur (2/3), 5 et 7MP sur une sur­face en­core plus pe­tite (1/1.8), vous com­pren­drez pour­quoi plus bas, lorsque vous lirez les pa­ra­graphes dé­diés aux cap­teurs, cela pose sou­vent beau­coup de pro­blèmes.

Enfin, avant de pas­ser aux ap­pa­reils re­flex purs et durs, je vou­drais en­core juste par­ler des ap­pa­reils spé­ciaux, soit parce qu'ils re­pré­sentent des musts, re­pris sou­vent de l'ar­gen­tique, et ven­dus à des mil­lions d'exem­plaires, soit parce qu'ils sont tout pe­tits, très jolis, et qu'ils ont de bonnes qua­li­tés photo.

Dans cette ca­té­go­rie, je pla­ce­rai la série IXUS  de chez Canon, en par­ti­cu­lier le 400 (testé ici) un petit 4MP assez fa­bu­leux, rem­placé par le 430 de­puis quelques mois, qui lui est très sem­blable, ou le 500, son grand frère 5MP, qui n'est pas for­cé­ment meilleur, no­tam­ment au ni­veau du bruit.

Le 400 est rem­placé dans presque toutes les échoppes par le 430, pra­ti­que­ment iden­tique.
Ces ap­pa­reils sont li­vrés avec une Com­pact­Flash ce qui consti­tue ac­tuel­le­ment le meilleur
choix de sup­port, à tous points de vue. Dom­mage que l'IXUS II, lui, passe à la SD.

Tou­jours dans la ca­té­go­rie des pe­tits ap­pa­reils fa­ciles et in­té­res­sants, nous trou­vons la série µ[mju] (pro­non­cez miou), connue en par­ti­cu­lier pour sa ré­sis­tance à l'hu­mi­dité.

Le µ[mju] 410 Di­gi­tal, un 4MP zoom 3X. Son boî­tier tout temps est un réel plus

 

Une ca­té­go­rie d'ap­pa­reils donne dans la mi­nia­tu­ri­sa­tion maxi­male, ce qui fait que l'on peut les trans­por­ter par­tout. L'un des meilleurs exemples est re­pré­senté par la gamme des Casio Exi­lim, pas plus grands qu'une carte de cré­dit et qui donnent des ré­sul­tats re­mar­quables pour ce ni­veau de gamme.


Le mo­dèle EX-Z50, 5MP, zoom op­tique 3X

Pour ter­mi­ner avec les com­pacts, dans le do­maine du luxe, nous trou­vons Leica, qui, avec Pa­na­so­nic, nous offre un bel ap­pa­reil, le Di­gi­lux 2 (5MP, ob­jec­tif splen­dide 2.0-2.4/ 28-90 mm) mal­heu­reu­se­ment doté d'un vi­seur nu­mé­rique de 235'000 pixels. Très beau, bien pensé, mais à quel prix! L'image de marque, ça se paie, que vou­lez-vous.

 

Les re­flex de­viennent abor­dables et sont tou­jours plus puis­sants

Mais tous ceux qui aiment vrai­ment la pho­to­gra­phie cas­se­ront leur ti­re­lire et fe­ront le pas pour s'ache­ter un sys­tème re­flex, qui, s'il est sou­vent plus cher, plus en­com­brant, offre une bien plus grande sou­plesse, et une qua­lité su­pé­rieure en gé­né­ral aux com­pacts, et même aux Brid­ge­Ca­mera qui eux, s'ils sont assez com­plets au dé­part, ne peuvent ce­pen­dant évo­luer selon vos be­soins.

Si à l'époque, l'achat d'un re­flex était épou­van­ta­ble­ment cher, c'est beau­coup moins le cas main­te­nant, grâce en par­ti­cu­lier à une marque qui a per­mis au monde de la photo de faire un énorme pas en avant: Canon, avec son 300D, que j'ai testé com­plè­te­ment ici.

Je l'ai éga­le­ment com­paré au Mi­nolta A1 ici.

D'abord, mis à part quelques pe­tites li­mi­ta­tions dans les choix au­to­fo­cus ou cal­cul de la lu­mière, cela uni­que­ment si l'on se trouve dans les pro­grammes au­to­ma­tiques, cet ap­pa­reil est aussi per­for­mant que le 10D, ap­pa­reil re­flex ex­pert de la même marque, qui vient d'être rem­placé par le 20D.

Vous vou­lez que je vous dise? Ja­mais je n'ai eu d'aussi belles images nu­mé­riques dans les mains au mo­ment de sa sor­tie. Dou­ceur, bruit tout sim­ple­ment ab­sent, il s'agit d'un ap­pa­reil tout sim­ple­ment épous­tou­flant.

Oui mais hors de prix me di­rez-vous?

Et bien jus­te­ment non! Même cap­teur que le 10D (CMOS de 6.3Mb, taille équi­va­lente à un né­ga­tif APS), ra­pi­dité au­to­fo­cus au ren­dez-vous, images splen­dides, tout cela pour, ob­jec­tif 18-55 com­pris, en­vi­ron 1445 francs suisses / 950 €! Ou 1300 francs suisses / 858 € tout nu, mais avec dans les deux cas Adobe Pho­to­Shop Ele­ment 2 en ca­deau sup­plé­men­taire.

Une vraie splen­deur, per­met­tant en plus de dis­po­ser du parc des ma­gni­fiques ob­jec­tifs Canon.

De­puis oc­tobre 2003, le Canon EOS 300D a vé­ri­ta­ble­ment cassé la ba­raque à tous les ni­veaux. De plus, per­sonne n'ar­ri­vait à suivre, et cet ap­pa­reil était tout seul sur le mar­ché à ce ni­veau de prix.

Et bien, la belle vie du Canon, sans per­sonne pour lui contes­ter sa su­pré­ma­tie, c'est fini, puis­qu'il va de­voir lut­ter dé­sor­mais, de­puis mars 2004, avec une concur­rence achar­née, em­me­née par Nikon et son D70, un 6.1MP, lui aussi vé­ri­table pe­tite mer­veille.

Ren­dez-vous compte, en en­trée de gamme, nous trou­vons par exemple le sys­tème de cal­cul de la lu­mière du F5! In­croyable. Et si Canon a doté son 300D de cer­tains au­to­ma­tismes par­fois un peu gê­nants, Nikon laisse en­tiè­re­ment l'uti­li­sa­teur maître de ce qu'il fait. Tout cela dans la même gamme de prix que le Canon 300D, soit en­vi­ron 1420 francs suisses tout nu  (soit 935 €), et 1898 francs suisses (1250 €) avec un zoom 18-70AFS, net­te­ment su­pé­rieur à celui du Canon.

Donné pour in­fé­rieur en gamme au D100, il est en fait meilleur sur bien des points. Il est doté d'ailleurs du même cap­teur, et son boî­tier de base est éga­le­ment le F80 ar­gen­tique, mo­di­fié comme il se doit pour le di­gi­tal.

Seuls in­con­vé­nients du Nikon:

  • l'obli­ga­tion qui est faite de de­voir chan­ger de sys­tème flash, puisque même le 80DX n'est plus vrai­ment com­pa­tible avec lui. Il fau­dra pas­ser à un SB-600 ou un SB-800
  • un vi­seur un peu étri­qué, qui ne rend pas vrai­ment fa­cile la mise au point ma­nuelle

Doté d'un ex­cellent au­to­fo­cus, le Nikon D70 ar­rive à temps pour re­mon­ter une marque qui était un peu à la peine de­puis quelques mois.

Et puis, vient d'ar­ri­ver sur le mar­ché le tout nou­veau, le Pen­dax *istDS, tout mi­gnon, mais que je n'ai en­core ja­mais eu dans les mains. Petit frère du *istD dont je parle plus bas, cet ap­pa­reil me semble tout à fait apte à pou­voir concur­ren­cer les Nikon D70 et Canon EOS 300D.

Notez que les trois ap­pa­reils pro­fitent cha­cun du parc d'ob­jec­tifs dis­po­nibles de leur marque res­pec­tive.

Des re­flex pour ama­teurs ex­perts

Si le 300D, le *istDS et le D70 peuvent très bien sa­tis­faire l'ama­teur ex­pert, celui qui en veut un peu plus (bien que cela se dis­cute entre le Nikon D100 et le D70) choi­sira dans la gamme sui­vante, re­pré­sen­tée prin­ci­pa­le­ment par un quat­tuor:

Le Fuji S2Pro (on at­tend avec im­pa­tience une ver­sion S3 an­non­cée de­puis des mois), le Pentax *ist D, le (vieillis­sant Nikon D100), et le tout nou­veau Canon 20D.

Les trois pre­miers ap­pa­reils ont comme point com­mun une ré­so­lu­tion de 6MP, le Canon 20D fait un bond et passe à 8MP. Un CCD stan­dard Sony chez Nikon et Pentax, un Su­per­CCD SR dont les pho­to­sites sont pla­cés en nid-d’abeilles chez Fuji (équi­valent selon Fuji à un 12.3 MP), et un CMOS chez Canon. Tous ces ap­pa­reils donnent des ré­sul­tats ex­cel­lents, et per­mettent de tra­vailler comme sur un boî­tier ar­gen­tique. N'ou­blions pas que le Nikon D100 et le Fuji S2Pro sont basés sur le F80, et le Canon 20D sur l'EOS 30, qui sont tout deux de très bons ap­pa­reils ar­gen­tiques. Pentax quant à lui nous livre un ap­pa­reil d'ex­cel­lente qua­lité, et sur­tout, voit son cap­teur doté d'un écran pro­tec­teur contre la pous­sière. Un vé­ri­table plus par rap­port à la concur­rence, ce qui le place sur ce point au même ni­veau que l'Olym­pus E-1, qui dis­pose de son propre sys­tème de net­toyage du cap­teur (voir plus bas).


4 ap­pa­reils assez sem­blables au ni­veau du prix. Le der­nier sorti, le 20D, semble être au-des­sus du lot
Nor­mal, c'est le petit der­nier!

Le prix de ces trois re­flex a for­te­ment chuté avec l'ar­ri­vée du 300D, et main­te­nant du D70. Le Nikon D100 se né­go­cie chez Photo Grancy au­tour des 1650 francs suisses (1090 €), le Canon 20D, qui rem­place le 10D, à moins de 2180 francs suisses/1440 €. Notez que plu­sieurs uti­li­sa­teurs du D100 sont pas­sés sur le D70, et se trouvent ravis d’avoir fait le pas. Donc dans ce cas pré­cis, je ne suis pas cer­tain que le D100 soit vrai­ment su­pé­rieur (sauf au ni­veau de la construc­tion et du vi­seur) au D70. En fait, je suis même per­suadé du contraire.

Dans la même gamme de prix, nous trou­vons aussi le Sigma SD10  mais livré avec un ob­jec­tif 18-50 mm.

Doté de son cap­teur 20.7 x 13,8 mm, soit un poil plus petit que ceux du trio des 6MP cités ci-des­sus, mais de tech­no­lo­gie Fo­veon de 10.2MP, avec trois cou­leurs par pixel (3 passes), mais qui semble ne pas don­ner tout ce qu'on pou­vait at­tendre de lui pour l'ins­tant.

Cet ap­pa­reil ne peut sor­tir des pho­tos qu'au for­mat RAW pro­prié­taire de Sigma, et im­pose le lo­gi­ciel dédié Sigma Photo Pro pour af­fi­cher puis conver­tir les images dans un for­mat Tiff ou Jpeg. Pas ter­rible comme idée!

Pré­sent de­puis 2003 éga­le­ment dans le do­maine du re­flex nu­mé­rique, Olym­pus ar­rive sur le mar­ché avec un défi que j'ad­mire, mais qui est loin d'être réussi d'avance puisque la marque fait table rase du passé avec son nou­vel E-1, (2750 francs, soit 1815 € avec une carte de 1Gb) et nous offre un nou­veau cap­teur (rap­port 4:3 alors que tous les re­flex tra­vaillent en 3:2, bon­jour l'ap­proche dif­fé­rente de la com­po­si­tion d'image), une nou­velle mon­ture et donc de nou­veaux ob­jec­tifs.

Nous ver­rons si cette ten­ta­tive de créer un nou­veau stan­dard en par­tant de rien va prendre. Per­son­nel­le­ment, j'ai quelques doutes. À part un filtre à pous­sière pour le cap­teur, une construc­tion ma­gni­fique et une tro­pi­ca­li­sa­tion bien­ve­nue (l'ap­pa­reil ne craint pas la pluie ni la pous­sière), je ne vois pas bien ce qui pour­rait faire pas­ser un uti­li­sa­teur Nikon ou Canon vers cette nou­velle gamme. Et le nou­veau pho­to­graphe aura ten­dance à aller vers le plus connu. Tout cela sans comp­ter la baisse de prix dras­tique qui pré­vaut en ce mo­ment.

Un petit frère du E-1 est mis sur le mar­ché ce mois d'oc­tobre: il s'agit du E-300 (8MP), qui pourra em­bar­quer les ob­jec­tifs de la marque.

Contrai­re­ment à ce que l'on pour­rait pen­ser, l'ap­pa­reil est doté d'une visée re­flex qui n'est PAS élec­tro­nique. C'est le sys­tème de Porro qui per­met une telle com­pa­cité. Le petit frère pour­rait faire de l'ombre au grand qui ne dis­pose "que" d'un 5 MP, lui! Cela dit, ré­pé­tons que les mil­lions de pho­to­sites ne font pas tout.

Bon cou­rage Olym­pus, marque que j'ai tou­jours ap­pré­ciée au de­meu­rant, en par­ti­cu­lier pour son ex­cel­lente uti­li­sa­tion de l'élec­tro­nique pour trai­ter le si­gnal.

Les ap­pa­reils pros

Un bon cran au-des­sus de ces ap­pa­reils ex­perts (pas for­cé­ment pour la qua­lité d'image mais pour la maî­trise de tous les pa­ra­mètres pho­to­gra­phiques), on trouve la crème des crèmes dont font par­tie le Nikon D2H (4.1MP), le Nikon D2 X (12.4MP), le Canon 1D Mar­kII (8.2MP), le Canon 1DS Mark II (16.7MP, plein for­mat, qui peut poser quelques pro­blèmes avec des ob­jec­tifs qui ne sont pas ex­trê­me­ment per­for­mants, voir plus bas). Tous ces ap­pa­reils sont construits de ma­nière ro­buste, sont tro­pi­ca­li­sés, et ne craignent pas trop les mau­vaises condi­tions (at­ten­tion, il y a de l'élec­tro­nique tout de même un peu par­tout là-de­dans!)

        

Vous ne m'en vou­drez pas de ne pas mon­trer les 4 boî­tiers: les deux Canon
se res­semblent comme deux gouttes d'eau, et les deux Nikon sont très sem­blables éga­le­ment, ex­té­rieu­re­ment s'en­tend.

Ces quatre ap­pa­reils prennent en compte les be­soins des uti­li­sa­teurs qui cherchent à re­trou­ver les sen­sa­tions et la ner­vo­sité qu'ils avaient lors­qu'ils tra­vaillaient avec des ap­pa­reils ar­gen­tiques Pro. Ce ne sont plus des com­pacts sim­ple­ment plus chers parce que nu­mé­riques. Ce ne sont pas non plus seule­ment des re­flex très per­for­mants au ni­veau nu­mé­rique, mais un peu "mous" au ni­veau ca­pa­ci­tés pho­to­gra­phiques.

Ce sont de vrais ap­pa­reils de photo pro­fes­sion­nels ou des­ti­nés aux ama­teurs (très) exi­geants. Leur prix est certes en­core net­te­ment plus élevé (en­vi­ron 3500 € en Suisse et en oc­tobre 2004, tou­jours chez Photo Grancy à Lau­sanne, pour le Nikon D2H, 4700 € pour le Nikon D2X, 5000 € pour le Canon 1D Mark II, 6500 € pour le Canon 1DS Mark II) puis­qu'ils re­viennent à peu de chose près au double de leur pen­dant ar­gen­tique (F5 pour Nikon, EOS 1v pour Canon), déjà pas don­nés. Mais les choses semblent aller dans le bon sens. Les per­for­mances aug­mentent, et les prix baissent peu à peu.

Les deux grandes marques se font une concur­rence d'en­fer. Mars 2004, Nikon est tout prêt de ter­mi­ner de re­nou­ve­ler sa gamme, avec pour com­men­cer, le D2H.

Doté d'un cap­teur 4.2MP "seule­ment" (il suf­fit am­ple­ment pour une pleine page A4 pour un re­por­ter) LB­CAST propre à Nikon, cet ap­pa­reil est une bombe puis­qu'il per­met des ra­fales de 40 pho­tos à 8 images par se­condes.

Pour contrer le Nikon D2H, Canon ne reste bien en­tendu pas en reste, et sort en avril le Canon EOS-1D Mark II.

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Cet ap­pa­reil, doté d'un cap­teur 8.2MP un peu plus gros que ses concur­rents (28.7/18.1) bat le Nikon D2H d'un poil puis­qu'il est donné pour des ra­fales de 40 images à 8.5 images par se­conde.

Un bien bel ap­pa­reil ma foi, doté d'un nou­veau mode Flash E-TTL 2 com­pa­tible avec les flashs ac­tuels. Pour vous dire, je l'adore, moi, ce Mark II, et je l'ai testé ici de fond en comble.

Allez, Nikon an­nonce le D2X en sep­tembre 2004 et ses 11 mil­lions de pho­to­sites? Deux se­maines plus tard, Canon met en lu­mière son Canon son 1DS Mark II, et ses 16 mil­lions de pixels.

Kodak fait un peu bande à part puis­qu'il pro­pose sur son DCS Pro 14n un cap­teur dé­coif­fant de 14MP plein for­mat en­core (voir plus bas), avec une élec­tro­nique semble-t-il très soi­gnée, mais sur un boî­tier de Nikon F80, donc de la gamme des Fu­jiS2 Pro, Nikon D100 et Canon 10D. Un peu dom­mage tout de même de n'avoir pas im­plé­menté ce beau cap­teur sur un ap­pa­reil plus per­for­mant. De plus, en août 2003, cet ap­pa­reil est vendu "non fini", avec un Firm­ware que Kodak cherche déses­pé­ré­ment à mettre au point. Sans l'avoir testé moi-même, j'ai lu énor­mé­ment de mal de cet ap­pa­reil. Comme quoi les pixels! (Voir plus bas).

Cela dit, Mac­Di­git l'a beau­coup ap­pré­cié. Vous pou­vez lire l'ar­ticle consa­cré à cet ap­pa­reil sur leur site, ici.

 

Voilà! Je crois avoir fait le tour du mar­ché des ap­pa­reils nu­mé­riques de grande marque en ce mois d'oc­tobre 2004!

Com­ment? Vous dites? Et le re­flex Mi­nolta? Ne déses­pé­rez plus, vous qui pos­sé­dez tout plein d'ob­jec­tifs de la marque. Il se pour­rait bien que la pro­chaine mise à jour de cet ar­ticle in­tègre la pré­sen­ta­tion du pre­mier mo­dèle re­flex di­gi­tal de la marque, le Dynax 7D, an­noncé of­fi­ciel­le­ment dé­sor­mais.


Oh le bel ap­pa­reil! Doté en plus d'un sta­bi­li­sa­teur op­tique in­té­gré au boî­tier, il risque de
ré­con­ci­lier les amou­reux de la marque qui avaient de quoi être déçu par Mi­nolta qui
n'an­non­çait rien au ni­veau des re­flex nu­mé­riques.

Pour­quoi le nu­mé­rique?

Mais au fait, qu'est-ce que la photo nu­mé­rique peut bien ap­por­ter de plus que la photo ar­gen­tique? Le mar­ché n'est-il pas en train de créer (ou n'a-t-il pas créé) des be­soins in­utiles?

C'est ce que je pen­sais jus­qu'au mois de jan­vier 1999, il y a cinq ans.

C'est à cette date qu'une Mac­World amé­ri­caine avait été cou­verte par l'équipe de Pomme A. Un re­por­tage pho­to­gra­phique pré­paré par le dis­tin­gué Ma­thieu Bes­son, pour­tant "ni­ko­niste ar­gen­tique" in­dé­crot­table, nous avait alors été fourni chaque jour sur le site du ma­ga­sin à l'aide d'un petit Leica Di­gi­lux... di­gi­tal, de 1.3MP.

Ins­tan­tané quasi gra­tuit

L'ap­pa­reil nu­mé­rique nous ap­porte l'ins­tan­ta­néité. En effet, en fai­sant dé­ve­lop­per une bo­bine en une heure, le tra­vail de Ma­thieu au­rait été bien plus pé­nible, plus oné­reux, et il eût fallu qu'il se pro­mène d'hô­tel en hôtel avec un scan­ner, alors que dans cette si­tua­tion seuls son petit Leica nu­mé­rique te­nant dans une poche et son por­table étaient né­ces­saires.

De­puis, l'équipe de Pomme A a conti­nué jus­qu'à la mort du ma­ga­sin à dé­cou­vrir les nou­velles ex­po­si­tions consa­crées au Mac et à vous faire par­ta­ger les toutes der­nières nou­veau­tés, à l'aide de ce genre de pe­tits ap­pa­reils, tou­jours plus so­phis­ti­qués. Notez que pour le Web, ce petit Leica fe­rait tou­jours mer­veille, le poids des images de­vant être très léger pour ne pas faire at­tendre trop long­temps le lec­teur que vous êtes lorsque vous char­gez un ar­ticle.

Et puis, le petit écran LCD tou­jours niché à l'ar­rière de l'ap­pa­reil per­met de voir votre photo et de la re­faire en cas de be­soin. Vous savez im­mé­dia­te­ment si votre photo est réus­sie ou ratée. Dans ce cas, on la jette, et on n'en parle plus. C'est gra­tuit.

La nos­tal­gie ar­gen­tique

Mais le nu­mé­rique ap­porte autre chose d'es­sen­tiel: le contrôle sur l'image, du début à la fin de la chaîne de pro­duc­tion.

Dans ma jeu­nesse, j'ai agrandi des pho­tos en noir et blanc, Et j'avais l'im­pres­sion à cet ins­tant de créer une deuxième fois, sans doute en­core bien plus que lors de la prise de vue.

C'était ma­gique.

Mais un labo photo "mai­son" de­mande...

  • du soin,
  • une pièce étanche à la lu­mière pra­ti­que­ment dé­diée à ce genre d'exer­cice,
  • des pro­duits toxiques qui sentent mau­vais et ef­fa­rouchent les ma­mans in­quiètes,
  • une grande pro­preté pour évi­ter la pous­sière,
  • une bonne maî­trise de la tem­pé­ra­ture des bains,
  • et j'en passe!

Toutes ces com­pli­ca­tions ont fini par avoir rai­son de cette pas­sion. Vous n'êtes pas dans cette si­tua­tion? Et trou­vez-moi main­te­nant un labo photo qui vous rende un bon noir-blanc! Avec un peu de chance et en cher­chant bien, vous en dé­ni­che­rez un qui don­nera sa­tis­fac­tion. Le prix des ti­rages sera très élevé, ce qui est nor­mal puisque dans ce cas un tra­vail ma­nuel et in­di­vi­duel est de­mandé. Mal­gré tout, en ce cas, vous ne crée­rez pas vous-même. Et si vous ne trou­vez pas l'oi­seau rare, les ré­sul­tats se­ront ca­tas­tro­phiques, le noir-blanc étant tiré dans les mêmes bains que la cou­leur. Les noirs ne sont ainsi ja­mais noirs, tout est fade, gris, bref in­uti­li­sable. Beurk.

L'ef­fi­ca­cité nu­mé­rique

Avec un ap­pa­reil nu­mé­rique, vous pou­vez...

  • re­tra­vailler une image,
  • lui ajou­ter des ef­fets à l'aide de Pho­to­Shop,
  • l'agran­dir, la ré­duire, la re­ca­drer...

... bref, faire ce que vous vou­lez avec des ou­tils qui, dé­duc­tion faite du prix de l'or­di­na­teur que vous avez déjà puisque vous nous lisez, ne sont pas plus oné­reux que l'achat d'un bon labo noir et blanc. Tout cela en tra­vaillant éga­le­ment avec la cou­leur, chose ex­trê­me­ment dif­fi­cile en photo ar­gen­tique. En ou­bliant la pous­sière (ouille, sauf sur les re­flex nu­mé­riques sont la pous­sière est l'en­nemi nu­méro 1 lors­qu'on change d'ob­jec­tif) et les taches d'eau... et en per­dant, certes, un peu de la magie de la photo qui se ré­vé­lait dans le bain, dans la lu­mière ver­dâtre de l'am­poule. En prime, fi­nies les hur­lées quand in­no­cem­ment, quel­qu'un en­trait (pour vous dire que le repas était prêt ce qui par­tait d'un bon sen­ti­ment) dans le labo au mo­ment ou vous aviez sorti le pa­pier grand for­mat qui coû­tait si cher et qui se trou­vait par cette ap­pa­ri­tion in­opi­née com­plè­te­ment in­uti­li­sable.

Évi­dem­ment, les ou­tils nu­mé­riques sont la porte ou­verte aux pires excès: la ten­ta­tion est grande d'abu­ser des ef­fets di­vers tel­le­ment fa­ciles à mettre en úuvre! N'ou­blions pas que la sim­pli­cité est une vertu dans ce do­maine (et dans tout ce qui touche l'in­for­ma­tique). Mais lors des dé­buts de la PAO, n'a-t-on pas vu des do­cu­ments com­po­sés de plus de 10 po­lices avec des at­tri­buts "contour-re­lief-gras-sou­li­gné"? La mise en page a grandi, la photo nu­mé­rique le fera aussi, même si QuarkX­press ne rem­pla­cera ja­mais un bon gra­phiste, tout comme un Nikon et Pho­to­Shop ne fe­ront pas for­cé­ment un ar­tiste.

Le mar­ché de la photo nu­mé­rique prend de l'am­pleur éga­le­ment parce qu'il est enfin pos­sible, pour un prix tout pu­blic, d'im­pri­mer nos com­po­si­tions d'une ma­nière in­croya­ble­ment réa­liste. Une im­pri­mante Canon Pixma 3000, une HP Pho­to­smart 7960, tes­tée ici (ex­cel­lente en pho­tos cou­leurs mais douée en plus pour le noir et blanc) ou en­core une Epson Photo R800 donnent des ré­sul­tats tout sim­ple­ment bluf­fants, sur­tout si l'on prend la peine d'uti­li­ser un pa­pier brillant, res­sem­blant à une photo nor­male et per­met­tant dé­sor­mais une longue conser­va­tion, aussi longue que celle d'une photo ar­gen­tique, sous cer­taines condi­tions (voir plus bas). Pour un coût, tem­pé­rons notre ar­deur, qui n'est pas donné tou­te­fois (l'encre re­vient à...​plus de 4'000 euros le litre!), mais bon, on n'a rien sans rien.

Epson, HP et Canon, trois des fa­bri­cants à la pointe de l'im­pres­sion pho­to­gra­phique.

Je pré­cise quant à moi que tant que les tech­no­lo­gies se­ront ce qu'elles sont, je n'achè­te­rai plus d'Ep­son. En effet, si la qua­lité de ces im­pri­mantes est im­pec­cable au ni­veau du rendu pho­to­gra­phique, j'ai dû trop en jeter dans mon école. Ces im­pri­mantes ont en effet une sale ten­dance à sé­cher, comme les autres d'ailleurs, lorsque l'on ne s'en sert pas pen­dant un mois (va­cances d'été par exemple). Si HP, d'un simple chan­ge­ment de car­touche in­té­grant les têtes, ou Canon (on change soi-même les têtes quand c'est né­ces­saire, ce qui est en­core mieux) ont ré­solu ce pro­blème, il faut tou­jours ren­voyer en usine son Epson, ce qui coûte pra­ti­que­ment le prix d'une nou­velle im­pri­mante. C'est une honte donc en ce qui me concerne, j'ai tiré un trait sur cette marque, jus­qu'à ce qu'elle re­voie ce pro­blème tech­nique lan­ci­nant. 

Une évo­lu­tion ra­pide du mar­ché

Alors, la photo nu­mé­rique est-elle vouée à rem­pla­cer dé­fi­ni­ti­ve­ment la photo ar­gen­tique?

La ré­ponse est oui et ra­pi­de­ment pour la plu­part des uti­li­sa­teurs d'or­di­na­teurs (même si les der­nières gé­né­ra­tions d'im­pri­mantes peuvent im­pri­mer di­rec­te­ment les cartes, en étant même ca­pables de re­ca­drer), mais dans un ave­nir un peu plus loin­tain pour les autres. Kodak, Fuji et Agfa l'ont bien com­pris en en­trant dès le dé­part dans ce mar­ché flo­ris­sant. Ce­pen­dant, la photo tra­di­tion­nelle a en­core bien des an­nées de­vant elle ne se­rait-ce qu'à cause du nombre d'ap­pa­reils ar­gen­tiques dans les foyers, et parce que tout le monde n'a pas en­core d'or­di­na­teur.

Il semble néan­moins que de­puis 2003 que les choses se pré­ci­pitent. En effet, les fa­bri­cants ont éla­gué leur gamme de re­flex ar­gen­tiques qui se vendent de moins en moins. Tous leurs ef­forts se portent main­te­nant sur les re­flex nu­mé­riques qui re­pré­sentent en plus leur vi­trine tech­no­lo­gique. Nikon et Canon sortent bien en­core en cette fin 2004 des ap­pa­reils ar­gen­tiques, mais il semble vé­ri­ta­ble­ment que la fin soit proche.

En jan­vier 1999, lors de la pre­mière mou­ture de cet ar­ticle, j'écri­vais:

Le nu­mé­rique re­vient en­core bien plus cher pour des pho­tos à but non ar­tis­tique, comme les sou­ve­nirs de va­cances. Les offres de dé­ve­lop­pe­ment en for­mat 9/13 à 15 cen­times la photo sont lé­gion dans nos boîtes aux lettres. Et même si l'on n’at­teint pas des som­mets, la qua­lité de ces ti­rages cou­leurs est lar­ge­ment suf­fi­sante pour Mon­sieur Tout-le-Monde. N'ou­blions pas le prix pro­hi­bi­tif des car­touches d'encre, et des feuilles de pa­pier "qua­lité photo". Nous es­ti­mons à 4 francs un ti­rage 14/18 en nu­mé­rique de qua­lité, en ne comp­tant que le prix des consom­mables. Nous ne sommes pas loin de pen­ser que les fa­bri­cants d'im­pri­mantes, comme Epson ou HP vendent leurs im­pri­mantes au prix coû­tant, voire à perte (un peu comme Sony avec sa PlayS­ta­tion), étant bien conscients que c'est jus­te­ment sur les consom­mables (les jeux) qu'ils ga­gne­ront leur vie. L'uti­li­sa­teur est ici en quelque sorte pris en otage, n'ayant alors plus d'autre pos­si­bi­lité que d'ache­ter des car­touches (et par­fois même des pa­piers!) de la même marque.

C'est tout sim­ple­ment scan­da­leux.

Je conti­nue à pen­ser exac­te­ment la même chose en oc­tobre 2004. Mais...

Le nu­mé­rique, c'est main­te­nant ren­table

Soyons clairs: un ap­pa­reil nu­mé­rique coûte en­core plus cher que son équi­valent en ar­gen­tique, mais la dif­fé­rence est bien moins criante qu'il y a à peine deux ans. Cer­tains ap­pa­reils à 700 euros ne font tou­jours pas mieux au ni­veau ca­pa­ci­tés pho­to­gra­phiques qu'un com­pact stan­dard vendu nor­ma­le­ment 300 euros dans la même bou­tique. Mais les choses s'ar­rangent et ce scan­dale de­vient de plus en plus rare. D'une part les prix des ap­pa­reils nu­mé­riques baissent et leur qua­lité aug­mente. De plus, n'ou­blions pas les pos­si­bi­li­tés qu'offre la par­tie nu­mé­rique de l'ap­pa­reil (voir plus haut).

En 2000, les cartes mé­moires étaient fort chères et de faibles ca­pa­ci­tés. Il fal­lait ache­ter un cer­tain nombre de bo­bines pour ar­ri­ver au prix de ces cartes.

En 2004, ces mêmes cartes ont énor­mé­ment baissé, et une ca­pa­cité de 256 Mb par exemple n'est de loin plus hors de prix (moins de 40 euros). On trouve même des Mi­cro­Drive IBM (disques durs au for­mat Com­pact­Flash type 2) de 2GB (!) pour un peu moins de 300 euros. Une carte Com­pact­Flash de 1Gb est fac­tu­rée un peu plus de 140 euros ( cartes haut débit, type San­disk Ultra 2 ou Ex­treme). Et puis, les cartes XD ou SD (j'en parle plus bas), si elles sont plus oné­reuses, baissent de prix éga­le­ment. Et de ma­nière gé­né­rale, le sto­ckage des images lors d'un re­por­tage n'est plus un pro­blème, même en te­nant compte de l'aug­men­ta­tion de la taille des fi­chiers due à la course au plus grand nombre de pixels.

Si un ti­rage sur votre im­pri­mante vous offre une sou­plesse in­com­pa­rable, l'en­voi de vos pho­tos par In­ter­net à un la­bo­ra­toire pho­to­gra­phique, via Fo­to­Wire par exemple, re­vient fi­na­le­ment moins cher. Vous pou­vez même re­ca­drer les pho­tos sur l'écran avant de les en­voyer au la­bo­ra­toire de votre choix, pour au­tant qu'il puisse être re­connu par ce lo­gi­ciel.

Trois jours après, vous re­ce­vez vos pho­tos, comme à l'époque, lorsque vous en­voyiez vos films au labo.

Petit pro­blème, le temps passé à l'en­voi des pho­tos par le Web: si vous n'êtes pas connecté de ma­nière cor­recte (ISDN/RNIS, ADSL, câble), cela coû­tera cher et pren­dra pas mal de temps. Avec les connexions haut débit, de type câble ou ADSL, le pro­blème ne se pose plus.

Si vous devez vous sa­tis­faire d'une liai­son ana­lo­gique, en­voyez plu­tôt au labo un CD sur le­quel vous aurez placé vos images, éven­tuel­le­ment re­tra­vaillées.

Gros avan­tages de ces photo-la­bos nu­mé­riques? Ils vous fac­turent le ti­rage au prix de l'ar­gen­tique, éven­tuel­le­ment un poil plus cher que si vous pro­fi­tez de la mega-grosse-ac­tion-qui-tue que vous re­ce­vez dans votre boîte aux lettres. Re­mar­quez que ces ac­tions sur le nu­mé­rique com­mencent déjà à en­com­brer votre mail.

À titre d'exemple, une photo stan­dard 10/15 peut très bien vous re­ve­nir en suisses 20 cen­times d'Euro.

C'est pour le moins rai­son­nable non? Et le ré­sul­tat est à la hau­teur. Nous avons testé pour vous, nous sommes convain­cus.

Enfin, des mini-la­bos ar­rivent sur le mar­ché. Vous allez dans un centre qui en est équipé, et vous glis­sez votre carte dans une sorte de borne qui se char­gera de sor­tir vos pré­cieuses images sur pa­pier. Je n'ai pu en­core es­sayer ce tout nou­veau moyen, qui com­mence à fleu­rir de­puis quelques mois dans nos villes. Kodak et Fuji sont sur les rangs.

La sta­bi­lité des ti­rages n'est presque plus un pro­blème, mais leur pé­ren­nité?

La sta­bi­lité du sup­port en ar­gen­tique est éprou­vée de­puis la fin du XIXe siècle. On ne peut pas en dire au­tant du nu­mé­rique. Le so­leil a net­te­ment plus ten­dance à pas­ser les cou­leurs d'un ti­rage sor­tant d'une im­pri­mante que celles d'un labo photo, et ce en quelques jours seule­ment. La photo étant faite pour durer, com­ment les ti­rages nu­mé­riques pas­se­ront-ils les an­nées, voire les dé­cen­nies, même à l'abri des UV?

Ce pro­blème est pra­ti­que­ment ré­solu avec cer­taines im­pri­mantes Epson "photo", qui en­cap­sulent les pig­ments dans une sorte de ré­sine, ce qui ga­ran­tit, selon le fa­bri­cant, une durée de vie jus­qu'à 200 ans en condi­tion d'ex­po­si­tion nor­ma­li­sée (à l'abri du so­leil, taux d'hu­mi­dité sta­bi­lisé, etc.) ce qui se­rait su­pé­rieur à la durée d'une photo ar­gen­tique. Pas de bol, on ne pourra pas vé­ri­fier.

Canon et sa Pixma 3000 ga­ran­tit des ti­rages pour 75 ans, pour au­tant qu'on em­ploie des pa­piers spé­ciaux (tout comme Epson d'ailleurs). Les nou­velles HP 7660-7960 sont éga­le­ment à la hau­teur et donnent les mêmes ga­ran­ties.

Avec les ti­rages de la­bo­ra­toire, ce pro­blème de durée de vie des pho­tos ne se pose pas plus qu'avec la tech­no­lo­gie ar­gen­tique. En effet, les ti­rages sor­tis des labos nu­mé­riques dé­crits plus hauts n'ont pas de rai­son de tenir moins long­temps que ceux qui sortent d'un labo ar­gen­tique (ce qui ne veut pas dire qu'ils se­ront éter­nels, l'un comme l'autre).

Cer­tains ajou­te­ront que l'ori­gi­nal res­tera sur nos CD ou nos disques durs. Je nous vois déjà, en 2021, re­cher­cher une photo sur notre Po­wer­Light­Book Z46, avec Pho­to­Shop 16. Pour­rons-nous seule­ment ou­vrir le cli­ché pris en 2004? Le CD sera-t-il tou­jours mon­table sur ce qui nous ser­vira de bu­reau? Le stan­dard SCSI de disque dur sur le­quel vous aviez tout sto­cké n'est plus suivi d'ori­gine sur nos ma­chines. Il se­rait bon alors de ne pas ou­blier d'ef­fec­tuer quelques trans­ferts! De même, peut-être se­rait-il utile de tenir à jour non seule­ment nos pro­grammes, mais nos do­cu­ments, en n'ou­bliant pas a chaque nou­velle ver­sion des pre­miers, de ré­ou­vrir cha­cun des se­conds et de les sau­ve­gar­der dans le nou­veau for­mat sans nul doute de la par­tie. Heu­reu­se­ment, avec un pro­gramme comme Pho­to­Shop, ces opé­ra­tions ré­bar­ba­tives peuvent être réa­li­sées au­to­ma­ti­que­ment.

Tous ces trans­ferts im­po­sés par la tech­no­lo­gie ne sont pas uni­que­ment liés à l'image nu­mé­rique. Vos disques en vi­nyle, vous pou­vez en­core les écou­ter sur votre chaîne Hi-Fi vous?

Et puis, des tests sé­rieux montrent que la durée de vie d'un CD gra­vable de haute qua­lité, conservé dans des condi­tions op­ti­males, est li­mi­tée à huit ans en­vi­ron. Bref, il y a du tra­vail de trans­fert en pers­pec­tive. Et à ré­pé­ter avec ri­gueur!

Le sto­ckage est ré­solu sur les ap­pa­reils mo­dernes

Les ap­pa­reils stockent leurs images sur 5 for­mats de cartes:

  • les cartes Smart­Me­dias mo­ri­bondes (elles ne dé­passent pas 128Mb et plus aucun fa­bri­quant ne les in­tègre dans ses ap­pa­reils, tant mieux)
  • les cartes Com­pact­Flashs type 1 et 2 (dont nous par­lons plus bas, à pri­vi­lé­gier vu leurs ca­pa­ci­tés et leur prix)
  • les Me­mo­ryS­ticks de Sony (plu­sieurs for­mats, c'est un comble!)
  • les cartes MMD (Mul­ti­me­dia Card)
  • les cartes SD, ra­pides, mais en­core un peu trop chères. No­tons que Canon l'a adop­tée sur son Mark II, mais as­so­ciée au stan­dard Com­pact­Flash (deux em­pla­ce­ments dis­po­nibles)
  • la XD card, qu'Olym­pus et Fuji ai­me­raient bien voir mon­ter en puis­sance et rem­pla­cer la Com­pact­Flash. Pour l'ins­tant, la ca­pa­cité maxi­male est de 512Mb, mais le prix est bien plus élevé que son ainée, à ca­pa­cité égale. Sinon, au ni­veau ra­pi­dité, mes tests la donnent aussi ra­pide qu'une CF Ultra de pre­mière gé­né­ra­tion, sur un Olym­pus 5050.

La xD-Card

Ma pré­fé­rence me guide donc vers la Com­pact­Flash, qui peut mon­ter jus­qu'à 8  GB. Il s'agit là d'une ca­pa­cité confor­table au vu des fi­chiers créés par les ap­pa­reils de der­nière gé­né­ra­tion. Ac­tuel­le­ment, un ap­pa­reil 5MP vous sort des fi­chiers de base fri­sant les 4 Mb en JPEG, mais le Tiff ou Raw peuvent mon­ter bien plus haut.

Per­son­nel­le­ment, j'ai choisi mon der­nier petit com­pact (IXUS 400) pour qu'il soit com­pa­tible avec ce qui me semble ce stan­dard seul à tenir vrai­ment la route main­te­nant. Pour les ap­pa­reils plus haut de gamme, la Com­pact­Flash est de toute ma­nière de mise.

Deux cartes CF très haut de gamme chez San­disk, per­met­tant une écri­ture de 9Mb/s et lec­ture de 10Mb/s, pour
une dé­pense pas énor­mé­ment plus éle­vée que la ver­sion de base. Selon l'ap­pa­reil uti­lisé, ces cartes
ra­pides sont un plus in­dé­niable. Pour cer­tains bas de gamme ça l'est moins dans la me­sure où ils ne sont
pas ca­pables d'uti­li­ser ces nou­velles pos­si­bi­li­tés.

Un grand nombre d'ap­pa­reils com­pa­tibles avec les Com­pact­Flash type 2 peuvent éga­le­ment ac­cep­ter les Mi­cro­Drive d'IBM. Ces der­niers sont des disq

25 com­men­taires
1)
To­TheEnd
, le 05.10.2004 à 01:05

Ca fait plai­sir de ren­trer pour lire ça:-)! Perso, j’ai­me­rais bien voir pour de vrai le Dynax 7D parce qu’avec 6.1M (je sais, il faut juger sur pièce, pas sur le pa­pier)… il fait un peu « der­nier » de la classe dans cette gamme de prix…

En effet, j’at­tends avec im­pa­tience un petit test de ce truc parce qu’il semble que le Mi­nolta 7D soit un peu cher (~1’800 euros) com­paré au Canon 20D (~1’600 euros)… alors que ce der­nier dis­pose d’un pro­ces­seur de pointe… (n’est-ce pas Fran­çois?)…

Bref, j’ai une vi­sion de plus en plus clair de ce qu’il me faut pour Noël et après plus d’un an d’at­tente, de com­pa­rai­son, de ques­tion­ne­ment, c’était le mo­ment!

T

2)
Fran­çois Cuneo
, le 05.10.2004 à 07:00

Ce Mi­nilta Dynax 7D m’a l’air fort bien né. Bon, il n’est pas en­core dispo vrai­ment, mais les pré­sen­ta­tions sont ten­tantes: un sys­tème flash vrai­ment à la pointe, le sta­bi­li­sa­teur in­té­gré au boî­tier (comme le A1 et le A2), un vi­seur lu­mi­neux (mais qui ne couvre que 95% du champ), l’EyeS­tart, et j’en passe.

Mi­nolta a pris son temps mais au moins, ne s’est pas planté semble-t-il.

3)
In­connu
, le 05.10.2004 à 08:45

Comme tu évoques Mac­Di­git pour Le Kodak, je sou­haites aussi te faire pas­ser ce mes­sage…
Tout comme toi, sur CUK, nous tes­tons les pro­duits. Cette af­fir­ma­tion toute simple ne re­couvre pas la réa­lité de tous les ac­teurs sus­cep­tibles de tes­ter des ap­pa­reils !
Or, il se trouve ces der­niers temps qu’une cer­taine presse, ca­va­lant der­rière le scoop, « in­vente » des ex­clu­si­vi­tés… style « nous avons es­sayé le WXE IIx bi­dule »… Et s’en glo­ri­fie.
En dis­cu­tant avec cer­tains grands construc­teurs, quelle ne fut pas notre sur­prise (amu­sée…!) de dé­cou­vrir que ces sup­ports pa­piers n’ont eu entre leurs mains… que les com­mu­ni­qués de presse.
Aussi, et c’est pa­ra­doxal, je pré­fère mille fois un test de Fran­çois Cunéo (ou de Thierry Lo­thon) qui va prendre son temps, er­go­ter sur ceci ou cela, que le scoop mal­heu­reu­se­ment bi­donné (nous au­rons le plai­sir de nous en en­tre­te­nir avec Thierry et toi la se­maine pro­chaine à Paris :-).
Bref, ces­sons éga­le­ment de tout pas­ser par le filtre de tech­niques de test se vou­lant ob­jec­tives (et dés­in­car­nées) et re­don­nons un peu de poids à celui qui se trouve de l’autre côté de l’ap­pa­reil, à prendre des images…

Un seul point, Fran­çois, in­siste aussi sur l’im­por­tance des mises à jour. le Nikon D2h avec son der­nier firm­ware, c’est de la balle !
Je le rends à re­gret au­jour­d’hui mais j’ap­pré­cie que des ac­teurs comme Kodak et Nikon ou en­core Leica nous prêtent leurs boi­tiers non 2 jours mais plus de deux à trois se­maines…
Il faut vivre au quo­ti­dien avec les pro­duits !

http://​www.​macdigit.​com

4)
Emi­lou
, le 05.10.2004 à 10:04

Quel ar­ticle, ex­haus­tif sur le nu­mé­rique.
Une re­marque concer­nant le ti­rage en labo : Après avoir ca­li­bré mon mo­ni­teur (Elec­tron 19 blue III), le rendu écran de mes pho­tos par rap­port à celui du ti­rage fait en la­bo­ra­toire est ca­tas­tro­phique. Exemple pour des pho­tos prises en lu­mière ras­sante, si na­tu­rel­le­ment il y a pré­do­mi­nence de jaune, le ti­rage labo me res­ti­tue des pho­tos où tous les per­son­nages sont de type asia­tique. Bref c’est ex­trè­me­ment dé­ce­vant car quand j’im­prime mes pho­tos sur mon HP 5150 (qui n’est pas photo) les ré­sul­tat me pa­raîssent meilleurs et cor­res­pon­dant da­van­tage à ce que je vois à l’écran. ON m’a dit, change de labo…….c’est pra­ti­que­ment pa­reil ailleurs. Je suis prêt à faire l’in­ves­tis­se­ment d’une bonne im­pri­mante cou­leur, mais comme dit dans l’ar­ticle cela est assez cher………alors ?

5)
To­TheEnd
, le 05.10.2004 à 12:08

Emile: je suis cer­tain que quel­qu’un t’ap­por­tera un « conseil » meilleur que le mien, mais à ta place, je ré­vi­se­rai la ca­li­bra­tion de mon écran…

Si je me sou­viens bien, la ca­li­bra­tion d’un écran vaut la peine si tu « maî­trise » tout le pro­ces­sus… c’est à dire l’ac­qui­si­tion, le tra­vail sur les cou­leurs, l’im­pres­sion, etc. Ce qui n’est pas vrai­ment ton cas.

N’y au­rait-il pas moyen de plu­tôt ca­li­brer ton écran avec une pa­lette de ton « im­pri­meur » pho­tos?

Je ne sais pas si ce que je dis est con… mais c’est comme ça qu’ils font à la NASA (les écrans sont « syn­chro­ni­sés » avec une pa­lette cou­leur qui se trouve sur les sondes… his­toire de re­trou­ver les « bonnes » cou­leurs tout au long du pro­ces­sus).

Blues: à l’aide!

T

6)
alec6
, le 05.10.2004 à 13:57

D’abord merci pour ton ar­ticle Fran­çois, mais juste une pe­tite ques­tion :

Quels ap­pa­reils per­mettent de faire des poses longues et de com­bien ?
Quel est l’équi­va­lence ASA de la sen­si­bi­lité des meilleurs cap­teurs ? Cette ques­tion a-t-elle un sens d’ailleurs !

Merci de tes lu­mières

7)
Fran­çois Cuneo
, le 05.10.2004 à 15:11

Alec6, les poses longues se re­trouvent sur les meilleurs ap­pa­reils, presque tous les re­flex. En po­si­tion Bulb, la po­si­tion est pra­ti­que­ment in­fi­nie (sauf panne de cou­rant).

Les meilleurs cap­teurs montent à 3200ISO (plage 50-3200 pour le Mark II). Le plus in­croyable, c’est que même à ces très hautes sen­si­bi­li­tés, les pho­tos res­tent tout à fait ex­ploi­tables.

8)
alec6
, le 05.10.2004 à 16:04

Merci Fran­çois
As-tu testé ces poses longues ? Tu sais ce qui m’in­té­resse : les pho­tos de nuit !

Alexis

9)
To­TheEnd
, le 05.10.2004 à 16:23

alec6: laisse-moi de­vi­ner, avec un 600mm à 200 mètres de la fe­nêtre de ta voi­sine… bravo.

Quoi je dois sor­tir? Mais je viens de ren­trer!!!

T

10)
alec6
, le 05.10.2004 à 18:11

Meuh non !
Quoi que…
Mais bon, Fran­çois connait mes pho­tos : 6×6, n&b, lu­mières ur­baines…

11)
RB­Greg
, le 05.10.2004 à 21:40

si ja­mais, à Lau­sanne, photo athé­née (en face de coop ca­ro­line) dé­ve­loppe tous les for­mats un peu obs­curs du style 6*6 de chez Has­sel­blad… Un petit ar­ti­san qui doit être ca­pable de sor­tir des bons cli­chés noir blanc… en plus il fait des ré­duc­tions étu­diants.
bref c’est pas du nu­mé­rique, mais bon, c’est tou­jours bon à prendre ;)

Greg, un Pesan un poil pé­dant ;-)

12)
Ro­sell
, le 05.10.2004 à 22:12

Salut Fran­çois

Merci pour tes ar­ticles « Etat des lieux de la photo nu­mé­rique ». Leur lec­ture est un vrai régal.

Re­mar­quant ton goût pour Canon, je suis sur­pris de ne rien lire sur leur nou­veau mo­dèle Ixus 40.

En effet, ce nou­vel APN vient trou­bler mon choix d’achat.
Equipé d’un cap­teur 4MP ne me­su­rant que 1/2,5″ mais in­té­grant le pro­ces­seur Digic II, je me de­mande s’il sera plus ou moins per­for­mant que l’Ixus 430.
Sa­chant que tu connais bien le 400, as-tu un avis sur la ques­tion?

Ce nou­vel APN semble avoir d’autres avan­tages (écran 2″, mi­nia­tu­ri­sa­tion…) mais en ce qui concerne la qua­lité et l’uti­li­sa­tion d’un tel ap­pa­reil, j’ai­me­rais bien avoir ton avis d’ama­teur confirmé.

Merci

14)
Fran­çois Cuneo
, le 05.10.2004 à 22:57

Ro­sell, fran­che­ment, je ne connais pas l’IXUS 40. Il faut que je me ren­seigne, mais le cap­teur est vrai­ment tout petit. Le 430 a un cap­teur plus grand tout de même donc…
Mais c’est vrai que le DIGIC 2 fait des mi­racles! Quoique…
Bref, je n’en sais rien en­core.

Cela dit, j’aime bien Canon, mais je les aime toutes, ces grandes marques!

15)
Nian
, le 06.10.2004 à 00:51

Bon­soir Fran­çois,

merci beau­coup pour cet ar­ticle… et pour tous les autres aussi.

Je pense qu’il y a en­core un truc très très frus­trant dans la photo nu­mé­rique: c’est le re­tard de dé­clen­che­ment pour les ap­pa­reils de types com­pact. Seuls quelques Exi­lim et autres Cy­ber-shot dotés d’un nou­veau pro­ces­seur sur­pre­nant de ra­pi­dité si on en croit la pub, sont ca­pable de faire une photo dans les 0,3 à 0,5 se­condes après avoir ap­puyé sur l’ob­tu­ra­teur. Et ça pa­rait en­core re­la­ti­ve­ment long.

Il doit exis­ter des mil­lions de prises nu­mé­riques ratée à cause de ce re­tard. En tout cas, si j’en crois mon ex­pé­rience se li­mi­tant à des Co­ol­pix jus­qu’au 990 et aux dires ve­nant de mon en­tou­rage où qua­si­ment tous les ap­pa­reils nu­mé­riques posent le même pro­blème.

Mais il sem­ble­rait que la Pho­to­kina ait été l’oc­ca­sion pour cer­tains de pré­sen­ter des ap­pa­reils plus « ner­veux ». Les nou­veaux Cy­ber-shot L1 et T3 prennent le pas sur la ra­pi­dité de cer­tains ap­pa­reils re­flex avec pour le T3 un re­tard de seule­ment 0,2 se­condes (pas mal si c’est vrai, même par rap­port à un Canon 300D qui est à en­vi­ron 0,3 se­condes…)

Il sem­ble­rait que jus­te­ment les nou­velles marques du monde de la photo (Sony et Casio en l’oc­cur­rence) se soient at­ta­qué au pro­blème sé­rieu­se­ment.

J’ai du mal a com­prendre et ad­mettre que des fa­bri­cants comme Canon (S60 est à en­vi­ron une se­conde) et Nikon (Co­ol­pix 5200 à 1,2 se­condes) sortent au­jour­d’hui des ap­pa­reils com­pact avec ce re­tard de dé­clen­che­ment dé­vas­ta­teur, pourvu qu’ils aient quelques mil­lions de pixels de plus… Je me base sur des tests ef­fec­tués par Di­gi­tal Pho­to­gra­phy Re­view .

Peux-tu nous faire part de ton ex­pé­rience à ce sujet?

Merci et salut,

Nian

16)
Emi­lou
, le 06.10.2004 à 08:06

Merci To­TheEnd, la fa­meuse pa­lette de l’im­pri­meur, a-t-elle un nom scien­ti­fique ques­tion de sa­voir de quoi lui par­ler.
Merci pour ta ré­ponse.

17)
Nian
, le 06.10.2004 à 09:42

Emile, To­TheEnd,

il est très bien pos­sible de ca­li­brer/pro­fi­ler un écran et d’y voir des ré­sul­tats très proche de l’idéal co­lo­ri­mé­trique de l’image, sans pour au­tant ca­li­brer tout le reste. L’avan­tage se­rait d’être sûr que l’image vue à l’écran soit vrai­ment ainsi, et que toutes les re­pro­duc­tions n’y res­sem­blant pas, ne soient pas juste ;-) C’est le grand avan­tage d’un écran ca­li­bré.

Par contre, si on com­mence à se pré­oc­cu­per de ces dé­tails, il faut com­prendre le béaba de la ges­tion co­lo­ri­mé­trique. Moi même, bien que tra­vaillant dans le monde pré­presse, j’ai eu beau­coup de mal à piger, jus­qu’à ce que ça fasse clic.

Site très ins­truc­tif est ce site néer­lan­dais (mal­heu­reu­se­ment pas trouvé d’équi­valent en fran­çais) et sur­tout le pro­gramme Co­lor­think .

Pour re­ve­nir au pro­blème ini­tial, je pense qu’il doit y avoir er­reur de ré­glages de pro­fils dans l’ap­pli­ca­tion ou dans l’image.

Salut,

Nian

18)
ty­ra­nael
, le 06.10.2004 à 09:45

J’ai eu der­niè­re­ment avec des col­lègues US un débat quasi théo­lo­gique sur les mé­rites et fai­blesses de cer­tains nu­mé­rique (ni­veau ama­teur). Et ils ont l’air d’avoir une marque dont je ne vois quasi ja­mais d’ap­pa­reils ici à sa­voir Kodak. Il y a une quel­conque rai­son tech­nique ? Bon de toute ma­nière je garde mon IXUS…

19)
JcH
, le 07.10.2004 à 00:25

Comme NIAN plus haut, j’ai un cri­tère de prio­rité en ce qui concerne la la­tence de dé­clen­che­ment (durée entre le « dé­clic » et l’en­re­gis­tre­ment de ce que l’on a voulu « cli­quer »), ainsi que de la la­tence de ‘mise au point » (durée de mise au point de l’AF).
Alors, mal­grès la ré­pu­gnance de Fran­çois à l’égard de marques moins connues, ou nou­velles, il faut citer Kyo­cera (ja­po­nais de très haute tech­no­lo­gie dans la ce­ra­mique, le so­laire, les com­po­sants élec­tro­niques, l’op­tique (avec les co­pieurs MITA, Carl Zeiss et les marques ya­shica et Contax pour la photo.)
Leur tout der­nier né: CONTAX U4R (env. 500€ tout de même…) dé­clenche en 0,07 sec. Pos­sède un AF qui per­met de prendre deux, trois, voire quatre cli­chés se­conde , en adap­tant la mise au point à chaque fois, et ceci jus­qu’à épui­se­ment de la ca­pa­cité de la carte SD si elle est ra­pide (mi­ni­mum 10Mb/s). Ils ont dé­ve­loppé un firm­ware pro­prié­raire (RTune) qui per­met ces per­for­mances même avec des images à la plus haute dé­fi­ni­tion (4MP pour U4R).
Je l’ai pra­ti­qué sur le Kyo­cera SL300R acheté en jan­vier. Mais le der­nier né (d’un de­sign si­mi­laire et amé­lioré) re­mé­die la ca­pa­cité bat­te­rie (+25%), les em­preintes de doigt sur l’ob­jec­tif, et pro­pose une carte très haute vi­tesse et ca­pa­cité (250Mb) en plus du trai­te­ment T* de l’ob­jec­tif Carl ZEISS spé­cia­le­ment dé­ve­loppé pour cet APN épais de 19mm! (…17mm pour la série SL300/400R).
Cette promp­ti­tude (en plus, moins d’une se­conde à se mettre en oeuvre), et Unique dans la pro­duc­tion mon­diale, et bien des ré­flex à nombre res­pec­table de mil­liers d’Eu­ros de­vraient l’en­vier.
Je si­gnale ces ca­rac­té­ris­tiques à l’at­ten­tion des ama­teurs de pho­tos de fu­rets en train de jouer…. (c’est pour cela que que j’ai « fouiné » les per­for­mances des APN, et acheté le pre­mier SL300R.)
Je si­gnale en­core l’en­re­gis­tre­ment vidéo 630*440 à 30 i/s jus­qu’à épui­se­ment de la ca­pa­cité carte, ou bat­te­rie…

20)
Fran­çois Cuneo
, le 07.10.2004 à 00:30

Merci de cette pré­ci­sion JcH, je vais es­sayer de voir tout ça pour la pro­chaine mise à jour!

21)
Hal­lu15
, le 07.10.2004 à 17:20

à pro­pos des Kyo­cera et du com­men­taire de JcH, je dois ad­mettre qu’ils donnent des ré­sul­tats sa­tis­fai­sants, et sont plu­tôt bon mar­ché, mais… j’en ai usé un en 1 an 1/2!
j’avais acheté un fi­ne­cam S4 pour mes ba­lades, car c’était tout de même plus pra­tique dans ma poche que mon EOS 300D.
Il m’a lâché à cause d’usure mé­ca­nique! pour­tant je n’ai pris qu’en­vi­ron 3500 pho­tos avec. je l’ai dé­monté pour voir ce qui clo­chait et cer­tains en­gre­nages en plas­tique étaient ron­gés.
Per­met­tez-moi de mettre en doute la qua­lité de pho­to­scopes aux prix cas­sés af­fi­chant des ca­rac­té­ris­tiques dignes de pro­duits beau­coup plus chers chez d’autres fa­bri­cants.
Fi­na­le­ment je suis re­venu à une grande marque en sup­po­sant, peut être à tort, qu’il sera plus so­lide.

22)
JcH
, le 07.10.2004 à 18:45

A l’at­ten­tion de Hallu 15.
Merci pour l’info, cela ne m’est pas en­core ar­rivé, (mais je prie…) C’est aussi un autre mo­dèle plus ré­cent (et en­core plus com­pact. Je ne vois pas où il y au­rait des rouages plas­tiques là de­dans.)
Le S4 bé­né­fi­ciait-il de la techno RTune?
De toutes fa­çons, je vais lais­ser pas­ser un peu de temps… (le U4R n’est pas en­core en ma­ga­sins.)
Mais il me semble ré­mé­dier à toutes les ca­rac­té­ris­tiques qui me sem­blaient cri­ti­cables sur SL300R (sur­tout l’in­suf­fi­sante au­to­no­mie de bat­te­rie li-ion que j’ai pal­liée à l’aide de bat­te­ries sup­plé­men­taires re­char­geables sur un as­tu­cieux char­geur in­dé­pen­dant de l’APN. (qui n’im­mo­bi­lise pas l’APN pen­dant la re­charge…) De plus, il admet la ma­jo­rité des for­mats de bat­te­ries par l’in­ter­mé­diaire de pe­tits mo­dules en­clip­sables, in­ter­chan­geables, et bon mar­ché (les mo­dules! ;-)…)

C’est en sciant que Léo­nard de Vinci

23)
ba­ri­jaona
, le 08.10.2004 à 05:24

Parmi les ap­pa­reils un peu aty­piques, il fau­drait noter le Nikon Co­ol­pix 8400 (grand angle à équi­valent 24 mm).

Hélas, j’ai hor­reur des vi­seurs nu­mé­riques, sinon ce se­rait mon ap­pa­reil idéal…

24)
JcH
, le 08.10.2004 à 15:23

com­plé­ments tous chauds à mon info sur Contax U4R içi (fi­chier PDF):

25)
nic
, le 13.10.2004 à 11:28

ex­cellent ar­ticle!!!
j’ai ecrit un petit mail au ma­ga­sin dont tu parle dans l’ar­ticle pour de­man­der des ren­sei­gne­ment à pro­pos du d70, mais je n’ai pas eu de re­ponse… il faut croir que il faut pas­ser au ma­ga­sin… hcose que je ferai dés que je trouve le temps… :-/ et l’ar­gent aussi… :-(

ciao, n