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in­De­sign 2, un concurent sé­rieux pour XPress

Un peu d'his­toire, ça ne fait pas de mal

Pu­bli­shing Part­ner, ça vous dit quelque chose? Non? C'est le nom d'un lo­gi­ciel de PAO (pu­bli­ca­tion as­sis­tée par or­di­na­teur, ou plus sim­ple­ment lo­gi­ciel de mise en page) tour­nant à l'époque sur Atari. Ce der­nier était d'une puis­sance phé­no­mé­nale, dé­ve­loppé par un seul homme, au point que j'ai fort re­gretté de ne plus pou­voir l'uti­li­ser lorsque je suis passé sur Mac.

Le lo­gi­ciel à la mode pour l'uti­li­sa­teur non pro­fes­sion­nel de l'époque était Pa­ge­Ma­ker, qui ne me cor­res­pon­dait ab­so­lu­ment pas. Pas de chance, je m'en suis rendu compte après l'avoir acheté, ce qui m'a obligé à res­sor­tir mon porte-mon­naie, et de l'al­lé­ger de quelques mil­liers de francs suisses sup­plé­men­taires pour ache­ter QuarkX­press 3.

Ce lo­gi­ciel re­pre­nait l'in­ter­face de Pu­bli­shing (à moins que ce soit le contraire), je me re­trou­vais donc en ter­rain connu, ce qui est tou­jours agréable. Mal­gré sa grande puis­sance, Quark a tou­jours été simple d'em­ploi, sa lo­gique m'a tou­jours convenu. Lors­qu'il fal­lait pas­ser par un fla­sheur, aucun pro­blème, pour au­tant qu'on prenne soin de ne pas uti­li­ser n'im­porte quelle po­lice de ca­rac­tères.

Par contre, au ni­veau com­mer­cial, j'ai tou­jours trouvé que le sys­tème des mises à jour de Quark était scan­da­leux. Des prix de fou, des ver­sions pas tou­jours stables, des avan­cées toutes re­la­tives d'une mou­ture à l'autre, bref, Quark pou­vait tout se per­mettre, l'édi­teur étant pra­ti­que­ment seul sur le mar­ché à l'époque.

Cette ar­ro­gance que l'on pou­vait as­so­cier à un cer­tain mé­pris a gêné la grande ma­jo­rité des uti­li­sa­teurs de cet ex­cellent lo­gi­ciel qui ont at­tendu vai­ne­ment une vraie concur­rence pen­dant des an­nées.

Alors, quand Adobe a an­noncé son pro­jet de nou­veau lo­gi­ciel to­ta­le­ment neuf, par­tant de zéro, ap­pelé K2 à l'époque, l'at­tente a été énorme.

Et lorsque de K2 est sorti sous le nom d'in­De­sign, ma dé­cep­tion a été à la hau­teur des es­poirs que j'avais mis dans ce nou­veau lo­gi­ciel. Au dé­part, il était im­pos­sible d'im­pri­mer sur une im­pri­mante non post­script, ce qui écar­tait la plu­part des jet d'encre de Mon­sieur et Ma­dame tout le monde, le lo­gi­ciel était lent, et sur­tout, il était tout nu.

Bien sûr, in­De­sign en ver­sion 1 était déjà ce qui se fai­sait de mieux au ni­veau du mo­teur de com­po­si­tion de texte. Mais man­quaient les ta­bleaux, les index, les tables des ma­tières, la trans­pa­rence, tout ce dont j'ai be­soin pour créer des belles fiches pour des élèves de­ve­nus fort exi­geants.

J'ai été déçu au point qu'après avoir suivi les le­çons de bases du ma­nuel d'uti­li­sa­tion, je ne l'ai plus tou­ché jus­qu'à la sor­tie de la ver­sion 1.5, pra­ti­que­ment of­ferte par Adobe aux ache­teurs de la ver­sion 1. À ce mo­ment seule­ment, le lo­gi­ciel est de­venu réel­le­ment uti­li­sable, mais man­quaient tou­jours les ou­tils lis­tés plus haut.

C'est donc avec un réel plai­sir que j'ai reçu in­De­sign 2.0 il y a quelques se­maines

Une mise à jour à un prix dé­cent, com­pa­tible avec MacOS X

Contrai­re­ment à Quark, Adobe pro­pose des mises à jour de tous ses pro­duits à des prix dé­cents. Par exemple, il m'a suffi de dé­bour­ser 260 francs suisses pour pas­ser à cette nou­velle ver­sion. Et pour le prix, j'ob­tiens pra­ti­que­ment un nou­veau lo­gi­ciel, voire deux puisque in­De­sign tourne sur MacOS 9 et sous MacOS X. Le pro­gramme pro­fite donc de l'in­ter­face Aqua et de cer­tains avan­tages du nou­veau sys­tème, no­tam­ment au ni­veau de la ges­tion des po­lices de ca­rac­tères Open­Type di­rec­te­ment im­plé­men­tée dans ce der­nier. Nous en par­le­rons plus loin.

Une in­ter­face Adobe

J'ai per­son­nel­le­ment un peu de peine avec l'in­ter­face Adobe, mais je crois qu'elle com­mence à en­trer dans mon cer­veau vieillis­sant. Gros avan­tage, une fois qu'on maî­trise l'in­ter­face d'un pro­duit (Pho­to­shop, Illus­tra­tor, in­De­sign et dans une moindre me­sure Go­Live) on est à l'aise avec tous les autres. Il s'agit ici de l'une des grandes forces de cet édi­teur.

Nous re­trou­vons donc les pa­lettes mul­tiples, avec ses on­glets re­grou­pant fort lo­gi­que­ment d'in­nom­brables com­mandes ainsi que leur petit rond en haut à droite de la­dite pa­lette per­met­tant d'af­fi­cher les op­tions sou­vent ca­chées de cha­cune d'entre-elles. Chaque on­glet peut être sorti de la pa­lette et se voit ainsi de­ve­nir au­to­nome.

Évi­dem­ment, un écran 17 pouces de­vient le strict mi­ni­mum, mais qui au­rait l'idée de faire de la PAO de nos jours avec un écran plus petit?

La pa­lette des ou­tils per­met comme dans la ver­sion 1.5 de créer des blocs qui contien­dront vos textes ou vos illus­tra­tions. Il est pos­sible de va­rier l'angle et l'in­cli­nai­son de chaque bloc, le nombre et l'épais­seur de leurs côtés. Un outil Plume per­met de ra­jou­ter ou d'en­le­ver les points d'an­crage pour s'adap­ter au mieux au tracé du bloc dé­siré. Deux icônes ont été ajou­tées: la pre­mière per­met d'af­fi­cher d'un simple clic un aperçu avant im­pres­sion, ca­chant d'un coup la grille, les re­pères, les contours de blocs. La se­conde re­vient au point de dé­part et ré­af­fiche ces aides à la mise en page.

La pa­lette des ou­tils per­met comme dans la ver­sion 1.5 de créer des blocs qui contien­dront vos textes ou vos illus­tra­tions. Il est pos­sible de va­rier l'angle et l'in­cli­nai­son de chaque bloc, le nombre et l'épais­seur de leurs côtés. Un outil Plume per­met de ra­jou­ter ou d'en­le­ver les points d'an­crage pour s'adap­ter au mieux au tracé du bloc dé­siré. Deux icônes ont été ajou­tées: la pre­mière per­met d'af­fi­cher d'un simple clic un aperçu avant im­pres­sion, ca­chant d'un coup la grille, les re­pères, les contours de blocs. La se­conde re­vient au point de dé­part et ré­af­fiche ces aides à la mise en page.

En bas, les deux pe­tites icônes per­mettent de pas­ser du mode do­cu­ment de tra­vail
à l'aperçu avant im­pres­sion et in­ver­se­ment.

La ges­tion de la jus­ti­fi­ca­tion du texte (com­po­si­teur de pa­ra­graphe) est ce qui se fait de mieux ac­tuel­le­ment, de l'avis de tous les spé­cia­listes en la ma­tière. Il a en­core été amé­lioré dans cette nou­velle ver­sion par rap­port à l'an­cien com­po­si­teur mul­ti­ligne puis­qu'il tient compte des pa­ra­graphes eux-mêmes pour ef­fec­tuer au mieux son tra­vail.

Rap­pe­lons éga­le­ment qu'in­De­sign 2 (il le fai­sait déjà en ver­sion 1) est ca­pable de tra­vailler avec des calques tout comme Pho­to­shop, ce qui per­met d'ef­fec­tuer toutes sortes d'es­sais sans risque d'abî­mer le do­cu­ment de base. Ces calques peuvent éga­le­ment être utiles dans le cas d'une créa­tion mul­ti­lingue par exemple, un calque pou­vant être at­tri­bué à chaque langue. À noter que QuarkX­press a in­té­gré éga­le­ment cette spé­ci­fi­ca­tion de­puis la sor­tie de la ver­sion 5.

in­De­sign per­met éga­le­ment d'ou­vrir plu­sieurs fe­nêtres pour un même do­cu­ment, ce qui per­met d'avoir par exemple une vue à 120% et une vue page pleine de votre pro­duc­tion, ou de pou­voir ob­ser­ver com­ment ré­agit la der­nière page d'une réa­li­sa­tion alors que vous édi­tez la pre­mière. À noter que si vous re­di­men­sion­nez la fe­nêtre, le taux de zoom change au­to­ma­ti­que­ment pour ajus­ter la page à cette der­nière.

Le ta­bleau­teur de Fra­me­Ma­ker

Nom d'une pipe, ce que je suis content de voir ap­pa­raître au­tre­ment que sous forme d'X­ten­sion sous Xpress ou de plug-in pour in­De­sign un mo­dule de créa­tion de ta­bleau in­té­gré.

Un ta­bleau créé en quelques se­condes.

Ce mo­dule a pour moi un petit air connu puisque je l'uti­li­sais dans Fra­me­Ma­ker, un autre lo­gi­ciel de mise en page ra­cheté il y a quelques an­nées par Adobe, et qui a tou­jours été dédié à la concep­tion de ma­nuels tech­niques. Ce n'est pas pour me dé­plaire parce qu'au ni­veau de la puis­sance, ce ta­bleau­teur est une pe­tite mer­veille, et le fait que l'édi­teur puisse pro­fi­ter des avan­tages d'un lo­gi­ciel en le por­tant dans un autre tient par­fai­te­ment la route. Il n'est pas né­ces­saire de ré­in­ven­ter à chaque fois la roue.

On peut réel­le­ment tout faire au ni­veau de la fu­sion des cel­lules, sens, ali­gne­ment ver­ti­cal et ho­ri­zon­tal du texte. Les lignes dia­go­nales sont pré­sentes, et les fonc­tions de for­ma­tage per­mettent par exemple de mo­di­fier au­to­ma­ti­que­ment l'ap­pa­rence des lignes ou des co­lonnes.

No­tons qu'il n'est pas pos­sible, comme dans Word, de des­si­ner son ta­bleau au crayon. Par contre, et c'est à mon avis beau­coup plus fon­da­men­tal, les co­lonnes et les lignes peuvent être mo­di­fiées après avoir été fu­sion­nées, ce que le lo­gi­ciel de Mi­cro­soft fait n'im­porte com­ment.

Il est éga­le­ment pos­sible d'ajou­ter des ta­bu­la­tions, des images et même un ta­bleau dans les cel­lules et, bien en­tendu, de dé­fi­nir des re­traits de toutes sortes par rap­port à leurs contours.

Je suis com­blé.

Des fonc­tions puis­santes de table des ma­tières et d'in­dex

in­De­sign 2 per­met de gérer dans cette nou­velle ver­sion les do­cu­ments longs sous forme de livres. Un livre peut conte­nir dif­fé­rents do­cu­ments au­to­nomes et cha­cun de ces do­cu­ments peut éga­le­ment ap­par­te­nir à plu­sieurs livres.

Une pa­lette per­met de dé­pla­cer, d'ajou­ter ou de sup­pri­mer les do­cu­ments à l'in­té­rieur du livre en cours.

Tout livre ou do­cu­ment peut main­te­nant se voir doté d'une table des ma­tières et d'un index tous deux pa­ra­mé­trables de ma­nière très pré­cise.

Les dif­fé­rents ni­veaux de table des ma­tières se gèrent à l'aide des styles at­tri­bués à des titres dans le do­cu­ment. Il fau­dra donc veiller à at­tri­buer un style à chaque élé­ment que l'on veut voir ap­pa­raître dans la table des ma­tières. En cas de mo­di­fi­ca­tion d'un titre, d'un ajout ou d'une sup­pres­sion de page, la table peut être mise à jour sans perdre ses at­tri­buts, à moins que ces der­niers aient été ajou­tés di­rec­te­ment dans la table elle-même.

Les ou­tils de ges­tion des tables sont à la fois puis­sants et simples à uti­li­ser. Rien à voir avec la ges­tion pé­nible de Fra­me­Ma­ker puisque tout se règle pra­ti­que­ment dans une fe­nêtre re­grou­pant tous les pa­ra­mètres.

Les index quant à eux se gèrent à l'aide d'une pa­lette dé­diée qui per­met d'en­trer une source au ni­veau dé­siré. De­puis cette pa­lette, il sera pos­sible d'at­teindre ins­tan­ta­né­ment la ré­fé­rence dé­si­rée. Ici éga­le­ment, la ges­tion des index reste in­tui­tive, tout en se trou­vant éla­bo­rée. Il est même pos­sible de gé­né­rer des ré­fé­rences croi­sées à l'in­té­rieur de l'in­dex, de type "jour­na­lisme, voir jour­nal".

Puisque nous par­lons des ré­fé­rences croi­sées, je re­grette leur ab­sence dans le corps du texte. Je rêve en effet d'une fonc­tion "à la Fra­me­Ma­ker" per­met­tant de faire ré­fé­rence à une page ou à un titre de pa­ra­graphe. Cela ne semble mal­heu­reu­se­ment pas pos­sible ici, même si le lo­gi­ciel nous pro­pose des liens hy­per­textes dont on pourra tirer parti, mais seule­ment lorsque le do­cu­ment de sor­tie sera au for­mat HTML ou un fi­chier PDF.

Pour ce faire, il fau­dra dé­cla­rer une cible qui pourra être de type page, ancre de texte dans n'im­porte quel do­cu­ment ou­vert ou URL, et tout se gè­rera comme les index et les tables des ma­tières, via une pa­lette contrô­lant le tout. Si­gna­lons la pos­si­bi­lité d'in­sé­rer très fa­ci­le­ment un "folio de men­tion de tourne" de type "suite page 52".

Tou­jours dans le do­maine des fonc­tions pu­re­ment de type texte, il est dom­mage que la nu­mé­ro­ta­tion au­to­ma­tique des pa­ra­graphes soit ab­sente.

Peut-être qu'Adobe ne veut pas can­ni­ba­li­ser Adobe Fra­me­Ma­ker, mais alors, il fau­drait vite car­bo­ni­ser ce der­nier éga­le­ment. Et puis, si l'on pou­vait une fois pro­fi­ter des avan­tages de plu­sieurs lo­gi­ciels dans un seul...

Reste que dans le do­maine des do­cu­ments longs, Adobe a fait un vé­ri­table bond en avant.

Des im­ports de bonne qua­lité

J'ai per­son­nel­le­ment passé deux li­vrets pour CD basés sur au­tant de ma­quettes et de nom­breuses fiches d'élèves de Quark 3.32 à in­De­sign 2 sans perdre de don­nées. Il ne m'a rien fallu re­prendre.

Par contre, cer­tains pro­fes­sion­nels semblent de­voir pas­sa­ble­ment re­tra­vailler leur pro­duc­tion, j'ima­gine plus so­phis­ti­quée que la mienne.

Les do­cu­ments Of­fice sont par­fai­te­ment re­con­nus mis à part un fi­chier Word com­por­tant une sec­tion sur deux co­lonnes qui a été re­con­nue comme si elle n'en avait qu'une. J'ai im­porté des do­cu­ments Word en conser­vant leurs styles ce qui me sa­tis­fait. Cer­tains uti­li­sa­teurs re­prochent que, lors d'un co­pier-col­ler, les styles de Word (rtf) viennent rem­pla­cer ceux at­tri­bués dans Adobe in­De­sign. J'ai lu sur le site de Bra­ni­slav Milic que ce der­nier avait trouvé un truc pour contour­ner ce pro­blème. Je vous laisse le lire ici. Les ta­bleaux Excel et Word quant à eux peuvent être re­tra­vaillés di­rec­te­ment dans notre lo­gi­ciel de mise en page. Une im­por­ta­tion d'un do­cu­ment Of­fice peut se faire par simple glis­ser-dé­po­ser sur un do­cu­ment in­De­sign.

La trans­pa­rence au ren­dez-vous

De nou­velles fonc­tions très at­ten­dues ont éga­le­ment fait leur ap­pa­ri­tion dans cette nou­velle ver­sion, qui font d'in­De­sign 2.0 un petit Illus­tra­tor.

Pre­mière nou­veauté, et pas des moindres, l'ap­pa­ri­tion de la trans­pa­rence.

Tout objet, image ou texte, peut se voir at­tri­buer un taux d'opa­cité, et ce tou­jours à l'aide d'un cur­seur dans une pa­lette dé­diée.

Et cela va bien plus loin: il est pos­sible de com­bi­ner ce taux avec une mode de fu­sion de type in­crus­ta­tion, pro­duit, su­per­po­si­tion mais aussi lu­mière ta­mi­sée, lu­mière crue et j'en passe.

La façon dont les ob­jets d'avant et d'ar­rière plan in­ter­agissent dé­pend en effet d'une de ces mé­thodes et il vous sera cer­tai­ne­ment né­ces­saire de faire des es­sais en temps réel pour voir les dif­fé­rents ré­sul­tats. J'au­rais bien ap­pré­cié voir ar­ri­ver un effet gros­sis­sant, ce qui au­rait per­mis très fa­ci­le­ment de mettre en va­leur un objet comme si l'on pas­sait sur lui avec une loupe. De même, si le fond d'un objet est trans­pa­rent, le contour l'est aussi au­to­ma­ti­que­ment. Gê­nant jus­te­ment pour si­mu­ler une loupe.

Le contour pro­gres­sif et les ombres por­tées

La trans­pa­rence peut être as­so­ciée aux ef­fets de contour pro­gres­sifs qui at­té­nuent les bords d'un objet et aux ombres por­tées. Ce der­nier effet peut être ap­pli­qué de la même ma­nière que la trans­pa­rence (in­crus­ta­tion, su­per­po­si­tion,...). Les deux nou­veaux ef­fets peuvent être por­tés sur n'im­porte quel objet. Un bloc de texte sur le­quel on ap­plique une ombre por­tée verra les ca­rac­tères eux-mêmes dotés de ce bel effet et non pas le bloc lui-même. L'ombre se règle de ma­nière très pré­cise, tant au ni­veau de sa cou­leur que de son em­pla­ce­ment, son at­té­nua­tion et son opa­cité.

La vec­to­ri­sa­tion des textes est éga­le­ment au pro­gramme

Grande et ma­gni­fique nou­veauté dans cette ver­sion 2 d'in­De­sign, n'im­porte quel ca­rac­tère peut être vec­to­risé à l'in­té­rieur d'un bloc de texte. Si une ombre por­tée a été af­fec­tée au ca­rac­tère (ou au bloc de ca­rac­tères) vec­to­risé avant ap­pli­ca­tion, l'ef­fet sui­vra notre dé­for­ma­tion.

Un mot conte­nant un ca­rac­tère vec­to­risé se dé­pla­cera tout à fait nor­ma­le­ment si on édite du texte avant lui, en re­vanche, il ne sera plus re­connu par le dic­tion­naire or­tho­gra­phique (dans notre exemple, le cor­rec­teur voit le mot "bre" puisque le "Om" a été vec­to­risé. Au fait, pour­quoi la langue par dé­faut d'un bloc de texte est-elle l'an­glais? Un pe­tite bug à cor­ri­ger dans une pro­chaine mise à jour mi­neure sans doute.

À noter que le pro­gramme per­met éga­le­ment de faire cou­rir du texte tout au long d'une forme ou de n'im­porte quel tracé, et ce à l'aide de l'ou­til Texte cur­vi­ligne.

in­De­sign se sert dans la bi­blio­thèque de lo­gi­ciels Adobe: Acro­bat (pour la ges­tion de PDF), Fra­me­Ma­ker (pour la ges­tion des do­cu­ments longs), Pho­to­shop et Illus­tra­tor. Ce qui est bien plus fort en­core, c'est que le lo­gi­ciel peut in­té­grer des fi­chiers na­tifs de Pho­to­shop et d'Illus­tra­tor, avec tous leurs masques, calques, y com­pris leur couche Alpha. Si vous avez uti­lisé la trans­pa­rence dans un fi­chier Illus­tra­tor 9 ou 10, elle sera éga­le­ment pré­ser­vée dans votre mise en page. Tiens, in­De­sign n'a rien pris à Pre­miere.

Les glyphes pour Open­Type

Trois po­lices Opent­Type sont li­vrées gra­tui­te­ment avec in­De­sign 2, mais il fau­dra les ins­tal­ler sé­pa­ré­ment. Il s'agit d'Adobe Cas­lon Pro, Adobe Ga­ra­mond Pro (dom­mage, deux po­lices à em­pat­te­ment) et Ca­flisch Script Pro. La tech­no­lo­gie Open­Type per­met d'af­fi­cher un cer­tain nombre de gra­phies dif­fé­rentes pour une même lettre ainsi que des li­ga­tures condi­tion­nelles, des or­ne­ments, ou des ex­po­sants par­fois par­ti­cu­liers qui ne sont pas dis­po­nibles dans d'autres types de po­lices.

Ces ca­rac­tères op­tion­nels ap­pe­lés glyphes, peuvent être in­sé­rés sans pro­blème à l'aide d'une pa­lette qui les les af­fiche tous, ou seule­ment s'ils ré­pondent à cer­tains cri­tères, dé­fi­nis dans le menu sui­vant:

Une ges­tion presque com­plète du PDF

in­De­sign 2 est ca­pable d'im­por­ter des fi­chiers PDF, mais ne peut les édi­ter. Il faut bien lais­ser quelque chose à Acro­bat.

Par contre, au ni­veau de l'ex­por­ta­tion aux for­mats 1.3 ou 1.4, tout est in­té­gré d'usine. Par exemple, le lo­gi­ciel tient compte de pa­ra­mètres de table des ma­tières pour créer les si­gnets né­ces­saires à la bonne lec­ture de votre do­cu­ment. Je n'ai même plus be­soin de Dis­til­ler que je garde pour pas­ser à la mou­li­nette les do­cu­ments Fra­me­Ma­ker qui lui l'exige tou­jours. Tout est prévu pour pas­ser un fi­chier à un pres­ta­taire sans pro­blème. Comme vous vous en dou­tez, les liens hy­per­textes sont ac­tifs dans un do­cu­ment PDF, et le simple fait de cli­quer sur sa source vous amène di­rec­te­ment à la cible. L'ex­port au for­mat HTML in­té­gré de­puis la ver­sion 1 du lo­gi­ciel pro­fite éga­le­ment main­te­nant de ces liens hy­per­textes.

Une des 6 zones de pa­ra­mé­trage de l'ex­port PDF

Un petit do­cu­ment PDF avec ses si­gnets à droite

Le XML pour ceux qui savent

Un jour je sau­rai, quand je l'uti­li­se­rai. En at­ten­dant, je vous parle ici d'un do­maine que je ne connais pas en­core (j'y tra­vaille!) mais qui a l'air par­ti­cu­liè­re­ment im­por­tant pour tout une ca­té­go­rie d'uti­li­sa­teurs.

Une cap­ture d'écran du ma­nuel d'uti­li­sa­tion XML d'in­De­sign 2.
Je suis bien in­ca­pable d'ar­ri­ver à ce ni­veau.

Adobe in­De­sign 2 im­porte et ex­porte au for­mat XML. Si j'ai bien com­pris, XML per­met de gérer à par­tir d'un même contenu un do­cu­ment im­primé, Web et même pour des as­sis­tants per­son­nels en sé­pa­rant la forme du contenu. XML et HTML ont un cer­tain nombre de points com­muns mais XML per­met de créer ses propres ba­lises. XML ne s'ins­talle pas en stan­dard, il fau­dra pra­ti­quer ma­nuel­le­ment en glis­sant un plug-in en­core en ver­sion beta livré sur le CD 2 si vous vou­lez en pro­fi­ter. En­core en beta le plug-in? C'est donc bien que tout cela est nou­veau même si Fra­me­Ma­ker 6 est déjà ca­pable de­puis quelques temps de gérer XML. Ouf, je ne suis peut-être pas en­core lar­gué. À noter qu'une ex­pli­ca­tion dé­taillée de XML est don­née dans un fi­chier PDF "Bien­ve­nue", lui aussi sur le CD 2 en­tiè­re­ment dédié à ce stan­dard.

Une ges­tion des do­cu­ments en équipe

Puisque nous en sommes aux points que je n'ai pu tes­ter per­son­nel­le­ment, si­gna­lons la pos­si­bi­lité of­ferte par in­De­sing de tra­vailler en ré­seau sur un même do­cu­ment en uti­li­sant la tech­no­lo­gie Web­Dav (Web Dis­tri­bu­ted Au­tho­ring and Ver­sio­ning). Pour au­tant qu'on tra­vaille sur un ser­veur Web­Dav, il est pos­sible de par­ta­ger un do­cu­ment sans risque que ce soit en In­tra­net ou sur In­ter­net. Cette tech­no­lo­gie est éga­le­ment uti­li­sée avec Go­Live 6, du même édi­teur.

Des nou­veau­tés en vrac

Faire le tour d'un pro­gramme comme in­De­sign 2 prend du temps. Ce n'est pas pour rien qu'une aide ef­fi­cace est ap­por­tée par l'aide en ligne au for­mat HTML. Elle est très bien faite et ra­pide. Un ma­nuel de 485 pages per­met une lec­ture plus tran­quille et c'est fort agréable.

Je vais en­core es­sayer de dres­ser une liste non ex­haus­tive des nou­veau­tés, grandes et pe­tites dont je n'ai pas en­core parlé.

  • Une amé­lio­ra­tion a été por­tée au dé­pla­ce­ment des images dans leur bloc. En effet, si l'on main­tient le doigt en­foncé sur un gra­phique pen­dant un ins­tant avant de le dé­pla­cer, une pré­vi­sua­li­sa­tion dy­na­mique (une image fan­tôme) de l'en­semble du gra­phique ap­pa­raît, ce qui per­met une plus grande pré­ci­sion de pla­ce­ment.

  • l'im­pres­sion est main­te­nant de­ve­nue beau­coup plus co­hé­rente grâce à une zone dé­diée to­ta­le­ment re­pen­sée, elle-même di­vi­sée en 8 groupes de pa­ra­mètres dé­sor­mais bien or­don­nés.
    Comme les ré­glages peuvent être so­phis­ti­qués et dif­fé­rents par exemple pour deux im­pri­mantes dis­tinctes, il est pos­sible de les sau­ve­gar­der sous forme de style et de les re­char­ger quand le be­soin s'en fait sen­tir. Pra­tique.

  • le pro­gramme se lance main­te­nant plus ra­pi­de­ment. Sous MacOS X (je n'ai pas es­sayé la ver­sion pour MacOS 9) le pro­gramme ouvre plus vite les fi­chiers que la ver­sion 1.5 le fai­sait à l'époque sous l'an­cien sys­tème.

Alors, in­De­sign va-t-il rem­pla­cer QuarkX­Press?

in­De­sign, de l'avis de nom­breux spé­cia­listes, est déjà sur de nom­breux points su­pé­rieur à XPress, no­tam­ment dans le do­maine de la com­po­si­tion des pa­ra­graphes. Reste que la mou­ture 1.5 n'était pas trop mal non plus, et n'a pour­tant pas réussi à convaincre plei­ne­ment les pro­fes­sion­nels qui l'avaient ache­tée, mais qui ne l'uti­li­saient pas, comme l'avait dé­mon­tré par un son­dage un jour­nal Mac fran­çais il y a un an. En effet, il était sou­vent dif­fi­cile jus­qu'à il y a peu de trou­ver des im­pri­meurs prêts à fla­sher avec ce lo­gi­ciel. À ce ni­veau, on tombe vite dans un cercle vi­cieux: peu de fla­sheur donc peu de pro­fes­sion­nels de l'édi­tion qui osent se lan­cer, et comme il y a peu de de­mande, les fla­sheurs ne s'équipent pas.

Et bien, le moins que l'on puisse dire, c'est que les choses changent! Le 8 avril 2002, j'ai té­lé­phoné à 5 im­pri­meurs pris au ha­sard dans l'an­nuaire du can­ton de Vaud pour sa­voir s'ils fla­shaient à par­tir de do­cu­ments in­De­sign. 4 ont im­mé­dia­te­ment ré­pondu par l'af­fir­ma­tive, le 5e ne fla­shait pas mais avait un pres­ta­taire qui le fai­sait sans pro­blème avec le pro­gramme d'Adobe. Trois m'ont dit spon­ta­né­ment qu'ils avaient de plus en plus de clients qui ne tra­vaillaient qu'avec in­De­sign, deux m'ont pré­dit la fin à moyen ou long terme de QuakX­Press. Peut-être vont ils un peu vite en be­sogne...

Les pro­grès réa­li­sés dans la ver­sion 2 de­vraient convaincre les in­dé­cis, car il y en a en­core et il en res­tera tou­jours, c'est cer­tain. Un élé­ment dé­ter­mi­nant est à cher­cher du côté des édi­teurs de plug-ins. Vont-ils prendre enfin le train en marche? Quark dis­pose d'une bi­blio­thèque très four­nie, ce qui n'est pas en­core vrai­ment le cas d'Adobe. Il est vrai que ce der­nier in­tègre de nom­breuses fonc­tions de série. Bonne nou­velle, le cor­rec­teur or­tho­gra­phique Pro­Lexis va être dis­po­nible dans quelques se­maines pour in­De­sign 2 (il l'est déjà pour la ver­sion 1.5) en même temps que la ver­sion car­bo­ni­sée de son mo­teur et de ses adap­ta­teurs. On se ré­jouit déjà!

En conclu­sion

Comme je l'ai écrit plus haut, faire le tour d'un lo­gi­ciel aussi com­plexe qu'in­De­sign 2 dans un test est une vraie ga­geure et touche même à l'im­pos­sible. Il faut donc bien en venir à la conclu­sion fi­nale. Au­tant la ver­sion 1 m'avait déçu (il s'agis­sait en fait d'une ver­sion beta qui a des­servi le lo­gi­ciel), au­tant la ver­sion 2 m'en­chante presque en tout point.

Les nou­veau­tés énu­mé­rées plus haut ap­portent pra­ti­que­ment tout ce dont j'avais be­soin. Res­tent à gérer, en ce qui me concerne, les vraies ré­fé­rences croi­sées et la nu­mé­ro­ta­tion des pa­ra­graphes, pour que je puisse me pas­ser de Fra­me­Ma­ker, un peu trop lourd à mon goût.

Le pro­gramme est en­core jeune, il peut évo­luer. Il a ce­pen­dant lar­ge­ment dé­passé le stade des pro­messes, et nous en donne pour notre agent.

Per­son­nel­le­ment, je le trouve ma­gni­fique.

Aucun com­men­taire pour l'ins­tant…