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La bouilloire à thé Solis Tea Maker Pres­tige «2 in 1»

Je bois au mi­ni­mum 3 litres de thé vert par jour. Voire 4, 5 lorsque je suis en forme.

Je vous ai dit tout le bien que je pen­sais de la ma­chine à thé Spe­cial-T de Nestlé ici.

Il y a tout de même un petit pro­blème avec cette ma­chine, c’est que si elle est très peu oné­reuse ma­té­riel­le­ment par­lant, les consom­mables, soit le thé, sont vé­ri­ta­ble­ment très chers lors­qu’on boit beau­coup comme moi.

Et puis, elle est assez lente.

Il ar­ri­vait sou­vent que je lance la confec­tion d’un thé, que j’aille à ma table de tra­vail, et que j’y re­pense dix mi­nutes après.

Or, si je sais bien qu’un thé vert ne doit pas être servi au-des­sus de 80 °, voire 75 ° pour pas mal de sortes, je dé­teste boire les thés tièdes qui ont at­tendu.

Donc j’uti­lise cette ma­chine de temps en temps, mais la plu­part du temps, je me fais du thé dans une théière, en ache­tant du thé en vrac.

Vous voyez, 10 car­touches chez Spé­cial T, c’est 5 francs suisses (allez, on va dire que le franc suisse presque à éga­lité avec l’euro).

La tasse fai­sant un peu moins de 2 dl, cela nous mène à en­vi­ron 3 francs le litre. OK, on peut réuti­li­ser 2 fois cer­taines sortes, mais je peux vous dire que pour quel­qu’un qui boit beau­coup, cela fait vite cher.

Alors que re­gar­dons le thé en vrac: j’achète une des qua­li­tés vrai­ment haut de gamme, le thé vert de jas­min roulé à la main «perles de jas­min grand cru», une pe­tite mer­veille fac­tu­rée la ba­ga­telle de 34 francs les 100 grammes (32.50 €).

Cela a l’air cher, comme ça, mais en fait, il s’agit d’un thé qui peut être in­fusé plu­sieurs fois. Une dose me fait la jour­née de 3 litres ou plus, eh oui.

Et comme je peux faire en tout cas 50 doses avec 100 grammes, vous voyez un peu l’éco­no­mie? En plus avec, je le ré­pète, un thé de très grande qua­lité.

Cer­tains jours, je bois du gun­pow­der, un autre thé vert de qua­lité fac­turé 8 francs les 100 grammes (5.50 €), qui lui aussi m’offre des doses en quan­tité que je peux réuti­li­ser toute la jour­née.

Jus­qu’à ce jour, j’uti­li­sais une ma­gni­fique théière ja­po­naise en cé­ra­mique avec son grand pa­nier à thé que je po­sais dé­li­ca­te­ment sur un petit ré­chaud à bou­gie.

Le seul pro­blème, c’est que je lais­sais goger le thé toute la jour­née dans l’eau, ce qui pou­vait rendre le breu­vage un peu amer.

Et voilà que de­puis trois se­maines, je vis une ré­vo­lu­tion grâce à ma nou­velle bouilloire.

La bouilloire à thé Solis Tea Maker Pres­tige «2 in 1», elle s’oc­cupe de tout

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Elle est assez belle en plus, je trouve!

 

J’ai trou­vée la bouilloire à thé Solis Tea Maker Pres­tige «2 in 1» dans une bou­tique à thé spé­cia­li­sée à Lau­sanne, Rue de la Ma­de­leine, en des­cen­dant à gauche, tout au début de la rue.

Une mer­veille de bou­tique.

Une mer­veille bouilloire.

Une mer­veille de théière.

Cette bouilloire suisse de qua­lité as­sure une pré­ci­sion dia­bo­lique en ma­tière de tem­pé­ra­ture selon la spé­cia­liste.

L’uti­li­ser est tout simple:

  • vous rem­plis­sez la bouilloire d’eau froide;
  • vous met­tez une ou deux me­su­rettes de thé dans le pa­nier à thé;
  • vous choi­sis­sez quel thé vous vou­lez boire;
  • vous choi­sis­sez le temps d’in­fu­sion;
  • vous ap­puyez sur le bou­ton «TEA»;
  • vous lais­sez faire la ma­chine.

Vous allez voir quelque chose d’as­sez ma­gique:

  • l’eau monte en tem­pé­ra­ture d’abord assez vite (le ta­bleau de bord vous in­dique la tem­pé­ra­ture de l’eau en temps réel);
  • quand elle ar­rive à dix de­grés de la cible, elle ra­len­tit la chauffe et pro­cède par pe­tits à-coups pour ne pas dé­pas­ser la tem­pé­ra­ture;
  • une fois celle-ci ob­te­nue, le pa­nier des­cend le long du rail sur le­quel il est ac­cro­ché (un sys­tème ma­gné­tique fait que la chose se passe sans le moindre bruit)
  • au bout du temps im­parti, le pa­nier re­monte, la théière siffle pour vous in­di­quer le votre bois­son est prête;
  • elle la gar­dera au chaud pen­dant une heure si vous le dé­si­rez.

Le sys­tème est tout sim­ple­ment ma­gique parce que si­len­cieux comme je l’ai dit. Tout se dé­roule en dou­ceur.

Si les pro­grammes pro­po­sés ne vous plaisent pas, vous pou­vez sans pro­blème des­cendre ou mon­ter la tem­pé­ra­ture de l’eau par pa­liers de 5 de­grés à gauche de l’af­fi­cheur, et si c’est le temps d’in­fu­sion qui ne vous plaît pas, uti­li­sez les flèches à droite de l’af­fi­cheur.

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Tout simple… on choi­sit le pro­gramme avec le bou­ton juste à gauche des flèches.

 

Vous pou­vez même, très fa­ci­le­ment, pro­gram­mer un thé pour qu’il soit prêt le len­de­main matin, à l’heure dé­si­rée à l’aide du bou­ton Auto Start.

Vous pou­vez éga­le­ment, bien évi­dem­ment, uti­li­ser l’ap­pa­reil comme une bouilloire nor­male (vous ap­puie­rez sur «Hot Water» ce qui évite toute l’étape de la des­cente du pa­nier à thé et de sa re­mon­tée), mais il ne fau­dra pas ou­blier de la net­toyer au­pa­ra­vant de tout ré­sidu de thé.

À ce pro­pos, la bouilloire ne peut pas être plon­gée dans l’eau, il fau­dra seule­ment net­toyer son in­té­rieur, ce qui se fait sans la moindre dif­fi­culté.

Petit conseil: pour net­toyer les traces de thé, le jus de ci­tron, c’est ab­so­lu­ment ma­gique.

IMG_2021

Le choix du temps pro­grammé ou per­son­na­lisé est à droite des flèches.

 

 

Son dé­faut

Nul n’est par­fait! Lorsque la théière est pleine (pour le thé, nous ne de­vons pas dé­pas­ser la li­mite de 1.2 litre), il faut ad­mettre qu’elle est lourde.

Cela dit, elle tient bien en main.

Et puis vous me direz qu’elle n’est pas don­née. Le prix of­fi­ciel est de 340 francs, mais vous la trou­vez par­tout sur In­ter­net pour en­vi­ron 230 francs. Mieux, ma pe­tite bou­tique au centre de Lau­sanne la vend 228 francs, le meilleur prix ab­solu que j’aie trouvé.

Le pro­blème? L’usine a tel­le­ment de suc­cès qu’elle est en rup­ture de stock…

En conclu­sion

Ah la la, c’est beau tout de même la pré­ci­sion de fa­bri­ca­tion suisse! Quel bel objet!

Et tel­le­ment pra­tique et bien pensé.

Je l’uti­lise au quo­ti­dien dans mon bu­reau (elle est d’ailleurs à ma droite, sur ledit bu­reau).

J’uti­lise une eau peu mi­né­ra­li­sée (de la M-Bud­get, à 1.45 franc les 6 bou­teilles de 1.5 litre!), l’eau de mon école étant juste épou­van­table.

La cou­leur du thé est ma­gni­fique, et purée, qu’est-ce qu’il est bon!

Donc je suis convaincu, il faut juste que j’évite de la péter contre un ro­bi­net, vi­si­ble­ment, le verre n’est pas rem­pla­çable.

51 com­men­taires
1)
Argos
, le 19.02.2016 à 05:06

Tu ne m’en vou­dras pas j’es­père, Cher Fran­çois, si j’écris que ton pa­pier sur le thé m’a fait grim­per aux murs.

On pour­rait bien sûr rap­pe­ler que trou­bler un rap­port mil­lé­naire avec ce breu­vage à tra­vers un gad­get, en plus coû­teux, en tra­hit l’es­prit. Ve­nons-en plu­tôt aux dif­fé­rentes sortes de thés. Le meilleur thé vert se cueille sans doute au Japon. Dans les thés dits noirs j’ai un faible pour les grands jar­dins de Dar­jee­ling, mais cer­tains prix at­teignent au­jour­d’hui la dé­me­sure. Une men­tion spé­ciale à l’Oo­long de For­mose, dont l’in­fu­sion mé­rite d’être plus concen­trée qu’on ne la sert d’ha­bi­tude. Le thé vert au jas­min dé­na­ture cette mer­veille, c’est comme ra­jou­ter du miel à un grand bor­deaux.

A côté de la bouilloire – on l’ar­rête au son avant que l’eau ne bouillisse – il y a la théière, en por­ce­laine bien sûr – je trouve que la fonte in­fluence par­fois le goût. Et pour la pré­pa­ra­tion, la théière c’est comme le Lièvre à la royale, il en faut deux. Une pour faire in­fu­ser à l’aide d’un filtre en pa­pier où l’on aura d’abord versé un peu d’eau froide pour évi­ter au thé le trop grand choc de la cha­leur, une se­conde, pré-chauf­fée à l’eau bouillante, pour le gar­der et le ver­ser.

A Tbi­lissi où j’ha­bite je me four­nis chez mon mar­chand de thé dans sa bou­tique de la vieille-ville, où l’on ac­cède en des­cen­dant quelques marches pé­rilleuses avant de se trou­ver face à de su­perbes boîtes à thé qu’on peut ou­vrir pour en humer le par­fum. Sa fa­mille pos­sé­dait déjà des plan­ta­tions de thé bien avant la Ré­vo­lu­tion sur des pla­teaux sur­plom­bant la Mer noire, au-des­sus des man­da­ri­niers qui pro­posent de vraies mer­veilles. Le thé, sans ad­di­tifs chi­miques ni pes­ti­cides, est cueilli à la main, et tant le thé noir que le thé vert sont ex­cep­tion­nels. J’ajou­te­rais qu’ils coûtent au­tour de trois francs les cent grammes.

Voilà pour une brève des­crip­tion du plai­sir du thé, sans ma­chine, sans gad­get et où l’on ne prend que quelques ins­tants à le pré­pa­rer.

Ah oui, j’ou­bliais : un thé cela se boit sans ci­tron, sans lait, sans sucre.

2)
Re­naud LAF­FONT
, le 19.02.2016 à 06:41

J’ai cher­ché sans la trou­ver une vi­gnette d’Achille Talon sur le ri­tuel du thé pour mon com­men­taire. Je re­pas­se­rais plus tard :)

3)
ce­rock
, le 19.02.2016 à 07:10

C’est ri­golo. J’ai vu la même théière l’an­née pas­sée sur un blog fran­çais sous la marque Ri­viera & bar. Quand je dis la même c’est la même. J’avais re­gardé suite à cette lec­ture mais on ne la trou­vais pas en Suisse. Solis avais l’an­née pas­sée un mo­dèle beau­coup moins in­té­res­sant. Du coup je m’était sim­ple­ment di­rigé sur la bouilloire Solis ou l’on peut choi­sir la tem­pé­ra­ture. J’ai aussi la spé­cial t que j’uti­lise quand je n’ai pas le temps. Mais quel plai­sir de ren­trer dans un ma­ga­sin de thé et de choi­sir les thé que nous al­lons boire dans un choix énorme. Dans mon ma­ga­sin de Sion la per­sonne qui s’en oc­cupe nous connais et sait nous di­ri­ger sur les thé que nous al­lons aimer :)

Sais tu si l’on peut choi­sir la tem­pé­ra­ture de main­tien au chaud ? Bonne jour­née à tous

4)
Net­world
, le 19.02.2016 à 08:04

Je me re­con­nais bien dans ton ar­ticle :)
Je pos­sède aussi une Spe­cial T que j’ap­pré­cie beau­coup, mais il m’ar­rive aussi d’ou­blier le thé du­rant un cer­tain temps, il de­vient tiède et c’est vrai­ment pas bon !

Sinon j’uti­lise la bouilloire Solis de­puis 5 ans sauf er­reur, un ca­deau de mes pa­rents, pro­ba­ble­ment celui que j’ai le plus ap­pré­cié :)
Elle fonc­tionne vrai­ment bien et est très pra­tique. Par contre elle n’est pas à l’école où je bosse, mais à la mai­son. Par mo­ment j’hé­site d’en ache­ter une se­conde pour l’école, mais le prix me fait dire que non.

5)
Alain Le Gal­lou
, le 19.02.2016 à 08:30

J’uti­lise une Mor­phy Ri­chards 43970 Théière Elec­trique à 85€ de­puis plu­sieurs an­nées. Elle fait la même chose, choix tem­pé­ra­ture, choix de la durée, conser­va­tion de la tem­pé­ra­ture.

C’est une pompe qui fait pas­ser l’eau dans le manche et fait cou­ler l’eau sur le thé. (pro­ba­ble­ment moins de risque de panne).

http://​www.​amazon.​fr/​Morphy-Richards-43970-Th%C3%A9i%C3%A8re-Electrique/​dp/​B004MKML8S

6)
Mo­dane
, le 19.02.2016 à 08:33

Quel bel objet!

Et tel­le­ment pra­tique et bien pensé.

Je l’uti­lise au quo­ti­dien dans mon bu­reau

Vi­si­ble­ment, le verre n’est pas rem­pla­çable.

Ça mé­ri­te­rait d’être Apple, en quelque sorte?! :)

7)
Fran­çois Cuneo
, le 19.02.2016 à 08:40

Argos, je te com­prends très bien.

Cela dit, c’est très étrange, mais je n’aime pas du tout les thés verts ja­po­nais: je trouve qu’ils sentent le gazon ou le foin. Je sais, c’est com­plè­te­ment nul, j’ai­me­rais tel­le­ment les ap­pré­cier…

Je n’aime pas non plus les théières en fonte.

Cela dit, la ma­nière de faire de cet ap­pa­reil n’est pas contre na­ture!

cerok, la tem­pé­ra­ture de main­tien au chaud est 10° en des­sous de la tem­pé­ra­ture cible pour la pré­pa­ra­tion du thé.

Alain, je vais aller re­gar­der.

Mo­dane, très bien fait: on di­rait que la pomme est in­crus­tée dans l’acier. On re­con­naît l’ar­tiste!

8)
Fran­çois Cuneo
, le 19.02.2016 à 08:41

Ah, je vous laisse, mon thé est prêt, il vient de son­ner.

10)
J-C
, le 19.02.2016 à 09:39

Bon­jour à tous,

Fran­çois boit entre 3 et 5 litres de thé par jour…

Je me de­mande si cette quan­tité n’est pas ex­ces­sive ?

Quelle que soit la bois­son, je ne pour­rais ava­ler une telle quan­tité !

Très bonne jour­née

NB qui n’a rien à voir: de­puis mes 10 ans (il y plus de 50 ans…) je consomme chaque jour dans tous mes plats au moins un ci­tron com­plet, sinon deux… Est-ce trop ? Et je me porte très bien…

11)
jibu
, le 19.02.2016 à 09:43

Je pos­sède le même mo­dèle de­puis Noel, mais de marque Ri­viera & bar.
C’est gé­nial, il faut juste ne pas ou­blié de mettre le thé et l’eau le soir avant pour être à l’heure le matin…

12)
Argos
, le 19.02.2016 à 10:27

Ah Alain, le Mar­ga­re­th’s Hope. Ma­gni­fique. Je l’avais aussi dé­cou­vert en first flush au Pa­lais des thés qui te­nait bou­tique en face de chez moi quand j’ha­bi­tais Grand-Rue à Stras­bourg. A pré­sent je passe plu­tôt à leur ma­ga­sin rue Vieille-du-Temple à Paris où il m’est aussi ar­rivé de loger il y a long­temps. C’est à côté du Centre cultu­rel suisse. Je conserve pré­cieu­se­ment ma carte de théo­phile.

13)
zit
, le 19.02.2016 à 11:10

Mon foyer ac­cueille de­puis l’été der­nier une bouilloire Ri­viera & Bar (mais quel nom de marque dé­bile, j’ai failli ne pas ache­ter rien que pour ça !), qui per­met d’ob­te­nir une eau à la tem­pé­ra­ture sou­hai­tée, de 60 à 100 ° C, et je peux l’uti­li­ser aussi pour ob­te­nir une eau à 90 ° pour le café que nous bu­vons dans une ca­fe­tière à pis­ton et filtre inox.

Mon mé­lange quo­ti­dien est com­posé de maté et de thé vert sen­cha ja­po­nais à parts égales, et de­puis l’an­née der­nière, d’une fleur d’hi­bis­cus. Le mé­lange maté sen­cha se bu­vait trop fa­ci­le­ment et j’ar­ri­vais à en consom­mer la même quan­tité que le big­Boss­Pa­tron­D’Ici, ce qui est un peu trop, je trouve, si l’on ne com­pense pas cette ab­sorp­tion par une éli­mi­na­tion par su­da­tion, et au bou­lot, je sue peu (pas comme sur un vélo), l’hi­bis­cus, outre sa forte te­neur en acide as­cor­bique, a un goût un peu as­trin­gent qui per­met d’en moins boire.

Par contre, pour l’in­fu­sion du jour, je ne chauffe pas l’eau, et un sa­chet rem­pli par mes soins dure toute la jour­née : au début d’un vert pâle, puis un vert plus dense ti­rant sur le jaune, pour conti­nuer en rosé et finir par­fois sur un rouge res­sem­blant à un pi­nard qui a connu le so­leil (le rouge, c’est l’hi­bis­cus).

z (bonne dé­gus­ta­tion, je ré­pêêêêêêêêêêêête : j’en suis au stade vert/jaune)

14)
dj­trance
, le 19.02.2016 à 11:16

Moi, je suis comme Argos, déçu de la chose… Ben oui quoi, on est bien sur cuk? Pré­sen­ter un pro­duit qui n’est pas deux point zéro?

Com­ment faire si on a ou­blié l’Auto Start? Pas d’ap­pli­ca­tion pour cela? Elle est où la connec­ti­vité là-de­dans?

Non, déçu je suis!

15)
Alain Le Gal­lou
, le 19.02.2016 à 13:44

Fran­çois peux-tu nous par­ler du net­toyage du sup­port conte­nant le thé. Est-ce qu’il se dé­monte pour vider le vieux thé. Sur ma Mor­phy Ri­chards c’est un mo­dule in­dé­pen­dant.

PS : à noter que pour ne pas al­té­rer le goût, je laisse l’us­ten­sile cu­lotté, pas de net­toyage avec du ci­tron comme toi ou tout autre pro­duit.

16)
Alain Le Gal­lou
, le 19.02.2016 à 13:53

Et aussi, pour ne pas avoir la cor­vée de net­toyage du sup­port, j’uti­lise ces filtres.

17)
Fran­çois Cuneo
, le 19.02.2016 à 15:23

Oui Alain, tu sors bien évi­dem­ment le pa­nier à thé et tu peux le laver à grande eau.

Ah… je vois que chez toi, pour être cu­lotté, il est cu­lotté, le ré­ci­pient!:-)

18)
Blues
, le 19.02.2016 à 15:32

Je bois au mi­ni­mum 3 litres de thé vert par jour. Voire 4, 5

Avec l’in­gur­gi­ta­tion d’une telle quan­tité de li­quide jour­na­lier, tu dois avoir des rap­port ré­gu­lier avec les WC ? 😜
A la mai­son pas de sou­cis, mais du­rant tes heures de bou­lot, si urgent, ça doit pas être évident, non ? Bref, com­ment tu fait avec ta ves­sie ?

A part ça, c’est connu, rien de mieux que d’ar­ri­ver à en in­gur­gi­ter au­tant. Perso, je n’y ar­rive pas (pas plus de 2 à 3 l.) même que je bois pas mal

19)
dj­trance
, le 19.02.2016 à 15:33

Avec l’in­gur­gi­ta­tion d’une telle quan­tité de li­quide jour­na­lier, tu dois avoir des rap­port ré­gu­lier avec les WC ?

Qui dit thé chi­nois dit WC ja­po­nais! Fran­çois va nous faire un ar­ticle tout pro­chai­ne­ment :)

On se voit le 29 du coup si je com­prends bien ;)

20)
Fran­çois Cuneo
, le 19.02.2016 à 15:52

Ah, les WC ja­po­nais, c’est le rêve…

Dans ma nou­velle mai­son peut-être, dès qu’on l’aura trou­vée.

Pour les toi­lettes, Blues, elles sont à 3 mètres de mon bu­reau.

Il y a juste les séances de Conseil de di­rec­tion qui sont dures à tenir!:-)

21)
Alain Le Gal­lou
, le 19.02.2016 à 15:57

Ah… je vois que chez toi, pour être cu­lotté, il est cu­lotté, le ré­ci­pient!:-)

De temps en temps je l’es­suie. Je ne l’ai pas fait pour prendre la photo. Tu peux voir la dif­fé­rence entre les deux pho­tos.

Par­fois même je me pose la ques­tion d’avoir deux théières à cause de la grande dif­fé­rence de goût des deux thès que j’uti­lise.

22)
Cri­fan
, le 19.02.2016 à 16:20

Thé trop fort, Fran­çois!

23)
zit
, le 19.02.2016 à 17:11

Pour le net­toyage, j’uti­lise quelques gouttes de bain d’ar­rêt (acide as­cé­tique) dans de l’eau chaude, marche impec !

z (mais je rince après, je ré­pêêêêêêêêêêêête : ques­tion de goût ef­fec­ti­ve­ment)

24)
Sa­luki
, le 19.02.2016 à 17:28

(acide as­cé­tique)

Ef­fec­ti­ve­ment, l’ as­cèse c’est plus Zen ;°))

25)
fxc
, le 19.02.2016 à 20:05

Avec du vi­naigre cal de­vrait le faire aussi…. et pis c’est plus fa­cile à écrire.

Be­cause de­voir écrire sa­li­cy­lique en plus cela craint.

26)
Blues
, le 19.02.2016 à 20:18

je ne sa­vais pas… mais ap­pa­rem­ment boire trop de thé (vert sur­tout) que ce ne soit très bon pour la santé (pour­rait aug­men­ter le risque de dé­ve­lop­per des fluo­roses sque­let­tiques, une ma­la­die des os)…

27)
Hervé
, le 19.02.2016 à 20:39

His­toire de jouer les trouble-fêtes : j’ai hor­reur du thé de­puis tou­jours. Mais si nous par­lions café !

28)
Fran­çois Cuneo
, le 19.02.2016 à 21:21

Là, on ar­rive au même ni­veau en Hi-Fi que le gars qui achète des câbles à 1000€ les 80 cm parce que c’est vrai­ment mieux que ceux à 400…:-)

29)
Ange
, le 20.02.2016 à 07:05

De­puis Noël, nous avons la pe­tite soeur de cette théière (la Cey­lan de Ri­viera & Bar, quel nom en effet!). Je l’avais sé­lec­tion­née pour plu­sieurs rai­sons :
– par rap­port à celle pré­sen­tée ici, non seule­ment à cause du prix, mais aussi par peur que cette der­nière tombe re­la­ti­ve­ment ra­pi­de­ment en panne à cause du mo­teur qui des­cend et re­monte le re­cep­tacle à thé… (j’es­père pour Fran­çois que j’ai tord)
– par rap­port à la Mor­phy Ri­chards 43970 pré­sen­tée par Alain, car là, c’était jus­te­ment le coté net­toyage qui me fai­sait sou­cis : le col de la théière me semble bien étroit, non ?

En tout cas, de­puis 2 mois, la théière cey­lan nous fait du bon thé (ceci dit on n’est vrai­ment pas des ex­perts) et de bonnes ti­sanes, et en plus, elle garde au chaud pen­dant 1/2h. Seul tout petit sou­cis : elle s’en­clenche au­to­ma­ti­que­ment (de­mande quelle « cuis­son ») dès qu’on re­pose la théière sur son socle.

PS: bien­tôt un bel ar­ticle sur Cuk sur les thés ? (via un « Open­Bar » jus­te­ment… ;-))

30)
ftql
, le 20.02.2016 à 07:41

Fran­çois, re­donne une chance au thé vert en com­man­dant di­rec­te­ment au Japon ça: http://​www.​hibiki-an.​com/​product_​info.​php/​products_​id/​441

Je com­mande di­rec­te­ment chez eux (Je prends sur­tout le Gyu­kuro). Les frais de ports sont of­ferts à par­tir de 36$ et ça ar­rive tou­jours en à peu près une se­maine di­rec­te­ment de­puis la plan­ta­tion jus­qu’à Lau­sanne. J’adore tou­jours com­man­der di­rec­te­ment au pro­duc­teur :)

31)
Alain Le Gal­lou
, le 20.02.2016 à 08:56

@Ange j’ai eu le même rai­son­ne­ment sur le risque de fra­gi­lité du sys­tème de mon­tée et des­cente du ré­cep­tacle à thé, ce qui m’avait fait pré­fé­rer la Mor­phy Ri­chards 43970, in­dé­pen­dam­ment du prix.

Pas de pro­blème pour moi avec la Mor­phy Ri­chards du l’étroi­tesse du col, car je ne l’uti­lise que pour faire du thé, donc pas de net­toyage du bol.

La Mor­phy Ri­chards ne se dé­clenche pas dès qu’on re­pose la théière sur son socle. Il faut ap­puyer sur le bou­ton, une fois pour mise en route, une deuxième fois pour va­li­der le pro­gramme en mé­moire.

32)
Scal
, le 20.02.2016 à 11:14

tu m’as convaincu. Me ré­jouis.

33)
fxc
, le 20.02.2016 à 11:16

T’as bu ton thé et ton thé t’a t’il ôté ta toux.

34)
Fran­çois Cuneo
, le 20.02.2016 à 12:59

Je suis allé voir la théière Ri­viera & Bar dont il est ques­tion dans les pre­miers com­men­taires. C’est exac­te­ment la même en effet, mais pour bien plus cher.

Comme quoi, en Suisse, on ne paie pas tou­jours plus…

35)
Fran­çois Cuneo
, le 20.02.2016 à 13:01

Et pas sûr du tout qu’elle ne soit pas fiable, la Solis. Le sys­tème est assez im­pres­sion­nant. Dans le tube sur le­quel se fixe le pa­nier au­to­ma­ti­que­ment au bon en­droit il y a un ai­mant en po­si­tion haute. C’est juste cet ai­mant qui monte et qui des­cend et qui en­traîne le pa­nier, le tout en si­lence.

36)
Alain Le Gal­lou
, le 20.02.2016 à 14:50

Vous savez j’adore bri­co­ler, donc com­prendre les mé­ca­niques. Vous ne pou­vez pas ima­gi­ner com­bien de choses j’ai dé­mon­tées pour sa­voir com­ment elle fonc­tion­nait. Si tu as le cou­rage Fran­çois peux-tu nous faire une photo du mon­tage du go­be­let qui monte et qui des­cend.

La ques­tion est com­ment l’ai­mant dont tu parles monte et des­cend. Une tringle rit, un câble, une vis sans fin.

P S : ad­mi­rez la dic­tée vo­cale sur le mot tringle riz. Rien à faire pour ce mot.

37)
fxc
, le 20.02.2016 à 17:12

Ou alors de re­ve­nir aux « fon­da­men­taux » : une bouilloire de qua­lité en métal (pour évi­ter les odeurs du plas­tique),

les bouilloires en p)las­tique, quel bon­heur, mono usage, pas au des­sus de 80° , cel­sius hein pas fa­ren­heit.

38)
Fran­çois Cuneo
, le 21.02.2016 à 10:04

Je ne sais pas Alain.

Et moi, si je dé­monte, je n’ar­rive ja­mais à re­mon­ter.

Du coup, si ça ne te dé­range pas, on ou­blie!

39)
tibet
, le 21.02.2016 à 11:10

Bon­jour tout le monde,
Presque 50 posts sur une ques­tion de bouilloire ! La ques­tion semble donc d’im­por­tance. Je me per­met d’y ajou­ter mon grain de sel.
Perso, ce qui compte en pre­mier c’est le thé, d’abord le thé, en­suite l’eau, donc la théière (prin­ci­pa­le­ment pour la conser­va­tion de la cha­leur), pour finir la ma­nière de chauf­fer l’eau.
Pour le thé, un peu comme Fran­çois, je consomme 3 à 4 vo­lumes de ma théière, soit 4×80 cm au maxi­mum en ne comp­tant pas mon 1/2 litre ma­tu­ti­nal. Mais il s’agit presque tou­jours de la même poi­gnée de thé que j’in­fuse donc trois ou quatre fois.
Ce thé, c’est du Tie Guan Yin im­pé­rial, presque di­rect pro­duc­teur. Un oo­long de Chine assez fan­tas­tique, même au quo­ti­dien de­puis 10 ans. Avec le plai­sir de voir le pro­duit évo­luer entre le mo­ment où juste roulé il ar­rive en France vers fin mai, début juin, ex­plo­sant de sen­teur et de fra­grance jusque hélas la pé­riode ac­tuelle ou même pro­tégé la dés­ica­tion gagne. Comme le vin, les an­nées va­rient dans la qua­lité mais de­puis 10 ans c’est à chaque fois un plai­sir et une re­dé­cou­verte at­ten­due.
Je parle lon­gue­ment de ce thé par op­po­si­tion à toutes les « marques » qui pro­posent des « pro­duits » stan­dar­di­sés voire fa­bri­qués (et c’est un eu­phé­misme), puis­qu’ils pri­vi­lé­gient la sta­bi­lité du goût. Donc ad­ju­vants de syn­thèse qui per­mettent de « tenir » le même « goût » tout le long des an­nées. Pour moi, la Marque « Pa­lais des thés » est une des pires. C’est pas du thé, c’est du mar­que­ting ! Le thé que je consomme, je le trouve dans les bou­tiques Cha Yuan où je vous re­com­mande aussi le Guan Yin d’or (mais très très cher). À boire chaud, tiède ou même froid et même à finir le len­de­main, c’est un régal :°)
Pour l’eau, j’avoue que je prends quelques fois de l’eau mi­né­rale de base mais que le plus clair du temps, c’est de l’eau de mon ro­bi­net puisque j’ai la chance d’avoir une eau équi­li­brée, un peu dure, mais bonne de goût na­tu­rel­le­ment (bien sûr elle contient du chlore, j’évite la plus part du temps et je la laisse re­po­ser entre deux théières)
Ma théière est en fonte clas­sique, ver­nis­sée. Choi­sie pour la conser­va­tion de la cha­leur. Donc exit théières en verre ou bouilloire.
L’eau que j’uti­lise est por­tée a ébul­li­tion dans une bouilloire élec­trique ba­sique et uti­li­sée à la suite puisque le Tie Guan Yin uti­lise une eau à 95º et l’in­fu­sion est de 5 mn en­vi­ron.
Pe­tite pré­ci­sion, je lave mon thé avec cette eau bouillante quelques se­condes avant de rem­plir là théière. Et je réuti­lise ce thé 3 ou 4 fois dans la jour­née à mon bu­reau.
Pour finir le der­nier élé­ment mais pas le moindre est la tasse dans le­quel je bois mon thé. Une belle tasse d’une ar­tiste fran­çaise du côté de Mont­pel­lier qui fait de jolis ob­jets, avec fond épais et un bord bien fin.
Voilà, dé­solé pour la lon­gueur et bravo à ceux qui ar­ri­ve­ront au bout !!
Bon di­manche

40)
Alain Le Gal­lou
, le 21.02.2016 à 19:55

Tie Guan Yin im­pé­rial : je viens d’en com­man­der pour es­sayer.

Fran­çois : je te de­man­dais juste une photo le bac en­levé pour voir l’at­tache, pas de dé­mon­ter.

41)
tibet
, le 21.02.2016 à 20:07

@ Alain
Comme évo­qué dans mon post, ce n’est pas la meilleure époque pour dé­cou­vrir, mais à la fin du prin­temps quand le thé nou­veau ar­ri­vera, ce sera la fête :0)

42)
M.G.
, le 22.02.2016 à 11:24

Presque 50 posts sur une ques­tion de bouilloire ! La ques­tion semble donc d’im­por­tance.

C’est vrai qu’il est très fort, le Boss d’ici, pour gé­né­rer des com­men­taires avec ses ar­ticles…

Étant ex­clu­si­ve­ment bu­veur de café, j’ai re­fusé de me sou­mettre pieds et poings liés à « la » mul­ti­na­tio­nale de l’agroa­li­men­taire avec ses pro­duits « What Else ? ». Je me gar­de­rai donc de mettre mon grain de sel dans cette af­faire de bouilloire à thé ;-)

Et hop, le com­men­taire 50 est posté !

43)
jd
, le 23.02.2016 à 10:57

Hello à tous,

Je me per­mets un petit re­tour à mon tour : étant moi aussi un grand consom­ma­teur de thé, je me suis ren­sei­gné un peu sur ses ver­tus et ses risques.
Le prin­ci­pal pro­blème que j’ai trouvé est que le thé li­mite l’as­si­mi­la­tion du fer.
Donc, pour évi­ter de me re­trou­ver ca­rencé en fer, j’at­tends en­vi­ron une heure après la fin d’un des repas de la jour­née avant de me faire une nou­velle tasse de thé.

A part ça, j’ai en continu un mug de thé sur mon bu­reau, un peu iso­therme pour pou­voir en pro­fi­ter plus long­temps avant qu’il ne soit froid :-).

Merci pour cet ar­ticle, je n’avais ja­mais vu ce type de bouilloires avant ça !

44)
gg90fr
, le 25.02.2016 à 19:41

bonj ; pour le thé cela me semble bien ex­ces­sif en prix – nous te­nons une bou­tique à Bel­fort, qui vend le Thé Vert jas­min Pearl de chez Dam­mann bien moins cher (de mé­moire 25€ le %, si vous êtes in­té­rés­sés … et en­vi­ron 200 autres thés Dam­mann, ex­clu­si­ve­ment plus Boe­jen­min, )
ce n’est pas de la pub , mais de l’in­for­ma­tion Cor­dia­le­ment

45)
tibet
, le 26.02.2016 à 23:01

@gg90fr
Pas de po­lé­mique mais un avis très tran­ché après plus de 40 an­nées de consom­ma­tion de thés, je re­grette de dire que je tiens les thés Dam­mann en piètre es­time. C’est ty­pi­que­ment une marque qui, comme les autres, fourbi des pro­duits et des goûts stan­dar­di­sés tou­jours iden­tiques, donc for­te­ment blen­ded comme on dit pour le whisky et amen­dés de di­vers ad­ju­vants ou par­fums. C’est le cas de TOUTES les marques.

46)
Fran­çois Cuneo
, le 27.02.2016 à 12:23

Com­ment sais-tu que ton thé vient di­rec­te­ment du pro­duc­teur? Com­ment avoir pleine confiance dans ton thé? Com­ment es-tu sûr qu’il ne s’agit pas d’une marque? Ça m’in­té­resse.

47)
tibet
, le 27.02.2016 à 16:47

@Fran­çois
Com­ment je sais que ce thé vient di­rec­te­ment d’un pro­duc­teur ? J’au­rais envie de ré­pondre qu’il ne peut en être au­tre­ment, y com­pris pour les marques, mais à la dif­fé­rence de la marque qui y ap­pose… sa marque, mon ven­deur, parce trop petit — il ne traite que 1000 Kg en tout et pour tout par an — n’a pas les moyens de trai­te­ments par­ti­cu­liers et donc il vend son thé… brut !
Par ailleurs, pour ce ven­deur de thé là, comme avec presque tous mes four­nis­seurs, j’en­tre­tiens des re­la­tions per­son­nelles (Mon Whisky, mon bou­cher, mon char­cu­tier, mes bou­lan­gers, mon épi­ce­rie ita­lienne, mon pro­duc­teur de truffe — là, je l’ac­com­pagne pour les ra­mas­ser —, et quelques autres et chaque fois que je peux).
Dans le cas du thé, ce Mon­sieur part tous les ans pen­dant 4 a 5 se­maines faire le tour de ses pro­duc­teurs et né­go­ciants. Il rentre avec des échan­tillons et je le re­trouve au mo­ment de ce re­tour où nous dis­cu­tons un peu de son voyage, des quan­ti­tés, des prix, du mil­lé­sime (2015 a été très tar­dif et moins in­té­res­sant pour les wu­long). Je pars de son ma­ga­sin avec quelques échan­tillons de thés de prin­temps, quelques nou­veau­tés aussi et une com­mande sur la li­vrai­son qu’il re­ce­vra quelques se­maines après.
Il se sert pour cer­tains thés de né­go­ciants mais pour les oo­long (autre or­tho­graphe) il achète di­rect à plu­sieurs sur un sec­teur, en fonc­tion des dates (les thés sont ven­dus par rap­port à la date de la ré­colte), et des quan­ti­tés, au re­gard de ses be­soins.
Je vois et je goûte le thé rap­porté, je vois en­suite les em­bal­lages ar­ri­ver pour le gros de la li­vrai­son, il s’agit bien du même. Je fais la dif­fé­rence entre les pro­duc­teurs et les né­go­ciants au ni­veau de l’em­bal­lage. Plus grosses poches et em­bal­lage de luxe pour les né­go­ciants, pa­piers et plas­tique pour les [pe­tits] pro­duc­teurs.
Alors tout ça pour­rait être de la poudre au yeux, et ne m’étant ja­mais rendu par moi-même sur place je ne pour­rais pas af­fir­mer le contraire et dire que : « je sais ». Tou­te­fois pour les pe­tites quan­ti­tés ven­dus, ce se­rait un bien grand ci­néma.
En suite, je peux ajou­ter qu’il ne s’agit pas d’une « marque » parce que je m’in­té­resse au thés bruts et que mon goût s’est formé sur les wu­long de chine (y com­pris ceux des marques, je les ai toutes es­sayées, Kusmi, Ma­riage, Pa­lais des Thés, Dam­mann), thés à grosse feuille, que comme avec mon whisky « cask strengh » di­rect de fut, je sens des dif­fé­rences sur les mil­lé­simes (pa­reille­ment, les La­ga­vu­lin 12 ans 2015 « Cask Strengh » sont dif­fé­rents de la cuvée 2014 et de 2013 aussi), alors que Ta­lis­ker, Crag­gan­more, Au­chen­to­shan, tout en étant de bonnes marques, ont un goût constant, le même de­puis le pre­mier jour.
Pa­reille­ment mon ven­deur « pré­pare » (ou fait pré­pa­rer) à base de wu­long, un thé ap­pelé « brume du soir », plus fer­menté, mé­langé de ci­tron­nelle et de zeste d’orange que j’uti­lise comme thé du pe­tit-dé­jeu­ner, parce que j’ai be­soin de boire un li­quide plus co­loré que le wu­long du reste de la jour­née car je ne me fais pas à l’idée de trem­per ma tar­tine dans de l’eau à peine co­lo­rée (bi­zarre hein :°).
En fait, je n’ai aucun a priori contre au­cune marque (Apple par exemple :°) de quelques pro­duits que ce soit. Mais mon ex­pé­rience de la chose m’a mon­tré que ce qui compte pour elles c’est bien sûr de vendre, tou­jours plus si pos­sible et tant pis si, dans le cas de pro­duits « na­tu­rels », il n’y a pas assez de pro­duc­tion. Au fil des ans, les consom­ma­teurs qui trouvent un pro­duit qui change, changent alors de pro­duit et se tournent – je di­rais presque in­cons­ciem­ment – vers des choses, stables, ras­su­rantes. Les marques ne sont donc pas to­ta­le­ment res­pon­sables. Mais elles font un choix de « mé­tier » et pour celles qui vendent des thés, leur mé­tier, c’est de ga­gner du po­gnon, uni­que­ment. Je les com­prends mais je ne me prête pas ce jeux.
Alors, je ne peux pas dire que je « sais » que mon thé vient réel­le­ment d’un pro­duc­teur. Je construis un rap­port so­cial et per­son­nel avec les mé­tiers de bouche (et autres) qui m’en­tourent et vis à vis des­quels j’ai une exi­gence. Il m’ar­rive bien sûr de me trom­per, voire d’être trompé mais dans l’en­semble ça fonc­tionne plu­tôt pas mal et ça m’a per­mis de dé­ve­lop­per une cer­taine sen­si­bi­lité. Il y a quelques an­nées, un char­cu­tier a été étonné parce que je lui di­sais que son pâté avait changé, et lui de dire qu’il n’en était rien. Petit débat, on ap­pelle ma­dame et au bout d’un mo­ment elle se sou­vient qu’en panne de lait elle avait changé celui ha­bi­tuel, cru, par un autre in­dus­triel et UHT !! Je jure que pour moi la dif­fé­rence était im­por­tante, lui ne s’en était même pas rendu compte. Pâté, thé, whisky et le reste à l’ave­nant. Mon ali­men­ta­tion est un vrai cal­vaire… Pour ma com­pagne :°) Heu­reu­se­ment, c’est moi qui fait les courses et la cui­sine !
Tout ça est un peu dé­cousu mais ç’est bien l’es­prit de la chose.
Pour mon ven­deur, il fai­sait parti des fran­chises Cha Yuan des­quelles il s’est sé­paré. Il s’ap­pelle main­te­nant « Les sai­sons des thés », situé à Tou­louse et vend sur in­ter­net : http://​www.​saisonsduthe.​com. Ça per­met de se ren­sei­gner. Mais je pense que Cha Yuan ap­plique les mêmes re­cettes et eux, ils sont sur Lyon.
Mes deux ré­fé­rences en wu­long : Tie Guan Yin im­pé­rial et Guan Yin d’or, ce der­nier est un pur nec­tar et s’in­fuse aussi 3, 4 ou 5 fois maxi­mum ce qui per­met de pon­dé­rer le prix.
Je sais qu’ils cherchent des bou­tiques « as­so­ciées », ça peut in­té­res­ser gg90fr de les ren­con­trer. Mais Dam­mann, non alors !

48)
Fran­çois Cuneo
, le 27.02.2016 à 23:39

Merci pour toutes ces pré­ci­sions.

Ah, c’est vrai que ça ne doit pas être simple de t’avoir comme in­vité!:-)

Quel pa­lais!

49)
tibet
, le 28.02.2016 à 03:42

No pro­blemo, en gé­né­ral, je suis assez bon convive, sauf peut-être les réunions de fa­mille où je me fais por­ter pâle quand je sais que l’in­vi­teur se fout du tiers comme du quart de la cui­sine. Pour les amis ce n’est ja­mais je cas et je sais quand même me tenir en même temps que com­pen­ser quelque manque en ap­por­tant une par­tie du repas ou mon aide en cui­sine.
Pour les res­tau­rants par contre je peux être sans pitié. Plus ils af­fi­che­ront de stan­ding plus mon exi­gence aug­men­tera. Et ça je le dois en par­tie à une ex­pé­rience hel­vé­tique en res­tau­ra­tion comme ser­veur entre 79 et 80 à la Claie aux moines à Sa­vi­gny. J’y ai dé­cou­vert une exi­gence tout à fait hu­maine dans l’exer­cice de son mé­tier pour le plai­sir de la clien­tèle et fi­na­le­ment pour son propre plai­sir aussi. On y pra­ti­quait un ser­vice à la russe où beau­coup des pré­pa­ra­tions se fai­saient de­vant les clients dont cer­tains ve­naient de très loin. C’était une façon de faire ga­gnant-ga­gnant que j’es­saye d’ap­pli­quer de­puis. C’est peut-être pour ça que je « m’y re­trouve » dans la lec­ture de cuk :@)
Une de mes pe­tites phrases pré­fé­rées se trouve dans les Lettres à un jeune poète de Rai­ner Maria Rilke (qui vi­vait en Suisse à l’époque, dé­ci­dé­ment !) et écri­vait à un jeune pré­ten­dant à la poé­sie :  » Une chose est cer­taine, il faut se convaincre du dif­fi­cile » ou quelque chose comme ça. Le dif­fi­cile, pas l’im­pos­sible.
Je ne re­grette pas cette at­ti­tude, elle m’a per­mis de sa­crés dé­cou­vertes cu­li­naires entre autres mais pas que. Pour le thé c’est aussi la com­pré­hen­sion des cir­cuits de dis­tri­bu­tion qui m’in­dique prin­ci­pa­le­ment où ne pas cher­cher (quoique ex­pé­rience hel­véte again j’ai un sou­ve­nir ému des yaourts à la myr­tille des en­seignes Migro) :°) Après c’est aussi une ques­tion de chance. Ça veut quand même dire que pen­dant de longs mo­ments j’ai tenu pour « meilleur », ce qui ne l’était pas !
Bon je vais clore mon ba­var­dage, ter­mi­ner j’es­père mon in­som­nie pré­sente et re­prendre ma nuit.
Bon di­manche

50)
gg90fr
, le 04.03.2016 à 15:38

@Ti­bet : Je ne suis pas man­daté pour dé­fendre spé­cia­le­ment les marques et Dam­mann, mais je vou­drais juste faire re­mar­quer que si cette marque – qui existe en­core (sous dif­fé­rentes formes) de­puis près de 400ans !- ven­dait de la piètre qua­lité, elle au­rait sur­ement dis­pa­rue de­puis long­temps.
On peut ef­fec­ti­ve­ment par­ta­ger un souci gé­né­ral vis a vis des marques (qq soit les types pro­duit) et les exemples sont nom­breux de marques tom­bées entre les mains de grosses multi-na­tio­nales qui en font assez sou­vent n’im­porte quoi ou font faire n’im­porte quoi aux nom­breux sous trai­tants ( exple Nestlé il y pas long­temps ).
Il est évident que ton four­nis­seur de Thé qui traite 1000kg/an est sur­ement un es­thète raf­finé, mais est-ce le re­flet du mar­ché ? sur­ement pas, car si de­main tous les ama­teurs de Thé ve­naient chez lui ache­ter … il se­rait vite dé­bordé.
Il s’agit d’un mar­ché de « niche » comme cela existe dans tous les pro­duits ( vin, al­cool, nour­ri­ture)
Les deux types de com­por­te­ment sont né­ces­saires, ce qui est im­por­tant est que la marque conti­nue a pro­po­ser des pro­duits de qua­lité constante. Je com­pa­re­rais le Thé au Cham­pagne, vin de cou­page, vin dont seuls les grandes mai­sons peuvent ga­ran­tir un gout et des arômes constants, d’an­née en année, en fai­sant usage de la ré­serve,.. alors que le ré­col­tant ma­ni­pu­lant, qui ne peut avoir de ré­serve,( tré­so­re­rie in­suf­fi­sante pour sto­cker) uti­lise et dé­pend donc de la ré­colte an­nuelle, donc son Cham­pagne de l’an­née X sera dif­fé­rent de l’an­née Y, alors qu’une cuvée de chez Roed.., Mumm..,Pip ….sera constante.

Cela ne doit pas nous em­pê­cher d’être vi­gi­lant, et de veiller à ce que le mar­ke­ting ne soit pas l’unique rêgle. Cor­dia­le­ment

51)
tibet
, le 04.03.2016 à 17:06

@gg90fr
Au­cune at­taque per­son­nelle contre toi ni la marque Dam­mann. Mais cher gg, le fait qu’elle ait 400 ans ne change rien à la si­tua­tion. Qu’elle vende de la piètre qua­lité (à mon goût) et dure n’est hélas pas pour moi une contra­dic­tion. Voir les marques qui se vendent aussi très bien en thés comme Lidl (sous marque de grande sur­face) ou Lip­ton. De là en tirer la conclu­sion qu’elles vendent de la qua­lité, c’est un pas que je ne fe­rais pas.
Aimer ou être juste ama­teur de thé aux pays du café (Ita­lie, France, Es­pagne, Al­le­magne, An­gle­terre, et n’ou­blions pas cette chère Confé­dé­ra­tion et son fa­meux Ris­treto ou mieux, son café-pomme) est un vrai cal­vaire. Le pire étant bien sûr l’An­gle­terre où on peut fa­ci­le­ment confondre les tasses de café et de thé… quand elles sont pleines :°)
Le mon­sieur qui traite 1000 Kg/an est sû­re­ment es­thète et raf­finé et j’en convient n’est pas le re­flet du mar­ché, c’est cer­tain, mais avec lui, le mar­ché et son re­flet nous les igno­rons tant que nous pou­vons, pour le thé comme pour le reste.
Ami­ca­le­ment
Claude